Axel Poniatowski

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Posté par hal 17/03/2009 @ 10:13

Tags : axel poniatowski, ump, partis politiques, politique

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Axel Poniatowski

Blason du Clan Ciołek

Axel Poniatowski (né le 3 août 1951 à Rabat au Maroc) est un homme politique français. Secrétaire général adjoint de l'Union pour un mouvement populaire, il est maire de l'Isle-Adam, député de la 2e circonscription du Val-d'Oise et Président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Issu d'une famille princière polonaise, il est le fils de l'ancien ministre et député Michel Poniatowski.

Après une enfance passée au Maroc et aux États-Unis où son père était diplomate, il travaille comme cadre dirigeant pour le groupe Thomson, société d'électronique spécialisée dans l'aérospatiale, la défense et les technologies de l'information, qu'il représente notamment pendant trois ans en Arabie saoudite.

Il entame une carrière politique en 1995 comme conseiller municipal de l'Isle-Adam dans le Val-d'Oise, ville dont son père est le maire. Il devient premier adjoint.

En 1999, Michel Poniatowski démissionne en cours de mandat et son fils lui succède comme maire de cette ville.

Axel Poniatowski est élu député pour la première fois en 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription du Val-d'Oise (2e), plus importante circonscription de France (188 134 habitants en 1999). Il est alors l'un des 62 députés issus de Démocratie libérale à rejoindre la nouvelle UMP.

Président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale depuis le 28 juin 2007, il fut rapporteur de la Commission d'enquête sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares En 2008, il prend position pour un Tibet autonome: "Les Tibétains ont droit à une véritable autonomie culturelle, morale et politique; elle devrait s'exercer dans le cadre d'institutions régionales dotées de réels pouvoirs et dans l'esprit de l'Appel de Strasbourg, plan de paix proposé par le dalaï-lama en juin 1988 devant le Parlement Européen et alors rejeté par la Chine.

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L'Isle-Adam

La gare de L'Isle-Adam à Parmain

L'Isle-Adam est une ville francilienne du centre nord du Val-d'Oise située sur la rive gauche de l'Oise à vingt-cinq kilomètres à vol d'oiseau au nord-nord-ouest des portes de Paris, une dizaine au nord est de Pontoise et trente-cinq au sud de Beauvais. Elle forme avec Parmain, commune voisine de la rive droite de l'Oise, une petite agglomération d'environ 16 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Adamois et Adamoises.

Logée entre la vallée de l'Oise à l'ouest et, aux trois autres points cardinaux, la forêt de L'Isle-Adam, la ville a été le fief puis le lieu de villégiature de certaines des plus grandes familles de la noblesse française avant de devenir au XIXe siècle une ville bourgeoise attirant les habitants de Paris et de nombreux artistes. Elle est aujourd'hui un prospère chef-lieu de canton à l'extrême nord de l'aire urbaine de Paris, aux portes du Parc naturel régional du Vexin français, du Pays de France et de la Picardie.

Le territoire communal fait face, du nord au sud le long de l'Oise, aux communes vexinoises de Champagne-sur-Oise, Parmain, Valmondois et Butry-sur-Oise. Les communes limitrophes des délimitations terrestres de L'Isle-Adam sont, quant à elles, situées autour de la forêt. Il s'agit de Mours, Presles, Nerville-la-Forêt, Villiers-Adam et Mériel.

Le territoire de la commune est parmi les plus vastes des communes du Val-d'Oise, comparable à celui d'Asnières-sur-Oise et, derrière, notamment, celui des communes vexinoises d'Arronville et de Chars. Il occupe 1494 hectares, soit 14,94 km², ce qui est sensiblement supérieur à la moyenne départementale (673 hectares, soit 6,73 km²). Malgré sa population relativement élevée qui la situe entre Arnouville-lès-Gonesse et Fosses (11 163 habitants à L'Isle-Adam en 1999 pour 6 205 de moyenne par commune dans le département et 3 999 dans l'arrondissement de Pontoise), la densité de 756 habitants au km² est inférieure à la moyenne du Val-d'Oise (887 habitants au km²) du fait, d'une part, de la superficie importante de la commune et, d'autre part, de la portion de cette surface occupée par la forêt. Au sein de son canton, en termes de population, L'Isle-Adam est la commune la plus peuplée et représente 43 % de la population. En termes de superficie, elle en recouvre 27 %.

La dénivellation entre le point le plus bas de la commune au bord de l'Oise (23 m) et le point le plus élevé dans la forêt (117 m) est de 94 mètres. La ville se présente comme un plan incliné en direction de l'Oise dont le sommet se situe à l'est dans le massif forestier.

L'Oise borde la commune sur ses limites nord et ouest. Trois îles font partie du territoire communal : l'île du Prieuré, l'île de la Cohue et l'île de la Dérivation, au niveau de laquelle se situent écluse et barrage.

