Barack Obama

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Posté par woody 03/03/2009 @ 23:09

Tags : barack obama, politique américaine, etats-unis, amérique, international

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Barack Obama Sr.

Barack Hussein Obama, né en 1936 et mort le 24 novembre 1982, était un économiste travaillant pour ministère des finances kenyan. Il est le père du 44e, et actuel, Président des États-Unis d'Amérique Barack Obama. Il est, également, le centre des mémoires de son fils, intitulées Dreams from My Father.

Obama Sr. est né dans le village de Kanyadhiang’-Karachuonyo, dans le District de Rachuonyo sur les bords du lac Victoria, au Kenya qui était à l'époque une colonie de l'Empire Britannique. Cependant, il a grandi dans le village de Nyang’oma Kogelo (où il est enterré) dans le District de Siaya. Il est le fils de Hussein Onyango Obama (1895-1979) et de sa seconde femme prénommée Akumu. A la mort prématurée de cette dernière, il épousa Sarah qui éleva et pris soin du petit Barack Obama Sr. C'est elle qui est surnommée « mama Sarah » et que Barack Obama Jr. considère comme sa grand-mère.

Sa famille est membre du groupe ethnique des Luo (essentiellement présents au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda). Obama Sr. est né dans une famille chrétienne (bien que son père, après avoir été un guérisseur tribal, se soit converti à l'Islam) mais est devenu athée avant son arrivée aux États-Unis d'Amérique.

Obama Sr. s'est marié en 1954 à l'âge de 18 ans, au cours d'une cérémonie tribale, avec Kezia (16 ans) avec qui il eut quatre enfants. Cette dernière vit actuellement en Grande-Bretagne.

Obama Sr. a ensuite obtenu un diplôme en sciences économiques en suivant un programme d'éducation organisé par le leader politique Luo Thomas Odhiambo Mboya. Le programme permettait d'offrir des opportunités d'études en Occident, pour les étudiants kenyans.

Le président Barack Obama dit, dans ses mémoires, à propos de la scolarité de son père : Les Kennedys avaient décidé à l'époque : « Nous allons aller vers l' Afrique pour faire venir des jeunes dans notre pays et leur offrir l'opportunité d'étudier et de voir à quel point l'Amérique est un beau pays ». Le jeune Barack Obama Sr. obtint l'un de ces « tickets » pour les États-Unis . Cependant, un article de Michael Dobbs publié dans le The Washington Post indique que la famille Kennedy n'a pas demandé ce programme avant 1960, alors que Obama Sr. étudiait déjà aux États-Unis depuis 1 an.

À l'âge de 23 ans, Obama Sr. intégra l'University of Hawaii à Manoa, vivant aux côtés de sa femme enceinte Kezia et de leur premier fils en bas âge. Il se détourne alors de toute religion et devient athée.

Le 2 février 1961, Obama Sr. se marie avec une étudiante, Ann Dunham à Maui sur l'île d'Hawaii. Le seul enfant d'Obama Sr. et de Ann Dunham, né le 4 août 1961, est le 44e Président des États-Unis d'Amérique Barack Obama II. Ann Dunham arrête alors ses études pour s'occuper du bébé, tandis que Obama Sr. réussit, en août 1963, ses examens d'entrée à l'Université Harvard au Massachusetts. Incapable de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils, le divorce sera prononcé en janvier 1964. Il sera diplômé en économie en 1965.

Lors de son retour au Kenya, Obama Sr. est embauché par une compagnie pétrolière puis travaille comme économiste au Ministère des transports, et quelques temps après, devient économiste expert pour le Ministère des Finances kenyan.

Il fonde une nouvelle famille avec Ruth Nidesand (une Américaine) d'abord et avec Jael, Otieno (une Kenyane Luo) ensuite.

En 1965, Obama Sr. rédige un écrit intitulé Problems Facing Our Socialism, publié dans le Journal Est-Africa, critiquant à demi-mot la politique nationale mise en place par l'African Socialism and Its Applicability to Planning in Kenya, qui fut produite par le Ministère du Planning et du Développement Économique de Tom Mboya Dans le mémoire de Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, est décrit comment le conflit de Obama Sr. avec Jomo Kenyatta détruisit sa carrière. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer, à Nairobi, dans un accident de voiture en 1982, à l'âge de 46 ans.

Obama Sr. est enterré dans le village de Nyang’oma Kogelo, dans le district de Siaya, au Kenya. Ses funérailles ont été faites en présence des ministres kenyans Robert Ouko, Oloo Aringo, ainsi que d'autres personnalités politiques de premier plan.

Le père du nouveau Président des Etats-Unis a été élevée par Sarah car Akumu (la véritable grand-mère) est partie. elle a quitté le grand-père de Barack Hussein OBAMA Junior, emmenant sa troisième fille née (Auma) avec elle et laissant derrière ses deux premiers enfants Sarah et Barack Hussein OBAMA Senior(tante et père du 44e Président des USA).Les deux enfants devaient la rejoindre plus tard dans son village d'origine mais ils étaient très jeunes pour y parvenir par leurs propres moyens. Cf "Les rêves de mon père" par Barack OBAMA aux Editions Points Novembre 2008.

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Barack Obama

Prestation de serment de Barack Obama le 20 janvier 2009 qui devient le 44e président des États-Unis

Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l'État d'Hawaii, est le 44e et actuel président des États-Unis d'Amérique.

Barack Obama est le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche, événement historique qui concrétise en partie le rêve de Martin Luther King.

« Fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas », métis et ne descendant pas d'esclaves, il a réussi à éviter l'écueil de la question raciale. Cependant son parcours improbable a suscité chez les électeurs comme dans les médias du monde entier un intérêt exceptionnel.

Né à Hawaï, élevé plusieurs années en Indonésie, diplômé de l'Université Columbia et de la Faculté de droit de Harvard, il est, en 1990, le premier Afro-Américain à présider la prestigieuse Harvard Law Review. Après avoir été travailleur social, plus spécifiquement « organisateur de communauté » (community organizer en anglais), dans les quartiers sud de Chicago durant les années 1980, puis avocat en droit civil à sa sortie d'Harvard, il enseigne le droit constitutionnel à l'Université de Chicago de 1992 à 2004.

Barack Obama entre en politique en 1996 : il est élu au Sénat de l'Illinois où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004. Il connaît l’échec lors de sa candidature à l’investiture du parti démocrate pour la chambre des représentants en 2000 mais l'obtient en mars 2004 pour le Sénat des États-Unis. Barack Obama se distingue notamment par son opposition précoce à la guerre lancée par George W. Bush en Irak et par le discours qu’il prononce en juillet 2004 lors de la convention démocrate qui désigne John Kerry comme candidat à la présidence, prestation remarquée qui le fait connaître pour la première fois au plan national.

Élu sénateur en novembre 2004, il déclare sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidence des États-Unis le 10 février 2007 à Springfield. Il remporte les primaires face à Hillary Clinton et est officiellement désigné candidat lors de la convention de son parti à Denver, le 27 août 2008.

Après avoir remporté avec 52,9 % des voix et 365 grands électeurs, le 4 novembre 2008, l'élection présidentielle contre le républicain John McCain, Barack Obama entre en fonction le 20 janvier 2009.

Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan, de crise au Moyen-Orient, d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Barack (« béni » en arabe et swahili) est né le 4 août 1961 au centre médical de Kapiolani à Honolulu. Ses parents se sont rencontrés à l'Université d'Hawaï où ils étaient étudiants.

Barack Obama Sr. (1936-1982), était originaire du village de Nyang’oma Kogelo à l'ouest du Kenya et appartient à l'ethnie Luo ; il a été éduqué dans la religion musulmane mais était néanmoins athée. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paient par la suite des études à Nairobi ; en 1959, il obtient une bourse de l'université d'Hawaii où il suit un cursus d'économétrie, obtenant les meilleures notes de sa promotion et où il fonde l'association des étudiants étrangers .

Hussein Onyango Obama, ancien cuisinier dans l'armée britannique, a subi une période de détention de pour ses liens avec le mouvement d'indépendance Mau Mau. Il a été torturé pour obtenir des informations sur la rébellion.

Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942 - 1995) était la fille de Stanley (23 mars 1918 – 8 février 1992) et de Madelyn Dunham (26 octobre 1922 – 3 novembre 2008). La famille Dunham était chrétienne, mais Ann, adulte, était agnostique.

Elle est née près de la base militaire de Wichita (Kansas), son père ayant été appelé en 1942 pour servir comme GI dans l'armée américaine. Pendant la guerre, Madelyn Dunham travaille dans les usines aéronautiques de Wichita. Après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles. La famille Dunham déménage assez souvent, habitant successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington (Seattle) avant de partir pour Hawaii en 1959. Stanley y connaît des déboires professionnels, mais Madelyn occupe avec un certain succès un emploi de cadre de banque.

Stanley Ann suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr..

Barack Obama a été élevé par ses grands-parents maternels à partir de 1971. Étant très attaché à Madelyn (« Toot », américanisation de Tutu, « grand-mère » en hawaïen), le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était souffrante à Hawaii. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008, la veille même de l'élection de son petit-fils à la présidence des États-Unis.

Les parents de Barack Obama se marient le 2 février 1961. En août 1963, son père est accepté à l'Université Harvard mais il part seul pour le Massachusetts car la bourse qu'il a obtenue ne lui permettrait pas de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue proche du gouvernement de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé et boycotté, il sombre dans la pauvreté et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Son fils ne l'aura revu qu'une fois, à 10 ans, lors d'un séjour de son père à Hawaii (décembre 1971-janvier 1972).

Ann Dunham s'est remariée en 1965 avec un étudiant originaire d'Indonésie, Lolo Soetoro, qui regagne son pays dès 1966 ; Ann et Barack le rejoignent à Jakarta en 1967. Barack va passer quatre ans en Indonésie. Il fréquente d'abord deux ans l'école primaire catholique St-François d'Assise puis une école publique où il est le seul étranger. Dans le dossier d'inscription à celle-ci, il aurait choisi, parmi les cinq religions proposées, celle de son beau-père le javanisme, une branche locale de la religion musulmane. Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes a prétendu qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans !). Obama affirme quant à lui que son foyer n'était pas religieux.

