Bernhard Kohl

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Posté par seb 19/04/2009 @ 06:08

Tags : bernhard kohl, cyclistes, cyclisme, sport

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Bernhard Kohl

Bernhard Kohl en 2008

Bernhard Kohl, né le 4 janvier 1982 à Vienne, est un coureur cycliste autrichien. Il est professionnel depuis 2005. Il purge actuellement une suspension de deux ans suite à son controle positif à l'EPO CERA lors du Tour de France 2008. Il avait terminé troisième et meilleur grimpeur de cette épreuve.

Bernhard Kohl débute sa carrière professionnelle en 2005 dans l'équipe T-Mobile. Jeune grimpeur, il se distingue avec les meilleurs coureurs lors du Critérium du Dauphiné Libéré 2006 en terminant troisième du classement final. La même année, il devient champion d'Autriche. Désigné leader de la T-Mobile sur le Tour d'Espagne 2006, une chute le contraint à l'abandon alors qu'il occupait la huitième place du classement général à une minute et trente-sept secondes du leader Janez Brajkovic.

En 2007, il rejoint l'équipe Gerolsteiner. C'est sous ces couleurs qu'il termine troisième du Tour de France 2008, derrière Carlos Sastre et Cadel Evans, raflant par la même occasion le maillot à pois de meilleur grimpeur. Il sera ensuite déclassé suite à un contrôle positif à l'EPO CERA sur cette épreuve le 13 octobre 2008 après de nouvelles analyses . Il est alors suspendu 2 ans par la Commission de discipline de l'agence antidopage autrichienne NADA . L'equipe cycliste Silence-Lotto avec qui il avait choisit de s'engager pour trois ans , annule également son contrat.

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Équipe cycliste Gerolsteiner

Henninger Turm 2006 - Team Gerolsteiner.jpg

L'Équipe cycliste Gerolsteiner est une ancienne équipe allemande de cyclisme professionnel sur route. Créée en 1998, elle a évolué en GSI (première division) à partir de 2002, puis à participé au ProTour à partir de 2005. Dirigée par Hans-Michael Holczer, elle a notamment compté dans ses rangs l'Italien Davide Rebellin (2002-2008), auteur du triplé Amstel Gold Race-Flèche Wallonne-Liège-Bastogne-Liège en 2004 et vainqueur de Paris-Nice 2008, l'Américain Levi Leipheimer (2005-2006), lauréat du Tour d'Allemagne 2005 et du Critérium du Dauphiné Libéré 2006, et l'Allemand Stefan Schumacher, qui a remporté l'Amstel Gold Race 2007. Gerolsteiner a également remporté le championnat d'Allemagne sur route en 2007 et 2008 avec Fabian Wegmann, et le championnat d'Allemagne du contre-la-montre en 2000, puis cinq fois consécutives de 2002 à 2006 avec Uwe Peschel, Michael Rich et Sebastian Lang.

L'équipe a disparu à la fin de l'année 2008 faute de nouveau sponsor, après une saison marquée par les contrôles positifs à l'EPO de ses leaders Stefan Schumacher et Bernhard Kohl lors du Tour de France.

L'équipe est fondée en 1998 par Dieter Koslar. En 1999, l'équipe est complètement restructurée et est confiée à Hans-Michael Holczer. Seuls trois coureurs de l'équipe de 1998 intègrent l'effectif 1999 : René Haselbacher, Sascha Henrix et Peter Wrolich.

L'équipe Gerolsteiner rejoint la première division du cyclisme international en 2002, notamment grâce à la venue de Georg Totschnig et de Davide Rebellin. Gerolsteiner participe pour la première fois au Tour de France en 2003.

En 2005, l'équipe Gerolsteiner intègre le circuit ProTour.

