Bas-Saint-Laurent

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Posté par seb 08/04/2009 @ 08:14

Tags : bas-saint-laurent, québec, canada, amérique, international

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Bas-Saint-Laurent

Paysage côtier du Bas-Saint-Laurent

Le relief bas-laurentien comporte deux éléments principaux : les plateaux des Appalaches (monts Notre-Dame) et les basses terres qui occupent une étroite bande le long du littoral du fleuve Saint-Laurent. Ces deux entités sont reliées par une zone intermédiaire de contreforts.

Il s'agit d'une succession de replats séparés par des ressauts qui finissent par se fondre aux plateaux. Les monts Notre-Dame se laissent interrompre par les importantes dépressions du Témiscouata et de la Matapédia. Ces deux vallées parallèles constituent de véritables voies de passage vers les provinces maritimes.

La présence de la mer (estuaire du fleuve Saint-Laurent) influence quelque peu le climat du Bas-Saint-Laurent : par rapport au climat de l'Abitibi, par exemple, située à la même latitude, le climat de la région est plus tempéré avec des minima plus élevés et des maxima plus bas. À cela s'ajoute le vent froid et humide du nord-est. L'influence de la mer est moins grande dans les vallées où les températures sont un peu plus élevées l'été et un peu plus froides à l'hiver que sur le littoral.

Depuis 1951, la région du Bas-Saint-Laurent voit sa population stagner, voire décliner légèrement. Cette réalité cache deux phénomènes qui s'opposent : le rapide déclin des régions rurales et le renforcement des principaux pôles urbains, en particulier Rimouski et Rivière-du-Loup. La part de ces deux seules agglomérations dans la population totale de la région est passée de 16 % en 1951 à 34 % en 2001. La prédominance accrue de ces deux pôles urbains explique que les deux seules MRC qui ont connu un accroissement ininterrompu de leur population sur la période 1951-2001 sont les MRC de Rimouski-Neigette et de Rivière-du-Loup. À l'opposé, les MRC qui ne peuvent compter sur la présence d'un pôle urbain structurant, comme les MRC de Matapédia, Témiscouata et les Basques, sont les MRC où la population a le plus diminué.

Compte tenu de la baisse de population observée depuis 1951, alors même que la population du Québec augmentait de 82 %, il n'est pas étonnant de constater que la part de la région dans le Québec a chuté de 5,2% en 1951 à 2,8% en 2001.

Tout comme les Normands et les Bretons, les pêcheurs basques exploitent les ressources marines de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent au XVIe siècle. Leur présence est attestée dès les années 1520 et devient plus fréquente immédiatement après les explorations de Jacques Cartier. Vers 1560, ils disposent d'une flotte d'une centaines de morutiers et d'une trentaine de baleiniers.

Les Basques exploitent d'abord les ressources présentes en grande quantité dans le golfe et sur les bancs de Terre-Neuve, mais vers 1570, il semble que la raréfaction des colonies de baleines les poussent à venir pourchasser ces mammifères marins jusque dans l'estuaire moyen du Saint-Laurent.

La chasse se concentre à la hauteur du fjord du Saguenay. L'île aux Basques, située en face de Trois-Pistoles, sur la rive sud de fleuve Saint-Laurent, devient alors l'un des endroits privilégiés par les Basques pour y dépecer et y faire fondre le gras des baleines capturées dans les environs. trois fourneaux témoignent encore de nos jours de cette activité.

Le saint patron de la région est Laurent de Rome.

Bien que, pendant le régime français, plus d'une vingtaine de seigneuries aient été concédées le long du littoral du fleuve, jusqu'à Métis, et même à l'intérieur des terres (seigneuries de Madawaska, de Lac-Métis et de Lac-Matapédia) le peuplement du Bas-Saint-Laurent demeure marginal jusqu'en 1790. À l'exception de la région de Kamouraska, dont la colonisation se fait rapidement, dans le prolongement de la Côte-du-Sud et du chemin royal, le Bas-Saint-Laurent reste longtemps isolé. À l'est du Kamouraska, vers 1760, la population composée de quelques dizaines de familles de pionniers, se concentre dans quatre seigneuries : Rivière-du-Loup, L'Isle-Verte, Trois-Pistoles et Rimouski. En 1790, Le Bas-Saint-Laurent, à l'exclusion du Kamouraska, compte à peine 1250 habitants répartis sur plusieurs centaines de kilomètres de côtes, entre Notre-Dame-du-Portage et Matane.

