Belgique

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Posté par woody 24/02/2009 @ 17:25

Tags : belgique, europe, international, environnement, football, sport

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Équipe de Belgique espoirs de football

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L'équipe de Belgique Espoirs de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs belge de moins de 21 ans sous l'égide de la Fédération de Belgique de football. L'âge limite pour jouer en Espoirs est de 21 ans à la date du début des phases éliminatoires d'un championnat d'Europe.

L'équipe nationale belge espoirs est créée en 1976. À l'époque, l'équipe participe à une compétition internationale regroupant les meilleurs joueurs de moins de 23 ans. Elle est alors organisée tous les deux ans, c'est d'ailleurs toujours le cas actuellement. Dès 1978, la compétition est réformée et est depuis lors destinée aux joueurs de moins de 21 ans. Au départ, la compétition se déroule en deux phases. Une première phase où tous les participants sont repartis en 8 groupes de 3 à 5 équipes puis des matchs aller-retour jusqu'à la finale. En 1994, la compétition est à nouveau repensée et depuis, après la première phase qualificative et un match de barrage, une phase finale sous forme de mini-tournoi est organisée dans un même pays. Les débuts de l'équipe nationale belge sont très difficiles et pendant de longues années, l'équipe ne parviendra jamais à se hisser parmi les meilleures équipes européennes.

Les premiers faits d'armes de l'équipe coïncident avec l'arrivée de Jean-François De Sart à la tête de l'équipe. Lors des qualifications à l'Euro 2000 espoirs, la Belgique termine première de son groupe. Cette génération emmenée notamment par Daniel van Buyten mais surtout une attaque de choc composée de Wesley Sonck et Cédric Roussel. Deux joueurs qui se retrouveront plus tard avec l'équipe A et qui inscriront lors de la phase qualificative 18 buts à eux deux. Malheureusement, la Belgique est éliminée lors des matchs de barrage par les Pays-Bas et n'atteint pas la phase finale. Ce n'est que partie remise pour les espoirs qui pour la première fois de leur histoire parviennent à se qualifier pour la phase finale de l'Euro 2002 espoirs. La Belgique emmenée par Thomas Chatelle, Koen Daerden ou encore Stein Huysegems devance la Croatie lors de la phase qualificative avant d'éliminer la Suède lors des barrages. La compétition organisée en Suisse commence bien pour la Belgique qui s'impose face à la Grèce mais elle doit s'incliner face à la République tchèque, futur vainqueur, et la France, futur finaliste.

En 2004, la Belgique parvient à créer la surprise en terminant première de son groupe pourtant très difficile avec l'Espagne ou la Serbie. L'équipe est alors composée de joueur de premier plan comme Maarten Martens, Faris Haroun ou Kevin Vandenbergh. Pour se qualifier pour la phase finale, la Belgique doit encore gagner son match de barrage face à l'Ukraine. Le match aller en Ukraine est remporté par les diablotins 2-3 grâce à un superbe triplé de Kevin Vandenbergh alors au meilleur de sa forme. Le match retour en Belgique s'annonce donc très bien surtout qu'au repos la Belgique mène 1-0 mais c'était sans compter sur le jusqu'au boutisme des urkrainiens, futurs vice-champions d'Europe, qui parviendront à inscrire 3 buts lors de la seconde période dont un dans les arrêts de jeu.

L'UEFA décide alors d'organiser le championnat d'Europe les années impaires pour éviter la concurrence des compétitions séniors. En 2007 donc, la Belgique parvient à se qualifier pour la phase finale de la compétition organisée aux Pays-Bas. Les espoirs auront du pour cela éliminer en barrages la Bulgarie grâce à une belle victoire 1-4 après avoir été tenu en échec au match aller (1-1). Dans ce championnat, tout commence bien pour les diablotins puisqu'ils se qualifient pour les demi-finales grâce à 2 nuls (contre le Portugal et les Pays-Bas) et une victoire (face à Israël). C'est la première fois de leur histoire que les diablotins atteignent ce niveau de la compétition. Ils doivent malheureusement s'incliner 2-0 face à la Serbie et manque donc la finale.

Cette belle performance qualifie les diablotins pour les Jeux Olympiques 2008 en Chine. Sortis du groupe du Brésil, de la Nouvelle-Zélande et de la Chine, ils réalisent l'exploit en 1/4 de finale face à l'Italie. Reduits à 10 et menés 1-0 en début de match, les diablotins l'emportent finalement 3-2 grâce notamment à deux buts de Moussa Dembele. Les espoirs belges échouent finalement en demi-finale face au Nigéria et terminent finalement 4e du tournoi après avoir été battus par le Brésil pour le gain de la médaille de bronze.

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Équipe de Belgique de football

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L'équipe de Belgique de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs belges sous l'égide de l'Union royale belge des sociétés de football association.

L’équipe de Belgique de football participe à la première Coupe du monde en 1930, mais connaît deux défaites au 1er tour contre le Paraguay (0-1) et les USA (0-3). En 1934, elle est battue par l’Allemagne (2-5, doublé de Bernard Voorhoof) en huitième de finale. En 1938, elle est battue par la France (1-3, but de Henri Isemborghs) en huitième de finale. Elle ne participe pas à la Coupe du monde 1950. L'Union royale belge des sociétés de football association est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. A la Coupe du monde 1954, elle réalise au 1er tour un match nul contre l’Angleterre (4-4, doublé de Léopold Anoul, buts de Rik Coppens et de Jimmy Dickinson (csc)) et une défaite contre l’Italie (1-4, but de Léopold Anoul). Elle ne participe pas aux éditions 1958 (battue par la France, devant l’Islande), 1962 (battue par la Suède et la Suisse) et 1966 (battue par la Bulgarie mais devant Israël) de la Coupe du monde. Elle ne participe pas à la première édition du Championnat d’Europe de football en 1960, et est éliminée durant les qualifications en 1964 (battue au tour préliminaire par la Yougoslavie) et en 1968 (battue au tour préliminaire par la France).