Le sponsor Gerolsteiner se retire des pelotons à l'issue de la saison 2008, tout comme l'équipe qui n'a pas retrouvé de repreneur. Le 13 octobre 2008 le manager de l'équipe, Hans-Michael Holczer, annonce le retrait immédiat de sa formation de toute compétition après la révélation du dopage à l'EPO du coureur Bernhard Kohl, maillot à pois et troisième du Tour de France 2008. L'équipe avait déjà été touché le 6 octobre 2008 par la révélation du cas de dopage de Stefan Schumacher, compagnon de chambre de Bernard Kohl et vainqueur de deux étapes lors de ce même tour.

En 1998, les équipes cyclistes sont classées par l'UCI dans une division unique. En 1999 le classement UCI par équipes est divisé entre GSI, GSII et GSIII. D'abord classée parmi les Groupes Sportifs II, soit la deuxième division des équipes cyclistes professionnelles, l'équipe Gerolsteiner accède au niveau supérieur en 2002. Les classements détaillés ci-dessous pour cette période sont ceux de la formation Gerolsteiner en fin de saison. Les coureurs demeurent en revanche dans un classement unique.

À compter de 2005, l'équipe Gerolsteiner intègre le ProTour. Le tableau ci-dessous présente les classements de l'équipe sur ce circuit, ainsi que son meilleur coureur au classement individuel.

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5e étape du Critérium du Dauphiné Libéré 2006

La 5e étape du Critérium du Dauphiné Libéré 2006 s'est déroulée le vendredi 9 juin entre Sisteron et Briançon. Cette étape passait notamment par le col de l'Izoard avant de redescendre sur Briançon et gravir la montée de la Gargouille.

Elle a été remportée par Ludovic Turpin (AG2R Prévoyance) au terme d'une longue échappée partie dès le 35e kilomètre, composée aussi de Thor Hushovd et Jérôme Pineau, qui seront lachés dans l'ascension de l'Izoard. Au sommet, Ludovic Turpin parvient à garder 40 secondes d'avance sur le peleton des favoris, composé de 6 hommes (Christophe Moreau, Levi Leipheimer, Denis Menchov, Iban Mayo, Eddy Mazzoleni, Leonardo Piepoli) , qui temporisent alors, permettant ainsi le retour de Pietro Caucchioli, George Hincapie, Bernhard Kohl et Francisco Mancebo.

Malgré l'attaque d'Iban Mayo accompagné de Francisco Mancebo, Ludovic Turpin ne sera pas rejoint et remporte ainsi la victoire au terme de 115 km d'échappée.

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21e étape du Tour de France 2008

Carlos Sastre lors de la 21e étape

La 21e et dernière étape du Tour de France 2008 s'est déroulée le 27 juillet. Le parcours de 143 km reliait Étampes à Paris (Champs-Élysées).

Cette dernière étape prend son départ à Étampes, dans l'Essonne. Le parcours se dirige vers Paris en passant par les Yvelines et les Hauts-de-Seine. Deux côtes de 4e catégorie ponctuent ce trajet, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (48e km) et Châteaufort (51,5e km). Les coureurs rejoignent Paris au 83e kilomètres de course et achèvent ce Tour de France après huit tours d'un circuit dans les rues de la capitale, la ligne d'arrivée étant située sur l'avenue des Champs-Élysées.

Le début d'étape est traditionnellement parcouru à une faible allure, jusqu'aux Champs-Élysées. Plusieurs attaques se succèdent ensuite dans les rues parisiennes. Sylvain Chavanel est le dernier coureur à tenter sa chance. Il part à 3 kilomètres du but mais est repris par les équipies de la Quick Step.

Emmené par Steven De Jongh, Gert Steegmans creuse immédiatement un écart conséquent sur les autres sprinters et remporte l'étape devant Gerald Ciolek. Steegmans « sauve » le Tour de France de l'équipe Quick Step, privée de Tom Boonen, et dont leader pour le classement général Stijn Devolder a abandonné.

