Blu-Ray

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Posté par seb 01/03/2009 @ 05:05

Tags : blu-ray, stockage, matériel, informatique, high-tech

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Disque Blu-ray

Disque Blu-ray

Le disque Blu-ray ou Blu-ray disc (abréviation officielle BD, autre dénomination B-RD) est le support par lequel Sony veut remplacer le DVD. Il avait comme principal concurrent le HD DVD, lancé par Toshiba et soutenu par Microsoft, qui ont annoncé son abandon en février 2008. Il est basé sur un rayon laser bleu-violet (longueur d’onde : 405 nm), d’ouverture numérique élevée (0,85), d’où le nom en anglais blue ray (rayon bleu) contracté en « Blu-ray » pour déposer la marque. Par comparaison avec le laser rouge (longueur d’onde : 780 nm) d’ouverture numérique 0,45 utilisé pour le CD et le laser orange (longueur d’onde : 650/635 nm) d’ouverture numérique 0,6 utilisé pour le DVD, il permet de stocker plus d’informations sur la même surface grâce à un rayon plus fin (diamètre du spot laser : 290 nm) induisant des sillons de gravure plus petits et plus rapprochés (écart : 320 nm) et des alvéoles plus courtes (longueur minimale : 149 nm — 135 nm pour le modèle 27 Go actuellement abandonné). Les premiers appareils grand public à utiliser cette technologie sont apparus fin 2006, notamment la PlayStation 3 en novembre au Japon puis aux États-Unis, et le 23 mars 2007 en France.

Le nom « Blu-ray » vient simplement de la technologie utilisée pour lire et graver les données : « Blu » (bleu) et « ray » (rayon laser). Selon la Blu-ray Disc Association, l’orthographe « Blu-ray » n’est pas une erreur, le « e » de « blue » a été retiré afin de pouvoir déposer la marque.

Il faut noter qu'une majorité des disques Bluray commercialisés sont dits zone free, c'est-à-dire sans restriction de zone. Quelques studios tels que Disney par exemple, maintiennent les zones de commercialisation.

Un disque Blu-ray double couche contient 50 Go, soit 4h26 de vidéo HD (Haute-Définition) au format MPEG-2 avec un débit binaire de 25 Mb/s (104 ko par image) voire 6h06 en H.264/MPEG-4 AVC avec un débit binaire de 18 Mb/s, ou 22 heures de vidéo SD(Simple Definition) au format MPEG-2 avec un débit binaire de 5 Mb/s(equivallent du DVD). Le taux de transfert est de 36 Mbits/sec (4,5 Mo/s) pour les lecteurs 1× et de 72 Mbits/sec (9 Mo/s) pour les lecteurs 2× actuellement disponibles sur le marché. Les standards BD-R (disque enregistrable), BD-RE (réinscriptible) et BD-ROM (lecture seule) font partie des spécifications Blu-ray 2.0. Les disques pré-enregistrés BD-ROM étaient disponibles début 2007 ; le premier BD-ROM a été gravé en novembre 2005 (Sony Pictures Home Entertainment). Le projet de faire des disques de 100 Go et 200 Go a finalement abouti ; le disque de 100 Go utilise des couches de 25 Go, tandis que celui de 200 Go utilise des couches de 33,3 Go. Pour le moment, seuls certains appareils, comme la PlayStation 3, peuvent lire ce format en simple et double couche. Il n’existe actuellement aucun lecteur pour les disques de 100 et 200 GB (confirmé par Hitachi, créateur du BD 100 Go).

Le format BD-ROM spécifie trois codecs pour la vidéo : MPEG-2 (le standard actuellement utilisé pour les DVD), le codec H.264/MPEG-4 AVC, et le codec VC-1 basé sur le codec Microsoft Windows Media 9. Le premier codec autorise seulement deux heures de contenu en haute définition sur un disque Blu-ray simple couche, mais avec les autres codecs un disque simple couche peut contenir environ quatre heures. Le MPEG-2 haute définition a un taux de transfert d’environ 25 Mbit/s, alors que les deux autres ont un taux de transfert d’environ 15 Mbit/s pour la vidéo et 3 Mbit/s pour l’audio.

Les disques BD-RE (et par extension les disques BD-R) supportent maintenant le MPEG-2 SD et le MPEG-4 HD grâce à la diffusion via la TNT HD enregistrée sans modification du signal d'origine qui conserve ainsi sa qualité native, le 16/9 et le son 5.1 ...

Les méthodes d’encodage du flux audio incluent le PCM linéaire, le Dolby Digital (dont le Dolby TrueHD à compression sans perte), le DTS (dont le DTS HD, initialement DTS++, à compression sans perte).

Une spécification pour un disque Blu-ray de 8 cm a déjà été finalisée et approuvée. Il en résulte un disque de 8 cm simple couche à une face, capable de contenir 15 Go, soit une fois et demie la capacité d’un DVD double couche normal de 12 cm. Ce format serait adapté pour les petits appareils portables, comme les lecteurs vidéos ou les caméras numériques, dont le futur modèle de la PlayStation Portable.

Un disque hybride Blu-ray/DVD a été développé par JVC et LG et attend d’être reconnu par l’association Blu-ray Disc. Cela permettrait d’utiliser un même disque dans les lecteurs Blu-ray et DVD. Les utilisateurs pourraient acheter un seul disque pouvant être lu soit en définition normale soit en haute définition, suivant le matériel utilisé. Les utilisateurs ne possédant qu’un simple lecteur DVD pourront regarder la vidéo en définition normale, puis en haute définition lorsqu’ils achèteront un lecteur Blu-ray.

Sony propose dans sa gamme VAIO AR des PC portables d’ores et déjà équipés de graveur Blu-ray double-couche.

Cette technologie utilise une diode laser bleue (en fait bleue violacée) fonctionnant à une longueur d’onde de 405 nm pour lire et écrire les données. Les CD et les DVDs conventionnels utilisent des lasers rouges et oranges à respectivement 780 nm et 650/635 nm.

Au niveau de la comparaison des couleurs, la couleur visible d’un tube de lumière noire est dominée par les émissions violacée du mercure à 435,8 nm. La diode laser bleu violacé utilisée pour les disques Blu-ray fonctionne à 405 nm, ce qui est nettement plus violet (plus proche de l’extrémité violette du spectre de la lumière visible) que la partie visible de la lumière noire. Un effet secondaire du fait que la longueur d’onde soit très petite est que plusieurs matériaux deviennent fluorescents, et le rayon apparaît comme blanc bleuté s’il se réfléchit sur une surface blanche (comme une feuille de papier). Si les technologies futures projettent l’utilisation de supports fluorescents, les disques Blu-ray fonctionnent d’une manière similaire à celle des CD et des DVD et n’utilisent pas la fluorescence des supports pour lire les données.

Le laser bleu violacé a une longueur d’onde plus courte que celle des systèmes CD ou DVD, et cette réduction permet de stocker plus de données sur un disque de même taille (12 cm). La taille minimale du point sur lequel le laser peut être focalisé est limitée par la diffraction, et dépend de la longueur d’onde de la lumière et de l’ouverture numérique de la lentille utilisée pour le mettre au point. En diminuant la longueur d’onde (en se rapprochant de l’extrémité violette du spectre), en utilisant un système à double lentille avec une meilleure ouverture numérique (meilleure qualité) et en rendant le disque plus fin afin d’éviter certains effets optiques, le laser peut être focalisé beaucoup plus précisément sur la surface du disque. On obtient des pointages lumineux plus précis, et ainsi il peut stocker plus d’informations sur le disque dans un même espace. En plus des améliorations optiques, le disque Blu-ray présente des améliorations en ce qui concerne l’encodage des données et le rapprochement des pistes entre elles, ce qui permet de stocker encore plus de données (voir l’article sur le disque compact pour des informations sur la structure optique du disque).

L’introduction de TDK au sein de la fondation Blu-ray, annoncée le 19 mars 2004, fut accompagnée d’un grand nombre d’indications pouvant améliorer de façon significative l’avenir du disque Blu-ray. La technologie de protection renforcée de TDK permettrait aux disques Blu-ray de mieux résister aux rayures, et leur permettrait d’être nettoyés des empreintes de doigts avec un simple tissu, procédé qui laisse des micro-rayures sur un CD ou un DVD normal.

