Besançon

3.4162021553305 (2691)
Posté par rachel 09/03/2009 @ 19:07

Tags : besançon, doubs, franche-comté, france, environnement, pro a, basket-ball, sport

Dernières actualités
Besançon : Le président démissionne - Ouest-France
Arrivé en juillet 2005 à la tête du club de Besançon, Jacques Thibault a démissionné. « Comme annoncé lors de la réunion Club Affaires du vendredi 19 juin à la Mairie de Besançon, Jacques Thibault confirme mettre un terme à ses fonctions de président...
Besançon : naissance après autogreffe d'ovaire - France 3
Ysaline pèse 3 kilos 700, et sa naissance est un évenement rarissime. le bébé né lundi 22 juin au CHU de Besançon est le fruit d'une autogreffe de tissus ovariens. C'est la 7e fois seulement au monde, que l'opération est réussie....
Besançon : "déménagement sauvage" de lits au CHU - France 3
C'est un commando d'environ 70 salariés de l'Hopital Jean Minjoz de Besançon qui s'est lancé tôt ce mardi matin dans un déménagement revendicatif. Vers 5h00, ils ont descendu une vingtaine de lits inoccupés dans le hall d'entrée de l'hôpital public....
Trois lémuriens du zoo de Besançon en partance pour Madagascar - tele-animaux.com
BESANÇON, 23 juin 2009 (AFP) - Trois lémuriens du Jardin zoologique du Muséum de Besançon, qui possède une collection mondialement connue, ont quitté mardi la capitale franc-comtoise pour rejoindre Madagascar, leur pays d'origine où ils sont menacés,...
Nantes: 600 agents du CHU manifestent - Le Figaro
Environ 600 agents hospitaliers ont manifesté aujourd'hui devant le centre hospitalier universitaire de Nantes pour s'opposer au projet de la direction d'annuler quatre jours de congés accordés pour le temps d'habillage et de déshabillage,...
Liaison ferroviaire Besançon-Vesoul : lancement de l'étude ... - MaCommune.info
La signature de la convention relative au financement de l'étude exploratoire d'une liaison ferroviaire directe entre Besançon et Vesoul est prévue ce vendredi 26 juin à 15h à Vesoul. Sont concernés par cette convention Alain Joyandet, maire de Vesoul...
Besançon: pourquoi tous ces rideaux baissés ? - MaCommune.info
Ce mardi 23 juin après-midi dans les principales rues commerçantes du cœur de Besançon, on se serait cru un dimanche. Plusieurs boutiques ont en effet baissé leur rideau. Il ne s'agit nullement d'un signe de protestation. Si ces boutiques ont choisi de...
Besançon : un fonds pour l'aide aux entreprises - France 3
Un fonds régional d'intervention pour les entreprises doit voir le jour. Il sera financé par des fonds privés. Des fonds privés pour financer un fonds régional d'intervention pour les entreprises (FRIE): L'idée est en train de se concrétiser en...
Une femme renversée par un bus à Besançon - MaCommune.info
Ce mardi, vers 16 h 45, rue de la République à hauteur de l'ancienne ANPE, une femme a été renversée par un bus Ginko qui circulait direction pont de la République. Les premiers secours on été apportés sur place et la blessé a été évacuée vers les...
Les syndicats dénoncent «un coup de force du rectorat de Besançon» - MaCommune.info
Dès qu'on ouvrait la bouche pour dire qu'on était pas d'accord avec la grêve on était insultées, bousculées et on a fui Besançon.Non, ce n'était pas un vote démocratique mais la parade des antis-tout.j'ai raté mon année. Je rentre dans une grande école...

Besançon

Besancon boucle Doubs.jpg

Besançon est une ville de l'Est de la France, sur le Doubs, préfecture du département du Doubs et de la région Franche-Comté. Elle est également siège d'académie et de province ecclésiastique. Ses habitants sont appelés les Bisontins et les Bisontines.

Établie dans un méandre formé par le Doubs, la cité joue un rôle important dès l'époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio. Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d'elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse.

Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d'une qualité de vie reconnue soulignée par ses innovations sociales et environnementales. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon possède un label Ville d'Art et d'Histoire depuis 1986 et figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2008.

Une première mention écrite de la ville est faite par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules sous le nom de Vesontio. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243. Les recherches sur l'origine de l'appellation Vesontio ont donné lieu à plusieurs interprétations mais aucune ne s'impose avec certitude. La plus « satisfaisante » évoque la racine celtique wes- qui désignerait une montagne et que l'on retrouverait notamment dans les noms de Vésuve, Vesoul ou encore Vézelay.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (« la ville d'or »). L'origine de cette appellation, qui apparait dans un écrit de 821, n'est pas non plus bien établie : présence d'or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d'or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l'Antiquité le nom d'un quartier de Byzance...

Aussi, à la Belle Époque, lorsque la ville connaît une intense activité thermale, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

La ville de Besançon jouit d'une situation privilégiée sur l'axe structurant européen dit « Rhin-Rhône », voie de communication entre mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d'élevage du massif du Jura (plateaux du Haut-Doubs) et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises, dans la zone préjurassienne délimitée par les zones plissées dites des Avant-Monts au nord et du faisceau bisontin au sud.

Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs et est distante d'environ 90 kilomètres de Dijon en Bourgogne, de Lausanne en Suisse et de Belfort aux portes de l'Alsace et de l'Allemagne. Sa distance avec la capitale nationale, Paris, est de 327 kilomètres à vol d'oiseau pour un cap de 304°. Il est à remarquer également que Besançon se situe presque exactement au milieu d'un segment Lyon-Strasbourg, chacune de ces villes étant distante de 190 kilomètres environ.

Besançon fait partie de la Métropole Rhin-Rhône constitué en 2004 avec les villes de Dijon, Mulhouse, Belfort et Montbéliard et associant également depuis cette date, l'agglomération trinationale de Bâle, la communauté urbaine de Le Creusot-Montceau-les-Mines, Chalon-sur-Saône et Neuchâtel.

Avec 1 108 millimètres de précipitations par an, la ville est une des plus arrosées du pays en compagnie de Brest (1 109 mm/an) et Biarritz (1 483 mm/an). Ces précipitations ont lieu en moyenne 141 jours par an, dont une trentaine de jours avec chutes de neige. Elle bénéficie malgré cela d'un bon ensoleillement de 1 872 heures par an, variant de 55 heures en décembre à 246 heures en août. Il gèle en moyenne 67 jours par an. Le secteur de Besançon n'est pas très venté, la vitesse du vent atteignant en moyenne 2,2 m/s, avec une seule journée par an où l'on relève des rafales d'au moins 100 km/h.

Les records de température maximale et minimale sur Besançon sont respectivement de 40,3 °C le 28 juillet 1921 et -20,7 °C le 1er janvier 1985. La température moyenne annuelle est de 10,2 °C.

Dès l'Antiquité, Besançon était située sur la route de Rome, voie romaine reliant Rome à la mer du Nord, appelée Via Francigena à partir du Moyen Âge et passant par Calais, Reims, Lausanne et Aoste.

De nos jours, les transports à Besançon, comme dans de nombreuses autres villes européennes, sont dominés par l'automobile dont le trafic augmente continuellement depuis plusieurs années. L'autoroute A 36 Beaune - Mulhouse, qui passe au nord de l'agglomération, est l'axe principal la reliant aux autres villes françaises et étrangères. Deux routes nationales, la N 57 reliant Metz et Nancy à la frontière suisse et la N 83 Lyon - Strasbourg constituent les deux autres axes principaux. Au niveau local, des efforts sont entrepris depuis plusieurs années pour décongestionner la ville avec la construction d'un contournement dont le maillon nord-ouest (voie des Montboucons) a été ouvert en 2003 et le maillon sud-ouest (voie des Mercureaux) ouvrira fin 2010.

La ville bénéficie d'une bonne desserte par le train, notamment grâce à des liaisons directes par TGV avec Paris et à la ligne classique nationale Lyon - Strasbourg. La desserte ferroviaire est complétée par des lignes TER vers Belfort et Montbéliard, vers Dole et Dijon, vers Morteau et la Suisse, ainsi que vers Lons-le-Saunier et Bourg-en-Bresse. Une première branche de la LGV Rhin-Rhône est actuellement en cours de construction qui desservira une nouvelle au nord de l'agglomération, à Auxon-Dessus, à partir de fin 2011 et raccourcira les temps de parcours vers Paris (2h), Lyon (1h55) et surtout Strasbourg (1h30). La gare de Besançon-Viotte bénéficiera également de dessertes par TGV, grâce à une connexion ferroviaire entre les deux gares. Les branches est (entre Auxonne et la LGV sud-est) et sud (entre Besançon et Dijon vers Lyon) sont en cours d'étude et ne devraient pas être mises en service avant 2015-2020.

Besançon est une des seules grandes villes françaises à ne pas disposer d'aéroport, mais bénéficie de la proximité de ceux de Genève, Lyon-Saint-Exupéry et l'EuroAirport Bâle-Mulhouse et de deux aérodromes sur les communes voisines : l'aérodrome de Besançon-La Vèze (avec un service d'avion taxi sur toute l'Europe) et l'Aérodrome de Besançon-Thise.

Les transports urbains sont représentés principalement par la compagnie de bus Ginko (société Kéolis) qui dessert 18 lignes urbaines et 30 lignes périurbaines. Des efforts ont été entrepris d'un point de vue environnemental puisqu'un quart des bus roulent au gaz naturel, soit 59 véhicules. D'autre part un tramway va être mis en service à partir de 2014.

Aussi, la capitale franc-comtoise a désormais lancé un projet similaire à ceux de Paris ou Lyon : son propre système de vélos en libre-service baptisé VéloCité. Mis en service depuis le 25 septembre 2007, il rencontre le même succès que dans les autres villes ayant fait ce choix.

La ville fût pionnière dans la création d'un secteur piétonnier dès 1974.