Cette étape ne modifie pas le classement général. À 33 ans, Carlos Sastre est le troisième vainqueur espagnol du Tour en trois éditions. Les différents porteurs de maillots distinctifs conservent leur tunique : Oscar Freire a le maillot vert, Bernhard Kohl le maillot à pois et Andy Schleck le maillot blanc. L'équipe CSC-Saxo Bank est la meilleure équipe. Le Belge Wim Vansevenant est le premier coureur à terminer dernier de trois Tours consécutifs.

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18e étape du Tour de France 2008

C.Barredo et M.Burghardt échappés au passage dans la zone de ravitaillement.

La 18e étape du Tour de France 2008 s'est déroulée le 24 juillet. Le parcours de 196,5 km reliait Bourg-d'Oisans à Saint-Étienne.

Cette 18eétape du Tour de France 2008 emmène les coureurs de Bourg-d'Oisans, en Isère, à Saint-Étienne, dans la Loire. Le parcours, plutôt vallonné, est long de 196,5 km.

Le parcours commence par de longues portions descendantes, jusqu'au premier des deux sprints intermédiaires de la journée, à Grenoble, où le parcours devient plus plat. Pas pour longtemps, car la première ascension de la journée se profile : le Col de Parmenie, classé en 3e catégorie. Une ascension relativement courte (5,3 km), mais assez pentue (7% de moyenne). Après la descente se trouve le ravitaillement, à Bevenais.

La route est ensuite faite de nombreux faux plats, jusqu'au pied de la Croix de Montvieux (13,7 km de montée à 4.7 % de moyenne, classée en 2e catégorie).

Le second sprint intermédiaire, à Saint-Chamond se situe juste avant la montée vers la Côte de Sorbiers, classée en 4e catégorie (4,3 km à 3.2 %). Les quelques kilomètres restants pour rallier Saint-Étienne se font sur du plat.

Comme les étapes précédentes, le début de la course est marqué par de nombreuses attaques, sans qu'aucune ne creuse réellement l'écart. Les premiers kilomètres sont surtout marqués par une chute du leader de la Lampre, Damiano Cunego, à Champ-sur-Drac à l'entrée de l'autopont de la déviation de la RN85. Il souffre du menton et mettra quelques temps à repartir en selle. Il ne reverra plus le peloton de toute l'étape. C'est avec 4 autres coéquipiers qu'il terminera, à plus de 20'.

Aux abords de la première ascension, l'Espagnol Carlos Barredo, de l'équipe Quick Step sort du peloton. L'Allemand Marcus Burghardt, de l'équipe Columbia, et le Français Romain Feillu, d'Agritubel, partent en poursuivants. Le premier parvient à rattraper Barredo, tandis que le second se laisse distancer. Il sera repris par deux autres coureurs, eux aussi partis en contre : Mikel Astarloza (Espagne - Euskaltel-Euskadi) et Christophe Le Mével (France - Crédit agricole).

Le peloton laisse partir les échappés, il pointe rapidement à 5' de la tête de course. C'est Carlos Barredo qui passe en tête de la première difficulté de la journée, le Col de Parmenie.

Après la descente et le ravitaillement, le groupe des trois poursuivants est à plus de 4' des deux hommes, le peloton est lui à près de 10'. Les écarts restent inchangés au sommet de la Croix de Montvieux. A ce moment, la victoire ne peut plus leur échapper.

La Côte de Sorbiers ne changera pas grand-chose, les échappés ralentissant pour s'observer. En effet, avec plus de 4' d'avance sur leurs poursuivants, à 10 kms de l'arrivée, ils ne risquent rien. Les deux hommes avancent par à coups, tantôt une attaque de l'un deux, tantôt une phase presque arrêtée d'observation.

Lors du sprint final, Marcus Burghardt, nettement plus puissant que son adversaire, n'a pas de mal à s'imposer. C'est déjà la 5e victoire de l'équipe Columbia, après les 4 sprints remportés par Mark Cavendish. Le sprint des poursuivants est réglé par Romain Feillu, meilleur sprinteur que ses compagnons.