Comme tous les disques optiques, le Blu-ray est un support qui nécessite plusieurs heures de fabrication et une extrême minutie. Ainsi, le disque Blu-ray est composé de plusieurs couches de substrats à partir d'un disque nommé "Master". Il est confectionné au sein d'une salle blanche dans laquelle la pression est volontairement basse afin de limiter la volatilité des impuretés. Les personnes qui interviennent lors de la fabrication sont équipés de combinaisons spéciales. Tous les détails de la conception d'un disque Blu-ray sont regroupés au sein d'un dossier complet illustré.

Cette association de TDK et Sony visait naturellement à rendre le BD moins coûteux à la fabrication pour mieux rivaliser avec le concurrent HD DVD qui certes avait des capacités maximales de stockage inférieures au Blu-ray (15 Go par couche pour le HD DVD contre 25 Go par couche pour le BD) mais qui avait l’avantage de pouvoir être fabriqué sur les chaines actuelles de montage du DVD. Avant le progrès de TDK, le consommateur était bien embêté car les deux supports étant incompatibles entre eux d’un point de vue de lecture, il aurait fallu acheter un lecteur BD et un lecteur HD DVD pour pouvoir regarder les films des uns ou des autres. La première solution envisagée était de destiner le Blu-ray au stockage informatique et le HD DVD aux films. Cette solution était calquée sur un problème similaire ayant opposé le VHS au Betamax. Ce dernier était d’une qualité supérieure à celle du VHS, mais sa capacité d’enregistrement était moindre. Davantage de fabricants se sont ralliés au format inventé par JVC : le VHS a donc été destinée au marché grand public et le Betamax à une utilisation professionnelle dans sa version Betacam. Par analogie à cette époque, Sony et TDK nous permettent donc d’avoir un VHS qui a la qualité du Beta.

Le 19 février 2008, Toshiba annonçait qu’il abandonnait la technologie HD DVD laissant le Blu-ray Disc sans concurrence. En effet, le Blu-ray offrant la plus grande quantité de stockage et malgré son coût plus élevé par rapport au HD-DVD, le fait que Wal-Mart et Warner Bros le choisissent comme support exclusif en abandonnant définitivement le HD-DVD a joué un grand rôle.

Les membres de la fondation Blu-ray ont concentré leurs efforts sur la réduction des coûts de production, en jouant sur différents aspects. Le 15 avril 2004 par exemple, Sony et Toppan Printing ont annoncé la réussite du développement d’un disque Blu-ray composé à 51 % (en masse) de papier, ce qui pourrait réduire les coûts de production et améliorer son côté environnemental.

La fondation Blu-ray a, bien que ce ne soit pas obligatoire pour les constructeurs, modifié les équipements Blu-ray afin d’assurer une rétrocompatibilité. Cet aspect rend la migration plus attirante pour les utilisateurs, car ils ne sont pas obligés de remplacer leur collection de DVD.

Le premier enregistreur de disques Blu-ray a été dévoilé par Sony le 3 mars 2003, cependant, suite à de nombreux retards, les premières platines compatibles Blu-ray ne devaient pas apparaître avant fin juin 2006. Le 1er septembre 2003, JVC et Samsung Electronics annoncèrent des produits fondés sur la technologie Blu-ray à l’IFA, à Berlin, en Allemagne.

En mars 2004, Sony et Matsushita ont annoncé la vente de disques de 50 Go la même année. Pourtant, il n’y avait alors ni lecteurs de salons, ni graveurs de Blu-ray pour ordinateurs disponibles. Sortie en novembre 2006 au Japon puis aux États-Unis et le 23 mars 2007 en Europe, la nouvelle console de Sony, la PlayStation 3, est équipée en série d’un lecteur Blu-ray. C’est l’une des premières machines de salon à être équipée de ce support. À l’image de la PlayStation 2 et de son lecteur DVD, Sony veut se servir de la popularité des jeux vidéo et de la marque PlayStation pour imposer l’usage du Blu-ray.

Sony a lancé un PC portable de la série VAIO qui dispose du premier lecteur/graveur Blu-ray (série AR). La première annonce d’un périphérique Blu-ray était à propos de l’OPU81 par Philips, en janvier 2005 et prévu pour la deuxième moitié 2005, mais a été repoussé.

Devant partager le marché naissant de la haute définition avec son concurrent HD DVD, le Blu-ray s'est introduit lentement et avec difficulté dans les foyers. Ces deux technologies nouvelles étaient en effet coûteuses mais aussi source d'insécurité : choisir l'un des deux formats était faire un pari sur son avenir car il était certain que l'un de ces formats n'allait pas être maintenu très longtemps.

Toutefois, la part de marché des Blu-ray sur le secteur haute définition dépassait déjà fin 2007, celle du HD DVD, aussi bien en termes de médias vendus que de platines, avec deux Blu-ray vendus pour un HD DVD.

À partir de la victoire du média en 2008 (Toshiba a finalement abandonné le HD DVD le 19 février 2008), de nombreux constructeurs ont annoncé la commercialisation de matériel compatible, et les ventes de Blu-ray constituent aujourd’hui la quasi totalité des ventes de média Haute-Définition.

En Europe, les ventes de Blu-ray deux ans après sa sortie ont finalement été supérieures à celles du DVD à son époque. Toutefois, le Blu-ray a du mal à percer mondialement. Et la PS3 est la seule console dotée d'un lecteur de Blu-ray. Les ventes de Blu-ray discs aux USA ont chuté de 40 pour cent en février 2008, même si Sony se targue d'avoir vu augmenter lesdites ventes le mois suivant de 2 pour cent.

Samsung, pourtant promoteur de la démocratisation du Blu-ray dans les foyers, annonce même la mort du Blu-ray dans 5 ans.

De plus, la technologie upscale de plus en plus prisée par le grand public constitue une nouvelle concurrence pour les disques à haute définition et pourrait bien abattre définitivement le Blu-ray. Grâce aux nouveaux lecteurs DVD équipés de prise HDMI, l'image d'un DVD sur une TV HD est améliorée. Toshiba sort en Europe fin septembre 2008 un nouveau type de lecteur DVD qui devrait rendre la qualité de lecture des DVD sur une télévision HD quasiment équivalente à celle du Blu-ray' .

Seulement 9 % des personnes n'ayant pas de lecteur Blu-ray envisagent d'en acheter un. Les disques Blu-ray restent chers, peu nombreux. Néanmoins, le rythme mensuel des sorties Blu-ray s'accélère.

La nécessité d’une si grande capacité n’est a priori pas totalement justifiée, notamment par le fait qu’un simple DVD peut contenir un film en haute définition pourvu qu’il soit encodé en H.264 (ou un format de même génération). En effet, le choix d’un meilleur encodage que le MPEG-2 (utilisé sur les DVD video) permet d’augmenter la quantité d’informations stockées dans un même volume de données.

Néanmoins le contenu des disques évolue, et on peut s’attendre à trouver plus d’interactivité (notamment les DVD Interactifs qui sont souvent des jeux) ou de prise de vue différentes dans les films. On peut imaginer de nouveaux marchés tels que des films 3d, qui pourraient tirer profit d’une grande capacité de données.

Depuis février 2008, tous les principaux studios soutiennent le Blu-ray. Toutefois, ce soutien a parfois été tardif en raison de la concurrence du HD-DVD.

Comme on aurait pu le prévoir, Sony Pictures Entertainment et les studios MGM ont tous deux annoncé leur soutien du format Blu-ray dès sa création.

Le 3 octobre 2004, le groupe 20th Century Fox a annoncé qu’il rejoignait la fondation Blu-ray, mais n’a pas encore décidé quel format soutenir (bien qu’il semble que ce sera le Blu-ray).

Le 8 décembre 2004, la Walt Disney Company (et sa division de distribution audiovisuelle, Buena Vista Home Entertainment) ont annoncé un soutien exclusif au format Blu-ray.

Le 7 janvier 2005, Vivendi Universal Games (VU Games) et Electronic Arts (EA Games) ont annoncé leur soutien au disque Blu-ray.

Le 10 mars 2005, Apple Computers Inc. a rejoint la fondation Blu-ray.

Le 20 octobre 2005, Warner Bros. a annoncé son soutien du format Blu-ray.

Le 4 janvier 2008, Warner Bros. a annoncé qu’il sortira uniquement des disques au format Blu-ray. La commercialisation des DVD haute définition au format HD DVD se terminera le 31 mai 2008.

Le 20 février 2008, Universal Pictures a confirmé son adoption définitive du Blu-ray, après l’abandon du format HD-DVD par Toshiba.

Le 22 février 2008 Paramount Pictures est la dernière grande compagnie à confirmer son adoption définitive du Blu-ray, après l’abandon du format HD-DVD par Toshiba.

