BNP Paribas

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Posté par talos 24/02/2009 @ 18:27

Tags : bnp paribas, environnement, bnp paribas assurance, assurances, economie, banques

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BNP Paribas

Agence BNP Paribas Paris Opéra

BNP Paribas est le premier groupe bancaire de la zone euro, né le 23 mai 2000 de la fusion de la Banque nationale de Paris (BNP) et de Paribas. Elle dispose d'une filiale de gestion de fortune très importante : BNP Paribas Banque Privée. Elle est cotée au Premier Marché d'Euronext Paris et fait partie de l'indice CAC 40. C'est la première banque de la zone euro par la capitalisation boursière.

La BNP est née en 1966 de la fusion de la BNCI (Banque nationale du commerce et de l'industrie) et du CNEP (Comptoir national d'escompte de Paris). Elle est privatisée en 1993.

À l'origine, on trouve la Banque de Paris et des Pays-Bas créée en 1872. En 1968, une holding, la Compagnie Financière de Paris et des Pays-Bas, est créée.

En 1982, la Compagnie Financière de Paris et des Pays-Bas est nationalisée. Le nom Paribas apparaît. Ce nom était l'adresse télégraphique de la banque depuis le début du siècle.

À l'origine Compagnie Financière de Paris et des Pays-Bas, la Compagnie Financière de Paribas devient Paribas en 1998 après absorption de la Compagnie Bancaire.

En 1999, une bataille boursière oppose la BNP et la Société générale pour la fusion avec Paribas. La réussite de l'opération de la BNP, grâce au soutien d'Axa, conduira à la création du groupe BNP Paribas.

En mai 2001, BNP Paribas acquiert les 55% de BancWest qu'elle ne possédait pas encore. BancWest devient alors une filiale à 100%. En 2005, BNP Paribas poursuit sa stratégie de croissance ciblée et annonce l'acquisition, via sa filiale BancWest, de la banque américaine Commercial Federal Corporation. En 2006, BNP Paribas acquiert la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL).

Le 5 octobre 2008, BNP Paribas acquiert 75% de Fortis Belgique et 66% de Fortis Luxembourg. L'état belge acquiert 11,6% du capital de BNP Paribas et devient de fait le plus gros actionnaire. L'état luxembourgeois acquiert pour sa part 1,1% de BNP Paribas.

À l’emplacement de la Maison Dorée, s’élevait autrefois l’hôtel Choiseul-Stainville où vécu Madame Tallien. Démoli, l’hôtel fut remplacé par le café Hardi, célèbre sous l’Empire, puis par la Maison Dorée, célébre restaurant parisien pendant près d’un demi-siècle. Même si la date de 1839 figure sur la façade de l’immeuble, on ignore quand fut construit exactement le bâtiment actuel de la Maison Dorée, ainsi appelée à cause des balcons qui ornent toujours sa façade. En 1853, Alexandre Dumas installa au rez-de-chaussée la rédaction de son journal « Le Mousquetaire ». C’est aussi à la Maison Dorée que se tint la dernière exposition des Impressionnistes en 1886. À la fin du Second Empire, l’établissement déclina et un bureau de poste vint prendre la place du luxueux restaurant. En 1976 la BNP entreprit la restauration de la façade de l’immeuble et y installa sa division internationale. La Maison Dorée abrite aujourd’hui des bureaux, un auditorium et une salle de marché de BNP Paribas.

La rue d’Antin est tracée en 1717 et la construction des Hôtels qui constituent aujourd’hui le Siège de BNP Paribas s’est échelonnée de 1715 à 1725. L’hôtel principal du 3 rue d’Antin, où se trouve l’Orangerie, doit son existence à un parlementaire, Étienne Bourgeois de Boynes, trésorier général de la Banque Royale. Son fils, qui fut ministre de la Marine, demeura longtemps en ces lieux. Vendu en 1754, l’hôtel échoit en héritage aux Gallet de Mondragon et devient alors Hôtel de Mondragon. Pendant la Révolution, l’immeuble est saisi comme « bien national » et la mairie du II° arrondissement de Paris en devient locataire. C’est dans la salle des mariages, à quelques mètres de l’Orangerie, que fut célébrée en 1796 l’union de Bonaparte et Joséphine de Beauharnais. Les Mondragon cédèrent l’Hôtel à la Banque de Paris en 1869. Née de la fusion de la Banque de Paris et de la Banque de Crédit et de Dépôt des Pays-Bas, la Banque de Paris et des Pays-Bas, aujourd’hui BNP Paribas, y établit son siège dès sa création en 1872. Dans les années 1960, l’Orangerie fut édifiée sur l’emplacement de la cour de l’hôtel de Mondragon pour accueillir les visiteurs de la Banque, et est devenue le cœur, voire le symbole de BNP Paribas.

En 1613, sur l’actuelle place du Marché Saint Honoré, Marie de Médicis inaugurait un couvent monumental pour des dominicains dits « jacobins ». Pendant la Révolution, le couvent fut fermé et remplacé par le club des Jacobins où se réunissaient les révolutionnaires autour de Robespierre. Après la démolition des bâtiments, on construisit au XIXe siècle quatre pavillons destinés à accueillir un marché qu’ornait une fontaine alimentée par la pompe de Chaillot. Dans les années 1960, cet ensemble fut détruit pour être remplacé par un parking. À la fin de la concession du parking, la mairie de Paris confia un nouveau projet à Ricardo Bofill, architecte catalan dont l’atelier est implanté à Barcelone, Paris et New York. Paribas saisit cette opportunité de rationaliser son implantation dans le quartier de l’Opéra et s’associe au projet. En 1997 s’achève la construction d’un bâtiment de verre clair qui, renouant avec la tradition du XIXe siècle des passages couverts bordés de boutiques. Le Marché Saint Honoré abrite actuellement les bureaux de la Banque de Financement et d’Investissement (CIB) de BNP Paribas.

Créée en 1994 sous le nom d’Association pour l’Histoire de Paribas, l'Association pour l’Histoire de BNP Paribas s’est donnée pour objectif, entre autres, de développer des actions de communication. A l’heure de la « culture d’entreprise » et du développement de la « Business History », l’Association, dans la mouvance des comités d’histoire, s’applique à valoriser ainsi ses initiatives en matière historique.

Le Siège social de BNP Paribas (16 boulevard des Italiens Paris 9e) est un immeuble monumental Art déco réalisé en 1931 de l'architecte Joseph Marrast.

La banque BNP Paribas, riche d’un patrimoine archivistique, monumental et artistique, présente en effet un corpus qu’il est essentiel d’exploiter et de valoriser au bénéfice de l’histoire et de la communication du groupe. Les différentes missions de l’Association se résument autour de quatre activités principales : encourager la recherche historique et la publication d’ouvrages ou articles relatifs à l’histoire du groupe; utiliser le patrimoine comme vecteur de communication interne et externe; accueillir des étudiants et historiens afin de les orienter dans leurs recherches (fonds d’archives et bibliothèque de l’Association); et enfin regrouper tous ceux qui s’intéressent à BNP Paribas et à l’histoire de ce groupe.

BNP Paribas est la première banque de la zone euro par sa capitalisation boursière et ses résultats. Fin juin 2006, elle emploie 138 000 collaborateurs (hors effectifs Cofinoga), dont 70 000 en Europe (suite à l'acquisition de Banca Nazionale del Lavoro), réparties sur 85 pays.

En France, BNP Paribas est une banque de réseau avec 2 200 agences.

D'après le magazine américain Fortune 2007, BNP Paribas est la sixième banque mondiale par son chiffre d'affaire et la huitième par ses bénéfices. Elle a généré un chiffre d'affaire de 109 milliards de USD.