Dans le peloton, ça s'agite un peu : plusieurs coureurs tentent une attaque. Parmi eux, Roman Kreuziger, qui a des vues sur le maillot blanc du meilleur jeune. Mais il est rejoint par le porteur de ce même maillot blanc, le Luxembourgeois Andy Schleck. Ils se neutralisent donc.

Aux classements, aucun changement, Oscar Freire règle le sprint du peloton, il accroit donc son avance au classement par points, Bernhard Kohl reste avec son maillot à pois sur les épaules. Il ne risque plus rien, car il n'y a pas assez de points à distribuer pour qu'il soit rattrapé. Le maillot jaune est conservé par l'Espagnol Carlos Sastre.

À noter que le coureur cycliste kazakh Dmitriy Fofonov a été contrôlé positif à l'heptaminol lors d'un contrôle anti-dopage réalisé à l'issu de l'étape. Il a été exclu de son équipe le 27 juillet 2008 après l'arrivée du Tour de France.

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15e étape du Tour de France 2008

La 15e étape du Tour de France 2008 s'est déroulée le 20 juillet. Le parcours de 183 km reliait Embrun à Prato Nevoso (Italie).

Le parcours comprend deux difficultés importantes: le col Agnel au km 58 (20.5 km de montée à 6.6 %) qui est classé hors catégorie, et l'arrivée en côte à Prato Nevoso (11.4 km de montée à 6.9 %) qui est classé en côte de 1re catégorie. C'est la première fois que le Tour de France franchit le col Agnel, second plus haut col routier des Alpes françaises, et troisième des Alpes.

Ce col n'était pourtant pas prévu au programme de cette étape, qui devait initialement partir de Digne-les-Bains, d'après la présentation du tracé du Tour fin octobre 2007. C'est le risque important de chutes de pierres au col de Larche qui a poussé les organisateurs à changer de ville-départ et d'itinéraire pour cette étape.

Le départ de cette étape est marqué par l'absence du coureur britannique Mark Cavendish ; vainqueur de quatre étapes du Tour, il fut lâché la veille par le peloton dans la dernière difficulté de l'étape et est très fatigué, d'après le manager de l'équipe Columbia Bob Stapleton. Il participera à l'épreuve de l'américaine aux jeux Olympiques de Pekin en août.

Le départ est donné à Embrun sous la pluie. Egoi Martinez (Euskaltel-Euskadi), Danny Pate (Garmin Chipotle) et José Luis Arrieta (AG2R La Mondiale) se détachent au km 12, ils sont rejoints au km 16 par Simon Gerrans (Crédit agricole).

Le peloton laisse les échappés prendre de l'avance et roule vers le col Agnel à une allure réduite. Stijn Devolder et Mark Renshaw abandonnent cependant, et le maillot jaune Cadel Evans perd un coéquipier important, Christophe Brandt, qui figure parmi les quelques coureurs lâchés durant l'ascension. Les quatre hommes de tête passent le col avec 11 minutes et 50 secondes d'avance sur Thomas Voeckler, Bernhard Kohl et Rémy Di Grégorio, qui devancent le peloton de 15 secondes.

Dans la descente, Óscar Pereiro Sío heurte la barrière de sécurité et tombe sur la route en contrebas. Blessé sérieusement, il abandonne la course. Cette chute entraîne le ralentissement du peloton dont le retard sur les échappés s’accroît à 16’10" au km 90, puis 17’10" au ravitaillement à Melle.

Alors que l'écart décroît, une nouvelle chute survient dans un rond-point à Cuneo, entraînant notamment au sol Vincenzo Nibali, Sebastian Lang et Damiano Cunego. Les Lampre cessent la poursuite qu'ils menaient en tête du peloton et l'équipe CSC-Saxo Bank, avec Stuart O'Grady et Kurt-Asle Arvesen, prend le relais. Le peloton accuse quand même un retard de 12’35" à 25 km de l’arrivée, au colle del Morte.