Le principal concurrent du Blu-ray était le HD DVD (suite à l’abandon par Toshiba de son format, il est en 2008 le seul format HD), soutenu par Toshiba, NEC et Microsoft. Il possédait une densité de données plus faible, mais était moins cher à produire (car utilisant les mêmes chaînes de montage que le DVD actuel), ainsi que les périphériques de lecture et d’écriture.

Le 29 novembre 2004, quatre studios hollywoodiens ont annoncé leurs projets de s’appuyer sur le HD DVD plutôt que sur le Blu-ray, bien que de façon non exclusive : New Line Cinema, Paramount Pictures, Universal Studios et Warner Bros. De fait, depuis août 2006, Paramount Pictures et Warner Bros produisent parallèlement des versions Blu-ray de leurs films. Cependant, en août 2007, Paramount Pictures et Dreamworks ont suspendu leur soutien au Blu-ray ; leurs films ne seront désormais pressés que sur des disques HD DVD, tandis que Warner Bros annonce le 4 janvier 2008 l’exclusivité de leurs films au Blu-ray à partir de mai 2008.

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Disque holographique polyvalent

Structure du disque versatile holographique 1. Écriture/Lecture au laser vert (532 nm) 2. Positionnement/Adressage au laser rouge (650 nm) 3. Hologramme (données) 4. Couche polycarbone 5. Couche photopolymère (couches contenant les données) 6. Couche de distance 7. Miroir dichroïque (réfléchissant la lumière verte) 8. Couche aluminium réflectrice (réfléchissant la lumière rouge) 9. Base transparente  P. PIT

Le HVD (Holographic Versatile Disc, disque holographique polyvalent) est une technologie développée par la Holographic Versatile Disc Alliance et qui n'a que peu de points communs avec ses prédécesseurs optiques que sont le disque compact, le DVD, le disque Blu-ray ou encore le HD DVD, surpassant aussi de loin les capacités de stockage de ces derniers.

Contrairement aux technologies antérieures, où la lecture est faite sur une succession de creux lus par un laser, le HVD stocke les données dans un hologramme numérique. Les disques HVD ont une capacité de stockage maximale de 3,9 téraoctets, ce qui fait environ 6 000 fois la capacité d'un CD-ROM, 830 fois la capacité d'un DVD et 160 fois la capacité d'un disque Blu-ray simple couche, le tout sur un support de 12 cm de diamètre identique au DVD mais avec 3,5 mm d'épaisseur au lieu de 1,5.

Le HVD est toujours lu par laser, mais ce sont cette fois deux rayons laser superposés, un laser vert et un laser rouge, qui une fois combinés en un seul laser, lisent les données par interférences. On peut envisager un hypothétique « HVD-Blu-ray » balayé par un laser vert et un bleu qui serait pourvu d'une capacité encore plus grande.

Les disques sont couverts d'une couche de photopolymère et sont enfermés dans une cartouche car celui-ci ne supporte pas la lumière.

Concernant l'écriture sur ce support, chaque adresse doit être gravée en une fois, par un SLM (spatial light modulator), l'effacement et l'écriture bit par bit ne sont pas encore au point. Ce qui fait que le disque est très adapté aux médias de type WORM (gravure unique, lecture infinie), mais sans plus d'application possible.

Les premières versions sont prévues pour juillet 2007 par InPhase Technologies aux États-Unis, ainsi que par son distributeur allemand DSM, en Europe. La vente sera tout d'abord réservée aux entreprises pour l'archivage de leurs données, et les modèles proposés atteindront 300 Go de stockage pour une vitesse de lecture/écriture de 20 Mo/s, pour un prix d'environ 18 000 $ le lecteur et 180 $ le disque.

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BD-java

BD-J, ou Blu-ray Disc Java, est une plate-forme interactive permettant d’ajouter des contenus avancés sur les disque Blu-ray. BD-J permet l’ajout de contenu bonus sur disque Blu-Ray bien plus sophistiqué que les contenus bonus des DVD standards, y compris l’accès au réseau (comme le téléchargement de bande-annonces ou l’accès à des événements en direct), image par image ou l’accès à un stockage local. BD-J a été développé par la Blu-ray Disc Association.

BD-J est basé sur le système Globally Executable MHP, ou GEM. GEM, alternativement, forme la base de la plupart des normes numériques globales pour télévision. GEM est un standard ETSI ; DVB-MHP est un standard DVB. Tous les standards basé sur GEM sont construits au-dessus de la technologie Java, développé par Sun Microsystems. Parce que BD-J, MHP, OCAP et ACAP sont basés sur la plate-forme Java, il y a un très haut niveau d’intéropérabilité entre ces standards.

Les auteurs ont rendu disponibles une grande variété de stratégie de développement, dont l’utilisation des traditionnelles IDE comme NetBeans ou Eclipse, des environnements graphiques sans programmation comme Macromedia Director, ou des moteurs de rendu utilisant des standards de données comme HTML, XML ou SVG. De tels environnements de programmations offre une grande flexibilité et permet la création de contenus innovants sans les restrictions des plates-formes aux spécifications rigides. Éventuellement, il est possible de développer des jeux pour les disques BD-J jouables avec les lecteurs BD. Contrairement aux consoles de jeux, dont le code machine est propriétaire, le Java sur Blu-ray permet la compatibilité du code entre les lecteurs de salon et les consoles de jeu (si elles adoptent le java Blu-ray et les standards matériels associés).

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HD DVD

Logo du HD DVD

HD DVD est à la fois un support de vidéo numérique et un sigle de l’abréviation du terme anglais High Density Digital Versatile Disc traduit en français comme disque numérique polyvalent de haute densité. Tout comme pour le CD et le DVD, les données sont stockées sous forme numérique, sur un disque de 12 cm de diamètre. Le « HD » du nom fait également référence à la Haute définition, les films stockés sur ces disques pouvant effectivement être en HD.

Le HD DVD était le principal concurrent du Blu-ray, avec lequel il partage une partie de la technologie. Il était encouragé par Microsoft, NEC, et Intel. Il possède une densité de données plus faible, et pourrait (en principe) être moins cher à produire, ainsi que les périphériques de lecture et d’écriture, mais le 19 février 2008, Toshiba annonçait qu’il abandonnait cette technologie.

Le 19 novembre 2003, le DVD Forum a choisi par huit voix contre six, que le HD DVD sera le format de la télévision haute définition sur disque optique remplaçant le DVD. Un appel à candidature avait été lancé pour devenir ce nouveau format. Lors de cette réunion, le projet déposé par Toshiba/MemoryTech, « Advanced Optical Disc » (AOD), a été choisi pour être le nouveau format HD DVD. Un des projets concurrent était le format du Blu-ray développé par Sony/Philips… Le 29 novembre 2004, quatre studios hollywoodiens ont annoncé leurs projets de support du HD DVD plutôt que le Blu-ray, bien que ce support ne soit pas exclusif : New Line Cinema, Paramount Pictures, Universal Studios et Warner Bros.

Le premier HD DVD français est sorti le 27 septembre 2006 (« Renaissance »). Quant au tout premier lecteur de salon, dont la sortie avait été repoussée sur le marché français officiellement pour raisons techniques, il est disponible chez Toshiba depuis janvier 2007. Il s’agit du modèle HD E1, le moins cher (lancé au prix de 599 €) qui ne propose qu’une définition HD de 720p et 1080i. Un lecteur HD DVD capable de lire le « Full HD » de 1080p est disponible depuis fin février 2007. Il s’agit du modèle HD XE1 (lancé au prix de 899 €).

D’après ces statistiques, les proportions des ventes sur un an à la fin du mois d’août 2007 entre les deux concurrents seraient de 33 % pour le HD DVD contre 67 % pour le Blu-ray.

Le 21 août 2007, Paramount Pictures et Dreamworks ont décidé de délaisser le Blu-ray Disc pour supporter exclusivement le HD DVD (pour des raisons de « maturité technologique » inhérentes à ce format), rejoignant ainsi Universal Studios, également supporter exclusif du format HD DVD. Toutefois, de nombreux acteurs du marché soupçonnent Microsoft d’avoir versé à Paramount la somme de 100 millions de dollars pour leur faire choisir ce format.

Warner Bros annonça le 4 janvier 2008 l’exclusivité de leurs films au Blu-ray à partir de mai 2008. Le PDG du groupe, M. Meyer, a qualifié ce choix du Blu-ray au détriment du HD DVD de « décision stratégique tournée vers le long terme ».