La réalisation du chemin du Portage permettant de relier la vallée du Saint-Laurent aux colonies anglaises des Maritimes, vers 1783, rompt quelque peu l'isolement d'une partie du territoire, mais n'entraîne pas l'établissement d'une population sédentaire sur son parcours.

Entre 1790 et 1830, la population du Bas-Saint-Laurent (à l'est du Kamouraska) passe de 1 250 à 10 000 habitants. Cette augmentation de population est alimentée à la fois par une forte croissance naturelle et par un courant migratoire en provenance des régions plus à l'ouest. Ce peuplement permet l'occupation pratiquement continue du rang du bord de l'eau et, en plusieurs endroits, l'occupation des premières terrasses de l'intérieur des terres. À Cacouna, en 1831, le peuplement a déjà progressé jusqu'au 4e rang. C'est aussi à cette période que l'isolement est rompu : en 1830, on peut se rendre jusqu'à Rimouski par le chemin royal.

Les années qui suivent la conquête sont difficiles pour le clergé catholique. Même si la population justifie leur création, l'évêque éprouve de la difficulté à faire reconnaître de nouvelles paroisses par les autorités britanniques. La première paroisse du Bas-Saint-Laurent à l'est du Kamouraska est Cacouna, qui voit le jour en 1825, un siècle et demi après l'arrivée des premiers défricheurs.

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Conseil central du Bas-Saint-Laurent

Logo du CCBSL-CSN

Le Conseil central du Bas-saint-Laurent est l'un des treize conseils centraux de la Confédération des syndicats nationaux. Le dernier congrès du Conseil central du Bas-Saint-Laurent s'est tenu en juin 2007 à Rivière-du-Loup sous le thême "Vert une vie régionale et syndicale active". Le Conseil central est un porte parole privilégié dans la région du Bas-Saint-Laurent. La CSN régionale intervient régulièrement dans les débats qui touchent ses membres, mais plus largement sur les conditions de vie des Bas-Laurentiens en général.

Le conseil central compte plus d'une centaine de syndicats affiliés représentant 10 000 membres répartis dans les huit municipalités régionales de comté du Bas-Saint-Laurent de La Pocatière à Les Méchins. Il représente les syndicats qui sont affiliés aux neuf fédérations de la CSN dans les secteurs public comme privé.

Le siège social du Conseil central du Bas-Saint-Laurent est situé au 124, rue Sainte-Marie à Rimouski. Le 124 Sainte-Marie est le siège social de tous les syndicats CSN de la région et d'un syndicat national, le Syndicat national de la sylviculture SNS-CSN.

En 1941, les ouvriers de la Price Brothers, à Rimouski, déclenchèrent une grève — illégale parce qu’interdite par la loi des mesures de guerre — pour obtenir une augmentation de salaire de 10 cents l’heure. Le conflit se solda par une victoire importante et la création du premier syndicat catholique de l’industrie du bois de Rimouski. La CTCC avait dépêché F.X. Legaré, journaliste de son métier, qui devint peu après le premier permanent syndical de la région, parcourant tout l’Est du Québec et la Côte-Nord, sac au dos, pour syndiquer les travailleurs de l’industrie du bois.

En 1942 était fondée, à Rimouski, la Fédération de l’industrie du bois, qui exerça un leadership rayonnant : bientôt, jusqu’en Gaspésie et au Témiscouata, d’autres travailleurs de moulins à scie se syndiquèrent. En 1945, à la requête du syndicat de la construction et de celui des barbiers, la fédération réunit une cinquantaine de délégués pour fonder le Conseil central du diocèse de Rimouski, qui englobait alors la Gaspésie et la Côte-Nord. La syndicalisation se répandit ensuite rapidement dans les autres secteurs : employés municipaux, de commerce, de garage, de l’Hôpital Saint-Joseph.

Être élu à l’exécutif du conseil central, à cette époque, constituait un bénévolat exigeant. Aucune libération n’étant accordée, il fallait tenir les réunions les samedis et dimanches, et parfois parcourir d’énormes distances. Aussi le conseil central avait-il du mal à retenir ses présidents, qui se succédèrent rapidement durant les premières décennies. C’est ainsi qu’Agathe Lauzier fut élue présidente du conseil central, un peu malgré elle, de 1972 à 1978. Elle y était au moment de la scission, en 1972. La CSN ne perdit aucun syndicat, malgré des débats animés. À une décennie d’organisation, celle des années 1960, succéda une décennie de revendications ponctuée de nombreux conflits (secteur public, garages, municipaux, entreprise de portes et fenêtres). Le plus marquant fut celui de la laiterie de Trois-Pistoles.