Arrieta est lâché par ses trois compagnons dans la montée vers Prato Nevoso. Malgré plusieurs attaques de Martinez dans la montée, la victoire se joue au sprint entre les trois échappés et c'est l'Australien Gerrans qui se montre le plus rapide.

Le peloton, lancé alors par Fabian Cancellara et Jens Voigt, aborde l'ascension finale avec 10 minutes de retard. Bien que la victoire d'étape est hors de portée, les derniers kilomètres ne vont pas manquer d'animations.

Andy Schleck mène le groupe des favoris, réduit à dix coureurs : Cadel Evans, Carlos Sastre, Andy et Fränk Schleck, Alejandro Valverde, Bernhard Kohl, Denis Menchov, Christian Vande Velde et Samuel Sanchez. Sastre est le premier à tenter une accélération, imité ensuite par Sanchez. Le groupe se reforme et Andy Schleck reprend la tête pour lui donner le tempo. Denis Menchov attaque à son tour mais glisse dans un virage et retrouve sa place aux côtés de ses poursuivants. Le groupe est animé par plusieurs offensives, qui mettent le maillot jaune Evans, sans coéquipier, en difficulté. Sur une nouvelle attaque de Carlos Sastre à un kilomètre du sommet, seuls Menchov et Kohl parviennent à le suivre. Ils sont rejoints un peu plus tard par Valverde alors que Cadel Evans tente de garder le contact avec Fränk Schleck. Menchov, puis Valverde sont distancés par Kohl et Sastre. Ces derniers franchissent la ligne d'arrivée avec plus de 4 minutes de retard sur le vainqueur. Valverd et Menchov suivent.

Derrière, Fränk Schleck attaque Evans et le devance Evans (13e) de 9 secondes à l'arrivée, ce qui lui permet d'endosser le maillot jaune. Kohl, qui reprend respectivement 38 et 47 secondes à Fränk Schleck et Cadel Evans, se hisse à la troisième place de classement général, devant l'Australien et s'empare du maillot à pois. À la veille du deuxième jour de repos, la tête du classement général s'est resserrée : les six premiers coureurs sont dans la même minute,,.

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17e étape du Tour de France 2008

Montée de l'Alpe d'Huez

La 17e étape du Tour de France 2008 s'est déroulée le 23 juillet. Le parcours de 210,5 km reliait Embrun à l'Alpe d'Huez.

Cette 17e étape est la dernière du Tour de France dans les Alpes. Elle conduit les coureurs de Embrun, déjà ville-départ trois jours auparavant, à l'Alpe d'Huez. Le début de l'étape remonte le cours de la Durance et est plutôt plat, jusqu'à la première difficulté de la journée : la côte de Ste-Marguerite, classée 3e catégorie. Le parcours devient ensuite plus vallonné. À Briançon, le tracé quitte la Durance pour remonter la Guisane. Après le premier des deux sprints intermédiaires de la journée, à Monêtier-les-Bains, démarre l'ascension du premier col hors-catégorie : le mythique col du Galibier. Il est long de 20,9 kilomètres pour une pente de 5.6 % de moyenne, mais les pourcentages peuvent atteindre par endroits jusqu'à 10 %. Après la descente passant par le col du Télégraphe, les coureurs n'auront pas de répit car il faudra directement commencer la montée vers le Col de la Croix-de-Fer, lui aussi classé hors-catégorie : 29 kms de montée à 5,2 % de moyenne, mais là aussi les pourcentages peuvent atteindre les 10 %. Après la descente et le second sprint intermédiaire à Bourg-d'Oisans, débute la montée finale vers l'Alpe d'Huez, avec ses 21 virages sur 13,8 kms de montée à 7,9 % de moyenne, mais certains passages sont relevés à plus de 12 %.