Très peu en vue sur la scène internationale jusqu'alors, l’équipe de Belgique de football se qualifie pour la Coupe du monde 1970 où elle est éliminée au 1er tour malgré une victoire contre le Salvador (3-0, doublé de Wilfried Van Moer et but de Raoul Lambert) et surtout deux défaites contre l’URSS (1-4, but de Raoul Lambert) et le Mexique (0-1) puis termine troisième de l'Euro 1972 pour leur première participation à la phase finale, organisé à domicile (battue en demi par la RFA (1-2, but d’Odilon Polleunis) tout en battant la Hongrie (2-1, buts de Paul van Himst et de Raoul Lambert) lors du match pour la 3e place). Elle ne participe pas aux éditions 1974 (battue au goal average par les Pays-Bas mais devant la Norvège et l’Islande) et 1978 (battue par les Pays-Bas, devant l’Irlande du Nord et l’Islande) de la Coupe du monde. Elle est quart de finaliste lors de l’Euro 1976, battue par les Pays-Bas.

Les Belges réalisent leur premier coup d'éclat lors du Championnat d'Europe de football 1980 en parvenant en finale, en lieu et place de l'Italie qui évolue pourtant chez elle. Au premier tour, l’équipe de Belgique de football fait 1-1 contre l’Angleterre (but de Jan Ceulemans), puis bat sur le score de 2-1 l’Espagne (buts de Julien Cools et d’Éric Gerets) et fait 0-0 contre l‘Italie. Les Diables Rouges entraînés par Guy Thys s'inclineront de justesse en finale contre la RFA (2-1, doublé de Horst Hrubesch) malgré le but de René Vandereycken. Cela constitue la meilleure performance de la Belgique lors d’un championnat d’Europe des Nations de football.

Ensuite, durant plus d'une décennie, la Belgique va profiter toujours sous la houlette de Guy Thys d'une génération de joueurs exceptionnels (de Jan Ceulemans à Enzo Scifo, en passant par Erwin Vandenbergh ou Jean-Marie Pfaff) pour se qualifier pour tous les grands rendez-vous internationaux. A la Coupe du monde 1982, elle bat au 1er tour l’Argentine (1-0, but d’Erwin Vandenbergh) et le Salvador (1-0, but de Ludo Coeck) puis fait match nul contre la Hongrie (1-1, but d'Alexandre Czerniatynski) mais est battue au 2nd tour par la Pologne (0-3) et par l’URSS (0-1). A l’Euro 1984, l’équipe de Belgique de football commence bien le 1er tour grâce à une victoire sur la Yougoslavie (2-0, buts de Georges Grün et d’Erwin Vandenbergh) mais perd ensuite contre la France (0-5) et s’incline 3 buts à 2 contre le Danemark après avoir mené 2-1 à la mi-temps (buts de Jan Ceulemans et de Franky Vercauteren).

La meilleure performance des Belges en Coupe du monde est une demi-finale au Mexique en 1986. Après une victoire contre l’Irak (2-1, buts de Vincenzo Scifo et de Nico Claesen), un match nul cotre le Paraguay (2-2, buts de Daniel Veyt et de Franky Vercauteren) et une défaite contre le Mexique (1-2, but d’Erwin Vandenbergh) au 1er tour, elle bat dans un match rocambolesque en huitièmes l’URSS (4-3 après prolongations, buts de Vincenzo Scifo, de Jan Ceulemans, de Nico Claesen et de Stéphane Demol), puis en quarts l’Espagne (1-1 tab 5-4, but de Jan Ceulemans) pour atteindre le dernier carré en particulier grâce à leur meneur de jeu Enzo Scifo, 20 ans seulement. Ils s'inclinent en demi-finale face à l'Argentine de Diego Maradona (2-0), puis dans le match pour la troisième place contre la France (4-2, buts de Jan Ceulemans et de Nico Claesen). L’équipe de Belgique de football prendra la quatrième place, la meilleure performance des Belges. Le meilleur jeune du tournoi est le belge Vincenzo Scifo.

A la Coupe du monde de football 1990, en Italie, l’équipe de Belgique de football est huitième de finaliste en réalisant le parcours suivant : elle remporte deux victoires contre l’Uruguay (3-1, buts de Vincenzo Scifo, de Lei Clijsters et de Jan Ceulemans) et la Corée du Sud (2-0, buts de Marc Degryse et de Michel De Wolf) et une défaite contre l’Espagne (1-2, but de Patrick Vervoort) au 1er tour mais est battue en huitième par l'Angleterre (0-1 ap). Elle ne participa pas aux éditions 1988 (devancée par l’Irlande et la Bulgarie) et 1992 (battue par l’Allemagne et le Pays de Galles mais devant le Luxembourg) du Championnat d’Europe de football. Une des plus larges victoires de la Belgique fut enregistrée à Bruxelles contre la Zambie, le 4 juin 1994, qui se solda par une victoire sur le score de 9 buts à 0. A la Coupe du monde de football 1994, deux victoires sont enregistrées par la Belgique contre le Maroc (1-0, but de Marc Degryse) et les Pays-Bas (1-0, but de Philippe Albert) et une défaite contre l’Arabie Saoudite (0-1) au 1er tour, mais elle est battue en huitièmes par l'Allemagne (2-3, buts de Philippe Albert et de Georges Grün).