La décennie 1980 commence avec la fermeture de la papetière Price, près de Rimouski. D’autres suivront: Sométal Atlantique, puis Cable Philips. Chaque fermeture est vécue comme une catastrophe par la population. Parallèlement, les gouvernements manifestent leur intention de vider des villages en leur coupant les services publics. «Aucune région n’a été autant visée que la nôtre, explique Martin Boucher, qui présida le conseil central de 1984 à 1988. Les gens étaient révoltés, et avec raison. Ils avaient bâti l’arrière-pays, cultivé péniblement des terres de roche, construit des routes et des ponts pour les grosses compagnies. Et voilà que les décideurs voulaient tout débâtir. Des compagnies comme Price, après avoir “plumé” nos forêts et sali nos cours d’eau, s’en allaient en jetant des familles à la rue. Les gouvernements fermaient des bureaux de poste, cessaient d’entretenir des routes, suspendaient des subventions, déménageaient des bureaux administratifs; le Canadien National fermait des tronçons... » Ce furent des années de mobilisation pour sauver les emplois et la région. Le conseil central se lança dans la mêlée aux côtés des groupes qui s’organisaient et des intervenants économiques et politiques qui protestaient. Il devint bientôt le principal interlocuteur syndical et son opinion fut de plus en plus recherchée. Les élus, particulièrement le président — Martin Boucher fut le premier président libéré à temps plein —, occupèrent dès lors une place beaucoup plus importante au sein du conseil central et ils contribuèrent à élargir son rôle politique et social.

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Sainte-Florence (Québec)

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Sainte-Florence est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de La Matapédia au Québec (Canada), située dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.

La municipalité, comme toutes celles de la Vallée de la Matapédia, fait partie de la région administrative du Bas-Saint-Laurent et de la région touristique de la Gaspésie. Elle est située à quelques kilomètres de la municipalité de Causapscal.

Cette localité est nommée en l'honneur de Florence d'Agde, martyre avec les saints Tibère et Modeste entre Agde et Pézenas.

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Sayabec

Vue aérienne de Sayabec

Sayabec est une municipalité canadienne de la province de Québec située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Matapédia dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent. Avec sa population d'un peu plus de 2 000 habitants, elle est la troisième plus grande municipalité de La Matapédia.

Sayabec est prononcé « Sébec ». Ce nom est emprunté à la rivière du même nom qui sillonne le village et provient du mot micmac sepeg signifiant « rivière obstruée » ou « rivière remplie ». Cette appellation vient du fait que la rivière obstruée par des barrages de castors se remplit davantage. Le castor est ainsi devenu le symbole représentant la municipalité de Sayabec. D'autres parts, on devrait plutôt lire « Sakpediak » pour : sak, remplie ; et, pédiak, rivière. De plus, les Micmacs prononçaient « Sakbak » (Sébec) par contraction.

D'autres sources veulent que « Sayabec » serait issu du mot micmac siapeg qui signifie « prolongement du lac » ou « petit golfe » en faisant référence au prolongement du lac Matapédia.

Les gentilés sont nommés Sayabécois(es) que l'on prononce « Sébécoua ».

La municipalité de Sayabec fait partie de la municipalité régionale de comté de La Matapédia qui se situe dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.

La paroisse de Sayabec, Saint-Nom-de-Marie, fait partie de l'Archidiocèse de Rimouski, plus précisément, dans la région pastorale de La Matapédia.

La municipalité fait également partie de la région touristique la sous-région touristique de la vallée de la Matapédia qui se situe dans la région touristique de la Gaspésie.

Sayabec est situé sur le versant droit (au Sud) du fleuve Saint-Laurent sur un flanc des monts Chic-Chocs ; il y a justement un climat bien particulier créé à cause de ces montagnes. En effet, un hiver long et très neigeux ainsi qu'un été humide et chaud sont caractéristiques à Sayabec. La géographie du village est sise dans celle de la chaîne de montagnes des Appalaches et plus précisément dans la section des monts Notre-Dame. Ces montagnes forment la Vallée de la Matapédia d'origine glaciaire qui a été façonnée durant l'ère primaire. Sur le territoire sayabécois, les sommets atteignent 350 m tandis que la municipalité est à une altitude moyenne de 200 m. Le socle rocheux est sédimentaire et, parfois, volcanique. De plus, il est recouvert de dépôts glaciaires.

