Bertrand Delanoë

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Posté par seb 09/03/2009 @ 09:12

Tags : bertrand delanoë, ps, partis politiques, politique, bertrand delanöe, environnement

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Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë à la Paris Gay Pride, le 25 juin 2005.

Bertrand Delanoë, né le 30 mai 1950 à Tunis (Protectorat français en Tunisie, aujourd'hui en Tunisie), est un homme politique français . Membre du Parti socialiste, conseiller de Paris depuis 1977, député de l'ancienne 26ème circonscription de Paris de 1981 à 1986 puis sénateur de Paris de 1995 à 2001, il est maire de Paris depuis mars 2001 réélu en 2008.

Bertrand Delanoé nait le 30 mai 1950 à Tunis d'un père géomètre athée et d'une mère infirmière catholique.

Ses arrières-grands-parents paternels quittent la baie de Saint-Malo d'où ils sont originaires pour s'installer à Saint-Pierre-et-Miquelon où son grand-père paternel, Auguste, naîtra et passera son enfance. La famille reviendra s'installer dans la région de Saint-Malo et Auguste part alors en Tunisie pour devenir capitaine du port de la Goulette. Il y épousera Anita, une italienne. La mère de Bertrand Delanoé est elle d'origine périgourdine par son père et anglaise par sa mère. Bertrand Delanoë grandit à Bizerte . À 6 ans, il devient membre des Petits Chanteurs à la Croix des Sables, une chorale affiliée aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Il racontera plus tard que cette expérience a été « son plus beau souvenir d'enfance ».

Il était présent, â l'âge de 11 ans, lors de la crise de Bizerte.

A l'âge de 13 ans, sa famille s'éclate au moment de la fermeture de la base de Bizerte. Sa mère vient s'installer à Rodez (Aveyron) avec son fils. Bertrand Delanoë y fait ses études secondaires à l'Institution Sainte-Marie. Il part pour l'université de Toulouse pour faire des études en droit . Le Who's Who indique qu'il est diplômé de sciences économiques de l'université de Toulouse, sans donner plus de précisions Etudes supérieures d'économie. Cadre de la communication .

Il adhère au PS en 1971.

Il fait ses premiers pas en politique dès l'âge de 23 ans, à Rodez, en tant que secrétaire de la fédération socialiste de l'Aveyron.

Il est remarqué pour ses talents d'orateur par François Mitterrand, Premier secrétaire du Parti socialiste qui le fait monter à Paris au début des années 1970.

Il est élu député (PS) de Paris en 1981 dans la circonscription de Montmartre (18e arrondissement). Il devient alors porte-parole du PS, soit numéro trois national.

Aux élections municipales de 1977, il est élu au Conseil de Paris en compagnie de Lionel Jospin, Claude Estier, Daniel Vaillant sur la liste de gauche emmenée par le député communiste Louis Baillot. Aux élections municipales de 1983 et 1989, il est candidat sur la liste du 18e arrondissement de Paris conduite par cette fois-ci par le socialiste Lionel Jospin, toujours aux côtés de Claude Estier et Daniel Vaillant ; mais la « bande du 18e » (surnom de ce groupe dont il fait partie) est battue, en 1983 comme en 1989, par le RPR Alain Juppé (la droite réalisant d'ailleurs le « grand chelem » sur la capitale à chacun de ces deux scrutins). Les membres de la « bande du 18e » trouvent plus tard leur apogée, où en 2001 Bertrand Delanoë devient Maire de Paris, Lionel Jospin est Premier Ministre, Daniel Vaillant Ministre de l'Intérieur, et Claude Estier président du groupe socialiste au Sénat.

À l'occasion des élections législatives de 1986 qui ont lieu à la proportionnelle départementale, il tente de quitter Paris pour s'implanter électoralement à Avignon, mais son parachutage est refusé par les militants locaux. Il s'investit alors davantage dans ses activités professionnelles, le conseil en communication, tout en conservant sa place au Conseil de Paris.

En 1988, il est candidat aux élections législatives dans la 18e circonscription de Paris. Il est alors battu par le candidat RPR Alain Juppé, conseiller du 18e arrondissement, adjoint au maire de Paris et ancien ministre du Budget (1986-1988).

En 1993, il succède à Georges Sarre (démissionnaire suite à son départ pour le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement), comme président du groupe socialiste, devenant ainsi le chef du principal groupe de l'opposition municipale.

En 1995, il mène la campagne municipale de la gauche parisienne contre Jean Tiberi, candidat RPR successeur de l'ancien maire Jacques Chirac (élu président de la République). Les listes de gauche remportent alors six arrondissements (IIIe, Xe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements) sur les vingt que détenait la droite depuis 1983 (monopole alors surnommé le « grand chelem »).

En septembre 1995, il est élu sénateur (PS) de Paris et devient secrétaire de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Au moment des débats sur le PACS, il défend ce dispositif mais s'oppose à toute idée de mariage entre personnes de même sexe, au nom de la lutte contre le communautarisme. Il changera d'avis, une fois élu maire de Paris, lorsqu'il participera à la première Gay pride de son mandat, demandant l'instauration du mariage entre personnes de même sexe.

La droite se présente divisée aux élections municipales de mars 2001, avec deux candidats : Jean Tiberi, maire RPR dissident et sortant et Philippe Séguin, ancien député RPR des Vosges, ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien président du RPR, allié à l'UDF et DL.

De leur côté, les socialistes organisent des primaires entre Jack Lang, alors maire de Blois, et Bertrand Delanoë, chef de l'opposition municipale depuis 1993, mais peu connu du grand public. Les débats sont vifs ; Lyne Cohen Solal, partisane de Lang, parle par exemple d'« erreur de casting » à propos de la candidature de Delanoë. Mais contre toute attente, Jack Lang abandonne la compétition pour devenir ministre de l'Education nationale dans le gouvernement de Lionel Jospin, permettant à Bertrand Delanoë de remporter l'investiture, de rassembler les socialistes, la gauche (PCF, MRC…) et de nouer des contacts avec les Verts dans le but de rassembler la gauche au second tour.

La gauche (communistes, chevènementistes du MDC et socialistes) est rassemblée derrière la candidature de Bertrand Delanoë. La gauche sait pouvoir compter sur une fusion au second tour avec Les Verts dont la tête de liste est Yves Contassot, les écologistes présentant des listes dans tous les arrondissements comme ils l'ont toujours fait à Paris depuis le rétablissement de la capitale comme commune de plein exercice en 1977.

Au soir du premier tour, face à cette liste de gauche et à celle des écologistes, la droite est majoritaire de quelques milliers de voix dans la capitale mais ses candidats sont irréconciliables (dans tous les arrondissements sauf le IXeoù Pierre Lellouche déroge à la règle émise par Philippe Seguin excluant toute fusion avec les listes de Jean Tiberi). Les Verts, eux, fusionnent comme prévu avec les listes de Bertrand Delanoë dans tous les arrondissements.

Au soir du second tour le 18 mars 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris avec un peu plus de 49,59% des voix, contre 50,37% à la droite divisée (33,97% pour les listes Seguin, 15,20% pour les listes Tiberi et 2,85% pour des listes divers droites). Ce sont les IXe, XIIe et XIVe arrondissements qui lui ouvrent les portes de la municipalité parisienne quand il est avéré que le candidat de gauche bénéficie de plus de voix d'avance sur celui de droite.

Minoritaire d'environ 4 000 voix mais majoritaire en nombre d'arrondissements gagnés et en nombre de conseillers de Paris (163 élus en tout, qui sont à la fois conseillers municipaux et conseillers généraux, Paris étant à la fois Ville et département), la gauche gagne douze arrondissements sur vingt, certains d'entre eux de justesse avec 220 voix d'avance dans le IIe arrondissement pour la liste mené par le Vert Jacques Boutault, 878 voix dans le IVe arrondissement au profit de Dominique Bertinotti ou encore 1013 voix d'avance dans le XIIe, alors que la droite ne gagne de justesse que dans le Ier arrondissement avec 285 voix d'avance pour le candidat tibériste Jean-François Legaret. L'alliance de la gauche et des Verts conserve les six arrondissements déjà gagnés en 1995 et remporte les IIe, IVe, IXe, XIIe, XIIIe et XIVe arrondissements.

La géographie électorale confirme la traditionnelle fracture géographique droite/gauche de Paris, tous les arrondissements gagnés par la gauche se situent à l'est et au centre-est, alors que les quartiers aisés du centre et de l'ouest de la capitale (les « beaux quartiers ») ont comme à l'habitude massivement voté pour les candidats de droite (72,98% dans le VIIe arrondissement ou 80% dans le XVIe arrondissement, où deux candidats de droite se maintenaient pour le second tour).

Sur ces douze arrondissements gagnés par la gauche, un est dirigé par un maire Vert (IIe), un autre par un MRC (le XIe, dirigé par le chevènementiste Georges Sarre), les dix autres le sont par des élus PS dont deux femmes maires pour les IVe et XIIe).

Bertrand Delanoë est ainsi élu maire de Paris et succède à Jacques Chirac (dont le mandat aura duré 18 années, de 1977 à 1995), et à Jean Tiberi (six années, de 1995 à 2001). C'était la première fois depuis 1871 - lors de la Commune de Paris - que la gauche (grâce à son alliance avec les écologistes) prenait, hors contexte révolutionnaire, la tête du conseil municipal (il n'y a pas eu de maire de Paris de 1871 à 1977, année d'élection de Chirac, mais le conseil municipal avait toujours été dominé par la droite).

Suite à son élection à la mairie, Bertrand Delanoë décide de démissionner du mandat de Sénateur de Paris qu'il occupait depuis 1998.

La victoire de la gauche et des Verts aux élections municipales de 2001 a été notamment expliquée par les divisions exacerbées au sein de la droite parisienne, majoritaire à Paris depuis cent ans et qui l'ont conduite à présenter deux listes concurrentes dans chaque arrondissement. Ce serait donc grâce à cette conjoncture exceptionnelle d'une droite fracturée et d'une gauche unie et alliée avec les écologistes au second tour que Delanoë aurait gagné.

L'image négative véhiculée par des affaires politico-financières, dans lesquelles Jean Tiberi et plusieurs autres membres de la majorité municipale étaient alors soupçonnés d'avoir participé, aurait également profité aux listes de gauche.

Plusieurs journaux (L'Express, Le Figaro, Le Point, Le Monde, Le Nouvel Observateur) ont en outre partiellement expliqué la victoire de Delanoë par le vote d'une nouvelle catégorie sociale surnommée « bobos » (bourgeois-bohème), qui aurait fait la différence en faisant basculer à gauche certains arrondissements « traditionnellement » de droite (IIe, IVe, IXe et XIIe) Selon les mêmes journaux, la victoire de Bertrand Delanoë est également attribuée à la large mobilisation de la communauté homosexuelle parisienne..

Bertrand Delanoë annonce, le 4 septembre 2007 dans un entretien au journal Le Parisien, sa candidature pour un second mandat aux élections municipales de 2008. Il présente au début de l'année 2008 ses têtes de listes. Le maire sortant de Paris a face à lui l'UMP Françoise de Panafieu. Il se présente en 3e position sur la liste PS du XVIIIe arrondissement conduite par Daniel Vaillant.

Il viendra en personne soutenir sa tête de liste dans le Ve arrondissement, Lyne Cohen-Solal, contre le maire sortant UMP depuis 1983, Jean Tibéri (sauf la parenthèse 1995-2001 durant laquelle celui-ci fut maire de l'ensemble de la ville). Bertrand Delanoë se fixe en effet pour objectif de faire basculer plusieurs arrondissements de droite, le Ve considéré comme le plus susceptible de tomber dans son escarcelle, mais aussi le Ier et le XVe.

Le 9 mars 2008, soir du premier tour, les listes « Un temps d'avance » soutenues par Bertrand Delanoë arrivent largement en tête avec 41,6% et Anne Hidalgo, tête de liste PS dans le XVe arrondissement, devance l'UMP Philippe Goujon de deux points. Le 16 mars suivant, ses listes sont largement victorieuses (57,7%) et la gauche se renforce au Conseil de Paris, où le groupe PS-PRG-MRC gagne 21 sièges, alors que les Verts n'obtiennent que 9 élus, contre 23 lors de la précédente mandature. Pourtant, malgré cette large victoire, aucun arrondissement ne bascule à gauche (souhait du maire de Paris confié à ses proches).

Bertrand Delanoë est favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales, au raccourcissement de tous les mandats électifs à cinq ans, à l'interdiction d'enchaîner un troisième et même mandat consécutif, au mariage homosexuel, à la limitation stricte du cumul de mandats (partisan d'un mandat exécutif ou parlementaire renouvelé une seule fois) et à l'euthanasie.

Il fut un membre actif, comme parlementaire, de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). Il a aussi consacré plusieurs interventions (discours, chapitre de livre…) à défendre le droit à l'eau potable dans le monde, et a fait en sorte que la société Eau de Paris (SAGEP) finance des projets concrets d'accès à l'eau dans des pays pauvres .

