Bill Withers

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Posté par seb 09/03/2009 @ 12:08

Tags : bill withers, rhythm and blues, musique, culture

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Bill Withers

Bill Withers (né le 4 juillet 1938 à Slab Fork en Virginie-Occidentale) est un auteur-compositeur-interprète américain qui fut actif de la fin des années 1960 au milieu des années 1980. C'est un des plus célèbres représentants de musique soul et l'un des plus repris.

Bill Withers perd son père à l'âge de 13 ans. À 17 ans, il s'engage dans l'United States Navy, y passe neuf ans, puis s'installe à Los Angeles en 1967. Il y travaille le jour dans une usine Ford et joue la nuit dans des jook joints . Quand il fit ses débuts dans le monde de la musique avec Ain't No Sunshine il garda son travail chez Ford convaincu que le show business était imprévisible et qu'il n'était qu'un novice comparé à d'autres artistes noirs tels que The Temptations ou Sammy Davis Jr.

Bill Withers enregistra 9 albums entre 1971 et 1985. Son premier succès fut avec le label Sussex Records en 1971 avec son hit Ain't No Sunshine, sur l'album Just As I Am. Son second album Still Bill fut également un succès commercial. Il contient le hit single "Lean on Me". Son album live Bill Withers, Live at Carnegie Hall, encensé par les critiques, date de 1972. On peut citer parmi ses titres les plus populaires Use Me, Lovely Day, Just the Two of Us, qu'il interpréta avec le saxophoniste de jazz Grover Washington, Jr..

Le 9 juin, 2005, Withers fut introduit dans le Songwriters Hall of Fame avec David Porter, Isaac Hayes, Steve Cropper, Robert B. Sherman, Richard M. Sherman et John Fogerty.

Ses chansons ont été très souvent reprises par de nombreux chanteurs et rappeurs, et dans une pléthore de publicités et de films.

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Clarence Avant

Clarence Avant surnommé The Godfather (Le Parrain), est né en 1931 à Greensboro, en Caroline du Nord, aux États-Unis. producteur américain, Président fondateur de Interior Music et Avant Garde, sociétés d’édition musicale signées chez Universal, ex-Président du label Motown, et une des personnalités afro-américaines les plus influentes dans le milieu des affaires et de la politique aux États-Unis.

Clarence Avant est reconnu pour son sens des affaires et son habileté à les conclure. Depuis 40 ans, il se consacre pleinement à créer des opportunités pour les Afro-Américains dans l'industrie du disque et dans la politique.

Des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, il touche tout le monde dans l'industrie de la Musique. Des artistes de Rap aux jeunes entrepreneurs comme Russell Simmons, Kanye West, P. Diddy, Johnny Gill, Queen Latifah. Il a aussi guidé Barbara Streisand, Oprah Winfrey ou encore Robert L. Johnson (fondateur de Black Entertainment Television).

Il est marié à Jacqueline avec laquelle il a eu deux enfants Nicole et Alex.

Originaire de Greensboro en Caroline du Nord, la success-story de cet autodidacte parti de rien commence au début des années 1960, où il gère avec brio les carrières de plusieurs artistes dans l'industrie de la musique. Parmi eux, l'artiste de blues Little Willie John, l'organiste de jazz Jimmy Smith, le compositeur Lalo Schifrin, le producteur de jazz Creed Taylor et le pionnier du rock 'n' roll Tom Wilson. A la même période, Clarence Avant initie des projets ambitieux et périlleux mais qui vont s’avérer très vite fructueux comme lorsqu’il réussit à organiser la première joint-venture entre un artiste Afro-Américain et un major du disque, la MGM.