Et selon le magazine Forbes (magazine) 2006, celle-ci serait la 14e entreprise mondiale et la 1re entreprise française.

La banque Paribas devenue BNP Paribas est traditionnellement très impliquée dans les marchés pétroliers.

Pétrole contre nourriture - BNP-Paribas fut la principale source de financement des échanges pétrole contre nourriture de l'ONU qui donneront lieu à l'affaire pétrole contre nourriture. Elle fut à ce titre citée dans le rapport de Paul Volcker (rapport Volcker), dans lequel elle fut accusée d'utiliser des sociétés écrans (sociétés offshore) pour cacher l'identité réelle des interlocuteurs du dictateur irakien Saddam Hussein dans ce trafic.

La société Kensington International a porté plainte pour racket au tribunal de New York, en accusant la banque française BNP-Paribas de complicité avec les dirigeants congolais pour la dissimulation des revenus pétroliers du Congo. BNP-Paribas a nié les allégations de Kensington International.

BNP Paribas est présente dans 88 pays (juin 2006). 6e rang par les fonds propres en Europe.

Le Conseil d’administration est composé de 13 administrateurs élus par les actionnaires et de deux administrateurs élus par les salariés. La durée des mandats des administrateurs est fixée à trois années pour les administrateurs dont le mandat vient à renouvellement, en application des recommandations de place.

Le Comité exécutif est dirigé depuis juin 2005 par Baudoin Prot.

Le Conseil d'administration est présidé depuis juin 2003 par Michel Pébéreau, date à laquelle les fonctions de président et de directeur général sont séparées.

2006 : Investisseurs institutionnels 69.30 % Axa 5.50 %, salariés 5.20 %.

2008 : Une fois le rachat de certaines activités du bancassureur Fortis, par BNP Paribas, opérationnel, les États belge et luxembourgeois détiendront respectivement 11.7% et 1.1% du capital de la banque française.

Placée sous l'égide de la Fondation de France, la Fondation BNP Paribas a pour but de favoriser le dialogue entre le monde bancaire et son environnement culturel ou social.

Les projets sont présélectionnés par le secrétariat général de la fondation BNP Paribas et soumis au Comité de mécénat. Le comité décide de la suite à donner aux projets et du montant de l'aide allouée. Le Secrétariat général assure la mise en œuvre et le suivi des actions.

BNP Paribas sponsorise divers tournois de tennis, dont le tournoi de Roland Garros, le Masters de Bercy (BNP Paribas Masters), la Coupe Davis, la Fed Cup, etc. Mis à part le tennis, BNP Paribas se tourne également vers les échecs ; elle est partenaire de la FFE (Fédération française des échecs).

En 1977, la BNP a été paralysée durant deux mois par une grève des informaticiens qui ont obtenu un réaménagement de leur rythme de travail. Parmi ces grévistes, Nathalie Ménigon quittera la BNP en 1978 avant de participer l'année suivante à la création du groupe Action Directe.

Des entités de BNP Paribas sont certifiées respectant la norme ISO 14001.

Le salaire de son dirigeant représente 137 fois le salaire médian français, ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire".

Les quatre étoiles du logo symbolisent les valeurs de BNP Paribas, qui sont l'engagement, la réactivité, l'ambition et la créativité.

Au printemps 1973 Publicis fit une campagne de publicité cynique pour la BNP : sur une affiche un cadre énonçait cette phrase : « Pour parler franchement, votre argent m'intéresse ». L'impact de cette campagne fut important, la presse se fit écho de plaintes des clients qui exprimaient leur souhait de changer de banque.

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L'Atelier BNP Paribas

Logo de L'Atelier BNP Paribas

L’Atelier BNP Paribas est une filiale à 100% de BNP Paribas ayant pour vocation d'être le centre de veille et d'analyse des nouvelles technologies. Il est rattaché à la direction de la marque, de la communication et de la qualité (MCQ) du groupe.

Créé en 1978 par Jean Michel Billaut au sein de la Compagnie Bancaire, l'Atelier se présente comme ayant pour vocation d'apporter aux différentes composantes de l'entreprise, des idées d'innovation et des lignes d'évolution de leurs métiers.

Lee centre de veille de l'innovation s'ouvre ensuite aux clients, aux partenaires du groupe bancaire ainsi qu'à des entreprises ou individus extérieurs au groupe.

L'Atelier a permis par exemple au Cetelem, dès les années 1980, et grâce à l'association des techniques de scoring et du Minitel de mettre en place le « crédit télématique » avec la carte Aurore.

L'Atelier édite trois sites Web d'information — atelier.fr, Asie.atelier.fr et atelier-us.com — axés sur l'innovation, notamment dans le domaines des technologies de pointe et les usages liés aux Nouvelles technologies.

L'Atelier est aussi présent sur les ondes, avec L'atelier numérique.

La cellule de veille de BNP Paribas est aussi active dans le conseil et les études. Chaque entité (Asie, Europe et Etat-Unis) est capable de préparer des voyages d'études (principalement dans la Silicon Valley, la Corée, le Japon et la Chine). Ces voyages sont destinés aux métiers internes de la banque mais aussi aux entreprises externes au groupe BNP Paribas.

L'Atelier est diffusé sur ses sites mais aussi sur les principaux réseaux sociaux : Netvibes, Facebook. Un fil d'actualité sur le système de micro-blogging Twitter est également disponible.

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Crise des subprimes

La crise des subprimes (en anglais subprime mortgage crisis) est une crise qui touche le secteur des prêts hypothécaires américains et qui a participé au déclenchement de la crise financière de 2007-2008, qui s'est poursuivie par la crise financière de 2008.

La crise des subprimes s'est déclenchée au deuxième semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risque aux États-Unis (les subprimes), que les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n'étaient plus capables de rembourser. Révélée en février 2007 par l'annonce d'importantes provisions passées par la banque HSBC, elle s'est transformée en crise financière mondiale à partir de l'été 2007, avec une défiance envers les créances titrisées (ABS, RMBS, CMBS, CDO) qui comprennent une part plus ou moins grande de crédits subprime, puis envers les fonds d'investissement, les OPCVM (dont les SICAV monétaires) et le système bancaire susceptibles de détenir ces dérivés de crédit.

Cette crise de confiance générale dans le système financier a causé une première chute des marchés boursiers à l'été 2007. Elle fut cependant beaucoup moins profonde que celle de l'automne 2008. Les autorités ont d'abord cru à une crise de liquidité bancaire et les banques centrales n'ont cessé d'injecter massivement des liquidités dans le marché interbancaire. Mais peu à peu, le scénario d'une crise de solvabilité globale des banques s'est imposé.

À partir de l'été 2007, les banques du monde entier ont dû passer chaque trimestre dans leurs comptes des dépréciations de la valeur de leurs actifs liées aux subprimes, en particulier les ABS et les CDO. De l'été 2007 à l'été 2008, ces dépréciations ont totalisé 500 milliards de dollars américains, ce qui a fait chuter d'autant les capitaux propres des banques. Certaines ont épongé ces pertes grâce à des augmentations de capital, en vendant en Bourse de nouvelles actions.

Ces augmentations de capital ont totalisé 300 milliards de dollars de la mi-2007 à la mi-2008. Plusieurs fonds souverains, de pays asiatiques notamment, ont ainsi pris des participations significatives au capital des grandes banques américaines.

Mais ces recapitalisations sont restées inférieures de 200 milliards de dollars américains aux pertes constatées, une majorité de banques préférant reconstituer leurs réserves par une diminution de leur activité de crédit traditionnelle, et se contentant de respecter au strict minimum les ratios de solvabilité, malgré une crise dont l'ampleur crée un besoin de sécurité plus important.