Depuis des décennies, il se déclare très vigilant contre l'antisémitisme, contre tous les racismes et le sexisme, invoquant son enfance à Bizerte, en Tunisie, où musulmans, juifs et catholiques vivaient plutôt en bonne entente.

Dès son élection, s'interdisant tout cumul de mandat et voulant être « maire à temps plein », il démissionne de son mandat de sénateur de Paris. Il choisit en 2001 de ne nommer aucun maire d'arrondissement parmi ses 33 adjoints, leur préférant des élus issus de la plupart des arrondissements, y compris des arrondissements où la droite est restée majoritaire (ainsi Anne Hidalgo est élue Première Adjointe, Jean-Yves Mano devient adjoint chargé du Logement, Lyne Cohen-Solal s'occupe du Commerce de l'Artisanat des Métiers d'Art & Professions libérales et la jeune féministe médiatique Clémentine Autain -apparentée PCF- à la Jeunesse). L'accord passé avec les Verts au soir du premier tour de l'élection de 2001 imposait tant au niveau de la mairie centrale que des conseils d'arrondissement un nombre d'élus et d'adjoints Verts proportionnel au résultat des écologistes par rapport à ceux de la gauche, c'est ainsi que certaines des plus importantes délégations furent donnés à des Verts dont Yves Contassot et Denis Baupin.

Bertrand Delanoë a dévoilé son homosexualité lors d'une interview télévisée en novembre 1998 sur M6, bien avant les élections municipales de 2001. Il ne prend pas une part active dans la "communauté" homosexuelle mais soutient ouvertement nombre des actions et revendications des associations homosexuelles pour l'égalité des droits et le respect. Il a augmenté les subventions municipales à celles-ci comme Act-Up, le Centre Gay & Lesbien (CGL), SOS Homophobie, le Festival de Films Gays & Lesbiens ou encore augmenté de manière notable celles aux organisations de lutte contre le sida (Aides, Sida Info Service), Paris étant depuis le début des années 1980 la ville la plus touchée par l'épidémie en Europe.

En 2004, Bertrand Delanoë se prononce comme la majorité du Parti socialiste en faveur du « oui » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Au soir du 29 mai 2005, alors que la France rejette le traité constitutionnel, le « oui » obtient un score de 65% à Paris comme dans toutes les villes de sociologie similaires. La coupure géographique droite gauche de la ville qui recoupe celles des quartiers les plus favorisés des autres est là encore visible. Si le "Oui " l'emporte dans les 20 arrondissements d'une capitale devenue au cours des décennies de plus en plus inaccessible aux catégories populaires, les arrondissements du centre et de l'ouest, aux populations de classes moyennes et aisées, ont voté très massivement dans ce sens (avec des records à près de 80% dans certains d'entre eux); ceux du centre (60-70%) alors que les arrondissements plus populaires de l'est et nord-est, quoique de plus en plus peuplés par la "classe moyenne" n'ont donné que 55% au "Oui".

En juin 2006, comme d'autres conseils généraux de tous bords et avec le soutien de l'Association des départements de France (ADF), il réclame à l'État le remboursement « à l'euro près » de 52 millions d'euros dus pour 2005 au titre du RMI, dorénavant géré et versé par les conseils généraux, les nouvelles lois de décentralisation introduites dans la Constitution prévoyant que l'État rembourse ces sommes aux collectivités.

Le 5 juillet 2006, Bertrand Delanoë inaugure la place Theodor Herzl, dans le 3e arrondissement, à l'intersection des rues Turbigo et Réaumur. Le 3 septembre 2006, le parvis de la cathédrale Notre-Dame est rebaptisé "Parvis Notre-Dame-Place Jean Paul II, 1920-2005, pape (1978-2005)" par Bertrand Delanoë, sur proposition du groupe UMP de la municipalité de Paris en dépit de l'opposition d'une partie des élus verts.

Toujours en juillet 2006, il soutient la décision du bureau national du PS de retenir la candidature de George Pau-Langevin (avocate et ancienne présidente du MRAP) sur la 21e circonscription de Paris au détriment de Sophia Chikirou, candidate d'origine kabyle et proche assistante du député PS sortant Michel Charzat.

En octobre 2007, il appelle les socialistes à ratifier le traité modificatif ou "mini traité européen", négocié par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection à la présidence de la république et approuvé par le conseil européen de Lisbonne du 19 octobre 2007, afin de faire avancer l'Europe et sortir de l'impasse provoqué par les "non" français et néerlandais au traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Le 4 septembre 2007, Bertrand Delanoë annonce sa candidature pour un second mandat à la mairie de Paris dans une interview au journal Le Parisien. Il annonce ensuite qu'il s'appuiera sur Patrick Bloche, député de la 7e circonscription de Paris et premier secrétaire de la fédération parisienne du PS, qui est nommé directeur de campagne. Les deux porte-parole de la campagne qui a pour slogan "Un temps d'avance" seront Anne Hidalgo, sa première adjointe, et Annick Lepetit, députée de la 17e circonscription de Paris. Il présente ses listes en décembre 2007 comprenant notamment en position éligibles de nouvelles têtes issues de la société civile comme le sociologue Jean-Louis Missika, le comédien Philippe Torreton, l'actrice Firmine Richard, la réalisatrice Yamina Benguigui, l'ex-président de l'UNEF, Bruno Julliard, ou l'avocat Patrick Klugman .

Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Le 6 mai 2008, un an après la défaite de la gauche à l'élection présidentielle, il est le premier signataire d'un texte intitulé "Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste" dans la perspective du Congrès de Reims du Parti socialiste en novembre 2008.

En Mai 2008, il a publié un ouvrage intitulé "De l'audace", dans lequel il s'est affiché comme "libéral et socialiste", faisant allusion aux thèses défendues depuis quelques années par Monique Canto-Spêrber et par Vincent Peillon. Cettre déclaration a suscité des polémiques au sein du parti socialiste avec les oppositions de Ségolène Royal, de Julien Dray, de Benoît Hamon ou de Jean-Marc Ayrault. À propos du terrorisme il écrit « l’expliquer serait l’excuser ».

En janvier 2002, dans un discours intitulé "Communication l'enfant dans la ville", Bertrand Delanoe remarquait qu'un enfant de moins de trois ans sur trois à Paris ne bénéficiait d'aucune solution de garde financée par les pouvoirs publics (tous modes de garde confondus, que ce soit en crèche, en halte garderie, à domicile, en milieu scolaire ou auprès d'une assistante maternelle). Plusieurs mesures furent alors prises dans le domaine de la petite enfance.

Le rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile de France observe en décembre 2006 que la proportion d'enfants gardés par un employé à domicile était plus élevé à Paris qu'au niveau national mais qu'entre 2001 et 2005, en se basant sur les chiffres fournis par la ville de Paris, le taux de service public en termes d'accueil de la petite enfance était passée de 65,27% en 2001 à 64,67% en 2005 et était estimé pour l'année 2006 à 67,10% .

En 2002, au nom d'une certaine conception de la lutte contre la peine de mort et contre la discrimination raciale, la majorité municipale de la Ville de Paris fait citoyen d'honneur Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 aux États-Unis pour le meurtre d'un policier. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage de la guérilla d'extrême gauche des FARC, a aussi été faite citoyenne d'honneur de Paris. Pablo Picasso et Marie Curie étaient jusque là les seuls à avoir reçu cette distinction.

En avril 2006, Bertrand Delanoë a confirmé depuis San Francisco sa volonté de doter Paris d'un réseau Wi-Fi gratuit sur plus de 400 bornes reparties sur 260 sites municipaux (jardins, bibliothèques, Maisons des associations, etc.). Le réseau Paris Wi-Fi a été inauguré en septembre 2007 et est en service depuis. Il a également signé avec Gavin Newsom la convention dite des « Villes Numériques Sœurs » qui comprend déjà San Francisco, Toronto, Singapour, Prague, Mexico et Madras.

En janvier 2006, Bertrand Delanoë a aussi souhaité équiper Paris en très haut débit (jusqu'à 100 fois plus rapide que le réseau haut débit ADSL qui couvre alors déjà 100% de la capitale). Il présente à l'été un plan pour réaliser ce projet : comme impulsion clef, la ville baisse dès lors fortement les droits de passage dans son réseau d'égouts, ce qui évite de creuser des tranchées dans toutes les rues, par exemple pour déployer de la fibre optique. Plusieurs opérateurs, dès 2006, annoncent qu'ils commencent le déploiement de ce réseau, avec des zones tests dans plusieurs arrondissements la même année.

En mai 2006, il propose au président de Bolivie, Evo Morales, un proche d'Hugo Chavez et de Fidel Castro, d'accroître l'aide de la capitale française au pays, notamment par une aide d'urgence destinée à favoriser l'accès à l'eau potable dans la région de Cochabamba.

Bertrand Delanoë travaille aussi sur l'importance des collectivités locales à l'échelle mondiale. Comme maire de Paris il préside l'Association internationale des maires francophones (AIMF), principalement active pour la coopération (subventions, aides techniques sur l'urbanisme, les transports et l'eau potable, etc.) et les échanges avec des villes d'Afrique et d'Asie. En octobre 2007, il devient président de l'organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU). Cette organisation se donne pour objet la coopération internationale grâce à l'échelon administratif local et de faire reconnaître par l'ONU le rôle des collectivités locales.

Recrutement de 6 000 nouveaux agents portant à 46 000 le nombre de fonctionnaires de la mairie (et du département) répartis en plus de 120 métiers et 22 directions administratives. En décembre 2007, Bertrand Delanoë annonce refuser d'appliquer le décret relatif au rachat des jours de RTT au personnel de l'hôtel de ville de Paris, décret qu'il estime injuste socialement, annonçant un dispositif significatif en faveur du pouvoir d'achat du personnel parisien qu'il présentera au vote lors du prochain Conseil de Paris .

Comme son prédécesseur, Jean Tibéri, il obtiendra pour la ville la meilleure note financière de l'agence Standard & Poors: AAA, qui juge de la capacité de la Ville à rembourser ses emprunts et qui lui permet entre autres d'emprunter aux meilleurs taux.

Ainsi, si le recours à l'emprunt a doublé la dette par habitant pour financer 1 milliard d'euros de dépenses (contre 450 millions les années précédentes), Paris est restée l'une des villes les moins endettées de France grâce notamment à la richesse de son tissu économique, et son important potentiel fiscal. En dépit d'un niveau de dépenses d'équipement élevé en partie financé par l'emprunt et des marges de manœuvre modestes sur les dépenses de gestion, la non-augmentation des impôts locaux durant la mandature a pu se réaliser grâce aux rentrées exceptionnelles engrangées par le boom de l'immobilier. En effet, les droits de mutation atteignaient, en 2006, 870 millions d'euros (deux fois plus qu'au début de la mandature), soit 15 % des recettes de fonctionnement . Néanmoins, en octobre 2006, Bertrand Delanoë évoqua la possibilité d'augmenter de manière « mesurée » les impôts locaux dans l'hypothèse d'un second mandat afin de financer, selon ses propos, l'augmentation des dépenses sociales (plus de 70% depuis 2001) et les dépenses d'investissement. En novembre 2008, conformément à ses promesses de campagne, il annonce pour l'année 2009 une augmentation de 9% des impôts locaux à laquelle il ajoute une nouvelle taxe foncière départementale portant cette augmentation fiscale à 12% pour les propriétaires fonciers à Paris (soit 50% des particuliers parisiens). Une augmentation similaire est également annoncée pour 2010 par son adjoint aux finances, Bernard Gaudillère lequel insiste sur le fait que les impôts n'avaient pas augmenté durant la première mandature de Bertrand Delanoê et que les revenus des droits de mutation étaient en baisse, suite au ralentissement des ventes dans l'immobilier.

Tenus dans chaque arrondissement, ces réunions pendant lesquelles le maire présente les actions de la municipalité permettent aussi aux résidents du quartier de questionner le maire sur des problèmes locaux, liés aux différents services publics municipaux ou d'État, aux transports, etc. Certains de ces compte rendus sont parfois chahutés (notamment celui qui s'est déroulé en octobre 2005, dans le XIXe arrondissement).

Paris avait déjà connu deux échecs pour des candidatures malheureuses aux JO (sous les mandats de Jacques Chirac pour les JO de 1992, puis sous Jean Tiberi pour les JO de 2008), et connut son troisième échec en 2005 avec Bertrand Delanoë. Encore candidate aux jeux Olympiques de 2012, la ville de Paris est battue en finale par la ville de Londres le 6 juillet 2005, après avoir battu Madrid, New York et Moscou aux tours de vote précédents. Bertrand Delanoë, qui n'avait pas ménagé ses peines sur ce projet de candidature, accuse publiquement Tony Blair et la direction du comité de candidature de Londres de ne pas avoir respecté trois des règles édictées par le Comité olympique international (CIO), et ce dernier d' « avoir franchi la ligne jaune ». Le journal Le Monde, en avril 2006, évoquera le rôle d'influence de l'ancien président du CIO Juan Antonio Samaranch (qui aurait rabattu des votes de pays de l'Est) et une coalition « anti-Chirac » de la part des Premiers ministres britannique (Tony Blair) et italien (Silvio Berlusconi).