L’équipe de Belgique de football ne participa pas à l’Euro 1996, terminant 3e sur 6, devancée par l’Espagne et le Danemark. A la Coupe du monde 1998, elle est éliminée au 1er tour sans avoir perdu le moindre match avec trois matchs nuls contre la Corée du Sud (1-1, but de Luc Nilis), les Pays-Bas (0-0) et le Mexique (2-2, doublé de Marc Wilmots). A l’Euro 2000, en tant que pays co-organisateur, malgré qu’elle commence par une victoire sur la Suède (2-1, buts de Bart Goor et d’Émile Mpenza) elle est battue par l’Italie (0-2) et par la Turquie (0-2). Une des plus larges victoires de la Belgique fut encore enregistrée à Bruxelles le 28 février 2001, contre Saint-Marin, qui se solda par un score de 10 buts à 1 pour les Diables Rouges. A la Coupe du monde 2002, après deux matchs nuls contre la Tunisie (1-1, but de Marc Wilmots) et le Japon (2-2, buts de Peter van Der Heyden et de Marc Wilmots), elle bat la Russie (3-2, buts de Johan Walem, de Wesley Sonck et de Marc Wilmots). En huitièmes, l’équipe de Belgique de football perd 2-0 contre le futur vainqueur de la compétition, le Brésil, dans un match contesté après l'annulation injustifiée d'un but de Marc Wilmots avant la pause, alors que le score était encore de 0-0.

En janvier 2003, après un bon mondial 2002, la Belgique est 16e au classement FIFA, soit sa meilleure place depuis la création du classement. A l’Euro 2004, l’équipe de Belgique de football échoue de peu dans les qualifications, en terminant 3e sur 5, devancée par la Bulgarie et la Croatie. Le déclin va ensuite s'amorcer en 2004 pour être confirmé définitivement en 2006: pour la première fois depuis 28 ans, la Belgique n'est pas présente à la phase finale de la Coupe du monde en Allemagne puisque elle termine 4e sur 6 (derrière l’Espagne, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-et-Monténégro, devant la Lituanie et Saint-Marin). Par la suite, les Belges descendent jusqu'à la 71e place du classement FIFA (en juin 2007). C'est leur plus mauvais résultat depuis la création de ce classement en 1993.

La Belgique échoue encore dans les éliminatoires de l'Euro 2008, en terminant à la cinquième place du Groupe A Malgré tout, la relève est annoncée car plusieurs jeunes et un Néo-Belge sont sélectionnés. Pour les jeunes Steven Defour, Marouane Fellaini, Tom De Mul, Sébastien Pocognoli, Faris Haroun, Kevin Mirallas, et d'autres ont fait leur apparition. Pour les Néo-Belges, Igor De Camargo et Mohammed Tchité doivent encore attendre quelques mois avant d'être naturalisés. La Belgique grâce à sa place de quatrième de l'euro des moins de 21 ans se qualifie pour les jeux olympiques de Pékin 2008. Ils termineront également quatrième de cette compétition.

Mèmè Tchité, naturalisé belge depuis mars et présélectionné au mois de septembre 2008 pour les matches Belgique-Estonie et Turquie-Belgique, par René Vandereycken et présenté par la presse comme le sauveur de l'équipe nationale ne portera jamais la vareuse des Diables rouges suite à une décision prise par la FIFA. L’attaquant néo-belge qui dispose désormais de quatre passeports (burundais, congolais, rwandais et belge) a, en effet, joué pour le Burundi avant de choisir le Rwanda, puis la Belgique. Il ne peut donc plus jouer pour la Belgique.

Éliminée lors du tour préliminaire du Championnat d'Europe de football 2008, la Belgique peut se tourner dès le début de cette année vers la Coupe du monde de football 2010. Son premier match amical en préparation de cette campagne se jouait le 26 mars 2008 au stade Roi Baudouin à Bruxelles contre le Maroc. Ce match se solde par une nette défaite 1-4. La presse n'y voit donc pas le signe d'un nouveau départ mais plutôt d'une triste continuité. On pourra noter, avec une certaine ironie, que le sélectionneur René Vandereycken avait d'ailleurs déclaré que ce match s'inscrivait plutôt dans la ligne du travail qu'il avait accompli jusqu'ici. Quelques jours avant l'Euro 2008, le 30 mai, la Belgique rencontre l'Italie en pleine préparation. Elle perd le match 3 buts à 1 (doublé de Di Natale, à la 9' et à la 41' et but de Camoranesi à la 49' contre un but de Sonck à la 90'). Même si un exploit n'était pas attendu face aux champions du monde en titre, l’équipe de Belgique de football n'a toujours pas convaincu.

Les Belges ont complètement manqué leur phase de qualifications pour l'Euro 2004, la Coupe du Monde 2006 et l'Euro 2008. Pour les qualifications pour la Coupe du Monde 2010, la Belgique se situe dans un groupe comprenant l'Espagne, la Turquie, mais aussi la Bosnie Herzégovine, l'Arménie et l'Estonie, qu'elle a affronté lors du premier match des éliminatoires, que les Diables Rouges ont remporté laborieusement 3-2. Ensuite les Belges ont réussi une belle opération en allant faire match nul en Turquie, sur le score de 1-1 (A noter que la Belgique menait 1-0 avant de se faire rejoindre à la 75ème minute par un but sur penalty, quelques regrets donc...). Lors du 3ème match, les Diables Rouges se sont logiquement imposés face à la modeste Arménie (2-0). Puis, la Belgique s'est inclinée de peu face à l'Espagne, championne d'Europe en titre, sur le score de 1-2 (D'énormes regrets pour les Belges qui menaient 1-0 avant de se faire rejoindre. Un nul aurait été un très bon résultat face aux vainqueurs de l'Euro 2008. Mais Villa, à une minute de la fin, donna la victoire aux Espagnols. Encore des regrets pour les Belges !!). Bref, le début de parcours des Belges dans ces éliminatoires est très honorable, il ne reste plus qu'à confirmer le 28 Mars 2009 contre la Bosnie Herzégovine.

La Belgique serait-elle enfin décidée à retrouver le haut-niveau mondial ?

Avant 1910, un comité de la fédération belge sélectionnait les joueurs.

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Belgique

Drapeau de la Belgique

Le Royaume de Belgique (Koninkrijk België en néerlandais, Königreich Belgien en allemand), est un État fédéral d’Europe de l’Ouest. Il est un membre fondateur de l'Union européenne dont il accueille les principales institutions, ainsi que celles d'autres organisations internationales comme l'OTAN. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km2 avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants et sa capitale est Bruxelles.

