Benoît Hamon

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Posté par woody 24/02/2009 @ 17:42

Tags : benoît hamon, ps, partis politiques, politique

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Benoît Hamon

Benoît Hamon en compagnie de Martine Aubry et Harlem Désir lors da la manifestation du 29 janvier 2009 à Paris

Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère) est un homme politique français, député européen depuis 2004.

Né d'une mère secrétaire et d'un père cadre des chantiers navals, Benoît Hamon s'engage en politique à 19 ans lors des manifestations étudiantes contre le projet de loi du ministre de l'enseignement Alain Devaquet.

Il milite à la section de Brest du Parti socialiste et se rapproche de la tendance rocardienne. Après avoir obtenu une licence d'histoire, il débute sa carrière à 24 ans en 1991 comme assistant parlementaire du député PS de la Gironde Pierre Brana. Il est président du Mouvement des jeunes socialistes de 1993 à 1995.

Il devient conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Il a été directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.

Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) de 2001 à 2008 et député européen depuis juin 2004, représentant de la grande circonscription Est.

Benoît Hamon entre au bureau national du Parti socialiste, il est l'animateur de Nouvelle Gauche et co-fondateur (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), dont il devient l'un des porte-paroles ; mais ce trio explose lors de la synthèse du congrès du Mans, puis lors de la primaire pour l'élection présidentielle de 2007 (Montebourg et Peillon soutiennent Ségolène Royal, Hamon soutient Laurent Fabius).

Déjà partisan du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen, il se prononce en faveur de la synthèse lors du Congrès du Parti socialiste au Mans le 20 novembre. Il est nommé secrétaire national du Parti socialiste, chargé du projet européen le 28 novembre 2005.

Le 6 novembre 2007, il démissionne de ce poste suite à la décision de Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen lors de la procédure d'adoption parlementaire. Il considère que cette décision est en contradiction avec la synthèse du Mans et la campagne présidentielle de Ségolène Royal qui demandait un nouveau référendum.

En tant que député européen, il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël.

En mai et juin 2007, il est porte-parole du Parti socialiste pour les élections législatives. En juillet, il fonde avec Noël Mamère le cercle de réflexion La Forge.

Dans le cadre du congrès de Reims du Parti socialiste, il dépose avec Henri Emmanuelli, le 2 juillet 2008, une contribution intitulée Reconquêtes, au nom du Nouveau parti socialiste.

Dans l'optique du dépôt des motions, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche et Jacques Fleury acceptent de fusionner leurs contributions avec celle du NPS. Après plusieurs contacts avec Martine Aubry, ils décident de ne pas poursuivre le rapprochement à cause de son alliance avec les strauss-kahniens. Après discussions, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez et le NPS font motion commune le matin même de la date de dépôt de la motion. Avec le ralliement de Pierre Larrouturou la veille, toute l'aile gauche du PS s'est ainsi réunie sur la motion C intitulée « Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche », menée par Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette union d'« événement historique ».

Benoît Hamon annonce dans la foulée sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, poussé par ses proches, notamment Razzy Hammadi. Le 7 novembre, lors du vote des militants sur les motions, celle qu'il conduit arrive en quatrième position avec 18,52% des suffrages exprimés, derrière la motion E soutenue par Ségolène Royal (29,08%), la motion A conduite par Bertrand Delanoë (25,24%) et la motion D conduite par Martine Aubry (24,32%). L'annonce des résultats est immédiatement suivie par un communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, signataires de la motion C et leaders de deux courants de l'aile gauche du Parti socialiste, annonçant leur départ du PS pour fonder une nouvelle formation.

Satisfait du score de sa motion, Benoît Hamon précise qu'il ne signera aucune synthèse ne refusant pas explicitement l'alliance du PS avec le centre, et maintient sa candidature au poste de Premier secrétaire. Hamon obtient 22,6% des voix lors du premier tour du vote pour le poste de premier secrétaire le 20 novembre (3e position, derrière Martine Aubry et Ségolène Royal), et demande aux militants ayant voté pour lui de voter « massivement » pour Mme Aubry au second tour.

