Blogs

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Posté par hal 30/03/2009 @ 12:17

Tags : blogs, blogosphère, internet, high-tech

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Festival des blogs BD

Le Festival des Blogs BD est un évènement annuel, créé par Yannick Lejeune, et permettant aux internautes de rencontrer les auteurs de blogs BD en vrai. Il a lieu au Bercy Village à Paris.

Malgré un succès énorme et inattendu, cette rencontre IRL géante tente de garder un côté "amical" et de nombreux dessinateurs pros ou amateurs, fanzines et associations de bande-dessinée s'y retrouvent plus ou moins officiellement. Ce festival a généré en 2006 la création des Miniblogs.

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Blog

Un blog ou blogue est un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps, et souvent, classés par ordre déchronologique (les plus récents en premiers). Chaque billet (appelé aussi note ou article) est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires.

Que prétend regrouper le terme blog ? Un journal intime anonyme, les œuvres d'un dessinateur, l'opinion d'une journaliste, le carnet de bord d'un photographe, des satires d'hommes politiques, les vidéos d'une classe de collège, un roman en construction, les anecdotes quotidiennes d'une mère de famille, etc.

Le concept blog est assez vague pour autoriser toutes ces utilisations. Le phénomène connaît son succès grâce à une grande facilité de publication, une grande liberté éditoriale et une grande capacité d'interaction en temps réel avec le lectorat.

Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilise à des fins d'auto-représentation, et la plupart se forment autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenées à fustiger l'égocentrisme des blogs.

Même si beaucoup de blogs sont privés de visiteurs par la force des choses (abandon de milliers de blogs par mois), un blog est généralement libre d'accès, à l'image d'une vitrine survolée par de prétendus inconnus. Lecteurs et auteurs entreprennent de facto un contrat comme au sein d'une autobiographie : tout est-il vrai ? Quels sujets aborder ? Sous quel angle ? Cependant, sur un blog, la possibilité de commenter chaque billet modifie considérablement ce qu'on appelle le pacte autobiographique.

Par ailleurs, le nombre de lecteurs d'un blog varie bien plus rapidement que le nombre de lecteurs d'un livre. En effet, de par la force et la rapidité des échanges sur le Web, un blog peut devenir célèbrissime au sein de la communauté à laquelle il appartient en très peu de temps. Cette variabilité influe parfois sur l'auteur en le poussant par exemple à écrire autour d'un buzz.

Les plates-formes proposant des blogs totalement privés protégés par mot de passe trouvent nombre de clients, et certaines affirment que la majeure partie de la blogosphère consiste en des blogs privés.

Les blogs peuvent adopter des formats bien différents, mais les principaux outils décrits dans ce paragraphe (outils que l'on retrouve sur la plupart des plates-formes de publication de blogs) ne peuvent être codés à la main dans un langage de balisage comme HTML sous peine de devoir affronter des tâches laborieuses et répétitives ; c'est pourquoi l'on utilise bien souvent un système de gestion de contenu qui permet d'automatiser la mise en page du site.

Ce logiciel spécialisé met en forme le texte et les illustrations sous la direction du blogueur, il construit des archives automatiquement, il offre des moyens de recherche au sein de l'ensemble des billets et enfin gère les commentaires des internautes lecteurs. Ces outils permettent ainsi à chacun de publier du contenu, sans connaissances techniques préalables relatives à la conception de sites Web. Cette facilité d'utilisation a contribué pour une grande partie à l'explosion de l'utilisation des blogs depuis quelques années.

Les blogs sont en fait majoritairement édités grâce à des systèmes de gestion de contenu hébergés et administrés par des entreprises dont les services très populaires allègent considérablement les étapes techniques relatives à la conception de sites Web.

Chaque billet est daté et entre donc dans une suite chronologique. Cependant, sur la page d'accueil, l'accumulation de ces billets est souvent présentée par antéchronologie (les plus récents en premier).

En effet, un blog étant perpétuellement en cours d'écriture, la page d'accueil doit refléter les changements les plus récents ; l'auteur suit l'idée d'un public qui prend connaissance régulièrement de l'évolution du site. Les billets étant présentés figés dans le temps, l'auteur ne les modifie généralement qu'en publiant un addendum intitulé « mise à jour ».

Depuis les années 2000, le phénomène blog évolue grâce aux améliorations techniques et matérielles de l'informatique et propose de publier toutes sortes de documents multimédias : images, mais surtout sons et vidéos, notamment par l'attrait de services d'hébergement (en particulier YouTube) ce qui enrichit très sensiblement la lecture ou devient le format privilégié du blog : voir photoblog et videoblog.

Un blogueur autorise souvent ses utilisateurs à laisser des commentaires, mêmes les plus critiques, suivant un formulaire Web automatisé. Cependant, le blogueur est, selon la législation française, légalement responsable de ce qui est affiché sur son site et doit donc, dès qu'il a connaissance de commentaires non conformes à la législation, supprimer les commentaires en question.