La Belgique est entourée par les Pays-Bas, l’Allemagne, le Grand Duché de Luxembourg, la France et la mer du Nord. Elle s’étire sur une distance de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon. Son relief est peu élevé : il s'étage graduellement vers le sud-est pour culminer à 694 m au signal de Botrange.

De la fin du Moyen Âge au XVIIe siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère. La quasi-totalité de son territoire (à l'exception de la Principauté de Liège) faisait partie des Dix-sept Provinces réunies par les ducs de Bourgogne au XVe siècle. Après l'avènement du protestantisme sous la domination espagnole, les Dix-sept Provinces sont scindées et le nord - les futurs Pays-Bas - devient indépendant. La partie méridionale, catholique, passe aux mains de diverses puissances européennes (Espagne, Autriche, France) et est réunie en 1815 avec les Pays-Bas dans le Royaume-Uni des Pays-Bas. Trois siècles de séparation des esprits font leur effet, et la partie méridionale se sépare en 1830 suite à la Révolution belge. Malgré des foyers de résistance dans les milieux industriels dits orangistes, notamment à Liège et à Gand, les Pays-Bas méridionaux accèdent à l'indépendance et chassent l'armée néerlandaise. L'histoire récente du pays a été marquée par une industrialisation précoce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'émergence de conflits politiques entre les deux principales communautés linguistiques du pays, les Flamands, d'expression néerlandaise et les francophones.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle dont le roi actuel est Albert II, sixième roi des Belges. C'est un État fédéral depuis 1994. Il existe six entités fédérées : trois régions (bruxelloise, flamande et wallonne) et trois communautés (flamande, française et germanophone). La population belge est répartie comme suit : 1,0 million d'habitants vivent en région bruxelloise (9,74 %), 6,1 millions en région flamande (57,80 %) et 3,4 millions en région wallonne (32,46 %).

La Belgique a trois langues officielles : l'allemand, le français et le néerlandais. C'est un pays de tradition catholique romaine, mais qui connaît une certaine déchristianisation.

La plus vieille utilisation des termes Belgae et Belgica qui nous est parvenue est dans la Guerre des Gaules de Jules César. Il divise la Gaule qu'il a conquise en trois parties : les Gaulois proprement dits, les Aquitains et les Belges. Ces derniers sont séparés des Gaulois par la Seine et la Marne. Sous Auguste, la Gaule est divisée par Marcus Agrippa en trois provinces et l'une d'entre elles porte le nom de Belgica. Cette dernière sera réorganisée sous Domitien qui la divise en trois nouvelles provinces, une Gallia Belgica et deux Germania. La Gallia Belgica sera encore par la suite divisée en deux : la Belgica Prima et la Belgica Secunda. La Belgique actuelle n'a que peu à voir avec ces provinces romaines, la majeure partie de son territoire se situe en Germania Inferior (plus tard appelée Germania Secunda) et en Belgica Secunda.

Ces termes disparaissent presque totalement après les grandes invasions, en ne subsistant que sous la plume de quelques ecclésiastiques. Ils ne réapparaissent qu'à la seconde moitié du IXe siècle après la scission de l'empire de Charlemagne avec la création de la Lotharingie. Les clercs de l'époque utilisent le terme Belgica pour désigner le royaume de Lothaire II situé entre la Gallia de Charles le Chauve et la Germania de Louis le Germanique. Les dénominations Belgae, Belgica, Gallia Belgica disparaissent de nouveau au XIIe siècle après la disparition de la Lotharingie.

Aux XVe et XVIe siècles, les différents territoires se retrouvent peu à peu sous la même autorité. Le terme Belgica réapparaît avec les humanistes de la Renaissance mais son utilisation reste limitée dans les cercles intellectuels mais répond à un besoin car on cherche des dénominateurs communs pour ces principautés. Un autre terme apparaît : Belgium, Belgia. À cette époque, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Nord de la France actuels étaient connus comme les Pays-Bas ou les Provinces belgiques, qui couvraient plus ou moins le territoire des Dix-sept Provinces, sans la principauté de Liège qui a toujours été une enclave.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le mot Belgique redevient un terme administratif et également le nom d'une allégorie représentant la nymphe des Pays-Bas. Sa portée sémantique se réduit cependant avec la division des Dix-Sept provinces après la guerre de Quatre-Vingts Ans : il est de plus en plus utilisé pour ne parler que des provinces méridionales et ses habitants mais reste un synonyme de néerlandais y compris en néerlandais. Les États-Belgiques-Unis se dit Verenigde Nederlandse Staten ou Verenigde Belgische Staten en néerlandais. Lors de l'annexion par la France, ainsi que la réunion de la Principauté de Liège à la République Française, le terme belge devient courant pour désigner les habitants des régions de l'actuel Royaume de Belgique. En 1830, le mot Belgique devient un substantif et le mot belge devient un qualificatif.

Le territoire de l'actuelle Belgique a connu des bouleversements démographiques, politiques et culturels au cours des deux millénaires de notre ère. Au premier siècle, les Romains, après avoir défait les tribus celto-germaniques locales, créent la province Gallia Belgica. Une immigration graduelle de tribus germaniques franques durant le Ve siècle met ce territoire dans le royaume des Mérovingiens, qui évolue en Empire carolingien au VIIIe siècle. Durant le Moyen Âge, de petits États féodaux naissent, dont beaucoup d'entre eux rejoignent les Pays-Bas bourguignons aux XIVe et XVe siècles. L'empereur Charles Quint complète dans les années 1540 l'union des Dix-sept Provinces, dont il établit l'unité par la Pragmatique Sanction de 1549, et contrôle officieusement la Principauté de Liège.