Enfin, la ville est traversée par le canal du Rhône au Rhin, emprunté par des bateaux-mouches et des embarcations touristiques. Après plusieurs années de tergiversations et de contestation, sa mise à grand gabarit permettant une utilisation commerciale a été abandonnée en 1997, quoique sa relance refasse parfois surface.

La ville de Besançon s’inscrit également dans un site géographique naturel particulièrement remarquable. En effet, la cité s'est d'abord développée dans un important méandre du Doubs de près d'un kilomètre de diamètre, prenant la forme d'une boucle presque parfaite fermée et surplombée par le mont Saint-Étienne, un haut plateau ouvert sur le Jura et abrupt du côté de la ville, dont la pointe est intégralement coiffée de l'imposante citadelle de Vauban. Puis la ville a débordé de ce cadre initial (d'une altitude moyenne de 250 mètres) pour s'étendre dans une cuvette entourée de sept collines dont la plupart est coiffée de forts : Chaudanne (422 m), Bregille (458 m), Saint-Étienne (371 m), la Roche d'Or (316 m), Planoise (490 m), Rosemont (466 m), Fort-Benoit (360 m). Cette configuration amène parfois à faire la comparaison avec le site de la ville de Rome qui est également dominée par sept collines.

Ce site particulier a donc pendant longtemps constitué un emplacement idéal de développement urbain, tant d'un point de vue stratégique et militaire (site défensif) qu'économique et commercial (débouché fluvial, forêts, agriculture et élevage).

Le centre historique, correspondant au quartier installé à l'intérieur du méandre du Doubs, dit quartier de la Boucle, et au quartier de Battant, première excroissance historique sur l'autre rive, constitue le site exclusif (ou site primitif) de développement de la ville jusqu’à la Révolution industrielle.

Selon l'agence d'urbanisme de l'agglomération de Besançon (AudaB), la commune est composée de quatorze grands quartiers présentant une étonnante diversité, de Velotte (2 000 habitants) aux allures de village champêtre à la vaste ZUP de Planoise (20 000 habitants) en passant par Battant, ancien quartier de vignerons.

Le centre historique présente principalement un plan en damier tel qu'on peut le retrouver dans la plupart des cités romaines. Le cardo maximus correspondait plus ou moins à l'actuelle Grande Rue qui débouchait au nord sur l'unique pont de la ville, le pont Battant, et au sud sur la porte Noire, un arc de triomphe. Une deuxième artère nord-sud d'importance est constituée par l'actuelle rue des Granges. L'habitat y est très dense et les rues étroites.

Au XIXe siècle, les quartiers voisins de la première couronne, tels que les Chaprais, la Butte, la Viotte... connaissent un essor important. Ces quartiers présentent aujourd'hui un tissu dense d'immeubles ne dépassant pas cinq ou six étages et de zones pavillonnaires.

Après la Seconde Guerre mondiale et durant tout le baby boom, les besoins en logements sont importants : de grands ensembles sont construits le long d'un axe est-ouest, avec notamment Planoise, Montrapon, Orchamps, Palente, Clairs-Soleils. La plupart de ces quartiers connaissent à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle des opérations de démolition-reconstruction et de réhabilitation importantes.

L'essentiel de la croissance démographique au début du XXIe siècle s'effectue dans les quartiers limitrophes de la commune, les Tilleroyes, les Montboucons ou encore les Torcols, à dominante pavillonnaire.

Globalement, l'étalement urbain s'est opéré selon un axe préférentiel sud-ouest - nord-est du fait notamment du faisceau de collines créant un effet de barrière au sud. L'urbanisation s'opère sur une distance maximale nord-sud de six kilomètres environ tandis que de l'est à l'ouest, cette distance est quasiment double avec douze kilomètres.

Le centre ancien constitue un ensemble architectural homogène et dense constitué de vieux immeubles d'habitation et d'édifices publics bien préservés.

La majorité des bâtiments y sont construits en pierre de Chailluz, pierre calcaire extraite de carrières proches de Besançon et dont la particularité et de présenter deux teintes : ocre avec de grandes taches de couleur bleue-grise. Cette pierre a été imposée en 1569 afin de mettre un terme aux incendies destructeurs qui sévissaient régulièrement et détruisaient des quartiers entiers. L'habitat y est très serré, laissant néanmoins la place à une multitude d'arrière-cours et leurs somptueux escaliers à cage ouverte, une des spécificités de Besançon, dont la plus célèbre est celle de l'hôtel de Champagney.

Une des particularités des immeubles de Besançon est également la présence de grilles arrondies en fer forgé fixées aux fenêtres des rez-de-chaussée, évoquant les rejas d'origine espagnole.

Selon le dernier recensement, la ville comptait en 1999 un total de 61 507 logements dont 55 159 étaient des résidences principales, 5 260 des logements vacants, 755 logements occasionnels et 333 résidences secondaires. On trouve une large majorité de logements en immeubles collectifs qui représentent 84,8 % de l'ensemble du parc de logements tandis que la part des logements individuels s'élève à 15,2 % en 1999 : cependant, entre 1990 et 1999, le nombre de logements individuels a progressé plus vite (+30,7 %) que celui de logements collectifs (+13,9 %).

Le parc des résidences principales est globalement vieillissant puisque 24,6 % de celles-ci datent d'avant 1949, 45,3 % ont été achevées entre 1949 et 1974, 17,7 % de 1975 à 1989 et enfin 12,4 % en 1990 ou après.

En ce qui concerne les logements sociaux, la ville en compte 14 598 sur un total de 55 159 résidences principales, soit une proportion de 26,5 % qui dépasse largement le seuil de 20 % exigé par la loi SRU. La localisation de ces logements sociaux est concentrée au sud-ouest de la commune (Planoise, Rosemont et Grette) avec 45,8 % de l'ensemble et à l'est (Palente, Orchamps, Clairs-Soleils) qui représente 14,2 % du parc communal.

De nombreux projets sont en cours d'élaboration ou de finalisation dans la ville au début du XXIe siècle. Le projet de restructuration de l'îlot Pasteur, dans le quartier de la Boucle, a été adopté en 2004 et devrait être livré en 2014 : il s'agit de créer un ensemble immobilier intégrant 15 000 m2 environ de surfaces commerciales et 8 400 m2 de logements et de réaménager la place Pasteur. Un autre secteur en pleine restructuration et celui concernant les friches du port fluvial et de l'usine Rhodia qui est voué à devenir un "campus culturel": construction de la SMAC (salle de musiques actuelles) pour 2010, de la Cité des Arts et de la Culture (intégrant le nouveau conservatoire et le Fonds Régional d'Art Contemporain) dessinée par l'architecte japonais Kengo Kuma. En 2008, la mise en place d'un Transport en commun en site propre (TCSP) est adoptée, se matérialisant sous la forme d'un tramway pour une mise en service à l'horizon 2014.

La commune de Besançon comptait 117 080 habitants au 1er janvier 2006, ce qui la place au 29e rang national. Un pic démographique a été atteint en 1975 avec 120 315 habitants.

Avec 117 000 habitants en 2006, Besançon est une capitale régionale de taille modeste. Cependant, elle se trouve au centre d’une aire urbaine de 222 000 habitants, la plus importante de la région devant Montbéliard et Belfort, villes-centres des deux autres grands pôles urbains de Franche-Comté.

Classée ville d'Art et d'Histoire, la ville de Besançon possède un riche passé historique dont son patrimoine architectural est un témoin fort. Depuis la fondation d'un oppidum gaulois, la cité n'a cessé de se développer et de s'agrandir avant de devenir un centre culturel, militaire et économique de premier ordre. Tantôt germanique tantôt française, la capitale comtoise a gardé de nombreuses traces des différentes périodes de son histoire de l'Antiquité au XIXe siècle.

La passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen, a été attestée.

Les fouilles menées au cours des derniers siècles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont, ces traces d'habitat étant datées de 4 000 ans avant J.-C. environ.

Au IIe siècle avant notre ère, l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois (voir Celtes) qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges. La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles ; les plus anciens ont été découverts lors des fouilles préventives réalisées sur le site des remparts dérasés en 2001. La ville était ceinturée par un mur de berge (murus gallicus) dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.

L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains. Il est occupé en 59 av. J.-C. ou peut être même quelques années auparavant par Arioviste et ses Suèves, puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse à son tour la conquête en 58 av. J.-C..

Jules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide d'en faire la capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum) ainsi qu'une citadelle militaire et un carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure.

En 68 après J.C, elle est le théâtre de la bataille de Besançon opposant Lucius Verginius Rufus, fidèle de l'empereur Néron, à Gaius Julius Vindex, un rebelle qui est vaincu et finit par se suicider. Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre (arènes de Besançon) pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de témoins de cette époque, on dénombre en effet non moins de 200 points de découverte dans la La Boucle et les quartiers situés aux abords immédiats.

Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la Provincia Maxima Sequanorum. Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la porte Noire érigée sous Marc-Aurèle en 175 ap. J.-C. pour célébrer la répression des troubles de 172 à 175 apr. J.-C. les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre et la domus du palais de Justice et celle du collège Lumière où a été retrouvée une impressionnante mosaïque dite de la Méduse en très bon état de conservation. En 360, l'empereur Julien, de passage à Vesontio, décrit une « bourgade ramassée sur elle-même », une cité sur le déclin qui n'est guère plus qu'un village.

Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen Âge est très mal connue, les documents et indices étant largement insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis. De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Francie médiane, puis à la Lotharingie, puis, à la mort de Lothaire II, devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879.

C'est en 888 que Eudes Ier de France, dans sa féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole est rattaché au Comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Ce comté aura pour premier comte (dit « comte palatin de Bourgogne ») Otte-Guillaume de Bourgogne (982-1026). Besançon devient également siège épiscopal en tant qu'archevêché indépendant. Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, n'ayant pas de descendants mâles, lègue ses biens bourguignons à son neveu Henri II du Saint-Empire.

En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est donc rattachée au Saint-Empire romain germanique. L'archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale.

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de vingt-huit notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans.

Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.