Il est poignardé le 5 octobre 2002, pendant les festivités de la première Nuit Blanche en plein hôtel de ville. Son agresseur, Azedine Berkane, un marginal au chômage, aurait affirmé à la police qu'il haïssait les politiciens, le Parti socialiste et les homosexuels. La justice le déclarera irresponsable mentalement, et le fera interner en hôpital psychiatrique.

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Ségolène Royal

Ségolène Royal aux côtés de Dominique Strauss-Kahn et de Bertrand Delanoë à Paris, le 6 février 2007

Ségolène Royal , née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar, en Afrique occidentale française (aujourd'hui au Sénégal), est une femme politique française.

Ancienne députée, ancienne ministre des gouvernements Bérégovoy et Jospin, elle est actuellement présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Elle est la première femme à avoir accédé au second tour d'une élection présidentielle française, qu'elle a perdu face à Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007, avec 46,94 % des suffrages exprimés contre 53,06 %.

Née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953, à Dakar (arrondissement de Ouakam en AOF), Ségolène Royal est la fille de Jacques Royal (1920 - 1981), lieutenant-colonel d'artillerie de marine, adjoint au maire de Chamagne (Vosges), chevalier de la Légion d'Honneur, lui-même fils du général de brigade Florian Royal (1891 - 1975), polytechnicien (X 1912), officier de la Légion d'honneur, et d'Hélène née Dehaye. Le couple eut huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard (lieutenant-colonel à la DGSE et protagoniste de l'affaire du Rainbow Warrior), Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. Le colonel Benoît Royal, cousin de Ségolène Royal, est l'actuel chef du Service d'informations et de relations publiques des armées de Terre (SIRPA) et auteur d'un livre sur l'Éthique du soldat français en 2008,.

Sa famille habite en Martinique pendant trois ans en raison d'une autre affectation militaire de son père en 1960. Elle est alors élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France. À son retour en métropole, la famille Royal s'installe dans le village de Chamagne, près d'Épinal, dont elle est originaire.

Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges) puis intègre le lycée privé Saint-Joseph d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat B, en sciences économiques. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971. Après une licence de sciences économiques à l'Université Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978.

Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Pendant sa scolarité, elle fait un stage en Martinique en 1978. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion), et choisit un poste de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle devient avocat au barreau de Paris par le jeu des équivalences de diplôme tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.

Fin 1978, elle rencontre François Hollande sur les bancs de l'École nationale d'administration qu'elle vient d'intégrer. Sorti de l'ENA à la Cour des comptes, il deviendra en 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), qui s'est occupé de la campagne sur le web de sa mère et du site Segosphere.net, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992). Elle a démenti la rumeur selon laquelle ils avaient conclu un pacte civil de solidarité (PACS). La rupture entre Ségolène Royal et François Hollande a été annoncée en pleine soirée électorale du 17 juin 2007, jour du second tour des élections législatives françaises de 2007, marqué par une bien meilleure performance de la gauche qu'au premier tour.

Elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris en 1978, l'année de son diplôme de Sciences-Po. Remarquée par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1984 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports. De 1984 à 1988, François Mitterrand lui confie les affaires sociales et l'environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l'Éducation nationale. C'est à ce poste qu'elle travaille pour l'Elysée à la préparation des sommets internationaux.

En 1983, elle trouve sa première implantation locale d'élue en devenant conseillère municipale d'opposition en Normandie, dans le secteur où habite sa mère. Mais Louis Mexandeau, député de Caen lui refuse une place sur sa liste aux élections législatives de 1986, qui se font à la proportionnelle. Dès 1988 elle gagne une circonscription des Deux-Sèvres historiquement ancrée à droite. Elle a depuis été réélue à ce poste à chaque élection, et en a démissionné deux fois, pour occuper des fonctions ministérielles. Elle n'est cependant pas parvenue à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995, où elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à Niort, mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Sa carrière politique nationale prend son véritable essor à partir du Gouvernement Bérégovoy, en 1992, dans lequel elle est ministre de l'Environnement. Puis, de 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin, puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002.

En 2004, elle fait basculer à gauche le conseil régional de Poitou-Charentes dont elle devient présidente. Région traditionnellement de droite, elle gagne dans le fief du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, qui en était le président, en y réalisant le meilleur score du PS en France. Elle n'est pas la première femme à présider une région, mais elle était jusqu'en 2008 et l'élection de Marie-Marguerite Dufay au poste de Raymond Forni en Franche-Comté, la seule femme à exercer cette fonction.

Le 16 novembre 2006, elle a été désignée au premier tour par 60,65 % des 178 000 militants socialistes comme candidate officielle du parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Elle devance Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Le 22 avril 2007 avec 25,87 % des voix (contre 31,18 % à son rival Nicolas Sarkozy) ; elle accède au second tour de scrutin lors de l'élection présidentielle française, auquel elle obtient 46,94 % des voix.

Ses détracteurs lui reprochent l'usage qu'elle fait de son apparence physique en politique, d'autant qu'à l'été 2005, elle s'est fait faire une opération de chirurgie esthétique faciale. D'une façon générale, les mêmes lui reprochent un style porté sur un registre émotionnel, moral voire messianique avec une tendance marquée à la victimisation. Cette statégie qui s'avère souvent payante, vise à obtenir l'empathie des militants.

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère. Cependant, face au refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau. Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique.

En 1988, elle demande à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider à s'implanter dans une circonscription en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean, la veille de la clôture des candidatures, dans une circonscription que la gauche a peu de chance de gagner.

Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57 %.

Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi ». À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal. L'assise locale de la députée en est confortée : elle sera réélue en 1993, 1997 et 2002.

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau et réforme de la police des eaux (coordination interministérielle de la gestion de l'eau).

Son quatrième enfant, Flora, naît alors qu'elle est ministre. Profitant que pour la première fois en France, une ministre accouche pendant son mandat, elle a fortement médiatisé cette naissance, contre l'avis de son compagnon, François Hollande, en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes (elle fera notamment la couverture de Paris-Match), suscitant un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée.

Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Elle signe en 1997 une circulaire contre les violences sexuelles.

Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l'autorité parentale.

Le 18 juin 2002, elle est réélue députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres. Elle l'avait déjà été à 3 reprises auparavant : du 12 juin 1988 au 2 avril 1993 (mais elle dut démissionner le 2 mai 1992 pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy), du 2 avril 1993 au 21 avril 1997 et du 1er juin 1997 au 16 juin 2002 (mais elle dut démissionner le 4 juillet 1997 pour entrer dans le gouvernement Jospin). En 2002, donc, elle est membre de la commission des lois, présidente du groupe d'études sur les droits de l'enfant et occupe la place numéro 500 dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

D'après l'hebdomadaire L'Express, elle se classe au 469e rang des 577 députés les plus actifs, avec 8 interventions en séance. Elle a aussi présenté deux propositions de loi, alors que la moyenne dans l'assemblée est de six : l'une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l'autre sur « la lutte contre l’utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité », ce qui est souligné par ses détracteurs.

Elle a annoncé en 2006 son intention de ne pas se représenter au poste de députée, décision qu'elle a confirmée le 11 mai 2007, à l'issue de la présidentielle. Le PS a investi Delphine Batho pour briguer son siège.

En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur).

La région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes.

Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains Bombardier pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.

Sa gestion politique des institutions de la région est néanmoins la cible de critiques. Ainsi la totalité des décisions du comité régional de tourisme (CRT) de Poitou-Charentes a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition.

L'UMP parle de clientélisme pour certaines affectations de subventions et donne l'exemple du Fonds Régional d'Intervention Locale (FRIL) dont 24% des subventions sont destinées à la circonscription de Ségolène Royal qui ne représente que 5.3 % de la population. Dans Le Livre noir des régions socialistes, l'UMP affirme aussi que les investissements dans l'action sociale ont chuté de 87 % entre 2005 et 2006 et que les frais de personnel ont augmenté de 57 % depuis le début de sa présidence.

Depuis son élection à la tête du conseil régional, Ségolène Royal est également porte-parole de l'Association des régions de France. Tentée par la présidence de l'ARF en juillet 2007, elle renonce à concourir contre Alain Rousset, en poste depuis 2004, et conserve sa fonction.

Certains observateurs, dont Alain Duhamel, lui ont prêté l'intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1995.

En 2006, le Parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture, ainsi que l'élection présidentielle. Finalement, le 16 novembre 2006, Ségolène Royal obtient 60,65 % des voix — contre 20,69 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,66 % pour Laurent Fabius — et est ainsi désignée candidate du Parti socialiste. La participation a été de 82,03 %, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits. Ségolène Royal constituera son équipe de campagne autour de Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, tous deux codirecteurs de campagne et désigne Dominique Bertinotti comme sa mandataire financière. Elle a également créé l'association Désirs d'avenir pour l'épauler à côté du PS, certains dans le parti craignant d'ailleurs une sorte de contournement du PS par cet appareil.

Après une phase d'écoute et de débats participatifs, elle présente son pacte présidentiel le 11 février 2007 à Villepinte.

Malgré la présentation de son programme et la fin de la phrase participative décriée par les commentateurs, la campagne de Ségolène Royal n'enregistre pas de gains d'électeurs dans les sondages. Elle doit par ailleurs faire face à la montée en puissance de François Bayrou.

Ségolène Royal s'est qualifiée pour le second tour le 22 avril 2007 avec un score de 25,87 % des suffrages exprimés mais perd le second tour de l’élection présidentielle avec 46,94 % des suffrages contre 53,06 % pour Nicolas Sarkozy.

Elle ne se présente pas à la députation lors des élections législatives de 2007, en accord avec son opposition au cumul des mandats annoncée durant la campagne présidentielle.

En janvier 2009, Ségolène Royal s'attire des sarcasmes en déclarant que la campagne victorieuse de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine de 2008 s'est inspirée de la sienne, propos qu'elle tempère par la suite, en affirmant que c'était de l'humour.

Ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal envisage sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste au prochain congrès de 2008 si elle est en capacité de « faire une offre politique ».

Le 14 février 2008, elle signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne. Le 17 mai 2008, elle annonce officiellement sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, puis la met entre parenthèses le 15 septembre, en proposant « que chacun mette au Frigidaire les questions de candidature ».

Le 6 novembre 2008, lors du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims, la motion qu'elle a signée arrive en tête avec 29,08 % des suffrages, devant celles de Bertrand Delanoë (25,24 %), de Martine Aubry (24,32 %), de Benoît Hamon (18,52 %), du Pôle écologique (1,59 %) et d'Utopia (1,25 %). Le 14 novembre, alors que le congrès de Reims peine à dégager une synthèse, elle confirme sa candidature au poste de premier secrétaire du PS. Le 20 novembre 2008, lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, elle arrive en tête, et se qualifie pour le second tour avec 42,9 % des votes des militants socialistes, devant Martine Aubry (34,5 %) et Benoît Hamon (22,6 %), qui appelle aussitôt à voter pour cette dernière.

Le lendemain, le second tour l'opposant à Martine Aubry donne Ségolène Royal perdante de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Contestant ce résultat, elle réclame un nouveau vote. Le 25 novembre, la commission de récolement, après un nouveau décompte des voix, annonce les résultats définitifs et confirme la victoire de Martine Aubry avec 102 voix de plus que sa rivale (soit 50,04 % des suffrages contre 49,96 %). Le soir même, le Conseil national valide ce résultat et l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS. Mme Royal diffuse alors sur Internet une vidéo appelant ses partisans à s'organiser pour l'élection présidentielle française de 2012.

Ses partisans ont créé au sein du PS le courant L'Espoir à gauche, tandis que Désirs d'avenir continue son existence et lui finance certains de ses déplacements dans le pays. Parallèlement, Pierre Bergé a créé l'Association des Amis de Ségolène Royal en février 2008 qui lui permet d'occuper pour une somme symbolique des locaux au coeur du 6e arrondissement. Ce soutien financier substantiel de Pierre Bergé lui a valu une mise en garde du ministre des finances Eric Woerth.

Ségolène Royal a plusieurs fois exprimé sa volonté d'appliquer une politique économique keynésienne. Par ailleurs, elle a plusieurs fois critiqué la « logique boursière ». Le 27 avril 2007, elle défend « le choix, toujours, des valeurs humaines sur les valeurs financières et sur les valeurs boursières ». Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme ». Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il a fait le mandat de trop. En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.

Pendant les troubles au Tibet du printemps-été 2008, Ségolène Royal s'exprime à plusieurs reprises sur le sujet et rencontre diverses personnalités tibétaines y compris le Dalaï Lama. Elle déclare son intention d'aller au Tibet dans les plus bref délais ,, et elle invite les autorités chinoises à dialoguer avec les Tibétains.