La guerre de Quatre-Vingts Ans, de 1568 à 1648, divise le territoire en deux : une république fédérale au nord, les Provinces Unies (Belgica Foederata), et, au sud, les Pays-Bas méridionaux (Belgica Regia) toujours dirigés par la couronne des Habsbourgs espagnols puis autrichiens. Cette partie comprend à peu près tout le territoire de la Belgique moderne, à l'exception de la Principauté de Liège. Jusqu'à son indépendance, ce territoire est convoité par les nombreux souverains et gouvernements français et est le théâtre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et franco-autrichiennes durant les XVIIe et XVIIIe siècles, ce qui lui vaut de porter le surnom de « champ de bataille de l'Europe » — une réputation qui sera renforcée par les deux Guerres mondiales. En 1789-1790, la région acquiert une première fois son indépendance, suite à la Révolution brabançonne, sous la forme des États-Belgiques-Unis mais ceux-ci ne perdurent pas à cause des luttes intestines entre Statistes et Vonckistes et à cause de l'absence de reconnaissance et d'appui de la part des nations étrangères. Après les campagnes militaires de 1794 dans les guerres de la Révolution française, les Pays-Bas belgiques — y compris les territoires qui n'ont jamais été sous la domination personnelle des Habsbourgs, comme la Principauté de Liège — sont annexés par la Première république française, mettant fin au règne hispano-autrichien sur la région. Les Pays-Bas belgiques sont réunifiés par le Royaume-Uni des Pays-Bas à la dissolution du Premier Empire français en 1815.

La réunification ne tient pas. Le pouvoir jugé trop « napoléonien » de Guillaume Ier, notamment en matière de libertés politique et religieuse, la sous-représentation politique et l'« exploitation fiscale » des provinces méridionales font naître une opposition catholique à laquelle s'allient les libéraux du sud du pays. Cet unionisme devient « spécifiquement belge et énonce des griefs spécifiquement belges ». Le régime périclite alors dans le sud et la scission est effective, le roi ne pouvant se maintenir en Belgique que par l'usage de la force.

La révolution belge de 1830 conduit à une seconde indépendance et l'établissement d'un état neutre sous l'autorité d'un gouvernement provisoire et d'un congrès national. Avec l'installation de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle et une démocratie parlementaire. L'unionisme entre catholiques et libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un compromis en 1830 : la construction d'un État libéral où il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur une constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales de l'époque. Cet unionisme se transforme après l'indépendance en « une coalition électorale et gouvernementale permanente, constituée de membres modérés des deux partis qui n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne». Le pays est alors dirigé par une oligarchie élue au suffrage censitaire et capacitaire à représentation majoritaire, dont la seule langue est de facto le français. L'unionisme persiste tant que la peur d'une annexion néerlandaise ou française est forte, les libéraux créent alors leur parti et s'ensuit une période avec un système bipolaire entre tendances libérales et catholiques. L'apparition d'un parti catholique organisé en 1869 voit les conservateurs en 1884 s'installer au pouvoir pendant 30 ans, et les socialistes créent le parti ouvrier en 1885. Le pays connaît le vote plural à représentation proportionnelle le 18 avril 1893 et — plus tardivement et par étapes — le suffrage universel ainsi que les premières avancées en matière de droits linguistiques comme la loi Coremans-De Vriendt en 1898. Il faut toutefois attendre le 10 avril 1967 pour voir une version complète en néerlandais de la Constitution officiellement reconnue et 1991 pour la version en allemand.

Grâce à une industrialisation précoce dès les débuts de la Révolution industrielle au XVIIIe siècle, favorisée par des territoires densément peuplés et par un blocus continental sous Napoléon Ier, la Belgique connaît une forte expansion économique et devient une puissance industrielle importante. Par l'interventionnisme de l'État, le pays se dote rapidement du premier réseau ferroviaire du continent européen, qui restera le plus dense. Il est le berceau d'avancées technologiques dans de nombreux domaines comme par exemple la chimie avec la découverte d'un procédé de fabrication industrielle de la soude par Ernest Solvay. Par l'initiative de son second roi, Léopold II, qui a acquis l'État indépendant du Congo comme possession privée après la Conférence de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908 après que le roi a légué la souveraineté de son domaine à l'État belge. La reprise par l'État du Congo s'impose fin 1905 après le rapport d'une commission d'enquête déplorant l'exploitation des indigènes et les abus qu'ils subissent, particulièrement pour la récolte du caoutchouc naturel.

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate. L'Empire allemand ignore la neutralité de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre à revers les armées françaises. La majeure partie du pays, sauf la zone derrière l'Yser où se retranche l'armée belge et le roi Albert Ier, est alors occupée et le gouvernement se réfugie à Sainte-Adresse. L'occupation allemande met en place une Flamenpolitik destinée à diviser la Belgique en deux états satellites : la Flandre et la Wallonie. Après la guerre, le traité de Versailles donne la circonscription prusienne d'Eupen-Malmedy à la Belgique, rattachement sanctionné par un plébiscite controversé. Historiquement, le territoire d'Eupen avait appartenu jusqu'en 1815 au duché du Brabant (les Pays d'Outre-Meuse et le duché de Limbourg), Sankt-Vith faisait partie du duché de Luxembourg et Malmedy de la principauté abatiale indépendante de Stavelot-Malmedy. Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent leur attachement à la Prusse. La libération est également l'occasion pour le roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge.

Durant l'entre-deux-guerres, l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale : une reconstruction énergique durant les années folles, une crise économique entre 1931 et 1935, l'émergence de partis fascistes avec la flambée rexisme de 1936-1937 autour de Léon Degrelle et le VNV flamand de Staf de Clercq. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation et un raffermissement après la période de patriotisme belge à la fin de la guerre. En 1934, Le roi Albert Ier décède inopinément et son fils Léopold III lui succède. Tandis que l'instabilité ministérielle et les divisions nationales s'agravent, des solutions de type autoritaire sont avancées par les divers partisans d'un « ordre nouveau », qui ont l'oreille complaisante du roi. En 1936, la Belgique dénonce l'alliance de 1920 avec les Franco-Britanniques et se replie dans une stricte neutralité, refusant jusqu'au bout toute coopération avec état-majors alliés alors même que la menace hitlérienne s'affirme aux frontières.