Le départ est donné à Embrun, sous un soleil de plomb. Beaucoup d'attaques sont à signaler dans les premiers kilomètres, mais aucune ne parvient à creuser l'écart, jusqu'au kilomètre 16, où le Slovaque Peter Velits, de l'équipe Team Milram, l'Espagnol Ruben Perez, de l'équipe Euskaltel-Euskadi et le Français Rémy Di Grégorio, de La Française des Jeux prennent quelques secondes d'avance au peloton. Ils seront rejoints peu après par l'Allemand Stefan Schumacher, de la Gerolsteiner, ancien maillot jaune et porteur du dossard rouge du plus combatif de la veille. Le peloton les laisse partir et ils prennent de l'avance.

Les échappés comptent ainsi 2' 45" d'avance au passage de la côte de Ste-Margueritte, au kilomètre 31, et 5' 30" au sprint intermédiaire de Monêtier-les-Bains. L'ascension du Galibier commence alors. Malgré le tempo modéré de l'équipe CSC qui mène le peloton, les quatre hommes de tête ne prennent pas plus d'avance dans cette montée. C'est Stefan Schumacher qui prend la première place au sommet, devant ses compagnons. Près de 5' plus tard, c'est le maillot à pois Bernhard Kohl qui règle le sprint du peloton : il conforte ainsi sa première place dans ce classement du meilleur grimpeur.

Dans la descente, Rémy Di Grégorio est distancé du groupe de tête. Ruben Perez le sera lui aussi un peu plus tard, dans les premières pentes du second col, le col de la Croix-de-Fer.

Les coéquipiers du maillot jaune Frank Schleck impriment eux un tempo plus rapide au peloton, qui finit par perdre de nombreux éléments (notamment les coéquipiers des favoris du tour). Les deux anciens échappés sont rattrapés, et les deux restants (Stefan Schumacher et Peter Velits) perdent du temps.

Schumacher est distancé par Velits qui passe en tête au sommet du col. Bernhard Kohl règle encore une fois le sprint du groupe maillot jaune, accroissant encore son avance au classement des grimpeurs.

Dans la descente, l'écart entre l'homme de tête et le peloton stagne entre 1' et 1' 30". A ce moment, Jérôme Pineau, français de l'équipe Bouygues Telecom, parvient à sortir et rejoindre Velits. Les deux coureurs parviennent à garder de l'avance jusqu'aux premières pentes de l'Alpe d'Huez, avant d'être rejoints.

Le peloton est maintenant réduit à une dizaine de coureurs, principalement les leaders. Carlos Sastre, l'Espagnol de la Team CSC, alors quatrième du général, parvient à partir. Il prend petit à petit de l'écart, jusqu'à 1' 30" d'avance. Derrière, plusieurs coureurs s'agitent et tentent, en vain, une attaque, à l'image de Christian Vandevelde, Vladimir Efimkin, ou Bernhard Kohl.

L'écart monte pour Sastre qui accroit son avance. Celle ci monte jusqu'à 2' 30". Derrière, Cadel Evans, troisième du général, et favori pour reprendre le maillot jaune lors de l'avant-dernière étape (contre-la-montre) se met à rouler pour limiter l'écart, faute de pouvoir le rattraper.

En effet, Carlos Sastre coupe la ligne seul, prenant du même coup le maillot jaune, et il faut attendre plus de 2' avant de voir le groupe de poursuivants arriver. C'est Samuel Sanchez qui prend la deuxième place, devant le Luxembourgeois Andy Schleck, équipier du vainqueur et maillot blanc.

Frank Schleck termine dans ce même groupe mais doit céder le maillot à son coéquipier. Il compte 1' 24" de retard sur le leader. Bernhard Kohl reste sur le podium à 1' 33" et Cadel Evans est à 1' 34", temps qu'il pourra espérer reprendre dans le contre-la-montre. Les autres maillots distinctifs restent inchangés : le vert pour Oscar Freire, le maillot à pois pour Bernhard Kohl et le maillot blanc pour Andy Schleck.

Le combatif du jour est Peter Velits.

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Source : Wikipedia