En 1971, Clarence Avant ancre sa présence dans l'industrie de la Musique en créant sa propre maison de disques, Sussex Records et en signant des artistes tels que Bill Withers, Dennis Coffey, The Gallery, The Presidents et Wadsworth Mansion. Il se lance également dans les médias, d’une part, en rachetant la KAGB-FM, la première station de radio métropolitaine afro-américaine à Los Angeles et une des premières aux États-Unis, d’autre part, dans la production audiovisuelle en produisant avec succès la première et unique émission de variétés de Muhammad Ali. Il sera également le manager de Bill Cosby et du « Cosby Show » par la suite. Deux ans plus tard, il réunit des fonds et produit le film-documentaire, « Save the Children » pour la Push Foundation. Des artistes de renom tels que Sammy Davis Jr, Roberta Flack, les Jackson Five, Isaac Hayes, Quincy Jones, The Temptations, Nancy Wilson, Smokey Robinson, Bill Withers et beaucoup d’autres feront partie du casting de ce documentaire. Clarence Avant porte le projet du film « La Couleur Pourpre » (il y joue même le rôle d'un musicien Africain), en collaboration avec Steven Spielberg et son ami de toujours Quincy Jones, réalisé en 1986 avec dans les rôles principaux Danny Glover, Whoopi Goldberg et dans une moindre mesure Oprah Winfrey.

Au début des années 1980, il crée Tabu Records, une entreprise à succès représentant des artistes légendaires comme S.O.S. Bande, Alexandre O'Neal, Cherrelle. Les prouesses de Clarence Avant sont de nouveau remarquées quand il joue un rôle central dans la montée fulgurante de Jimmy Jam et Terry Lewis, deux producteurs récompensés aux Grammy Awards. Il a également aidé Antonio "LA" Reid and Kenneth "Babyface" Edmonds dans la création de leur label LaFace Records. Il produira le Bad World Tour, première tournée solo mondiale de Michael Jackson qui commença à Tokyo le 12 septembre 1987. Au total 123 concerts sont organisés dans le monde entier, le dernier ayant lieu à Los Angeles le 24 janvier 1989. Le Bad World Tour a réuni 4,4 millions de personnes et a généré 125 millions de dollars.

En 1993, Clarence Avant a été nommé Président de Motown Records pour mener à bien l’intégration de cette Maison mythique au sein du groupe Universal. Quatre ans plus tard, il devient le premier Afro-Américain à siéger au Conseil d’Administration International de Polygram.

Depuis 2004, Clarence Avant préside ses propres sociétés d’éditions : Interior Music Corp et Avant Garde signées chez Universal Music Group.

Aujourd’hui, Clarence Avant est une référence incontournable de l’industrie de la musique aux États-Unis, après avoir managé avec succès les carrières de Miles Davis, Stevie Wonder, Lionel Richie, les Boys II Men, et guidé les pas de Sean P. Diddy Combs ou encore Barbara Streisand à qui il prodigue de précieux conseils : tous ceux qui comptent dans la musique, les affaires et la politique ont frappé un jour à la porte de celui que l’on surnomme « The Godfather » (Le Parrain).

Très influent au sein du Parti Démocrate, il est un important collecteur de fonds et un conseiller pour les leaders des Démocrates tels que le Président Bill Clinton et le Vice-président Al Gore, les sénateurs et anciens candidats aux présidentiels John Kerry et John Edwards, l’ancien Gouverneur de Californie Gray Davis et le défunt Maire Tom Bradley. <b Il a ainsi été un des artisans de l’entrée à la Maison Blanche des Présidents Jimmy Carter et Bill Clinton, avec qui il restera ami. Il aide Andrew Young, premier Afro-Américain à assumer le poste d’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, pendant toute sa carrière politique. Andrew Young lui confiera plusieurs missions diplomatiques notamment en Afrique et dans les Caraïbes. Clarence Avant s’impliquera également dans l’élection du même Andrew Young à la mairie d’Atlanta. Il apportera le même soutien au Révérend Jesse Jackson.