En 1978, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause.

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal a conservé trois collaboratrices lors des élections législatives. Pour un litige concernant leurs salaires, deux de ces dernières saisissent le conseil de prud'hommes de Niort et obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines sur les trois mois demandés. En 2001, Ségolène Royal est déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait déposée contre ses anciennes collaboratrices qui portent plainte au pénal pour « recours au travail clandestin » pour laquelle Ségolène Royal obtient un non-lieu en 2003. Le 16 janvier 2007, le non-lieu est cassé par la Cour de cassation qui condamne Ségolène Royal à payer 2 500 euros aux plaignantes, dans l'attente d'un nouveau procès. L'une des plaignantes, Evelyne Pathout, a écrit un ouvrage sur Ségolène Royal. Le 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes la condamne au versement de plusieurs mois de salaires non payés à deux de ses anciennes attachées parlementaires, arguant notamment d'un licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».

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Jean Tiberi

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Jean Tiberi, né le 30 janvier 1935 à Paris (Ve), est un magistrat et homme politique français.

Membre de l'UDR, du RPR et désormais de l'UMP, il est député de la 2e circonscription de Paris depuis août 1968. Il est également secrétaire d'État chargé des Industries alimentaires en 1976, maire de Paris de 1995 à 2001 et du Ve arrondissement de Paris de 1983 à 1995 et depuis 2001.

D'origine corse, comme sa femme, il effectue sa scolarité au collège Sainte-Barbe, toujours dans le 5e, puis poursuit des études supérieures à la faculté de droit et devient magistrat. Substitut à Metz et à Meaux, il est nommé juge à Beauvais, détaché ensuite à la chancellerie.

Jean Tibéri entre en politique auprès de René Capitant, dirigeant des gaullistes de gauche et est élu en 1965 au conseil municipal de Paris.

En 1968, il est le député suppléant de René Capitant. Quand ce dernier entre au gouvernement, Il le remplace comme député gaulliste de Paris le 30 juin 1968. En 1973, il est élu député sous son nom propre.

Jean Tiberi est ensuite longtemps l'un des plus proches adjoints de Jacques Chirac dont il fut le secrétaire d'État dans son gouvernement en 1976.

Après l'élection de Jacques Chirac à la mairie de Paris en 1977, il devient son suppléant dans le 5e arrondissement puis son premier adjoint.

En 1995, après avoir été élu à la présidence de la république, Jacques Chirac le choisit pour lui succéder à la mairie de Paris de préférence à Jacques Toubon.

Jean Tiberi est élu maire de Paris en juin 1995 suite à la victoire de la coalition RPR-UDF dans 14 des 20 arrondissements de la capitale. Son mandat est néanmoins miné par un certain nombre d'affaires judiciaires remontant principalement à l'époque du mandat de Jacques Chirac. Il fait d'ailleurs l'objet d'une tentative de putsch par Jacques Toubon en 1998.

Il est aussi membre du comité d'honneur du très gaulliste Mouvement Initiative et Liberté (MIL). En 1997, il est réélu député de Paris : c'est sa première victoire face à Lyne Cohen-Solal.

En 2000, le RPR présidé par Michèle Alliot-Marie décide de ne pas le reconduire automatiquement et engage une procédure visant à désigner un autre candidat. C'est finalement Philippe Séguin, député-maire d'Épinal, qui est désigné pour porter les couleurs du RPR allié à Démocratie Libérale (DL) et l'UDF. Jean Tiberi maintint cependant sa candidature, protestant contre le fait qu'il n'y ait pas eu de primaires au sein de son parti, et présenta des listes dans tous les arrondissements alors que la gauche faisait un front commun.

Au soir du premier tour en mars 2001, les listes RPR-UDF-DL de Philippe Séguin arrivèrent devant celles de Jean Tiberi dans 18 des 20 arrondissements. Philippe Séguin refusa toute fusion avec des équipes dont il jugeait la fréquentation sulfureuse. Au soir du second tour, avec près de 51 % des suffrages (dont 35 % pour les listes de Philippe Seguin), la droite est finalement devancée en nombre de sièges par la liste de la gauche plurielle conduite par Bertrand Delanoë (12 arrondissements contre 8).

Jean Tiberi remporta 12 sièges au Conseil de Paris, ainsi que la mairie du 5e arrondissement tandis que son adjoint aux finances, Jean-François Legaret s'imposait dans le 1er arrondissement. À la fin de l'année 2002, Philippe Seguin se retirait de la politique, permettant à terme le regroupement du groupe des conseillers de Paris RPR-DL avec les tibéristes dans celui de la nouvelle UMP.

Jean Tiberi est réélu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription de Paris; il obtient 55,5% des voix et enregistre ainsi une nouvelle victoire sur Lyne Cohen-Solal.

En juin 2007, Jean Tiberi est candidat à sa réélection comme député de la deuxième circonscription de Paris. Il fait face de nouveau à la candidate socialiste Lyne Cohen-Solal. Il remporte le premier tour avec 43,3% des voix, face à 27,7% pour la candidate socialiste. Le 17 juin 2007, il est réélu député avec 52,66 % des voix au second tour (51,05% des voix dans le 5e arrondissement dont il est maire), entamant ainsi son 10e mandat.

Comme Claude Goasguen, Françoise de Panafieu et Pierre Lellouche, Jean Tiberi a été candidat à l'investiture UMP pour la campagne de 2008 pour la mairie de Paris, mais il n'a pas passé le premier tour des primaires internes à l'UMP.

Bernard Debré, député du 16e arrondissement, apparenté UMP souhaite également se présenter aux élections municipales mais n'a pas voulu participer à ces primaires. C'est finalement Françoise de Panafieu qui est investie par l'UMP.

Maire sortant UMP du 5e arrondissement, il arrive en tête du premier tour en obtenant 37,94% des voix. Il est réélu au sortir d'une triangulaire où il obtient 45% des voix, contre 44,1% pour Lyne Cohen-Solal (PS) et 10,9% pour Philippe Meyer (MoDem).

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Élections municipales de 2008 à Paris

Appartenance politique des maires d'arrondissement élus en 2008.

Les élections municipales françaises des 9 et 16 mars 2008 ont vu s'opposer à Paris : notamment une liste d'union de la gauche menée par le maire sortant Bertrand Delanoë, une liste UMP menée par Françoise de Panafieu, une liste Mouvement Démocrate menée par Marielle de Sarnez, une liste Verts menée par Denis Baupin, une liste Front national menée par Martial Bild.

Depuis mars 2001, la gauche (PS, Verts, PCF et MRC) dirige 12 arrondissements contre 8 à la droite (UMP et UDF).

Paris étant à la fois commune et département, l'élection du maire (dans ce cas aussi président du conseil général, appelé "Conseil de Paris") est faite par les 163 conseillers de Paris issus des vingt arrondissements de la capitale. Ces conseillers sont élus par arrondissement, à la proportionnelle avec une prime à la majorité, comme à Marseille et Lyon (Loi PLM). Les règles légales du scrutin contenant une part de proportionelle, chaque arrondissement gagné par un camp lui donne une nette majorité de conseillers de Paris locaux.

Cette règle favorise ainsi les camps unis et ce fut le cas en 2001 au bénéfice de Bertrand Delanoë qui fusionna ses listes avec les Verts au second tour, pendant que la droite se présentait divisée et affaiblie par les "affaires" de la mairie de Paris. La victoire de la gauche en 2001 a été obtenu avec le basculement vers elle des 4e, 9e, 12e, 13e et 14e arrondissements (auquel il faut ajouter celui du 2e, jusqu'alors fief de l'indépendante Benoîte Taffin) et de son maintien dans les six arrondissements qu'elle détenait depuis 1995.

À Paris, les électeurs choisissent à la fois des conseillers de Paris et des conseillers d'arrondissement. Les conseillers de Paris élisent le maire et siègent au Conseil de Paris ainsi qu'au Conseil d'arrondissement. Les conseillers d'arrondissement ne siègent qu'au Conseil d'arrondissement. Normalement, il y a deux fois plus de conseillers d'arrondissements que de conseillers de paris, mais il doit y avoir entre 10 et 40 conseillers d'arrondissement.

Les élections se déroulent normalement en deux tours, sauf si une liste obtient la majorité absolue dès le premier tour (50% des votes exprimés ET 25% des inscrits). Si un deuxième tour est organisé, seules les listes ayant obtenu 10% des voix lors du premier tour peuvent s'y présenter. Cela dit, les listes peuvent être réorganisées entre les deux tours, une liste ayant obtenu plus de 10% des voix pouvant, par exemple, rajouter des membres d'une autre liste.

À l'issue de l'élection, la liste arrivant en tête (soit avec le plus de voix au deuxième tour, soit avec la majorité absolue au premier tour) récupère la moitié des sièges de conseillers, arrondi au siège supérieur. C'est ce qu'on appelle la "prime à la majorité". Les sièges restants sont répartis entre les listes avec les dispositions suivantes. Seules les listes ayant plus de 5% des voix présentent au tour de scrutin en question participent au partage - y compris la liste gagnante. Les sièges sont répartis selon la méthode de la plus forte moyenne En cas d'égalité pour un siège, la liste ayant la moyenne d'âge la plus élevée est favorisée.

C'est en février 2006 que les adhérents de l'UMP-Paris ont désigné Françoise de Panafieu comme leur candidat à la mairie de Paris.

Elle a été sélectionnée au terme d'un processus de primaires mis en place par Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, et qui prévoyait une élection à deux tours les 25 février et 4 mars 2006.

Au soir du 25 février 2006, le taux de participation des militants fut de 78 % (10 975 votants). C'est Françoise de Panafieu qui arriva largement en tête des primaires UMP avec 40,7 % des suffrages exprimés (soit 4 446 voix).

Elle fut suivie de Claude Goasguen (23,4 % des suffrages soit 2 560 voix) qu'elle doit alors affronter lors d'un second tour prévu le 4 mars.

Arrivé troisième avec 18,95 % des suffrages (2 071 voix), Pierre Lellouche était éliminé. Il appela ses partisans à voter pour Françoise de Panafieu au second tour. Arrivé dernier et donc également éliminé, Jean Tiberi obtint 16,98 % des suffrages (1 855 voix, dont beaucoup dans son fief du 5e). Les conditions dans lesquelles le scrutin du 25 février s'était déroulé furent néanmoins contestées. Pierre Lellouche dénonça des pratiques frauduleuses en visant particulièrement Claude Goasguen : « Les scores sont conformes à un scénario écrit à l'avance ». Ce fut pourtant aussi avec ce dernier qu'il émit de fortes réserves sur la validité du vote par Internet où Françoise de Panafieu était arrivée largement en tête.

Le 28 février 2006, devançant l'annonce officielle de l'alliance entre Françoise de Panafieu et Pierre Lellouche, Claude Goasguen annonça qu'il retirait sa candidature au second tour de la primaire UMP pour les municipales de 2008 à Paris, permettant à Françoise de Panafieu de remporter l'investiture. « Pour faire un pas supplémentaire dans le sens de l'union, (Claude Goasguen) a décidé de retirer sa candidature du deuxième tour », a ainsi salué le président de la fédération UMP de Paris Philippe Goujon.

Il conduit la liste « Pôle des tricolores », soutenue par le Front national.

Elle est secrétaire générale du Parti démocrate européen, vice-présidente du groupe ADLE au Parlement européen et vice-présidente de l'UDF.

Le 3 septembre 2007 au soir, Bertrand Delanoë confirme aux médias qu'il sera candidat à sa succession. Il est alors en position de force au sein d'un Parti socialiste en crise, et l'on évoque même une éventuelle candidature de sa part pour l'élection présidentielle de 2012.

La liste de Bertrand Delanoë est soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste français et le Mouvement républicain et citoyen, qui y disposent de candidats (notamment huit places éligibles au Conseil de Paris pour le PCF, et six pour le MRC).

Les Verts vont présenter des listes autonomes dans chaque arrondissement au 1er tour et fusionneront avec les listes du Parti socialiste pour le 2e tour.

Ces 7 arrondissements ont voté majoritairement pour les listes de gauche lors des élections régionales et européennes de 2004 et lors des élections présidentielle et législatives de 2007. Aucun maire d'arrondissement de gauche n'a cependant jamais été élu dès le premier tour.

La division de la droite a empêché en 2001 l'élection habituelle au premier tour de ses candidats dans ces sept arrondissements qui n'ont jamais été vraiment en jeu lors des campagnes électorales. Ainsi, ces 7 arrondissements ont voté majoritairement pour les listes de droite lors des élections régionales et européennes de 2004 et lors des élections présidentielle et législatives de 2007.

Les 4 premiers arrondissements de Paris étant petits et assez peu peuplés (de 16 000 à 34 000 habitants) , chacun n'envoie que 3 conseillers au Conseil de Paris. La majorité d'un tel arrondissement obtient 2 conseillers, l'opposition 1 autre. Quand un tel arrondissement bascule, c'est donc seulement 1 siège qui change de couleur politique dans l'assemblée décisionnelle de la capitale.