En 1971, sa mère le fait revenir à Hawaii chez ses grands-parents maternels, afin qu'il puisse faire des études secondaires américaines (depuis le début du séjour indonésien, elle lui faisait suivre un cours par correspondance, et dans les derniers mois, lui imposait de se lever très tôt pour travailler avec elle avant d'aller à l'école) ; il est inscrit à l'Académie Punahou, prestigieuse école privée d'Hawaii pour laquelle il a obtenu une bourse. L'année suivante, Ann, séparée de Lolo Soetoro, le rejoint avec Maya et reprend ses études avec un mastère consacré à l'anthropologie de l'Indonésie. Selon Maya, l'éducation que sa mère a donné à cette époque à ses deux enfants était « idéaliste et exigeante ». En 1975, elle retourne en Indonésie pour effectuer les travaux de terrain obligatoires pour son diplôme, mais Barack refuse de la suivre. Elle devient responsable d'un programme d'aide aux femmes pauvres organisé par la fondation Ford puis contribue à développer le système de microcrédit indonésien. , Elle achève son doctorat en 1992 avec une thèse sur The peasant blacksmithing in Indonesia. Mais elle meurt à Hawaii à 52 ans le 7 novembre 1995 d'un cancer de l'ovaire. Obama affirme que sa plus grande erreur a été de ne pas avoir été à ses côtés au moment de sa mort.

Barack Obama a raconté son enfance et sa jeunesse (jusqu'en 1988) dans son autobiographie Les rêves de mon père.

Barack Obama a des origines multi-ethniques. Par sa grand-mère maternelle, il aurait des ancêtres cherokees. Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait un ancêtre commun avec l'ancien vice-président des États-Unis Dick Cheney et de l'ancien président Harry Truman : Marin Duval, un huguenot né à Laval ou Nantes au XVIIe siècle. Il est aussi un lointain cousin de l’acteur Brad Pitt, des anciens présidents George W. Bush, Gerald Ford, Lyndon Johnson, et de l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Il est également possible qu'il compte parmi ses ancêtres Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller, en Alsace,. Plus étonnant encore, il aurait un ancêtre belge à la 14e génération, Nicolas Martiau, né dans les environs de Wavre vers 1592. Mais ses origines européennes sont surtout anglaises, écossaises, et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

Après ses études secondaires, Barack Obama passe deux ans à Occidental College à Los Angeles (Californie) puis entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Avant même d'obtenir son diplôme de l'université Columbia, Barack Obama envisageait de devenir « organisateur communautaire » (community organizer) et non pas social worker), mais ses démarches auprès de différents organismes (notamment la mairie de Chicago, depuis peu dirigée par un Noir, Harold Washington) n'aboutissent pas. Il entre à New-York dans un cabinet de consultants (qu'il ne nomme pas) travaillant pour des multinationales, d'abord comme assistant de recherche, puis comme analyste financier, fonction importante qui lui permet de disposer d'un bureau et d'une secrétaire. Suite à une prise de contact avec sa demi-soeur Auma, il décide de se réorienter vers le travail communautaire et quitte son entreprise. Toujours à New-York, il connaît une période de travail précaire (il travaille notamment pendant trois mois pour l'organisation de Ralph Nader), puis est recruté par un militant associatif de Chicago, Jerry Kellman (qu'il appelle Marty Kaufman dans son autobiographie).

À l'été 1985, il choisit de travailler comme organisateur communautaire dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman, travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'Églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et embrasse la religion protestante.

Au cours de l'année 1987, il pose sa candidature à plusieurs universités et reçoit un agrément de Harvard en février 1988. Il quitte Chicago en mai 1988 et après un séjour touristique en Europe, part pour son premier voyage au Kenya. Il est ensuite pendant trois ans à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Cambridge près de Boston ; il en sort diplômé avec la mention magna cum laude. En 1990, il est le premier Afro-Américain élu (face à 18 autres candidats) rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, événement qui fait l'objet d'une information dans des journaux nationaux.

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago où il travaille jusqu'en 2004. Il entre dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1998) et Natasha, plus connue par son surnom Sasha (née en 2001). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux, alors qu'il n'a, jusque-là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la 13e circonscription, couvrant les quartiers de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.

Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la vidéosurveillance des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois.

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est battu avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.

Barack Obama se fait aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. « Je ne suis pas quelqu'un qui s'oppose à la guerre en toutes circonstances. Je suis opposé à une guerre stupide, non pas basée sur la raison, mais sur la passion, non sur les principes, mais sur la politique », déclare-t-il le 2 octobre 2002 à Chicago Cette opposition à la guerre lancée par l'administration Bush le 19 mars 2003 et approuvée par une large majorité du Sénat des États-Unis (dont, notamment Hillary Clinton), lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture de l'élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.

À l’automne 2002, il engage le consultant politique David Axelrod et annonce officiellement sa candidature au Sénat des États-Unis en janvier 2003.

En juillet 2004, il prononce un discours de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l'« extrémisme » diviseur de l'administration de George W. Bush. Ce discours « The Audacity of Hope » repris dans la presse écrite et à la télévision fait connaître Barack Obama aux militants démocrates mais également à de nombreux Américains.

Le 2 novembre 2004, après avoir battu quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.

Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald.

En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 4 janvier 2005 devenant le seul homme de couleur à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire (poste dont il démissionne le 16 novembre 2008 après son élection à la présidence des États-Unis).

Le 16 janvier 2007, il annonce la création d'un comité exploratoire en vue de lever des fonds pour une candidature à l'élection présidentielle de 2008 ; le 10 février 2007, il déclare sa candidature à l'investiture démocrate et ce, malgré son inexpérience relative et la concurrence dans le camp démocrate d'Hillary Clinton, jusque-là favorite pour les primaires. Le 15 décembre 2007, il a reçu l'appui du prestigieux quotidien national, The Boston Globe.

Tout au long de l'année 2007, il a insisté sur le fait qu'il incarnait le changement et qu'il s'opposait à la politique partisane. Sa candidature enthousiasme une partie des électeurs indépendants et des jeunes. Il obtient le ralliement de nombreuses personnalités comme le sénateur John Kerry, les hommes d'affaires Warren Buffett et George Soros, les acteurs George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Robert De Niro, les actrices Halle Berry, Sophia Bush et Scarlett Johansson, le rocker Bruce Springsteen, la chanteuse Nicole Scherzinger, le rappeur Nas, la romancière Toni Morrison ou l'animatrice de télévision Oprah Winfrey, personnalité extrêmement influente dans son pays, notamment au sein de la communauté afro-américaine. Le 21 avril 2008, il obtient également le soutien du cinéaste Michael Moore.

Le 3 janvier 2008, Barack Obama crée la surprise en remportant les premières primaires, les caucus de l'Iowa, état blanc à plus de 96 %, avec 38 % des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards (30 %) et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29 %, démontrant ainsi pour la première fois qu'un noir pouvait avoir de réelles chances au niveau national.

Il réussit alors à imposer à la campagne des primaires, aussi bien démocrates que républicaines, le thème du « changement » (« Change »). Le 8 janvier, il perd dans le New Hampshire (37 %) contre Hillary Clinton (39 %) malgré des sondages l'annonçant grand favori avec 10 points d'avance. Son discours de défaite est teinté d'espoir et de remotivation. De cette défaite Barack Obama tire son nouveau slogan : « Yes we can » (« Oui, nous pouvons »).

Après une polémique avec Hillary Clinton sur les droits civiques et les rôles respectifs de Martin Luther King et du président Lyndon Baines Johnson, il arrive de nouveau deuxième en nombre de voix, derrière Hillary Clinton, lors du caucus du Nevada du 19 janvier (51 % contre 45 %). Néanmoins Barack Obama obtient une majorité de 13 délégués contre 12 pour Hillary Clinton, raison pour laquelle il refuse de concéder sa défaite. Il évoque également des irrégularités dans le vote qu'il impute au camp Clinton, accusant Bill Clinton et sa femme, de déformer les faits à son encontre.

Le 27 janvier, sa très large victoire (55 % contre 27 % pour Hillary Clinton) lors des primaires de Caroline du Sud relance sa candidature dans la perspective du Super Tuesday du 5 février.

Le 28 janvier, il obtient le soutien de Caroline Kennedy, ainsi que d'Edward Moore Kennedy et Patrick Kennedy.

Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, face à 9 pour Hillary Clinton.

Le 2 février, Will.i.am enregistre Yes We Can, une chanson inspirée d'un discours prononcé par Obama, suite à la primaire du New Hampshire de 2008. Mixée avec des images et des extraits du discours, la chanson est interprétée par de nombreuses célébrités (la plupart des musiciens, chanteurs et comédiens américains) à l'appui du sénateur Obama. La chanson a été produite par Will.i.am, le clip a été réalisé par Jesse Dylan, le fils du chanteur Bob Dylan.

Le 19 février, il gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton.

Le 22 février, avec plus de 65 % des voix, le sénateur de l'Illinois, Barack Obama a largement remporté la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70 %.

Le 4 mars, il gagne dans l'État du Vermont mais perd dans l'Ohio et le Rhode Island. Au Texas, il obtient plus de représentants à la convention que Hillary Clinton (99 contre 94). Il conserve une avance de plus de 100 délégués.

Il remporte les primaires du Wyoming le 8 mars, puis celles du Mississippi trois jours plus tard.

Le 18 mars 2008, il prononce l'important Discours de Philadelphie sur la question raciale.

Le 22 avril, Hillary Clinton remporte la primaire de Pennsylvanie. À ce moment, la campagne de Clinton, qui ne pouvait se permettre d'accroître davantage son retard, bénéficie d'un second souffle aux dépens de celle d'Obama. Ce dernier a été fragilisé dans l'opinion par son attitude ambiguë à l'égard des dérapages verbaux de son ancien pasteur, le communautariste Jeremiah Wright, ainsi que par des accusations d'élitisme.

Ainsi, le 3 mai, il remporte avec seulement 7 voix d'écart les caucus de Guam, île du Pacifique, avec 50,08 % des voix contre 49,92 % pour Hillary Clinton.