En mai 1940, la Belgique est de nouveau envahie par l'Allemagne. L'armée belge ne résiste pas longtemps à la Blitzkrieg allemande, mais tandis que le gouvernement et le Parlement sont partisans de poursuivre la lutte hors des frontières aux côtés des Alliés, le roi estime la guerre finie pour le royaume et choisit la capitulation de l'armée au terme de la campagne des dix-huit jours (28 mai 1940). Resté en Belgique comme « prisonnier de guerre », il est déclaré « dans l'impossibilité de régner » par le gouvernement en exil d'Hubert Pierlot, réfugié à Londres et disposant du Congo belge. Le roi reste silencieux durant toute l'occupation et ne donne aucun signe d'appui à la résistance, au gouvernement de Londres et à la cause alliée. Les Belges vivent sous l'occupation jusqu'à la Libération par les forces alliées en septembre 1944. Les quatre années passées sous l'administration militaire allemande, dirigée par le général Alexander von Falkenhausen, voient notamment la déportation sans retour de 25 000 Juifs du pays vers Auschwitz-Birkenau, avec la collaboration parfois des autorités (la municipalité d'Anvers collabore aux rafles, mais celle de Bruxelles s'y refuse, tandis que le collège des secrétaires généraux de ministères reste passif ou se compromet). Aidé des collaborationnistes, l'occupant traque les résistants qui sont arrêtés par milliers, souvent torturés et déportés en camps de concentration depuis le fort de Breendonk. Près de 300 otages sont également fusillés en représailles aux attentats d'une partie de la résistance. Livré à la faim, au pillage et au marché noir, le pays voit aussi plusieurs centaines de milliers des siens envoyés travailler de force dans les usines de guerre nazies outre-Rhin. La sympathie de certains milieux flamands pour l'occupant, qui ne va pas hésiter d'atiser la division des Flamands et des Wallons pour mieux régner contribuera à nourrir de nouvelles rancœurs intercommunautaires après la libération. La collaboration économique a été forte dans l'ensemble du pays. Le fasciste Léon Degrelle, n'a pas arrêté de souligner le « caractère germanique » de la Wallonie. Après la bataille des Ardennes fin décembre 1944, les derniers soldats allemands sont chassés de Belgique.

La Libération est mouvementée. Il n'y a pas comme en 1918 une exaltation nationale. La guerre a laissé des séquelles : la répression de l'incivisme et de la collaboration se fait dans un contexte souvent passionné. Un certain nombre de personnes sont condamnées judiciairement tandis que l'épuration civique se fait aussi de manière extra-judiciaire, notamment par des sanctions administratives. Cette politique de répression donne lieu à des dérapages qui conduisent à la démission de plusieurs ministres de la Justice. Cela, plus une différence de climat sensible en Flandre fait émerger une nouvelle revendication dans le mouvement flamand : l'amnistie. En plus de la répression et des demandes d'amnistie, la question royale pèse lourdement sur la vie politique du pays : le roi Léopold III, transféré dans le Reich en juin 1944, ne peut rentrer au pays après sa libération en mai 1945, car son « testament politique » rédigé au printemps 1944, peu amène avec les Alliés et le gouvernement en exil et ignorant la résistance, a montré son décalage avec le gouvernement Pierlot, l'opinion et l'évolution générale.

La question du retour du roi se cristallise autour d'un clivage politique et communautaire : les sociaux-chrétiens et la forte majorité des Flamands y sont favorables, les autres partis et la majorité des Wallons hostiles. Cette question royale conduira à l'abdication de Léopold III et à l'intronisation de son fils Baudouin en juillet 1951. Les partis politiques s'affrontent également dans une nouvelle guerre scolaire dans les années 1950 avec comme épilogue le Pacte scolaire de 1958, avec un rapport de force différent selon la région, présageant la prochaine importance du clivage linguistique et des problèmes communautaires,.

L'aventure coloniale belge s'arrête en 1960 avec l'indépendance du Congo et 1962 avec celle du Burundi et du Rwanda dont la Belgique est, depuis l’issue de la Première Guerre mondiale, la puissance mandataire par la Société des Nations. Le génocide rwandais de 1994 suscitera d'âpres polémiques, avec la découverte des lourdes conséquences d'une politique coloniale belge qui avait monté délibérément les communautés hutu et tutsie l'une contre l'autre et exacerbé artificiellement un clivage peu développé (ainsi en imposant la mention de l'ethnie sur les cartes d'identité).

En 1960, la Belgique est également secouée par une crise politique. Pour faire face aux difficultés dues à la perte du Congo belge et les nouvelles conditions de compétition économique en Europe, la coalition socio-chrétienne et libérale élabore un programme de relance économique et d'austérité — la loi unique — qui entraîne durant l'hiver 1960-1961 la plus grande grève générale que la Belgique ait connue. Celle-ci est initiée par la partie wallonne de la FGTB et est bien plus suivie en Wallonie où elle s'accompagne de la menace de scinder le pays de la part des militants wallons. Ces événements marquent le début de la cristallisation du clivage linguistique qui entraîne de nouvelles législations linguistiques dont la fixation de la frontière linguistique, la scission de l'université de Louvain, et surtout marque la fin de l'État unitaire belge par la création des Communautés en 1970 et des Régions en 1980 par une suite de révisions de la constitution. Les années 1980 sont marquées par le passage à un État fédéral qui est officiellement reconnu par la constitution de 1993.

La Belgique est un des pays fondateurs de l'OTAN, avec le traité de Bruxelles en 1958 et le Traité de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949, et de l'Union européenne avec la création du Benelux le 5 septembre 1944, la signature de la Communauté européenne du charbon et de l'acier le 18 avril 1951 et du Traité de Rome le 25 mars 1957.