Le 6 décembre 2008, il est nommé par la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry porte-parole du Parti, en remplacement de Julien Dray. Une de ses premières déclarations proposant de rétablir une « forme d'autorisation administrative de licenciement » fait débat dans le monde politique et syndical.

Hamon milite pour une forte intervention de l'État dans l'économie, ainsi que pour des réglementations permettant d'encadrer le capitalisme. Il propose notamment la nationalisation d'établissements bancaires afin de créer un pôle financier public, et, au niveau européen, plaide pour des restrictions au libre-échange. Benoît Hamon s'est prononcé en faveur d'une gauche qui agit à chaque fois que cela est nécessaire aux côtés des syndicats dans le mouvement social pour la sauvegarde des services publics notamment. Il considère que la gauche ne doit retenir aucun de ses coups face à une droite qui ne retient aucun de ses coups contre les plus modestes des Français.

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Nouveau Parti socialiste

Le courant Nouveau Parti socialiste (dit aussi NPS) a été constitué fin 2002 et début 2003 pour le Congrès de Dijon du Parti socialiste.

Son processus de constitution a été lancé le 9 octobre 2002 par un appel lancé par Julien Dray, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon dans le quotidien Libération puis le 26 octobre 2002 par un rassemblement à la Sorbonne en présence des 3 signataires de l'appel, de Benoît Hamon et de Christian Paul. La motion présentée au Conseil National du 15 mars 2003 et soumise au vote des militants affirme son ancrage à la gauche du parti, critiquant le social-libéralisme et la dérive libérale de l'Union européenne, et portant un plaidoyer pour la rénovation du PS et de la démocratie avec la revendication d'une VIe République. Ce nouveau courant se prononce aussi pour une Europe sociale, fédérale et démocratique, et met au cœur de son projet la proposition d'un traité social européen qui rééquilibrerait les politiques européennes. Rapidement, des associations départementales sont créées pour préparer le congrès de Dijon. Un mois avant le Congrès de Dijon, Julien Dray, qui aurait souhaité voir le Nouveau Parti Socialiste rejoindre la motion A avec un certain nombre de garanties, quitte le NPS, mais n'est pas suivi par tous ceux qui venaient de la Gauche socialiste, notamment Gérard Filoche. La motion obtiendra un score de 16,88 % et 7 élus au Bureau national, devant les autres motions minoritaires. En 2005, elle comptait le soutien de 8 députés, 3 sénateurs et 3 députés européens.

Le courant est occasionnellement agité par l'état des relations mêlant complicité et rivalité qu'entretiennent ses deux principaux animateurs Vincent Peillon et Arnaud Montebourg. Un texte est soumis au vote de l'Assemblée Générale des militants présents en août 2005, lors de la traditionnelle assemblée d'été qui se tient à Fouras organisée par Françoise Mesnard. Ce texte propose la constitution d'une majorité alternative à gauche pour permettre le renouvellement du PS au Congrès du Mans. Il indique que la synthèse ne saurait être acquise au Congrès sans une inflexion majeure de la ligne politique du PS sur de nombreuses questions parmi lesquelles celle de l'Europe à construire, de la mondialisation et des moyens de lutter contre les excès du libéralisme, celle de la démocratie à construire (qui passe par le changement d'institutions en France, désigné sous l'objectif de 6ème République). Ce texte, adopté par l'assemblée générale des militants réunie à Fouras, est une synthèse entre une trame rédigée par Christian Paul et Thierry Mandon, amendée par Benoît Hamon, puis validée par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg.

Suite à ces rencontres d'été 2005 de Fouras, Gérard Filoche a annoncé son départ pour Alternative socialiste.

Pour ce congrès, le NPS a annoncé une motion autonome se situant dans la perspective d'une alternative à la majorité sortante conduite par François Hollande. Après le ralliement de la députée européenne Béatrice Patrie et du député européen Guy Bono, C'est Michel Vauzelle Président de la Région PACA puis le maire de Bondy Gilbert Roger qui ont rejoint NPS. NPS rallie donc des partisans du "oui" prenant acte du résultat du Référendum français sur la constitution européenne.

