Bill Clinton

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Posté par woody 23/04/2009 @ 22:14

Tags : bill clinton, politique américaine, etats-unis, amérique, international

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Bill Clinton

Bill Clinton en 1950

William Jefferson "Bill" Clinton, né William Jefferson Blythe III le 19 août 1946, est le quarante-deuxième président des États-Unis d'Amérique. Il a été élu pour deux mandats de 1993 à 2001.

Symbole des Nouveaux démocrates, ouvert à la déréglementation dans les secteurs de l'agriculture et des télécommunications, son mandat est marqué par la plus longue période d'expansion économique en temps de paix de l'histoire moderne américaine, par la ratification de l'ALENA (Accord de libre échange nord-américain), par l'intervention de l'armée américaine en Haïti, par les accords d'Oslo, par l'intervention des troupes de l'OTAN dans la guerre du Kosovo, par le premier attentat contre le World Trade Center à New York (1993) et par les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Il est aussi marqué par un certain nombre d'affaires comme le Scandale Whitewater et celui de l'affaire Lewinsky, qui lui vaut d'être l'objet devant le Congrès d'une procédure d'impeachment qui n'aboutit pas.

Sa présidence s'est déroulée avec un Congrès dominé par les Républicains à partir de janvier 1995.

Clinton naît le 19 août 1946 à Hope, dans l'Arkansas. Il s’appelle initialement William Jefferson Blythe III, le même nom que son père, un voyageur de commerce tué dans un accident de voiture trois mois avant sa naissance. Sa mère se remarie avec Roger Clinton et William adoptera ce nom à l’âge de 15 ans. Il grandit dans un milieu difficile puisque son beau-père est joueur, buveur et bat sa femme.

Bill Clinton est un bon élève et un bon joueur de saxophone. Il pense même devenir musicien professionnel. Alors qu’il est au lycée, il fait partie d'une délégation d’élèves sélectionnés pour leur mérite et invitée à la Maison Blanche. Il y rencontre le président John Fitzgerald Kennedy et on dit que cet événement est le catalyseur de son envie d’entrer en politique. Pendant sa jeunesse, il était brièvement membre de DeMolay, qui est une organisation de jeunesse maçonnique .

Bien qu’originaire d’une famille pauvre, il réussit à obtenir son diplôme de politique internationale à l'université de Georgetown. Il reçoit une bourse Rhodes qui lui permet d’aller étudier à l’université d'Oxford au Royaume-Uni pendant deux ans, et revient à l'université Yale pour y faire ses études de droit. C’est là qu’il rencontre Hillary Rodham avec qui il se marie en 1975 ; ils auront une fille Chelsea Clinton, née en 1980.

Clinton commence par être professeur de droit à l’université d'Arkansas et tente, sans succès, d’être élu à la Chambre des représentants.

Il est élu procureur général de l'Arkansas en 1976 puis gouverneur de l'Arkansas en 1978. À 32 ans, il est alors le plus jeune gouverneur d’un État. Son premier mandat n’est pas facile, car il fait adopter une loi impopulaire créant une vignette sur les automobiles et doit gérer la crise causée par la fuite de prisonniers cubains, immigrés illégaux détenus dans une prison de l’État. Sa femme décide aussi de conserver son nom de jeune fille dans un État plutôt conservateur, alors qu’elle doit remplir le rôle d’hôtesse dans les réceptions officielles. Toutes ces raisons font que Clinton n'est pas réélu en 1980 pour un second mandat de 2 ans et laisse son poste à Frank D. White, un républicain.

Clinton comprend ses erreurs et renoue de bonnes relations avec les entrepreneurs et les politiciens en place. Sa femme porte son nom et adopte une attitude plus traditionnelle, tout en continuant à s’intéresser à la politique au travers de son emploi d'avocat. En 1982, Bill Clinton se présente de nouveau et prend sa revanche sur Frank D. White. Il est ensuite réélu en 1984 et 1988 pour des mandats de 4 ans. Grâce à ses contacts amicaux avec les entrepreneurs, il réussit à amadouer ses critiques. Il a pour priorité l'éducation dont il augmente le budget. Sous sa gouvernance, le chômage baisse et l'Arkansas se développe. Les résultats de l'Arkansas en matière de santé, de réduction de la pauvreté,d'éducation, d'emploi et de développement dépassent la moyenne nationale.

Désigné candidat du parti démocrate à l'élection présidentielle de 1992 contre le président républicain sortant, George H. W. Bush, il choisit Al Gore comme co-listier, bien que ce dernier soit aussi un politicien issu d’un État du Sud. La campagne électorale est pleine d’attaques personnelles, car Clinton s’est fait réformer pour ne pas accomplir son service militaire, admet avoir fumé de la marijuana mais sans en avoir avalé la fumée, aurait eu plusieurs aventures avec des femmes de son entourage et aurait conclu quelques contrats douteux.

En novembre 1992, il est élu président avec une large majorité des grands électeurs (370 contre 168) mais seulement 43% des suffrages contre 37,4 % à George Bush. Cette élection est en effet marquée par le score important d'un troisième candidat, l'homme d'affaire conservateur, Ross Perot, qui remporte 19% des voix et prive Bush de majorité dans de nombreux états de l'Ouest et du Midwest. Bill Clinton est élu en promettant de réformer l'État providence, de réduire les impôts pour la classe moyenne, de réduire les impôts pour 90% des petits entrepreneurs, de les augmenter pour les 1,2% des contribuables les plus aisés, d'étendre le crédit d'impôt sur les revenus pour les travailleurs pauvres. Son élection marque ainsi l'arrivée au pouvoir des Nouveaux démocrates, un courant centriste du Parti démocrate, pronant des positions sociales et culturelles plutôt conservatrices et des politiques fiscales proche des néo-libéraux, assez éloignées des prises de positions de George McGovern (en 1972) ou de Walter Mondale (en 1984).

La mise en place de son gouvernement est assez chaotique, notamment dû au fait qu'il a nommé nombre de ses collaborateurs plus ou moins au dernier moment et que certains ne se sont pas révélés adapté au poste, comme son Chef de cabinet Mack McLarty, un ami très proche, qui est remplacé un an plus tard. La nomination de l'Attorney General des États-Unis est également difficile, où les deux premiers choix de Clinton, Zoë Baird et Kimba Wood, ont toutes les deux dû renoncer à la nomination pour avoir employé des étrangers en situation irrégulières .

Le début de son mandat est marqué par plusieurs lois symboliques comme celle autorisant les salariés des grandes entreprises à s’absenter pour des motifs familiaux ou en cas d’urgence médicale et l'admission des homosexuels dans l’armée, en dépit de longues tergiversations avec le Pentagone.

Au début de son mandat, Clinton adopte un mode de gouvernement très personnel ; alors que ses prédécesseurs déléguaient leur autorité et travaillaient par la voie hiérarchique, Clinton s’appuie sur un nombre de confidents restreints, dont sa femme Hillary. C’est elle qui prépare un projet de loi sur la sécurité sociale et l’assurance maladie, qui aurait assuré à tous les Américains une couverture maladie. Mais le projet est bloqué par le Congrès à majorité démocrate en partie en raison de sa complexité et de son aspect institutionnel. L’une des conséquences de cette politique est néanmoins le renversement de majorité dans les 2 chambres du Congrès lors des élections de mi-mandats en novembre 1994.

Les disputes entre le président et le Congrès, désormais à majorité républicaine, à partir de janvier 1995, se traduisent par des retards dans le vote du budget et le gouvernement se trouve dans l’obligation de fermer tous les ministères pendant plusieurs jours. En effet, Clinton refuse de céder aux Républicains sur le budget et ces derniers finiront par adopter le budget proposé par Clinton.

En 1996, Clinton réussit toutefois à se faire réélire, bien que la majorité républicaine du Congrès soit renforcée. Ce dernier l’obligera à adopter un budget en équilibre pour la première fois depuis 1969, du temps du président Nixon. De plus, il fait voter une loi interdisant la vente d'armes d'assaut. Il augmente le nombre de policiers afin d'assurer la sécurité et crée un service civil volontaire. De plus, il fait voter la loi sur les congés parentaux et engage une lutte contre la drogue et la criminalité.

Clinton fait intervenir les forces armées des États-Unis à plusieurs reprises et en même temps réduit drastiquement le budget de la Défense et les effectifs. Depuis fin 1992, des troupes américaines sont engagées en Somalie dans le cadre de l'opération Restore Hope et tentent de ramener la stabilité dans le pays ; une opération visant à arrêter un chef de guerre local s'opposant aux actions de l'ONU tourne mal les 3 et 4 octobre 1993 et 18 soldats américains sont tués. Face à de violentes critiques à propos de ces morts, Clinton décida de retirer tous les militaires américains du pays.

L'armée intervient aussi à Haïti pour aider le président Jean-Bertrand Aristide, victime d’un coup d’État.

Les troupes américaines participent aussi aux missions de l'OTAN dans les guerres de Yougoslavie et de maintien de la paix au Kosovo.C'est sous l'impulsion de Clinton que l'OTAN organisera des frappes aériennes,dite Bombardements humanitaires, sur la Serbie pour empêcher le "nettoyage ethnique" des musulmans bosniaques.Il fera reculer le président serbe Milosevic et sera à l'origine du plan de paix dans les Balkans. Il est à l'origine de l'armement illégale des forces paramilitaires croate et bosno-musulmane, en compagnie de François Léotard, lors de l'éclatement de l'ex Yougoslavie protégé par son armée régulière, la JNA. En 1995, lors de l'attaque croate sur la région de Krajina (à majorité Serbe)protégé par l'ONU, l'armée américaine apportera son aide logistique et stratégique lors de cette opération baptisé "Oluja" (Tempête comme Tempête de désert)qui fera des milliers de civils morts et provoquera le plus grand éxode (250.000 personnes expulsés) humain depuis 1945. Il avouera dans son auto-biographie qu'il fut pendant cette guerre "supporter" de la Croatie. Enfin, plusieurs raids sont effectués sur l’Irak en punition des violations des sanctions imposées par l’ONU après la Guerre du Golfe.