Le 16 février 2008, Reuters se fait écho de la rumeur selon laquelle le format HD DVD ne ferait plus objet de production d’équipement, annonçant ainsi la défaite du HD DVD face au format de Sony, le Blu-ray. Cette rumeur était liée aux décisions des plus grandes maisons d’éditions de films de se tourner vers le Blu-ray ainsi qu’à l’annonce, la veille, par le grand distributeur américain Wal-Mart de suspendre la commercialisation des HD DVD.

Le 19 février 2008, lors d’une conférence de presse, Toshiba annonce la mort officielle de son format haute définition, le HD-DVD. À cette date, Toshiba arrête toute campagne publicitaire visant à promouvoir son format HD-DVD et annonce l’arrêt de la production des platines et des médias HD-DVD pour fin mars 2008.

Le HD DVD a une capacité par couche de 15 Go, soit un total de 30 Go avec un HD DVD double couche. Récemment, Toshiba a annoncé un disque expérimental triple couche, d’une capacité de 51 Go qui permettrait au disque d’être lu par une platine HD DVD ou DVD, en effet deux couches seraient utilisées pour le stockage du contenu haute définition, alors que la troisième serait gravée avec les caractéristiques d’un DVD standard. Un autre projet triple couche totalement haute définition permet quant à lui d’accueillir 51 Go de données, portant ainsi la capacité de chaque couche à 17 Go. La couche de protection (qui protège la couche de données) des disques HD DVD fait 0,6 mm d’épaisseur (la même que celle du DVD), alors que celle des disques Blu-ray est d’environ 0,1 mm d’épaisseur. Cette technologie utilise une diode laser fonctionnant à une longueur d’onde de 405 nm pour lire et écrire les données. Les 2 formats seront compatibles avec les DVDs et emploieront les mêmes techniques de compression : MPEG-2, Video Codec 1/VC1 (basé sur le format Microsoft Windows Media 9/WMV) et le format H.264/MPEG-4 AVC.

Le format HD DVD supporte un large choix de résolutions, de la plus basse (CIF et SDTV), toutes les résolutions supportées par le standard DVD, jusqu’aux formats HDTV suivants : 720p, 1080i et 1080p. Le HD DVD supporte les vidéos encodées en MPEG2 (format utilisé pour les DVDs) ainsi que les nouveaux formats VC-1 et AVC plus efficaces.

Les lecteurs HD DVD permettent la lecture des disques DVD en haute définition grâce à l’upscaling en 1080i/1080p.

Les premiers lecteurs de salon du marché français ont été proposés par Toshiba début février 2007 sous les références HD-E1 (entrée de gamme) et HD-XE1 (haut de gamme).

Basés sur des processeurs Intel Pentium 4 et accompagnés par 1 Gio de RAM comme la plupart des lecteurs HD DVD, ces lecteurs se différencient par leurs compatibilités haute-définition.

Le HD-E1 en effet ne gère au maximum que la définition de 1080i avec connectique HDMI 1.2, contrairement au HD-XE1 disposant d’une connectique HDMI 1.3 et gérant une définition de 1080p.

Ces deux lecteurs sont aussi capables de dégrader (downgrader) le signal HD, permettant ainsi d’être connecté à un téléviseur standard via S-Vidéo ou vidéo composite. Ils possèdent également la connectique composante (YUV), permettant d’atteindre la définition de 1080i ainsi qu’un port Ethernet permettant d’accéder aux différents contenus en ligne du film ou encore de mettre à jour le logiciel interne de la platine.

Côté connectique audio on retrouve un connecteur optique permettant l’accès aux formats Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby Digital True HD, DTS (Digital Theater System), DTS HD ainsi des connecteurs composites.

Face à l’incertitude concernant le format haute définition du futur, certains fabricants ont eu en tête de proposer des platines permettant de lire des films HD DVD comme Blu-ray. Ce fut le cas par exemple du sud coréen LG, qui a présenté lors du CES de janvier 2007 la platine BH100, prenant en charge ces deux formats concurrents en plus du standard DVD actuel. Cette platine reprend pour le HD DVD les caractéristiques indiquées ci-dessus pour le HD-XE1.

Microsoft propose, depuis novembre 2006, un accessoire permettant de lire les HD DVD sur sa console XBox 360 pour la somme de 179 € initialement, baissée à 129 € le 7 février 2008.

Doté d’une interface USB 2.0 ce lecteur fabriqué par Toshiba peut aussi être utilisé sur un PC basé sur Windows Vista ou Windows XP, mais nécessite cependant l’utilisation d’un logiciel de décodage compatible HD DVD.

Cependant ses caractéristiques l’éloignent des lecteurs entrées de gamme, la console XBox 360 ne disposant pas de HDMI à sa sortie. Mais ce problème est résolu sur la XBox 360 Elite, la nouvelle version de la console de Microsoft et qui intègre un port HDMI, sortie officiellement le 26 avril 2007 aux USA et le 24 août en Europe. De plus tous les packs sortant d’usines depuis novembre 2007 proposent désormais un port HDMI de série.

Pour pouvoir profiter du Full HD qu’offre ce lecteur, il faut utiliser les câbles fournis avec la console ou acheter le câble VGA qui se commercialise autour de 25 €.

Le HD DVD peut être lu sur PC mais cela implique des contraintes d’un point de vue matériel. La configuration minimale requise montre en effet la nécessité d’un processeur récent (2006) ainsi que d’un minimum de 1 Gio de RAM alors que les cartes graphiques recommandées sont celles des générations 8x00 de nVidia et HD 2x00 de AMD, permettant d’accélérer convenablement le décodage des flux VC-1 et H.264.

Côté carte vidéo, il y a une autre contrainte de taille : celle-ci doit être compatible HDCP (High-bandwidth Digital Content Protection). Quant à l’écran, il devra lui aussi être compatible HDCP. Toutefois, si la connectique vidéo utilisée est analogique, la présence de la technologie HDCP n’est pas requise (celle-ci n’étant indispensable que lors de l’usage d’une connectique vidéo numérique DVI ou HDMI).

La fonctionnalité U-Control Tutorial est exclusive aux disques HD DVD et est rendue possible grâce à la partie développée par Microsoft du firmware de chaque lecteur HD DVD. Cette fonction a été présentée en France par Toshiba lors de la présentation à la presse de ses platines européennes avec le film « The Fast And Furious - Tokyo Drift ».

Premier exemple : le « picture in picture », permettant d’avoir en temps réel les commentaires du réalisateur sur la scène en cours grâce à une petite vidéo en incrustation faisant office de making-off.

La fonction « Story-Board » permet quant à elle de voir des images du dit story-board.

D’autres exemples sont proposés comme le GPS, permettant d’afficher en temps réel où se déroule le film dans Tokyo, ou encore une fonctionnalité permettant d’afficher le coût des dégâts subis par un véhicule en temps réel.

Le firmware des platines HD DVD permet aussi une fonction baptisée « Mes scènes » permettant, de conserver de manière définitive, des « favoris » sur les films, permettant d’accéder à l’instant que l’on désire, et ce, même des mois après la création de ce « bookmark ».

La nécessité d’une si grande capacité n’est a priori pas totalement justifiée, notamment par le fait qu’un simple DVD peut contenir un film en haute définition pourvu qu’il soit encodé en H.264 (ou un format de même génération). En effet, le choix d’un meilleur encodage que le MPEG-2 (utilisé sur les DVD vidéo) permet d’augmenter la quantité d’informations stockées dans un même volume de données.

Un code de protection contre la copie des HD DVD a été diffusé massivement sur Internet fin avril 2007, notamment par la communauté du site web Digg.

Ce code de protection est une clé secrète comme celles qui intègrent le Content Scrambling System pour les DVD. Ces clés sont nécessaires au fonctionnement de DeCSS. En bref, cette clé sert donc à décrypter les HD DVD, et la publication de celle-ci constitue une violation du droit d’auteur.

Appréhendant de possibles poursuites judiciaires, les modérateurs de Digg ont décidé de supprimer tout message contenant ce code de protection au fur et à mesure de leur publication. Par contre, aussitôt que les utilisateurs se sont aperçus de la disparition de ces messages, ils redoublèrent d’ardeur pour diffuser le fameux code, et la pression des utilisateurs face aux modérateurs devint tellement forte que, le 1er mai, Kevin Rose, fondateur de Digg, abandonna, se rangeant du côté des utilisateurs en créant un message contenant le code comme titre, message qui est maintenant le message le plus approuvé par la communauté avec plus de 30 000 votes en sa faveur.