Selon Bertrand Delanoë, lors de l'émission Ripostes de Serge Moati le 13 janvier 2008, seuls 4 arrondissements sont réellement disputables entre l'UMP et le PS (le 4e arrondissement, le 9e arrondissement, le 12e arrondissement et le 14e arrondissement).

Dans le 8ème arrondissement de Paris, 7 listes sont présentes au premier tour. Il y a le Maire sortant, François Lebel, candidat en tant que tête de liste mais sur une « liste dissidente » (Le 8e d'abord !, composée de membres de l'UMP, du Nouveau Centre de la société civile et soutenue par le CNI) face à celle menée par Pierre Lellouche, candidat officiellement investi par l'UMP. Le Parti Socialiste est représenté par Heidi Rancon-Cavenel, Les Verts par Martine Lebranchu et le Front National par Jean Mairey. La 7e liste est celle de Line Stambouli (Paris Save Paris).

Au premier tour, François Lebel arrive en tête (avec 35,51 % des suffrages exprimés), devant Pierre Lellouche (33,42 % des suffrages exprimés) et Heidi Rancon-Cavenel (18,68 % des suffrages exprimés). Seules ces trois listes se maintiennent au deuxième tour. François Lebel est réélu au second tour avec 48,55 % des suffrages exprimés (5956 voix) face à Pierre Lellouche 31,82 % (3 903 voix) et à la candidate socialiste Heidi Rancon-Cavenel (19,63 %).

Le 8e arrondissement dispose de 13 élus municipaux, dont 3 conseillers de Paris .

La liste de François Lebel (Le 8e d'abord !) emporte 10 sièges sur 13, dont deux sièges de conseillers de Paris. La liste UMP de Pierre Lellouche emporte un siège de conseiller de Paris et un siège de conseiller d’arrondissement. La liste PS de Heidi Rancon-Cavenel emporte un siège de conseiller d’arrondissement .

Depuis mars 2008, les 3 conseillers de Paris pour l'arrondissement sont François Lebel (UMP), Martine Merigot de Treigny (apparentée UMP) et Pierre Lellouche (UMP).

Il y a au décompte officiel 49 667 inscrits, 28 708 votants (soit 57,78%), 349 nuls, 29 359 suffrages exprimés.

Cet arrondissement est le seul à avoir été gagné par la droite au premier tour.

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Parti socialiste (France)

Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, en février 2007, à Paris

Le Parti socialiste (PS) est un parti politique français de gauche dont l'actuel premier secrétaire est le maire de Lille, Martine Aubry. Il est issu du courant de pensée socialiste, en particulier de la SFIO (1905). Sa création remonte à 1969, lors du congrès d'Alfortville, mais c'est surtout en 1971, au congrès d'Epinay, appelé « congrès d'unification des socialistes », que le PS s'élargit en intégrant toutes les forces politiques socialistes, fonde son action politique sur l'union de la gauche et l'élaboration d'un programme commun de gouvernement avec le PCF, et désigne comme premier secrétaire François Mitterrand.

Ses alliés traditionnels sont le Parti radical de gauche, le Parti communiste français, et plus récemment le Mouvement républicain et citoyen et les Verts. Il s'agit en 2007 du deuxième parti politique français en nombre d'adhérents revendiqués, ainsi qu'en nombre d'élus.

Le projet de la nouvelle déclaration de principes du PS a été élaboré par le Bureau national en avril 2008. Elle est adoptée à une très large majorité en juin.

Les courants structurent la vie interne du Parti socialiste. Héritiers des clubs et groupes politiques précédant la réunification d'Épinay, ils se sont largement modifiés au cours du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des grands textes d'orientation rédigés à chaque congrès. Officieusement, chaque motion est subdivisée en multitudes de sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d'analyser la société.

L'essentiel de la force du parti socialiste repose sur ses militants (bien que toutes les régions, sauf l'Alsace et la Corse, soient à gauche). De par une longue confrontation avec les communistes, les socialistes ont largement entretenu une tradition militante de terrain . Toujours à l'heure actuelle, le Parti socialiste reste un grand éditeur de tracts, mais aussi de journaux internes, de publications externes et d'autres brochures.

L'âge minimal d'adhésion est de 15 ans. L'adhésion au parti est libre et chaque adhérent y possède théoriquement les mêmes droits, que ce soit le premier secrétaire ou le militant de base. Le Parti socialiste revendique 280 000 adhérents en décembre 2006 ; en décembre 2005, il en revendiquait 150 000, mais le Canard enchaîné a révélé qu'il en comptait 133 831, puis 161 404 en mars 2008 (adhérents de l'année précédente). Le chiffre arrêté au 30 septembre 2008 pour le vote du Congrès de Reims, en novembre 2008, est de 232 511 militants. Le Parti socialiste est un parti qui pratique très largement la démocratie interne. Ce sont les militants qui désignent les responsables à tous les niveaux : au niveau de la section locale, de la fédération départementale et au niveau national. Les militants votent pour les textes d'orientation à chaque congrès et désignent aussi les candidats socialistes à chaque élection. Plus récemment, une procédure de consultation interne a été mise en place afin que les militants décident de la ligne politique du parti sur une question précise. D'autres innovations à l'adresse des sympathisants devaient permettre que ces derniers, sous l'appellation « adhérents du projet », puissent participer très concrètement à l'élaboration du projet socialiste. Ce processus a été mis en sommeil suite au 29 mai 2005. Aussi, des évènements traditionnels rythment la vie du Parti, comme l'Université d'été de la Rochelle doublée de quelques universités de rentrée départementales, comme la Galette républicaine au mois de janvier ou les multiples fêtes de la Rose qui ont lieu au début de l'été.

Le profil des adhérents socialistes, désignés comme au PCF, à LO ou la LCR par le sobriquet amical « camarades », a peu évolué au cours du temps. Le Parti socialiste n'a jamais été réellement un parti d'ouvriers. L'électorat socialiste s'est toujours situé parmi les classes moyennes, surtout les enseignants, parmi les cadres territoriaux et fonctionnaires, ainsi que les salariés de bas échelon et cadres du secteur privé. Il se situe surtout parmi la population active des villes, y compris les jeunes.

Par une longue tradition de synthèse entre un centre-gauche modéré et européen et une gauche protestataire, le PS a toujours su rassembler au-delà de son électorat, ce qui fait de lui le centre de gravité de la gauche parlementaire.

L'électorat réel socialiste se chiffre désormais entre 17 % et 26 % des suffrages exprimés. En 2002, Lionel Jospin obtenait 16,18 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle. En 2004, le Parti socialiste remportait 29,4 % des suffrages.

La section est la structure de base du Parti Socialiste. Une section peut être locale ou thématique. En général, elle s'organise au sein d'un canton, d'une commune ou d'un quartier. Ce sont elles qui constituent le gros des bataillons du parti. Cependant, il existe également des sections organisées autour d'une entreprise, voire autour de thèmes comme les NTIC ou la culture au sein de la Fédération de Paris. Actuellement, les sections d'entreprise tendent à disparaître mais des sections universitaires (section ENS, section Sciences Po, section Sciences Po Lille et section Sorbonne), se constituent selon la même logique. D'autres encore, représentant des expatriés, sont organisées autour d'un pays.

Les réunions de section sont les moments privilégiés de la vie militante. Le cadre de la section permet le militantisme le plus direct. Ce sont les sections qui organisent les collages d'affiche, les distributions de tract, les porte-à-porte, etc. Ce sont elles également qui constituent le relai essentiel entre le « national » (direction nationale), la « fédé » (fédération départementale) et les militants. C'est également au niveau de la section que se pratique le débat interne, que ce soit dans le cadre d'un congrès ou d'une consultation interne. Lorsque la section comporte en son sein des élus, ces derniers peuvent partager avec les militants les solutions et perspectives à donner à une politique municipale par exemple.

Le premier secrétaire de section est élu à bulletins secrets et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par la première assemblée générale des adhérents de la section suivant le congrès national. Il est l'animateur de la section dont il est le porte-parole. Il peut être secondé par un secrétaire adjoint et un secrétariat de section.

Les sections ont également réussi à s'ouvrir davantage au-delà des simples adhérents. Beaucoup de sections peuvent ainsi compter avec l'existence d'une association citoyenne, qui réunit bien souvent des citoyens sympathisants et qui demeure souvent très active lors des élections municipales. Les sections connaissent pourtant des difficultés récentes, car leur découpage et leur rapport au territoire a été très largement bouleversé par la nouvelle donne territoriale. Les sections socialistes devront ainsi s'adapter à la réalité des nouvelles communautés de commune et d'agglomération, et à quelques changements liés à la décentralisation ou aux évolutions des lieux de vie.

La fédération met en œuvre la politique du parti au niveau local. Il existe une fédération pour chaque département métropolitain, chaque département ou territoire d'outre-mer, plus une pour les français de l'étranger. Les instances de la fédération sont renouvelées à chaque congrès. Le conseil fédéral (CF) est l'instance de décision de la fédération. Il délègue certaines de ses prérogatives au bureau exécutif fédéral (BEF). Le secrétariat fédéral assure la gestion politique de la fédération, en liaison avec le secrétariat national du parti, et agit par délégation de la CF ou du BEF. Le secrétariat fédéral est constitué de membres choisis par le premier secrétaire fédéral, parmi la majorité politique de la fédération. Les secrétaires fédéraux ont la charge de le seconder dans la gestion courante de la fédération et dans l'application des décisions du CF. Les secrétaires fédéraux ont la charge d'un ou plusieurs secteurs d'activité ; ils peuvent être assistés d'un ou plusieurs délégués fédéraux.

Le premier secrétaire fédéral est élu au scrutin majoritaire à deux tours par les militants lors d'une deuxième session après la tenue du congrès national. Tout candidat au poste de premier secrétaire fédéral doit présenter un plan d'action fédéral. Le secrétaire fédéral est l'animateur politique de la fédération et son porte-parole. Il assure la liaison avec le secrétariat national aux fédérations. Il préside les réunions du secrétariat fédéral, du BEF ou du CF, devant lequel il rend compte de ses activités.

L'union régionale regroupe les fédérations d'une même région. Elle est dirigée par un comité régional du parti qui détermine la politique du parti concernant les problèmes propres à la région et veille à son application en liaison avec les élus. Le comité régional est élu par une convention régionale qui se réunit dans la quinzaine de jours suivant le congrès national. La convention régionale procède à l'élection du secrétaire régional au scrutin majoritaire à deux tours. Celui-ci ne peut cumuler sa fonction avec celle de premier secrétaire d'une fédération de sa région..

Les membres du conseil national sont désignés par les délégués au congrès national réunis en assemblées de motion, proportionnellement aux résultats obtenus par les différentes motions. Véritable parlement du parti, le conseil national est composé de 204 membres élus par le congrès national et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Le conseil national exécute et fait exécuter la motion d'orientation adoptée par le congrès national. Il se réunit au moins quatre fois par an. Il constitue en quelque sorte le parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. Le président actuel du Conseil national est Michel Destot.

Le bureau national assure l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le conseil national. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du premier secrétaire et se réunit tous les mardis en fin d'après-midi.

Les membres du secrétariat national sont élus par le conseil national, parmi les membres du bureau national, sur proposition du premier secrétaire. Ils ont la charge de la mise en œuvre des décisions prises par le conseil national et le bureau national. Le secrétariat national, dont les réunions ont lieu le mercredi matin, assure la gestion du parti. Chaque secrétaire national a en charge un secteur d'activité du parti et rend compte devant le conseil national de l'activité de son secteur. À l'occasion du congrès national, la direction nationale du parti rend compte de son activité dans un rapport statutaire soumis aux militants. Les secrétaires nationaux sont assistés par des délégués nationaux ayant en charge une partie du secteur de chaque secrétariat.

Les désignations des scrutins de liste se font par les militants concernés. Le vote peut être national (ex : européennes 99), régional (ex : élections régionales, européennes 2004), départemental (sénatoriales), municipal… On vote pour la liste présentée par la fédération ou une liste alternative. La procédure est comparable pour les élections au scrutin uninominal: cantonales et législatives. Les électeurs du secteur concerné votent pour le candidat de leur choix.

Tous les adhérents, ayant plus de six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation, électeurs dans la zone concernée (plus les étrangers privés du droit de vote), ont le droit de vote.

Depuis 1995, le candidat à l'élection présidentielle est désigné par un vote de tous les militants. Lionel Jospin est alors désigné candidat pour la présidentielle de 1995, l'emportant face à Henri Emmanuelli après le forfait de Jacques Delors. Mais le candidat de la droite, Jacques Chirac, l'emporte avec 52,64% des suffrages. Deux ans plus tard, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par Chirac, la gauche plurielle remporte les élections législatives. Jospin est nommé Premier ministre, mettant en place un gouvernement de gauche plurielle. C'est la troisième cohabitation sous la Cinquième République.