Au printemps 2008, le gouvernement britannique a reconnu l'existence d'une crise de solvabilité en nationalisant la banque Northern Rock. Mais il a fallu attendre l'automne pour voir d'autres nationalisations, avec les sociétés de refinancement américaines Freddy Mac et Fannie Mae le 8 septembre, puis avec l'assureur AIG le 16 septembre. En Europe continentale, Fortis a été la première grande banque nationalisée, le 29 septembre. Au Royaume-Uni, trois des quatre plus grandes banques ont accepté le 8 octobre le principe d'une recapitalisation imposée par le premier ministre Gordon Brown. Le 11 octobre, la France et l'Allemagne ont annoncé aussi qu'elles pourraient éventuellement recapitaliser des banques mais sans donner de nom.

Tous les établissements n'ont pas été secourus. Le 15 septembre 2008, le gouvernement américain a laissé la banque d'affaire Lehman Brothers faire faillite sans intervenir, après s'être assuré que ses créanciers étaient assez nombreux pour que l'impact soit dispersé. Cette décision a obligé les banques à prendre des mesures. Prenant conscience que les États privilégieraient le sauvetage des banques de dépôt, plusieurs grandes banques d'investissement américaines se sont fait racheter afin de sauver leur activité : Bear Stearns, Merrill Lynch, Washington Mutual et Wachovia.

Ces banques d'affaires étaient les victimes désignées du système d'assurance des créances immobilières par les rehausseurs de crédits, qui avait eu un grand succès auprès des épargnants jusqu'en 2007 mais s'est révélé inefficace devant l'ampleur des risques à couvrir. Ces rehausseurs de crédit ne disposant pas d'assez de capitaux propres pour tenir leurs engagements, ils se sont retrouvés en faillite, obligeant des clients aussi prestigieux que la banque d'affaires Merrill Lynch à porter plainte.

Aux États-Unis, l'État s'est résolu à procéder à la nationalisation au cas par cas d'établissements en difficultés, après avoir présenté sans grand succès début septembre puis fait voter en deux temps début octobre le plan Paulson, qui prévoit que l'État rachète 700 milliards de dollars américains d'actifs à risque. En Europe, les différents plans nationaux annoncés autour du week-end des 11-12 octobre se chiffrent à 1 700 milliards d'euros, comprenant des garanties de refinancement, mais aussi des mesures de recapitalisation-nationalisation, dont le détail est annoncé au Royaume-Uni vers la fin d'octobre 2008.

Dans la semaine qui avait précédé, les marchés boursiers européens avaient tous perdu plus de 20%. La crainte d'une sous-capitalisation globale et durable du système bancaire, nuisible à l'économie, avait entraîné dès l'été 2008 une crise de solvabilité, suivie à partir du 6 octobre d'un krach boursier d'autant plus profond qu'il intervenait après un an de baisse régulière de la bourse. En France, l'indice CAC 40 a ainsi perdu 22% de sa valeur en une seule semaine, du 6 au 10 octobre.

La crise avait entraîné depuis le début 2008 une raréfaction progressive et de plus en plus marquée du crédit bancaire à travers le monde, ce qui a aggravé le ralentissement économique en cours. Le krach boursier de la semaine du 6 au 10 octobre a ainsi accompagné de très mauvais indicateurs économiques pour le mois de septembre, en Europe comme aux États-Unis.

Les banques françaises ont été parmi les plus actives dans le développement des rehausseurs de crédit: deux d'entre eux ont pour principal actionnaires des groupes français.

Les rehausseurs de crédit sont au cœur du système, en créant une demande inespérée pour les créances hypothécaires risquées ABS, issus des subprime. Ils mélangent ces ABS avec d'autres créances moins risquées, pour créer des CDO, placements présentés aux investisseurs sous la notation financière la plus sûre, le AAA. Ce tour de passe-passe fait croire à un placement à la fois sûr et très rentable. En finance, risque et rentabilité vont normalement de pair.

Le taux d'intérêt élevé des ABS, regroupements de subprime, augmente le rendement total du placement CDO, tandis que le caractère plus sûr des autres créances est censé suffire à garantir sa sécurité.

Du coup, les banques ont vu le système des CDO sous l'angle du succès très rapide d'un placement de père de famille, jugé à la fois sûr et rentable, et ont multiplié des produits dit "garantis", qui se sont vendus comme des petits pains chez les épargnants. La croissance de la demande a tiré à son tour celle des créances immobilières risquées (subprime), qui se voyaient offrir ainsi un débouché inespéré.

Les agences de notation financière ( Moody's, Standard and Poor's, Fitch, etc.) ont pendant plusieurs années donné la meilleure notation financière (AAA) aux placements de type CDO avant de se rendre compte qu'il fallait brutalement l'abaisser. Le plus souvent, ces agences de notation financière se sont contentées de collecter les données communiquées par les créateurs des titres financiers: les organismes de crédit immobilier dans le cas des ABS, les rehausseurs de crédit pour l'émission des CDO, et les banques dans le cas des contrats d'échanges censés protéger contre le risque de non remboursement, appelés CDS.

Cette indulgence peut s'expliquer par le fait que les rehausseurs de crédit soient devenus du fait de leur croissance des clients importants pour les agences de notation financière, pour la notation des CDO qu'ils émettaient. Par ailleurs, ces CDO ont trouvé une clientèle importante dans les réseaux commerciaux des banques, elles aussi clientes stratégiques des agences de notation. L'analyste financier d'une agence de notation financière avait donc commercialement intérêt à ne pas se poser trop de questions.

Les causes de cette crise sont imputées à la FED Federal Reserve Bank qui a pratiqué entre 2003 et 2004 des taux d’intérêts jugés trop faibles, incitant à la distribution « agressive » de crédits aussi bien qu'à la recherche par les investisseurs et les épargnants de « suppléments » de rémunération, obtenus par le développement massif de prêts risqués à des personnes insolvables, avec des taux d'intérêts plus élevés.

Parmi les responsables politiques ayant favorisé directement les conditions de cette crise par des mesures économiques et sociales, le Guardian cite Bill Clinton, George W. Bush, Gordon Brown, ainsi que, dans le domaine de la finance, les pdg anciens et actuels de la compagnie d'assurance American International Group Inc., des banques Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Halifax Bank of Scotland, Royal Bank of Scotland, Bradford & Bingley, Northern Rock, Bear Stearns, Bank of England et des personnalités telles que le financier George Soros, le milliardaire Warren Buffet et le président d’un fonds d’investissement US John Paulson.

Cette politique souple s'explique par la volonté de la Federal Reserve Bank d'éviter la récession aux Etats-Unis suite à l'éclatement de la bulle internet à partir de mars 2000 et aux attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, durant l'année 2001, Alan Greenspan abaisse 11 fois le taux directeur de la Federal Reserve Bank, le ramenant à 1,75 %. Alan Greenspan continue les baisses jusqu'à ramener le taux à 1 % en juillet 2003, le plus bas niveau depuis 1954. Ce taux plancher restera en vigueur un an.

Ces dispositions ont eu pour effet de gonfler la demande pour les propriétés (la proportion de propriétaires a atteint 69% en 2004) en attirant une clientèle à risque. Cette hausse de la demande s'est traduite par une hausse de prix qu'on peut maintenant qualifier de « bulle immobilière ».

Outre les transgressions des règles de prudence régissant la distribution du crédit, l'ampleur de cette crise vient du contournement des ratios réglementaires de solvabilité bancaire par la titrisation des créances américaines risquées. Celles-ci furent revendues sous forme d'obligations à des épargnants un peu partout dans le monde donnant à cette crise une dimension mondiale.