À l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire germanique suite au décès de Charles le Téméraire. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient chancelier de l'Empire en 1519 puis garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le palais Granvelle et l'hôtel de ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. La ville compte alors de 8 000 à 9 000 habitants en 1518, population qui serait passée entre 11 000 et 12 000 habitants en 1608. L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voir les trois quarts de la population et faisaient donc de la viticulture l'activité principale de la ville.

Alors que la ville avait vécu une époque de progrès au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué par les guerres et une grande misère.

En 1631, la ville accueille à deux reprises le duc Gaston d'Orléans, frère du roi et ennemi personnel du cardinal de Richelieu. La guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode bourguignon de la guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère. Besançon, qui a échappé plusieurs fois à un siège, souffre néanmoins des mêmes fléaux que son arrière-pays dévasté : la peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644.

Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal (appartenant au roi d'Espagne) et Besançon (relevant de l'Empire), suggéré à partir de 1651, est finalement accepté par les Bisontins en 1664. Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd alors son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. La trêve n'est que de courte durée et le 8 février 1668, l'armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales aient capitulé. L'occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin. La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l'amélioration des fortifications : la première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l'autre extrémité, d'importants travaux sont entrepris autour de Charmont (sur les hauteurs de Battant).

Le 26 avril 1674, le duc d'Enghien est de retour et prend position devant la cité à la tête d'une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes. Vauban participe également au siège. Afin d'écourter la prise de la ville, ce dernier décide de faire monter de nuit, quasiment à dos d'homme, sur le mont Chaudanne une « grande artillerie » de 36 bouches à feu. Au terme d'un siège de vingt-sept jours auquel assistent Louis XIV et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai. Besançon, après plusieurs tentatives vaines, devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole par lettres patentes du 1er octobre 1677 : un grand nombre d'administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l'intendance, le parlement ou encore l'université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.

Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. La construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or…

Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.

Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département privé des terres agricoles les plus productives du bas pays. La population, estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 habitants en 1793 pour ne remonter timidement qu'à 28 463 en 1800. Cependant, c'est également durant cette période que l'industrie horlogère s'installe dans la ville suite à la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés helvétiques mené par l'horloger genevois Laurent Mégevand, expulsé de Suisse pour ses activités politiques. L'activité démarre difficilement, notamment du fait de l'hostilité d'une part de la population, mais le nombre d'horlogers est estimé à 1 000 en 1795 et la production de montres progresse tout de même de 14 700 pièces en l'an III (1794-1795) à 21 400 en l'an XI (1802-1803).

Sous la Troisième République, Besançon connaît une relative stagnation, sa population oscillant autour de 55 000 habitants pendant plusieurs décennies. Indépendamment de la démographie, l'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883. Ainsi, selon la chambre de commerce, Besançon participait en 1880 pour 90 % de la production horlogère française et comptait environ 5 000 ouvriers spécialisés dans ce secteur et 10 000 ouvrières y travaillant à temps perdu. Devant faire face à la concurrence suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXe siècle pour produire 635 980 articles en 1900 mais n'employer plus que 3 000 ouvriers et ouvrières en 1910. D'autres industries se développent à cette époque: brasseries (dont la plus renommée est la brasserie Gangloff), papeteries, métallurgie... C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891.

C'est également à la fin du XIXe siècle que la ville « s'invente » une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains salins de la Mouillère. Le tourisme se développe alors autour du produit d'appel de Besançon-les-Bains qui engendre la construction d'un établissement thermal, de l'hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 bien que les autorités militaires françaises aient décidé de faire sauter les ponts à l'approche de l'occupant. La ville se retrouve en zone occupée (la ligne de démarcation n'est qu'à environ 30 kilomètres à l'ouest) et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare : le bilan est de 50 morts, 40 blessés graves et une centaine de blessés légers. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942 : les Allemands ripostent par des arrestations et 16 résistants sont exécutés dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943, 83 subissent le même sort par la suite. La ville est libérée le 6 septembre par les 3e et 45e division d’infanterie britanniques, débarquées en Provence. Le 6e corps de l'armée américaine arrive le 8 septembre 1944 après quatre jours de combats et c'est donc une ville libérée que visite le général de Gaulle le 23 septembre.

Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide. L'essor démographique est particulièrement vif, la ville doublant sa population en à peine plus de 20 ans (de 63 508 habitants en 1946 à 113 220 habitants en 1968), et particulièrement entre 1954 et 1962 où sa progression de 38,5 % n'est dépassée seulement que par les villes de Grenoble et de Caen. Les voies de communication n'accompagnent que difficilement cette évolution, l'électrification de la ligne ferroviaire vers Paris n'intervenant qu'en 1970, la mise à grand gabarit du canal n'étant envisagée qu'à partir de 1975 tandis que l'autoroute ne parvient à Besançon en 1978. Quant à la possibilité de développer un aéroport à La Vèze, l'idée est bien vite enterrée.

L'industrie horlogère reste dominante mais est en recul, passant de 50 % des emplois industriels en 1954 à 35 % en 1962 et cédant le pas progressivement face à d'autres secteurs en plein essor tels que le textile, le bâtiment ou l'industrie alimentaire. En 1962, trois entreprises dépassent les 1 000 employés : les firmes horlogères Lip et Kelton-Timex, et l'usine textile de la Rhodiacéta. Cela n'empêche pas Besançon de confirmer son statut de capitale de l'horlogerie française grâce notamment à ses fonctions administratives (sièges sociaux) et scientifiques (enseignement et recherche). Le textile et la confection connaissent par ailleurs un dynamisme certain, la Rhodia employant jusqu'à 3 300 employés en 1966 et l'entreprise familiale Weil atteint 1 500 emplois en 1965, devenant ainsi la première entreprise française de confection masculine.

Face à cette croissance exponentielle, la municipalité décide de répondre notamment à la crise du logement en débutant en 1952 la construction des cités de Montrapon et de Palente-Orchamps et en 1960 celle des trois immeubles appelés les 408 (en référence au nombre de logements) par les Bisontins qui accueillent une population majoritairement ouvrière. La réalisation de ces équipements est assez anarchique et un plan de modernisation et d'équipement est élaboré entre 1961 et 1963 prévoyant la création de la Z.U.P. de Planoise, des zones industrielles de Palente et de Trépillot, et du campus universitaire de la Bouloie. On prévoit également la réalisation de trois boulevards permettant de fluidifier la circulation.

La ville devient capitale régionale grâce à la création des circonscriptions d'action régionale par un décret du 2 juin 1960.

La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant. Cette crise est d'abord symbolisée par la célèbre affaire Lip qui marquera durablement l'histoire de la ville. L'entreprise horlogère est en effet menacée d'un plan de licenciements au printemps 1973 et donne alors naissance à une lutte sociale d'un genre nouveau basée sur l'autogestion et provoquant un élan de solidarité national qui culmine le 29 septembre avec la « marche Lip » qui voit défiler 100 000 personnes dans une ville morte. Après avoir entrevu un semblant de redémarrage de l'activité, le dépôt de bilan est inéluctable et Lip disparaît en 1977. En 1982, c'est un nouveau coup dur pour la ville avec la fermeture de l'usine Rhodia qui laisse sur le carreau près de 2 000 salariés, tout comme l'entreprise horlogère Kelton-Timex peu après. Durant les années 1990, c'est un autre fleuron de l'industrie bisontine qui s'efface, puisque l'entreprise de confection Weil délocalise et les effectifs passent de plus d'un millier de salariés à une petite centaine. En près de 20 ans, la ville perd donc près de 10 000 emplois industriels et semble pouvoir s'en relever difficilement.

Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de deux siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale. D'autres atouts comme la qualité de vie et le patrimoine, ou encore la situation sur l'axe Rhin-Rhône, un des axes structurants à l'échelle européenne, permettent à Besançon, au début du XXIe siècle, de prendre un nouveau départ.

La ville est le chef-lieu de la région Franche-Comté, du département du Doubs et de l'arrondissement de Besançon. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Besançon et de la province ecclésiastique de Besançon. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Besançon.

Le maire actuel de Besançon est Jean-Louis Fousseret (PS), réélu pour un second mandat en 2008 dès le premier tour avec 56,8 % des suffrages contre 25,8 % à son principal outsider Jean Rosselot (UMP).

Comme toute commune dont la population est comprise entre 100 000 et 149 999 habitants, Besançon est administrée par un conseil municipal composé de cinquante cinq élus.

Aux élections présidentielles de 2007, la ville a porté la candidate socialiste Ségolène Royal devant son homologue UMP Nicolas Sarkozy avec respectivement 53 % contre 47 % des votes lors du second tour. La capitale comtoise a la spécificité de demeurer un des rares bastions socialistes dans un département du Doubs dont les principales villes sont ancrées à droite (alors que le conseil général est à gauche depuis 2004). Toutefois, les deux circonscriptions départementales entre lesquelles est partagée Besançon ont élu les candidats UMP en 2007, alors qu'en 1977, on comptait deux élus PS.

On dénombre par ailleurs 40 écoles primaires dont 35 publiques et 5 privées à la rentrée 2006.

La ville compte 11 collèges, 7 lycées d'enseignement général et 10 lycées professionnels.

L'Université de Franche-Comté, principalement située à Besançon, compte 22 800 étudiants répartis sur six UFR, dont cinq à Besançon. L'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon (ENSMM) compte 580 élèves ingénieurs. S'y ajoutent plus de 2 400 stagiaires français ou étrangers accueillis chaque année par le Centre de linguistique appliquée (CLA), spécialisé dans l'apprentissage intensif des langues. Elle abrite enfin l'École régionale des beaux-arts de Besançon.

La ville accueille sur son territoire de nombreux établissements de santé dont le principal est le Centre hospitalier universitaire (C.H.U.) réparti actuellement sur deux sites (hôpital Saint-Jacques au centre-ville et hôpital Jean Minjoz à Châteaufarine) mais dont l'ensemble des services seront rassemblés à terme (2012) sur le site de Minjoz au sein du pôle santé de la technopole Temis. Le CHU de Besançon est particulièrement renommé dans les domaines de la bio-ingénierie, de la microrobotique appliquée à la santé et pour son pôle cancérologie. Les autres établissements notables sont la polyclinique de Franche-Comté et la clinique Saint-Vincent.