Clinton sera particulièrement fier des accords d'Oslo entre les Israéliens et les Palestiniens. Toutefois malgré toute sa volonté il ne parviendra pas à faire accepter à Yasser Arafat un plan de paix très avantageux pour les Palestiniens qui aurait pu mettre fin au conflit.

Il admettra qu’il n’aura pas réussi à empêcher les massacres du Rwanda. C’est aussi pendant ses mandats que des terroristes liés au mouvement Al-Qaida tenteront de détruire le World Trade Center à New York, détruiront les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie et réussiront à endommager l'USS Cole en escale au Yémen.

Pendant sa présidence il entretiendra d'excellentes relations avec le président Jacques Chirac ; ce dernier apportera son soutien à Clinton lors de l'affaire Lewinsky. Les deux présidents resteront amis à partir de ce moment là et s'entendront politiquement dans plusieurs domaines, ce qui explique en partie les relations tendues entre Jacques Chirac et les conservateurs américains dont le successeur de Clinton, George W. Bush.

Conformément à ses engagements de campagne, Clinton équilibre le budget et tente de contrôler le taux d'inflation.Il réussit à combler un déficit record de 400 milliards de dollars laissé par les Républicains. Pendant son mandat, les États-Unis bénéficient d’une économie en expansion, d’une baisse du chômage et d’une augmentation de la richesse nationale due à la montée de la bourse. Il promulgue le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999, qui met fin à la distinction en vigueur depuis 1933 entre les banques de dépôt, les banques d'investissement et les compagnies d'assurance (et permet ainsi la fusion menant à la création du conglomérat Citigroup), et le Commodity Futures Modernization Act de 2000, deux lois importantes de dérégulation financière.

Le 22 août 1996, à la fin de son premier mandat, il signe le Personal Responsibility and Work Opportunity Act (« loi sur la responsabilité individuelle et le travail ») qui selon le sociologue Loïc Wacquant « instaure le dispositif social le plus régressif promulgué par un gouvernement démocratique au XXe siècle ».

Premier président appartenant à la génération de l’après-guerre, Clinton apparaît comme différent de ses prédécesseurs. Il se conduit comme un homme du commun et le fait qu’il soit souvent client du McDonald's le rend sympathique auprès des couches populaires. Ses options politiques se traduisent par des phrases courtes semblables à des couplets de chansons à la mode et ses détracteurs l’appellent « le président MTV ». Il réussit toutefois à faire voter un grand nombre d’électeurs de la jeune génération, dont beaucoup lui donnent leur voix. Il est aussi très populaire auprès des Afro-Américains qui le considèrent comme l’un d’entre eux : « Sa mère l’a élevé seule, il est né pauvre dans une famille ouvrière, il joue du saxophone et il adore les sandwiches à la McDo ».

Sa femme Hillary joue un grand rôle dans son gouvernement et est vivement critiquée. Beaucoup de gens considèrent le couple comme des partenaires politiques et certains pensent même que c’est Hillary qui « porte la culotte ».

La bonne société, conservatrice, a du mal à accepter les frasques de Clinton dans les années 1960, l’ère hippie. Clinton avait réussi à ne pas être appelé sous les drapeaux en allant étudier à l’étranger pendant la Guerre du Viêt Nam et, s’il a admis avoir essayé la marijuana, il affirme « ne pas avoir avalé la fumée ». Pourtant, il se situe plutôt à droite des démocrates, car il est favorable à la peine de mort, à l’interdiction de laisser les adolescents traîner dans la rue, aux uniformes dans les écoles et à d’autres lois que les jeunes n’acceptent pas ; il intensifie aussi la lutte contre la drogue. Politiquement c'est un homme de centre-droit qui a recentré le parti démocrate. On parle alors de Nouveau Démocrate. Ainsi lors du discours de l'état de l'Union de 1994 le président Clinton se prononce en faveur de la prière à l'école et à la suppression de l'intervention de l'Etat dans plusieurs domaines. Il en résulte que depuis les années 1990, le parti démocrate devient un parti de centre-droit (les seuls représentants de l'aile gauche du parti sont Ted Kennedy et Howard Dean; quant à elle, Hillary Clinton se recentre politiquement depuis 2004). La gauche américaine étant alors représentée par le parti de Ralph Nader.

Les blancs du sud considèrent que Clinton les a trahis, car s’il appartient à la classe populaire, il a fait des études dans les meilleures universités et a adopté des idées libérales. Il n’est pas conforme au modèle des politiciens du sud même si, au même moment, d’autres conservateurs tels que Newt Gingrich, président de la Chambre des représentants, ont à faire face à des accusations similaires à celles de Clinton. En fait, ce n’est pas tellement sa morale qui est en question, mais plutôt son anti-conformisme.

Dès le début de la campagne électorale de 1992, des rumeurs courent sur les liaisons extraconjugales de Clinton. L’une de ses anciennes collaboratrices, Paula Jones, l’accuse de harcèlement sexuel et d’autres aventures sont rendues publiques, en particulier lorsque l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Monica Lewinsky et Paula Jones révèle qu’elle aurait pratiqué des fellations alors qu’elle était stagiaire à la Maison-Blanche.

Dès le début de sa présidence, Clinton fait face à de nombreuses attaques personnelles de la part de ses adversaires politiques. On l’accuse d’avoir bénéficié de donations illégales pendant sa campagne électorale, en particulier en provenance de la Chine communiste. On ressort des dossiers sur des contrats douteux qu’il aurait passés pendant ses mandats de gouverneur en Arkansas. L’une de ses anciennes collaboratrices, Paula Jones, l’accuse de harcèlement sexuel. Ces accusations sont tellement nombreuses que ses partisans sont persuadés qu’il s’agit d’une conspiration nationale menée par les républicains à des fins purement politiques.

Toutefois, le procureur Kenneth Starr découvre que Clinton a eu des relations sexuelles avec une stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky. Clinton nie ces relations, alors qu’il témoigne sous serment, ce qui permet au Congrès d’entamer un impeachment sur une accusation de parjure et d’obstruction de l’instruction. Le vote est strictement politique, beaucoup de sénateurs et de représentants rendant publique leur intention de vote avant que le procès ait lieu. Au final, les républicains voteront pour la destitution et les démocrates contre, mais comme la majorité requise dans ce cas est des deux tiers, Clinton restera président.

A la fin de son mandat, son innocence sera declaré dans plusieurs affaires, notamment sur des contrats passés lorsqu'il était gouverneur. De plus, il était accusé d'avoir encouragé plusieurs personnes à mentir sous serment ; son innocence a toutefois été prouvée. De plus, le procureur chargé d'enqueter sur Clinton n'a pas hesité à mettre en prison plusieurs personnes proche des Clinton qui refusaient de témoigner contre eux. Kenneth Star était aussi connu pour être un Républicain ultra-conservateur.

Comme beaucoup d’anciens présidents, Clinton, après son mandat, est devenu un conférencier recherché et ses interventions lui rapportent beaucoup d’argent, plus de 40 millions de dollars (de 200 000 à 475 000 dollars par conférence) depuis qu'il a quitté la Maison Blanche. Il discourt sur les problèmes politiques d’actualité et il a soutenu la candidature de sa femme au siège de sénateur de l’État de New-York en ouvrant son bureau à Harlem, le quartier noir de Manhattan.

En juin 2004, Clinton publie ses mémoires dans un livre intitulé Ma vie. Ce livre reste longtemps en tête des meilleures ventes, en particulier sur les sites Internet, lui rapportant au total 12 millions de dollars.

Le 26 juillet 2004, il s’adresse à la Convention nationale du parti démocrate, pour la cinquième fois de suite, en soutien du candidat John Kerry. De nombreux critiques considèrent son discours comme l’un des meilleurs. Il y critique le candidat républicain George W. Bush en ces termes « l’utilisation de la force et de l’intelligence ne sont pas forcément exclusives l’une de l’autre ».

En septembre 2004, pendant la campagne électorale, il subit une intervention à cœur ouvert et les chirurgiens affirment qu’il aurait subi une attaque cardiaque majeure à brève échéance s’il n’avait pas été opéré.

Peu de temps après le tremblement de terre du 26 décembre 2004, il est nommé émissaire spécial de l'ONU pour l'aide humanitaire aux pays frappés par les raz de marée.

Depuis la fin de sa présidence, Clinton dirige une fondation, la Clinton Foundation et préside la Clinton Global Initiative, une ONG vouée à combattre la pauvreté en Afrique, la malaria et le sida.

En 10 ans, la fondation Clinton a levé plus de 500 millions de dollars, grâce à des donations provenant essentiellement de contributeurs étrangers, notamment de la famille royale saoudienne, du roi du Maroc et de plusieurs monarchies pétrolières du Moyen-Orient. La Fondation a cependant été critiquée pour son manque de transparence. En novembre 2008, alors que le nouveau président élu Barack Obama envisage de nommer Hillary Clinton à un poste de son administration, l’équipe de transition doit s’assurer que les activités lucratives de son mari ne présentent pas un «Conflit d'intérêts». Par ailleurs, l'ancien président siège au conseil d'administration de plusieurs entreprises et est également associé à un fonds d'investissement qui gère des avoirs de Dubaï et place des capitaux en Chine.

Bill Clinton a en outre érigé à Little Rock, la William J. Clinton Presidential Center and Park pour 500 millions de dollars comprenant une bibliothèque présidentielle, les locaux de sa fondation et la Clinton School of Public Service, école rattachée à l'université de l'Arkansas.

Les rumeurs continuent à courir sur son futur politique. Certains le voient au poste de Secrétaire général des Nations unies.

Le 8 janvier 2009, il participe à la rencontre à la maison blanche réunissant tous les présidents des États-Unis encore vivants : George H. W. Bush, Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter, à l'initiative du président élu, Barack Obama.