Le Parti socialiste est membre de l'Internationale socialiste (IS), qui est l'organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes.

Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l'ensemble des militants du PS adhèrent au Parti socialiste européen (PSE).

Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l'action participe à la réalisation de ses objectifs. Ils peuvent être liés organiquement au Parti socialiste ou en être partenaire.

Les théories développées dans la première partie du XIXe siècle par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d'une bourgeoisie éclairée influencent peu les milieux populaires. Ces théoriciens qualifiés d'utopistes par la suite se démarquent ainsi du socialisme historique, développé par la suite par Karl Marx avec son analyse de la société industrielle. Au-delà de l'utopie, la réalité est imprimée au fer chaud de la Révolution industrielle : les nouvelles conditions de travail engendrées par celle-ci entraînent des révoltes vite réprimées : révolte des canut lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871… La “question sociale” est mise au premier plan, mais la révolution de 1848 fait déjà apparaître des divergences entre les démocrates socialistes réformistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la révolution (Blanqui, Barbès), qui considèrent la violence comme le seul moyen permettant un changement profond du système économique et social. Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la révolution industrielle. La gauche républicaine s'organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition montagnarde de la révolution de 1789-1794 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.

La Deuxième Internationale est constituée en 1889 à Paris et l'influence des idées de Karl Marx y est dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l'égard de la politique. Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la « Charte d'Amiens » qui consacre le principe de l'indépendance du syndicalisme par rapport aux partis politiques. De là découle l'absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l'Europe du Nord.

Le socialisme politique en France s'unifie en 1905 sur injonction de l'Internationale, au congrès du Globe avec la fusion des différents courants socialistes (« guesdistes », « blanquistes », « réformistes »…) dans la nouvelle Section française de l'internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, le député du Tarn Jean Jaurès s'impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l'unité, par sa volonté de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution française libérale. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale (en particulier avec le socialisme municipal) et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

Les principes de l'internationalisme et du pacifisme portés jusqu'alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l'adhésion de la SFIO et de la majorité de la CGT à la politique d'union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu'elle entraîne, vont faire croître une opposition qui s'organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915, autour de la minorité des dirigeants socialistes de différents pays ayant refusé l'union sacrée, qu'ils considèrent comme une trahison des idées socialistes et internationalistes. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et suscite de plus en plus de sympathie. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l'adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques.

Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l'échec électoral de 1919 (chambre « bleu horizon ») et l'échec syndical des grandes grèves de 1920, mais également après la fin de la guerre qui avait vu la majorité des dirigeants socialistes soutenir le gouvernement au nom de l'union sacrée. Par ailleurs, les bolchéviques défendent la possibilité d'une révolution mondiale et tentent par les 21 conditions d'adhésion à la IIIe Internationale de se constituer une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays.

Les conditions d'une scission sont réunies : le congrès voit l'opposition entre un socialisme réformiste (basé sur le parlementarisme), position défendue par Blum ; un courant plus révolutionnaire mais refusant de s’affilier à l’Internationale de Lénine, position défendue par Jean Longuet (qui, au niveau international, sera représentée par l’Union des partis socialistes pour l'action internationale) ; et une volonté révolutionnaire d’adhésion à la IIIe Internationale. Les trois-quarts des congressistes votent la motion d’adhésion à l’Internationale Communiste (mais les « 21 conditions » ne sont pas votées), puis créent la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC, puis Parti communiste). La « Vieille Maison » SFIO est maintenue autour de Léon Blum, Jean Longuet, et de quelques 20 000 adhérents…

Le cartel des gauches entre 1924 et 1926 signe une majorité de gauche à l'Assemblée autour de la SFIO et des Radicaux. Les socialistes pratiquent alors pour la première fois le soutien sans participation au gouvernement.

La stalinisation du PC s’accompagne de nombreuses exclusions et de départs de militants qui, pour certains, reviennent à la SFIO - laquelle redevient ainsi la principale organisation de gauche.

Le Front Populaire est constitué en 1935. Après les élections victorieuses de mai 1936, une grève générale spontanée permet d'obtenir un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures au lieu de 48, etc.). Le gouvernement dirigé par Léon Blum se constitue en juin 1936. Les difficultés économiques et les rigidités de l'appareil de production amènent le gouvernement à pratiquer une « pause » dans les réformes sociales. La politique de non-intervention dans la guerre d'Espagne divise les socialistes, tandis que les premières réformes étant réalisées, le soutien des radicaux faiblit. Les derniers mois du gouvernement Blum voient une dégradation de la situation. Mis en minorité devant le Sénat en juin 1937, le gouvernement démissionne.

Les socialistes français restés fidèles à la République se ressaisissent et s'organisent dès 1940 sous l'impulsion, notamment, de Daniel Mayer dans des réseaux de résistance. Le parti socialiste SFIO est reconstitué dans la clandestinité entre mars 1941 et mars 1943. Léon Blum, avant d'être déporté, l'illustre par son comportement au cours du procès de Riom, obligeant Vichy à l'interrompre le 11 avril 1942. Sa prison est le point de ralliement des socialistes résistants, et il les exhorte inlassablement à l'action, jusqu’à ce qu'il soit déporté. Les socialistes sont un des courants politiques les plus surreprésentés dans la Résistance, formant, comme l'a remarqué Marc Sadoun (voir bibliographie) le premier groupe de la Résistance non communiste, mais, contrairement au Parti communiste, ils ne lient pas la reconstitution du parti et la formation des groupes de combat (sauf en Provence, avec le réseau Brutus et en Bretagne avec l'action de Tanguy Prigent), ce qui limite leur visibilité. Ils sont hégémoniques dès le début à Libération Nord, majoritaires à Libération-Sud et dans les MUR dès leur constitution, influents à Ceux de la Résistance, au sein l'Organisation civile et militaire et, à partir de 1942, dans le mouvement Combat. Seuls Brutus et Libération Nord sont des relais solides pour le Parti socialiste clandestin.

Des membres de la SFIO siègent au Conseil national de la résistance (CNR) mais aussi quelques-uns dans les arcanes de Vichy. La SFIO pratique une épuration interne sévère. Elle édicte des règles sévères quant à la réintégration des cadres du parti, mais l’application locale est plus délicate. Les fédérations sont plus indulgentes que les instances nationales du parti. Sur les 168 parlementaires (députés, sénateurs) d’avant guerre, 53 sont réintégrés sans conditions : les 32 députés encore vivants ayant voté non le 10 juillet 1940 (François Camel, Marx Dormoy, Georges Pézières, Léon Roche sont morts durant l’occupation), et 21 réintégrés en vertu de leur « attitude résistante indiscutable ». 84 élus sont définitivement exclus du parti, pour avoir votés les pleins pouvoirs au gouvernement dirigé par Pétain, pour s’être abstenus, ou pour manque de Résistance. L’épuration est l’occasion d’un renouvellement important des cadres : parlementaires, direction nationale, secrétaires fédéraux. De plus, elle coincide avec un rajeunissement des cadres. L'ascension rapide de Georges Brutelle, résistant de vingt-cinq ans à peine qui devient secrétaire général adjoint en 1947, en témoigne de manière spectaculaire. Certains exclus de la SFIO créent, avec l'ancien secrétaire général Paul Faure, Charles Spinasse et d'autres militants ayant, de près ou de loin, collaboré avec le régime de Vichy, un Parti socialiste démocratique qui rejoint le RGR.

Les socialistes participent au gouvernement avec de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis, selon la formule du tripartisme (SFIO, PCF, MRP), jusqu'en mai 1947. Les réformes de structure réalisées à la Libération et pendant le tripartisme continuent de modeler le visage de la France moderne : vote des femmes, nationalisations, Sécurité sociale, comités d'entreprise. La SFIO a joué un rôle essentiel dans la rédaction du programme du CNR.

La SFIO connaît une brève période d'euphorie dans l'immédiat après-guerre. En mai 1945, la plupart des maires socialistes élus lors des élections municipales précédentes (1935) sont réélus, et plusieurs grandes villes basculent dans le camp socialiste, comme Bordeaux, Grenoble, Cherbourg et même la très conservatrice Nice. En janvier 1946, c'est un socialiste, Félix Gouin, qui succède au général De Gaulle à la tête du gouvernement provisoire. Cette année-là, la SFIO compte environ 350 000 adhérents, record historique jamais égalé depuis.

Mais elle se trouve rapidement confrontée, à l'intérieur, au problème de la concurrence du PCF et, à l'extérieur, à la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux élections législatives de 1945, le PCF dépasse pour la première fois la SFIO (26 contre 24 %). Le congrès de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d'identité. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minorité la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par Léon Blum. Guy Mollet affirme sa fidélité à la doctrine marxiste, à la lutte des classes, à l'unité d'action avec le PCF et condamne les « révisionnismes ».

Pour Léon Blum et les socialistes assurant des responsabilités gouvernementales, le souci majeur reste l'instauration du nouveau régime parlementaire sur le plan intérieur et, à l'extérieur, la recherche d'une troisième voie entre le protectorat américain et la dictature stalinienne. Ainsi se comprennent les efforts pour créer une Europe forte et indépendante. En mai 1947, le PCF quitte le gouvernement, refusant à la fois la politique indochinoise et le partage de responsabilités gouvernementales de plus en plus lourdes du fait de la grave situation économique et sociale. Dès l'automne 1947, le PCF mène une virulente campagne anti-socialiste et s'affirme toujours plus comme parti totalement stalinien.

La SFIO, engluée dans la 3e force (alliance avec les radicaux et le MRP en opposition à la fois aux gaullistes et aux communistes), connaît un effritement de ses positions électorales et un déclin militant. En 1954, c'est Pierre Mendès France, alors radical socialiste, qui paraît incarner le renouveau de la gauche non communiste. Les difficultés et les drames de la décolonisation amènent les socialistes à prendre la direction d'un gouvernement de Front républicain en janvier 1956, en ayant mené campagne contre la guerre d'Algérie. Outre le traité de Rome sur la CEE, la troisième semaine de congés payés…, l'action politique du gouvernement de Guy Mollet est marquée par la guerre d'Algérie. Mollet ne parvient pas à imposer ses idées à l'Assemblée et aux colons, très hostiles à toute idée de discussions avec le FLN et a fortiori d'indépendance, et il fait voter en 1956 par l'Assemblée les pouvoirs spéciaux à l'armée (loi adoptée par presque tous les groupes représentés au parlement, du Parti communiste au CNIP), ce qui va permettre en particulier une généralisation de la torture. Le service militaire est également porté à 27 mois, et le nombre de soldats français en Algérie passe de 100 000 en 1955 à 600 000 en septembre 1956. Le durcissement de la guerre qui s'ensuit conduisent Pierre Mendès France et Alain Savary à quitter le gouvernement. La SFIO sort profondément divisée et coupée de la jeunesse. Le « Molletisme » de la vieille S.F.I.O. est largement critiqué. La IVe République ne survit pas au coup de force des militaires qui, en mai 1958, ramène de Gaulle au pouvoir.

L'attitude vis-à-vis du régime de Charles de Gaulle divise encore. Une minorité de la SFIO ainsi que d'autres élus de la gauche non communiste comme François Mitterrand et Pierre Mendès France, se dressent contre le « coup d'État ». Certains minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigé par Édouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrétiens de gauche et de dissidents communistes, l'Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifié (PSU).

François Mitterrand crée la Convention des institutions républicaines (CIR) avec Charles Hernu et Louis Mermaz en 1964, alors que la même année le mouvement syndical annonce son renouvellement : la CFTC se divise, aboutissant à la création de la CFDT sous l'impulsion d'Eugène Descamps. Cette période voit naître un grand nombre de clubs politiques de gauche, Club Jean-Moulin, Vie Nouvelle (Jacques Delors)…

À l'approche de l'élection présidentielle de 1965, Gaston Defferre, soutenu par le centre et le centre gauche, songe un moment à être candidat : la candidature de Monsieur X et son idée de « grande fédération » socialisto-centriste échouent du double fait du MRP et de la SFIO. Dès 1965, François Mitterrand et la CIR proposent une candidature de gauche non communiste. Un rassemblement s'opère avec la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui aboutit à la candidature de François Mitterrand. Il sera soutenu par le PCF, puis, à un degré moindre, par le PSU.

François Mitterrand obtient 32 % des voix au premier tour, mettant ainsi de Gaulle en ballotage à la surprise générale, et 45 % des voix au second tour. En 1966, la FGDS publie son programme et passe avec le PCF un accord électoral de désistement au profit du candidat de gauche le mieux placé. Cet accord est efficace puisqu'il amène l'opposition à un siège de la majorité lors des élections législatives de 1967. C'est même un succès en voix, puisque la gauche obtient 46 % des suffrages exprimés, contre 42,6 % pour les gaullistes et leurs alliés, qui ne gardent le contrôle de l'Assemblée nationale que grâce au découpage des circonscriptions électorales. En février 1968, l'accord entre FGDS et PCF est élargi et laisse supposer une véritable union de la gauche lors des élections suivantes.