Tout blogueur peut également choisir de censurer a priori les commentaires en publiant lui-même ceux qu'il juge valides, ou de censurer totalement tout commentaire (sur un billet ou sur le blog entier). Ce type de solution radicale est essentiellement adopté suite à de trop nombreux trolls ou à du pollupostage. Bien souvent il est également possible de bloquer temporairement l'ajout de nouveaux commentaires, par exemple si l'auteur du blog n'a pas la possibilité de les modérer pendant quelques jours.

De plus en plus de blogs deviennent le centre d'échanges approfondis au sujet duquel se passionnent auteurs et lecteurs (notamment au sujet de l'actualité ou du Web). Certains blogueurs accordent une place prépondérante aux commentaires laissés sur leur blog, qu'ils considèrent comme la raison d'existence de leurs écrits. Chaque billet revient alors à un nouvel espace public : le blog se transforme en une sorte de forum électronique et peut même recueillir une suite de commentaires sans queue ni tête, l'anonymat aidant au blogo-squat, c'est-à-dire à un bavardage qui s'entretient tout seul, sans rapport avec le billet d'origine.

Les blogs sont souvent centrés sur la publication d'opinions. Ce n'est pas pour rien que c'est l'instrument favori de beaucoup de journalistes ou d'hommes politiques. Sur ce plan, c'est un intermédiaire entre la page perso (l'auteur parle et personne ne répond), et le forum de discussion (tout le monde parle à égalité).

Les blogs s'accompagnent souvent d'un système avancé de gestion des hyperliens.

Chaque billet s'accompagne d'un lien propre et statique (appelé permalien).

La blogoliste ou le défileur (blogroll en anglais) est l'ensemble des liens vers d'autres blogs présentés par un blogueur sur son carnet Web, souvent présenté sur une page dédiée ou sous forme de menu latéral sur la page principale. Avec les techniques de syndication de contenu, telles que RSS ou Atom, il est possible d'inclure directement certains billets sur son propre blog.

Pour illustrer ce qu'est un rétrolien, imaginons qu'Alice et Bob, personnages fictifs, possèdent un blog. Il arrive que Bob écrive des billets intéressants sur son blog, et qu'Alice désire y répondre sur le sien. Dans ce cas, Alice peut, lorsqu'elle publie sa réponse, envoyer au blog de Bob un signal (en anglais pingback) qui déclenche l'apparition automatique sur le billet de Bob d'un rétrolien, c'est-à-dire d'un lien avertissant qu'Alice a publié un billet relatif au billet du blog de Bob. Ainsi, Bob (et les lecteurs de son blog) sont informés de la réaction d'Alice par un court extrait de son billet de réponse et sont libres d'aller le lire. Ce système est quasi-standardisé.

La présentation varie peu d'un blog à un autre pour plusieurs raisons.

D'abord, la structure chronologique des billets impose une exhibition des billets soit par antéchronologie soit par chronologie (sur la page d'accueil, l'antéchronologie est préférée pour les raisons évoquées plus haut). De plus, les mêmes fonctionnalités reviennent souvent car elles sont bien adaptées à une lecture à partir d'un navigateur. Ce format réduit les possibilités créatives dans le design des blogs.

Une autre raison est qu'une grande part des blogs sont construits grâce à une plateforme telle que Blogger, Over-Blog ou Skyrock Blog (anciennement Skyblog). Ces portails imposent un format de présentation identique pour tous leurs utilisateurs, au moins par défaut, et que peu d'entre eux explorent les possibilités de personnalisation lorsqu'elles existent.

D'autre part, un fil RSS ou Atom (appelé aussi « fil de nouvelles ») rassemblant tout ou partie des derniers billets ou commentaires parus est mis à disposition des visiteurs, de façon à leur permettre de tenir à jour leur lecture de manière rapide au moyen d'un logiciel appelé agrégateur.

Au sein de sa diversité, la blogosphère est composée de communautés de blogs qui réunissent des individus aux mêmes tendances politiques, aux mêmes passions... Ces communautés de blogs se lient entre elles grâce à des liens hypertextes. Une communauté peut décider de publier tous les billets concernant un sujet donné sur un site Web appelé Planet.

Le plus souvent, un blog permet d'afficher les billets selon une structure différente : par thèmes, par mois, ou en effectuant une recherche avec un moteur de recherche.

Enfin, beaucoup d'auteurs de blogs accordent une grande importance à la présentation de leur blog et certains en modifient la présentation graphique régulièrement — ou en proposent plusieurs au choix (on parle de thèmes, d'habillages, de templates ou de skins).

La frontière entre blogs et mailing lists est floue au point de confondre liste de diffusion et blog au sein de l'interface Gmane. Toutefois, tout le monde n'est pas d'accord sur ce point.