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Bill Clinton Kalonji

Didier Kalonji, connu sous les noms d'artiste Bill Clinton et Macintosh, est né le 4 juillet 1979, est un chanteur et animateur congolais (RDC) célèbre. Il a notamment fait partie du groupe Wenge Musica à son début de carrière dans le groupe ABC et a ensuite rejoint le Wenge Musica Maison Mère en 1997.

En 2004, il se sépare du groupe et fonde le -Marquis de Maison Mère et ensuite le Marquis de Samouraïs. Les Samouraïs sont ses musiciens.

Bill Clinton est un animateur, autrement dit, il met le feu à la fin de ses chansons comme il est de coutume dans la musique de son pays.

Bill Clinton Macintosh se produit régulièrement sur les scènes kinoises, notamment à la Fikin.

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George W. Bush

George W. Bush en 1947 et ses parents George et Barbara Bush

George Walker Bush (Écouter), né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009.

Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur à la suite de sa victoire fortement discutée à l'élection présidentielle. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Ses présidences sont marquées par les attentats terroristes du 11 septembre 2001, par la politique internationale dite de « guerre contre le terrorisme », par les guerres en Afghanistan et en Irak, par l'adoption par le Congrès des États-Unis du Patriot Act et la création du département de la sécurité intérieure, puis par la crise des subprimes et le plan Paulson mis en place pour faire face à la crise financière de 2008 à la fin de son mandat.

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut.

Il a deux sœurs, dont une décédée quand elle avait trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière.

À l'adolescence, George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

Il est ensuite admis à Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie étudiante secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004.

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne du Texas en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Son unité est chargé de la défense aérienne du sud du pays et du golfe du Mexique .

Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis.

Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975.

Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils auront deux filles jumelles, Barbara Pierce Bush et Jenna, nées en 1981.

En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais avec 47% des voix, il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du parti démocrate.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

Au milieu des années 1980, George W. Bush a des problèmes d'alcoolisme qu'il finit par résoudre en 1986 en puisant dans la foi chrétienne d'un "Born Again Christian" c’est-à-dire d'un chrétien qui est « né de nouveau », en référence à la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3): « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne nait de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ».

Il affirme que c'est la foi et sa femme qui l'ont aidé à sortir de l'alcoolisme. Questionné au cours d’un débat sur son philosophe ou penseur préféré, il déclara que c'était « le Christ » « parce qu’il a changé » son cœur. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en gagnant le soutien d'une part des chrétiens évangéliques. Il a de même conquis une part importante de l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50% de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Une fois à la Maison-Blanche, George W. Bush a imprimé cette foi religieuse au cœur du travail gouvernemental en instituant notamment une séance d’étude de la Bible et des prières au début de chaque Conseil des ministres .

Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent, pour lui, dans cette perspective mystique comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de politique internationale contre le terrorisme après les évènements du 11 septembre, le souligne.

La connaissance de l'espagnol a été un atout précieux pour G.W. Bush au cours de sa carrière politique, notamment pour séduire une partie de l'électorat hispanophone au Texas puis au niveau fédéral.

Sa pratique souvent très approximative de l'anglais, "accumulant erreurs et maladresses d'expression labellisées bushisme par la presse américaine" a été régulièrement brocardée de par le monde, et a alimenté de nombreux commentaires ironiques, souvent doublés d'une interrogation sur son niveau réel de connaissances, et à terme, sur ses capacités à diriger la première puissance mondiale. En fait, selon Mark Crispin Miller, professeur de communication à la New York University, ces distorsions de langage étaient particulièrement grossières lorsque le président ne disait pas la vérité ou cherchait à faire preuve de compassion alors que lorsqu'il croyait à ce qu'il disait, il parlait parfaitement bien.

Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortante, Ann Richards.

Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69% des voix.

Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il refuse de suspendre l'exécution de 152 condamnés à mort.

Il manœuvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate.

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, notamment d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politique comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cents voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler par l'arrêt Bush v. Gore l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les voix de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Il y encore eu des voix pour 12 autres candidats (en tout 0,6 %).

À aucun moment, Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdue de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIXe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes intellectuelles du Nord-Est et du Nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En fait, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d’entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc.).

C'est en termes de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaii ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l’Illinois, du Michigan, de Washington et du Wisconsin s’ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Détroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ».

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50 7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48 3 %), 463 635 à Ralph Nader (0 4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0 3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0 3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush est passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11,6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million.

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Dès le début de son mandat, il bénéficie d'une majorité républicaine au Congrès des États-Unis. Bien que momentanément fragilisé en 2001 au Sénat par la défection du sénateur James Jeffords (Vermont), il renforce cette majorité dans les deux chambres lors des élections au Congrès de novembre 2002 et novembre 2004 avant de finalement la perdre simultanément dans les deux chambres lors des élections de mi-mandat de novembre 2006.

En juin 2005, les téléspectateurs américains ont placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, derrière les présidents Ronald Reagan ou Abraham Lincoln mais devant son prédécesseur Bill Clinton.

Il compte cependant des opposants convaincus et un grand nombre parmi des historiens qui jugent sévèrement sa présidence .

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66% de ses compatriotes et 80% des Texans. Il juge que cette peine est dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour Suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, suite au décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination suite aux très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

A la fin de son mandat, George W. Bush aura également fait un usage très modéré de sa prérogative d'accorder une grâce présidentielle. Il aura ainsi prononcé 190 grâces et 11 commutations alors que son prédécesseur en avait accordé 459 et Harry Truman 2031, le record absolu.

Les deux mandats présidentiels de George W. Bush ont été marqués par une progression de la dette publique, ainsi que de l'endettement des entreprises et des ménages, une triple injection massive d'argent dans l'économie qui s'est cependant traduite par un nombre de créations d'emploi très modeste et une aggravation du taux de chômage et du déficit commercial au cours de ces huit ans.

L'investissement des entreprises est resté faible car beaucoup ont souffert de sous-capitalisation, en raison du rachat massif de leurs propres actions ou de politiques de dividende critiquées pour être trop centrée sur la séduction des actionnaires à court terme.

Georges Bush obtient un vote majoritaire du Sénat, alors dominé par le parti républicain, pour réduire les impôts de 1 350 milliards de dollars sur cinq ans. Le taux d'imposition sur le revenu le plus faible passe de 15 à 10 %, le taux le plus élevé de 39,6 %à 35%, avec de nombreuses exonérations fiscales permettant de diviser par deux le taux d'imposition des plus hauts revenus.

Le budget fédéral, en excédent de 236 milliards de dollars en 2000, s’est dégradé très rapidement, se transformant en déficit, avec la pire année en 2004 (déficit de 413 milliards de dollars). Ce déficit s'est ensuite un peu réduit au début du second mandat de Georges Bush, sous l’effet d’une forte augmentation des recettes de l'impôt sur les plus-values boursières et immobilières. La baisse du dollar, qui a dopé les bénéfices des entreprises, a permis aussi de limiter l'impact pour le budget de la baisse du taux d'imposition. Le déficit budgétaire représente encore 248 milliards de dollars en 2006, au sommet du cycle économique, soit encore presque 2 % du PIB,. Mais avec la crise de subprime, il se creuse à nouveau.

Mais dès l'été 2008, le taux de chômage dépasse à nouveau 6% et les demandeurs d'emplois sont 9,5 millions, soit le plus haut niveau depuis septembre 1992. La faible croissance au cours du premier mandat, pénalisée par l'absence de créations d'emplois, a fait place à un redressement dès la fin de l'année 2003 grâce à une stimulation monétaire exceptionnelle, les taux directeurs de la Réserve fédérale des États-Unis ayant été abaissés au printemps 2003 à 1%, soit le niveau le plus bas de leur histoire. Ce taux de croissance est relativement élevé entre la fin 2003 et la fin 2006, mais, en termes réels, il reste inférieur au taux de croissance des mandats Clinton. La hausse des cours du pétrole, qui passent en quatre ans de 40 à 160 dollars le baril, a en effet réveillé l'inflation.

En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis à partir du 1er février 2006.

Environ neuf mois plus tard, le congrès refuse de voter le plan Paulson prévoyant que l'État rachète aux banques, sans fixer de prix, subprime, des créances immobilières qui les mettent en difficulté. Le congrès, qui a une majorité démocrate depuis décembre 2006, accepte finalement de dire oui au plan Paulson, lorsque une garantie des dépôts bancaires y est ajoutée. Quinze jours plus tard, à la mi-octobre, ce plan est amendé, avec une mesure supplémentaire: l'injection de 125 milliards de dollars de fonds publics dans le capital de neuf grandes banques, par création de nouvelles actions, en échange de la présence d'administrateurs publics dans ces banques.

En septembre 2005, l'ouragan Katrina ravage le Sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. Dans une vidéo de visioconférence entre des experts de la FEMA et George W. Bush, les spécialistes alertent le président des problèmes prévus (dégâts importants, ruptures des digues…), ce dernier n'essaie pas d'en savoir davantage et répond que tout est prêt pour affronter le danger.

Par la suite, en baisse dans les sondages, George W. Bush reconnaît dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il.

Au cœur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison.

Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique.

Quelques jours plus tard, l'ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina).

Le 15 janvier 2004, il lance dans sa Vision for Space Exploration le projet Constellation de développement d'un nouvel engin spatial (l'Orion devant remplacer la navette spatiale américaine et l'objectif d'un retour de l'Homme sur la Lune à la fin des années 2010.

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives — solaire, éolienne (les États-Unis ont accru de 300 % la production d'électricité par ce moyen entre 2001 et 2007 ), charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol — allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute mais a été réaffirmé dans le cadre de loi de 2007 sur l'indépendance et la sécurité énergétique .

Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique « pathologique » qui les rend « otages de nations étrangères qui peuvent ne pas les aimer ». Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains.