Clarence Avant a clairement compris la relation causale entre la politique et les affaires. Il a permis que les Afro-Américains entrent dans l’ordre du jour des agendas politiques locaux et nationaux. P. Diddy le dit clairement: « il m'a appris l’importance d’être politiquement actif ». Comme dans l'industrie de la musique, Clarence Avant est devenu la source de conseils pour tous ceux qui cherchent à s’engager dans la politique C’est vrai pour Andrew Young, Jesse Jackson mais également pour Barack Obama qui avait consulté « The Godfather » 6 mois avant l’annonce officielle de sa candidature aux Présidentielles 2008.

Lors de la campagne présidentielle américaine de 2008, il restera fidèle à ses convictions et en amitié en soutenant Hillary Clinton tout en apportant un soutien financier à Barack Obama. Sa fille, Nicole Avant, quant à elle, convoitée par le camp Clinton qui lui a même promis un poste d’ambassadeur, choisira Obama auprès de qui elle joue un rôle stratégique, notamment dans la collecte de fonds.

Clarence Avant fréquente les présidents, les gouverneurs, les sénateurs et les membres de la Chambre du Congrès américain. De la Maison Blanche aux Chambres du Congrès des Etats américains et des Hôtels de Villes, ses conseils sont recherchés et sa sagesse convoitée.

Elevé au rang de patriarche et de mentor par ses pairs dans le milieu des affaires, Clarence Avant a été honoré publiquement pour son engagement. Il a reçu de nombreuses distinctions et récompenses au rang des quelles American Achievement Award, Thurgood Marshall Lifetime Achievement Award, Heroes Award du Los Angeles chapter of the Recording Academy ; The Operation P.U.S.H. Award, une récompense de la Neil Bogart Memorial Fund ; le prestigieux Trustees Award décerné en 2008 par l’Académie des GRAMMY Awards. La prestigieuse université de Morehouse College qui a eu des élèves célèbres comme Martin Luther King, Spike Lee, Samuel L. Jackson ou Edwin Moses, l’a récemment élevé au grade de docteur honoraire. Le Billboard, magazine de référence des professionnels de la musique, lui consacrera même la couverture et l’édition du 11 février 2006 à l’occasion de son 75ème anniversaire et de ses 40 ans de carrière.

Homme d'engagement, il est également membre de la NAACP Legal Defense Fund, une des plus influentes associations américaines luttant contre le racisme et les discriminations dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. De 1999 à 2007, il siège au Conseil Consultatif de Pepsi Cola.

Le succès de Clarence Avant a été construit par la combinaison d'une éthique de travail irréprochable, une approche non conventionnelle des affaires, et de son ingéniosité. Comme l’a remarqué le magazine afro-américain Black Enterprise : « Il est souvent habillé en pulls et en baskets quand il se rend à ses rendez-vous d’affaires et il utilise un langage familier, Clarence Avant a développé des stratégies, un culot et des contacts qui lui ont permis de devenir l’Afro-Américain le plus influent dans l’Entertainment ». Et à Quincy Jones, son protégé et ami, d’ajouter : « Il a toujours été là pour tout le monde! S’il s’était aidé autant qu’il a aidé tout le monde dans son parcours, il serait milliardaire aujourd’hui! ».

Clarence Avant s’associera avec des groupes d'investisseurs et établira des partenariats d'affaires aux USA et à l'étranger, en Afrique du Sud notamment. Au début des années 1990, il réunit des investisseurs Afro-Américains, parmi lesquels Shaquille O'Neal, pour se lancer dans un projet de 20 millions de dollars en Afrique du Sud. Ils créent en 1994 la New Age Beverages, qui s’associera quelques années plus tard avec PepsiCo pour construire une usine d'embouteillage.

« The Godfather » continue aujourd’hui à conseiller des jeunes artistes sur leurs rôles et responsabilités en tant que modèles pour la jeune génération.

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Rhythm and blues

Le rhythm and blues (ou R'n'B, à ne pas confondre avec le R'n'B contemporain, courant plus moderne, qui s'axe autour du hip hop et de la musique populaire) est un genre musical combinant des influences de gospel et de blues.