Selon les utilisateurs de Digg, le code de protection aurait été modifié peu de temps après sa diffusion massive, rendant la série de chiffres et de lettres inutile face aux futurs disques HD DVD.

Quoiqu’il en soit, cette « clé secrète » est maintenant massivement répandue sur Internet, à un tel point qu’en date du 6 mai 2007, une recherche Google de la série de caractères formant cette clé donne un total de 967 000 réponses. Cette histoire est maintenant populaire sur plusieurs sites Webs reliés à l’informatique, et bien que cela représente une violation des lois sur la protection de la propriété intellectuelle (loi Dadvsi en France), des journaux en ligne ont même diffusé des articles contenant cette clé.

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PlayStation 3

Playstation 3

La PlayStation 3 (PS3) est une console de jeu vidéo de septième génération commercialisée par Sony. Elle est sortie le 11 novembre 2006 au Japon, le 17 novembre 2006 en Amérique du Nord et le 23 mars 2007 en Europe. Elle succède à la PlayStation 2 et concurrence la Wii et la Xbox 360.

Envisagée comme un centre de divertissement numérique, la PlayStation 3 s'inscrit dans l'ère de la télévision à haute définition en intégrant un lecteur Blu-ray et une connectique HDMI. La console dispose d'un disque dur, d'un navigateur internet et fait office de media center en supportant différents types de format multimédia. Elle propose une connectivité étendue avec la PlayStation Portable par Wi-Fi et est compatible avec les distributions Linux. Son service en ligne, le PlayStation Network, permet de jouer en réseau gratuitement, de télécharger des jeux, des démos, des bandes annonces et donne accès à divers services de communication. La manette, nommée Sixaxis, embarque un système de détection de mouvement, apportant un type d'interaction original avec les jeux. En novembre 2008, plus de 300 titres originaux ont été commercialisés sur la console.

Sony a officiellement dévoilé la PlayStation 3 au public en mai 2005, lors du salon Electronic Entertainment Expo (E3), à Los Angeles. Les plans de lancement ont été annoncés un an plus tard, lors de l'E3 2006. Une sortie mondiale à quelques jours d'intervalle était prévu : le 11 novembre 2006 au Japon et le 17 novembre 2006 en Amérique du Nord et en Europe. En septembre 2006, la sortie européenne est cependant officiellement reportée à mars 2007 suite à un retard dans la production des diodes bleues du lecteur Blu-ray. Le nombre de consoles proposées pour le jour du lancement est en conséquence réduit à 80 000 unités pour le Japon et à moins de 200 000 unités pour l'Amérique du Nord, les consoles proposées étaient des 60 Go et des 20 Go.

Selon l'institut Media Create, 81 639 exemplaires de PlayStation 3 ont été vendues en 24 heures au Japon. Les quantités limitées de consoles ont engendré des effets d'opportunisme. Des observations laissent présager que des hommes d'affaires ont payé des ressortissants chinois pour acheter des consoles sans jeux afin de les revendre au prix fort. Aux États-Unis, des actes isolés de violence ont été reportés tandis que la console s'est négociée entre 1 000 $ et 3 000 $ sur le site eBay.

La PlayStation 3 est sortie en Europe le 23 mars 2007 seulement en version 60 Go, la version 20 Go s'étant peu vendu au Japon et en Amérique du Nord. Contrairement à la sortie japonaise et américaine, les quantités distribuées furent suffisantes pour répondre à la demande. En France, en dépit du flop médiatique de la soirée de lancement parisienne, 78 000 consoles ont été vendues en deux jours sur le territoire. Les meilleurs ventes ont été réalisé en Grande-Bretagne avec 173 000 machines écoulés, ce qui constitue un record pour une console de salon. Le film Casino Royale au format Blu-ray a été offert aux 500 000 premiers acheteurs à avoir enregistré leur console sur le PlayStation Network.

Le jour du lancement de la console, 5 jeux sur support Blu-ray étaient disponibles au Japon, 12 aux États-Unis et 24 en Europe, auxquels s'ajoutent quelques jeux téléchargeables. Les jeux les plus en vue lors des lancements étaient Resistance: Fall of Man, MotorStorm, Virtua Fighter 5, Virtua Tennis 3, Ridge Racer 7 ou encore Formula One Championship Edition. Les meilleurs ventes ont été réalisé par Resistance: Fall of Man, qui s'est écoulé à plus de 2 millions d'exemplaires .

Le total des ventes de la console s'éleve à 1,66 millions de consoles fin 2006 et à 10,49 millions fin 2007. En France, les ventes s'élèvent à 1,300,000 unités fin 2008 selon VGChartz.

La console a été déclinée en deux configurations au lancement avec les modèles 60 Go et 20 Go en 2006. En 2007, les modèles 40 Go et 80 Go sont progressivement venus les remplacer.

Le modèle 60 Go, vendu au prix initial de 599 €, est équipé d'un disque dur de 60 Go, de lecteurs de cartes mémoires Memory Stick, Secure Digital et CompactFlash, d'une connectivité réseau sans fil Wi-Fi et de quatre ports USB. Le modèle 60 Go propose une rétrocompatibilité PS2 matérielle pour les premières versions (~95%) et semi-logicielle pour les versions suivantes (~75%). Sur le plan esthétique, cette version présente deux liserets argentés sur la face avant de la console.

À partir d'août 2007 en Europe, Sony a proposé des ensembles promotionnels appelés «Starter Pack», comprenant le modèle 60 Go, deux Sixaxis et deux jeux. Vendu au prix initial de 599 €, le premier pack comprend les jeux MotorStorm et Resistance: Fall of Man. Le second, disponible en septembre 2007, contient les jeux F1 Championship Edition et Heavenly Sword. À partir d'octobre (et la sortie du modèle 40 Go), le prix des Starter Pack est passé à 499 €.

Le modèle 20 Go, vendu au prix initial de 499 $, est un modèle entrée de gamme seulement commercialisé au Japon et en Amérique du Nord. Il est doté d'un disque dur de 20 Go.

Le modèle 80 Go, vendu au prix initial de 499 $, est sorti en juin 2007 en Corée du Sud et est disponible depuis août 2007 en Amérique du Nord. Le disque dur est d'une capacité de 80 Go et la rétro-compatibilité des jeux PS2 n'est plus assurée pour le moment . Un pack avec Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots a été proposé en juin 2008.

Le modèle 40 Go, vendu au prix initial de 399 € (399 $US aux États-Unis), est sorti en octobre 2007 en Europe et a depuis été introduit au Japon et en Amérique du Nord. Doté d'un disque dur de 40 Go et de deux ports USB, il ne propose pas de lecteur de cartes et ne prend pas en charge les jeux PlayStation 2 et les SACD. Sur le plan esthétique, il présente quelques différences mineures et est également proposé en coloris blanc céramique. Des packs avec les jeux Gran Turismo 5 Prologue, Grand Theft Auto IV, MGS4: Guns of the Patriots, Pro Evolution Soccer 2008, Ratchet & Clank : Opération Destruction et Uncharted: Drake's Fortune et les films 300, Casino Royale, Harry Potter et l'Ordre du phénix, Spider-Man 3ET SKATE ont été proposés.

Un nouveau modèle 80 Go, vendu au prix initial de 399 €, est sorti en août 2008 en Europe, en septembre 2008 aux États-Unis et en octobre 2008 au Japon. Il propose les même fonctionnalités que le modèle 40 Go avec un disque dur de double capacité et est fourni avec la manette DualShock 3. Des packs avec les jeux LittleBigPlanet, Motorstorm: Pacific Rift, GTA IV, GT5 Prologue avec une deuxième manette, ou le coffret de 5 films Harry Potter ont été proposés (à 449 €). Le CPU et le GPU sont tous deux gravés en 65nm.

Le modèle 160 Go, vendu en édition limitée au prix initial de 449 €, est sorti en octobre 2008 en Europe. Il est doté des mêmes fonctionnalités que les modèles 40 Go et 80 Go mais propose un espace de stockage de 160 Go. Annoncé lors de la Games Convention 2008, il fait suite au lancement du PlayTV sur le vieux continent. Il est proposé avec un jeu récent sur support Blu-ray (notamment Pro Evolution Soccer 2009) ou une offre de 70€ sur des jeux téléchargeables.