À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit ainsi 78 % de son électricité).

George W. Bush est un protestant méthodiste qui est parfois appelé «le premier président catholique américain» bien que John F. Kennedy ait été le seul catholique titulaire du poste . Lors de sa campagne présidentielle de 2000, il s'était présenté comme un «conservateur compassionnel» et citait Jésus Christ comme son philosophe préféré.

C'est notamment pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que la loi "Partial Birth Abortion Act" interdisant la technique de l'avortement par naissance partielle est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour Suprême des États-Unis.

En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion » .

Le 9 avril 2005, suite au décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Le 16 octobre 2007, en étant le premier président américain à s'afficher en public avec le dalaï-lama, en le gratifiant de « symbole universel de paix et de tolérance » et en lui remettant la médaille d'or du Congrès, George Bush provoque l'indignation du gouvernement de Pékin qui voit en la personne du dalaï-lama un séparatiste en exil qui menace l'unité du pays, accusant également les États-Unis d'intervenir dans les affaires internes du pays .

Le 15 avril 2008, geste sans précédent aux États-Unis, George W. Bush et Laura Bush accueillirent le pape Benoît XVI à la descente de la passerelle de son avion, puis le reçurent à la Maison-Blanche au côté de 9 000 invités et donnèrent un diner officiel en son honneur. Le président américain justifia le traitement exceptionnel réservé à son hôte par le désir « d'honorer les convictions » de Benoît XVI sur le bien et le mal, la valeur sacrée de la vie humaine et le danger du « relativisme moral ».

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la guerre en Irak. Cette guerre entraîne également un certain de contestation de la politique du président au Moyen-Orient et au Proche-Orient.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la stratégie en matière de sécurité nationale fait de l'aide au développement l’un des trois piliers de la politique étrangère des États-Unis, aux côtés de la diplomatie et de la défense, cela étant une partie intégrante du soft power .

Du fait que des conflits peuvent se déclencher sans préavis sur le globe, les forces armées des États-Unis se doivent d'être plus réactives et effectuer leur révolution des affaires militaires. À cette effet et avec l'objectif affiché de ne pas perdre leur supériorité technologique sur les concurrents, le budget de la défense à cessé sa baisse entamée depuis la fin de la guerre froide et est passée à 3 % du produit national brut en 2001 à 3,7 % en 2007.

La plupart des grandes garnisons en Europe et en Asie se sont peu à peu démantelées dans le cadre du BRAC et se sont remplacées par des points d'appui logistique . Parallèlement à l'édification d'une défense antimissile et en vertu du traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques signé en 2002 avec la Russie , les États-Unis se sont engagés à réduire à entre 2 200 et 1 700 le nombre de leurs armes nucléaires déployées d'ici 2012 contre les 4 000 en service en 2008(soit un retour au niveau des stocks des années 1950).

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington D.C., George W. Bush réunit le pays derrière lui (avec 90 % d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté par ses détracteurs (« mort ou vif », « croisade » et « États voyous »), mais bien perçu dans une Amérique traumatisée.

Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan, qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, voté par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001, mais jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des Droits de l'Homme .

Le 7 octobre 2001, en réponse aux attaques du 11 septembre et dans le but de traquer Oussama Ben Laden et les responsables d'Al-Qaida selon les autorités américaines, les troupes américaines commencent à pilonner les grandes villes d'Afghanistan. C'est l'opération Liberté immuable, à laquelle participent plusieurs pays de l'OTAN.

L’intervention américaine s’accompagne d’une série d'opérations militaires menées en divers points du territoire par les différentes composantes du «Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan» plus connue sous le nom d'Alliance du Nord. Elle débouche en décembre sur la chute du régime des Talibans et la mise en place du gouvernement d'Hamid Karzai.

Parallèlement à l'intervention en Afghanistan, il met en place fin 2001 sur la base militaire de Guantánamo à Cuba le camp de détention du même nom où sont incarcérés les combattants islamistes capturés. Incarcérés en dehors de tout cadre juridique, plusieurs rapports et témoignages font mentions d'actes de tortures lors des interrogatoires. Avec le temps, cette prison devient un symbole de la lutte des associations de défense des droits de l'homme contre la politique sécuritaire de l'administration de George W. Bush.

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le Congrès en janvier 2002, durant lequel il pointe du doigt les pays dit de l'Axe du Mal en visant nommément l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord, à l'encontre de laquelle les néo-conservateurs renforcent la politique américaine de sanctions.

En février 2005, George W. Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du renseignement américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11 septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

En octobre 2005, il donne son aval à la création d'un nouveau service de renseignements, le National Clandestine Service (NCS) patronné par la CIA, pour s'occuper des opérations d'espionnage à l'étranger. Ce service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la défense, mais sans avoir le pouvoir d'ordonner ou de les diriger.

C'est dans un tel contexte qu'en février 2006, l'entreprise émiratie "Dubai Ports World" annonce la reprise de l'opérateur portuaire britannique P&O, qui gère des terminaux portuaires dans six grands ports américains de la côte Est. Ce transfert de gestion déclencha une crise politique entre la Maison blanche favorable et les parlementaires américains, soutenus par l'opinion publique, qui y voient une menace pour la sécurité du pays.

Hillary Clinton proposa alors l'adoption d'une loi interdisant à toute société contrôlée par un État étranger de racheter des activités portuaires aux États-Unis. D'autres élus démocrates travaillèrent sur un amendement interdisant toute prise de contrôle d'opérations portuaires par "une société possédée ou contrôlée par un gouvernement qui avait reconnu le gouvernement des talibans" en Afghanistan tandis que les élus républicains de la Chambre des représentants promettaient de voter une loi bloquant le projet de rachat, défiant le président au nom de la sécurité nationale, alors que celui-ci était prêt à mettre son veto si le Congrès légiférait pour torpiller la transaction.

Au bout du compte, l'entreprise émiratie annoncera le transfert de la gestion des six grands ports à une « entité américaine », au nom de l'amitié entre les États-Unis et les Émirats arabes unis.

Le 17 octobre 2006, George W. Bush signa et promulgua une loi sur les commissions militaires controversée autorisant la torture dans les interrogatoire contre les suspects de terrorisme (notamment le programme d'interrogatoires de la CIA), leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires,. Cette loi fut vivement critiquée par Amnesty International ou l'American Civil Liberties Union (ACLU). Toujours dans le domaine de la légalisation de la torture, il met son veto à une loi interdisant la torture par l'eau.

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Iraq, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président iraquien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et continue de développer un programme d’armes de destruction massive (ADM).

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de sécurité des Nations unies exige du régime iraquien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépêchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, George W. Bush donne le signal le 20 mars 2003 d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime en place. La victoire militaire est acquise rapidement dès le 10 avril et début mai, le président Bush proclame unilatéralement la cessation des hostilités.

George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.

À partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis contre les forces militaires américaines puis contre les civils iraquiens sans distinction ainsi que des prises d'otages.

Depuis le début de l'invasion en mars 2003, on estime que plusieurs dizaines de milliers d'Iraquiens ont été tués par l'armée américaine ou par des attentats terroristes, ainsi que plus de 2 000 soldats américains. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz) qui avaient effectivement servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes ou les Chiites, n'ont pas été trouvées et auraient finalement bien été détruites dans les années qui avaient suivi la guerre du Golfe de 1991. Quant aux liens du régime avec les organisations terroristes, ils avaient cessé depuis longtemps (Abou Nidal, Carlos) ou restaient faibles se limitant au financement des familles des kamikazes palestiniens et à la présence sur le sol iraquien de membres d'organisations terroristes (Moudjahidines iraniens).

Cependant, pour les partisans de l'intervention américaine, la mise à jour de charniers contenant des centaines de milliers de victimes du régime de Saddam Hussein, a justifié le renversement par la force du dictateur iraquien. Enfin, l'intervention américaine a permis au pays de connaître le 31 janvier 2005 ses premières élections démocratiques depuis cinquante ans puis en octobre 2005, l'adoption d'une constitution démocratique approuvée par référendum.

Les sondages d'opinions longtemps très favorables à George W. Bush concernant sa gestion de la guerre d'Irak ont commencé à basculer en juin 2005 et sont devenus négatifs à partir du mois de septembre 2005. Si une majorité d'Américains considèrent dorénavant que l'engagement en Irak était une erreur, ils souhaitent un retrait de leurs troupes (mais pas cependant encore dans n'importe quelle condition). La guerre d'Irak est à l'origine d'un mouvement non officiel d'opposants réclamant la destitution de ses fonctions par le biais de la procédure de l'impeachment, autrefois utilisée sans aller à son terme contre Richard Nixon ou sans rencontrer de succès contre Andrew Johnson et Bill Clinton. Une tentative en ce sens, menée par le représentant démocrate de l'Ohio, Dennis Kucinich, en juin 2008, avait été déposée à la chambre des représentants dans l'indifférence générale des membres du Congrès et renvoyée en commission.

Cette guerre fut à l’origine de graves tensions diplomatiques au sein de l’ONU, de l’OTAN et avec certains pays comme la France et l’Allemagne. Les motivations américaines dans cette affaire sont encore discutées.

Le 24 septembre 2005, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak.

Il faut attendre le 14 décembre 2005 au cours d'une interview sur Fox News pour que George W. Bush reconnaisse avoir commis des « erreurs tactiques » en Irak notamment des décisions inadaptées dans l'entraînement des forces irakiennes, d'avoir fait le choix initial de grands projets de reconstruction au lieu de chantiers aux « effets immédiats sur la vie des gens ». Il a aussi regretté de ne pas avoir enclenché plus tôt le transfert de souveraineté aux Irakiens après la guerre mais a cependant réaffirmé que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste.

Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient « envoyé de mauvais signaux », que« les choses ne se sont pas déroulées comme nous l'avions espéré » et que « la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l'implication de notre pays, c'est Abou Ghraïb » .

Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement sceptique par cette démarche .