La municipalité de Sayabec est située sur l'axe de communication principal du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui est composé de la route 132 et du chemin de fer de la Matapédia et du Golfe, entre Mont-Joli et Amqui. Il y a deux trains passagers circulant sur le chemin de fer : Le Chaleur et L'Océan. Ces deux-derniers font une halte à Sayabec sur demande au passage à niveau avec la rue Lacroix. De plus, ils sont souvent attachés ensemble lors de leur passage à Sayabec.

Les régions boisées couvrent 47,9 % du territoire et l'eau 8,4 %, le reste étant déboisé (43,7 %). 35 % du territoire sayabécois est propice à l'agriculture.

Le territoire sayabécois est composé de deux bassins versants. Le principal est celui du lac Matapédia qui couvre environ 60 % du territoire. Celui-ci comprend notamment le lac Matapédia et les rivières Sayabec (anciennement nommée la rivière noire) et Saint-Pierre. Le second bassin est celui de la rivière blanche qui couvre le territoire restant (40 %). Ce-dernier est composé principalement des lacs Malcolm et Squaw ainsi que des rivières blanche, Arthur, Édouard, Roy et des Sauvages.

La région fut fréquentée bien avant le 17e siècle. En effet, les Amérindiens micmacs habitaient la vallée de la Matapédia bien avant l'arrivée des premiers colons.

Le premier habitant de la vallée de la Matapédia, monsieur Pierre Brochu (1795-1871), natif de Saint-Vallier de Bellechasse, s'installa précisément dans la région sayabécoise. Aujourd'hui, une rue et un parc dans le village de Sayabec portent son nom en son honneur. La route principale traversant Sayabec a longtemps porté le nom de « route Nationale - Brochu » avant d'être rebaptisée en octobre 1866. De plus, une croix commémorative fut érigée à sa mémoire à l'endroit même où il s'établit en 1833 lors de la construction du chemin Kempt. En effet, c'est en 1833, suite à de nombreux accidents où des voyageurs mouraient de froid, de misère ou de noyade, que le Parlement du Canada a demandé l'installation de quatre postes avec gardien le long du chemin Kempt pour servir de secours en cas de besoin et d'hébergement des voyageurs et des postillons. Monsieur Pierre Brochu remplit cette fonction de gardien au poste situé à la tête du lac Matapédia où se situe actuellement Sayabec de 1833 jusqu'à sa mort en 1871.

Même si le premier colon s'établit aussi tôt qu'en 1833, il faudra attendre l'implantation de la compagnie John Fenderson vers la fin du 19e siècle pour voir la venue de colons à Sayabec. Dès lors, la vocation de Sayabec fut fixée : davantage de gens venait pour travailler aux moulins que pour défricher les terres. Les Fenderson sont les premiers véritables industriels de la vallée. Ils achetèrent le moulin à bardeaux de McPherson et firent bâtir une usine de sciage et de planage. Finalement, ils achetèrent la Seigneurie du lac Matapédia en 1910.

Il faut aussi ajouter que l'amélioration du chemin qui dessert la Matapédia de 1847 à 1862 ainsi que l'établissement du chemin de fer de l'Intercolonial de 1870 à 1872 furent des catalyseurs au développement de la population de Sayabec (le village portait à ce moment le nom de Saindon). Les colons arrivaient surtout des comtés de Rimouski et de Matane.

Pierre Brochu fut le premier habitant de Sayabec (voir paragraphe Histoire ci-dessus pour plus de détails).

Herménégilde Boulay arriva à Sayabec en 1882 et y fut le chef de gare à partir de 1883.

Joseph-Cléophas Saindon fut le fondateur de la paroisse ainsi que son premier curé de 1896 à 1941 (voir paragraphe Histoire de la paroisse ci-dessous pour plus d'informations).

Victor Thibault fut le premier maire de Sayabec.

François Gagnon fut le premier secrétaire-trésorier de Sayabec.