Le processeur central de la PlayStation 3 est un processeur CELL conçu par IBM, en partenariat avec Sony et Toshiba, et dérivé du PowerPC. Outre son utilisation pour la PS3, le Cell est utilisé sur des serveurs d'applications. Le consortium à l'origine de sa création envisage aussi de l'intégrer dans de nombreux dispositifs de haute-technologie comme les prochaines générations de télévisions à haute-définition ou encore les lecteurs de salon Blu-ray. Pour sa RAM principale, la console utilise de la mémoire XDR DRAM conçue par Rambus et qui se veut ultra-rapide.

Le CELL est à l'origine gravé en 90 nm. Depuis 2007 et l'introduction du modèle 40 Go, la finesse de gravure est passée à 65 nm. Toshiba et IBM prévoient de la réduire à 45 nm pour améliorer encore les coûts de production et la durée de vie de la PS3 (aucune date n'a cependant été avancée).

Le processeur est à l'origine composé de 8 SPE. Cependant, le Cell présent au sein de la Playstation 3 n'en possède que 7 d'activés (par soucis de rendement en usine). De plus, parmi ces derniers, il y en a 1 réservé à l'OS. Par conséquent, les développeurs n'ont accès qu'à 6 SPE.

Le processeur graphique, baptisé RSX (Real Synthesizer), a été conçu par nVidia en collaboration avec Sony. Basé sur l'architecture NV40, le processeur emprunte des technologies de la génération G70 & G71. La puce est produite par l'usine Sony de Nagasaki avec une finesse de gravure de 90 nanomètres. Selon nVidia, le RSX est plus performant que deux GeForce 6800 Ultra montées en SLI,. L'architecture et les spécifications sont en fait très proche du haut de gamme des GeForce 7 (7800 & 7900 GTX). L'interface de programmation graphique est propriétaire, mais se rapproche des spécifications d'OpenGL-ES. Le langage de shader utilisé est quant à lui le CG, développé par nVidia. La RAM vidéo utilise la technologie GDDR3.

La PlayStation 3 intègre le lecteur Blu-ray Disc, un des formats conçus pour la télévision à haute définition et appelé à remplacer le DVD. Un disque Blu-ray propose une capacité de stockage de 25 Go de données sur un disque simple couche et de 50 Go pour un disque double couche. Tous les jeux PlayStation 3 sont gravés sur des disques Blu-ray. Le lecteur lit aussi les Blu-ray vidéo, les DVD vidéo, les CD audio (pour les modèles 20 Go, 40 Go, 60 et 80 Go) et les SACD (seulement pour les modèles 20 Go, 60 Go et 80 Go NTSC).

La console propose aussi une connectique HDMI 1.3. Le HDMI (High Definition Multimedia Interface) est une interface audio/vidéo entièrement numérique capable de transmettre des flux non compressés. Elle a été conçue pour la transmission de données haute définition mais supporte n'importe quel format de vidéo, du 480i au 1080p.

La PlayStation 3 dispose d'un disque dur amovible en série, d'une capacité de 20, 40, 60, 80 ou 160 Go selon le modèle (et la région de commercialisation). Le disque dur permet de stocker les sauvegardes de jeux, les jeux téléchargeables, les démos ainsi que du contenu multimédia (musique, vidéo, image). L'installation des jeux sur le disque dur permet parfois de réduire sensiblement les temps de chargement. Il peut être facilement remplacé par un disque dur standard 2,5 pouces répondant à la norme S-ATA d'une vitesse de rotation recommandée de 5400 tr/mn (l'opération ne fait pas sauter la garantie). Un disque dur externe formaté avec le système de fichiers FAT32 peut également être connecté via les prises USB 2.0.

La manette livrée à l'origine avec la PlayStation 3 se nomme « SIXAXIS », un palindrome en référence au capteur de mouvements à 6 degrés de liberté qu'elle intègre. Ce dispositif permet à la console de détecter l'orientation de rotation et l'accélération de translation de la manette sur les trois axes tridimensionnels. La manette propose ainsi un nouveau mode d'interaction avec les jeux basé sur le mouvement.

Avec l'implémentation de la technologie Bluetooth et d'une batterie intégrée, la manette devient sans fil. L'autonomie annoncée de la batterie est de 30 heures. Elle se recharge en reliant la manette à la console avec un câble USB (fourni). Quatre LED situées sur la tranche permettent de distinguer les manettes entre elles. Jusqu'à 7 contrôleurs peuvent être gérés simultanément par la console.

La Sixaxis est toutefois dénuée de moteurs solénoïdes, lesquels permettent les vibrations. Pour justifier cette disparition, Sony a mis en avant des raisons techniques et de coût pour les régler. Les observateurs ont cependant avancé le différend juridique opposant Sony à la société américaine Immersion, détentrice de brevets liés à la technologie de vibration de la DualShock. En mars 2007, Sony et Immersion annonçaient avoir mis fin à leur litige et entrepris un nouveau partenariat.

En septembre 2007, à l'occasion du Tokyo Game Show, Sony a annoncé la sortie d'un nouveau modèle de manette, le DualShock 3. Il reprend toutes les caractéristiques du modèle Sixaxis en y ajoutant la fonction vibration. Il a été commercialisée en novembre 2007 au Japon, au printemps 2008 en Amérique du Nord et en juillet 2008 en Europe.

Note : un des huit SPEs est réservé pour la redondance.

Le processeur CELL et le RSX ont tous deux accès aux 512 Mio de mémoire.

La console utilise un système d'exploitation propriétaire. Il se réserve en permanence 72 Mo de RAM pour fonctionner. L'environnement graphique est le Cross Media Bar (XMB), déjà utilisé sur PSP. Le XMB propose neuf (ou dix) sous-menus : Utilisateur, Paramètres, Photo, Musique, Vidéo, Tv (seulement avec le Play tv), Jeu, Réseau, PlayStation Network et Amis. Le système peut être mis à jour par le PlayStation Network. La console permet également l'installation du système d'exploitation Linux.

La PlayStation 3 est un lecteur multimédia certifié DLNA. Le système permet de visualiser des photos, d'écouter de la musique et de visionner les vidéos stockées sur le disque dur ou sur tout ordinateur connecté en réseau. Il supporte divers formats de fichiers vidéo (MPEG-1, MPEG-2, H.264, MPEG-4, DivX, Xvid), audio (ATRAC, AAC, MP3, WAV, WMA) et image (JPEG, TIFF, GIF, PNG, BMP). Le système d'exploitation est multitâche, permettant par exemple d'écouter de la musique tout en surfant sur le web ou en regardant un diaporama de photos.

La PS3 utilise par défaut une version évoluée du mini-navigateur NetFront d'Access, également utilisée sur PSP. Le navigateur propose la plupart des fonctions ou attributs classiques (page de démarrage, signets, historique, taille des caractères, cookies, cache, Java Script). Jusqu'à six pages internet peuvent être ouvertes simultanément. L’interface a été adaptée à la manette Sixaxis mais il est aussi possible de connecter un clavier USB et une souris USB à la console pour faciliter la navigation.

Linux est officiellement disponible en téléchargement depuis décembre 2006 via la distribution Yellow Dog Linux qui permet d'exécuter des applications développées par les utilisateurs (par exemple des émulateurs de jeux). Sony réalise ainsi son objectif de faire de la PS3 un centre de divertissement numérique à l'image du PC. D'autres distributions Linux telles que Ubuntu, Fedora, Debian ou Gentoo sont disponibles en version compatible PS3, ainsi que toutes les distributions prévues pour l'architecture PowerPC 32 ou 64bits. L'accélération 3D utilisant les possibilités du processeur Cell est possible depuis janvier 2008 au sein du projet Gallium 3D, projet qui devrait remplacer Mesa 3D à court terme.

Le PlayStation Network (ou PSN) est le service en ligne de la console. Disponible gratuitement, il permet de jouer en ligne, d'accéder à la boutique PlayStation Store ou de communiquer avec d'autres joueurs (messagerie, chat audio ou vidéo). Il accueillera également le PlayStation Home.

Le PlayStation Store est une boutique en ligne qui propose divers contenus gratuits ou payants en téléchargement. Le contenu peut varier en fonction des pays.

Le PlayStation Store propose des jeux originaux à prix réduit, des classiques PSone et arcade, du contenu additionnel pour les jeux (mises à jour et extensions), des démos jouables, des bande-annonces de jeux ou de films à venir en format Blu-ray ou au cinéma, des making of, des fonds d'écrans et des thèmes pour le XMB, le webzine Qore, etc.