Les blogs tenus par des adolescents sont très nombreux en France (près de 23 200 000 de blogs sur Skyblog selon le site début 2009), et plus généralement sur le Web. Il existe une certaine fracture numérique entre les générations, qui n'ont pas toutes ni les moyens ni l'envie de s'approprier le Web de cette manière bien que, techniquement, un blog se consulte comme un site Web, ce à quoi la grande majorité des utilisateurs actuels d'Internet sont familiers. Plusieurs affaires judiciaires ont mis en cause des élèves insultant des professeurs sur leur blog et ont été l'occasion de débats au sein des équipes pédagogiques et dans les médias.

Cependant, la tendance du blog s'étend aux plus âgés. Les blogs relatant la vie en entreprise auraient déjà conduit à plusieurs licenciements, affirment des blogueurs qui ont été licenciés, mais l'affirmation est remise en doute, tout au moins dans le secteur universitaire.

Le monde politique, des affaires ainsi que le secteur associatif se sont aussi emparés de l'outil, en tant que nouveau média de masse. Les blogs participent donc désormais aux stratégies de communication des entreprises, des associations, des auteurs, des personnes en recherche d'emploi. Les professionnels des sciences de l'information (bibliothécaires, archivistes ou documentalistes) développent un blog spécialisé : le biblioblog.

Usenet, qui se promettait au même but, a rapidement perdu en popularité face à l'avènement du Web, submergé par une masse d'informations douteuses noyant les fameux rares scoops et succès contre la censure, systématiquement mise en avant comme justification du phénomène, plombé par les problèmes de spam, excédé par les polémiques incessantes.

Certaines entreprises mettent en place des « blogs d'entreprise » publics ou à usage interne . Même si, généralement, les entreprises disposent déjà d'un site Web, le blog d'entreprise permet une communication moins officielle, plus réactive et permettant une interactivité en temps réel.

Les blogs publics permettent de communiquer directement et rapidement avec la clientèle. Un prestataire de services pourra par exemple publier immédiatement un article pour informer sa clientèle en cas de problème technique. Les clients pourront réagir en ligne et éviter ainsi, par exemple, une surcharge du standard téléphonique.

Les blogs d'entreprise à usage interne sont réservés à la communication interne et permettent, grâce aux réactions aux articles, de mesurer le « climat social » d'une entreprise. Le blog d'entreprise permet également de faciliter les échanges entre les collaborateurs d'une entreprise.

Espace numérique prédéfini mais paramétrable, souple, léger, gratuit, nomade et simple d’utilisation, il se caractérise par la mise à disposition des utilisateurs des fonctionnalités multimodales (texte, image, son et vidéo).

Le blog utilisé à des fins pédagogiques permet de développer des pratiques collaboratives et de co-construction à l’intérieur d’espaces éducatifs toujours plus vastes. Il inscrit le travail des enseignants et des apprenants dans une logique possible de conception / développement/ collaboration, dans et hors la classe. Dans cette optique la circulation de l’information doit être pensée et organisée en interne et en externe.

L’information peut être distribuée en interne en attribuant des rôles aux membres (gestionnaire, auteur, contributeur, lecteur) et en externe par la possibilité de dépôts de commentaires.

A la différence des environnements numériques prescrits (type ENT), le blog peut se définir comme un environnement numérique choisi. Les compétences s’y exercent librement à l’intérieur du cadre légal contraint du statut d’enseignant.

Intermédiaire entre le Blog d'entreprise et de Blog pédagogique, le blog de connaissance permet à un individu ou à une organisation de publier des connaissances structurées dans le cadre d'un processus de synthèse cognitive contrôlé a priori.

Outil émergeant de gestion des connaissances et de mémoire projet, il permet notamment - à une équipe projet et/ou une communauté métier, sous la direction d'un modérateur éditorial - l'élaboration consensuelle des connaissances publiques ou privées - organisées en articles élémentaires - d'une compétence métier partagée.

Les articles du blog de connaissance peuvent venir ensuite enrichir un site Web classique (commercial, éditorial, de culture générale, ...).

La notoriété des blogs a notamment été impulsée par les journalistes incorporés dans l'armée US puis des militaires américains lors de la seconde guerre du Golfe en mars 2003. Ces warblogs donnaient l'impression d'une liberté de ton et d'émancipation par rapport aux contraintes éditoriales ou professionnelles. Le warblog est devenu rapidement un symbole. Notons également que des civils irakiens tenaient aussi des blogs très suivis à l'instar de celui de Salam Pax dont certains extraits ont été reproduits dans The Guardian.

Les blogs sont apparus assez tôt mais n'ont vraiment pris de l'ampleur que récemment en absorbant son public à partir de l'énorme bond en avant de la connectivité Internet dans le monde entier et de la désaffection d'autres médias moins utilisés comme Usenet d'une part et de l'abandon de la complexité des sites perso d'autre part.

Les premiers blogs sont apparus aux États-Unis à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Tristan Louis, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur blog était présenté sous la forme d'un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d'une liste d'hyperliens) que l'auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les blogs ont servi dès l'origine à présenter ce type de contenu. D'ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd'hui dans la blogosphère.