Théophile Fournier est celui qui construisit le premier aqueduc de Sayabec en 1903. L'eau provenait du ruisseau Sauvage et la canalisation était toute en bois. En fait, c'était des billots de sapin percés d'un bout à l'autre grâce à un « pouvoir » à cheval. L'aqueduc fut longtemps surnommé « l'aqueduc à Fournier. » On peut encore retrouver aujourd'hui certains tuyaux de cet aqueduc sous terre à Sayabec.

Son Honorable Louis-Philippe Joubert est né à Sainte-Flavie le 14 novembre 1868 où il demeura jusqu'en 1900. En effet, 1900 est l'année où il s'établit à Sayabec en tant que marchand dans le magasin général. Après avoir bien établit son établissement commercial, il commença à s'occuper du commerce du bois de construction pour ensuite construire un moulin à bois. Étant donné que l'aqueduc construite par M. Fournier ne couvrait que le territoire entre le ruisseau Sauvage et l'église, M. Joubert fit construire un aqueduc privé en 1907 pour alimenter une dizaine de maisons qui étaient privées de l'eau courante. Les tuyaux étaient alors en fer et prenaient leur source dans une montagne voisine. Lors de la fondation de la municipalité de Saindon, M. Joubert devînt le premier maire. Il occupa cette position de 1917 à 1923 ainsi que deux autres mandats entre 1926 et 1937 pour totaliser un total de 23 ans en tant que maire. M. Joubert fut aussi préfet du comté de La Matapédia de 1927 à 1944. La tronçon de la route 132 traversant Sayabec a longtemps porté le nom de Joubert, cependant, suite à une déviation de cette route sur sa partie ouest par rapport à l'église, le boulevard Joubert Ouest est une entité à part tandis que le boulevard Joubert Est est la même entité physique que la oute 132.

Pierre Bélanger fut maire de la municipalité de paroisse de Sainte-Marie-de-Sayabec de 1914 à 1953. Lors d'un congrès de l'Union des conseils de comtés à Québec, un hommage lui a été rendu en tant que « doyen des maires de la Province de Québec ».

Le premier desservant de Sayabec fut le curé de Saint-Moïse de l'époque monsieur P.-E. Chouinard. Il venait célébrer la messe une fois par mois et sur semaine à Sayabec jusqu'en 1894. La paroisse de Sayabec se nomme Saint-Nom-de-Marie-de-Sayabec. La mission Sainte-Marie de Sayabec fut érigée en 1885. Le 1er septembre 1893, Monseigneur Blais béni une cloche baptisée Marie-Léon-André-Albert-Pierre pour la chapelle de Sayabec. Le premier curé de la paroisse fut l'abbé Joseph-Cléophas Saindon nommé en 1896; il occupa cette position pendant 45 années. La première gare ferroviaire ouverte en 1912 portait le nom de « Saindon » et le village portait également ce nom de 1917 à 1951. Aujourd'hui, une rue porte le nom de « Saindon » et un immeuble est nommé « Pavillon Chanoine Saindon » à Sayabec. Il faut ajouter que village voisin ainsi que sa paroisse portent le nom de « Saint-Cléophas » en son honneur. De plus, on peut retrouver aujourd'hui une croix à l'emplacement de la première chapelle de Sayabec bâtie en 1892. La première église de pierre fut bâtie en 1903; elle se nomme Saint-Nom-de-Marie. Cette-dernière fut détruite par la foudre le 18 février 1929. L'église actuelle de Sayabec fut construite en 1931. Le curé actuel de la paroisse de Sayabec est M. Adrien Tremblay (simultanément, il est aussi curé des paroisses de Saint-Moïse, de Saint-Damase, de Saint-Noël, de Saint-Cléophas et de Val-Brillant).

La devise du village est Quod Deus Vult qui signifie Ce que Dieu veut. Cependant, la devise populaire utilisée est Un souvenir, un devenir.

Le logo du village de Sayabec est le castor symbolisant l'activité de l'industrie forestière. De plus, c'est un bâtisseur infatigable. Il a été dessiné par Daniel Roussel et officialisé le 4 octobre 1993.

Les armoiries de Sayabec ont été dessinées au Collège des Armoiries de Montréal. Elles présentent un blason comportant une gerbe de blé pour représenter l'agriculture et les richesses naturelles locales, un conifère pour représenter l'industrie forestière, trois fleurs de lys pour représenter le peuple québécois d'origine française ainsi que des vagues pour représenter l'hydrologie locale dont le lac Matapédia. Le blason est entouré de feuilles d'érable qui sont le symbole du Canada. De plus, un bandeau portant la devise en latin, Quod Deus Vult, est présentée sous le blason. Un drapeau fut créé en septembre 1990 à l'effigie des armoiries.