Le marché des « subprimes » est constitué de prêts risqués qui peuvent être hypothécaires (immobiliers), des cartes de crédit, de la location de voitures et autres, accordés à une clientèle peu solvable ou à l'historique de crédit difficile. Ce marché s'est largement développé aux États-Unis à partir de 2001, passant d'un montant de 200 milliards USD pour les prêts hypothécaires en 2002 à 640 milliards USD en 2006. Ce montant représentait 23 % du total des prêts immobiliers souscrits.

Les emprunteurs à risque peuvent contracter un emprunt immobilier sur ce marché, moyennant un taux d'intérêt révisable généralement indexé (par exemple sur le taux directeur de la Fed), majoré d'une « prime de risque » (subprime) pouvant être très élevée. Typiquement, les premières années du prêt (1, 3 ou 5 en général) sont couvertes par un taux d'intérêt fixe promotionnel qui devient ensuite variable. Les emprunteurs hypothécaires américains ont la possibilité d'emprunter jusqu'à 110 % de la valeur de l'immeuble objet du prêt, d'avoir la possibilité de ne rembourser que la partie intérêt de leur mensualité, un intérêt d'ailleurs entièrement déductible d'impôts.

La croissance de ce marché a tout d'abord été encouragée par des taux historiquement bas qui ont incité les institutions de crédit à accroître la part du subprime dans leur portefeuille et à profiter des importantes marges de risque imposées à ces crédits. Elles étaient encouragées en cela par une législation de 1977 (Community Reinvestment Act) : un établissement peut demander et obtenir une garantie de ses dépôts par l'État (Federal Deposit Insurance Corporation) s'il s'engage en contrepartie à prêter à des personnes à revenus modestes, auxquelles de tels prêts ne seraient sans cela pas accordés. Par ailleurs, ce mouvement a été accéléré par l'utilisation de la titrisation comme outil d'évacuation du risque de crédit, utilisation encouragée par la demande croissante de produits rentables par des investisseurs et par l'afflux de liquidités disponibles à la recherche d'investissements attractifs. Certains établissements financiers avaient fait du subprime leur spécialité en se spécialisant dans l'octroi de crédits subprime aussitôt revendu dans le marché de la titrisation. Cette revente élimine instantanément les risques associés au prêt pour l'établissement financier qui accorde le prêt et le risque est transmis aux acheteurs de titres de type PCAA (papier commercial adossé à des actifs). Cette déresponsabilisation des institutions prêteuses a sans doute incité certaines d'entre elles à accorder davantage de prêts à haut risque.

Ces prêts à des personnes à la cote de crédit insuffisante ont participé à la création d'une bulle immobilière qui elle-même nourrissait la bulle de crédits : tant que l'immobilier augmente, la maison acquise et mise en hypothèque assure que l'opération ne peut que bien se terminer, puisqu'en cas de défaillance, la banque pourra rembourser le crédit en saisissant, puis en vendant la maison.

Par conséquent, les emprunteurs se retrouvèrent confrontés à une hausse rapide de leurs mensualités, et les plus fragiles furent incapables de faire face à leurs remboursements. Dans un contexte de hausse du marché de l'immobilier, ou lorsqu'il est limité à des cas isolés, le défaut de paiement est couvert par les créanciers : grâce à une politique de gestion du risque, les organismes sont censés pouvoir supporter le délai nécessaire au recouvrement de créances des débiteurs en saisissant les biens portés en garantie lors de l'emprunt et en les revendant. Mais dans un contexte de baisse du marché de l'immobilier, l'organisme créancier peut se retrouver en situation difficile, surtout s'il s'agit d'un défaut de paiement en masse. Or, en 2007, le taux de non-remboursement sur ces crédits s'est élevé aux alentours de 15 % .

Avec la baisse du marché immobilier américain, la valeur des habitations est devenue inférieure à celle du crédit qu'elles devaient garantir. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvèrent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à couvrir leurs pertes. L'afflux de mises en vente des biens saisis a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés.

En août 2007, un site spécialisé faisait état de plus d'un million de défauts de paiement constatés, mais chaque constat de défaillance ne mène pas à la faillite de l’emprunteur. Les banques essayant généralement de trouver des solutions de rééchelonnement de prêts lorsqu’elles pensent que le débiteur ne traverse qu’une difficulté passagère.

Le président de la Commission bancaire du Sénat des États-Unis, Christopher Dodd, estime qu'un à trois millions d'Américains pourraient perdre leur logement suite à cette crise.

L'insolvabilité des débiteurs et la chute des prix de l'immobilier ont provoqué la chute ou la faillite de plusieurs entreprises de prêts hypothécaires à risque ((en) subprime mortgage lenders), tels que la New Century Financial Corporation en avril 2007, conduisant à l'effondrement du prix des actions de l'industrie du crédit.

Les premiers effets sur le marché de l'emploi dans le secteur financier se sont faits sentir dès l'été 2007. Les sociétés financières américaines ont annoncé 35 752 suppressions d'emplois en août 2007, selon le cabinet Challenger, Gray and Christmas.

En avril 2007, la Fed estimait que les pertes pour les banques pourraient s'élever de 100 à 150 milliards USD pour un marché de 8 400 milliards d'encours de crédit. La Deutsche Bank estimait fin octobre que ce chiffre pourrait s'élever à 400 milliards de dollars ; la banque d'investissement Goldman Sachs plaçait pour sa part en novembre 2007 le curseur à 2 000 milliards de dollars.

Le Fonds monétaire international a estimé dans un rapport du 9 avril 2008 que « le montant des pertes pourrait atteindre quelque 945 milliards de dollars ».

Le vendredi 31 août 2007, le président américain George W. Bush a annoncé une série de mesures destinées à empêcher que les ménages qui font face à des taux d'intérêt particulièrement élevés ne se retrouvent en situation de défaut de paiement et ne soient contraints de vendre leur maison. Il a notamment proposé que la Federal Housing Administration modifie ses règles de manière à assouplir les conditions de refinancement exigées des emprunteurs, ainsi que de modifier le régime fiscal pour faire en sorte que des sommes radiées de la valeur d'une maison par des institutions financières ne soient taxées par le gouvernement fédéral. Il estime tout de même que le rôle du gouvernement américain dans ce dossier est limité, et qu'il n'est pas de son ressort de se porter à la rescousse de spéculateurs ou d'investisseurs ayant pris de mauvaises décisions.

Par ailleurs, les agences de notation (Standard & Poor's, Moody's, Fitch) sont accusées d'avoir mal évalué le risque de ces produits et, partant, la notation associée à ces produits. En outre, avec la baisse importante des émissions de produits structurés qui représentaient la moitié de leurs revenus, ces agences ont dû lancer des plans de licenciement : Standard & Poor's a annoncé le 8 décembre un plan pour réduire ses effectifs de 3 %.

Les représentants du G7 ont appelé à plus de transparence dans le travail des agences de notation. La ministre française de l'Économie Christine Lagarde a développé cette position en indiquant préférer à de nouvelles lois une régulation du système bancaire par lui-même. Elle a repris cette idée en septembre 2008, déclarant que les problèmes des marchés financiers étaient principalement dus à une absence de marché et non à son supposé excès.

Au delà de la chaîne des effets directs (insolvabilité des emprunteurs subprime, faillite des sociétés de crédit spécialisées, pertes de la part des grandes banques qui les détenaient ou travaillaient avec elles), l'essentiel des effets de la crise du subprime est indirect.