Le terme fut introduit en 1949 par Jerry Wexler, alors journaliste au magazine professionnel Billboard, qui devint un peu plus tard l'un des producteurs les plus réputé de son époque au sein de la firme Atlantic Records. Ce terme, qui se prête davantage au marketing musical, remplace peu à peu l'expression race music (« musique raciale »), trop péjorative.

Plutôt que d'identifier un genre musical bien précis, le terme rhythm and blues a été petit à petit utilisé pour décrire tout type de musique contemporaine populaire parmi la population afro-américaine. Bien que réutilisé depuis la fin des années 1990 en Europe (et notamment en France), le terme R&B a toujours été employé aux États-Unis (des années 1950 à aujourd'hui).

À ses débuts, le rhythm and blues désigne, comme son nom l'indique, une forme de blues rythmée, jouée principalement par des musiciens noirs. Né au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce style est fortement influencé par les orchestres de jazz noirs de l'ère du swing, le rythme boogie-woogie, les structures harmoniques du blues, et surtout le gospel. Il se distingue du blues par ses thèmes plus gais, un tempo plus rapide, et l'accent mis sur la batterie et les cuivres. Le saxophone est alors l'instrument roi de ce genre musical, qui est aussi marqué par les chanteurs à la voix puissante : les blues shouters. Également appelé jump music, le rhythm and blues préfigure le rock 'n' roll, dont il contient déjà tous les éléments.

À la fin des années 1950, le terme désigne surtout les musiciens de rock 'n' roll noirs (parfois aussi qualifiés de black rock), et les groupes de doo-wop.

Le terme de rhythm and blues passe de mode dans les années 1960 parmi son public original afro-américain, pour être remplacé par la musique soul, la Motown et James Brown ; mais le genre sera une des influences majeures de nombreux jeunes musiciens britanniques qui formeront les groupes qui renouvelleront le rock, des Rolling Stones aux Who.

Le rhythm and blues, notamment dans sa version de La Nouvelle-Orléans, est aussi une influence majeure en Jamaïque où les musiciens locaux (qui l'appèlent shuffle) en font la base de ce qui deviendra le ska.

Le rhythm and blues est à nouveau adopté par un public britannique dans les années 1970 avec la scène pub rock.

Toujours utilisé aux États-Unis depuis, et synonyme de black music (qu'elle soit soul, funk, disco ou urban au cours des années 1970 et 1980), le terme R'n'B est réapparu en France au milieu des années 1990, cette fois désignant la nouvelle musique populaire noire américaine fortement influencé par le hip-hop. Cette nouvelle musique R'n'B/hip-hop n'a parfois qu'un rapport très lointain avec le rhythm and blues original, mis à part pour certains artistes pour qui elle est une même manière de chanter issue du gospel.

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Quiet Storm

Le Quiet Storm est un genre de ballades soul qui évoque généralement une atmosphère nocturne, suave et sexy, apparu au milieu des années 1970. On doit la paternité de ce genre musical au chanteur-auteur-compositeur américain Smokey Robinson, qui a sorti en 1975 un morceau intitulé A Quiet Storm, extrait de son album du même nom. Celui-ci a donné son nom à une émission de radio (The Quiet Storm) diffusée la nuit sur une radio de Washington, WHUR, diffusant des morceaux du genre, puis logiquement au style musical lui-même. En s'occupant de la programmation de l'émission, Melvin Lindsey a défini le format Quiet Storm.

Cette émission, qui emprunta comme thème le morceau A Quiet Storm, fut un véritable succès, à tel point que quand les auditeurs entendaient la voix de Smokey Robinson jaillir de leurs enceintes, cela était perçu comme un soulagement bienvenu après toute une journée de travail. The Quiet Storm, c'était 4 heures de musique soul mélodique qui dégageaient une atmosphère intime et détendue, taillée sur-mesure pour une écoute de nuit, ce qui fut la raison de son succès fulgurant auprès d'un public adulte. Le format a été un succès immédiat, devenant si populaire qu'en quelques années, presque chaque radio aux États-Unis ciblant des auditeurs noirs et urbains, s'est dotée d'un programme similaire.