Avant la crise des années 1970 et 1980 qui provoque de nombreuses fermetures et délocalisations d'entreprises de la ville, l'économie bisontine est principalement tournée vers le secteur industriel, en particulier l'horlogerie et le textile. Aujourd'hui, le secteur tertiaire est le principal pourvoyeur d'emplois (voir tableau), l'industrie n'étant plus représentée que par une kyrielle de petites et moyennes entreprises spécialisées notamment dans les microtechniques, la nanotechnologie et la mécanique (découpage, emboutissage). Besançon est ainsi passée du statut de capitale de la montre à la capitale de l'infiniment petit. Cette reconversion réussie permet actuellement à la ville de bénéficier d'un certain dynamisme et d'un tissu économique solide mais la mutation ne s'est pas faite sans heurts et de nombreuses suppressions d'emplois. En effet, dans une ville dont l'histoire est marquée par une tradition de socialisme et d'utopisme, des conflits emblématiques marquent profondément le paysage économique et social tant au niveau local que national. Ainsi, la grande grève de l'usine textile Rhodiaceta en 1967, préfigurant les événements de mai 68, la célèbre affaire Lip en 1973, du nom de cette entreprise horlogère déclarée en faillite qui fut à l'origine d'une lutte sociale d'un nouveau genre débouchant sur une expérience originale d'autogestion, ou encore les délocalisations des entreprises horlogères Kelton et Timex et textile Weil.

Au 31 décembre 2003, Besançon comptait 6 489 établissements privés représentant 37 795 emplois.

Le taux de chômage était de 8,1 % en 2005 et était estimé en décembre 2006 à 7,9 % dans la zone d'emploi de Besançon, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale (8,6 %).

Les quartiers les plus pourvus en emplois sont ceux du Centre (La Boucle et Saint-Jean)-Chapelle des Buis qui concentrait 25,9 % des emplois bisontins en 1999, des Tilleroyes (15,3 %), de Planoise-Châteaufarine (11 %) et de Montrapon-Montboucons (10,7 %).

Après avoir été la capitale française de l'horlogerie, Besançon s'est reconvertie en utilisant son savoir-faire pour se spécialiser dans les branches de la micromécanique, des microtechniques, des nanotechnologies, de l'optique et de l'électronique. La ville constitue depuis juin 2005 avec d'autres zones de la région Franche-Comté un pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques. La microtechnique bisontine est symbolisée par la technopole Temis (Technopole Microtechnique et Scientifique) qui regroupe entreprises, laboratoires de recherche et instituts de formation spécialisés (ENSMM). Leur promotion est assurée par le salon Micronora, salon international des microtechniques, qui se déroule tous les deux ans. À partir de 2009, le biomédical aura également son salon avec la tenue du salon MEDTEC France organisé par la société Canon Communications LLC. Au total, le secteur des microtechniques représente dans la ville environ 350 entreprises, 500 chercheurs et 11 000 emplois pour un chiffre d'affaires annuel de 1,36 milliard d'euros.

Hormis les microtechniques, la mécanique et les nanotechnologies, il n'existe pas d'autre grand secteur industriel à Besançon depuis la crise de l'industrie textile. Parmi les quelques autres secteurs notables, on peut citer la métallurgie avec l'entreprise Stanley Tools (123 salariés) qui fabrique de l'outillage à main ; la plasturgie représentée principalement par la firme Superfos Besançon (134 salariés) qui produit des emballages plastiques ; l'agroalimentaire au travers de l'entreprise LU France (167 salariés) célèbre pour ses biscuits.

Dans la communauté d'agglomération du Grand Besançon (CAGB), le secteur tertiaire concentre 85 % des établissements et 75 % de l'emploi salarié.

Le centre hospitalier de Besançon (plus de 5 000 salariés) est le plus gros pourvoyeur d'emploi de la capitale comtoise, suivi de la commune de Besançon (2 800 salariés), du Crédit agricole mutuel de Franche-Comté (1 500 salariés), du département du Doubs (900 à 1 000 salariés), de la SNCF (600 à 700 salariés), du centre communal d'action sociale, et de la régie de transports en commun Ginko, qui emploient de 500 à 600 salariés.

Besançon est le siège de la CCI du Doubs qui gère le port fluvial, l'aérodrome de Besançon-La Vèze ainsi que divers entrepôts et de la CRCI de Franche-Comté.

L'armée tient également une place importante puisque la garnison de Besançon demeure aujourd'hui l'une des plus importantes de France, avec près de 1 650 militaires et 400 personnels civils de l'Armée de terre. Ses composantes sont l'état-major de force n°1 (installé dans le quartier Ruty), le 6e régiment du matériel, la 7e brigade blindée et le 19e Régiment du Génie (19e RG) de Besançon (installé dans le quartier Vauban), la 7e Compagnie de Commandement et de Transmissions (7e CCT) de Besançon et le 7e Bataillon du Train (7e BT) de Besançon.

La ville est équipées d'espaces commerciaux denses dans les quartiers du centre-ville avec notamment les deux grandes artères commerçantes de la Grande Rue et de la rue des Granges, ainsi que sur les trois zones périphériques de Châteaufarine à l'ouest, Valentin au nord et Chalezeule à l'est. On note une forte représentation de la grande distribution avec la présence de trois hypermarchés (Carrefour Valentin et Carrefour Chalezeule, 400 salariés chacun ; Géant Châteaufarine, 300 salariés), un supermarché de 100 salariés (Super U Amitié), un grand magasin (Galeries Lafayette, 100 salariés) et un espace commercial de sport (Decathlon, 100 salariés).

Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis le 14 février 1986 et est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis le 7 juillet 2008 au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban créé en 2005 à l'initiative de la ville de Besançon.

Le quartier Battant a fait l'objet d'un secteur sauvegardé de trente-et-un hectares en 1964 tandis qu'en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 237 hectares pour la Boucle et les zones d'accompagnement, l'ensemble constituant actuellement le plus grand secteur sauvegardé de France.

On dénombre environ 170 monuments historiques à Besançon.

La majeure partie du système de fortification actuel (citadelle, enceinte urbaine composée des remparts et bastions, fort Griffon) est l'œuvre de Vauban. C'est cet ensemble qui permet à Besançon de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du Réseau des Sites Majeurs de Vauban. Les forts présents sur les autres collines ont tous été construits au XIXe siècle. Les seules fortifications pré-Vauban subsistantes sont la porte Rivotte, la porte Taillée, la tour Carrée et la tour de la Pelote.

La citadelle de Besançon a été construite par Vauban de 1678 à 1771 et constitue avec plus de 250 000 visiteurs chaque année le site le plus visité de Franche-Comté. Elle s'étend sur onze hectares au sommet du Mont Saint-Étienne à une altitude comprise entre 330 mètres et 370 mètres, dominant ainsi le méandre du Doubs qui présente une altitude comprise entre 240 et 250 mètres. Elle regroupe en son sein un musée de la Résistance et de la Déportation, un musée de la vie comtoise, le service régional d'archéologie et un zoo. Elle est le symbole de la ville. Le Fort Griffon, dont le nom provient de l'architecte italien qui fût chargé de le construire en 1595, Jean Griffoni, fait figure de seconde citadelle. Il fût ensuite complètement remanié par Vauban. Vendu par l'Armée en 1947, il est affecté à l'école normale d'institutrices puis à l'IUFM.

L'enceinte urbaine de Vauban comprend l'ensemble des fortifications de la Boucle qui sont reconstruites de 1675 à 1695. Vauban substitue en effet aux défenses médiévales restaurées et complétées par Charles Quint au XVIe siècle une ceinture pourvue de six tours à canon bastionnées qui sont d'aval en amont : la tour Notre-Dame, la tour bastionnée de Chamars, la tour bastionnée des Marais, la tour bastionnée des Cordeliers (achevée en 1691), la tour bastionnée de Bregille et la tour bastionnée de Rivotte.

Les fortifications antérieures à la conquête française sont également nombreuses. La tour de la Pelote, située quai de Strasbourg, fût construite en 1546 par le gouvernement communal sur ordre de Charles Quint. Son nom viendrait de l'ancien propriétaire du terrain où elle a été construite, Pierre Pillot, seigneur de Chenecey. La porte Rivotte, datant du XVIe siècle, se compose de deux tours rondes à poivrières un d'un fronton sur lequel est sculpté le soleil de Louis XIV. La porte Taillée, ouverte dans un éperon rocheux, est l'œuvre des romains. Elle marque l'entrée de la ville sur la route de la Suisse. Elle est surmontée d'un corps de garde et d'une tour de guets construits en 1546. La tour Carrée, située dans la promenade des Glacis, est appelée également tour de Battant ou tour Montmart. Elle a été construite en 1526.

Les fortifications du XIXe siècle sont constituées d'un ensemble de forts coiffant toutes les hauteurs de la ville : le fort de Chaudanne construit de 1837 à 1842 dont le nom officiel est fort Baudrand, le fort de Bregille construit de 1820 à 1832 dont le nom officiel est fort Morand, le fort de Planoise construit de 1877 à 1880 et dont le nom officiel est fort Moncey. Il est utilisé de nos jours par les Compagnons d'Emmaüs. Le fort Benoît a été édifié de 1877 à 1880, le fort de Beauregard en 1830. Citons encore le fort Tousey, le fort de Trois Châtels, le fort de Rosemont (batterie construite pendant la guerre de 1870-1871), le fort des Montboucons construit de 1877 à 1880 et le fort des Justices construit à partir de 1870.

La caserne Ruty, anciennement caserne Saint-Paul, est composée de quatre pavillons entourant une cour servant de place d'Armes et datant des XVIIIe et XIXe siècles. Elle abrite actuellement l'état-major de la 7e brigade blindée et l'État Major de Force n°1 (EMF 1).

Durant l'Antiquité, Vesontio est une métropole importante de la Gaule romaine. Elle se pare de monuments dont certains ont subsisté, les fouilles archéologiques menées au gré des chantiers de construction révélant souvent de nouvelles découvertes datées de cette période.