La première courroie de la crise réside dans le phénomène de la titrisation de créances. La titrisation est l'opération financière, méconnue de l'emprunteur, par laquelle une banque revend ses créances sur des marchés spécialisés, souvent groupées avec d'autres valeurs. Ce qui lui permet à la fois de se refinancer et de réduire son risque (qui est reporté sur les investisseurs qui achètent ces créances). La titrisation est devenue un phénomène courant depuis le début des années 2000. Les créances titrisées sont rachetées par des investisseurs (fonds d'investissements classiques, fonds plus spéculatifs, etc.).

Le marché du subprime a été massivement financé par la titrisation, les créances étant regroupées dans des véhicules de financement ad hoc et transformées en titres négociables souscrits par des investisseurs.

Cependant, à partir du début 2007, la crise des crédits subprimes a jeté le doute sur l'ensemble des véhicules de titrisation de créances, en premier lieu les créances hypothécaires portant spécifiquement sur l'immobilier d'habitation américain ((en) residential mortgage backed security, ou RMBS), mais aussi les paquets de créances diversifiées appelés CDO ((en) Collateralised debt obligation). Ce sont en fait toutes les formes de véhicules de titrisation de crédit (ABS, RMBS, CDO et leurs variantes) qui sont devenus suspectes, aux yeux des investisseurs, au début et surtout durant l'été 2007, de peur qu'ils ne portent des créances à risque en général et subprimes en particulier.

La deuxième courroie de transmission de la crise est constituée des fonds d'investissement qui ont eux-mêmes acheté les créances titrisées.

Les crédits subprime, offrant des rendements élevés ((en) high yield) dus au paiement par l'emprunteur d'un taux d'intérêt plus élevé que pour le marché prime, les investisseurs ont exercé une forte demande de ce type de produits afin de doper les performances de leurs fonds d'investissement ou OPCVM.

Ces fonds se sont trouvés en difficulté du fait de la chute de la valeur de leurs actifs. L'effondrement de la valeur de deux fonds d'investissement de la banque américaine Bear Stearns, révélé le 17 juillet 2007, a donné le signal de la crise de confiance. L'annonce, intervenue le soir même d'une séance record à la New York Stock Exchange (14 000 points atteints en séance), va donner le signal de la baisse. Ce sont désormais tous les fonds d'investissement qui vont à leur tour devenir suspects.

Certains fonds avaient cependant, dès 2006, envisagé qu'une crise immobilière se préparait et avaient pris des positions inverses à tout le monde en spéculant sur l'effondrement des produits financiers adossés aux crédits immobiliers à risque.

En troisième lieu, ces fonds d'investissement appartiennent ou sont financés par les banques (les hedge funds se financent par effet de levier, c'est-à-dire avec peu de capitaux et beaucoup d'emprunts). Les banques reprennent donc par ce biais les risques qu'elles avaient dans un premier temps confiés aux marchés. La communauté financière s'est alors rendu compte, vers la fin juillet 2007, que l'ensemble du système bancaire supportait des risques de crédits, non seulement dans les fonds que les banques finançaient, mais aussi dans les fonds qu'elles géraient. Ainsi, des créances titrisées à haut rendement (et donc à haut risque selon le Medaf) étaient elles-mêmes présentes dans certaines SICAV monétaires, placements jusque-là jugés sans risque, les « sicav monétaires dynamiques ». D'où une brutale chute de valorisation des sicav monétaires dynamiques dans les premiers jours d'août 2007.

Le 9 août 2007, la première banque française par ses fonds propres, BNP Paribas, annonce le gel (réalisé le 7 août) des actifs de trois fonds monétaires dynamiques OPCVM d'une valeur totale de 1,6 milliard d'euros (gérés par BNP Paribas ABS Eonia, BNP Paribas ABS Euribor et Parvest Dynamic ABS) (liés aux sécurités des prêts aux États-Unis). La banque était incapable de chiffrer les actifs de ces fonds depuis que les négociations des (en) mortgage securities étaient virtuellement arrêtées et donc empêchaient les investisseurs de pouvoir déterminer le prix de marché security. Le 29 août, BNP Paribas annonce la fin du gel. Les fonds ont rouvert courant septembre avec des décotes d'au maximum 1,21 %.

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Crédit agricole

Logo de Crédit agricole

Le Crédit agricole, souvent appelé la Banque verte du fait de son activité d'origine au service du monde agricole, est un réseau français de banques mutualistes qui est devenu depuis 1990 un groupe bancaire généraliste international. Elle est, historiquement, la caisse mutuelle du monde agricole.

L'histoire du Crédit agricole remonte à la fin du XIXe siècle: la création de la toute première Caisse locale a lieu en 1885 le 23 février à Salins (Jura). Ainsi, l'édifice a commencé « par la base » (Caisses locales et régionales de crédit agricole mutuel). Les Caisses locales voient leur statut réglementé en 1894 par une loi instaurée par Jules Méline. En 1895 ce sera le tour des Caisses régionales. Dans les premières années, l'activité est d'abord exclusivement composée de prêts court-terme. En gros des avances sur récoltes qui permettent aux agriculteurs de vivre mieux. Viendront ensuite les prêts à moyen puis long terme qui leur permettront de s'équiper, d'acheter du bétail. Ce n'est qu'en 1920 qu'apparait, sous l'égide de Louis Tardy, l'Office national du Crédit agricole, devenu en 1926 Caisse nationale du Crédit agricole.

D'abord orienté exclusivement vers l'agriculture, le Crédit agricole ne souffre pas de l'exode rural, mais au contraire en profite énormément : son réseau d'agences est à l'époque adapté à sa clientèle rurale, donc de loin le plus développé, et les nouveaux urbains ou les anciens de l'agriculture qui adoptent une nouvelle profession, quand ils doivent prendre une banque, se tournent assez facilement vers le Crédit agricole. L'activité du réseau s'adapte à cette clientèle renouvelée, et se diversifie vers l'agroalimentaire, la ruralité, l'artisanat, le financement de l'habitat puis l'ensemble des secteurs économiques, avec une forte présence sur le marché des particuliers.

En parallèle, l'entité nationale, La Caisse nationale de crédit agricole, devenue Crédit agricole SA (CASA), a progressivement renforcé ses activités sur les marchés financiers et l'international. De plus, et, au cours des deux dernières décennies, elle a absorbé par rachat, ou pris des participations stratégiques, dans divers établissements financiers français, italiens (Intesa) et des pays d'Europe centrale et orientale.

A partir des années 1980, le Crédit agricole, comme ses concurrents, prend le virage de la bancassurance. En 1986 le groupe se lance dans l'assurance-vie avec Predica et dans l'assurance dommage en 1990 avec Pacifica. A cette époque de nombreux administrateurs des caisses locales sont aussi administrateurs d'une autre institution agricole, l'assureur Groupama, et un rapprochement n'est pas encore exclus, mais ce scénario est finalement écarté.

En 1996, c'est Indosuez qui est racheté pour donner la naissance à Indocam (gestion d'actifs - renommé CAAM pour Crédit agricole Asset Management depuis 1999) et CA-Indosuez (CAI) pour la Banque de Financement et d'Investissement.

En 2003, le Crédit agricole a absorbé Le Crédit Lyonnais (devenu LCL depuis 2005). De la fusion des banques de financement du Lyonnais et de CAI est né Calyon, la banque d'investissement et de financement.

Sur le plan de la structure du capital, l'évènement majeur est en 2001, lorsque CASA s'introduit en Bourse mais reste détenue majoritairement par les 44 Caisses Régionales, comme le prévoient les statuts mutualistes du groupe.