En décembre 2007, des experts militaires estiment que la situation militaire et sécuritaire est désormais maîtrisée depuis l'arrivée de renforts mais restent extrêmement circonspects sur l'évolution politique de l'Irak .

La menace que des armes de destruction massive au mains d'États ou d'organisations hostiles aux États-Unis puissent être utilisées fait que l'administration américaine tente de désarmer et/ou de contrôler les stocks de ces produits à travers le monde .

Une initiative lancée par les États-Unis et l'Allemagne au mois d'avril 2002 au sein du G8 porte sur un Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes où le gouvernement américain s'est engagé à verser la moitié des 20 milliards de dollars mobilisés sur 10 ans pour cette action . Cela c'est traduit en autre par l'initiative de sécurité en matière de prolifération.

Les tensions diplomatiques avec l'Iran et la Corée du Nord sont dues principalement au développement des armes de destruction massive en Iran et des armes nucléaires en Corée du Nord.

Ainsi, en juillet 2007, un stock clandestin de 16 tonnes d'armes chimiques découvert en Albanie a été détruit .

George W. Bush, critiqué par les pays arabes pour ce qui est vu comme un soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain à évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La «feuille de route», pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoyait la création d'un État palestinien en 2005.

Le soutien de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a amené les Palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du Raïs à l'automne 2004.

En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains.

Le 26 mai 2005, George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route pour la paix de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

Au cours du conflit israélo-libanais de 2006, son administration a été critiquée pour s'être opposée pendant les premières phases du conflit à un cessez-le-feu.

A un an de la fin de son mandat, George W. Bush, accusé d'avoir négligé la question du conflit israélo-palestinien au profit de l'Irak, s'implique de nouveau sur le sujet. Du 26 au 28 novembre 2007, il organise dans le Maryland la conférence d'Annapolis réunissant une cinquantaine de pays et d'organisations pour tenter d'avancer sur la voie d'un règlement du conflit israélo-palestinien et de parvenir à un accord de paix avant la fin 2008. Il obtient du premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas un engagement écrit pour de nouvelles discussions sur des questions clés du conflit comme le statut de Jérusalem, le sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, le sort des colonies juives, le partage des ressources en eau et la délimitation des frontières. Il est également mis en place un comité de pilotage alors que deux conférences internationales de suivi devraient ensuite se dérouler à Paris puis à Moscou. C'est durant cette conférence que la Syrie en appelle à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000.

C'est en janvier 2008 qu'il entame sa première visite dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Israël, Cisjordanie, Égypte, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Arabie saoudite) en tant que président des États-Unis, afin d'aboutir avant la fin de son mandat à un accord conduisant à la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël , d'obtenir le soutien des dirigeants arabes aux négociations israélo-palestiniennes et de discuter de l'Iran .

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension (aux niveaux nationaux, mais pas globalement, aux niveaux gouvernementaux) au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait de pays européens comme la France ou l'Allemagne.

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens de l'Ouest et Américains.

Par contre, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libérés qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

La suite de son voyage le conduit notamment dans l'ancienne république d'URSS en Géorgie, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des Américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'un attentat à la grenade manqué .

Le 23 juin 2005, les représentants officiels de L'Union européenne et le président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient.

Cette déclaration commune met fin au climat de tension entre l'Europe et les États-Unis initié par la position de Paris et Berlin concernant l'Irak.

Lors de sa tournée en Asie à l'automne 2005 à l'occasion de l'APEC, Bush se rendit successivement au Japon, en Corée du Sud, en Chine et en Mongolie.

En Chine, ses entretiens avec le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, n'aboutirent à aucune décision politique d'envergure. Tous les sujets de discorde ou d'intérêt commun entre les deux pays furent évoqués, y compris la liberté religieuse, les droits de l'homme et la démocratie. Le résultat concret de ces discussions fut une commande chinoise de 70 Boeing 737 et un contrat de 4 milliards de dollars. Au moment où les États-Unis connaissent un déficit bilatéral avec la Chine de près de 200 milliards de dollars, ce geste a priori commercial de Pékin fut qualifié de politique.

Bush termina par une visite en Mongolie, la première d'un président américain dans ce pays, afin de remercier un allié dans la guerre en Irak (132 soldats soit le troisième contingent étranger relatif au nombre d'habitants).

En août 2008, George W. Bush fut l'un des 90 chefs d'État et de gouvernements à assister à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin et également à plusieurs compétitions auxquelles participaient des athlètes américains. Il profita de son voyage pour soulever de nouveau la question des droits de l'Homme auprès de son homologue, Hu Jintao, mais aussi celle de la liberté religieuse déclarant, après avoir assister à un service dans un temple protestant, qu'aucun pays ne devait la craindre .

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se montre hostile au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du conseil de sécurité).

En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur .

Cependant, après les ravages de l'ouragan Katrina dans le Sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush modifie sa conduite lors de son discours à l'ONU lors du 60e anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tient au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Il se félicite enfin de la mise en place d'un "Fonds pour la démocratie", de laquelle il est le principal instigateur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promis de s'associer.

En matière d'aide humanitaire, le président Bush a plus que doublé l'aide américaine au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en l'an 2000 aux environs de 23 milliards de dollars en 2006 .

Il annonce en 2002 le Millennium Challenge Account et son corollaire la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) qui seront opérationnel en 2004; La MCC a conclu avec 16 pays des accords d'aide économique et de réduction de la pauvreté portant sur plus de 5,5 milliards de dollars en janvier 2008 .

Il présente en 2003 le President's Emergency Plan for AIDS Relief pour lutter contre le SIDA à l'étranger (principalement en Afrique sub-saharienne) dont le budget initial de 15 milliards de dollars sur cinq ans fut monté à 18,3 milliards. En 2007, il propose de monter le budget pour les cinq prochaine année à 30 milliards .

Le gouvernement américain intervient au niveau d'un tiers du financement étatique du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme par le biais de ce programme .

Le volet prévention de celui-ci est principalement basé sur l'abstinence et en dernier ressort sur la prévention par la pratique du sexe sans risque via le préservatif. Cette politique est jugé par plusieurs associations de lutte contre le VIH/Sida comme contre-productive et mettant à l'écart des populations à haut risque comme les prostituées .

Lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004 en Asie du Sud-Est, un groupe aéronaval et 16 500 militaires américains sont déployés dans la plus grande opération militaire d'aide humanitaire qui ait eu lieu jusqu'à présent .

L'administration Bush a augmenté l'aide humanitaire et au développement à l'Afrique : elle est passée de 1,4 milliard de dollars en 2001 à plus de 4 milliards en 2006. Divers programmes sur différents niveaux sont en cours dont l’Initiative du Président pour la lutte contre la malaria (President’s Malaria Initiative) lancé le 30 juin 2005 et dotée d’un fonds de 1,2 milliard de dollars pour une durée de cinq ans, la PMI a pour objectif de réduire de 50% le taux de mortalité due au paludisme dans 15 pays africains en collaboration avec les autres programmes internationaux et l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique lancée en 2002 et qui doit assurer des bourses d'étude à 550 000 filles et former plus de 920 000 enseignants d'ici à 2010 .

L'élection de Barack Obama en novembre 2008 fait entrer George W. Bush dans la dernière étape de sa présidence. La transition avec l'administration Obama s'achève le 20 janvier 2009, date de passation des pouvoirs au quarante-quatrième président des États-Unis. Lors des dernières conférences et discours de fin de mandat, prononcés en janvier 2009, le président George W. Bush a fermement défendu sa présidence en parlant d'un "bilan bon et fort", rejetant les critiques sur sa gestion de la "guerre contre le terrorisme", l'Irak et l'économie. Il reconnaissait toutefois quelques erreurs dont le déploiement de la bannière "mission accomplie" annonçant prématurément la fin des combats en Irak, le fait qu'on n'ait pas découvert d'armes de destruction massive en Irak et le scandale des abus dont ont été victimes des détenus à la prison d'Abou Ghraïb. Il estime néanmoins que l'histoire sera son juge "une fois qu'un certain temps aura passé", comme ce fut le cas pour Harry Truman, président impopulaire lorsqu'il quitta ses fonctions mais aujourd'hui admiré pour l'ensemble de sa politique durant la guerre froide.

Le 13 janvier, les membres démocrates de la Commission Justice de la Chambre des Représentants publient un rapport à charge de 486 pages titrés sur les leçons et recommandations liées à la présidence de George W. Bush, recommandant la création d’une commission d’enquête officielle. Ces recommandations resteront sans suite faute de soutien des élus du Congrès et du gouvernement américain.

Dans sa dernière allocution télévisée, prononcée le 15 janvier 2009, cinq jours avant de quitter la Maison-Blanche, il a défendu de nouveau son bilan dans le domaine de la sécurité nationale, invoquant la création du département de la Sécurité intérieure, la transformation de l'armée, du FBI, des services de renseignement, et la mise en place de nouveaux instruments pour "surveiller les mouvements des terroristes, geler leurs avoirs financiers et déjouer leurs complots". Il a cité en exemple l'Afghanistan et l'Irak, deux nouvelles démocraties, a expliqué sa philosophie et rendu hommage à son successeur.

Si, en juin 2005, les téléspectateurs américains avaient placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, et s'il avait atteint les sommets de la popularité à la fin de l'année 2001 avec 89% d'approbation, il ne recueillait plus, sur l'année 2008, que 25 à 33% d'opinions favorables, soit, dans l'histoire moderne des États-Unis, un peu mieux que les indices les plus bas des présidents Harry Truman et Richard Nixon.

En mai 2008, le Time le classait septième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.