En France, les premières ébauches de blogs apparaissent dès 1989 sur minitel avec des services tels que 3615 LS* qui permettent de créer une architecture hiérarchisée, un nom de domaine personnalisé (exemple LS*MONSITE) et une messagerie personnelle. Ce service, considéré comme dérogeant à la règle de "un identifiant, un service" est supprimé par France Télécom de manière autoritaire en 1990 . Il faudra attendre quelques années pour qu'apparaissent sur Internet les premiers blogs francophones. Par exemple, Montréal, soleil et pluie de Brigitte Gemme en 1995, ou encore La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L'organe, Le Scarabée et Ze-Woc en 1996.

Le marché des éditeurs de blog en ligne mit un certain temps à se mettre en place, probablement parce que les blogs pionniers ne généraient pas l'engouement d'aujourd'hui. En effet, Blogger, que l'on considère comme l'un des premiers systèmes de publication et comme instigateur du phénomène, n'est apparu qu'en 1999. Côté francophone, Skyblog, apparu en 2002, est l'un des premiers même s'il ne dispose pas de toutes les fonctionnalités habituellement attendues. Il rencontre un succès rapide, particulièrement auprès des adolescents qui y publient leurs photos essentiellement.

Aujourd'hui, les blogs tendent à mettre à profit les fonctions multimédias du Web : photoblog, baladodiffusion, videoblog, mobiblog, webcam etc.

Le développement de ces sociétés (Skyblog, Six Apart, Over-Blog, Blogger, 20six) totalisent des millions de blogs personnels en 2006) est en pleine croissance : le « marché » du blog a explosé au cours des années 2004 et 2005, et tenir un blog est désormais une pratique courante. La plus grosse part du marché est détenue par Blogger, notamment depuis le rachat de la société par Google. Skyrock blog et Over-Blog ne font pas le poids face à ce géant, mais restent des acteurs importants si on se restreint au marché francophone.

Il s'établit également une concurrence entre blogs et média/sondeurs. Des opinions s'expriment avec force et de manière nombreuse, à la manière d'un sondage. Notamment, Le Monde héberge de nombreux blogs d'opinions par opposition aux autres plateformes où les blogs sont souvent plus personnels ou divertissants - cette particularité s'explique par le caractère payant des blogs du Monde. Des opinions fortes et charismatiques peuvent même finir par diriger une partie de l'opinion ; on l'a vu lors des dernières élections présidentielles américaines et du référendum sur la constitution européenne en France.

La possibilité d'accueillir sur son blog des régies d'annonces en ligne (comme Adsense) ou des liens commerciaux (Affiliation Amazon) permet au blogueur de générer des revenus. Ainsi, par exemple, un blog qui traite de littérature peut rediriger ses lecteurs vers des librairies en ligne. Des annuaires de blogs fonctionnant éventuellement en tant qu'agrégateur Web personnel sont souvent financés par ces services de marketing.

Une autre façon de générer des revenus est d'écrire des articles et des avis sur divers produits (sites, logiciels, téléphones, etc.), à la demande des entreprises. Les entreprises ne sont pas toujours intéressées pas un avis positif, mais par la génération de trafic vers le site et la diffusion d'un buzz à propos de leur produit. Certains sites offrent un service d'intermédiaire entre les entreprises et les rédacteurs de blogs à cette fin.

Blog est issu de l'aphérèse d'un mot composé né de la contraction de « Web log » ; un log est un fichier d'historique des événements, mais en principe il est écrit par un logiciel et non une personne. La francophonie tente de trouver des équivalences ou des alternatives à cet anglicisme, bien que le franglais soit fréquent sur le Web, notamment parmi ses techniciens, qui rendent souvent compte de la nouveauté par le biais d'anglicismes et de néologisme.

Un blogueur / une blogueuse (en anglais blogger) est l'individu qui a l'habitude de bloguer : il écrit et publie les billets, sans entrer dans la composition de tous les commentaires qui y sont associés. La blogosphère est l'ensemble des blogs. Parfois, par métonymie, on désigne l'ensemble des blogs d'une communauté précise : la blogosphère homosexuelle, la blogosphère des standards Web.

Le vocabulaire intuitif potentiel est vaste et participe du buzz autour du phénomène : blogage, blogable, bloguitude, moblog, blogiciel, audioblog, vidéoblog, photoblog, blogogeoisie ou blogeoisie (terme désignant les blogueurs dont les sites sont très visités), bloguien, carnetier/carnetière, carneter (le verbe), carneticiel, carnetable, carnetage, carnetodépendance, carnetosphère, audiocarnet, vidéocarnet, photocarnet, carnetiquette, blook (blouquin), etc. Ces mots nouveaux rendus nécessaires par l'émergence de nouvelles technologies anglophones contrebalancent l'inertie de la langue française.