Le monument le plus emblématique et le mieux conservé datant de cette période est la porte Noire, un arc de triomphe gallo-romain édifié sous Marc Aurèle au IIe siècle dans le quartier Saint-Jean. Fortement détériorée par les aléas du temps et la pollution, elle fait l'objet en ce début de XXIe siècle d'une longue et difficile opération de restauration. Immédiatement en contrebas se trouve le square Castan présentant un ensemble de vestiges archéologiques du IIe siècle ou du IIIe siècle composé notamment de huit colonnes corinthiennes.

Sur l'autre rive du Doubs, dans le quartier Battant, les vestiges des arènes de Vesontio sont visibles : seuls quelques gradins et fondations ont été mises à jour, ses pierres ayant été largement utilisées au Moyen Âge pour la construction d'autres édifices.

D'autres vestiges sont visibles dans des lieux plus anonymes, telles la mosaïque de la Méduse du collège Lumière ou les fondations antiques dans le parking souterrain du conseil régional de Franche-Comté.

Palais de Justice : à l'origine, il s'agissait du second corps de bâtiment de l'hôtel de ville. En effet, en 1582, la municipalité décide d'agrandir l'hôtel de ville pour y établir son tribunal et sa chapelle. La construction en fût confiée à l'architecte Hugues Sambin qui s'inspira grandement de l'esprit de la Renaissance. Il est actuellement le siège de la Cour d'appel.

Charles Quint. Il abrite aujourd'hui le musée du Temps. Classé monument historique en 1862.

Hôtel de l'Intendance : actuelle préfecture du Doubs, il fut édifié de 1770 à 1778 à la demande de l'intendant Charles de Lacoré. Les plans ont été réalisés par le grand architecte parisien Victor Louis et les travaux dirigés par l'architecte bisontin Nicolas Nicole. Il adopte le plan traditionnel des hôtels particuliers, avec une cour d'honneur présentant une façade composée de six colonnes ioniques surmontées d'un fronton et un jardin à l'arrière du bâtiment dont la façade est agrémentée d'une rotonde s'avançant légèrement sur le jardin.

Hôtel de ville : édifié par l'architecte Richard Maire qui l'acheva en 1573, il présente une façade à bossages dans l'esprit des palais de la Renaissance italienne. Une grande niche dans la façade abritait jusqu’à la Révolution une statue en bronze de Charles Quint chevauchant un aigle à deux têtes. Classé monument historique en 1912.

Le centre ancien de Besançon comporte par ailleurs une trentaine d'hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, remarquables notamment par leurs façades en pierre de Chailluz bleue-grise et ocre, leurs cours intérieures et leurs escaliers extérieurs monumentaux.

Hôtel Mareschal : il appartenait à une importante famille bisontine, la famille Mareschal. Incendié le 4 juin 1516, Guillaume Mareschal le fit reconstruire en 1532 avec une flore ornementale qui annonce la Renaissance. Il plaça au fronton de la porte d'entrée un écusson avec ses armes : « D’argent à la bande d’azur chargée de trois étoiles d’or et accompagnées de deux grappes de raisin de pourpre, feuillées et tigées de sinople, celle de la pointe ayant la queue en bas » qui se voyait encore à la Révolution.

Hôtel des Bains : créé en 1890, il est le vestige d'un ancien complexe balnéaire luxueux comprenant un établissement thermal, un casino et l'hôtel, le tout entouré de jardins et de parcs.

Hôtel de Grammont : ancien hôtel du chambrier (trésorier de la chambre épiscopale) reconstruit au XVIIIe siècle. C'est actuellement le siège du conseil régional de Franche-Comté.

Hôtel Terrier de Santans : construit entre 1770 et 1772 pour le marquis Terrier de Santans, premier président au parlement, par l’architecte Claude Bertrand.

Parmi la trentaine d'hôtels particuliers, d'autres moins importants mais remarquables néanmoins sont les hôtels Michotey (et son pavillon de musique décoré) ; Chevanney, Gauthiot d'Ancier, Bonvalot, du Bouteiller (XVIe siècle) ; d'Anvers (XVIIe siècle) ; Camus, Terrier, Courbouzon, Magnoncourt, de Clévans, Quettet et de Rosières (XVIIIe siècle).

Théâtre municipal : commande de l’intendant Charles-André de Lacoré à Claude Nicolas Ledoux qui en dessina les plans et en confia la construction à Claude-Joseph-Alexandre Bertrand qui débuta en 1778 pour s'achever par son inauguration le 9 août 1784 sous la houlette de Louis V Joseph de Bourbon-Condé. D'une capacité de 2 000 places, il était considéré comme très novateur car doté d’un parterre assis, d’une salle en amphithéâtre sans loges et c'était le premier au monde à posséder une fosse d’orchestre. Le 29 avril 1958, un dramatique incendie détruisit totalement l'intérieur et la toiture de l'édifice. Les murs sont les seuls témoins qui ont subsisté, dont la façade et ses six colonnes monumentales.

Casino municipal : installé dans un édifice de style Belle Époque, il a été inauguré en 1882.

Horloge astronomique : située dans la cathédrale Saint-Jean, elle fut commandée en 1858 par le cardinal Mathieu à Auguste-Lucien Vérité.

Quai Vauban : ensemble monumental de maisons à arcades construit de 1692 à 1695.

Hôpital Saint-Jacques : les travaux de cet hôpital qui avait vocation à remplacer celui situé rue d'Arènes commencèrent en 1686 pour s'achever en 1702. Sa grille d'entrée monumentale, exécutée par le serrurier Nicolas Chapuis en 1703 a été remplacée par une copie.

Café du Commerce : brasserie de la deuxième moitié du XIXe siècle avec un riche décor intérieur style Belle Époque. Inscrit aux Monuments historiques en 1981.

École nationale d'horlogerie : édifiée de 1928 à 1932 par l’architecte Guadet, elle abrite aujourd'hui le lycée Jules-Haag.

Observatoire astronomique : créé par décret présidentiel en 1878 et classé monument historique en 2007. Les bâtiments de l'observatoire astronomique sont élevés de 1883 à 1884 d'après des plans de l’architecte Étienne-Bernard Saint-Ginest.

Après avoir acquis un siège épiscopal dès le IIIe siècle, les églises et les abbayes se multiplient pendant la période du haut Moyen Âge. D'importantes constructions ou reconstructions des édifices religieux ont ensuite lieu au XIe siècle durant l'épiscopat d'Hugues Ier de Salins et de nombreuses églises sont embellies ou rebâties après la conquête française de 1674. En 1842, l'église du Saint-Esprit est officiellement cédée à la communauté protestante tandis que la communauté juive inaugure sa synagogue en 1869. Enfin, la communauté musulmane fait construire deux mosquées à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle.

Archevêché de Besançon : situé dans l'hôtel Boitouset.

Cathédrale Saint-Jean : cathédrale gothique des IXe, XIIe et XVIIIe siècles. Elle comporte deux absides. Elle renferme un chef-d'œuvre de Fra Bartolomeo, le tableau de la Vierge aux Saints peint en 1512.

Église Saint-Pierre : édifiée par le Bisontin Bertrand de 1782 à 1786.

Église Saint-Maurice : reconstruite de 1711 à 1714, façade de style jésuite surmontée d'un carillon.

Église de la Madeleine : élevée de 1746 à 1766 sur des plans de Nicolas Nicole mais définitivement terminée en 1828-1830 par la construction de ses deux tours, dont l'une sert de perchoir au célèbre automate carillonneur Jacquemart. Sa toiture est composée de tuiles polychromes vernissées.

Église Notre-Dame : ancienne abbaye bénédictine Saint-Vincent fondée au XIe siècle. C'est sous l'Empire qu'elle devient l'église paroissiale Notre-Dame. Sa façade à été conçue en 1720 par l'architecte Jean-Pierre Gazelot. On y distingue encore le grand portail d'entrée de l'abbaye et la tour des cloches du XVIe siècle. Elle occupée aujourd'hui par la faculté de Lettres et Sciences Humaines.

Église Saint-François-Xavier : ancienne chapelle du collège des Jésuites, elle est édifiée entre 1680 et 1688. Son plan est en forme de croix latine entourée de petites chapelles latérales. Elle a été désaffectée en 1975.

Temple du Saint-Esprit : ancien hospice du Saint-Esprit, il a été affecté à la communauté protestante en 1842. L'église est un édifice gothique du XIIIe siècle augmenté d'une chapelle au XVe siècle et privée de son clocher pendant la Révolution. Il se distingue par sa galerie de bois sculpté, chef-d'œuvre d'un artiste anonyme. Son portail néogothique a été réalisé en 1841 par l'architecte Alphonse Delacroix à la place du vieux porche.

Synagogue : érigée en 1869 par Marnotte, surprenante par son architecture mauresque.

Basilique Saint-Ferjeux : de style romano-byzantin construite sur la grotte des saints patrons de Besançon saint Ferjeux et saint Ferréol.

Chapelle du Refuge : construite de 1739 à 1745 par le Bisontin Nicolas Nicole. Elle était autrefois la chapelle du Couvent du Refuge avant d'être rattachée à l'hôpital Saint-Jacques en 1802.

L'abbatiale Saint-Paul : église de l’ancienne abbaye fondée par saint Donat, archevêque de Besançon vers 628. Rebâtie aux XIVe et XVe siècles, elle possède un beau vaisseau gothique.

Grand Séminaire : construit de 1670 à 1695 par l’archevêque Antoine-Pierre Ier de Grammont et complété au XVIIIe siècle par l’élévation du portail et la construction d’un beau corps de logis en façade. La chapelle présente sur la rue une élégante façade à deux étages de pilastres corinthiens. Son portail est surmonté d’un tympan où le sculpteur Huguenin représenta une Vierge à l’Enfant en 1848.

Mosquée Sounna : construite à la fin du XXe siècle sur un terrain cédé par la ville dans le quartier de Saint-Claude.