Dans un éditorial du 18 janvier 2009 du journal Le Monde, le quotidien écrit que George W. Bush quitte la Maison Blanche « avec une popularité au plus bas, dans son pays et dans le reste du monde » et que « rares sont les historiens de la présidence américaine à de douter que le 43ème ait été le dirigeant le plus calamiteux que les États-Unis aient connu ». Pour l'éditorialiste du Monde, si « depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis n'ont pas connu d'attentat sur leur sol, ce résultat voisine avec une interminable liste d'échecs » comme la guerre en Irak, les mensonges sur les armes de destruction massive, la torture dans les prisons d'Abou Ghraib et de Guantanamo, les vols secrets de la CIA, la non capture de Ben Laden, la montée de l'antiaméricanisme dans le monde et le radicalisme islamiste .

Pour l'éditorialiste du Figaro, Pierre Rousselin, George W. Bush a pris sur lui, avec abnégation, chacune des critiques qui ont pu être adressées aux États-Unis, que ce soit la guerre en Irak, Guantanamo ou la débâcle bancaire et la récession. Si l'échec de sa présidence parait évident dans bien des domaines, le portrait qui en est fait, reste souvent simpliste et caricatural . Pour son collègue, Ivan Rioufol, George W. Bush a été victime de la pensée unique et, en Europe de l'Ouest, d'un antiaméricanisme pavlovien, citant, selon lui, au crédit du 43ème président l'installation de la « démocratie » en Irak et la « lutte contre l'islamo-fascisme ». Pour Presse canadienne, les succès de George W. Bush sont ainsi restés à l'ombre des deux guerres impopulaires et de la crise financière de sa fin de mandat.

Parmi ses succès, ses partisans notent le fait qu'il n'y ait eu aucune attaque terroriste sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le triplement de l'aide à l'Afrique concernant la lutte contre le Sida et contre le paludisme, l'amélioration des relations avec la Corée du Nord et l'Iran ainsi que l'amélioration du système d'éducation, suite à l'instauration d'une réforme scolaire, et du programme d'assurance-médicaments. Pour Stephen Hess, un expert de la Brookings Institution, les historiens, avec le temps, « pourraient aller au-delà des échecs de George W. Bush et examiner ses succès de même que les impacts à long terme de ses politiques les plus critiquées » .

Durant sa présidence, George W. Bush a été l'objet ou la cible de documentaires ou de films de plusieurs opposants politiques. Certains de ces films, comme Loose Change de Dylan Avery, mettaient en cause son administration dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le cinéaste et pamphlétaire Michael Moore réalisa en 2004 le documentaire Fahrenheit 9/11, palme d'or du Festival de Cannes, dans le but explicite de favoriser la défaite du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2004. Le film est principalement une compilation de diverses images d'archives et de reportages, souvent sorties de leur contexte comme le discours traditionnel de la Alfred E. Smith Memorial Foundation Dinner où les candidats à l'élection présidentielle prononcent un discours faisant preuve d'autodérision. Ainsi, le discours où George W. Bush plaisanta sur les convives, « ceux qui ont et ceux eux qui ont plus encore », qu'il nomma comme sa base, fut repris dans le film sans mentionner qu'il s'agissait d'un discours humoristique.

Également très critique, le documentaire de William Karel, Le monde selon Bush (2004) inspiré des livres "Le monde secret de Bush" et "La Guerre des Bush" de Éric Laurent, est aussi un réquisitoire contre la famille Bush en général et contre leurs relations d'affaires en particulier.

George W. Bush est ausssi le premier président des États-Unis à faire l'objet d'un film biographique avant la fin même de son mandat. Dans W. - L'improbable président, Oliver Stone retrace plusieurs moments de la vie du président américain. Son rôle à l'écran est tenu par Josh Brolin.

En France, Karl Zero a également consacré un documentaire au 43e président, Being W.-Dans la peau de Georges W. Bush, sorti en salle en octobre 2008, où la voix "off" imaginaire de George W. Bush commente la carrière du président des États-Unis sur fonds d'images d'archives.

Dans le monde des bandes dessinées, George W. Bush apparait sous les traits de Perry Camby dans L'Homme de Washington, le 75e album de Lucky Luke (et le 3ème depuis la mort de Morris) sorti en décembre 2008, retraçant l'inauthentique campagne élecorale de Rutherford B. Hayes. Perry Camby est le fils d'un magnat du pétrole texan, proche du lobby des porteurs d'armes, prêt aux fraudes et aux violences pour devenir le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Son principal conseiller apparait sous les traits de Karl Rove.

La présidence Bush s'acheva le 20 janvier 2009 à 12H00 (17H00 GMT). Après avoir assisté à la prestation de serment solennelle sur la bible de son successeur, George W. Bush et sa femme Laura furent raccompagnés par Barack Obama et son épouse Michelle à un hélicoptère attendant devant le Capitole qui les amena à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. L'ancien président fit alors ses adieux à des dizaines de collaborateurs avant de s'envoler pour le Texas, à bord d'Air Force One, rebaptisé pour l'occasion "Special Air Mission 28000", , accompagné notamment de ses parents mais aussi de son ancien conseiller, Karl Rove et de plusieurs anciens membres de son cabinet comme Alberto Gonzales, Margaret Spellings et Donald Evans. Arrivé à Midland, il fut accueilli, au palais des congrès Centennial Plaza, par 20 à 30 000 de ses partisans. Résidant dorénavant dans son ranch de Crawford ou dans sa nouvelle résidence de la banlieue de Dallas, il a notamment prévu de s'occuper de sa bibliothèque présidentielle, la George W. Bush Presidential Library, dont l'inauguration est prévue en 2013 sur le campus de la Southern Methodist University, et d'écrire un livre portant sur ses deux mandats.

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Parti démocrate (États-Unis)

L'âne, logo du Parti démocrate

Le Parti démocrate est un parti politique américain. Il est issu du Parti démocrate-républicain fondé par Thomas Jefferson en 1798.

Doyen des partis américains, c'est à l'origine un parti réactionnaire et anti-fédéraliste qui évoluera lentement, du moins au niveau national, vers une vision moins libertarienne dans l'échiquier politique américain à partir des années 1890 et plus nettement dans les années 1930, avec le président Franklin Roosevelt. Après une évolution encore plus à gauche dans les années 1960 et 70 sous l'impulsion des sénateurs Hubert Humphrey, George McGovern ou Edward Kennedy, le parti se replace nettement vers le centre dans les années 1990 sous le mandat de Bill Clinton.

Au XXe siècle, sept présidents américains étaient issus du parti démocrate : Woodrow Wilson (1913-1921), Franklin Delano Roosevelt (1933-1945), Harry Truman (1945-1953), John Fitzgerald Kennedy (1961-1963), Lyndon B. Johnson (1963-1969), Jimmy Carter (1977-1981) et Bill Clinton (1993-2001). Le démocrate Barack Obama est président depuis 2009.

Localement, le parti démocrate reste souvent beaucoup plus conservateur et proche de son adversaire républicain, notamment dans l'ouest, le centre et le sud du pays. Au contraire, certaines branches du parti Démocrate, principalement dans la région de la baie de San Francisco en Californie, dans le Pudget Sound (Seattle et le comté de King dans l'État de Washington, le centre de l'Oregon) et l'Ouest des Grands Lacs (Minnesota et Wisconsin) se situent plus à gauche.

Le parti démocrate est traditionnellement la « grande tente » dans laquelle les minorités se retrouvent , qu'elles soient ethniques (afro-américains, hispaniques), religieuses (catholiques, juifs) ou sociologiques (la classe ouvrière blanche, les intellectuels comme les enseignants, les professeurs d'universités, les journalistes ou les artistes…). Le parti démocrate a aussi longtemps disposé du soutien des Dixiecrats, les ségrégationnistes des états du Sud qui avaient notamment fait obstruction en 1964, tant au Congrès qu'au niveau des états de l'ancienne confédération, pour empêcher l'adoption de la loi sur les droits civiques.

Son principal adversaire, le parti républicain est a contrario considéré comme un parti White Anglo-Saxon Protestant, proche des milieux d'affaires et financiers, soutenu par les professions libérales et les entrepreneurs. Jusqu'au New Deal de Franklin Delano Roosevelt, les afro-américains avaient marqué leur préférence électorale pour le parti de Lincoln avant de s'en détourner en masse pour le parti démocrate.

L'ancêtre de l'actuel parti démocrate est le Parti démocrate-républicain de Thomas Jefferson et James Madison qui s'était constitué en 1793 face au Parti fédéraliste de George Washington. Ces démocrates-républicains sont alors plutôt tournés vers les idées de la révolution française et s'opposent à la bourgeoisie financière du nord qui forme la base du parti fédéraliste. Il reçoit également le soutien des propriétaires terriens esclavagistes du sud.

Lors de la présidence d'Andrew Jackson, des clivages apparaissent en son sein. Les partisans de Jackson forment les Républicains-Démocrates, les opposants au président se regroupent sous le nom de parti national-républicain dirigé par John Quincy Adams. Le Parti démocrate-républicain prend rapidement le nom de Parti démocrate.

Après la régionalisation puis la disparition du parti fédéraliste, le parti démocrate devient pendant une quarantaine d'années le seul parti politique national d'importance des États-Unis.

De 1833 à 1856, il est principalement opposé au Parti whig, un parti plus libéral et fédéraliste, proche des milieux d'affaires et surtout implanté dans le nord du pays.

Depuis 1856, son grand rival est le Parti républicain qui a supplanté le parti whig, rendu moribond par la question esclavagiste.

Le Parti démocrate est d'abord un partisan du droit des États contre les empiètements de l'État fédéral. Indirectement, il soutient la cause esclavagiste, ce qui le rend extrêmement populaire dans l'électorat du Sud.

Lors de l'élection présidentielle de 1860, le parti se divise entre démocrates du Nord (modérés) et démocrates du Sud (esclavagistes). Chacun présente un candidat contre le républicain Abraham Lincoln, lequel est finalement élu alors qu'il est minoritaire en voix.

La défaite démocrate entraîne alors la sécession des États et des élus du Sud qui font du démocrate Jefferson Davis leur nouveau président.