Melvin Lindsey mourut en 1992 du Sida, mais le format Quiet Storm dont il est à l'origine, reste, plus de 30 ans après son invention, un incontournable de la programmation radio. Le terme Quiet Storm s'applique plus généralement aux ballades lentes (slow jams) de soul et de R&B mais aussi au genre de smooth jazz que Lindsey diffusait sur WHUR. Englobant une multitude de genres musicaux afro-américains, le Quiet Storm se distingue par des rythmes et des tempos relaxants et sensuels. Cela peut être une musique qui détend et propice aux songes ou qui exprime des sentiments amoureux.

On peut dire que le Quiet Storm est l'équivalent noir des formats blancs Soft rock et Adult contemporary, toujours est-il que le Quiet Storm est inévitablement et profondément encré dans le R&B, et même souvent avec des extensions jazz. Le genre émane une sophistication raffinée et des émotions tout en finesse.

Le créneau Quiet Storm a été à l'origine du succès d'artistes comme Luther Vandross ou Anita Baker et a fait connaître le groupe britannique Sade et sa chanteuse au public américain. Parmi les enregistrements Quiet Storm considérés comme des classiques du genre, on peut citer Golden Time of The Day de Frankie Beverly et Maze, Let's Get It On de Marvin Gaye, les orchestrations de la Soul de Philadelphie, les disques de Al Green, Bill Withers et Barry White mais aussi des travaux d'artistes jazz comme les albums du guitariste Wes Montgomery sur CTI Records ou ceux du saxophoniste jazz-funk Grover Washington, Jr. Dans les années 1980, le Quiet Storm était aussi la facette ballades de nombreux groupes de funk tels que Cameo, Gap Band ou Atlantic Starr (une compilation au nom assez antinomique, Funk Ballads, était d'ailleurs parue, regroupant ces morceaux hors contexte).

Cependant, le Quiet Storm était plus populaire du temps où il séduisait la niche des baby boomers, c'est-à-dire du milieu des années 1970 au début des années 1990. En effet, à partir des années 1990, le R&B a pris un tournant plus musclé et fortement impreigné de hip-hop, avec l'apparition du New Jack Swing, s'adressant avant tout à la classe populaire noire. Aujourd'hui, même si le terme n'est plus vraiment usité, le genre survit à travers toute la génération de chanteurs de R'n'B masculin spécialisés dans les ballades, que l'on surnomme parfois lovers, à l'instar de Brian McKnight, Babyface, Keith Sweat, Joe ou Gerald Levert. Plus généralement, les ballades d'un grand nombre d'artistes de R'n'B actuel sont dans la continuité du Quiet Storm. Le Quiet Storm perdure aussi dans son côté instrumental chez de nombreux artistes de smooth jazz.

Depuis peu de temps, le chanteur R'n'B Keith Sweat, considéré comme l'un des plus fidèles héritiers de la génération de chanteurs Quiet Storm, anime aux États-Unis une émission consacrée au genre, intitulée The Keith Sweat Hotel.

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Amos Lee

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Amos Lee est un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain originaire de Philadelphie, en Pennsylvanie. Bien que principalement folk, son style est également marqué par la soul, le blues, le jazz et la country. Il a à son actif deux albums sur le mythique label de jazz Blue Note, Amos Lee, paru en 2005, suivi par Supply and Demand l'année suivante. Il s'est produit en tournée aux côtés de musiciens comme Bob Dylan, Elvis Costello, Norah Jones, Paul Simon ou Merle Haggard. Ses influences musicales comprennent notamment Stevie Wonder, John Prine, Bill Withers et James Taylor.