Vincent Peillon qui était premier signataire de la motion à l'occasion du Congrès de Dijon l'est à nouveau au Mans après de difficiles négociations avec Arnaud Montebourg qui devient le mandataire de la motion, c’est-à-dire celui qui la représente devant les instances du PS et tranche les différends éventuels au sein des équipes NPS fédérales. Cet équilibre des "puissances" tente de mettre entre parenthèse la cassure ouverte depuis le 8 juillet précédent, date à laquelle Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ont pour la 1re fois affiché publiquement leur opposition devant les cadres du courant réunis en Conseil national.

Vincent Peillon reste premier signataire car il envisage d'être candidat au poste de 1er secrétaire du PS si la motion de François Hollande n'obtenait pas la majorité. Ce souhait s'exprime publiquement dans un article signé François Bazin et publié par le Nouvel Observateur le jeudi 22 septembre 2005.

Alternative socialiste propose a plusieurs reprises une alliance, mais NPS a toujours refusé de s'engager vers une motion commune jusqu'à la veille du conseil national d'annonce des motions, lorsque Henri Emmanuelli et ses amis ont décidé de fusionner avec le NPS et de signer un texte commun basé sur le texte de NPS auquel ont été rajoutées des propositions notamment sur les domaines économiques.

L'alliance entre le courant NPS et le courant Alternative socialiste est scellée par une fusion des deux appareils sous le sigle unique "NPS :pour une alternative socialiste", et la signature en cinquième position de la motion NPS par Henri Emmanuelli, après Vincent Peillon, Yvette Roudy, Arnaud Montebourg et Françoise Castex.

La motion NPS réunit 23,6 % des suffrages au congrès, se plaçant en deuxième position.

Au congrès du Mans, la motion 1 intègre des amendements du NPS sur les questions européennes (traité social, salaire minimum européen, tarif extérieur commun), sur les questions sociales et sur la rénovation du parti. Sur les questions institutionnelles, la synthèse parle de "République nouvelle, plus démocratique et plus parlementaire", mais n'utilise pas le terme de VIe république.

Considérant le compromis satisfaisant, une large majorité (20 sur 25) de membres NPS à la commission des résolutions, dont Henri Emmanuelli, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Christian Martin et Michel Vergnier, décide de voter la synthèse générale. Arnaud Montebourg et quatre autres membres de la commission des résolutions refusent de voter cette synthèse jugée factice et obtenue "à vil prix".

François Hollande accepte l'entrée de plusieurs des dirigeants du NPS dans le secrétariat national du parti (Europe avec Benoît Hamon, Services Publics Christian Martin, Rénovation du Parti avec Barbara Romagnan, Etats Généraux du projet avec Henri Emmanuelli...), ainsi qu'à la commission du projet.

Au conseil national du 26 novembre 2005, Arnaud Montebourg quitte le NPS. Il appelle ceux qui le soutiennent à le suivre et à fonder un nouveau courant (Rénover maintenant). Quelques proches comme Thierry Mandon, Christian Paul (homme politique), Françoise Mesnard et Yvette Roudy le suivent.

D'anciens fidèles comme le sénateur David Assouline s'alignent derrière Vincent Peillon. Réunis à Saint-Nazaire pour l'université de rentrée, Ils essayaient d'imposer une candidate pour l'investiture de la présidentielle. Ce choix avait pourtant été refusé par les militants qui avaient clairement exprimé leur volonté de ne pas s'aligner derrière un candidat à l'investiture. D'autres, tels que Benoît Hamon, animateur du groupe "Nouvelle gauche", ou encore Michel Vauzelle, font également le choix de rester au Nouveau parti socialiste.