Chapelle Notre-Dame-des-Buis : chapelle du XIXe siècle dominant la ville à 491 mètres d'altitude.

Avec 2 408 hectares d'espaces verts, dont 2 000 hectares de forêts, Besançon est souvent reconnue comme la première ville verte de France avec ses 204 m2 d'espaces verts par habitant,. La forêt de Chailluz représente à elle seule un quart de la superficie totale de la commune.

Clos Barbisier : jardin créé en 1988 dans le quartier Battant, il présente une importante variété de roses.

Jardin botanique de Besançon : le premier jardin botanique de Besançon aurait été créé en 1580. Il a ensuite occupé plus de dix sites différents, dont l'emplacement actuel de la place Leclerc depuis 1957.

Jardins du Casino : jardin public aménagé de pelouses fleuries et d'allées arborées.

Parc de la Gare d'Eau : l'arrivée en 1833 du canal du Rhône au Rhin poussa la ville à créer un petit port (gare d'eau) pour la batellerie mais celui-ci devient vite inutilisé du fait du percement d'un canal sous la citadelle. Le parc de deux hectares aménagés autour du bassin est actuellement propriété du conseil général du Doubs.

Parc de l'observatoire : créé en 1904 à la demande du directeur de l'observatoire astronomique Auguste Lebeuf, il abrite notamment un hêtre pourpre, un hêtre pleureur, des châtaigniers et des pins.

Promenade Chamars (4e quart XVIIIe siècle) : son nom provient de la contraction de Champs de Mars (campus martii). Ce fut d'abord un terrain marécageux séparé en deux par un bras du Doubs: le grand et le petit Chamars. Vauban, jugeant cet endroit vulnérable, le fait fortifier à l'aide de remparts et de bastions. La ville obtient la permission de transformer cet espace en promenade en 1739, réaménagée par l'architecte bisontin Bertrand entre 1770 et 1778 qui y incorpore un café, des bains publics, une volière d'oiseaux rares, des cascades, un jardin botanique et de nombreuses plantations à la française. Celle-ci disparaît en grande partie à partir de 1830 avec l'arasement du rempart intérieur et la création de la gare d'eau. Un jardin public y est réaménagé entre 1978 et 1982, les seules éléments subsistants de l'ancienne promenade Chamars étant les deux pavillons de garde, quelques platanes et les vases de pierre du sculpteur Jean-Baptiste Boutry.

Promenade des Glacis : créée dans le milieu du XIXe siècle, elle est l'œuvre du paysagiste Brice Michel et de l'architecte Boutterin.

Promenade Helvétie : on y trouve un jardin botanique appelé jardin des Sens et des Senteurs réalisé en 1987 accessible aux malvoyants grâce à ses plantes et arbustes présentant certaines particularités sensorielles (odeur, toucher) et à ses panneaux signalétiques en braille.

Promenade Micaud : elle fût aménagée progressivement sur trois hectares de la rive droite du Doubs à partir de 1843, sur des plans de l'architecte Alphonse Delacroix. Elle porte le nom de Jules Micaud, maire à l'origine de cette réalisation. Elle regroupe plus de 400 arbres dont un magnolia à grandes fleurs et un hêtre à feuillage lacinié, un kiosque à musique, un bassin et plusieurs sculptures.

Promenade Granvelle : ancien jardin privé du palais Granvelle datant du XVIe siècle, la municipalité s'en est portée acquéreur en 1712 et il fût ouvert au public dès 1728. L'architecte Bertrand le réaménage en jardin d'agrément de 1775 à 1778, c'est alors qu'il devient la promenade Granvelle. On y trouve notamment un kiosque à musique, une grotte artificielle, une fontaine Wallace, des statues de Victor Hugo et Auguste Veil-Picard, le portail de l'église du couvent des Grands-Carmes, et une colonnade néo-classique, vestige d'un pavillon de rafraîchissement.

Fontaines : la ville possède de nombreuses fontaines, notamment du fait de son passé de station thermale. En voici une liste non exhaustive : fontaine des Carmes, des Clarisses, des Dames, du Doubs, de Saint-Quentin, Billecul, Bacchus, Marulaz, Minotaure, de Jupiter, Victor-Hugo, de la place de la Révolution, de l'Hôtel-de-Ville, de la place Saint-Pierre.

Forêt de Chailluz : la ville est propriétaire de cette forêt de 1 625 hectares composée essentiellement de feuillus. On y trouve un parc animalier et un parcours santé en plus des nombreux sentiers.

Besançon propose une offre culturelle importante, étant notamment la seule ville de cette taille à posséder cinq musées. Les théâtres sont également nombreux et leur programmation complémentaire. Le point faible de la ville réside dans le manque de salles de concerts qui devrait être en partie comblé avec l'ouverture d'une Scène de Musiques Actuelles (SMAC) en 2010. L'offre de cinéma est satisfaisante avec un total de 21 salles. Une Cité des Arts et de la Culture doit sortir de terre mi-2008 pour une livraison prévue en 2010-2011 : œuvre de l'architecte japonais Kengo Kuma, celle-ci intègrera le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) et le Conservatoire national de région (CNR) à l'emplacement de l'ancien port fluvial.

On dénombre cinq musées à Besançon ; tous bénéficient du label "Musée de France". Le plus ancien est le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie qui fut le premier musée créé en France en 1694, près d'un siècle avant le Louvre. Occupant aujourd'hui une ancienne halle aux grains de 1835, il a été réaménagé dans les années 1960 par Louis Miquel, élève de Le Corbusier. Dans l'enceinte du Palais Granvelle, l'ancien musée d'Histoire de la Ville a laissé place à un musée du Temps inauguré en juin 2002 dont le concept est unique en Europe et qui regroupe des collections d'horlogerie (montres, cadrans solaires, sabliers, ensemble des moyens de mesure du temps…) et les fonds du musée d'Histoire (tableaux, gravures).

On trouve par ailleurs trois musées de France regroupés dans la citadelle Vauban : le musée de la Résistance & de la Déportation ouvert depuis 1971 dans le bâtiment des Cadets, figure parmi les plus importants de sa catégorie au niveau national. Il se compose de 20 salles, retraçant les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale (le nazisme, l'Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la Libération, la déportation) à travers des photographies, des textes, des documents et des objets de collection originaux… L'établissement possède également deux salles dédiées à des artistes dont les œuvres ont été réalisées en camps de concentration ; le musée Comtois, installé en 1961 dans le Front Royal, présente les arts et traditions régionales à travers seize salles d'expositions permanentes agrémentées des collections comptant plus de 20 000 objets, principalement du XIXe siècle et du début du XXe siècle ; enfin, le muséum d'Histoire naturelle créé 1959 sous l'impulsion du maire Jean Minjoz présente des fonds variés dans un petit parcours de l'Évolution autour des collections de sciences naturelles (animaux naturalisés, herbiers…) ; il présente également des animaux vivants en quatre secteurs (parc zoologique, insectarium, noctarium et aquarium).

Grand Kursaal : le Kursaal est né de la volonté de proposer des animations et spectacles aux curistes de la station thermale de Besançon-les-Bains créée en 1891 et aux militaires en garnison dans la ville. Le Kursaal-Cirque ouvre ses portes dans la fin de l'année 1893 mais les finances du promoteur, madame veuve Pellegrin, ne lui permettent pas de rembourser les frais engagés. La ville s'en porte acquéreur en 1895 et le Kursaal devient alors la salle des fêtes de la ville. Il ferme en 1970 pour des raisons de vétusté, avant d'être rénové à partir de 1979 puis rouvert en septembre 1982. Une salle de conférences, appelée Petit Kursaal a également été créée en sous-sol. La salle principale, dite du Grand Kursaal présente deux balcons et un plafond en coupole décoré de très belles fresques évoquant les arts du cirque. Sa capacité peut aller jusqu’à 1038 places assises dont 450 aux deux balcons. Le Petit Kursaal est une salle de conférences de 360 places.

Théâtre Bacchus : situé dans le quartier Saint-Jean, ce petit théâtre d'une capacité d'environ 100 places propose pièces de théâtre et concerts.

Petit théâtre de la Bouloie : situé sur le campus, ce théâtre d'une capacité de 150 places accueille des projets étudiants afin de favoriser la pratique artistique et culturelle (théâtre universitaire, chorale universitaire…), des résidences artistiques de jeunes compagnies, des spectacles professionnels proposés par les structures partenaires et des spectacles de jeunes compagnies.

Théâtre de l'Espace : petite scène nationale créée en 1982, il est implanté dans le quartier de Planoise. Il privilégie les disciplines de la danse et du mouvement, du théâtre visuel, du cirque, des formes transdisciplinaires et du cinéma.

Théâtre Alcyon : compagnie installée depuis 1995 dans le Fort de Chaudanne où sont organisés spectacles, ateliers et stages de théâtre, danse et musique.

Opéra Théâtre : installé dans le théâtre municipal de Ledoux.

Nouveau Théâtre : Centre dramatique national.

FJT Les Oiseaux : d'une capacité de 200 places assises ou 700 places debout, cette salle du Foyer des Jeunes Travailleurs accueille concerts, expositions, soirées dansantes et projections du ciné-club.

Cirque Plume : compagnie emblématique du Nouveau Cirque créée à Besançon en 1984 et soutenue par la municipalité depuis de nombreuses années. En 2007, une structure permanente permettant aux artistes de préparer les nouveaux spectacles est en projet dans la ville.

Le Cylindre : situé dans la commune périphérique de Larnod, c'est une des principales scènes de concert de l'agglomération.

SMAC : la nouvelle Scène de Musiques Actuelles doit sortir de terre dans la zone des Près-de-Vaux en 2009 pour être opérationnelle d'ici 2010. Elle comportera une grande salle de 800 places et une salle "club" de 300 places. Celle-ci doit venir combler le manque créé par la fermeture de la salle du Montjoie en 1998.

Parc des Expositions Micropolis : il abrite une salle modulable avec une capacité d'accueil de 2 200 à 6 500 places, où se produisent la majorité des artistes et groupes en tournée nationale et internationale.