Pour acheter du contenu payant sur le PlayStation Store, l'utilisateur doit alimenter un compte en banque virtuel avec une carte bancaire ou une carte prépayée. Un contrôle parental peut être exercé sur ce compte : limitation des dépenses maximales, restriction en fonction du contenu, ... Tous les prix du PlayStation Store sont affichés dans la monnaie réelle.

Le PlayStation Home (ou Home) est un projet d'univers virtuel communautaire. Il doit permettre aux utilisateurs de se retrouver dans un environnement en 3D constitué d'espaces publics et privés afin de discuter, partager du contenu multimédia, jouer, s'informer, etc. La phase de bêta-test ouverte doit débuter à l'automne 2008. Le logiciel devrait être téléchargeable gratuitement depuis le PlayStation Network.

La puissance de calcul et l'accès aux réseaux de la PlayStation 3 sert des programmes de calcul distribué. Sony a passé un accord avec l'Université Stanford pour que la machine participe au projet Folding@Home, sous le nom de cure@PS3. L’adoption du programme par les utilisateurs et la puissance de calcul du Cell fait de la PS3 un des calculateurs les plus puissants du réseau et a permis de booster les simulations.

Depuis avril 2007, il existe également un client BOINC. PS3Grid, la première application optimisée pour le processeur CELL et Yellow Dog Linux, effectuera des simulations de biologie moléculaire. PS3GRID est un projet de l'université Pompeu Fabra de Barcelone (Espagne).

La PlayStation 3 lit les films au format Blu-ray. Pour bénéficier de la qualité optimale sur un téléviseur HD Ready ou mieux, Full HD, il est recommandé d'utiliser un câble HDMI, vendu séparément. Un téléviseur ou moniteur compatible HDCP est nécessaire. Une télécommande est aussi proposée à part pour faciliter la navigation.

Le lecteur Blu-ray peut lire les différents formats de DVD. Cet aspect rend la migration plus attirante pour les utilisateurs, car ils ne sont pas obligés de remplacer leur collection de DVD. La console rehausse la définition des DVD jusqu'au 1080p, améliorant leur rendu sur les téléviseurs HD Ready et Full HD.

Un autre atout de la PlayStation 3 est sa capacité à lire à partir du disque dur des fichiers vidéo haute définition en 50i (50 trames entrelacées par seconde), désormais complète et sans altération de la qualité d'image à partir du firmware v2.50 (15/10/2008). Cela en fait un lecteur HD de choix pour les vidéastes amateurs européens filmant dans le format High Definition Video (HDV) et recherchant un moyen simple et flexible de visualiser leurs créations. Dans les versions précédentes du firmware, la lecture de la vidéo 50i était réalisée par une conversion logicielle de 50i (en entrée) à 60i (en sortie), ce qui occasionnait une perte de définition et des saccades dans le rendu des vidéos.

Le Super Audio CD (SACD) est un format de disque optique mis au point par Sony et Philips en 1999. Il utilise une technologie de numérisation DSD (Direct Stream Digital) à très haute fréquence d'échantillonnage qui assure une meilleure cohérence de la phase du signal que le procédé PCM utilisé pour les formats audio-numériques plus courants (Compact Disc, DAT, ...). Seules les premières générations de modèles supportent ce format : 20 Go, 60 Go et 80 Go NTSC (tous sont compatibles avec les DSD Disc.).

La meilleure façon de profiter du son multicanal du SACD est de raccorder la console à un ampli via un câble HDMI. Le signal d'un SACD est véhiculé par la prise mais pas le flux DSD présent sur le disque : la PS3 le convertit en PCM multicanal, nouvelle norme née avec la HD et popularisé par la console de Sony. Encore peu d'amplis savent traiter le signal PCM multicanal et tous ne disposent pas d'entrée HDMI. Les autres solutions de raccordement sont le câble AV analogique (seules les pistes stéréo du SACD sont lues) et le cordon numérique optique (le signal multicanal est alors automatiquement converti en stéréo). Les détenteurs de SACD attendent donc qu'une mise à jour système ajoutent la possibilité de faire transiter le flux DSD via le HDMI (sans conversion PCM multicanal) ou la sortie d'un cordon Multi Audio/Vidéo proposant 5+1 sorties analogiques pour brancher la PS3 comme une platine SACD classique.

La PS3 propose une connectivité étendue avec la PlayStation Portable. Le transfert de fichiers multimédia (vidéos, musiques, images) de l'une à l'autre est possible par câble USB, Memory Stick et par Wi-Fi. Il est aussi possible de télécharger des jeux PSone sur la PS3 (via le PlayStation Network) et de les transférer ensuite sur PSP pour y jouer (voir la liste de jeux PSone téléchargeables).

La fonction de lecture à distance, le « Remote Play », permet aussi aux possesseurs de PSP de consulter à distance le contenu numérique (vidéo, musique, photo) stockés sur le disque dur de la PlayStation 3 à partir de n'importe quel point d'accès sans fil à internet. Il est également possible de jouer à distance à certains jeux PS3 ou aux jeux PSone insérés dans le lecteur de la PS3.

À l'avenir, la PlayStation Portable pourrait aussi être utilisée comme un périphérique additionnel dans certains jeux PS3. Lors d'une démonstration à l'E3 2006, la PSP était par exemple utilisée comme rétroviseur pour le jeu Formula One Championship Edition.

Le PlayTV est un tuner / enregistreur numérique pour la PlayStation 3, sorti le 10 septembre 2008, uniquement en Europe, au prix de 99 €. Le périphérique externe, sous la forme d'un boîtier qui se branche à la console via un port USB, permet de regarder, de pauser, ainsi que de stocker sur le disque dur de la machine les émissions de télévision numérique terrestre diffusées au standard européen DVB-T (la TNT en France). Équipé d'un double tuner SD, il permet notamment d'enregistrer un programme tout en en regardant un autre ou même en jouant. Le support de la TNT HD fut annulé en France. L'enregistrement peut être programmé grâce au guide des programmes inclus avec l'adaptateur. Enfin, il sera également possible de diffuser à distance sur la PSP le contenu enregistré. L'acessoire fut dévoilé en août 2007 lors de la Games Convention de Leipzig.

Selon Game Rankings, les cinq jeux PS3 les mieux notés par les médias spécialisés anglophones sont Grand Theft Auto IV, LittleBigPlanet, BioShock, Call of Duty 4: Modern Warfare et The Elder Scrolls IV: Oblivion.

Comparé à la PlayStation 2, la PlayStation 3 marque la généralisation du jeu en ligne, entièrement gratuit, et la remise en question du support physique avec l'arrivée massive de jeux et de contenus téléchargeables. Cette génération présente aussi davantage de difficultés pour parvenir à une rétrocompatibilité avec les jeux du précédent modèle; celle-ci est même abandonnée avec les dernières modèles. Sony a mis fin au zonage systématique des jeux : un jeu PS3 japonais ou nord-américain peut donc fonctionner sur une PlayStation 3 européenne, et inversement.

En 2008, Sony a lancé la gamme « Platinium » (« The Best » au Japon) sur PS3. Sur le modèle initié dans les années 1990 sur PlayStation, la gamme propose des jeux populaires à prix budget (moins de 30€ pour l'Europe) quelques mois après leur sortie initiale.

De nombreux titres présentent des modes de jeux en ligne et/ou des fonctionnalités réseau. Resistance: Fall of Man a été particulièrement apprécié pour la profondeur de son mode réseau, expérience à laquelle 40 joueurs peuvent prendre part simultanément. Avec MotorStorm, il fut l'un des plus populaires sur le PlayStation Network au lancement de la console. Certains titres, comme le jeu de guerre Warhawk, sont uniquement jouables en ligne et ne propose aucun mode solo. La connectivité au réseau ouvre également de nouvelles perspectives dans l'élaboration et le partage de contenu. À cet égard, le jeux LittleBigPlanet est l'un des plus prometteurs.

En novembre 2008, le PlayStation Store propose plus de 75 titres originaux et 250 « classiques PSone » à télécharger (toutes régions confondues). Le service permet notamment à des développeurs indépendants de distribuer leurs jeux sans avoir à passer par le circuit de distribution traditionnels. Sony a annoncé vouloir privilégier la qualité à la quantité.

Le service propose de petites productions, vendues entre 3 € et 8 €, constitués de jeux de réflexion comme echochrome ou Lemmings, de shoot them up comme Riff: Everyday Shooter ou Super Stardust HD, des jeux de stratégie comme PixelJunk Monsters, de jeux d'adresse basés sur la reconnaissance de mouvement de la manette Sixaxis ou de la caméra PlayStation Eye ou des jeux au profil plus atypique comme flOw ou LocoRoco Cocoreccho!. Certains titres font échos au catalogue PSP (demi-suites, sorties simultanées, adaptations dans un sens ou dans l'autre).