La francophonie tergiverse sur la souveraineté (et l'orthographe) du mot blog, bien qu'il soit pour l'instant le plus couramment utilisé dans les faits. L'utilisation de la graphie identique à la forme anglaise blog, tel qu'il figure dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert, évite l'homographie entre un blog et je blogue.

D'autres équivalents sont détaillés dans ce paragraphe. Le processus d'adoption d'un néologisme s'est déjà vu à de nombreuses reprises dans le milieu informatique, par exemple pour les mots hardware et software dont on a tiré les mots équivalents matériel et logiciel et pour lesquels avaient été proposés des équivalents comme quincaille et mentaille.

L'Office québécois de la langue française (OQLF) soutient la forme francisée blogue. Cette lexicalisation permet en effet de créer les dérivations bloguer, blogueur, bloguesque, etc., d'éviter la confusion bloggeur, blogger et semble être adoptée progressivement par toutes les communautés.

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie a choisi le mot bloc-notes, ce qui rend son utilisation obligatoire pour les administrations et services de l'État français. Ce mot entre en conflit avec la traduction des mots notepad et notebook déjà utilisés par ailleurs en informatique. De plus, il n'autorise pas de dérivés évidents comme blogosphère. Cependant, il est sémantiquement équivalent à blog.

Quelques juristes blogueurs ont proposé bloig (mélange des mots "blog" et "loi") comme traduction de l'anglais blawg (formé sur les mots "blog" et "law", ce dernier signifiant "loi"). La sonorité étant changée par le composé de ce nouveau mot, cybercarnet juridique et blogue juridique sont proposés par l'OQLF.

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Salam Daher

Salam Daher, que certains blogs ont surnommé Green Helmet ou Mr Green Helmet, surnom repris ensuite par des médias anglophone et allemand, serait un sauveteur de la défense civile de Tyr au Liban, aperçu plusieurs fois dans les photographies et reportages vidéos retransmis dans le monde au cours du conflit israélo-libanais de 2006 et en particulier lors des bombardements de la ville de Cana par l'aviation israélienne.

Un blog affirme au vu de documents diffusés sur Internet par les médias, que cet homme dirigerait le montage des vidéos, et aurait placé les autres "acteurs" des séquences qui ont été télédiffusées ensuite. Ce blog met également en doute sa qualité de sauveteur, le soupçonnant d'appartenir au Hezbollah, il dénonce ce qu'il qualifie de propagande pro-Hezbollah visant à influencer l'opinion publique internationale contre Israël.

Dans un entretien à l'Associated Press, le principal intéressé contredit la version précédente et précise qu'il est chef d'opération de la Défense civile libanaise à Tyr, métier qu'il occupe depuis l'âge de 19 ans. Il affirme également qu'il n'est affilié à aucun parti et fait simplement son travail.

Kathy Gannon, journaliste au Washington Post, corrobore ce témoignage. Selon elle, de telles photographies peuvent surprendre un Occidental, mais elles ne sont pas inhabituelles au Moyen-Orient, où la douleur et le drame sont souvent présentés de façon conjointe, ce qui peut impliquer l'exposition des corps.

De leur côté, les agences de presse Associated Press, Reuters et Agence France-Presse, dont les photographes ont pris des clichés de "Green helmet", ont démenti vigoureusement que leurs photos de Cana aient pu être des mises en scène.

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The hype machine

The Hype Machine est un site internet qui regroupe les blogs musicaux. Celui-ci a été fondé en 2005 par Anthony Volokin, un étudiant à l'université d'Hunter. On peut écouter la plupart des musiques qui sont d'une excellente qualité mais on ne peut pas les télécharger. Un lecteur s'ouvre en pop-up afin de pouvoir écouter gratuitement en étant sur un site internet quelconque. La recherche peut se faire par noms d'artiste ou de chanson. Entre le 4 et 10 mars 2007 (7 jours), environ 3400 musiques ont été ajoutées.

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Mediapart

Mediapart est un journal d'information numérique créé à l'initiative de François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel. Il se veut indépendant et participatif. Figurent en outre parmi les fondateurs, au nombre total de six, Godefroy Beauvallet, ingénieur et chercheur à l’École nationale des télécommunications de Paris, et Marie-Hélène Smiéjan.

Le titre Mediapart renvoie à la volonté de créer un « média participatif » qui soit aussi un « média à part ».

Le titre initialement projeté, MediaPart, a rencontré l’hostilité de la holding Media Participations, vaste groupe d’édition comprenant entre autres une agence de presse religieuse et une activité éditoriale dans le domaine de la bande dessinée, de la vie pratique et de l’édition religieuse. Une action en justice fut même entamée pour contrefaçon, qui n'a toutefois pas dépassé le stade de la conciliation. Media Participations qui espérait concourir pour le rachat d'Editis a jugé qu'il valait mieux qu'on ne parle pas trop d'elle. Ce qui n'était qu'un nom de code temporaire est devenu, de fait, à ce moment-là, le nom du site. Devant la campagne d’appel à l’opinion publique de MediaPart, Media Participations, en effet, a renoncé à son action judiciaire et accepté la transformation du titre du journal en Mediapart. Un accord est intervenu sur la délimitation des champs d’activité de chacune des entreprises. Certains ont pu voir paradoxalement dans cette affaire une campagne de promotion de ce nouveau projet journalistique.