L'offre cinématographique de l'agglomération bisontine est importante et diversifiée. Elle est équipée de deux multiplexes : le Cinéma Marché-Beaux-Arts (8 salles), ouvert en novembre 2003, est situé dans le centre historique alors que le Mégarama (10 salles) est implanté en périphérie depuis décembre 1999. Ceux-ci ont remplacé au début des années 2000 les deux cinémas traditionnels du centre-ville qu'étaient le Vox et le Plazza Lumière. L'offre est complétée par trois cinémas d'Art et Essai, le Plazza Victor-Hugo (3 salles), le Cinéma Kursaal (1 salle) et l’Espace Planoise (1 salle).

Besançon, de par son riche passé et le nombre important d'hommes de lettres qu'elle a vu naître, est citée dans de nombreux ouvrages. Ainsi, Jules César donne une description de l'ancienne cité antique Vesontio dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules : «  Le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas ;  ».

Victor Hugo évoque quant à lui sa ville natale dans le premier poème du recueil Les Feuilles d’automne intitulé Ce siècle avait deux ans : « Alors dans Besançon vieille ville espagnole / Jeté comme une graine au gré de l'air qui vole / Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois / Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix. ». Aussi, une partie de l'action du roman de Stendhal Le Rouge et le Noir se déroule à Besançon où le personnage principal Julien Sorel entre au séminaire : « Besançon n'est pas seulement une des plus jolies villes de France, elle abonde en gens de cœur et d'esprit. Mais Julien n'était qu'un petit paysan et n'eut aucun moyen d'approcher les hommes distingués. ».

Parmi les autres auteurs importants qui ont évoqué Besançon dans leurs œuvres littéraires, on peut citer Charles Nodier (Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Les Marionnettes), Honoré de Balzac (Albert Savarus), Huguette Bouchardeau (La Grande Verrière), Alexandre Dumas (Vingt Ans après), Charles Exbrayat (Tu n'aurais pas dû, Marguerite), Colette (Mes apprentissages)…

Un nombre important de personnalités a vu le jour à Besançon : parmi les plus renommées, on trouve des hommes de lettres tels que Jean-Jacques Boissard, Victor Hugo, Pierre Joseph Proudhon, Charles Fourier, Tristan Bernard et Charles Nodier, les inventeurs du cinématographe que sont les Frères Lumière, le compositeur Claude Goudimel, le coureur cycliste et directeur sportif Jean de Gribaldy, le boxeur Jean Josselin et le lutteur Ghani Yalouz.

La gastronomie de Besançon tire parti de toutes les richesses de la Franche-Comté, région d'élevage bovin, de production laitière et de fromages, de salaisons fumées du Haut-Doubs et du Haut-Jura, d’eau claire des torrents, rivières et lacs, de forêts à champignons, de gibier, et de production viticole jurassienne…

La pratique du sport dans l'agglomération bisontine est assez diversifiée, d'une part parce que la municipalité ne souhaite pas tout miser sur une ou deux disciplines professionnelles qui porteraient haut les couleurs de la ville mais plutôt encourager sa population à pratiquer toutes les disciplines, et d'autre part parce que le cadre particulier de la ville (collines, falaises, rivières) permet de pratiquer une large palette de sports de plein air tels que la randonnée, le VTT, l'escalade, le canoë-kayak... Le handball avec les clubs de l'Entente Sportive Bisontine Féminine et de l'Entente Sportive Bisontine Masculine, le basket-ball avec le Besançon Basket Comté Doubs, le football (Besançon Racing Club) représentent les sports collectifs phares. Dans le domaine des sports individuels au niveau professionnel, la cité se distingue dans la boxe, la lutte avec le médaillé olympique Ghani Yalouz, le judo ou encore le canoë-kayak.

La ville est dotée d'un palais des Sports dont la capacité est modulable, de 4 200 places en configuration basket et de 3 380 places en configuration handball. Le stade Léo-Lagrange est actuellement en plein restructuration. On trouve par ailleurs une patinoire, deux piscines olympiques couvertes et deux piscines de plein air, treize gymnases, trois complexes sportifs et six autres stades.

La presse est représentée majoritairement par le grand quotidien régional L'Est républicain et par deux journaux locaux, La Presse Bisontine et L'Hebdo de Besançon. Par ailleurs, la ville abrite la station de télévision locale de France 3 Franche-Comté. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont France Bleu Besançon, Radio Sud, Radio Décibels (disparue en janvier 2008) ou encore Radio Campus Besançon. La plus ancienne radio privée locale de Besançon est Radio BIP. La ville édite un mensuel municipal, le BVV (Besançon Votre Ville).

Avec la démocratisation des équipements informatiques et de l'accès Internet haut-débit, de nombreux foyers et entreprises de la ville sont connectés au réseau mondial. La blogosphère bisontine se développe et une chronique baptisée « Blog et Net » lui sera consacrée sur France Bleu Besançon durant plusieurs mois.

Depuis février 2008, le site d'information collaboratif www.macommune.info propose de suivre et de commenter l'actualité des 59 communes de la communauté d'agglomération du Grand Besançon.

La ville de Besançon et le Grand Besançon ont lancé en 2002 une démarche de développement durable à travers deux outils : l'Agenda 21 pour la ville de Besançon et la charte de l'environnement pour le Grand Besançon. Ces programmes regroupant 150 actions fixent trois objectifs : réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver les ressources naturelles et valoriser les ressources locales, agir solidairement.

Autres distinctions visibles sur le document Besançon 2020.

La ville de Besançon a signé des accords de jumelage ou de coopération avec onze collectivités territoriales étrangères. Elle apporte son soutien au développement local de celles d’Afrique et d'Europe orientale. Elle favorise aussi les échanges en menant ses propres actions, et en allouant des subventions aux associations et établissements d’enseignement bisontins qui développent des partenariats avec leurs homologues étrangers. Elle met en relation des structures économiques, scolaires et sportives, des artistes... Enfin, elle apporte son aide afin de permettre aux personnes intéressées de suivre des stages à l’étranger.

En haut



Besançon Basket Comté Doubs

Logo du club

Le Besançon Basket Comté Doubs, abrégé en BBCD, est un club français de basket-ball basé à Besançon. Le club évolue en Pro A, soit la 1re division du championnat de France. Le club est entrainé par Alain Thinet et il est présidé par Jacques Thibault.

Le basket-ball est apparu à Besançon en 1922 avec la création du Vesontio Fémina. Une équipe masculine voit le jour après-guerre, le club prenant alors le nom de Vesontio, qui accède pour la première fois en championnat de France en 1978, dans la compétition de Nationale 4.

En 1984, le club accède en Nationale 3, notamment grâce à l'apport de joueurs de talent tels que Erik Lehmann et Charlie Auffray. Le club multiplie alors les saisons en Nationale 3 et Nationale 2, jusqu'à la saison 1989-1990 où le club en proie à des difficultés financières est à l'origine d'une forte mobilisation du public et des entrepreneurs. Ce mouvement provoque la nomination d'une nouvelle équipe dirigeante et le club est rebaptisé Besançon Basket Comté (BBC). Au terme de trois saisons en Nationale 2, le club remporte le doublé coupe-championnat lors de la saison 1992-1993, synonyme d'accession en Pro B.

Il suffit de deux saisons au club pour rejoindre alors l'élite du basket français dans le championnat de Pro A, grâce à sa victoire lors des play-offs de Pro B de 1995. Le BBC effectue sa meilleure saison en 1997-1998, atteignant la huitième place du championnat, ce qui lui permet de disputer ses premiers matches européens la saison suivante en Coupe Korac.

En 2001, le club est condamné à la relégation et la municipalité revoie ses subventions à la baisse. Le club fait alors appel au département qui apporte une subvention supplémentaire. Le Besançon Basket Comté devient alors le Besançon Basket Comté Doubs, ou BBCD. La situation du club reste fragile et le club qui réintègre la Pro A pour la saison 2003-2004 redescend immédiatement, s'ajoutant à cela de gros ennuis de trésorerie. Les présidents se succèdent jusqu'à l'arrivée de Jacques Thibault en juillet 2005 qui remet le club sur les rails alors que la Ville vient de terminer la rénovation du Palais des Sports, permettant ainsi au BBCD de bénéficier d'une infrastructure moderne et fonctionnelle. Sous la houlette de l'ancien meneur local Germain Castano, le club fait alors la course en tête de la Pro B et connait sa troisième accession dans l'élite au terme de la saison 2005-2006.

Mais l'équipe n'arrive pas à se maintenir en Pro A lors de la saison 2006/2007 et connait une nouvelle rétrogadation en Pro B. Effectuant un recrutement composé de joueurs aguerris de Pro B, l'équipe est annoncée parmi les favoris du championnat, mais ne parvient pas à trouver le rythme. À l'issue de la 10e journée du championnat, avec un bilan de 4 victoires-6 défaites, les dirigeants décident de changer d'entraîneur, écartant Germain Castano au profit de Sylvain Lautié. L'équipe parvient à se qualifier pour les playoffs en se classant à la 8e place lors du dernier match de la saison régulière, et joue contre Rouen, déjà qualifié en Pro A, lors du quart de finale des play-offs de ProB. Le BBCD gagne 68-87 sur le parquet du SPO Rouen Basket lors du match aller, et remporte le match retour 80-74 et se qualifie donc pour la demi-finale des play-offs de ProB contre Saint-Etienne Basket. L'équipe gagne le match à Saint-Etienne 76-92 et s'incline lors du match retour à Besançon 82-90. Besançon s'impose à St-Etienne 84-82 à l'ultime seconde lors du match d'appui, se qualifiant pour la finale à Paris-Bercy contre Poitiers. Besançon est en tête tout au long du match, finissant avec 9 points d'avance à la mi-temps. Cependant, Poitiers s'accroche, l'écart ne dépassant les 10 points qu'en fin de match. Le BBCD remporte cette finale du championnat de France de ProB 76-63, le deuxième titre de l'histoire après celui de 1995. Le capitaine de l'équipe Antwan Hoard est nommé MVP de la rencontre. Le club retrouve donc la ProA, un an après l'avoir quittée.