Après une période d'incertitude, le courant s'organise à nouveau autour de Vincent Peillon, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, parallèlement au rapprochement des réseaux "jeunes" d' alternative socialiste et de nouvelle gauche, notamment au sein du MJS. Des sessions de formation sont organisées en Ile de France par le courant, une lettre hebdomadaire élaborée, tandis que les animateurs du courant parcourent les fédérations pour expliquer aux sympathisants du nouveau parti socialiste les raisons de la synthèse et ses premières conséquences sur le fonctionnement du parti socialiste. Le fait qu'un partisan du Non au référendum sur le TCE puisse s'occuper de l'Europe au PS est révélateur du changement que pourrait entraîner la participation du NPS à la direction du parti socialiste.

Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Au cœur de la gauche, Éditions Le Bord de L'eau, 2004.

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Arnaud Montebourg

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Arnaud Montebourg, né le 30 octobre 1962 à Clamecy (Nièvre), est un homme politique français, membre du Parti socialiste. Il est député de la sixième circonscription de Saône-et-Loire (Louhans). Il est également président du conseil général de Saône-et-Loire depuis le 20 mars 2008 et, depuis le Congrès de Reims, Secrétaire National du Parti Socialiste à la Rénovation.

Fils de Michel Montebourg, fonctionnaire des Impôts, et de Leïla Ould Cadi, universitaire, professeur d'espagnol et essayiste issue d'une famille de walis de l'Algérie coloniale.

Arnaud Montebourg a épousé le 31 mai 1997, la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l'abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, fille du Comte Antoine de Labriffe et d'Anne de Lacretelle et petite-fille par son père du Comte Pierre de Labriffe – propriétaire du Château de Gambais, dans les Yvelines – et par sa mère de l'académicien Jacques de Lacretelle (1888-1985). Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'API (Association des producteurs indépendants du cinéma français) et secrétaire générale de Unicine (Union des Cinémas - France).

Ils ont deux enfants, Paul et Adèle.

Originaire de Fixin (Côte-d'Or), Arnaud Montebourg étudie au collège Marcelle-Pardé à Dijon, puis au lycée Stephen-Liégeard à Brochon (Côte-d'Or) avant d'étudier le droit en 1980 à l'Université de Dijon. C'est à cette époque qu'il milite au sein de l'Union nationale des étudiants de France et adhère au Parti socialiste. Il poursuit ses études à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne où il obtient sa licence de droit, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris ; il y tente le concours de l'ENA, auquel il échoue. Un peu avant son service national, il adhère au club fabiusien « Espace 89 », animé par Thierry Mandon.

Arnaud Montebourg fait son service militaire au sein de la classe 85/12 du 120e régiment du train à Fontainebleau, de décembre 1985 à décembre 1986. Ce régiment était réputé pour être un vivier de recrutement pour le ministère en main-d'œuvre diplômée et gratuite. En effet au bout de deux mois, Montebourg est affecté à un standard téléphonique du XIXe arrondissement de Paris puis est employé dans un ministère pour rédiger les discours de remise de médaille et autres cérémonies d'un ministre.

Il commence sa carrière professionnelle comme avocat à la Cour d'appel de Paris (en 1990). En 1993 il devient Premier secrétaire de la Conférence du stage des avocats de Paris.

Le 1er juin 1997, il est élu député de Saône-et-Loire pour le groupe socialiste. Avec Vincent Peillon, il anime la mission parlementaire d'information sur le blanchiment en Europe.

Farouche opposant à l'immunité du Président de la République (en particulier vis-à-vis des affaires de malversation, affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, financement occulte du RPR, affaire des marchés publics d'Île-de-France, affaire des HLM de Paris, etc.), il propose en 2001 une résolution du Parlement tendant au renvoi de Jacques Chirac, Président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice, commission qui ne sera pas formée, entre autres après le refus du premier ministre d'alors, Lionel Jospin.

Il a été rapporteur de la Commission d'enquête sur les Tribunaux de commerce présidée par François Colcombet, député de l'Allier et rapporteur de la mission anti-blanchiment de l'Assemblée nationale qui enquêta contre les paradis fiscaux en Europe présidée par Vincent Peillon.