Le Royaume de Belgique se situe dans l'Hémisphère Nord et à l'est du méridien de Greenwich (latitude nord et longitude est). Il s'étend en latitude sur 2 degrés, de Meerle au nord (51°30') à Torgny au sud (49°30'), et compte moins de 4 degrés en longitude, de La Panne comme point le plus à l'ouest (2°33') à Manderfeld à l'est (6°24'). Son centre géographique se situe à Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, à 50°38' de latitude nord et 04°40' de longitude est.

La Belgique partage ses frontières avec la République française (645,6 km), les Pays-Bas (459,6 km), la République fédérale d’Allemagne (153,4 km) et le Grand-Duché de Luxembourg (150,4 km) ; et possède 73,1 km de frontières maritimes. La superficie du pays est de 30 528 km² ; et de 33 990 km² en ajoutant les eaux territoriales.

Le climat est océanique tempéré avec des précipitations régulières et fréquentes sur toute l'année (Cfb dans la classification de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur ouest.

Trois zones géographiques peuvent être distinguées : la basse Belgique (moins de 100 m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 à 200 m) et la haute Belgique (de 200 à plus de 500 m). La basse Belgique commence après le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders pour s'enfoncer à l'intérieur des terres avec la plaine flamande et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement vers les vallées de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui se compose de bas plateaux limoneux fertiles avec à l'ouest le plateau hennuyer-brabançon et à l'est la Hesbaye. Au sud du sillon Sambre et Meuse commence la haute Belgique, la région la moins peuplée et la plus boisée du pays, avec le plateau du Condroz et les vallées de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'étend à l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la région de la Fagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne et à l'est les Hautes Fagnes qui culminent à 694 m au signal de Botrange. Il y a également la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit d'un climat plus clément, surtout au flanc de la troisième cuesta où l'on cultive même la vigne.

À cause de sa densité de population élevée, et d'efforts politiques inadéquats, la Belgique fait face à de sérieux problèmes environnementaux. Un rapport de 2003 suggère que la qualité des eaux de surface de Belgique est la pire des 122 pays étudiés. Dans l'étude de 2008 sur l'indice de performance écologique, la Belgique a obtenu un score total de 78,4% et est classée avant-avant-dernière des pays de l'Union européenne, bien qu'elle soit 57e sur 149 pays.

Monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Jusqu’en 1970, la Belgique était un état unitaire mais la querelle linguistique amena, à partir de 1980, quatre vagues de réforme fédéraliste qui aboutirent aux Accords de St-Michel qui font d'elle aujourd'hui un État fédéral.

Au niveau de cet État fédéral, le pouvoir législatif se compose de la Chambre des Représentants (150 membres), du Sénat (71 sièges), et du roi. Le pouvoir exécutif est composé du Roi et des ministres (le Premier ministre étant un primus inter pares). Le pouvoir judiciaire est, quant à lui exercé par les cours et les tribunaux.

Pouvoir législatif fédéral : faire les lois et contrôle le pouvoir exécutif. Il est exercé par le Parlement et par le roi. Le Parlement est constitué de deux chambres, le Sénat et la Chambre des Représentants.

Pouvoir exécutif fédéral : dirige le pays. Il fait en sorte que les lois soient appliquées de manière concrète et qu’elles soient respectées. Le pouvoir exécutif est exercé par le Roi et son gouvernement, constitué de ministres et de secrétaires d’État.

Pouvoir judiciaire : il se prononce en matière de litiges. Il contrôle également la légalité des actes du pouvoir exécutif. Exercé par les cours et les tribunaux.

La séparation des pouvoirs existe également au niveau des Communautés et des Régions. Celles-ci disposent d’un pouvoir législatif et d’un pouvoir exécutif séparé. Pour les autorités fédérales, les Communautés et les Régions, le pouvoir judiciaire est toutefois exercé par les mêmes instances.

Forme de l’état : C’est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Il s'agit d'un système politique démocratique. Le chef de l'État est le roi Albert II. Il partage son pouvoir avec le Parlement qui est élu. Son pouvoir devient donc limité. Depuis le 29 décembre 2008, le Premier ministre belge est Herman Van Rompuy, issu du parti CD&V.

Après les dernières élections fédérales du 10 juin 2007, les partis libéraux et sociaux-chrétiens tentèrent en vain de former un gouvernement national (ou fédéral). Cette grave crise de plusieurs mois, sur un fond de profond désaccord communautaire, constitua un fait sans précédent dans l’histoire politique du pays. Un accord obtenu plus de six mois après les élections, en décembre 2007, a mis un terme (provisoire) à cette crise par la mise en place d'un gouvernement « transitoire » dirigé par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installé. Cependant la démission du Premier ministre Yves Leterme le 15 juillet 2008 (bien que non acceptée par le Roi des belges Albert II) replonge le pays dans l'incertitude d'une crise politique en ne permettant la prolongation du gouvernement actuel que sous une forme de plus en plus tronquée et reportant les sujets brûlants à des dates ultérieures, relançant le débat sur l'opportunité de voter anticipativement en 2009, lors du scrutin régional, et d'ainsi à nouveau unifier les élections régionales et législatives. Il propose la démission de son gouvernement les 19 et 22 décembre 2008, et, le roi Albert II accepte finalement la seconde proposition de démission.

Un sondage réalisé par les quotidiens « La voix du Nord » et « Le Soir » début juillet 2008 a révélé que 49 % des Wallons interrogés favorisent, parmi plusieurs options, un rattachement à la France en cas de scission de la Belgique, alors qu'ils n'étaient que 29 % en janvier de la même année.

La Belgique est membre fondateur de l'Union européenne et de l'OTAN. Son territoire abrite les principales institutions de ces deux organisations internationales. La Belgique est aussi un membre ou est affiliée à de nombreuses organisation internationales, comme ACCT, AEN, AID, AIE, AIEA, BAfD, BAsD, BEI, Benelux, BERD, BID, BIRD, BRI, CCC, CE, CERN, CIO, CNUCED, Comité Zangger, CPA, CPEA, CPI, ESA, FAO, FIDA, FISCR, FMI, Groupe d'Australie, GFN, G-10, Inmarsat, Interpol, ISO, MICR, MINUK, MONUC (observateurs), OACI, OCDE, OEA (observateur), OTAN, OHI, OIAC, OIM, OIT, OMC, OMI, OMM, OMPI, OMS, ONU, ONUDI, ONUST, OSCE, SFI, UE, UEM, UEO, UIT, UNECE, UNESCO, UNHCR, UNMOGIP, UNRWA, UPU.