La Guerre de Sécession va durer jusqu'en 1865, année de la victoire des Nordistes. La défaite du Sud fait perdre au parti démocrate son socle électoral, d'autant plus que les États rebelles sont privés du droit de vote lors des premières années de la période de la Reconstruction.

Après 1877, après que tous les anciens États confédérés ont été rétablis dans leurs droits et que l'occupation des troupes nordistes a pris fin, le parti démocrate redevient le refuge de tous les anciens esclavagistes et des ségrégationnistes.

Jusqu'en 1964, où le candidat républicain l'emportera sur Lyndon Johnson dans ces États, le Sud sera un bastion électoral imprenable où le parti démocrate fait souvent figure de parti unique et où les divergences politiques ne s'expriment qu'en son sein, opposant les populistes, les conservateurs et les modérés.

Dans les États du Nord, le parti démocrate renouvelle son électorat grâce aux immigrants de la Nouvelle-Angleterre, particulièrement des Irlandais catholiques ; dans les États de l'Ouest il est l'expression des classes populaires immigrées d'Europe, qui sont en butte avec l'administration républicaine au sujet des tarifs douaniers.

Ainsi, face à un parti républicain regroupant les WASP aisés et les Afro-Américains, le parti démocrate recueille les suffrages des blancs du Sud, des autres minorités ethniques juives et catholiques, des couches populaires et des immigrants récents du nord-est.

La domination républicaine à la présidence de 1865 à 1932 est réelle mais pas totale car quelques présidents démocrates seront élus, comme Grover Cleveland (1884-1888 ; 1892-1896) ou Woodrow Wilson (1913-1921).

Dans les années 1880-1890, le parti démocrate, sous l'impulsion de William Jennings Bryan, va adopter la plateforme du mouvement populiste, et se réorienter économiquement à gauche, tout en restant socialement très conservateur. Puis, sous l'impulsion des progressistes, qui agissent indifféremment au sein des deux grandes formations politiques américaines, certains milieux démocrates, et principalement l'administration de Woodrow Wilson, vont se faire les champions de la lutte contre la corruption et les promoteurs de la prise en compte de la volonté populaire.

En 1927, André Siegfried décrit ainsi le parti démocrate : "la tradition démocrate réside essentiellement dans la défense des minorités, des non-organisés. De ce fait, le parti ne trouve pas d'unité dans un principe constructif ; son esprit véritable est celui de l'opposition; il ne maintient sa raison d'être que dans une perpétuelle et changeante coalition de mécontents. Protéger les immigrants contre les assimilateurs; l'individu contre l'État, combattre l'oppression légale et sociale de la majorité, revendiquer pour les communautés locales, contre le gouvernement central, le droit de régler elles-mêmes leurs problèmes, c'est-à-dire préserver les États contre l'emprise excessive de la fédération...C'est toujours une clientèle locale brimée, ou s'estimant telle, qu'il soutient : le Sud contre le Nord, l'Ouest agricole contre l'Est capitaliste, les grandes cités cosmopolites contre l'américanisme protestant. Ses victoires sont nombreuses, mais elles restent de caractère local : gouverneurs, législatures d'États...".

Franklin Roosevelt et sa politique du New Deal ramèneront durablement les démocrates au pouvoir grâce à un programme progressiste volontariste et keynésien. Il mettra ainsi fin à l'image rétrograde du parti en se faisant le champion de l'État-Providence à l'européenne.

Unis sous Roosevelt (malgré certaines dissidences, dont celle du vice-président John Nance Garner), c'est la question de la ségrégation raciale qui réapparait après la Seconde Guerre mondiale qui va définitivement faire éclater la base électorale du Parti Démocrate.

Dès la fin des années 1940, les Démocrates du Nord, sous l'impulsion notable du Président Harry Truman et du Sénateur Hubert Humphrey, se prononcent pour la fin des inégalités de traitement entre Blancs et Noirs d'abord dans l'armée puis dans la société civile.

Dans le Sud ségrégationniste, c'est la consternation chez les « Southern Democrats » (que l'on appelle aussi Dixiecrats) qui créent un parti dissident en vue de l’élection présidentielle de 1948. C'est Strom Thurmond, le gouverneur démocrate de Caroline du Sud, qui les représente contre le Président démocrate sortant Harry Truman. Thurmond obtient seulement 2,4% des suffrages, mais surtout la majorité dans 4 États du Sud, soit 39 votes des Grands électeurs.

Si, durant les années 1950, le parti démocrate retrouve un semblant d'unité face à la présidence de Dwight Eisenhower, l'arrêt de la Cour Suprême déclarant la ségrégation raciale anticonstitutionnelle puis les politiques progressistes de John Kennedy et de Lyndon Johnson (loi sur les droits civiques mettant fin à la discrimination raciale) finissent par achever l'unité du parti.

En 1964, la majorité des États du sud votent pour la première fois pour un républicain, l'ultra-conservateur Barry Goldwater, alors que dans le reste du pays le Président Johnson est largement plébiscité.

En 1968, des Démocrates du Sud, forment l'American Independent Party. Le candidat de l'AIP à l’élection présidentielle de 1968, George Wallace, gouverneur de l'Alabama, en obtenant 13,5 % des suffrages et la majorité dans tous les États du Vieux Sud, prive le candidat démocrate Hubert Humphrey de toute chance de victoire face à Richard Nixon.

Dans le même temps, du fait de l'éloignement des Démocrates conservateurs, le parti se radicalise, et présente en 1972 George McGovern, qui, accusé de complaisance avec le communisme, subira un échec cuisant face à Nixon. Les Démocrates comprennent alors que, sans renier leurs idéaux, il leur faut présenter des candidats susceptibles de rallier les suffrages du Sud. Ils ont aussi conscience que la majorité parlementaire dont ils disposent au Congrès depuis les années 1950 ne peut survivre à une désertion des électeurs blancs sudistes, lesquels représentent près d'une trentaine de sénateurs.

En 1976, Jimmy Carter, gouverneur quasi inconnu de Géorgie, réussit ainsi la synthèse entre les libéraux du Nord et les conservateurs du Sud, sans toutefois revenir sur le programme progressiste du parti Démocrate.

La vague conservatrice de 1980, qui propulse Reagan à la Maison Blanche et permet aux Républicains d'obtenir, pour la première fois depuis 30 ans, la majorité au Sénat, est un avertissement sévère pour les Démocrates. Si, comme au début des années 1970, ils semblent se radicaliser sur l'aile la plus sociale du parti, comme le montre la candidature de Walter Mondale en 1984, le mouvement des Nouveaux démocrates va réorienter le parti vers le centre, et participer à la victoire de Bill Clinton, gouverneur de l'Arkansas, à l'élection présidentielle de 1992, face à un camp conservateur pour une fois divisé (la candidature du populiste de droite Ross Perot, qui obtint 19 % des suffrages, prive George Bush, avec 37,5 % des voix, d'un deuxième mandat).

En 1994, le parti démocrate qui dominait le congrès depuis le début des années 1950 (hormis le sénat entre 1980 et 1986) connait une défaite historique en perdant la majorité dans les 2 chambres ainsi que la majorité des postes de gouverneurs.

Durant la session 2004-2006, le parti était encore minoritaire au Sénat avec seulement 44 sièges sur 100, à la Chambre des Représentants avec 202 sièges sur 435 et en nombre de gouverneurs avec 22 postes sur 50.

En novembre 2006, le parti remporte les élections fédérales et obtient dans le 110e Congrès la majorité au Sénat avec 51 sièges sur 100 ainsi qu'à la Chambre des représentants avec 233 sièges (contre 202 sièges aux républicains). Mais sur les 26 sénateurs élus de l'ancienne confédération, il n'en restait que 6 (+ 2) qui soient démocrates alors qu'ils l'étaient tous dans les années 1950 et constituaient la base des élus démocrates au Sénat.

Le parti démocrate a par ailleurs perdu 7 des 10 dernières élections présidentielles bien que les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis aient presque toutes voté démocrate lors de l'élection présidentielle de 2004 et que la majorité d’entre elles se trouvaient dans des États républicains.

Devenu le parti des urbains, les démocrates auraient ainsi perdu les États de l’Illinois, du Michigan, du Washington et du Wisconsin s'ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Détroit, Seattle ou Milwaukee. Les zones urbaines constituent donc la base la plus solide de l’électorat démocrate grâce aux Africains-Américains, aux ouvriers syndiqués, aux gays et aux lesbiennes (qui choisissent bien souvent de vivre en ville pour fuir l’isolement).

L'ancien gouverneur du Vermont, Howard Dean est devenu en 2005 le nouveau président du comité national démocrate (fonction principalement administrative).

Les principaux représentants du parti avaient à l'esprit que depuis 1964, seuls les candidats démocrates issus du sud du pays (Texas avec Lyndon Johnson, Géorgie avec Jimmy Carter et Arkansas avec Bill Clinton) ont pu être élus à la présidence ; ceci symbolise l'importance que les démocrates accordaient alors à cette région.

En 2008, le Sénateur de l'Illinois Barack Obama, candidat du Parti à l'élection présidentielle est élu Président des États-Unis contre le candidat républicain John McCain. Il s'agit du premier ticket démocrate élu ne comprenant aucun candidat issu du Sud. Cette élection constitue un profond bouleversement dans la situation du Parti Démocrate, qui domine désormais toutes les institutions nationales et n'a plus besoin des États du Sud pour gagner les élections.

Les résultats des législatives sont cumulés sur tout le territoire des ÉU et ne reflètent donc pas la grande diversité des électorats selon les États.

D'autre part, la chambre des Représentants est renouvelée tous les deux ans donc la notion de victoire et de défaite est relative. Un parti peut gagner des sièges sur une élection et rester minoritaire à la chambre.

Après avoir dominé les deux chambres du Congrès quasiment sans interruption pendant 40 ans (durant quelques brèves périodes, le Sénat passait sous le contrôle républicain), le Parti démocrate perdait la majorité en 1994 face au Parti républicain.