Réélu député en 2002, il a été vice-Président de la Commission des lois pendant 5 ans.

Depuis quelques années, il milite pour la rédaction d'une nouvelle constitution au sein de l'association Convention pour la sixième République (C6R), qu'il a fondée officiellement le 2 mai 2001, avec notamment l'éditeur et politiste Guy Birenbaum. Dans cette constitution, les pouvoirs du Président de la République seraient limités à des pouvoirs d'arbitrage, les pouvoirs de décision revenant à un Premier ministre mieux contrôlé par un Parlement aux pouvoirs renforcés. Dans cette idée, il a célébré en août 2004 à Jarnac le quarantième anniversaire de la parution du livre de François Mitterrand Le Coup d'État permanent. Il a publié, en septembre 2005, en collaboration avec le professeur de science politique Bastien François, La Constitution de la Sixième République, réconcilier les Français avec la démocratie.

Pendant la campagne du référendum sur le « projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe » (2004-2005), pourtant partisan du « non », il ne prendra pas part à la campagne comme d'autres dirigeants socialistes (Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon), se soumettant au résultat du référendum interne du parti socialiste.

Partisan de l'entrée de la Turquie à l'Union européenne, il a exprimé le souhait de voir la Turquie intégrer l'Union européenne sous condition de respecter les critères de Copenhague lors d'un entretien paru dans le quotidien Le Parisien daté du 10 avril 2004. Il en est de même pour certains pays des Balkans comme la Bosnie ou l'Albanie.

En 2002 et 2003, il co-fonde avec Vincent Peillon, Julien Dray et Benoît Hamon le courant Nouveau Parti Socialiste qui recueillera 17% voix au Congrès de Dijon du Parti socialiste. À l'occasion de ce congrès, il est élu premier secrétaire fédéral de la fédération PS de Saône-et-Loire.

Lors du Congrès du Parti socialiste au Mans le 20 novembre 2005, il refuse la synthèse générale car selon lui, elle était effectuée à vil prix, et qu'en outre elle ne comporte pas l'idée de VIe République qui lui est chère. En désaccord sur le fond avec ses anciens camarades du NPS, notamment Vincent Peillon et Henri Emmanuelli, il décide de quitter le mouvement du NPS.

Le samedi 10 décembre 2005 à Paris, Arnaud Montebourg et ses amis qui se sont séparés du Nouveau Parti socialiste (NPS), ont créé au cours d'une réunion en présence de quelque deux cents personnes, dont près d'une centaine de correspondants du nouveau mouvement, un courant d'idées au sein du PS nommé Rénover maintenant.

Fin février 2006, il est la seule personnalité du Parti socialiste avec Laurent Fabius à réclamer clairement l'exclusion de Georges Frêche après les propos de ce dernier qualifiant des harkis de « sous-hommes ». De plus, il relie les dérives de M. Frêche à ce qu'il considère comme les effets pervers de la Ve République (aucun contre-pouvoir, barons locaux depuis des décennies).

Électron libre au sein des majorités internes successives du Parti socialiste, il rejoint néanmoins la motion majoritaire à chaque congrès jusqu'en 2002. S'étant abstenu lors de l'adoption en bureau national du projet des socialistes pour 2007, il renonce le 13 juillet 2006 à présenter sa candidature à l'investiture socialiste pour la candidature à l'élection présidentielle de 2007, faute d'obtenir les trente signatures nécessaires de membres du conseil national du PS.

Pour le Congrès de Reims en Novembre 2008, il fait contribution commune avec Pierre Moscovici et Jean Christophe Cambadélis sur la base du refus de la présidentialisation du parti et fusionne son courant Rénover maintenant avec Socialisme et démocratie. Lors du dépôt des Motions le 23 septembre, il apporte son soutien à Martine Aubry au côté de Jean-Christophe Cambadélis, pendant que Pierre Moscovici choisit de soutenir la motion de de Bertrand Delanoë.

Le 24 juillet 2006, il apporte officiellement son soutien à la candidature de Ségolène Royal à l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007.