L'industrie de l'agriculture et du bois ont toujours été les deux principales sources de l'activité économique de Sayabec. Au début du siècle, plusieurs moulins à bois opéraient dans le village dont l'importante compagnie Fenderson. Aujourd'hui, dans les limites de la ville, on trouve la plus grosse industrie de la région : Uniboard Canada Division Sayabec (ou communément appelé PANVAL pour « Panneaux de la Vallée »), un manufacturier de panneaux mélamines employant près de 400 personnes (en 2006).

À Sayabec, il y a une école primaire accueillant environ 250 enfants de Sayabec et de Saint-Cléophas nommée École Sainte-Marie.

Il y a une école du niveau secondaire nommé École polyvalente de Sayabec qui accueille environ 220 élèves de plusieurs villages avoisinants (Sayabec, Saint-Cléophas, Saint-Moïse, Saint-Noël et Saint-Damase) qui offre les secondaires 1 à 4. Pour compléter le cinquième niveau du secondaire, les élèves doivent se rendre à l'École polyvalente Armand Saint-Onge d'Amqui.

Le bâtiment de l'école secondaire de Sayabec abrite aussi un centre d'éducation des adultes (CEA) ainsi que la bibliothèque municipale nommée Quilit.

Le CLSC de la Vallée a un point de distribution à Sayabec pour offrir des services de santé, sociaux et communautaires de première ligne tant de nature préventive, curative que de réadaptation aux habitants de la région. Le CLSC de Sayabec contient notamment une clinique dentaire.

Le foyer Sainte-Marie-de-Sayabec est une résidence publique pour les personnes âgées en perte d'autonomie.

De plus, il y a la présence d'un poste d'ambulance pour couvrir la région plus rapidement.

Un aréna qui porte le nom de Centre sportif David Pelletier qui fut la première bâtie dans La Matapédia est utilisée notamment pour le hockey et le patinage artistique. L'aréna est d'ailleurs l'hôte de l'équipe de hockey mineur nommée les Draveurs de la Vallée et du club de patinage artistique (CPA) les Frimousses.

Les services financiers sont disponibles à Sayabec par le biais des institutions de la Caisse populaire Desjardins et de la Banque nationale du Canada.

Un centre communautaire moderne ainsi qu'une maison des jeunes sont à la disposition des Sayabécois et des Sayabécoises.

Sayabec a été le premier village du Québec à se doter de pavement en macadam dès 1910. Les noms de rue à Sayabec portent souvent des noms de famille de personnalités ou de familles ayant marqué l'histoire du village. Les habitations de Sayabec sont dotées de numéro civique depuis 1967 pour le village et depuis 1986 pour la paroisse.

L'orgue Casavant de l'église Saint-Nom-de-Marie de Sayabec date de 1905.

La gare ferroviaire de Sayabec construite en 1915 de la compagnie du chemin de fer intercolonial du Canada (ICR) a été déclarée gare patrimoniale en 1993. Elle a été déménagée à un endroit plus approprié près d'un parc dans le village de Sayabec étant donné qu'il n'y avait plus aucun personnel de Via Rail Canada y travaillant. La gare portait le nom de gare de Saindon à ses débuts, mais, à partir des années 1880, elle portait déjà le nom de gare de Sayabec dans les documents de la compagnie de chemin de fer bien avant que le village prenne le nom de Sayabec en 1951.

Un canon allemand capturé par le 27e bataillon des Forces canadiennes le 9 avril 1917 est présent dans un parc de Sayabec.

Une croix de granit est présente dans un parc de Sayabec à la mémoire des Sayabécois mort au combat durant la Première Guerre mondiale sur laquelle y sont inscrits quatre noms : Joseph Keable, John Johnson, Ludger Belliveau et Joseph-Louis Piché.

David Pelletier (1974 - ), patineur en couple avec Jamie Salé médaillé d'or aux Jeux Olympiques de 2002 est né à Sayabec. D'ailleurs, l'aréna de Sayabec porte le nom de Centre sportif David Pelletier. Le couple fut intronisé au Hall of Fame de Patinage Canada en 2005.