Les années 2003 à 2005 ont été marquées par l'absorption et l'intégration du Crédit Lyonnais — rebaptisé LCL — dans le groupe bancaire. Cette intégration a coûté au total 1,3 milliard d'euros et dès 2005 a permis de réaliser 663 millions de gains en synergie.

L'acquisition du Crédit Lyonnais ne s'est pas déroulée sans difficulté. En effet, lors de la privatisation du Crédit Lyonnais en 1999, le Ministère de l'Economie et des Finances a constitué le GAP (Groupement d'Actionnaires Partenaires), noyau dur d'actionnaires (33 % du capital du Lyonnais) afin d'empêcher toute OPA sur cette banque. Les membres du GAP étaient : Crédit Agricole (10 %), Allianz (6 %), Axa (5,5 %), Commerzbank (4 %), BBVA (3,75 %), Banca Intesa (2,75 %) et CCF (1 %) . L'Etat conserve une part de 10,9 %, destiné à terme à être vendu.

Premier actionnaire du Crédit Lyonnais avec 10 % du capital, le Crédit Agricole semblait devoir naturellement emporter la part de l'Etat. Ainsi, jusqu'à fin 2002, l'Etat-Major du Crédit Agricole, au premier rang duquel le Directeur Général Jean Laurent tente de développer des coopérations avec le Crédit Lyonnais dirigé par Jean Peyrelevade qui cherche à tout prix à conserver l'indépendance de sa banque en divisant les membres du GAP et l'Etat, le Crédit Agricole ne parvenant ainsi pas à concrétiser les avantages initiaux qu'il possède du fait de son rang de premier actionnaire et que le Ministère de l'Economie et des Finances souhaite lui vendre en priorité sa participation.

Finalement, fin 2002, Francis Mer, nouveau Ministre de l'Economie et des Finances, propose à la Banque Verte 44 € par action pour la cesion des 10,9 % restants. Le Directeur Général de Crédit Agricole Jean Laurent refuse car il ne veut pas aller au-delà de 42 €.

Par conséquent, le 23 novembre 2002, Francis Mer décide de mettre aux enchères les 10,9 % restants. Le Crédit Agricole paraît alors sûr de devoir l'emporter et fait une offre à 44 € par action. Or, c'est BNP Paribas, par l'intermédiaire de son Directeur Général Michel Pébereau qui emporte la mise avec 58 € par action. Non content de devenir le premier actionnaire du Crédit Lyonnais, celui-ci pousse son avantage en acquérant 5 % supplémentaire sur le marché alors même que le Crédit Agricole ne réagit toujours pas . Finalement, mi-décembre 2002, René Carron prend la place de Marc Bué en tant que Président du Conseil d'Administration du Crédit Agricole et la Banque Verte contre-attaque en étant obligé de rafler sur le marché des actions cotées à 55 € (les fonds spéculatifs pariant sur une bataille boursière entre le Crédit Agricole et la BNP pour le contrôle du Lyonnais) alors même qu'il aurait pu racheter la part de l'Etat à 44 € ]. L'OPA est finalement lancé pour acquérir le solde du Lyonnais à 56 € par action et le Crédit Agricole acquiert le Crédit Lyonnais.

En 2006, le Crédit agricole rachète 100% de la quatrième banque grecque, Emporiki pour 3,3 milliards d'euros. Cette banque dégage cependant des pertes en 2006 (-234,7 M€), est légèrement bénéficiaire en 2007 (+73,4 M€) mais, du fait de la crise des subprimes, retombe en pertes sur les 9 premiers mois de 2008 (-121,3 M€) . Depuis son acquisition, Emporiki n'a créé aucune valeur pour le Crédit Agricole, le montant de ses pertes étant supérieur à celui des bénéfices dégagés sur 2006-2008.

En novembre 2007, le Crédit agricole rachète 14,99% du capital de l'espagnol Bankinter pour se renforcer à hauteur de 19,53%, illustrant ainsi la volonté de la banque verte de se développer dans la région méditerranéenne. Toutefois, cette stratégie est jugée floue par les analystes financiers car nécessitant trop de fonds propres . Cette initiative est contrecarrée par l'actionnaire historique de Bankinter Jaime Bottin souhaitant s'opposer à cette prise de contrôle rampante et par la Société Générale, alliée de circonstances de l'Espagnol .

En 2007-2008, le Crédit Agricole est la banque française la plus touchée par la crise des subprimes. En effet, le Directeur Général de la filiale de banque d'investissement Calyon, Marc Litzler, a fait de la structuration de CDO l'un des piliers du développement de sa stratégie. Or, le marché de CDO devient illiquide avec la crise des subprimes, conduisant Calyon à déprécier ses portefeuilles de CDO. Ce retournement de situation, ajoutée à la perte d'un trader à New York en septembre 2008 ainsi que la dégradation du rehausseur de crédit ACA, cause près de 2 milliards d'euros de pertes. De fait, Marc Litzler est contraint à la démission en avril 2008 et remplacé par Patrick Valroff, Directeur Général de Sofinco. Celui-ci supprime 500 emplois afin de recentrer l'activité de Calyon sur le financement et d'abandonner les activtés rentables mais risquées liées aux dérivés de crédit et actions . Ainsi, le Crédit Agricole, contrairement à la Société générale et BNP Paribas, respectivement première et deuxième banques mondiales sur le marché des dérivés actions, n'a pu s'imposer durablement ces métiers, malgré le débauchage de Marc Litzler, en charge du développement de ce secteur à la Société Générale avec Jean-Pierre Mustier et Christophe Mianné .

Pour faire face à la crise des subprimes, Le Crédit Agricole est d'abord contraint en janvier 2008 de céder sa participation historique dans Suez pour 1,3 milliards d'euros puis de lancer en mai 2008 une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros suivie par l'ensemble des Caisses Régionales pour satisfaire aux exigences réglementaires Bâle II et de procéder à un programme de cession d'actifs non-stratégiques à hauteur de 5 milliards d'euros . Cette augmentation de capital est loin de faire l'unanimité, Georges Pauget (Directeur Général) et René Carron (Président du Conseil d'Administration) étant un temps déstabilisés par une partie des Directeurs des Caisses régionales (en particulier Jean-Paul Chifflet, patron de la deuxième plus grosse Caisse de Crédit Agricole, la Caisse régionale Centre-Est), reprochant à Crédit Agricole SA d'avoir développé les activés de marché foyer des pertes liées aux subprimes . D'autre part, le Crédit Agricole renonce à l'acquisition prévue de Banca Delle Marche pour 1,7 milliards d'euros et obtient un délai jusqu'en mai 2009 pour monter au capital de Bankinter de 19,53 % à 29,99 % .

L'Assemblée Générale de Crédit Agricole SA qui s'est déroulée le 21 mai 2008 fut l'occasion pour les actionnaires et salariés d'exprimer leur mécontentement quant aux pertes liées aux subprimes. Ainsi, une représentante des salariés des Caisses régionales (actionnaires majoritaires du Crédit Agricole) demanda à la Direction de la banque si le Crédit Agricole, par des activités très éloignées de son coeur de métier d'origine, n'était pas "génétiquement modifié". De même, un actionnaire individuel ironisa sur "le bon sens près de chez vous" (slogan publicitaire du Crédit Agricole) et fut applaudi .

Finalement devant la pression des Caisses régionales, le Directeur Général Georges Pauget délégua une partie de ces fonctions à ces deux Directeurs Généraux Délégués, Jacques Lenormand et Jean-Frédéric de Leusse, après la fin de l'augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros .

Les opérations de prise de contrôle évoquées plus haut lui ont permis, tant de conforter sa position de leader français de la banque de détail, que d'élargir sa position de banque d'investissement et de marchés (Calyon), et d'étoffer son réseau de succursales et filiales à l'étranger.