Le 2 janvier 2007, Arnaud Montebourg fait paraître dans le journal Libération un article sur l'installation de Johnny Hallyday à Gstaad et, plus largement, sur le statut supposé de paradis fiscal de la Suisse et certains pays de l'Union européenne, avec l'approbation de Ségolène Royal. Le porte-parole de la candidate se refuse ensuite à tout commentaire à la presse suisse (notamment La Liberté), mais donne une interview en podcast sur Betapolitique, où il réaffirme sa position et la radicalise. L'attaque génère une forte émotion en Suisse et dans les pays incriminés, notamment au Luxembourg qui, par le biais de Luc Frieden, réaffirme sa politique bancaire et sa solidarité avec la Suisse. Le 4 janvier 2007, Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération Helvétique, rappelle l'apport de la Suisse à la France et exige qu'on fasse preuve de respect pour sa souveraineté et son mode de taxation des résidents. L'affaire est certes comprise dans son contexte électoral, mais prend une résonance particulière si elle est mise en perspective avec les débats intervenant entre la Suisse et l'Union européenne au sujet des accords bilatéraux (fiscalité).

Porte-parole de Ségolène Royal, il présente sa démission le 18 janvier 2007 après avoir lancé une plaisanterie sur François Hollande ("Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut. C'est son compagnon") mal perçue par Ségolène Royal. Royal préfère le suspendre symboliquement de sa fonction pendant un mois.

En difficulté à l'issue du premier tour le 10 juin, récoltant 41,3% des voix contre 44% pour l'ancien agent de la DGSE Arnaud Danjean, il est réélu avec 50,37% des suffrages le 17 juin.

Lors d'une campagne mouvementée, il qualifie son adversaire de « barbouze en goguette » pendant un meeting à Saint-Rémy en présence de Ségolène Royal. Le soir de sa réélection, il fait cette déclaration : « Rien ne sera plus jamais comme avant au parti socialiste ! Fini le temps des éléphants révolus et place aux jeunes lions ! » .

Il confirme ainsi sa volonté d'apparaitre comme leader du pôle des rénovateurs du Parti socialiste, et réussit à gagner son troisième mandat dans une circonscription plutôt portée à droite avant sa première élection et qui a voté majoritairement (53 %) pour Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles.

Le 27 juin 2007, il est nommé par Jean-Marc Ayrault 1er vice-président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) de l'Assemblée Nationale, chargé de la commission "prospective", directement chargé de répondre à Éric Besson, secrétaire d'État en charge de cette question. En juillet 2008, il est de nouveau candidat au poste de président de groupe.

Farouche opposant au projet de réforme de la carte judiciaire, il met en difficulté le garde des sceaux Rachida Dati lors des séances de questions au gouvernement de l'assemblée nationale, allant même jusqu'à la qualifier d'« aussi stupide que sa réforme » et « d'incompétente ». Virulent, il accuse Bernard Kouchner de ne jouer qu'un « tout petit rôle de figurant ».

Farouche partisan, et praticien pendant 11 ans, du mandat unique, il décide fin 2007, après avoir consulté sur son blog ses administrés, de se présenter à l'élection cantonale de 2008 dans le canton de Montret, et ainsi de céder à la pratique du cumul des fonctions de député et de conseiller général.

Il est élu le 9 mars 2008 au premier tour, avec 54,59% de suffrages exprimés puis président du conseil général de Saône-et-Loire.

Ses prises de positions tranchées (notamment envers la corruption, le statut pénal du chef de l'État, la Ve République) lui valurent de nombreux surnoms, souvent attachés aux articles.

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Nouvelle Gauche (Parti socialiste)

Nouvelle Gauche était d'une part le courant majoritaire au sein du Mouvement des jeunes socialistes (France), d'autre part un groupe politique qui s'investit dans le Parti socialiste au sein du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), qui participait à la direction du PS issue de la synthèse générale et du congrès du Mans (novembre 2005), mené par Benoît Hamon. Ce groupe s'est dissous dans le Nouveau Parti socialiste.