Le caporal Joseph Keable VC, MM (1892 - 1918) était mitrailleur dans le 22e bataillon canadien-français d'infanterie (aujourd'hui le Royal 22e Régiment). Il est né à Saint-Moïse, mais vécut à Sayabec. Il fut le premier Canadien-français à recevoir la Croix de Victoria qui est la plus haute distinction de tout le Commonwealth. Il reçut cet honneur pour avoir continuer de stopper l'avancée ennemie même lorsqu'il était blessé par des fragments d'obus et de bombes. Aujourd'hui, plusieurs éléments militaires portent son nom, mais aussi une rue à Sayabec et à Rimouski ainsi que le corps de cadets d'Amqui. Bien que son nom soit souvent orthographié Kaeble, la Commission de toponymie du Québec affirme que son nom doit être orthographié Keable.

Le caporal suppléant John C. Johnson (1892 - 1916) est mort à l'action le 14 février 1916. Dans ses documents militaires, on peut lire qu'il est né à Eastman le 25 juin 1892 et que son plus proche parent est Mme Nellie Johnson de Sayabec.

Ludger Belliveau (1895 - 1918) est décédé au combat le 28 août 1918. Il s'agit en fait de Luc Belliveau qui est né le 4 juin 1895 à Sayabec.

Joseph-Louis Piché (1889 - 1916) est mort à l'action le 16 septembre 1916. Lors de son enrôlement, il déclara être né le 25 février 1889 à Trois-Rivières et que son plus proche parent est Éva Piché de Sayabec.

Jules Boucher (1933-1999) est né à Sayabec. Il fut député à l'Assemblée nationale indépendant et pour le Parti Québécois.

Ghislain Fournier (1938- ) est né à Sayabec et est connu pour avoir été le président du syndicat des Métallos de 1967 à 1974. Il fut aussi député à la Chambre des communes pour le Bloc québécois.

Claude Rioux (1930-2006) est né à Sayabec et fut sous-ministre pour le Ministère de la Justice du Québec de 1966 à 1970 et de 1973 à 1975. De plus, il fut secrétaire adjoint au Ministère du Conseil exécutif du Québec de 1975 à 1977. Finalement, il est connu comme étant juge à la Cour supérieure du Québec à partir de 1978.

Irvin Pelletier (1946- ) est né à Sayabec et fut député à l'Assemblée nationale pour le Parti Québécois.

Sayabec possède un journal communautaire intitulé « L'Écho sayabécois ». Ce journal existe depuis septembre 1980. À ses débuts, le journal portait le nom de « Sayabec Quoi ». C'est en octobre 1980 qu'il prend son nom actuel suite à un concours pour lui trouver un nom. Le journal est opéré par un groupe de bénévoles.

Depuis 2002, se tient annuellement un festival du village de Sayabec nommé la « Fête au village ». Le festival attire plusieurs activités différentes chaque année dont un tir de chevaux. De plus, c'est toujours le moment idéal pour les habitants de Sayabec de se rencontrer et d'établir un marché aux puces dans les rues.

En 1986, Sayabec remporta le 3e prix régional Bas-Saint-Laurent — Gaspésie du concours provincial « Villes, villages et campagnes fleuris ».

Le lac Matapédia est reconnu pour la pêche au touladi et à la truite mouchetée. En plus de la pêche, le printemps constitue une période idéale pour l'observation d'oiseaux aquatiques sur le lac Matapédia.

Il y a aussi le lac Malcolm situé au Nord du village qui est une attraction intéressante pour la pêche, le camping et les activités nautiques et sur lequel donne l'auberge du lac Malcolm.

Le parc Pierre-Brochu donnant sur la route 132 et le lac Matapédia offre une halte pour le pique-nique et une rampe de mise à l'eau pour les embarcations nautiques.

La baie à Charlie (ou baie de Charlie) au Nord du village présente à ses visiteurs une plage sur le lac Matapédia ainsi qu'un terrain aménagé pour le camping et le pique-nique.

Le conseil municipal est composé d'un maire et de six conseillers qui sont élus en bloc sans division territoriale. Les élections municipales ont lieues tous les quatre ans.

Québec : Sayabec fait partie de la circonscription provinciale de Matapédia. Lors de l'élection générale québécoise de 2008, la députée sortante Danielle Doyer, du Parti Québécois, a été réélue pour représenter la population sayabécoise à l'Assemblée nationale.

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Source : Wikipedia