Après 12 années en position minoritaire à la chambre (à l'exception des années 2001-2002 pour le Sénat), le parti démocrate reprenait le contrôle des 2 chambres du Congrès après les élections du 7 novembre 2006 en arrachant la victoire au Sénat avec (51 sièges de démocrates et assimilés sur 100 ) et en gagnant plus largement à la chambre des représentants (à peu près 230 sièges sur 435).

Couramment utilisé depuis 2000.

Le terme de Jackass ("bougre d’âne", jeu de mot injurieux sur le patronyme Jackson) aurait été utilisé pour désigner le premier président démocrate, Andrew Jackson, lors de la campagne présidentielle de 1828. Une caricature de 1837, représentant Jackson chevauchant son parti figuré sous la forme d'un âne, serait la première transcription graphique de ce jeu de mot.

Le 15 janvier 1870, une caricature politique de Thomas Nast parue dans le Harper's Weekly réutilise et popularise davantage cette image. Nommée A live Jackass Kicking a Dead Lion, ("Un âne bien vivant frappant un lion mort"), elle fait référence à la fable de Phèdre, Le Lion devenu vieux, le sanglier, le taureau et l'âne. Reprise par La Fontaine dans Le Lion devenu vieux, cette fable est à l'origine de l'expression "donner le coup de pied de l'âne" pour désigner un attaque lâche et sans risque contre un adversaire affaibli. Dans la caricature de Nast, l'âne incarne les journaux (comme le Chicago Times) favorables aux Copperheads, ces démocrates nordistes qui étaient opposés à la politique et à l'héritage du républicain Abraham Lincoln et des membres de son administration. Parmi ces derniers, Edwin M. Stanton, mort l'année précédente, est figuré sous les traits du lion mort subissant de lâches outrages.

L'âne, depuis lors largement utilisé pour représenter le parti, était donc un symbole plutôt négatif, mis en place par les adversaires des démocrates, avant une édulcoration progressive. C'est ce qui explique que, contrairement à l’éléphant républicain, l’âne n’a jamais été officiellement adopté comme logo du parti.

Au début du XXe siècle, les États du Middle West, comme l'Ohio et l'Indiana, adoptent le coq, face à l'aigle des républicains. Au Missouri, les démocrates se présentèrent un temps sous l'emblème de la statue de la Liberté, abandonné par la suite pour éviter les confusions avec le symbole du Parti libertarien. Le coq et la statue de la Liberté étaient deux symboles significatifs de la sympathie que portent les démocrates américains à la France, notamment à travers le personnage de La Fayette.

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Chelsea Clinton

Chelsea Clinton fait campagne au nom de sa mère à Madison, le 11 février 2008.

Chelsea Victoria Clinton (née le 27 février 1980) est la fille unique de l'ancien président des États-Unis d'Amérique Bill Clinton et de l'actuelle Secrétaire d'Etat et ancienne sénatrice de l'État de New York, Hillary Clinton. Née à Little Rock, en Arkansas, son nom est une référence à Chelsea Morning, une chanson de Joni Mitchell enregistrée par Judy Collins.

Son parcours scolaire dans l'Arkansas inclut Forest Park Elementary School, Booker Arts and Science Magnet Elementary School et Mann Arts and Science Magnet Middle School. Elle fut ensuite élève à Sidewell Friends School à Washington. Diplômée en histoire à l'Université Stanford, elle poursuit ses études supérieures à l'Université d'Oxford où son père a étudié.

Elle est âgée de 12 ans lorsqu'elle emménage avec ses parents dans la Maison Blanche, le 20 janvier 1993. Son surnom auprès des services de protection de l'entourage présidentiel est Energy. Avant son arrivée à Washington, sa scolarisation est l'objet d'une polémique. Ses parents optent finalement pour Sidwell Friends School, une école privée, où elle joue dans l'équipe varsity de football de l'école.

En 1997, elle est finaliste dans le programme de National Merit Scholarship, offrant des bourses à ses élèves les plus méritants. Prenant des leçons de danse depuis l'âge de quatre ans, elle prend des cours de ballet à la Washington School of Ballet en 1993. Elle tient le rôle de la tante dans la production scolaire de Casse-noisette de 1996. Chelsea Clinton participe également aux conférences simulant les Nations unies au début de sa scolarité.

Chelsea Clinton a été dans l'ensemble tenue à l'écart des médias pendant la présidence de son père. En 1998, quelques jours après le discours télévisé de Bill Clinton où il avoue avoir eu une liaison avec Monica Lewinsky, Chelsea est aperçue marchant entre ses parents alors qu'ils approchent l'hélicoptère présidentiel Marine One qui doit les emmener vers leur lieu de vacances. Le 5 février 1999, juste avant le vote du Sénat sur l'impeachment, le magazine People fait sa couverture sur Chelsea. L'article irrite particulièrement la Première famille des États-Unis ainsi que le Secret Service.

En juin 1998, le sénateur de l'Arizona John McCain fait une plaisanterie cruelle au sujet de Chelsea Clinton, citant également l'Attorney General Janet Reno lors d'un dîner de lever de fonds du Parti républicain. L'indignation que soulève le mot de McCain lui vaut de présenter ses excuses à Bill Clinton peu après.

Chelsea participe à certaines rencontres internationales : elle est placée à côté d'Ehoud Barak lors du sommet de Camp David II entre Barak et Yasser Arafat en juillet 2000.

Du 3 au 20 janvier 2001, alors que sa mère commence son mandat de sénatrice de New York, Chelsea tient le rôle d'hôtesse de la Maison blanche jusqu'à la fin de la présidence de son père, tout en se démarquant du style traditionnel de la Première dame.

Chelsea Clinton, acceptée aux universités de Harvard, Yale et Princeton, préfére celle de Stanford, sur la côte ouest. Elle se spécialise en chimie et s'intéresse à la médecine avant de changer sa spécialisation pour choisir l'histoire deux ans plus tard. En 2001, elle est diplômée avec mention de Stanford. Son sujet de mémoire porte sur le travail de médiation sur le conflit nord-irlandais effectué par son père qui aboutit à l'accord du Vendredi saint en 1998. Elle continue ses études à Oxford dans le cadre d'une maîtrise en relations internationales.

En 2003, Chelsea Clinton est engagée à la société de conseil McKinsey & Company à New York. Elle est la benjamine de sa classe, et engagée au même niveau que des détenteurs de Master of Business Administration .

À l'automne 2006, elle quitte McKinsey pour Avenue Capital, une société de gestion alternative gérée par Marc Lasry, connu pour ses loyales donations au Parti démocrate et son soutien aux Clinton.

L'inspiration derrière le film Chasing Liberty de 2004 (sorti en France sous le titre d'Esprit Libre) a été attribuée à une photographie de Chelsea à un match de basket-ball à Stanford, où l'étudiante semble vouloir se fondre parmi le reste des spectateurs.

Depuis 2005, Chelsea Clinton vit dans le quartier de Chelsea de Manhattan. Ironiquement, le quartier situé au nord de ce dernier, Hell's Kitchen, est appelé « Clinton » par les agents immobiliers new-yorkais. Ces deux quartiers de Midtown West sont désormais parfois désignés « Chelsea-Clinton ». Un journal hebdomadaire local se baptisa même Chelsea Clinton News. La fille de l'ex-président habite depuis 2006 dans un immeuble de Gamercy, à l'est de Chelsea. Lors des élections générales de 2006, où sa mère se présenta pour sa ré-élection au Sénat, une erreur fut découverte au 20e bureau électoral, puisque le nom de Chelsea Clinton en était absent.

Elle est membre du comité de la School of American Ballet, et a été co-présidente de la Clinton Foundation de son père lors d'une semaine de levée de fonds. Elle a fait quelques apparitions avec des personnalités comme Madonna et Gwyneth Paltrow pour des associations caritatives.

Jusqu'à la campagne présidentielle de Hillary Clinton, Chelsea n'avait jamais fait de commentaires en public sur la politique ou les discours de ses parents. Mais à partir de 2006, elle commence à participer activement, représentant sa mère au cours de différents événements et jouant le rôle de porte-parole. Le 15 mai 2006, Hillary relate qu'elle a présenté ses excuses à sa fille pour avoir critiqué l'éthique de travail des jeunes lors d'une apparition publique.

En décembre 2007, Chelsea fait campagne au nom de sa mère lors de la primaire de l'Iowa, accueillant les électeurs potentiels au Palmer's Deli de Des Moines, rejointe ensuite par Hillary. En janvier 2008, elle participe à plusieurs étapes de campagne en Californie, au New Hampshire, en Caroline du Sud, dans le Nevada, dans l'Arkansas, au Missouri et dans l'Utah. En février 2008, Chelsea fait d'autres apparitions dans la campagne de sa mère dans les États de Californie, du Nouveau-Mexique, du Nebraska et du Wisconsin, et fait campagne en son nom à Hawaii.

Début février 2008, un courriel attribué à Nicole Davidson, une amie de Chelsea Clinton, semble avoir été fait suivre par cette dernière, amendée d'un commentaire d'elle, exprimant sa réserve sur une partie du texte, mais le jugeant « important », et encourageant les destinataires à le faire suivre, y compris aux électeurs masculins. Le contenu, intitulé « A must read...send to every woman you know... », est un essai de la féministe Robin Morgan, exprimant un soutien absolu à Hillary Clinton.

Le 8 février 2008, Howard Wolfson, directeur de la communication de Hillary Clinton, menace de boycotter les débats présidentiels organisés par MSNBC suite à un commentaire d'un éditorialiste de la chaîne, David Shuster, qui a employé la veille une expression argotique relevant de la prostitution (pimped out) pour désigner la participation de Chelsea dans la campagne de sa mère. Shuster est immédiatement suspendu par MSNBC et présente des excuses publiquement sur la chaîne à deux reprises.

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Source : Wikipedia