Mediapart est édité par la Société Editrice de Mediapart (SAS).

Mediapart a reçu pendant sa campagne d’abonnements initiale de nombreux soutiens qui se sont manifestés dans une série de vidéos publiées sur le pré-site (voir entre crochets les interviews de chacun de ces soutiens sur Dailymotion).

De nature diverse, beaucoup viennent de femmes et d’hommes politiques d’horizons variés : Noël Mamère de François Bayrou, Dominique de Villepin ou François Hollande à Arnaud Montebourg, Olivier Duhamel et Catherine Trautmann, de Malek Boutih et Khiari Bariza à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Olivier Besancenot.

Le soutien qui fit le plus de bruit fut celui de Ségolène Royal, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, qui recommanda l’abonnement à tous les adhérents de son association Désirs d’avenir. Le directeur Edwy Plenel fut accusé de créer, sans l’avouer, un quotidien à son service. Ce fut l'objet de débats nombreux à l'intérieur et à l'extérieur de Mediapart. L’un des arguments les plus utilisés fut la collaboration entre Mediapart et l’agence Internet La Netscouade, créée par Benoît Thieulin qui fit partie de l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Le débat a repris avec la phase préparatoire du Congrès de Reims du PS . En effet, de nombreux médias ont vu dans la prise de parole d'Edwy Plenel au cours d' un événement organisé par Ségolène Royal à la Maison de la Chimie le samedi 28 juin 2008 une affiliation du président de Médiapart à la ligne politique de la candidate socialiste. Edwy Plenel a répondu aux critiques ainsi :« Je serai là samedi pour intervenir sur la liberté de la presse, pas pour appeler à voter Ségolène Royal. Je réponds à toutes les invitations pour évoquer ce sujet. Et je répondrai positivement à toutes les autres têtes d'affiche du PS (et des autres partis), si elles me demandaient de venir parler d'indépendance des médias à leurs militants. ». Suite à cette affaire, le Club de Mediapart a longuement polémiqué dans un article signé « Serval » de manière très passionnée concernant le bien-fondé de la candidature « Royal » à l’élection présidentielle de 2007. "Serval" à depuis résilié son abonnement, ne souhaitant pas, selon ses propres termes "être cantonné au rôle de caution "indépendante" vu qu'il existe, au sein du Club, une zone de non-droits d'expression dès que l'on porte un regard critique sur Ségolène Royal".

A côté des politiques, on relève des hommes de médias comme Michel Field, des syndicalistes comme Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la CGT-FO, ou Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) ; mais aussi des avocats (Jean-Pierre Mignard, William Bourdon), des historiens (Jean-Pierre Azéma, Gérard Noiriel, André Burguière, Benjamin Stora, Patrick Weil), des chercheurs comme le spécialiste des sciences de l’éducation Philippe Meirieu ou le mathématicien Michel Broué, des femmes et hommes de lettres (Jorge Semprun, Stéphane Hessel, Marie Darrieussecq, Thomas Gunzig, Jean-Marc Roberts, Patrick Rotman, ...), des artistes de cinéma (Cédric Klapisch) ou de la mode (Muriel Mesguich), des militants associatifs, des étudiants...

La communication de Mediapart est assurée par Yolande Laloum-Davidas (Agence Comedit).

Mediapart se donne pour mission de donner à ses lecteurs une « information de référence » qu’il définit par quatre mots : « la qualité, l’indépendance, la pertinence, l’exclusivité ».

Il met au premier rang l’enquête, avec ses découvertes, ses surprises, ses révélations inédites. Proposer « le meilleur de l’info » est affiché comme le souci premier. Mediapart veut devenir ainsi le lieu d’une documentation de référence, en lien permanent avec « le meilleur du Web », mais aussi le lieu d’un débat de référence, organisé et modéré.

Mediapart ambitionne d’être un média participatif de qualité, de rassembler un public de lecteurs contributeurs Il ambitionne notamment de s’adresser à un lectorat jeune : « seul le Web est lu par la génération des 20 à 30 ans ».

Mediapart « cherche à inventer une réponse aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui minent l'information en France, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté ».

La direction de Mediapart considère qu’un journal numérique est un journal au même titre qu’un journal sur support papier. Elle a déposé une demande à la Commission paritaire (direction des médias, premier ministre) pour que Mediapart soit reconnu comme entreprise de presse. Elle ne l'a pas obtenu et a introduit un recours gracieux dans la perspective d’un éventuel appel devant le Conseil d'Etat.

Mediapart a rassemblé un capital de presque 3 millions d’euros pour son lancement le 16 mars 2008, avec une augmentation de 700 000 euros assurée pour le second trimestre 2008.