Mais les mouvements de mai 1968 affaiblissent la FGDS, qui, surprise, n'a pas pu prendre en charge les interrogations du moment. Après l'échec du référendum et le départ de De Gaulle en 1969, le nouveau Parti socialiste, fondé au Congrès d'Alfortville le 4 mai 1969, désigne Gaston Defferre comme candidat à la présidence de la République. L'échec du tandem formé par Gaston Defferre et Pierre Mendès France (un peu plus de 5 % des voix, tandis que Michel Rocard, alors candidat du PSU obtient 3,6 % des voix) précipite la recomposition du parti. Le PS s'élargit au Congrès d'Issy-les-Moulineaux du 11 au 13 juillet 1969 : formé de la SFIO (Guy Mollet, Pierre Mauroy, Gaston Defferre, Jean-Pierre Chevènement) de l'UCRG (Alain Savary) de l'UCGS (Jean Poperen), il fait de l'unité de la gauche un axe politique.

C'est le congrès d'Épinay, en 1971, qui marque l'étape la plus importante de l'unité et de la rénovation du socialisme. Au PS s'agrègent désormais la CIR et une partie du « courant chrétien ». Le congrès d'Épinay élit François Mitterrand comme premier secrétaire et donne mandat à sa direction de préparer un accord de gouvernement avec le PCF. En mars 1972, le congrès de Suresnes adopte le programme « changer la vie ». Le 27 juin, le « programme commun de gouvernement » est signé avec le PCF et contresigné par les radicaux de gauche peu après. En mars 1973, les élections donnent plus de 48 % des voix à la gauche et le PS rattrape le PCF pour la première fois de l'après-guerre. En 1974, après la mort de Georges Pompidou, François Mitterrand est à nouveau le candidat unique de la gauche. Il échoue de peu face à Valéry Giscard d'Estaing (49,6 % des voix au second tour) et ce résultat marque la progression des socialistes et de la gauche dans le pays.

Les élections cantonales de 1976 et de 1979, ainsi que les élections municipales de 1977, sont un succès pour la gauche et surtout pour les socialistes, qui devancent nettement les communistes : en mars 1976, le PS obtient 26 % des suffrages exprimés contre 23 % au PCF, quatorze présidences de conseils généraux basculent à gauche, dont neuf pour les socialistes, trois pour les radicaux de gauche et deux pour les communistes ; un an plus tard, la gauche remporte 157 des 221 villes de plus de 30 000 habitants, dont 81 pour le parti socialiste (44 en 1971) ; en 1979, la gauche enregistre un gain net de deux conseils généraux.

Cette dynamique précipite le rassemblement des courants socialistes, qui se concrétise aux « Assises du socialisme », en octobre 1974, avec l'entrée d'une partie d'adhérents du PSU (Michel Rocard, Robert Chapuis), de membres de la CFDT (Jacques Chérèque, Jacques Delors) et de la 3e composante (Vie nouvelle, groupes d'action municipale, objectif socialiste…) qui rejoignent, pour l'essentiel, la majorité du parti.

Au congrès de Pau, en 1975, le CERES de Jean-Pierre Chevènement cesse de faire partie de la majorité du parti et constitue désormais la minorité.

Le 10 mai 1981, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République ouvre une période nouvelle dans l'histoire du socialisme français. C'est la première alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve République. Les élections législatives de juin sont un triomphe pour les socialistes : pour la première fois de son histoire, il obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale et devance nettement le PCF qui enregistre un recul certain. Pierre Mauroy forme un gouvernement auquel participent quatre ministres communistes.

Lionel Jospin succède à François Mitterrand à la direction du parti. Dans un premier temps, le gouvernement Pierre Mauroy mène une politique de relance et profondes réformes, conforme aux 110 Propositions du candidat Mitterrand (abolition de la peine de mort, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, réduction du temps de travail à 39 heures, possibilité de prendre sa retraite à 60 ans, nationalisations, décentralisation, nouveaux droits des travailleurs, dépénalisation de l'homosexualité, libération des médias, radios libres, Fête de la Musique etc.).

Mais rapidement, la crise économique internationale, le refus opposé par Ronald Reagan et Margaret Thatcher de soutenir une politique de relance coordonnée et les faiblesses persistantes des entreprises françaises conduisent le gouvernement de Pierre Mauroy à opter dès 1982, et surtout en 1983, pour une politique de « rigueur économique ». Ces décisions découlent certes du choix fondamental de l'économie ouverte et de la construction européenne, mais aussi indéniablement des profondes réformes de 1981. Dans le domaine européen, les socialistes français jouent un rôle très important, sous l'impulsion du président Mitterrand, comme leurs prédécesseurs l'avaient fait sous la IVe République.

L'inflation est maîtrisée, l'économie française modernisée, mais les effets positifs de cette politique sont sérieusement limités sur le front du chômage. Le PS perd du terrain aux élections municipales de 1983 et surtout aux élections cantonales de 1985. Aux européennes de 1984, si la baisse est assez limitée, le parti communiste voit son score réduit de moitié. En juillet 1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy comme Premier ministre et forme un gouvernement auquel les communistes refusent de participer.

En politique intérieure, les socialistes achèvent la décentralisation, réforment la formation professionnelle et infléchissent la politique d'aménagement du territoire (loi Montagne et loi Littoral).

Le congrès de Toulouse, en 1985, traduit l'évolution idéologique et politique du parti en particulier vers la culture de gouvernement. Jacques Delors parle d'« un petit Bad Godesberg ». Les socialistes perdent les élections législatives de 1986 mais obtiennent un score honorable : 31,2 % (contre 22,8 % en 1978). François Mitterrand demeure président de la République et nomme Jacques Chirac à la tête du gouvernement. De 1986 à 1988 c'est la « cohabitation ». Le Parti socialiste est dans l'opposition.

En 1988, François Mitterrand est largement réélu avec 54 % des voix. Le candidat socialiste, qui a fait campagne sur le thème de la « France unie », se prononce pour une certaine ouverture de la majorité. Les élections législatives donnent une majorité relative au PS. Michel Rocard est nommé Premier ministre. En intégrant des personnalités dites d'ouverture, issues de la « société civile » et du centre, son gouvernement reflète la réalité de la majorité présidentielle, mais le PS est le seul grand parti à le soutenir. Dans le parti, le départ de Lionel Jospin du premier secrétariat provoque des tensions au sein du courant majoritaire mitterrandiste. Pierre Mauroy est élu premier secrétaire contre Laurent Fabius. Deux ans plus tard, le congrès de Rennes voit s'opposer durement les partisans de la motion 1 (Mauroy-Mermaz-Jospin) et ceux de la motion 5 (Laurent Fabius). Finalement, Pierre Mauroy est réélu à l'unanimité après une synthèse générale qui associe à la direction du parti l'ensemble des courants qui s'étaient exprimés à travers la présentation de sept motions différentes.

En 1990, François Mitterrand engage la France dans la guerre du Golfe. Ce choix est contesté par les amis de Jean-Pierre Chevènement, qui quittent le PS pour fonder le Mouvement des citoyens (MDC). Au-delà de cette petite scission, le Parti socialiste est de plus en plus sévèrement critiqué à sa gauche, notamment pour avoir défendu le traité de Maastricht, ratifié par un referendum positif en 1991, à 51 %. Les nouvelles formations comme le MDC, ainsi que les organisations protestataires - notamment altermondialistes - ne pardonnent pas aux socialistes de soutenir une Europe qualifiée de trop peu politique et sociale, servant seulement à soutenir une économie libérale. Les années Mitterrand sont également marquées par de trop nombreuses affaires, mais qui causent, avec l'échec de la lutte contre le chômage, la déroute électorale de 1993. Édouard Balladur accède au poste de Premier ministre.

En décembre 1994, le retrait de Jacques Delors de l'élection présidentielle ouvre une période incertaine. Pour la première fois dans l'histoire du parti socialiste, deux candidats à la candidature se confrontent : Henri Emmanuelli et Lionel Jospin qui sont départagés par un vote direct et secret des militants. Le vote avantage largement Lionel Jospin. Ce dernier se trouve investi lors d'une convention de désignation le 5 février 1995, qui marque le lancement de la campagne présidentielle. Réclamant un « droit d'inventaire » sur le bilan socialiste, Lionel Jospin réussit à être en tête des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et à regrouper 47,3 % des suffrages au second tour. Ce succès relatif permet de mettre en place les conditions d'un renouvellement pour le Parti socialiste. Quittant la présidence de la République, François Mitterrand encourage les socialistes à affronter le cycle politique qui s'ouvre. Il décède quelques mois plus tard, le 8 janvier 1996.

Après la dissolution de 1997, le premier secrétaire et député Lionel Jospin, devient le Premier ministre d'un gouvernement de Gauche plurielle (alliance PS-PCF-Les Verts-PRG-MDC). La conjoncture économique est très bonne: près d'un million d'emplois sont créés. Des mesures comme la réduction du temps de travail sont prises pour aider à la reprise de l'emploi (35 heures mises en place par Martine Aubry), même si celle-ci demeure encore contestée, y compris par des économistes qui mettent en doute la pertinence d'une telle mesure. Le Ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement démissionne le 29 août 2000 pour protester contre la mise en place des Accords de Matignon concernant la Corse.

Au bout d'une cohabitation difficile de 5 ans avec Jacques Chirac, Lionel Jospin se présente contre lui à l'élection présidentielle de 2002. Avec seulement 16 % des suffrages exprimés, le candidat socialiste est éliminé dès le premier tour. Ce « 21 avril » reste un traumatisme pour les socialistes, qui appellent à voter par défaut au second tour pour Jacques Chirac contre le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen. Lionel Jospin énonce dans un discours son intention de se retirer de la vie politique dès la fin effective de la législature. Cette décision est vécue comme un second traumatisme par les militants socialistes qui se retrouvent sans leader. Par les élections législatives qui suivent la présidentielle, les Français confirment la défaite des socialistes et placent le PS dans l'opposition. Dans le courant de l'été, le premier secrétaire François Hollande intègre Laurent Fabius et ses partisans au sein de la direction. Cette nouvelle configuration préfigure de futurs affrontements entre les jospiniens et les fabiusiens.

Le Congrès de Dijon de mai 2003 se déroule dans un profond mouvement d'introspection marqué par l'échec de 2002 et les inquiétudes face au score de l'extrême gauche — véritable gagnante de ces élections, le score du Front national demeurant par ailleurs stable de 1995 à 2002 mais aussi par le rejet des candidats issus des partis de gouvernement (qui rallient moins de 50 % des suffrages). François Hollande y pose la question de la pratique gouvernementale sur le long terme et ses alliés le pressent d'adopter une ligne clairement « réformiste de gauche », tandis que des pôles de rénovation se créent autour du Nouveau Parti socialiste (NPS), constitué suite à un appel lancé en octobre 2002 par Benoît Hamon, Julien Dray, Christian Paul, Arnaud Montebourg, alors président de la Convention pour la sixième République, et Vincent Peillon, qui critiquent le « social-libéralisme » et qui revendiquent une VIe République — celle-ci verrait la France évoluer du régime semi-présidentiel actuel vers un régime parlementaire plus conventionnel. Une autre partie de l'aile gauche, représentée par l'ex-Gauche socialiste et le courant « Démocratie - Égalité » — qui rassemblait les amis d'Henri Emmanuelli et les ex-poperénistes, dont le député des Landes Alain Vidalies, membre du Bureau national du PS —, fusionne en 2002 au sein du courant « Nouveau Monde », fondé par Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon.

Les clivages persistent sur l'analyse de la défaite lors du second tour de la présidentielle, le 21 avril 2002. Pour la direction, elle ne s'est pas faite franchement sur un bilan plutôt jugé par tous comme positif, mais surtout sur un manque de souffle et de perspectives. Il s'agirait alors de définir une plate-forme programmatique pour esquisser le concept d'une « gauche durable », c'est-à-dire capable de gagner les élections successivement, mettant ainsi un terme aux mécaniques de balanciers ou d'alternance, qui empêchent l'installation d'un projet politique sur le long terme. Pour les courants de gauche, le gouvernement Jospin a été sanctionné à cause d'une politique qualifiée de social-libérale.

Aux élections régionales et cantonales de 2004, la gauche remporte 24 régions sur 26 (20 régions sur les 22 de la métropole, et les quatre régions d'outre-mer) ainsi que la majorité des conseils généraux (pour la première fois depuis 1946). Cette tendance est confirmée aux élections européennes de juin 2004, où le PS emporte 31 sièges (contre 22 sortants) avec 28,9 % des suffrages exprimés (record pour lui, record pour un parti se présentant seul à cette élection en France) et devient la plus forte délégation au sein même du groupe socialiste européen.