Le groupe est également actif dans le domaine de l'assurance (Predica, Pacifica) et la gestion d'actifs financiers (Credit agricole Asset management).

Les Caisses régionales se sont également récemment développées sur le marché de la transaction immobilière, notamment à travers la marque Square Habitat.

Certains secteurs du Crédit Agricole sont certifiés respectant la norme ISO 14001 depuis 2007.

En 2006, le Crédit Agricole a rémunéré son DG à hauteur de 1 742 030 euros hors stock-option, ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire".

Le Crédit agricole est structuré sur trois étages : Caisses locales, Caisses régionales (et leurs agences et participations), CASA (et ses filiales).

Du fait de sa structure complexe, le Crédit Agricole subit une décote importante en bourse par rapport à ses concurrents directs que sont BNP Paribas et la Société générale : en effet, Crédit Agricole SA ("CASA") est détenu par les Caisses régionales à 54 % mais détient 25 % du capital de celles-ci mais sans droit de vote ; ainsi, les Caisses régionales sont bien propriétaires du Crédit Agricole, mais celui-ci récupère 25 % des dividendes versés par chaque Caisses régionale ; de fait, il existe un débat interne permanent opposant d'un côté les propriétaires à la structure centrale, celle-ci, par le développement des activités hors Caisses régionales devenant de plus en plus importante. Ce système particulier est celui du mutualisme et est propre à l'Europe continentale, n'est que peu représenté au Royaume-Uni et quasi-inexistant aux Etats-Unis. De fait, les investisseurs institionnels de ces pays hésitent à investir dans ce type de structure, préférant les sociétés dont les actions sont plus lisibles et liquides.

Ainsi, Crédit Agricole SA ("CASA") a tout intérêt à maintenir réduite la taille des Caisses régionales, car si l'une d'elle prend trop d'importance, elle peut bloquer les processus de décision et paralyser l'ensemble de la structure. Ainsi, la Caisse régionale d'Île-de-France (le CADIF) fut hostile à la cotation en 2001 (attachement au mutualisme) et au rachat du Crédit Lyonnais en 2003 (refus de fusionner avec l'un de ses principaux concurrents en Île-de-France). De même, Crédit Agricole SA bloque la fusion éventuelle des 4 Caisses régionales bretonnes (Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan) pour ne pas être confronté à une Caisse régionale trop puissante.

Les 2 559 Caisses locales forment le socle du Crédit agricole.

Ces Caisses locales détiennent l’essentiel du capital des Caisses régionales. Plus de 6 millions de sociétaires désignent les 32 455 administrateurs.

Sociétés coopératives et banques de plein exercice, les Caisses régionales de Crédit agricole offrent une gamme complète de produits et services financiers à leurs clients.

Elles disposent d’un réseau près de 7 200 agences, renforcé par plus de 10 000 "points verts" installés chez des commerçants pour offrir à la clientèle du Crédit agricole les services bancaires les plus courants.

Pour renforcer leur solidité et leur compétitivité les Caisses régionales se regroupent. Depuis 1988, leur nombre a ainsi été ramené de 94 à 39 (à juin 2007).

17 Caisses régionales font appel au marché financier par le biais de Certificats Coopératifs d’Investissement cotés au second marché. La première introduction en bourse a eu lieu en 1988, la dernière en date concerne la Caisse régionale de Crédit agricole Alpes Provence, en décembre 1998.

La Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA) est l’instance de réflexion, d’expression et de représentation des Caisses régionales. La FNCA joue un rôle de chambre professionnelle. À ce titre, elle assure la synthèse des débats nés du terrain, ce qui fait d’elle une force de proposition et d’orientation.

Elle représente les Caisses régionales et le Groupe auprès des pouvoirs publics, des organisations professionnelles agricoles et des instances du monde coopératif et mutualiste.

La Fédération remplit des fonctions de services aux Caisses régionales, notamment dans le domaine de la formation professionnelle et de la gestion des ressources humaines.

Il est composé de membres élus par l’Assemblée Générale, de représentants d’organisations professionnelles, de membres élus par les salariés, d’un censeur et d’un représentant du Comité d’entreprise.

De 2001 à 2005, le produit net bancaire, le résultat et la capitalisation ont plus que doublé grâce essentiellement à l'intégration d'acquisitions externes, avec Sofinco, Finaref et le LCL. Aujourd'hui, le groupe a une volonté de croissance à l'international avec comme objectif de faire passer rapidement son PNB international de 35% à 50%. Pour ce faire, le groupe a constitué une enveloppe de 5 milliards d'euros. En 2005, le groupe a procédé à quelques acquisitions ciblées en Serbie, au Portugal, en République tchèque et en Italie (Nextra).

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Fortis

Né en 1990 de la fusion de AMEV, un assureur néerlandais, VSB Groep, un groupe bancaire néerlandais et Groupe AG, un assureur belge, Fortis a grandi par acquisitions successives de sociétés d'assurance et de banques jusqu'à devenir un acteur essentiel de sa base géographique (le Bénélux).

En 2005, suite à la désignation de Jean-Paul Votron comme CEO, le groupe mène une politique d'internationalisation volontariste avec un objectif double : accroitre le bénéfice par action d'au moins de 10 % par an en moyenne durant la période 2005-2009, et porter à 30 % en 2009 la part du bénéfice généré hors Benelux (15 % en 2004).

En 2007, Fortis forme avec Royal Bank of Scotland Group et Banco Santander un consortium pour lancer une Offre publique d'achat sur ABN AMRO et démanteler cette dernière en partageant ses actifs parmi les membres du consortium. A partir de fin 2007, la crise des subprimes, et les perturbations de marché, mettent Fortis dans des difficultés de plus en plus graves qui aboutissent à son démantèlement de fait en octobre 2008, les actifs de la société étant partagés pour l'essentiel entre le gouvernement des Pays-Bas et BNP Paribas.

Fortis naît en 1990 de l'intégration des compagnie d'assurances AMEV (Pays-Bas), AG Group (Belgique) et la banque VSB (Pays-Bas).

Au cours des années 1990, le groupe fait l'acquisition du bancassureur belge CGER (acronyme de Caisse générale d'épargne et de retraite) entre 1993 (50 %) et 1997 (100 %), du Crédit à l'Industrie en 1995, de MeesPierson en 1997 et de la Générale de Banque en 1999.

En 1999, les entreprises du groupe sont fusionnées en deux pôles (banque et assurances) détenus à parts égales par deux holding faitiers, un belge et un néerlandais cotés distinctement.

Afin de finaliser opérationnellement les diverses fusions et de pallier les lenteurs générées par sa structure bicéphale, Fortis nomme son premier CEO, Anton van Rossum, en 2000. Sous son impulsion, les diverses activités acquises sont intégrées dans le groupe. Afin de pallier les problèmes de liquidité provoqués par cette structure bicéphale, le groupe crée en 2001 l'action Fortis, titre synthétique qui rassemble une action néerlandaise et une action belge. L'action Fortis est alors cotée aussi bien en Bourse d'Amsterdam que de Bruxelles.

En 2005, Anton van Rossum est remplacé par Jean-Paul Votron. Le nouveau CEO hérite d'un groupe intégré et décide de lui faire mener une politique d'internationalisation volontariste avec un objectif double : accroitre le bénéfice par action d'au moins de 10 % par an en moyenne durant la période 2005-2009, et porter à 30 % en 2009 la part du bénéfice généré hors Benelux (15 % en 2004).

Fortis est alors à son sommet: 23eme groupe financier mondial en terme d'actif, il a une position dominante sur les marchés belges et luxembourgeois.