Sur ces 3 millions, 1,325 million a été fourni par les apports personnels des fondateurs (550 000 investis par Edwy Plenel et le même montant par Marie-Hélène Smiejan, 100 000 euros par Laurent Mauduit, 80 000 euros par François Bonnet, 40 000 euros par Gérard Desportes).

Le complément provient d’une Société des Amis de Mediapart, présidée par le mathématicien Michel Broué, réunissant 46 membres fondateurs (dont Xavier Niel, cofondateur d’Iliad-Free, actionnaire pour 100 000 euros, Maurice Lévy, PDG de Publicis, pour 5 000 euros, François Vitrani, directeur général de la Maison de l’Amérique latine, pour 5 000 euros également). La SAM représente un montant total de 504 000 euros, auxquels s’adjoint 1 million d’euros à parts égales entre les investisseurs Écofinance (Jean-Louis Bouchard) et Doxa Jean (Thierry Wilhelm).

Le journal a choisi une parution sans publicité. L’accès à la page d’accueil est gratuit mais la lecture du journal lui-même n’est possible que par abonnement payant (tarifs au 1. 07. 2008 : 9 € par mois, 5 € pour les étudiants et chômeurs, 15 € pour un abonnement de soutien ; abonnements annuels à 90, 50 et 150 €).L’adhésion payante est conçue comme le seul moyen de garantir au lecteur qualité éditoriale et indépendance véritable.

Ce choix économique résulte, selon les fondateurs de Mediapart, des difficultés que connaît la presse française : « seul le Web permet de lancer aujourd’hui en France un quotidien indépendant d’information généraliste. Tous les autres supports nécessitent des investissements initiaux très lourds, donc dépendants de puissances financières, soit directement en tant qu’actionnaires, soit indirectement en tant qu’annonceurs publicitaires. » Cette défense d'une presse payante doit affronter le mode de fonctionnement traditionnellement gratuit sur l'Internet, d'aucuns voyant déjà « Mediapart : mort-né ».

L’objectif affiché est enfin de rassembler environ 65 000 abonnés au bout de la troisième année, ce qui permet d’évaluer à environ 4 millions d’euros les besoins de financement du journal sur la période. Le directeur éditorial, François Bonnet, a déclaré le 17 juin 2008 que le site avait 8 000 abonnés.

Mediapart dans la pratique se présente avec deux entrées principales : Le Journal tenu par les journalistes professionnels de la rédaction et Le Club animé par les internautes abonnés. Le pari de Mediapart est donc de faire cohabiter les articles de la rédaction du journal et les contributions des lecteurs (dans les éditions participatives, dans les blogs personnels : "ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l'animer par leurs contributions, de l'organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels"), la modération se faisant selon un principe de responsabilité individuelle et collective. Par delà l'indépendance éditoriale et économique, l'articulation bi-céphale entre Club et Journal serait, dans l'architecture même du site, la condition sine qua non pour faire de Médiapart « le journal de ses lecteurs ». La charte de participation à Mediapart expose les motifs et règles déontologiques en vigueur .

Les contenus du journal sont actualisés trois fois par jour (9h/13h/19h). Chaque "Une" du journal (page d'accueil, page International, page France, page Economie, page Culture et idées) se présente en deux volets : la "Une" de la rédaction de Mediapart et la "Une" du Club, sélection d'articles des éditions ou de billets des blogs opérée par Mediapart. Le Club possède sa propre entrée, dont les articles mis en avant sont également choisis par la rédaction de Mediapart.

Mediapart s’est rapidement imposé par ses enquêtes fondées sur des documents (parfois non rendus publics mais vérifiés). Ce fut le cas dès le début avec les dépenses du cabinet de la ministre de la justice Rachida Dati (« Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati »), mais aussi avec la publication du réquisitoire du Parquet dans l’affaire Kerviel.

Un article, fondé sur une étude interne à la CGT (« Présence, audience de la CGT, un état des lieux »), a permis de mieux comprendre les débats qui traversent la centrale syndicale et d’approcher plus précisément ses effectifs réels. Une étude qualitative interne à GDF, portant sur le moral des cadres de l’entreprise pendant la période de la fusion avec Suez, a été remarquée.

Les articles sur l’affaire EADS et les enquêtes des marchés financiers, sur les revenus des responsables des groupes du CAC 40, sur le « LBO, l'incroyable jackpot du monde fou de la finance », sur la volonté d’Areva d’acheter le parc nucléaire britannique, ont provoqué des remous dans les milieux enquêtés et parfois ont amené les responsables d’entreprise ou leurs chargés de communication à rompre avec leur refus initial de répondre aux questions du journal.

En revanche, un article très lu comme « Des juges contournent la loi pour utiliser des tests ADN "ethniques" », n’a trouvé qu’un écho étonnamment très limité dans le reste de la presse.