Au niveau européen, les chefs d'État signent après modification par la Conférence intergouvernementale le Traité constitutionnel européen (TCE) proposé par la Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Giscard. Le Parti socialiste demande auprès du président Jacques Chirac la tenue d'un référendum national sur le sujet. Afin de dégager une ligne officielle, François Hollande convoque une consultation interne le 1er décembre 2004 où les adhérents du PS se prononcent à plus de 58 % en faveur de sa ratification. Ce résultat ne suffit toutefois pas à rassembler. Certains partisans du non comme Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez ou Henri Emmanuelli décident de mener campagne contre l'adoption du traité, en dépit du vote des militants. Certains (comme l'hebdomadaire Marianne) évoquent des malversations lors de ce vote , notamment dans les fédérations du Nord et des Bouches-du-Rhône. Ces accusations n'ont pas à ce jour reçu un début de preuve.

Le référendum du 29 mai 2005 se conclut par la victoire du non à presque 55 %. Selon les sondages, la majorité des électeurs socialistes qui se sont rendus aux urnes ce jour-là ont voté non.

Lors du Conseil national du 4 juin 2005, Laurent Fabius et ses proches (bien que membres de la motion majoritaire) sont exclus du secrétariat national, pour ne pas avoir respecté le vote interne. Les partisans du « non » sont maintenus tant qu'ils n'ont pas ouvertement fait campagne contre la ligne du parti.

Afin de se voir renouvelée la confiance des militants, le premier secrétaire François Hollande convoque un congrès anticipé pour le 18 novembre 2005 au Mans.

Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007, l'ouverture à l'investiture du candidat ou de la candidate socialiste à eu lieu en novembre 2006. Le 9 mars 2006, le Parti Socialiste lance dans ce but une vaste campagne d'adhésion par internet, en réduisant jusqu'au 1er juin 2006 le montant de l'adhésion à 20 euros. Pour la première fois, la démarche d'adhésion peut se faire en ligne sur le site du Parti Socialiste, ce qui porte début juin ses troupes à un niveau jamais atteint depuis les années 1980 : 202 000 militants. Paris serait devenue la première fédération du Parti socialiste en nombre d'adhérents, ce qui serait une première dans l'histoire du parti (cette place était détenue avant-guerre par la fédération de la Seine, puis du Nord, et du Pas-de-Calais depuis 1945).

Conformément aux engagements pris lors du congrès du Mans (2005), la direction nationale du Parti socialiste a entrepris un vaste programme de rénovation interne. Inédit au PS, ce plan a concerné à la fois la rénovation des pratiques politiques en honorant l'objectif de la parité dans les investitures pour les élections législatives de 2007, un effort sur la diversité, la refonte des outils de communication et de campagne (fichier centralisé, mise à niveau des outils internet) ainsi que la facilitation de l'adhésion.

Le projet socialiste, adopté le 22 juin par les adhérents (85% des suffrages exprimés) et ratifié le 30 juin 2006 lors d'une convention nationale de ratification, est présenté comme étant celui des candidats socialistes pour les élections législatives tout comme celui dont devra largement s'inspirer la personne investie par le parti pour porter les couleurs socialistes à l'élection présidentielle de 2007.

Après une campagne promotionnelle d'adhésion axée sur le vote sur le projet socialiste et la désignation du candidat soutenu par le parti à l’élection présidentielle, le PS a accueilli près de 100 000 nouveaux membres, dépassant ainsi la barre des 200 000 adhérents (218 000 adhérents à jour de cotisation et présentés à la section au jour du vote). Leur arrivée a modifié la sociologie du parti et certainement renforcé la base de Ségolène Royal. Selon une étude de Frédéric Sawicki et Rémi Lefebvre dans la fédération du Nord, seuls 10% des adhésions seraient celles d'anciens compagnons de route, contre 90% sans lien avec le parti jusque là. L'âge moyen a baissé de 55 à 43 ans (15% de retraités, contre 40%) ; la féminisation a progressé tout en restant assez loin de la parité ; le nombre d'adhérents titulaires d'un bac+3 est passé de 30 à 54 % ; une ouverture aux salariés du privé a réduit la place occupée par les fonctionnaires et militants syndicaux. Ces évolutions pourraient bouleverser la répartition des responsabilités locales et fédérales lors d'un prochain congrès.

À la tête des réseaux les mieux structurés au sein du PS, les « présidentiables » Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ne réussissent pas à s'imposer selon les sondages et les médias. D'autres figures du Parti, comme Lionel Jospin ou Jack Lang, sans parler de Bernard Kouchner, ont dû renoncer à leur candidature faute d'écho de celle-ci. Fabius a même vu quelques-uns de ses soutiens s'éroder au profit de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et largement pressentie comme favorite au vu des sondages d'opinion. Ralliée sans condition par Arnaud Montebourg, elle a rencontré la défiance des partisans de Lionel Jospin.

Le style et les circonstances de la candidature de Ségolène Royal sont inédits pour un parti comme le PS. Jouissant d'une forte sympathie dans l'opinion, elle ne fait partie d'aucun courant et défend des thèmes, commentés comme polémiques ou audacieux pour la famille socialiste, comme la famille ou la sécurité. Pourtant, elle parvient à donner quelques accents « alters » à ses prises de position, notamment en faveur de la démocratie participative ou contre les OGM. De plus, son compagnon n'est d'autre que le premier secrétaire François Hollande. Le 16 novembre 2006, lors du vote interne pour la désignation de la candidature socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal est plébiscitée par les adhérents (176 230 adhérents ont voté) avec 60,62 % des suffrages, devançant largement Dominique Strauss-Kahn (20,83 %) et Laurent Fabius (18,54 %).

Elle présente son programme présidentiel le 11 février 2007. « Le programme de Ségolène Royal est vraiment socialiste » assure François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste. Cette observation vient en réponse aux inquiétudes suscitées par la pré-campagne, où la candidate se posait souvent en rupture par rapport aux discours traditionnels de la gauche.

Le 22 avril 2007, lors du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal accède au second tour de la présidentielle avec 25,87 % des voix. Le soir même, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, José Bové et Marie-George Buffet appellent à voter Royal lors du second tour du 6 mai. En revanche, elle ne bénéficie pas du soutien du candidat UDF, François Bayrou.

Le 6 mai 2007, la candidate du Parti socialiste Ségolène Royal réunit 46,94 % des votants (soit 16 790 611 voix), contre 53,06 % à son adversaire Nicolas Sarkozy, qui est donc élu Président de la République.

La défaite lors du second tour de la présidentielle, en avril 2007, bien qu'annoncée par de nombreux sondages avant les dates de scrutin, amène à nouveau le parti et la gauche en général à se remettre en question : Laurent Fabius et DSK appellent dès les résultats à une refonte de la pensée socialiste, tandis que Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), appelle à la création d'un Nouveau Parti anticapitaliste qui s'opposerait à la ligne social-libérale représentée par le PS.

De plus, le gouvernement François Fillon débauche, dans le cadre d'une « ouverture », trois membres du PS. Le fondateur de Médecins du Monde, Bernard Kouchner, est ainsi nommé Ministre des Affaires étrangères, tandis que l'ex-directeur adjoint du cabinet de Jospin, Jean-Pierre Jouyet, signataire de l’appel « des Gracques » (club social-libéral) à une alliance PS-UDF pendant la campagne présidentielle de 2007, est nommé secrétaire d'Etat aux Affaires européennes auprès de Kouchner. Enfin, Éric Besson, qui avait quitté le PS, le 21 février 2007, pour rejoindre l'équipe de Sarkozy, est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques. Tous ces transfuges sont exclus du PS.

Enfin, Sarkozy écarte Dominique Strauss-Kahn de la scène nationale en le soutenant comme candidat de la France à la présidence du Fonds monétaire international (FMI), poste qu'il obtient le 28 septembre 2007, après le renoncement de son rival au sein de l'UE, l'ex-Premier ministre polonais Marek Belka.

A l'issue de la présidentielle, François Hollande déclare ainsi vouloir rester à la tête du PS jusqu'au prochain congrès, à Reims, qui devait avoir lieu après les élections municipales de mars 2008.

Dans son livre L'Impasse, publié en septembre 2007, Lionel Jospin estimait que Ségolène Royal «  pas les qualités humaines ni les capacités politiques » nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et « espérer gagner la prochaine présidentielle » Affirmant que Royal s'était imposée lors de la campagne « parce qu'elle était différente », mais que ses propositions « n'étaient pas dans la culture de la gauche et du socialisme » , Jospin apportait son soutien à Delanoë contre Royal .

Le PS a donc décidé de se « rénover » : le premier « Forum de la rénovation » a eu lieu le 24 novembre 2007, à Avignon.

Les difficultés rencontrées par le gouvernement de François Fillon et l'impopularité grandissante de Nicolas Sarkozy permettent à la gauche parlementaire, et au PS en particulier, de remporter haut la main les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008. Critique envers le « paquet fiscal » voté par la majorité UMP le 1er août 2007 , le PS contrôle désormais une écrasante majorité de grandes villes et 51 des 58 conseils généraux (sur 100) présidés par la gauche. Outre un « bouclier fiscal » impopulaire et privilégiant les hauts revenus, la loi TEPA prévoit aussi une réduction de l'impôt sur la fortune, doté d'un fort coefficient symbolique, pour les investissements en PME et la défiscalisation des heures supplémentaires.

A l'issue des élections sénatoriales de septembre 2008, la droite garde la présidence du Sénat, Gérard Larcher (UMP) est élu président de la haute assemblée par 173 voix contre 134 pour le sénateur de l'Ariège et président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel. Le PS a néanmoins remporté 21 sièges ; cette progression permet d'envisager une éventuelle majorité de gauche au Sénat lors du prochain renouvellement d'un tiers des sièges en 2011, ce qui serait une première dans la Cinquième République.

Ce vote a rassemblé 131 860 votants, soit une participation de 56,61 % des militants.

Quelques jours avant le vote des motions, Ségolène Royal déclare que « le modèle de la social-démocratie » est un « modèle périmé », ce qui lui vaut une réplique de Bertrand Delanoë. Et Benoît Hamon se distingue de Ségolène Royal en affirmant notamment que le Revenu de solidarité active (RSA), « par son financement et son objet », n'est « pas une mesure de gauche » et en critiquant le Grenelle de l'environnement.

Avant même d'avoir commencé, le congrès de Reims, à l'issue duquel le nouveau premier secrétaire du PS devait être élu, marque ainsi une large victoire de la majorité sortante — et en son sein de la ligne sociale-libérale et centriste de Ségolène Royal, autour de laquelle doit désormais se constituer la nouvelle majorité — sur la gauche du parti incarnée par Benoît Hamon ou par le mouvement Utopia. C'est, en tout cas, la conclusion du sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon et du député du Nord Marc Dolez, signataires de la motion C, qui décident, à la suite de l'annonce des résultats, de quitter le parti, s'opposant notamment à l'idée de son recentrage sur l'échiquier politique et à une alliance avec le Mouvement démocrate de François Bayrou, prônée par les signataires de la motion E. Ils créent une scission en annonçant la formation d'un nouveau parti plus ancré à gauche, le Parti de gauche.

A l'issue du congrès, la motion E arrivée en tête ne réussit pas à rassembler une majorité, les motions A, C et D ne parviennent pas davantage à un accord entre elles. Faute de synthèse, c'est le vote des militants qui est décisif. Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal se déclarent candidats au poste de Premier secrétaire dont l'élection est prévue le 20 novembre. Bertrand Delanoë décide de ne pas se présenter ; la motion A ne présente aucun candidat ni ne donne aucune consigne de vote, mais dès le lendemain, dans une lettre ouverte aux militants, Bertrand Delanoë appelle ceux-ci à "voter massivement" pour Martine Aubry.

Le 20 novembre, au premier tour de scrutin pour l'élection du premier secrétaire, Ségolène Royal recueille 42,9% des voix, Martine Aubry 34,5% et Benoît Hamon 22,6%. Ce dernier appelle alors les militants à voter massivement pour Martine Aubry au second tour qui doit avoir lieu le lendemain.

Le 21 novembre 2008, selon les résultats officiels mais encore non validés, Martine Aubry arrive en tête du second tour du vote des militants pour le poste de premier secrétaire, en l'emportant face à Ségolène Royal de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Le camp de Ségolène Royal conteste ce résultat en émettant des soupçons d'erreurs voire de fraude dans le comptage des voix. La commission de récolement se réunit les 24 et 25 novembre ; à l'issue de ses travaux elle communique les résultats définitifs du scrutin, soit 50,04 % des voix (67 451 voix) pour Martine Aubry et 49,96 % des voix (67 349 voix) pour Ségolène Royal, ce qui fait 102 voix d'écart en faveur de Martine Aubry. Le soir même, le Conseil national, réuni à la Mutualité à Paris, valide l'élection de Martine Aubry comme premier secrétaire par 159 voix contre 76 et 2 abstentions.

Les leaders du parti socialiste sont parfois appelés des éléphants.

Le secrétariat national est constitué de 19 femmes et de 19 hommes. Sa composition, renouvelée à l'issue du congrès de Reims et de l'élection du premier secrétaire, a été approuvée par le Conseil national le 6 décembre 2008.

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Source : Wikipedia