Tommy Gunn a été licencié durant le mois de janvier et a été remplacé par Julius Hodge. Thomas Dubiez a signé un contrat en tant que pigiste médical pour pallier les absences sur blessures de Eric Schmieder et de Ahmed Fellah.

En haut



Citadelle de Besançon

Citadelle de Besançon vue depuis le Doubs

La citadelle de Besançon en Franche-Comté est l'une des plus belles citadelles fortifiées de Vauban de France. Elle est en parfait état de conservation, aménagée en lieu multiculturel touristique et donne à la ville de Besançon beaucoup de son caractère.

La citadelle de Besançon — haut lieu de tourisme Franc Comtois avec 300 000 visiteurs par an — en plus de son cadre historique architecturale et de sa situation géographique privilégiée, abrite un espace Vauban, un musée de la résistance et de la déportation, un musée de la vie comtoise, le service régional d'archéologie, un zoo (singes, fauves, oiseaux…), un insectarium, une zone d'aquariums vivariums, un noctarium, un climatorium, un parcours pédagogique de l'évolution, des jardins botaniques, une « p’tite ferme » ainsi que restaurant, boutiques, librairie spécialisée. De plus, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité avec l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon depuis le 7 juillet 2008.

Cet ensemble est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre de l'oeuvre de Vauban.

L'édifice s'étend sur onze hectares sur un site dont l'importance stratégique est évoquée dès 58 avant J.-C., par Jules César. La Citadelle de Besançon a ainsi été construite sur le mont Saint-Etienne, une des sept collines qui forment les protections naturelles de la capitale de la Franche-Comté avec Bregille, Griffon, Planoise, Chaudanne… Elle surplombe de plus de 100 m la vieille ville et offre donc une vue grandiose sur Besançon et ses environs. La cité se situe dans une boucle formée par les méandres naturels du Doubs ; l’éperon rocheux sur lequel se trouve la Citadelle ferme en quelque sorte la boucle du Doubs et encercle le centre urbain historique.

Le Mont Saint-Etienne voit s'établir au cours du XVIIe siècle un ouvrage militaire dessiné par l'architecte Vauban en mars 1668. Ce sont néanmoins les Espagnols, de la famille royale des Habsbourgs d'Espagne, qui possèdent la Franche-Comté et Besançon depuis le mariage de la Duchesse Marie de Bourgogne avec l'Empereur d'Autriche, qui entreprennent, pendant 6 années, l'édification de l'ouvrage sous la direction d’Ambroise Precipiano. La province de Franche-Comté étant revenue en 1674 sous le giron de Louis XIV (par traité de Nimègue qui rattache en 1678 définitivement la Franche-Comté à la France), le roi décide de poursuivre et d'améliorer substantiellement la défense de la ville. Trente années de travaux et des fonds considérables seront nécessaires pour obtenir, en 1711, l'une des places fortes les plus puissantes de l'époque. La construction de cette place forte aura nécessité beaucoup d’argent, au point – dit-on – que le roi Louis XIV demanda à Vauban si l’enceinte de la citadelle était en or.

Quant au destin et aux rôles que la Citadelle tient dans les siècles suivants, elle sert assez peu pour résister à des sièges, mais reste toujours propriété de l’État, comme prison ou comme logement de troupes en garnison. Les progrès de l’artillerie rendent vite les fortifications insuffisantes. Elle s'utilise encore tout de même au XIXe siècle : contre les Autrichiens en 1814 et les Prussiens en 1871, subissant peu de dommages. Elle a également accueilli des prisonniers d’État tels que les complices de la Voisin – accusés dans des affaires d’empoisonnement qui marquèrent scandaleusement la cour du roi Soleil –, des déserteurs des armées de Louis XIV et de Louis XV, ainsi que des royalistes lors de la Révolution. Et il y a eu les prisonniers de guerre au cours du Premier Empire : Autrichiens, Anglais, Espagnols.

Lors de la Première Guerre mondiale, Besançon reste à l’arrière du front sans être touchée par les combats. La Citadelle sert donc surtout à des fins de logistique.

En revanche, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle cède aux Allemands, en 1940. Pendant l’Occupation, de 1941 à 1944, la Citadelle sert aux exécutions. C’est pour cela que furent installés quatre poteaux, entre le puits et la chapelle Saint-Etienne.

Une centaine de Résistants, condamnés à mort, ont été fusillés là, entre le 28 avril 1941 et le 18 août 1944. Parmi eux, on compte quatre-vingt-sept Français, cinq Espagnols, deux Italiens, un Luxembourgeois, un Suisse et un Polonais.

L'épisode le plus douloureux se déroule sans doute le dimanche 26 septembre 1943 car, parmi les seize fusillés du groupe de Résistants « Guy Mocquet », figure Henri Fertet qui n’avait que 17 ans ! Avant de mourir, il rédige une lettre poignante témoignant de son engagement, au-delà de sa vie.

Après de violents combats, les Américains reprennent la Citadelle en 1944 et l’utilisent pour enfermer les prisonniers de guerre Allemands. Après la Seconde Guerre mondiale, la Citadelle est un lieu de dépôt pour l’armée.

En 1958, la ville de Besançon, nouveau propriétaire du site, dédie la forteresse au tourisme, à la culture et à la mémoire. Ainsi, plusieurs espaces muséographiqes, tant à vocation historique que scientifique ont vu progressivement le jour. Un nombre de visiteurs annuel approchant 300 000 témoigne du succès de la reconversion de la forteresse qui combine intérêt géographique (avec notamment un magnifique panorama sur Besançon), intérêt historique, intérêt architectural et intérêt scientifique.

La Citadelle est bâtie au sommet d'un vaste synclinal, sur un terrain rectangulaire barré dans toute sa largeur par trois bastions successifs (les enceintes, ou fronts) derrière lesquels s'étendent trois esplanades. L'ensemble est ceinturé de remparts parcourus par des chemins de ronde et ponctués de tours de guet et d'échauguettes. Les murailles peuvent atteindre jusqu'à 15 à 20 mètres de hauteur pour une épaisseur entre 5 à 6 mètres. Pour assurer l'approvisionnement en eau, un puits de 130 mètres de profondeur est creusé dans la roche, la roue de l'imposant ouvrage ayant un diamètre de 4 mètres.

Donc ce système était construit de telle sorte que depuis tous les postes, on pouvait surveiller l’ennemi où qu’il soit et il était ainsi cerné. Même s’il y avait un ennemi à l’aplomb d’une muraille, plutôt que de risquer à se pencher pour l’atteindre, on pouvait le toucher depuis un autre poste. En fait, tous les angles de tirs et de vue ont été étudiés pour défendre au mieux le système défensif.

Ensuite, pour arriver au Front Royal, il y avait une vaste zone gazonnée en pente, qui forme le glacis. Ce glacis permettait, au cas où le Front Saint-Etienne soit franchi, de voir l’ennemi arriver et d’anticiper toute attaque. Autrefois, il était bien sur nu et sans arbres. A l’extrême gauche, le long de la falaise, un souterrain permettait aux défenseurs du premier front de se replier vers le front royal. Le front royal est flanqué de deux guérites de surveillance : la tour du roi et la tour de la reine. Le front Royal et le Front de Secours (à l’autre extrémité de la Citadelle) ont été édifiés par les espagnols et remaniés par Vauban. Ces fronts sont reliés par deux énormes murailles, qui épousaient presque à la perfection le relief et le rocher. A cause des vues ennemies depuis les collines des alentours, pour faire écran, Vauban a construit des murailles très solides, en calcaire, de 5 à 6 m d’épaisseur et de 15 à 20 m de haut. La partie supérieure des parapets était construite en brique car leurs éclats étaient beaucoup moins meurtriers que le calcaire. Ces murs délimitent la cour intérieure, et ils étaient surmontés d’un chemin de ronde sur lequel on pouvait déambuler pour monter la garde. De plus une dizaine d’échauguettes étaient disposées le long de ce circuit, pour servir de poste de guet et de combat. Elles étaient plus décoratives qu’efficaces car elles étaient très fragiles. Il n’en reste aujourd’hui plus qu’une ou deux.

Les bâtiments que Vauban entreprenait n’étaient pas construits au hasard et répondaient à des besoins bien spécifiques.

Les musées de la Citadelle ont ce point commun d'intéresser l’Histoire.

Ce musée de la Ville de Besançon, créé en 1971 à l'initiative de Denise Lorach, ancienne déportée, évoque avec profondeur et émotion cette sombre page de l'Histoire. Il est l'un des cinq premiers de sa catégorie en France (il reçoit en moyenne annuellement 65 000 visiteurs).

Le parcours muséal est réparti en vingt salles et traite, à l'aide de photographies, de textes et de documents originaux, les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale : l'évolution du nazisme depuis son origine, la guerre et le régime de Vichy, la Déportation et la Résistance intérieure française (Franche-Comté, Zone occupée, Zone Libre – non occupée –, Zone interdite, Zone réservée, Zone annexée ; ensemble de l'Europe), la Libération... Le choix de la citadelle pour ce musée de France est symbolique car une centaine de Résistants y furent fusillés durant l'Occupation. Un mémorial leur est consacré à l'extérieur.

Deux salles d'art concentrationnaire sont dédiées à l'oeuvre de Jean Daligault, déporté Nacht und Nebel/Nuit et brouillard, et à celle de Léon Delarbre, résistant déporté à Auschwitz. La collection présentée , pour une bonne part, constitue un dépôt du Musée National d'Art Moderne.

Le Centre de Ressources, accessible sur rendez-vous, met à disposition des publics sa bibliothèque, ses archives, sa banque d'images (comprenant 8000 négatifs, microfilms, diapositives, cassettes), ses fonds sonores… Il compte des fonds d'intérêt national, constitués par l'abbé Joseph de la Martinière et par Germaine Tillon.

Un projet visant à l'évolution de cette présentation en centre d'interprétation est aujourd'hui à l'étude.

En haut



Source : Wikipedia