La rédaction de Médiapart prétend ainsi s'appuyer sur des articles d'investigation et d'analyse plus fouillés que ceux produits par la presse traditionnelle. Ce qui pose la question de la relation qu'entretiennent les autres journaux avec un nouveau-venu dans le paysage médiatique français : il semblerait en effet, selon l'article du 25 juin 2008 signé par la rédaction de Médiapart « Mediapart, le mur du silence et le marché aux voleurs », que de nombreux confrères (l'AFP serait particulièrement visée) ont emprunté plusieurs informations exclusives sans respecter les règles d'usage dans ce cas.

Le Club et ses blogs se substituent de fait aux pages « Débats », « Idées », « Points de vue » (etc.) de la presse papier, tandis que les commentaires des articles et billets remplacent les « courriers des lecteurs ».

Les blogs, au nombre de 400, jouent parfois un rôle de premier plan dans l’information. Par exemple, le blog « Histoire et politiques scolaires » de l’historien Claude Lelièvre assure une veille constante sur les questions de l’éducation. Les blogs d’autres historiens, politologues, économistes, à la renommée établie, sont également pourvoyeurs d’articles choisis par la rédaction pour figurer à la Une générale ou à la Une de chacune des quatre rubriques de base de Mediapart : Benjamin Stora, Paul Alliès, Bastien François...

Certains blogs de journalistes sont bien suivis. Le blog de Vincent Truffy, de concert avec celui de « Christel », une cadre en entreprise au blog très vivant qui avait eu l’initiative, a abrité une série en neuf épisodes qui a suscité de nombreux commentaires. Autres blogs qui méritent le détour : Antoine Perraud (blog essentiellement culturel), Lamia Oualalou (sur le Brésil), Chloé Andries (sur la Belgique), Jean-Michel Helvig (ancien rédacteur en chef de Libération)...

Ce ne sont pas seulement les journalistes qui rendent compte de l’étranger : voir, par exemple, le blog de Yolaine Maillet (sur l’Irlande), le blog de Jean-Louis Legalery qui jette souvent un regard sur le monde à partir de la presse anglaise ou américaine.

Des blogs d’orientations politiques diverses se sont fait connaître, comme celui d’Ivan villa (Les Verts), de Philippe Corcuff (NPA), René Lorient (PS), Marie-Anne Kraft (Modem)… Mais on trouve aussi des blogs à orientation philosophique ou politico-philosophique (Mathieu Potte-Bonneville, Thierry Ternisien, Jean-Paul Yves Le Goff), littéraire (Stéphane Vallet, Dominique Conil), artistiques (Dominique Wittorski), ou des blogs de dessinateurs (Julien Revenu, Labul). Des blogs de professeurs des écoles (Sébastien Rome), de lycéens (Jonathan Dulché) ou d’étudiants (Gwénaël Glâtre) attirent parfois beaucoup de lecteurs.

Dans le Club, des « éditions participatives», c’est-à-dire de véritables espaces thématiques, trouvent leur place. Parmi les plus vivantes : « Usages et mésusages de l'histoire » sous la responsabilité de Nicolas Offenstadt, « À l'heure suisse, La Suisse, si proche, si étrange... », sous celle de Samuel Dixneuf et PaperRoll, le lieu de la critique constructive des médias , sous celle de Florent Pommier. Le but de ces éditions est de créer un contenu participatif, les éditions participent pleinement à Mediapart. À ce titre, elle doivent, comme chaque contenu posté sur ce site, respecter la charte éditoriale.

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Bliki

Un Bliki (également connu sous le nom de WikiLog, WikiWeblog, Wikiblog) est un blog avec un support wiki. Ceci signifie que lorsqu'un billet est posté sur le blog, il peut être édité par n'importe qui, ou, dans certains cas précis, un certain groupe d'utilisateurs autorisés.

Cette combinaison des deux concepts d'Internet a été conçue en vue de rendre les blogs plus interactifs. Un autre effet possible (particulièrement pour les nouveaux blogs) est l'amélioration de la qualité et l'exactitude des articles postés en donnant à tout le monde la possibilité de les éditer. Cependant, les trolls peuvent devenir un problème dans de tels systèmes.

Beaucoup de moteurs de wiki sont capables de fournir un flux RSS, de sorte que les utilisateurs peuvent s'inscrire pour recevoir des avis sur les mises à jour et les changements.

En raison de la popularité croissante des blogs et des wikis, et de leur commercialisation qui en est la conséquence, beaucoup d'ambiguïté quant à la distinction entre les deux a été créée. Des logiciels lancés sur le marché comme étant destinés à la création de wikis, sont de simples blogs co-écrits. Certains ne sont rien d'autre que des éditeurs de texte. La différence principale est qu'un vrai wiki est hautement collaboratif. N'importe qui peut modifier le document à n'importe quel moment, que ce soit pour insérer une virgule, saisir une phrase, ou ajouter une page. Les blogs tendent à fonctionner davantage comme des monologues ou des déclarations de l'auteur sur lequel les lecteurs peuvent ajouter leurs propres commentaires sans capacité de changer le texte originel.

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Source : Wikipedia