Le 6 mai, il remporte l'État de Caroline du Nord avec 56 % des voix mais perd avec 22 000 voix d'écart dans l'Indiana (49 % des voix).

Le 13 mai, Hillary Clinton remporte la primaire en Virginie-Occidentale avec 67 % des voix contre 26 % pour Barack Obama. La candidate bénéficie d'un vote massif des électeurs blancs et modestes, très nombreux dans cet État. Obama peut néanmoins rattraper son retard auprès de cette dernière catégorie d'électeurs et auprès des « cols bleus » (ouvriers blancs) grâce au ralliement de poids de John Edwards, annoncé dès le lendemain de la primaire de Virginie-Occidentale.

À ce stade des primaires, les cinq dernières consultations à venir seront d'une importance toute relative, aucun des deux candidats ne pouvant obtenir la majorité qualifiante des délégués ordinaires, tandis que les super-délégués, qui restent partagés entre Obama (282), Clinton (273) et l'indécision (environ 240), auront probablement le dernier mot lors de la Convention démocrate du mois d'août. Certains observateurs misent cependant sur un retrait de Clinton avant la fin du processus.

Le 20 mai, Obama et Clinton remportent l'un et l'autre une primaire. Le premier s'impose dans l'Oregon (58 % des voix), la seconde dans le Kentucky (65 % des voix).

Le 30 mai, il quitte l'Église unie du Christ suite aux polémiques engendrées par les propos du pasteur Wright et du révérend Michael Pfleger. Obama était membre de cette Église depuis une vingtaine d'années,.

Le 3 juin, à l'issue des dernières primaires (Montana et Dakota du Sud), il atteint le seuil requis des 2 118 délégués, ainsi que le soutien de nombreux super-délégués. Malgré la revendication par Clinton de la majorité du « vote populaire » (en nombre de voix de militants) et le refus de la sénatrice de se déclarer vaincue, Obama est désormais quasiment assuré d'être désigné candidat à la Maison-Blanche lors de la convention démocrate de la fin du mois d'août.

Le 7 juin, Hillary Clinton « suspend » sa campagne à l'investiture démocrate et apporte son soutien à Barack Obama dans sa campagne présidentielle contre le républicain John McCain.

Le 27 août, troisième jour de la Convention démocrate à Denver, Obama est officiellement investi par acclamation, ou roll call, lancées par la sénatrice Hillary Clinton. plus de vingt ans après le révérend Jesse Jackson, trois fois candidat à l'investiture démocrate et premier à remporter des primaires, notamment en 1988, c'est le premier Afro-Américain investi pour la présidentielle par un parti majeur.

Concernant le financement des campagnes électorales, fortement encadrées par la législation américaine, Barack Obama se déclare partisan d'un système de financement public et a indiqué avant même sa déclaration de candidature qu'il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même.

Cependant, en juin 2008, il décide de baser sa campagne sur la collecte de fonds privés, échappant ainsi à la limite de collecte imposée en cas de financement par les fonds publics. Il devient alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l'adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate.

En juillet 2008, Obama se rend en Afghanistan, en Irak, en Israël, en Allemagne, où il prononce devant le Siegessäule et une foule enthousiaste un discours aux accents kennediens et reaganiens, en France et en Grande-Bretagne. La presse popularise alors le néologisme d'obamania. John McCain qui, pendant ce temps, a reçu le dalaï-lama, reproche à son concurrent démocrate d'avoir préféré prononcer un discours devant « des foules d'Allemands obséquieux » aux dépens d'une visite au chevet de soldats américains soignés à Landstuhl (base américaine située près de Kaiserslautern).

Dans une lettre adressée le 24 juillet 2008, Barack Obama regrette de n'avoir pu rencontrer le dalaï-lama du fait de ses voyages, et lui réaffirme son soutien, espérant que sa lettre et la rencontre avec le sénateur John McCain démontreront que l'attention et le soutien américain au peuple tibétain transcendent les divisions politiques. Obama se félicite aussi du dialogue entre les représentants du dalaï-lama et du gouvernement de la République populaire de Chine.

Le 23 août, Obama choisit le sénateur du Delaware Joseph Biden comme colistier dans la course à la Maison-Blanche. Biden est président de la commission des Affaires étrangères au Sénat et sénateur depuis 1972. Ce choix doit servir à donner l'image de l'expérience politique et plus particulièrement en politique étrangère et, par conséquent, de contrer les attaques sur l'inexpérience d'Obama dans ce dernier domaine (l'argument de l'inexpérience d'Obama, repris par John McCain, avait déjà été exploité lors des primaires par Hillary Clinton et par Joe Biden lui-même).

Le choix de Biden présente cependant également des inconvénients : l'association d'Obama à une figure connue du paysage politique fédéral atténue l'idée du « changement » (Change). De plus, le sénateur du Delaware est connu pour ses gaffes, qui peuvent s'avérer dangereuses dans un duel électoral serré.

Le 28 août, jour du 45e anniversaire du discours I Have a Dream de Martin Luther King, il est officiellement investi par le Parti démocrate, au stade Invesco à Denver.

Deux semaines avant les élections, après être sorti renforcé des débats face à John McCain, Obama reçoit le soutien inattendu de l'ancien Secrétaire d'État républicain Colin Powell et devance largement (de 7 à 10, voire 12 points) son adversaire dans les sondages.

Cette dernière accusation, injurieuse (le terme est synonyme de « communiste » aux États-Unis, pays ennemi de l'URSS pendant la Guerre froide), réagit à une phrase prononcée le 11 octobre par Obama : « Je pense que si nous répartissons (spread around) les richesses, c'est bien pour tout le monde ». Il répondait alors aux questions de Samuel J. Wurzelbacher (présenté par McCain, puis Obama et les médias comme « Joe le plombier »), un employé d'une entreprise de plomberie qui s'inquiétait d'une hausse de ses impôts en cas de victoire du sénateur de l'Illinois.

Le 23 et le 24 octobre, Barack Obama suspend brièvement sa campagne, qui est la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis (605 millions de dollars contre 150 millions de dollars pour celle de McCain), pour se rendre à Hawaï au chevet de sa grand-mère, Madelyn Dunham (née en 1922), gravement malade.

Déjà soutenu par de grands journaux comme le Washington Post, le Los Angeles Times, le New York Times ou le Financial Times, le sénateur démocrate reçoit l'appui de Scott McClellan, ancien porte-parole de George W. Bush devenu sycophante de la « culture de la désinformation » à Washington, qui annonce, le 24 octobre, qu'il votera pour Obama.

Le 29 octobre, Barack Obama diffuse un spot de 30 minutes sur sept chaînes américaines (CBS, NBC, FOX, BET, Univision, MSNBC et TV One). Dans ce spot, qui aura coûté quatre millions de dollars, le candidat annonce un plan en faveur des classes moyennes pour lutter contre la crise économique.

Avec un taux de participation record de 63 % des électeurs inscrits, Barack Obama a remporté l'élection présidentielle du 4 novembre 2008 avec plus de 8 millions de voix d'avance sur son adversaire John McCain. La victoire est nette aussi bien au niveau des grands électeurs (365 à 173,) que celui du vote populaire (52,9 % à 45,6 %). Outre ses victoires dans les États-clés âprement disputés de l'Ohio et de la Floride, Obama a fait basculer, de justesse, des bastions républicains traditionnels comme l'Indiana et a même obtenu les suffrages de deux anciens États confédérés (en plus de la Floride) : la Virginie et la Caroline du Nord.

Au soir du 4 novembre 2008, il prononce devant plusieurs centaines de milliers de personnes son discours de victoire à Grant Park, dans la ville de Chicago, dans l'Illinois. Après avoir remercié tous ses soutiens (famille, collaborateurs, électeurs), il évoque les enjeux majeurs de son mandat à venir ; en particulier les guerres d'Irak et d'Afghanistan et la crise économique. Son discours est teinté de références significatives aux discours d'investiture de John F. Kennedy, d'Abraham Lincoln et également de discours prononcés par Martin Luther King ; il cite notamment mot pour mot un passage du discours prononcé par Abraham Lincoln lors de sa première inauguration.

L'élection de Barack Obama est dans l'ensemble très bien accueillie à l'étranger, où elle est souvent l'occasion de célébrations populaires. Le Kenya, pays natal de son père, décrète même un jour férié. Fait également sans précédent, et bien que la Russie fasse montre de froideur, des gouvernements traditionnellement en très mauvais termes avec les États-Unis adressent leurs félicitations au nouveau président, ainsi Raul Castro (Cuba), Hugo Chávez (Venezuela) ou Mahmoud Ahmadinedjad (Iran). Depuis l'Afrique du Sud, il est également félicité par le prix Nobel de la Paix et ancien président Nelson Mandela .

Barack Obama a été formellement élu par les grands électeurs le 15 décembre 2008 (sa victoire ayant été officiellement proclamée au Congrès des États-Unis par Dick Cheney le 8 janvier 2009), et il a succédé à George W. Bush le 20 janvier 2009. Il est alors devenu le quarante-quatrième président des États-Unis, et le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche.

Le début de sa présidence commence dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan et d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Barack Obama doit notamment sa victoire à une formidable mobilisation des primo-votants réalisée grâce notamment à une campagne révolutionnaire de mobilisation des donateurs, des militants et enfin des électeurs. Cette mobilisation fut basée sur trois leviers principaux : le message, les nouvelles technologies et l’organisation de terrain.

Le message, c'est le « changement », fondé sur l'émotion, sur le modèle des campagnes de community organizing, faisant des électeurs les acteurs de ce changement. La capacité de la campagne (ou organisation) mise en place par Obama à canaliser les flux monétaires et de bénévoles furent un élément déterminant de sa victoire ; en s'inspirant du modèle mis en place par les Républicains huit ans auparavant et en l'améliorant, Obama a su canaliser et tirer parti de son succès populaire.

Les nouvelles technologies, ce sont les outils internet qui sont utilisés avant tout pour recruter les sympathisants et organiser le militantisme. On y trouve les réseaux sociaux de type Facebook, sur lequel Barack Obama est de loin la personne au monde à compter le plus de partisans déclarés, avec près de cinq millions de supporters en janvier 2009 mais aussi une exceptionnelle base de données appelée Catalist, « un fichier unique qui répertorie individuellement 220 millions d’Américains, avec jusqu’à 600 informations par personne », permettant d'effectuer un ciblage précis sur tous les électeurs afin d'élaborer des messages personnalisés.