La population belge est répartie sur l'intégralité du territoire mais il y a quand même une forte densité.

Le pays, rencontre des cultures germanique et romane, comprend différentes communautés linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le néerlandais, le français et l’allemand. Elles sont placées sur un pied d’égalité au niveau fédéral. Parmi les différentes régions, seule la Région de Bruxelles-Capitale (habitée par près de 10% de la population) est officiellement bilingue (français et néerlandais). La Région flamande (habitée par près de 58% de la population), située au nord est officiellement unilingue néerlandophone. La Région wallonne (habitée par plus de 32% de la population), située au sud est officiellement unilingue francophone à l'exception de la région de la Communauté germanophone de Belgique, laquelle comprend 75 000 personnes, soit moins d'un pourcent de la population belge. Des minorités linguistiques sont présentes dans les régions unilingues, leur importances respectives ne peuvent être qu'estimées, les recensements linguistiques étant interdits par la loi en Belgique. Les néerlandophones représenteraient 57 % à 60 % de la population belge, et les francophones 40 % à 43 %. À côté des langues officielles, sont parlées des langues régionales endogènes. Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. La diversité linguistique provoque souvent des conflits politiques, liés à d’autres enjeux (la position arithmétiquement minoritaire des francophones, celle, plus socioculturelle de la langue néerlandaise au départ, la politique étrangère de l’entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons, surtout à partir des années 1960 etc.), qui ont engendré un système de gouvernance complexe.

La liberté de religion est inscrite dans la Constitution. La plus répandue est la religion catholique, d’autres, telle que l’islam, le protestantisme, le judaïsme et christianisme orthodoxe sont pratiquées en Belgique.

Un 7e culte pourrait être reconnu : le bouddhisme. Celui-ci est fort de 30 000 à 50 000 adeptes.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral, dont le chef d’État actuel est le roi Albert II. En pratique le pays conserve quelques caractéristiques confédérales.

La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d’éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l’indépendance de la Flandre à court terme tandis qu’un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d’obédience républicaine par nature.

Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d’équipollence des normes, c’est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n’a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l’essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l’État belge.

En 1980 lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l’autorise la Constitution. Les six députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant les matières régionales.

Le pouvoir fédéral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les élections de juin 2007 les démocrates-chrétiens (Flandre) et les libéraux francophones (Wallonie et Bruxelles) disposent ensemble de la majorité à la Chambre des représentants (81 des 150 sièges). L’État fédéral est compétent dans tous les domaines d’intérêt national, tels que la défense et les affaires internationales, toute la sécurité sociale, 95 % de la fiscalité, l’économie, les télécommunications et d’importantes compétences semi-fédéralisées, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l’enseignement (âge de l’obligation scolaire, diplômes, etc.).

Les Communautés - française, flamande, germanophone - sont responsables de la culture et de l’éducation (écoles, bibliothèques, théâtres, audiovisuel…) ainsi que de l’aide aux personnes. Les Régions - flamande, wallonne, Bruxelles-Capitale - s’occupent des problèmes territoriaux et économiques (transports, plan d’aménagement du territoire…) pour la région qui les concerne. Communautés et Régions maîtrisent, en outre, les relations internationales relevant des matières de leur compétence, à l’exception de l’aide au tiers-monde dans ces mêmes domaines.

Chaque province et chaque commune appartient à une Région, et est soumise à sa tutelle.

À Bruxelles le rôle de la province est exercé par la Région. La Région a quand même un gouverneur chargé d’exécuter les décisions du pouvoir fédéral et un vice-gouverneur chargé de faire respecter les accords linguistiques dans les administrations.

Les Régions (Région wallonne, Région flamande et Région de Bruxelles-Capitale) sont les entités fédérées principalement compétentes en matière économique.

Les Communautés (Communauté française, Communauté flamande et Communauté germanophone) sont les entités fédérées qui sont compétentes en matière culturelle et gèrent l’enseignement. Les communautés sont subsidiées par l’État fédéral.

La vie culturelle belge a eu tendance à se développer dans chaque communauté. Les éléments intercommunautaires sont moins nombreux, en partie à cause de l'absence d'université bilingue, à part l’Académie royale, de médias communs, ni d'organisations culturelles ou scientifiques significatives où toutes les communautés sont représentées. Ces éléments précisés, la Belgique en tant que telle est culturellement connue pour son art raffiné et son architecture. Il y a lieu de remarquer que l'Internet est aussi un élément de fracture communautaire dans la mesure où les deux communautés ne participent pratiquement à aucune communication en ligne commune que ce soit sur le plan culturel, scientifique, technique ou même les hobbies, les francophones fréquentant plutôt les cercles français et les Flamands s'organisant entre eux.

La région correspondant aujourd’hui à la Belgique a été le berceau de mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen. L’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique, Renaissance, baroque et Art nouveau ainsi que la musique classique de la Renaissance sont des éléments majeurs de l'histoire de l’Art.

Les surréalistes sont largement représentés en Belgique avec des artistes comme Magritte ou encore Ensor, on dit même que le surréalisme, c'est l'âme belge.

L’Armée belge compte, en 2005, 26 400 hommes dans l’armée de terre, 8 600 dans l’aviation, 2 400 dans la marine et 2 000 au service médical, soit un total de 39 400 hommes. Le recrutement y est essentiellement basé sur le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire (le 1er mars 1995). À cela s’ajoutent les principes de réserve volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signé un engagement) et obligatoire, uniquement pour les membres du cadre et ce, pendant une durée déterminée.

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Source : Wikipedia