Des productions plus ambitieuses, vendues entre 18 € et 40 €, sont aussi proposés comme GT5 Prologue, Ratchet & Clank: Quest for Booty, Siren: Blood Curse, Tekken 5: Dark Resurrection Online, Warhawk ou encore wipEout HD.

En Europe, les premières rééditions de jeux PlayStation (PSone) à télécharger ont débuté en juin 2007 (au prix unitaire de 4€99). Ils sont à la fois jouables sur PS3 et PSP. À la différence des jeux PSone sur support CD-ROM, ces jeux téléchargeables ne sont pas zonés. Le catalogue comprend des titres comme Command & Conquer : Alerte Rouge, Crash Bandicoot, MediEvil, Rayman, Syphon Filter ou encore wipEout. Au Japon, près de deux cent titres ont été réédité.

Quelques classiques du jeu d'arcade sont également proposés. Ils sont pour la plupart issus du catalogue de Midway Games, Williams Electronics et Atari Games (par ex. Championship Sprint, Joust, Mortal Kombat II, Q*Bert). Vendus 3 € et fidèles aux originaux, ils implémentent des fonctionnalités réseau (jeu en ligne et/ou classement en ligne).

La PlayStation 3 est rétrocompatible avec la majeure partie des jeux PlayStation. La rétrocompatibilité avec les jeux PlayStation 2 n'est assurée que pour les premières générations de modèles (20 Go, 60 Go et 80 Go NTSC).

La première version de PlayStation 3 vendue au Japon et en Amérique du Nord propose une émulation matérielle et la quasi-totalité du catalogue PlayStation 2 est rétrocompatible. Dans la seconde version du modèle 60 Go, inaugurée pour le lancement européen en mars 2007, certains composants matériels ont été remplacés par une émulation logicielle (notamment l'Emotion Engine), ce qui s'inscrit dans une logique de réduction des coûts de production. Cette solution assure une rétrocompatibilité avec environ 75 % des jeux PS2. Suivant son code produit, un même jeu peut tantôt être parfaitement compatible, tantôt présenter des dysfonctionnements. Sony a mis un site en ligne qui permet de vérifier la rétrocompatibilité de chacun des titres (mais il n'est plus actualisé depuis la version 1.80 du logiciel système). Les mises à jour régulières du logiciel système continuent d'améliorer la rétrocompatibilité. La troisième génération de modèles, plus abordable, (40 Go, 80 Go PAL/NTSC et 160 Go), marque l'abandon de la rétrocompatibilité avec les jeux PS2.

Le zonage des jeux PSone et PS2 reste effectif. La console rehausse la définition des jeux PlayStation et PlayStation 2, améliorant leur rendu sur les télévisions HD.

Pour récupérer les données des cartes mémoires PS1 et PS2, un adaptateur est disponible à la vente. Il permet de transférer ses anciennes sauvegardes de jeux sur le disque dur de la PS3, lequel émule à défaut les cartes mémoires originales. Par ailleurs, la plupart des accessoires PlayStation 2 disposant d'une prise USB sont compatibles avec la console. C'est le cas du micro-casque HeadSet, des volants à retour de force de la gamme Logitech, de la caméra Eye Toy, du clavier NetPlay Controller ou encore des micros Singstar. D'autres accessoires, tels que les guitares, ne fonctionnent pas ou plus difficilement. Par exemple, les guitares PS2 de la série Guitar Hero fonctionnent grâce à un adaptateur non-officiel avec les versions PS2 de Guitar Hero et Guitar Hero III et les versions PS3 de Guitar Hero III et Rock Band .

Le design de la PlayStation 3 a été réalisé en interne, comme le veut la culture d'entreprise chez Sony. C'est Teiyu Goto, déjà responsable du design des modèles PlayStation et PlayStation 2 (ainsi que de la gamme d'ordinateurs Vaio), qui l'a réalisé. Les premières ébauches ont été commencé fin 2004, six mois avant la première présentation de la console au salon de l'Electronic Entertainment Expo (E3) 2005. Parmi les buts poursuivis par le designer, il y a l'idée de donner de la présence à la console, un sentiment de luxe, de s'éloigner du look rectangulaire de la PS2 tout en préservant un lien de parenté, et de créer un objet "à part" que l'utilisateur aurait envie de poser sciemment dans une pièce. Une évolution importante comparé aux modèles précédents est la limitation des manipulations de la machine par l'utilisateur, ce qui « justifie » une coque luisante et donc plus salissante. Comme la PS2, la console peut être positionné indifféremment à l'horizontale ou à la verticale. Elle présente un lecteur « mange-disques » et des touches tactiles en façade.

L'objectif était aussi de rassembler tous les éléments de la console (carte-mère, lecteur Blu-ray, disque dur, alimentation) dans un volume minimum. Les spécificités techniques finales de la machine ont été définies progressivement et la version finale de la console est sensiblement plus volumineuse que le prototype de l'E3 2005. Pour donner l'impression d'une machine compacte, les lignes ont été affinées au maximum, en taillant dans le superflu, même dans les éléments intégrés tels que que le lecteur ou l'alimentation. La coque noire présente aussi une légère transparence pour alléger le volume. Pour évacuer la chaleur, les ingénieurs ont opté pour un grand ventilateur qui couvre quasiment la superficie de la carte mère (laquelle présente des trous d'aération), ce qui limite aussi le volume sonore (il tourne plus lentement).

La fonte de caractères, ou police, utilisée pour le logotype final de la console est celle des films Spider-Man, dont la licence appartient à Sony. Teiyu Goto explique que le précédent logo de la PlayStation ne se mariait plus avec les formes arrondies du nouveau modèle. En outre, créer une police spécifique comportait des risques au niveau qualitatif ainsi qu'un surcout. Teiyu Goto précise enfin qu'utiliser la même fonte était aussi le souhait du président de Sony Computer Entertainment, Ken Kutaragi.

Depuis mai 2008, il est possible de lancer du code non signé par Sony sur toutes les PS3 (depuis plus longtemps sur les PS3 dites « debug »). Il faut pour cela installer un micrologiciel spécial, le « firmware 2.15 debug », en recourant à une astuce qui consiste à utiliser deux disques durs pour faire « croire » au système qu'il installe un firmware normal. Étant donné que ce firmware est le 2.15, il faut un firmware 2.10 ou inférieur pour pouvoir l'installer (ou utiliser la puce Infectus pour « downgrader » la console).

L'installation de ce firmware empêche cependant de lire les disques Blu-ray (films uniquement), de se connecter à internet et ne permet pas de lire des backups PS3 qu'ils soient stockés sur un disque dur ou un Blu-ray. Il ne permet donc que de lancer des homebrews et de dézonner la console pour lire les jeux PS1 et PS2 japonais ou américains.

Il existe aussi une puce pour cette console : l'« infectus ». Elle sert pour l'instant uniquement à dumper ou downgrader sa PS3, mais pourrait peut-être servir à lancer des homebrews ou des backups si le code source du modchip est modifié de façon à pouvoir le faire. Le lancement de backups se ferait quant à lui par le disque dur de la console car le système de reconnaissance des Blu-Rays originaux semble très complexe à contourner.

Une autre méthode consistant dans l'utilisation d'interrupteurs dans le but d'actionner manuellement les moteurs du tiroir du lecteur Blu-Ray permet la lecture de backup en utilisant un jeu original et une fois la détection passée changer le disque "manuellement" pour un backup. Cette méthode s'apparentant plus à un hot swap qu'à un vrai hack.

Depuis la mi-juillet 2008, il est possible de lancer des jeux homebrews sans aucun modchips (puce). Ces jeux sont programmés en JAVA et sont lancés à partir de la section vidéo car il utilisent les "BD profile" 1.1 et 2.0 pour lancer ces codes JAVA. Cette "faille" a été corrigé dans le firmware 2.50.

Début janvier 2009, une équipe italienne à annoncé avoir découvert une faille permettant de casser le cryptage du disque dur pour y injecter des fichiers du type .pkg (ceux utilisés par Sony sur le playstation store), il n'est pas exclu que cette découverte puissent permettre de lancer des backups ou encore des jeux issu du playstation store. On peut depuis fin janvier lancer des jeux ps2 stockés sur un disque dur à l'aide d'un "swap magic".

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Source : Wikipedia