Enfin, l’organisation de terrain combine une communication de mobilisation, le militantisme de proximité et une campagne de financement, structurée en groupes géographiques (DC for Obama, etc.) ou thématiques (Students for Obama, Lawyers for Obama, etc.), organisée sur le modèle du téléthon, permettant à Barack Obama de bénéficier « in fine » d'un budget de 750 M$ contre 350 M$ pour John McCain. Au total, Barack Obama a levé une armée de 1,2 million de militants, représentant 25 % du budget de campagne (200 M$). Ces militants ont approchés directement ou par téléphone, près de 68 millions d’Américains, soit plus de la moitié des électeurs et 99 % des électeurs cibles.

L'élection présidentielle américaine indirecte fait que le président élu ne prend ses fonctions que onze semaines après le suffrage populaire. Cette période entre l'Election Day du 4 novembre et l'Inauguration Day, jour de la prise de fonction présidentielle, le 20 janvier est une phase de nomination de la nouvelle administration présidentielle et de transition avec l'administration sortante. La première nomination de la nouvelle administration est celle de Rahm Emanuel au poste de Chef de cabinet de la Maison Blanche. De nombreux noms circulent quant aux différents secrétaires et le 1er décembre, il est annoncé que son ancienne rivale à l'investiture Hillary Clinton sera proposée par l'administration Obama comme secrétaire d'État. Les principaux postes sont pourvus dès début décembre (voir Administration Obama). Bien qu'Obama ait axé sa campagne présidentielle sur le slogan du changement, on note la prépondérance de vétérans de l'administration Clinton dans la nouvelle équipe, par souci revendiqué de bénéficier de leur expérience face à la crise.

Conformément à ses promesses de dépasser le clivage bipartite, Obama maintient à la Défense son titulaire nommé par George W.Bush en 2005, Robert Gates, un proche des républicains et de la famille Bush en particulier, et rencontre à deux reprises son adversaire malheureux John McCain à la mi-novembre 2008 et le 19 janvier 2009, lors d'un bal rendu en l'honneur de l'ancien vétéran du Viêt Nam. Il nomme également deux autres hommes proches des républicains dans son gouvernement, Ray LaHood (ancien représentant républicain) comme secrétaire au transport et le général James L. Jones, proche de John McCain, comme conseiller à la sécurité nationale.

Le président Bush ayant souhaité que cette transition se passe au mieux, Obama bénéficie rapidement d'un accès aux informations classées secret défense et reçoit les mêmes rapports de sécurité que le président en exercice par la CIA et le FBI.

Avançant qu'il ne peut y avoir qu'un président américain en exercice à la fois, Barack Obama fait le choix discuté de rester globalement silencieux en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza. Celle-ci cesse significativement quelques jours avant son investiture.

Obama bénéficie d'une sécurité renforcée, très proche de celle du président en exercice. Elle est assurée par le Secret Service, l'agence fédérale en charge de la protection du président, du vice-président et de diverses personnalités. Il circule ainsi en convoi blindé et sa maison de Hyde Park ainsi que le bâtiment fédéral de Chicago lui servant de quartier général pendant cette période de transition sont étroitement surveillés. Le président-élu ne déménage à Washington que début janvier 2009.

Lors des campagnes électorales, les principaux candidats à l'élection présidentielle américaine bénéficient d'une protection du Secret Service. Le candidat Obama fut le premier, en mai 2007, à en bénéficier du fait du risque d'attentats par des suprémacistes blancs. Cette protection fut, comme pour le candidat républicain, renforcée après leur désignation respective comme candidat de leur parti.

Le 20 janvier 2009 à 12 h 07, Barack Obama prête serment au Capitole de Washington DC, devant une foule sans précédent estimée à plus de 2 millions de personnes, et sous les yeux de plusieurs centaines de millions de téléspectateurs du monde entier. Il est ainsi officiellement investi comme 44e président, dans une atmosphère de ferveur nationale et internationale peu habituelle (près de 8 Américains sur 10 lui accordent alors leur confiance face à la crise). Symboliquement, le premier président afro-américain réutilise la Bible qui avait servi en 1861 pour l'inauguration d'Abraham Lincoln. Dans les jours précédents, il avait refait en train le trajet de Philadelphie à Washington accompli par ce dernier cette année-là, et s'était adressé à la foule depuis le Lincoln Memorial.

En signe d'unité nationale, Barack Obama choisit un évêque épiscopalien gay pour dire la prière d'ouverture des festivités de son inauguration, un pasteur évangélique anti-avortement pour la prière d'ouverture de la cérémonie, et un célèbre vétéran du mouvement des droits civiques, ancien compagnon de Martin Luther King, pour la prière de clôture. Le discours d'investiture du nouveau président insiste sur « le triomphe de l'espérance sur la peur », sur le « refus du choix entre nos idéaux et notre sécurité » et sur le dialogue international, sans cacher aux Américains les difficultés qui les attendent.

Le président de la Cour suprême John G. Roberts Jr. ayant mal placé un adverbe en récitant la formule constitutionnelle, et fait ainsi hésiter le nouveau président, la prestation de serment est refaite en privé le lendemain, 21 janvier, à la Maison Blanche pour éviter toute contestation juridique éventuelle. Le membre de phrase mal prononcé était ; « that I will faithfully execute the Office of President of the United States », le juge avait déplacé le mot « faithfully » ainsi ; « That I will execute the Office of President to the United States faithfully ».

Barack Obama est considéré comme un homme politique pragmatique, adepte du compromis pour faire avancer ses idées et ses projets et capable de rassembler diverses catégories de l'électorat, même si ses votes au Congrès ont pu le classer à la gauche du parti.

Barack Obama est présenté comme un adepte du multilatéralisme, partisan de la realpolitik et prend pour modèle James Baker, saluant la politique étrangère américaine menée sous la présidence de George H. W. Bush pendant la première guerre du Golfe (1991) et lors de la chute du Mur de Berlin (1989). S'il veut être plus ferme à l'égard du programme nucléaire de la Corée du Nord, ses principales propositions sont un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d'Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction, et le commencement d'un dialogue « sans préconditions » avec l'Iran. Il affirme cependant après son élection qu'il considère le programme nucléaire iranien comme « inacceptable ». Cette déclaration a été critiquée par le Président du Parlement iranien, Ali Larijani.

Concernant les relations avec Israël et avec les Palestiniens, après avoir été ambivalent, il prononçait, le 4 juin 2008 à la conférence du lobby pro-israélien Aipac (American Israel Public Affairs Committee) un discours dans lequel il apportait son soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d'Israël,.

Obama propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d'une « assurance santé universelle » sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire à l'exception des enfants. Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu'il veut voir indexé sur l'inflation, des baisses d'impôts massives pour la classe moyenne (pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an), le recours au crédit d'impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (l'ALÉNA). Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des forces de combat d'Irak.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d'augmenter le prix de l'électricité, d'investir dans les biocarburants, les énergies alternatives, et se déclare favorable à l'instauration d'un marché du CO2 (obligeant les entreprises polluantes à racheter un « droit à polluer » auprès d'entreprises non polluantes). Comme son ancien adversaire républicain à l'élection présidentielle de 2008, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l'énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale.

Personnalité attachée à ses racines afro-américaines et aux goûts culturels éclectiques, grand lecteur, écrivant lui-même ses livres et ses discours les plus importants, Barack Obama doit une bonne partie de son ascension politique à ses talents d'orateur et à son charisme,,.

Avant son élection, Obama était réputé comme très désordonné avec ses affaires et dans son bureau. Sa femme Michelle n'accepta qu'il se lance dans la campagne présidentielle qu'à condition qu'il fasse un effort de rangement et, par ailleurs, qu'il cesse de fumer. De fait, en 2008, Obama a globalement renoncé au tabac, et les photographes ne l'ont plus jamais saisi cigarette à la bouche, bien qu'il lui soit arrivé selon certains témoignages d'en griller encore en privé une de temps en temps.

Barack Obama est un grand amateur de basket-ball, qu'il continua à pratiquer presque chaque matin pendant sa campagne électorale, y compris le jour de son élection. Il promit l'installation d'une salle appropriée à la Maison-Blanche. Son beau-frère, Craig Robinson, est un célèbre joueur de basket chicagolais, et c'est en pratiquant son sport favori qu'Obama fit connaissance de sa femme Michelle. En revanche, pendant la campagne présidentielle, il fit beaucoup gloser par une tentative pour s'essayer maladroitement sous les caméras au bowling, sport très populaire en Amérique.

Barack Obama se trouve être le cinquième président gaucher en trente ans, après Gerald Ford, Ronald Reagan, Georges H. Bush et Bill Clinton. Ainsi qu'il le lança aux photographes lors de la signature de ses premiers documents officiels de président : « Je suis gaucher, il va falloir vous y faire ».

Dès le 5 février 2009, une école américaine a pris officiellement le nom du président en exercice, dans l'État de New York, un fait rarissime.

L'intérêt exceptionnel soulevé dans le monde par son histoire et par le symbole qu'il incarne s'est aussi traduit par divers hommages d'artistes.

Estimant que « le premier président noir, c'est comme les premiers pas de l'homme sur la lune », l'artiste noir britannique Williard Wigam a par exemple conçu une représentation de la famille Obama capable de tenir dans un trou d'aiguille. À l'occasion de son investiture, le prix Nobel de littérature portugais José Saramago lui a rendu hommage sur son blog personnel.

La bande dessinée n'est pas en reste, une série consacrée à Barack Obama est lancée en France dès décembre 2008, tandis qu'en Amérique, une aventure spéciale de Spider-Man, publiée par Marvel le 14 janvier 2009, montre le super-héros attaché à sauver un Barack Obama menacé par un super-vilain lors de son investiture.

Création de l'auteur Teddy Hayes, une comédie musicale intitulée Obama on my mind doit être créée à Londres le 3 mars 2009.