Il fut créé en 1993 par Benoît Hamon et Jean-Patrick Gille lors de la conquête de l’autonomie du MJS vis-à-vis du Parti socialiste alors dirigé par Michel Rocard. Longtemps étiquetés « Rocardiens » ou « chrétiens de gauche », puis proches de Martine Aubry, ils sont restés très « deuxième gauche » depuis lors.

L’identité politique des militants de Nouvelle Gauche ne découle pas d’un événement fondateur particulier mais s’est forgée dans les combats politiques et électoraux des années 1990, en particulier dans l’animation des mouvements et des mobilisations de la jeunesse : révision de la loi Falloux et CIP sous le gouvernement Balladur, mouvements étudiants et lycéens de 1995 et 1998, lutte contre le Front national, abrogation des lois Pasqua, Debré, Chevènement ou reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac.

Suite à l'accord de majorité au sein du MJS entre NG et AS lors du congrès de Paris de décembre 2005, le groupe politique Nouvelle Gauche a fusionné avec des militants d'Alternative socialiste jeunes lors du quatrième trimestre de l'année 2006 sous l'impulsion de Razzye Hammadi pour créer un nouveau courant « Transformer à Gauche ».

Nouvelle Gauche théorise dès sa création la nécessité d'une relation forte entre les différentes sphères de militantisme de la Gauche (parti, syndicat, mutualité, association) afin de mettre en commun leurs expériences respectives dans une perspective de transformation sociale. On peut donc trouver ses militants dans une constellation d'organisations. La majorité d'entre eux sont également adhérents du PS, même si ceux issus du MJS ont tendance à s'y investir plus fortement.

Nouvelle Gauche est un groupe politique qui se veut ancré à la gauche du Parti socialiste. Cet ancrage affiché depuis quelques années n'a pas empêché ses militants de participer à la majorité du PS, au point que les principaux cadres de Nouvelle Gauche ont participé aux cabinets de certains ténors du gouvernement Jospin (Benoît Hamon chez Martine Aubry, Hugues Nancy et Jérôme Saddier chez Élisabeth Guigou, Régis Juanico et Eric Perraudeau chez Alain Richard, Olivier Girardin et Claire Le Flécher chez Florence Parly).

L'analyse des causes de la défaite du Parti socialiste, lors du premier tour du 21 avril 2002, accéléra une certaine radicalisation des positions politiques du groupe et la rupture avec la Majorité du Parti socialiste, notamment sur les questions sociale, européenne et de réforme du PS. Sous l’impulsion de son leader Benoît Hamon, Nouvelle Gauche participa à la fondation du courant minoritaire Nouveau parti socialiste, aux côtés d' Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon (Motion C du Congrès de Dijon du Parti socialiste). Lors Congrès du Mans, Nouvelle Gauche milita au sein du NPS pour la synthèse générale. Après avoir lancé un appel à la candidature de François Hollande, Benoît Hamon a soutenu officiellement Laurent Fabius pour l'investiture présidentielle du PS.

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Mireille Le Corre

Élue PS du canton Auxerre Nord-Ouest du Conseil général de l'Yonne, Mireille Le Corre est une personnalité politique française née à Nantes.

Elle diplômée de Sciences-Po Paris et de l'ENA .

Elle se présente pour la première fois à un scrutin dans l'Yonne lors des élections législatives de juin 2007 dans la 1ère circonscription (Auxerre-Puisaye) contre Jean-Pierre Soisson. Elle est battue au second tour. Elle devient conseillère générale du canton d'Auxerre-Nord-Ouest lors des élections cantonales de mars 2008.

Déléguée nationale au PS en charge de la fiscalité et de l'emploi de 2005 à 2008. En novembre 2008 elle devient première secrétaire du PS de l'Yonne, au titre de la motion C conduite par Benoît Hamon et intègre le 6 décembre 2008 le secrétariat national où elle est chargée de la santé et de la Sécurité Sociale.

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Source : Wikipedia