En 2007, Fortis forme avec Royal Bank of Scotland Group et Banco Santander un consortium pour lancer une Offre publique d'achat sur ABN AMRO et démanteler cette dernière en partageant ses actifs parmi les membres du consortium. Après avoir du faire une contre-offre suite à un accord entre ABN Amro et Barclays , l'acquisition est finalisée en septembre 2007, et Fortis lance une augmentation de capital de 13,2 milliards d'euros afin de financer partiellement l'acquisition qui se monte à 24 milliards.

En novembre 2007, le groupe d'assurance chinois Ping'an annonce une prise de participation dans l'actionnariat du groupe à hauteur d'environ 4 % .

Toutefois, à partir de fin 2007, la crise des subprimes et les perturbations de marché provoquent une remise en question de la capacité de Fortis à financer l'acquisition de ABN Amro. L'action qui est déjà passée de 30 euros en avril 2007 à 18 euros en novembre, baisse régulièrement tandis que le marché s'interroge sur la solvabilité et la position de liquidité du groupe.

En juin 2008, alors que l'action vaut 12,50 euros, Fortis annonce une nouvelle augmentation de capital de 1,5 milliards réservée à des investisseurs institutionnels, la suppression du dividende intérimaire traditionnellement payé en septembre de chaque année et le probable paiement d'un dividende en nature sous forme d'actions en 2009 .

Ces décisions provoquent une levée de bouclier, et tandis que le cours tombe sous 10 euros, Jean-Paul Votron est remplacé par Herman Verwilst , un vieux routier du groupe censé rétablir la confiance.

En septembre 2008, les effets de la crise des subprimes s'accentuent, ainsi que les défauts bancaires. La position de liquidité du groupe devient critique et l'action continue à s'enfoncer, jusqu'à ce que le 26 septembre, l'action s'effondre de 21%, à 5,20 euros, en un jour. Filip Dierckx succède alors à Herman Verwilst, et Maurice Lippens, Président du Conseil d’administration de Fortis Banque, démissionne, mais le groupe est en grave danger, le marché des prêts interbancaires lui étant dorénavant fermé du fait du manque de confiance.

Lors du week-end du 27 au 28 septembre, les États néerlandais et luxembourgeois acquièrent chacun 49% du Fortis Bank Nederland et Fortis Banque Luxembourg, quand l'État belge acquiert 49% de Fortis Bank (le groupe bancaire total), pour un total de 11,2 milliards. Parmi les conditions de ce plan de sauvetage, la revente des parts de Fortis dans ABN Amro est imposée, et est supposée rapporter une dizaine de milliards d'euros à Fortis. Dans ce scénario, Fortis utiliserait alors le produit de la vente d'ABN pour racheter les parts cédées aux États, le résultat recherché étant un groupe assaini et revenu sur ses "frontières" d'avant l'aventure ABN.

Les problèmes ne se résolvent pourtant pas, et notamment suite au désistement du groupe ING auparavant intéressé par ABN , les Pays-Bas imposent, le 3 octobre, que Fortis leur vende la totalité de ses activités aux Pays-Bas, c'est-à-dire ABN Amro mais aussi Fortis Bank Nederland et Fortis Insurance Nederland, pour 16,8 Milliards d'euros . Le dimanche 5 octobre, le démantèlement de Fortis est finalisé par le rachat, par BNP Paribas, de l'essentiel des activités bancaires et d'assurance de Fortis en Belgique et au Luxembourg .

Pour éviter une survente des actions Fortis, le titre a été suspendu en Bourse entre le 4 octobre (inclus) et le 14 octobre (jour de la reprise). Quand l'action a repris sa cotation, l'annonce du démantèlement faite pendant la suspension a fait s'effondrer le cours de 77% en une seule journée. L'action, qui cotait 5,41€ à la clôture du 3 octobre, est passée à 1,21€ à la clôture du 14 octobre. La dégringolade boursière s'est poursuivie les semaines suivantes, et le 21 novembre 2008, l'action Fortis valait 0,57€ à la clôture.

Fortis n'est alors plus qu'une coquille ne contenant que quelques actifs épars, tel que Fortis Insurance International . Tandis que la Commission bancaire, financière et des assurances suspend la cotation de l'action Fortis jusqu'à ce que soient connus les détails de l'opération, les actionnaires envisagent diverses actions pour défendre leurs intérêts, à la fois contre la société, ses administrateurs, et les gouvernements concernés . Déboutés en première instance, la procédure d'appel favorable aux actionnaires, débouche le 19 décembre 2008 à la démission du gouvernement Leterme suite à une immixion supposée de l'exécutif dans le cours de la justice. Le 11 février 2009, l'Assemblée générale des actionnaires de Fortis a voté, à Bruxelles, contre la vente à BNP Paribas à 50,27 % et à 57 % contre la nationalisation par l'Etat néerlandais des services bancaires et d'assurances de Fortis Bank Nederland.

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Banca Nazionale del Lavoro

Logo de Banca Nazionale del Lavoro

La Banca Nazionale del Lavoro (BNL) est un groupe bancaire italien fondé en 1913, et dont le siège social est à Rome. BNL, sixième acteur du marché bancaire italien avec 5% de part de marché, est depuis 2006 une filiale de la banque française BNP Paribas. Le groupe possède environ 800 agences réparties sur tout le territoire italien, pour 3 millions de clients.

Fondée en 1913 sous le nom de Istituto Nazionale di Credito per la Cooperazione, l’établissement est créé dans l’idée de soutenir le mouvement coopératif, donnant des aides spécifiques dans le domaine de l’agriculture, du cinéma ou encore dans la pèche, avec pour but de transformer une économie italienne rurale vers une économie industrielle.

En 1929, le gouvernement fasciste décide de transformer la banque en organisme de droit public placé sous la tutelle du Trésor, c’est à cette occasion quel prend le nom de Banca Nazionale del Lavoro.

Entre les années 1940 et 1970, la BNL a contribué au boom économique italien en soutenant les entreprises dans leur développement en Italie mais aussi à l’international. Mais avec le retournement économique des années 1970, l’importance de la BNL dans la banque diminua.

Dans les années 1980, il y eut un scandale célèbre dans la filiale de BNL à Atlanta. Elle prêta à l'Iraq plus de 2 milliards de dollars sans l’autorisation du siège central et en violant les lois des États-Unis, le responsable étant Christopher Drogoul, le directeur de la filiale.

En 1992, Banca Nazionale del Lavoro adopta le statut de S.A. pour finalement être privatisée en 1998 et entrer à la Bourse de Milan. La banque espagnole BBVA en acquiert 15% à cette occasion.

En 2005 la banque espagnole BBVA lance une OPE pour en prendre le plein contrôle de BNL. Cette OPE rencontre l’opposition du gouverneur de la Banque d'Italie, Antonio Fazio, qui veut préserver l’italianité du système bancaire italien. Il soutien donc l’offre de l’assureur italien Unipol, qui agit comme chevalier blanc et lance une OPA sur 59% du capital, ce qui entraîne l’échec de l’OPE de BBVA.

Suite à plusieurs scandales autour de cette affaire, le Président d’Unipol Giovanni Consorte démissionne ainsi que le Gouverneur Antonio Fazio, dans la tourmente après son opposition à l’offre de BBVA. Par la suite la Banque d'Italie met son veto sur l’offre d’Unipol. Le 3 février 2006, BNP Paribas reprend 48% de BNL à Unipol et ses associés et annonce une OPA future sur l’ensemble du groupe. BBVA annonce qu’elle amènera ses actions à cette offre. Fin juillet 2006, BNP Paribas détient 100% de la banque italienne.

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Source : Wikipedia