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Présidence de Barack Obama

La présidence de Barack Obama, 44e président des États-Unis, a débuté le 20 janvier 2009.

À son arrivée à la Maison Blanche, le déficit budgétaire est évalué à près de 1 300 milliards de dollars. Le 23 février, Barack Obama expose son intention de le réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat. Le budget 2009 prévoit un déficit de 1 750 milliards de dollars en 2009 (soit 12,3 % du PIB) et de 1 171 milliards en 2010. Ce déficit, rapporté au produit intérieur brut des États-Unis, est le plus important depuis la seconde guerre mondiale.

L'exercice 2009 sera de 3 606 milliards de dollars pour 2010, contre 3 724 milliards pour 2009.

Son administration a identifié 2 000 milliards d'économies sur dix ans et souhaite cesser de financer des programmes d'armement considérés comme inutiles. Le rebond de croissance anticipé par l'administration Obama devrait se traduire par des hausses de recettes fiscales, qui associées à la fin des dépenses militaires en Irak, permettraient de ramener le déficit à 533 milliards de dollars en 2013 (soit 3 % du PIB américain de 14 545 milliards de $).

Le 17 février 2009, la loi sur le plan de relance de l'économie américaine est promulguée. Après de longues batailles parlementaires, l'enveloppe se monte à 787 milliards de dollars. À l'issue de cette promulgation, Barack Obama promet « le début de la fin de la crise ». Le plan est favorablement accueilli de l'opinion, dont le taux de satisfaction envers le président reste très fort un mois après sa prise de fonctions.

Par ailleurs, en raison de la crise économique, il annonce le gel symbolique des salaires de son équipe et des plus hauts fonctionnaires ayant un salaire de plus de 100 000 dollars. Début février, il exige également que les patrons des banques aidées par l'État plafonnent leur salaire mensuel à 500 000 dollars.

Dès le premier mois de son arrivée au pouvoir, l'Administration Obama décida de prolonger, jusqu'à la fin 2010, les exemptions fiscales accordées par George W. Bush aux ménages les plus aisés. En 2011, le taux d'imposition de ceux dont le revenu annuel dépasse 250 000 dollars grimpera de 35 % à 39,6 %. Ces augmentations devraient servir à financer la réforme du système de santé. Parallèlement est mis à l'étude une taxation spécifique des revenus des patrons de fonds spéculatifs ou de fonds d'investissement ainsi que l'aménagement d'une forme de TVA.

S'inscrivant en rupture avec l'administration Bush, Barack Obama ordonne dès le premier jour de son mandat la suspension des procédures judiciaires initiées par les commissions militaires de Guantanamo et décrète la fermeture du camp de Guantanamo d'ici à un an.

Il s'est heurté néanmoins à des résistances de la part du juge militaire en chef à Guantanamo, qui refusa de suspendre le procès d'Abd al-Rahim al-Nashiri, accusé d'avoir organisé l'attentat de 2000 contre le USS Cole. Cependant, Susan Crawford, la magistrate chargée de superviser les juridictions militaires de Guantanamo, a finalement décidé de suspendre les charges pesant contre lui, « sans préjudice » (c'est-à-dire qu'elles pourront être reprises), interrompant ainsi la procédure comme le demandait le président Obama.

Obama enjoint aussi à la CIA de fermer ses centres de détention clandestins hors du territoire américain, où sont enfermés les « prisonniers fantômes », et annonce que les États-Unis respecteront désormais la convention de Genève dans leur lutte contre le terrorisme alors qu'un rapport officiel du Pentagone, mandaté par l'administration Obama, conclue que « les conditions de détention à Guantanamo sont en conformité avec l'article 3 des conventions de Genève ».

En revanche, il refuse, comme l'administration Bush, toute action en justice devant les tribunaux américains aux prisonniers détenus sur les bases américaines de Bagram en Afghanistan.

Le 27 février 2009, Barack Obama annonce le retrait progressif sur dix-huit mois des troupes américaines d'Irak. Selon le calendrier annoncé, une majorité des 142 000 soldats engagés dans le corps expéditionnaire envoyé en Irak en mars 2003 par l'administration Bush, pourraient avoir quitté le pays avant le 31 août 2010. Ce calendrier va cependant au delà des seize mois de délai promis par le candidat Obama lors de sa campagne électorale et est révisable. Par ailleurs, un contingent de 50 000 soldats resteraient sur place jusqu'à la fin de l'année 2011.

Alors que le calendrier fixant le retrait des troupes d'Irak est officialisé, 17 000 soldats supplémentaires sont envoyés par Barack Obama en Afghanistan pour s'ajouter aux 38 000 déjà présents sur place.

Favorable au droit à l'avortement et à la liberté des femmes en la matière, Barack Obama annonce lors du second jour de son mandat, l'ouverture d'une concertation nationale avec toutes les parties concernées pour réduire le nombre des grossesses non-désirées et répondre au mieux aux besoins des femmes et des familles à travers le monde. Le lendemain, il lève les restrictions aux subventions publiques en faveur des associations qui fournissent des services ou des conseils d'experts en matière d'avortement à l'étranger,.

Le 30 janvier 2009, Obama annonce la remise en cause des lois de son prédécesseur sur l'organisation du travail, critiquées par les syndicats comme trop favorables au patronat au détriment des salariés.

Lors de sa campagne, Barack Obama avait promis une vaste réforme du système de santé publique (Medicare pour les pauvres et Medicaid pour les personnes âgées), indispensable pour équilibrer les finances publiques. Il avait promis également d'offrir une couverture médicale plus généreuse pour les classes moyennes. Une telle réforme était aussi réclamée par les deux partis du Congrès.

Dans le budget 2009-2010, un fonds de 634 milliards de dollars sur dix ans est créé pour financer la généralisation de la couverture santé.

L'augmentation du plus haut taux marginal d'imposition à 39,6 % sur le revenu des catégories sociales supérieur à 250 000 dollars annuels financerait cette réforme du système de santé.

Barack Obama veut créer une nouvelle taxe sur les émissions de gaz à effet de serre. Payable par les entreprises à partir de 2012 sur la base de leur degré de pollution, cette taxe est susceptible d'être répercutée sur les prix de l'énergie payés par les consommateurs.

D'ici à 2019, cette taxe est censée générer au total 646 milliards de dollars de recettes fiscales. L'essentiel de ces recettes alimentera des crédits d'impôts aux classes moyennes. Le reste financerait la recherche de sources d'énergies alternatives et renouvelables.

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George W. Bush

Le président en exercice George W. Bush reçoit le président élu Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche

George Walker Bush (Écouter), né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009.

Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur à la suite de sa victoire fortement discutée à l'élection présidentielle. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Ses présidences sont marquées par les attentats terroristes du 11 septembre 2001, par la politique internationale dite de « guerre contre le terrorisme », par les guerres en Afghanistan et en Irak, par l'adoption par le Congrès des États-Unis du Patriot Act et la création du département de la sécurité intérieure, puis par la crise des subprimes et le plan Paulson mis en place pour faire face à la crise financière de 2008 à la fin de son mandat.

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut.

Il a deux sœurs, dont une décédée quand elle avait trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière.

À l'adolescence, George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

Il est ensuite admis à Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie étudiante secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004.

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne du Texas en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Son unité est chargé de la défense aérienne du sud du pays et du golfe du Mexique .

Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis.

Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975.

Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils auront deux filles jumelles, Barbara Pierce Bush et Jenna, nées en 1981.

En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais avec 47% des voix, il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du parti démocrate.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes}}. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

Au milieu des années 1980, George W. Bush a des problèmes d'alcoolisme qu'il finit par résoudre en 1986 en puisant dans la foi chrétienne d'un "Born Again Christian" c’est-à-dire d'un chrétien qui est « né de nouveau », en référence à la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3): « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne nait de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ».

Il affirme que c'est la foi et sa femme qui l'ont aidé à sortir de l'alcoolisme. Questionné au cours d’un débat sur son philosophe ou penseur préféré, il déclara que c'était « le Christ » « parce qu’il a changé » son cœur. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en gagnant le soutien d'une part des chrétiens évangéliques. Il a de même conquis une part importante de l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50% de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Une fois à la Maison-Blanche, George W. Bush a imprimé cette foi religieuse au cœur du travail gouvernemental en instituant notamment une séance d’étude de la Bible et des prières au début de chaque Conseil des ministres .

Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent, pour lui, dans cette perspective mystique comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de politique internationale contre le terrorisme après les évènements du 11 septembre, le souligne.

La connaissance de l'espagnol a été un atout précieux pour G.W. Bush au cours de sa carrière politique, notamment pour séduire une partie de l'électorat hispanophone au Texas puis au niveau fédéral.

Sa pratique souvent très approximative de l'anglais, "accumulant erreurs et maladresses d'expression labellisées bushisme par la presse américaine" a été régulièrement brocardée de par le monde, et a alimenté de nombreux commentaires ironiques, souvent doublés d'une interrogation sur son niveau réel de connaissances, et à terme, sur ses capacités à diriger la première puissance mondiale. En fait, selon Mark Crispin Miller, professeur de communication à la New York University, ces distorsions de langage étaient particulièrement grossières lorsque le président ne disait pas la vérité ou cherchait à faire preuve de compassion alors que lorsqu'il croyait à ce qu'il disait, il parlait parfaitement bien.

Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortante, Ann Richards.

Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69% des voix.

Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il refuse de suspendre l'exécution de 152 condamnés à mort.

Il manœuvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate.

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, notamment d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politique comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cents voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les voix de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Il y encore eu des voix pour 12 autres candidats (en tout 0,6 %).

À aucun moment, Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdue de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIXe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes intellectuelles du Nord-Est et du Nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En fait, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d’entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc.).

C'est en termes de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaii ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l’Illinois, du Michigan, de Washington et du Wisconsin s’ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Detroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ».

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50 7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48 3 %), 463 635 à Ralph Nader (0 4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0 3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0 3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush est passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11,6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million.

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Dès le début de son mandat, il bénéficie d'une majorité républicaine au Congrès des États-Unis. Bien que momentanément fragilisé en 2001 au Sénat par la défection du sénateur James Jeffords (Vermont), il renforce cette majorité dans les deux chambres lors des élections au Congrès de novembre 2002 et novembre 2004 avant de finalement la perdre simultanément dans les deux chambres lors des élections de mi-mandat de novembre 2006.