Né en 1978, Amos Lee a grandi à Philadelphie, en Pennsylvanie puis à Cherry Hill, dans le New Jersey, où il a été diplomé de la Cherry Hill High School East. Il a ensuite fait les bancs de l'Université de Caroline du Sud en 1995, où il a obtenu un diplome d'anglais. Pendant qu'il était à l'université, son beau-père lui a offert une guitare acoustique. Lee a par la suite trouvé du travail dans un magasin de disques spécialisé dans le jazz, où il s'est découvert une affinité pour la musique de Thelonious Monk et Miles Davis. Après ses études, il est retourné à Philadelphie pour enseigner à l'école élementaire pendant deux ans, mais a pris plus tard la décision d'arrêter l'enseignement pour se lancer dans une carrière musicale. Lee sort alors un premier EP auto-produit contenant cinq chansons en 2003, et est signé par le label de jazz Blue Note peu de temps après. L'EP s'est bien vendu à Philadelphia, attirant l'attention de la chanteuse Norah Jones. Cette dernière l'invite à faire sa première partie lors de sa tournée de 2004. Lee participe également à des concerts aux côtés de Bob Dylan, Van Morrison, Paul Simon ou John Prine.

Son premier album, éponyme, paru le 1er mars 2005, est produit par Lee Alexander, le bassiste et compositeur de Norah Jones. Cette dernière contribue également à cet album, en jouant du piano et en chantant des choeurs sur de nombreux titres. L'album rencontre un fort succès commercial et le magazine américain Rolling Stone cite Amos Lee parmi les "10 artistes à surveiller" en 2005. Pour promouvoir son album, Lee se produit lors d'émissions télévisées populaires telles que The Late Show with David Letterman, The Tonight Show, Total Request Live ou encore Austin City Limits. En mars et avril 2005, il fait les premières parties de Merle Haggard et Bob Dylan. Sa chanson "Colors" est utilisée dans des épisodes de Dr House, Grey's Anatomy et Brothers & Sisters ainsi que dans le film de 2005 Et si c'était vrai.... Nombre de ses chansons peuvent être également entendues dans des séries comme Six Degrees ou Studio 60 on the Sunset Strip.

Le second album d'Amos Lee, Supply and Demand, sort le 3 octobre 2006. Cet album est produit par le bassiste de Natalie Merchant, Barrie Maguire et s'est classé 76ème du Billboard 200. La chanteuse de jazz Lizz Wright a contribué aux choeurs de la chanson "Freedom".

Son troisième album studio, Last Days at the Lodge, paraît le 24 juin 2008. On y trouve notamment la participation du célèbre producteur/arrangeur de soul, Larry Gold.

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Grover Washington, Jr.

Grover Washington, Jr. était un saxophoniste américain de jazz funk né le 12 décembre 1943 (Buffalo, New York) et décédé le 17 décembre 1999 (New York City, New York). Il a mené une carrière particulièrement prolifique, avec parfois deux, voire trois parutions d'albums la même année ; au même titre que David Sanborn, George Benson, Bob James, Herb Alpert, Chuck Mangione ou Spyro Gyra, il est considéré comme l'un des pères fondateurs du smooth jazz. Même s'il fut un musicien renommé, il fut critiqué non pas directement pour sa musique, mais pour l'influence considérable qu'elle a eue sur des musiciens considérés par ces mêmes personnes comme indésirables, à l'instar de Kenny G. Ses albums "Mister Magic" et "Winelight" sont des classiques incontournables, que l'on cite très fréquemment comme références lorsqu'on parle de smooth jazz. Pour ce dernier, il a obtenu deux Grammy Awards : "meilleure chanson de R&B" pour "Just The Two Of Us" et "meilleur album de Jazz Fusion" pour "Winelight". Mais le grand public se remémore surtout sa prestation aux côtés du chanteur folk-soul Bill Withers sur le très célèbre "Just The Two of Us", qui a toujours autant de succès sur les radios. C'est à lui que l'on doit aussi la musique originale de la série Cosby Show. Il avait enregistré en 1999 un album de musique classique "Aria", année de sa mort, due à une crise cardiaque. Il avait alors 56 ans. L'album est paru l'année suivante.

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Source : Wikipedia