En juin 2005, les téléspectateurs américains ont placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, derrière les présidents Ronald Reagan ou Abraham Lincoln mais devant son prédécesseur Bill Clinton.

Il compte cependant des opposants convaincus et un grand nombre parmi des historiens qui jugent sévèrement sa présidence .

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66% de ses compatriotes et 80% des Texans. Il juge que cette peine est dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour Suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, suite au décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination suite aux très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

A la fin de son mandat, George W. Bush aura également fait un usage très modéré de sa prérogative d'accorder une grâce présidentielle. Il aura ainsi prononcé 190 grâces et 11 commutations alors que son prédécesseur en avait accordé 459 et Harry Truman 2031, le record absolu.

Les deux mandats présidentiels de George W. Bush ont été marqués par une progression de la dette publique, ainsi que de l'endettement des entreprises et des ménages, une triple injection massive d'argent dans l'économie qui s'est cependant traduite par un nombre de créations d'emploi très modeste et une aggravation du taux de chômage et du déficit commercial au cours de ces huit ans.

L'investissement des entreprises est resté faible car beaucoup ont souffert de sous-capitalisation, en raison du rachat massif de leurs propres actions ou de politiques de dividende critiquées pour être trop centrée sur la séduction des actionnaires à court terme.

Georges Bush obtient un vote majoritaire du Sénat, alors dominé par le parti républicain, pour réduire les impôts de 1 350 milliards de dollars sur cinq ans. Le taux d'imposition sur le revenu le plus faible passe de 15 à 10 %, le taux le plus élevé de 39,6 %à 35%, avec de nombreuses exonérations fiscales permettant de diviser par deux le taux d'imposition des plus hauts revenus.

Le budget fédéral, en excédent de 236 milliards de dollars en 2000, s’est dégradé très rapidement, se transformant en déficit, avec la pire année en 2004 (déficit de 413 milliards de dollars). Ce déficit s'est ensuite un peu réduit au début du second mandat de Georges Bush, sous l’effet d’une forte augmentation des recettes de l'impôt sur les plus-values boursières et immobilières. La baisse du dollar, qui a dopé les bénéfices des entreprises, a permis aussi de limiter l'impact pour le budget de la baisse du taux d'imposition. Le déficit budgétaire représente encore 248 milliards de dollars en 2006, au sommet du cycle économique, soit encore presque 2 % du PIB,. Mais avec la crise de subprime, il se creuse à nouveau.

Mais dès l'été 2008, le taux de chômage dépasse à nouveau 6% et les demandeurs d'emplois sont 9,5 millions, soit le plus haut niveau depuis septembre 1992. La faible croissance au cours du premier mandat, pénalisée par l'absence de créations d'emplois, a fait place à un redressement dès la fin de l'année 2003 grâce à une stimulation monétaire exceptionnelle, les taux directeurs de la Réserve fédérale des États-Unis ayant été abaissés au printemps 2003 à 1%, soit le niveau le plus bas de leur histoire. Ce taux de croissance est relativement élevé entre la fin 2003 et la fin 2006, mais, en termes réels, il reste inférieur au taux de croissance des mandats Clinton. La hausse des cours du pétrole, qui passent en quatre ans de 40 à 160 dollars le baril, a en effet réveillé l'inflation.

En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis à partir du 1er février 2006.

Environ neuf mois plus tard, le congrès refuse de voter le plan Paulson prévoyant que l'État rachète aux banques, sans fixer de prix, subprime, des créances immobilières qui les mettent en difficulté. Le congrès, qui a une majorité démocrate depuis décembre 2006, accepte finalement de dire oui au plan Paulson, lorsque une garantie des dépôts bancaires y est ajoutée. Quinze jours plus tard, à la mi-octobre, ce plan est amendé, avec une mesure supplémentaire: l'injection de 125 milliards de dollars de fonds publics dans le capital de neuf grandes banques, par création de nouvelles actions, en échange de la présence d'administrateurs publics dans ces banques.

En septembre 2005, l'ouragan Katrina ravage le Sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. Dans une vidéo de visioconférence entre des experts de la FEMA et George W. Bush, les spécialistes alertent le président des problèmes prévus (dégâts importants, ruptures des digues…), ce dernier n'essaie pas d'en savoir davantage et répond que tout est prêt pour affronter le danger.

Par la suite, en baisse dans les sondages, George W. Bush reconnaît dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il.

Au cœur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison.

Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique.

Quelques jours plus tard, l'ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina).

Le 15 janvier 2004, il lance le projet Constellation de développement d'un nouvel engin spatial (l'Orion devant remplacer la navette spatiale américaine et l'objectif d'un retour de l'Homme sur la Lune à la fin des années 2010.

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives — solaire, éolienne (les États-Unis ont accru de 300 % la production d'électricité par ce moyen entre 2001 et 2007 ), charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol — allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute mais a été réaffirmé dans le cadre de loi de 2007 sur l'indépendance et la sécurité énergétique .

Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique « pathologique » qui les rend « otages de nations étrangères qui peuvent ne pas les aimer ». Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains.

À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit ainsi 78 % de son électricité).

George W. Bush est un protestant méthodiste qui est parfois appelé «le premier président catholique américain» bien que John F. Kennedy ait été le seul catholique titulaire du poste . Lors de sa campagne présidentielle de 2000, il s'était présenté comme un «conservateur compassionnel» et citait Jésus Christ comme son philosophe préféré.

C'est notamment pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que la loi "Partial Birth Abortion Act" interdisant la technique de l'avortement par naissance partielle est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour Suprême des États-Unis.

En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion » .

Le 9 avril 2005, suite au décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Le 16 octobre 2007, en étant le premier président américain à s'afficher en public avec le dalaï-lama, en le gratifiant de « symbole universel de paix et de tolérance » et en lui remettant la médaille d'or du Congrès, George Bush provoque l'indignation du gouvernement de Pékin qui voit en la personne du dalaï-lama un séparatiste en exil qui menace l'unité du pays, accusant également les États-Unis d'intervenir dans les affaires internes du pays .

Le 15 avril 2008, geste sans précédent aux États-Unis, George W. Bush et Laura Bush accueillirent le pape Benoît XVI à la descente de la passerelle de son avion, puis le reçurent à la Maison-Blanche au côté de 9 000 invités et donnèrent un diner officiel en son honneur. Le président américain justifia le traitement exceptionnel réservé à son hôte par le désir « d'honorer les convictions » de Benoît XVI sur le bien et le mal, la valeur sacrée de la vie humaine et le danger du « relativisme moral ».

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la guerre en Irak. Cette guerre entraîne également un certain de contestation de la politique du président au Moyen-Orient et au Proche-Orient.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la stratégie en matière de sécurité nationale fait de l'aide au développement l’un des trois piliers de la politique étrangère des États-Unis, aux côtés de la diplomatie et de la défense, cela étant une partie intégrante du soft power .

Du fait que des conflits peuvent se déclencher sans préavis sur le globe, les forces armées des États-Unis se doivent d'être plus réactives et effectuer leur révolution des affaires militaires. À cette effet et avec l'objectif affiché de ne pas perdre leur supériorité technologique sur les concurrents, le budget de la défense à cessé sa baisse entamée depuis la fin de la guerre froide et est passée à 3 % du produit national brut en 2001 à 3,7 % en 2007.

La plupart des grandes garnisons en Europe et en Asie se sont peu à peu démantelées dans le cadre du BRAC et se sont remplacées par des points d'appui logistique . Parallèlement à l'édification d'une défense antimissile et en vertu du traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques signé en 2002 avec la Russie , les États-Unis se sont engagés à réduire à entre 2 200 et 1 700 le nombre de leurs armes nucléaires déployées d'ici 2012 contre les 4 000 en service en 2008(soit un retour au niveau des stocks des années 1950).

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington D.C., George W. Bush réunit le pays derrière lui (avec 90 % d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté par ses détracteurs (« mort ou vif », « croisade » et « États voyous »), mais bien perçu dans une Amérique traumatisée.

Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan, qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, voté par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001, mais jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des Droits de l'Homme .

Le 7 octobre 2001, en réponse aux attaques du 11 septembre et dans le but de traquer Oussama Ben Laden et les responsables d'Al-Qaida, les troupes américaines commencent à pilonner les grandes villes d'Afghanistan. C'est l'opération Liberté immuable, à laquelle participent plusieurs pays de l'OTAN.

L’intervention américaine s’accompagne d’une série d'opérations militaires menées en divers points du territoire par les différentes composantes du «Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan» plus connue sous le nom d'Alliance du Nord. Elle débouche en décembre sur la chute du régime des Talibans et la mise en place du gouvernement d'Hamid Karzai.

Parallèlement à l'intervention en Afghanistan, il met en place fin 2001 sur la base militaire de Guantánamo à Cuba le camp de détention du même nom où sont incarcérés les combattants islamistes capturés. Incarcérés en dehors de tout cadre juridique, plusieurs rapports et témoignages font mentions d'actes de tortures lors des interrogatoires. Avec le temps, cette prison devient un symbole de la lutte des associations de défense des droits de l'homme contre la politique sécuritaire de l'administration de George W. Bush.

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le Congrès en janvier 2002, durant lequel il pointe du doigt les pays dit de l'Axe du Mal en visant nommément l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord, à l'encontre de laquelle les néo-conservateurs renforcent la politique américaine de sanctions.

En février 2005, George W. Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du renseignement américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11 septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

En octobre 2005, il donne son aval à la création d'un nouveau service de renseignements, le National Clandestine Service (NCS) patronné par la CIA, pour s'occuper des opérations d'espionnage à l'étranger. Ce service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la défense, mais sans avoir le pouvoir d'ordonner ou de les diriger.

C'est dans un tel contexte qu'en février 2006, l'entreprise émiratie "Dubai Ports World" annonce la reprise de l'opérateur portuaire britannique P&O, qui gère des terminaux portuaires dans six grands ports américains de la côte Est. Ce transfert de gestion déclencha une crise politique entre la Maison blanche favorable et les parlementaires américains, soutenus par l'opinion publique, qui y voient une menace pour la sécurité du pays.

Hillary Clinton proposa alors l'adoption d'une loi interdisant à toute société contrôlée par un État étranger de racheter des activités portuaires aux États-Unis. D'autres élus démocrates travaillèrent sur un amendement interdisant toute prise de contrôle d'opérations portuaires par "une société possédée ou contrôlée par un gouvernement qui avait reconnu le gouvernement des talibans" en Afghanistan tandis que les élus républicains de la Chambre des représentants promettaient de voter une loi bloquant le projet de rachat, défiant le président au nom de la sécurité nationale, alors que celui-ci était prêt à mettre son veto si le Congrès légiférait pour torpiller la transaction.

Au bout du compte, l'entreprise émiratie annoncera le transfert de la gestion des six grands ports à une « entité américaine », au nom de l'amitié entre les États-Unis et les Émirats arabes unis.

Le 17 octobre 2006, George W. Bush signa et promulgua une loi sur les commissions militaires controversée autorisant la torture dans les interrogatoire contre les suspects de terrorisme (notamment le programme d'interrogatoires de la CIA), leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires,. Cette loi fut vivement critiquée par Amnesty International ou l'American Civil Liberties Union (ACLU). Toujours dans le domaine de la légalisation de la torture, il met son veto à une loi interdisant la torture par l'eau.

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Iraq, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président iraquien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et continue de développer un programme d’armes de destruction massive (ADM).

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de sécurité des Nations unies exige du régime iraquien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépêchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, George W. Bush donne le signal le 20 mars 2003 d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime en place. La victoire militaire est acquise rapidement dès le 10 avril et début mai, le président Bush proclame unilatéralement la cessation des hostilités.

George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.Cela renforce les accusations d'inféodation de George W. Bush et Dick Cheney aux lobbies de l'industrie du pétrole.

À partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis contre les forces militaires américaines puis contre les civils iraquiens sans distinction ainsi que des prises d'otages.

Depuis le début de l'invasion en mars 2003, on estime que plusieurs dizaines de milliers d'Iraquiens ont été tués par l'armée américaine ou par des attentats terroristes, ainsi que plus de 2 000 soldats américains. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz) qui avaient effectivement servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes ou les Chiites, n'ont pas été trouvées et auraient finalement bien été détruites dans les années qui avaient suivi la guerre du Golfe de 1991. Quant aux liens du régime avec les organisations terroristes, ils avaient cessé depuis longtemps (Abou Nidal, Carlos) ou restaient faibles se limitant au financement des familles des kamikazes palestiniens et à la présence sur le sol iraquien de membres d'organisations terroristes (Moudjahidines iraniens).

Cependant, pour les partisans de l'intervention américaine, la mise à jour de charniers contenant des centaines de milliers de victimes du régime de Saddam Hussein, a justifié le renversement par la force du dictateur iraquien. Enfin, l'intervention américaine a permis au pays de connaître le 31 janvier 2005 ses premières élections démocratiques depuis cinquante ans puis en octobre 2005, l'adoption d'une constitution démocratique approuvée par référendum.

Les sondages d'opinions longtemps très favorables à George W. Bush concernant sa gestion de la guerre d'Irak ont commencé à basculer en juin 2005 et sont devenus négatifs à partir du mois de septembre 2005. Si une majorité d'Américains considèrent dorénavant que l'engagement en Irak était une erreur, ils souhaitent un retrait de leurs troupes (mais pas cependant encore dans n'importe quelle condition). La guerre d'Irak est à l'origine d'un mouvement non officiel d'opposants réclamant la destitution de ses fonctions par le biais de la procédure de l'impeachment, autrefois utilisée sans aller à son terme contre Richard Nixon ou sans rencontrer de succès contre Andrew Johnson et Bill Clinton. Une tentative en ce sens, menée par le représentant démocrate de l'Ohio, Dennis Kucinich, en juin 2008, avait été déposée à la chambre des représentants dans l'indifférence générale des membres du Congrès et renvoyée en commission.

Cette guerre fut à l’origine de graves tensions diplomatiques au sein de l’ONU, de l’OTAN et avec certains pays comme la France et l’Allemagne. Les motivations américaines dans cette affaire sont encore discutées.

Le 24 septembre 2005, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak.

Il faut attendre le 14 décembre 2005 au cours d'une interview sur Fox News pour que George W. Bush reconnaisse avoir commis des « erreurs tactiques » en Irak notamment des décisions inadaptées dans l'entraînement des forces irakiennes, d'avoir fait le choix initial de grands projets de reconstruction au lieu de chantiers aux « effets immédiats sur la vie des gens ». Il a aussi regretté de ne pas avoir enclenché plus tôt le transfert de souveraineté aux Irakiens après la guerre mais a cependant réaffirmé que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste.

Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient « envoyé de mauvais signaux », que« les choses ne se sont pas déroulées comme nous l'avions espéré » et que « la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l'implication de notre pays, c'est Abou Ghraïb » .

Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement sceptique par cette démarche .

En décembre 2007, des experts militaires estiment que la situation militaire et sécuritaire est désormais maîtrisée depuis l'arrivée de renforts mais restent extrêmement circonspects sur l'évolution politique de l'Irak .

La menace que des armes de destruction massive au mains d'États ou d'organisations hostiles aux États-Unis puissent être utilisées fait que l'administration américaine tente de désarmer et/ou de contrôler les stocks de ces produits à travers le monde .

Une initiative lancée par les États-Unis et l'Allemagne au mois d'avril 2002 au sein du G8 porte sur un Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes où le gouvernement américain s'est engagé à verser la moitié des 20 milliards de dollars mobilisés sur 10 ans pour cette action . Cela c'est traduit en autre par l'initiative de sécurité en matière de prolifération.

Les tensions diplomatiques avec l'Iran et la Corée du Nord sont dues principalement au développement des armes de destruction massive en Iran et des armes nucléaires en Corée du Nord.

Ainsi, en juillet 2007, un stock clandestin de 16 tonnes d'armes chimiques découvert en Albanie a été détruit .

George W. Bush, critiqué par les pays arabes pour ce qui est vu comme un soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain à évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La «feuille de route», pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoyait la création d'un État palestinien en 2005.

Le soutien de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a amené les Palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du Raïs à l'automne 2004.

En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains.

Le 26 mai 2005, George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route pour la paix de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

Au cours du conflit israélo-libanais de 2006, son administration a été critiquée pour s'être opposée pendant les premières phases du conflit à un cessez-le-feu.

A un an de la fin de son mandat, George W. Bush, accusé d'avoir négligé la question du conflit israélo-palestinien au profit de l'Irak, s'implique de nouveau sur le sujet. Du 26 au 28 novembre 2007, il organise dans le Maryland la conférence d'Annapolis réunissant une cinquantaine de pays et d'organisations pour tenter d'avancer sur la voie d'un règlement du conflit israélo-palestinien et de parvenir à un accord de paix avant la fin 2008. Il obtient du premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas un engagement écrit pour de nouvelles discussions sur des questions clés du conflit comme le statut de Jérusalem, le sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, le sort des colonies juives, le partage des ressources en eau et la délimitation des frontières. Il est également mis en place un comité de pilotage alors que deux conférences internationales de suivi devraient ensuite se dérouler à Paris puis à Moscou. C'est durant cette conférence que la Syrie en appelle à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000.

C'est en janvier 2008 qu'il entame sa première visite dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Israël, Cisjordanie, Égypte, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Arabie saoudite) en tant que président des États-Unis, afin d'aboutir avant la fin de son mandat à un accord conduisant à la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël , d'obtenir le soutien des dirigeants arabes aux négociations israélo-palestiniennes et de discuter de l'Iran .

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension (aux niveaux nationaux, mais pas globalement, aux niveaux gouvernementaux) au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait de pays européens comme la France ou l'Allemagne.

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens de l'Ouest et Américains.

Par contre, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libérés qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

La suite de son voyage le conduit notamment dans l'ancienne république d'URSS en Géorgie, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des Américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'un attentat à la grenade manqué .

Le 23 juin 2005, les représentants officiels de L'Union européenne et le président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient.

Cette déclaration commune met fin au climat de tension entre l'Europe et les États-Unis initié par la position de Paris et Berlin concernant l'Irak.

Lors de sa tournée en Asie à l'automne 2005 à l'occasion de l'APEC, Bush se rendit successivement au Japon, en Corée du Sud, en Chine et en Mongolie.

En Chine, ses entretiens avec le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, n'aboutirent à aucune décision politique d'envergure. Tous les sujets de discorde ou d'intérêt commun entre les deux pays furent évoqués, y compris la liberté religieuse, les droits de l'homme et la démocratie. Le résultat concret de ces discussions fut une commande chinoise de 70 Boeing 737 et un contrat de 4 milliards de dollars. Au moment où les États-Unis connaissent un déficit bilatéral avec la Chine de près de 200 milliards de dollars, ce geste a priori commercial de Pékin fut qualifié de politique.

Bush termina par une visite en Mongolie, la première d'un président américain dans ce pays, afin de remercier un allié dans la guerre en Irak (132 soldats soit le troisième contingent étranger relatif au nombre d'habitants).

En août 2008, George W. Bush fut l'un des 90 chefs d'État et de gouvernements à assister à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin et également à plusieurs compétitions auxquelles participaient des athlètes américains. Il profita de son voyage pour soulever de nouveau la question des droits de l'Homme auprès de son homologue, Hu Jintao, mais aussi celle de la liberté religieuse déclarant, après avoir assister à un service dans un temple protestant, qu'aucun pays ne devait la craindre .

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se montre hostile au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du conseil de sécurité).

En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur .

Cependant, après les ravages de l'ouragan Katrina dans le Sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush modifie sa conduite lors de son discours à l'ONU lors du 60e anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tient au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Il se félicite enfin de la mise en place d'un "Fonds pour la démocratie", de laquelle il est le principal instigateur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promis de s'associer.

En matière d'aide humanitaire, le président Bush a plus que doublé l'aide américaine au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en l'an 2000 aux environs de 23 milliards de dollars en 2006 .

Il annonce en 2002 le Millennium Challenge Account et son corollaire la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) qui seront opérationnel en 2004; La MCC a conclu avec 16 pays des accords d'aide économique et de réduction de la pauvreté portant sur plus de 5,5 milliards de dollars en janvier 2008 .

Il présente en 2003 le President's Emergency Plan for AIDS Relief pour lutter contre le SIDA à l'étranger (principalement en Afrique sub-saharienne) dont le budget initial de 15 milliards de dollars sur cinq ans fut monté à 18,3 milliards. En 2007, il propose de monter le budget pour les cinq prochaine année à 30 milliards .

Le gouvernement américain intervient au niveau d'un tiers du financement étatique du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme par le biais de ce programme .

Le volet prévention de celui-ci est principalement basé sur l'abstinence et en dernier ressort sur la prévention par la pratique du sexe sans risque via le préservatif. Cette politique est jugé par plusieurs associations de lutte contre le VIH/Sida comme contre-productive et mettant à l'écart des populations à haut risque comme les prostituées .

Lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004 en Asie du Sud-Est, un groupe aéronaval et 16 500 militaires américains sont déployés dans la plus grande opération militaire d'aide humanitaire qui ait eu lieu jusqu'à présent .

L'administration Bush a augmenté l'aide humanitaire et au développement à l'Afrique : elle est passée de 1,4 milliard de dollars en 2001 à plus de 4 milliards en 2006. Divers programmes sur différents niveaux sont en cours dont l’Initiative du Président pour la lutte contre la malaria (President’s Malaria Initiative) lancé le 30 juin 2005 et dotée d’un fonds de 1,2 milliard de dollars pour une durée de cinq ans, la PMI a pour objectif de réduire de 50% le taux de mortalité due au paludisme dans 15 pays africains en collaboration avec les autres programmes internationaux et l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique lancée en 2002 et qui doit assurer des bourses d'étude à 550 000 filles et former plus de 920 000 enseignants d'ici à 2010 .

L'élection de Barack Obama en novembre 2008 fait entrer George W. Bush dans la dernière étape de sa présidence. La transition avec l'administration Obama s'achève le 20 janvier 2009, date de passation des pouvoirs au quarante-quatrième président des États-Unis. Lors des dernières conférences et discours de fin de mandat, prononcés en janvier 2009, le président George W. Bush a fermement défendu sa présidence en parlant d'un "bilan bon et fort", rejetant les critiques sur sa gestion de la "guerre contre le terrorisme", l'Irak et l'économie. Il reconnaissait toutefois quelques erreurs dont le déploiement de la bannière "mission accomplie" annonçant prématurément la fin des combats en Irak, le fait qu'on n'ait pas découvert d'armes de destruction massive en Irak et le scandale des abus dont ont été victimes des détenus à la prison d'Abou Ghraïb. Il estime néanmoins que l'histoire sera son juge "une fois qu'un certain temps aura passé", comme ce fut le cas pour Harry Truman, président impopulaire lorsqu'il quitta ses fonctions mais aujourd'hui admiré pour l'ensemble de sa politique durant la guerre froide.

Le 13 janvier, les membres démocrates de la Commission Justice de la Chambre des Représentants publient un rapport à charge de 486 pages titrés sur les leçons et recommandations liées à la présidence de George W. Bush, recommandant la création d’une commission d’enquête officielle. Ces recommandations resteront sans suite faute de soutien des élus du Congrès et du gouvernement américain.

Dans sa dernière allocution télévisée, prononcée le 15 janvier 2009, cinq jours avant de quitter la Maison-Blanche, il a défendu de nouveau son bilan dans le domaine de la sécurité nationale, invoquant la création du département de la Sécurité intérieure, la transformation de l'armée, du FBI, des services de renseignement, et la mise en place de nouveaux instruments pour "surveiller les mouvements des terroristes, geler leurs avoirs financiers et déjouer leurs complots". Il a cité en exemple l'Afghanistan et l'Irak, deux nouvelles démocraties, a expliqué sa philosophie et rendu hommage à son successeur.

Si, en juin 2005, les téléspectateurs américains avaient placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, et s'il avait atteint les sommets de la popularité à la fin de l'année 2001 avec 89% d'approbation, il ne recueillait plus, sur l'année 2008, que 25 à 33% d'opinions favorables, soit, dans l'histoire moderne des États-Unis, un peu mieux que les indices les plus bas des présidents Harry Truman et Richard Nixon.

En mai 2008, le Time le classait septième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.

Dans un éditorial du 18 janvier 2009 du journal Le Monde, le quotidien écrit que George W. Bush quitte la Maison Blanche « avec une popularité au plus bas, dans son pays et dans le reste du monde » et que « rares sont les historiens de la présidence américaine à de douter que le 43ème ait été le dirigeant le plus calamiteux que les États-Unis aient connu ». Pour l'éditorialiste du Monde, si « depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis n'ont pas connu d'attentat sur leur sol, ce résultat voisine avec une interminable liste d'échecs » comme la guerre en Irak, les mensonges sur les armes de destruction massive, la torture dans les prisons d'Abou Ghraib et de Guantanamo, les vols secrets de la CIA, la non capture de Ben Laden, la montée de l'antiaméricanisme dans le monde et le radicalisme islamiste .

Pour l'éditorialiste du Figaro, Pierre Rousselin, George W. Bush a pris sur lui, avec abnégation, chacune des critiques qui ont pu être adressées aux États-Unis, que ce soit la guerre en Irak, Guantanamo ou la débâcle bancaire et la récession. Si l'échec de sa présidence parait évident dans bien des domaines, le portrait qui en est fait, reste souvent simpliste et caricatural . Pour son collègue, Ivan Rioufol, George W. Bush a été victime de la pensée unique et, en Europe de l'Ouest, d'un antiaméricanisme pavlovien, citant, selon lui, au crédit du 43ème président l'installation de la « démocratie » en Irak et la « lutte contre l'islamo-fascisme ». Pour Presse canadienne, les succès de George W. Bush sont ainsi restés à l'ombre des deux guerres impopulaires et de la crise financière de sa fin de mandat.

Parmi ses succès, ses partisans notent le fait qu'il n'y ait eu aucune attaque terroriste sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le triplement de l'aide à l'Afrique concernant la lutte contre le Sida et contre le paludisme, l'amélioration des relations avec la Corée du Nord et l'Iran ainsi que l'amélioration du système d'éducation, suite à l'instauration d'une réforme scolaire, et du programme d'assurance-médicaments. Pour Stephen Hess, un expert de la Brookings Institution, les historiens, avec le temps, « pourraient aller au-delà des échecs de George W. Bush et examiner ses succès de même que les impacts à long terme de ses politiques les plus critiquées » .

Durant sa présidence, George W. Bush a été l'objet ou la cible de documentaires ou de films de plusieurs opposants politiques. Certains de ces films, comme Loose Change de Dylan Avery, mettaient en cause son administration dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le cinéaste et pamphlétaire Michael Moore réalisa en 2004 le documentaire Fahrenheit 9/11, palme d'or du Festival de Cannes, dans le but explicite de favoriser la défaite du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2004. Le film est principalement une compilation de diverses images d'archives et de reportages, souvent sorties de leur contexte comme le discours traditionnel de la Alfred E. Smith Memorial Foundation Dinner où les candidats à l'élection présidentielle prononcent un discours faisant preuve d'autodérision. Ainsi, le discours où George W. Bush plaisanta sur les convives, « ceux qui ont et ceux eux qui ont plus encore », qu'il nomma comme sa base, fut repris dans le film sans mentionner qu'il s'agissait d'un discours humoristique.

Egalement très critique, le documentaire de William Karel, Le monde selon Bush (2004) inspiré des livres "Le monde secret de Bush" et "La Guerre des Bush" de Éric Laurent, est aussi un réquisitoire contre la famille Bush en général et contre leurs relations d'affaires en particulier.

George W. Bush est ausssi le premier président des États-Unis à faire l'objet d'un film biographique avant la fin même de son mandat. Dans W. - L'improbable président, Oliver Stone retrace plusieurs moments de la vie du président américain. Son rôle à l'écran est tenu par Josh Brolin.

En France, Karl Zero a également consacré un documentaire au 43e président, Beeing W.-Dans la peau de Georges W. Bush, sorti en salle en octobre 2008, où la voix "off" imaginaire de George W. Bush commente la carrière du président des États-Unis sur fonds d'images d'archives.

Dans le monde des bandes dessinées, George W. Bush apparait sous les traits de Perry Camby dans L'Homme de Washington, le 75e album de Lucky Luke (et le 3ème depuis la mort de Morris) sorti en décembre 2008, retraçant l'inauthentique campagne élecorale de Rutherford B. Hayes. Perry Camby est le fils d'un magnat du pétrole texan, proche du lobby des porteurs d'armes, prêt aux fraudes et aux violences pour devenir le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis. Son principal conseiller apparait sous les traits de Karl Rove.

La présidence Bush s'acheva le 20 janvier 2009 à 12H00 (17H00 GMT). Après avoir assisté à la prestation de serment solennelle sur la bible de son successeur, George W. Bush et sa femme Laura furent raccompagnés par Barack Obama et son épouse Michelle à un hélicoptère attendant devant le Capitole qui les amena à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. L'ancien président fit alors ses adieux à des dizaines de collaborateurs avant de s'envoler pour le Texas, à bord d'Air Force One, rebaptisé pour l'occasion "Special Air Mission 28000", , accompagné notamment de ses parents mais aussi de son ancien conseiller, Karl Rove et de plusieurs anciens membres de son cabinet comme Alberto Gonzales, Margaret Spellings et Donald Evans. Arrivé à Midland, il fut accueilli, au palais des congrès Centennial Plaza, par 20 à 30 000 de ses partisans. Résidant dorénavant dans son ranch de Crawford ou dans sa nouvelle résidence de la banlieue de Dallas, il a notamment prévu de s'occuper de sa bibliothèque présidentielle, la George W. Bush Presidential Library, dont l'inauguration est prévue en 2013 sur le campus de la Southern Methodist University, et d'écrire un livre portant sur ses deux mandats.

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Source : Wikipedia