Trois petits ruisseaux affluents de l'Oise traversent également le territoire communal : il s'agit du ru du bois au nord du centre commercial Le Grand Val, le ru du Vivray à la sortie sud de la commune, avant le hameau de Stors, et le ru du Vieux Moutiers plus au sud encore, au-delà du château de Stors. Aucun cours d'eau ne traverse la forêt domaniale.

Plusieurs étangs et plans d'eaux se rencontrent sur le territoire communal, dont notamment l'étang des Trois Sources dans le bois de Cassan, les étangs de la Garenne, les mares et plans d'eau du parc de Cassan, un plan d'eau dans la forêt au nord du domaine des Forgets et un autre dans le domaine du Vivray, alimenté par le ru du même nom. Enfin, divers petits points d'eau se trouvent autour du Grand Val et aux alentours du golf des Vanneaux.

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Cassan, située sur la commune et gérée par la société Lyonnaise des eaux. L'eau potable de L'Isle-Adam est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, dure mais peu fluorée. L'eau distribuée à L'Isle-Adam est d'origine souterraine.

La situation géographique de L'Isle-Adam rend la commune particulièrement vulnérable à des risques naturels : d'anciennes zones de carrières se situent dans le sous-sol et constituent des risques d'effondrement en milieu urbain (au hameau de Stors, en lisière de forêt ou aux environs du château des Forgets). En revanche, la commune n'est soumise à aucun risque de mouvement de terrain lié à la dissolution du gypse (risque courant dans le Val-d'Oise). Plus important cependant, la plaine alluviale est à risque d'inondation consécutif à une crue de l'Oise. Potentiellement, des zones bâties des abords de la rivière peuvent être inondées subitement en cas de crue : il s'agit des îles habitées, du secteur de la plage et des zones commerciales et d'habitation au sud du centre les plus proches des berges.

La commune ne comprend qu'un seul site recensé dans la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL). Il s'agit d'une ancienne usine de production de gaz par distillation de la houille, démolie en 1965 et utilisée de 1936 à 1967 comme simple station gazométrique. Le site est situé en bord de rivière. Il est considéré comme "à surveiller" selon une étude de Gaz de France, son actuel propriétaire (qui ne l'a jamais exploité). Un impact négatif sur les eaux souterraines et les sols lié à l'existence du site a été observé. Des premiers travaux de traitement ont été effectués en 1998 (neutralisation du puisard, confinement de cendres). Le site est interdit d'accès, les déchets ont été évacués et les dernières mesures, positives, incitent à une moindre surveillance.

La commune comprend par ailleurs un peu plus d'une quarantaine de sites recensés dans la base de données BASIAS d'inventaire d'anciens sites industriels et activités de service. Ce nombre est plutôt modéré si on le compare aux 77 sites recensés dans la commune voisine de Persan, pourtant moins peuplée.

Le nouveau plan local d'urbanisme a été voté en 2006. L'enjeu principal de l'urbanisme à L'Isle-Adam est, d'une part, de maintenir un développement résidentiel modéré face à la pression urbaine et démographique de l'aire urbaine de Paris et, d'autre part, d'assurer un développement de la commune dans le respect des zones naturelles et espaces verts qui participent grandement de la qualité de vie locale.

Le territoire communal s'étend, au maximum, sur environ cinq kilomètres du nord au sud et sur quatre kilomètres d'est en ouest. Il est essentiellement rural et forestier (73 %).

L'espace urbain est composé en grande majorité (70,9 %) d'habitats individuels et d'espaces non-construits (parcs, jardins, vacants). La surface des espaces verts de la ville s'élève à 70m² par habitant. Les habitats collectifs, tous discontinus et bas, ne représentaient en 1999 que 3,9 % de l'espace urbain communal. Les grandes surfaces commerciales, bureaux et zones d'activités occupent elles aussi, cumulées, 3,9 % du territoire, moins que les équipements (6,4 %) et les espaces affectés aux transports (7,1%).

Les logements à L'Isle-Adam sont en moyenne plus récents et plus vastes que dans le reste de la région Île-de-France. L'Isle-Adam comptait 4 821 logements dont 4 405 résidences principales en 1999 soit 91,4 % du total (pour 2,2 % de résidences secondaires). L’âge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance régionale, une forte majorité des logements datant des années 1950 et après : 44,5 % des résidences principales dataient de 1949 à 1974, contre 37,8 % en Île-de-France. Les constructions récentes sont plus présentes que la moyenne de la région, signe d'une réelle politique de construction de logements neufs : en 1999, 14,5 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1% en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 23,7 % du parc contre 33,7% pour la moyenne régionale francilienne.

L'Isle-Adam est une commune pavillonnaire comptant néanmoins une part non négligeable de logements collectifs, et surtout constituée de propriétaires. 55,5 % des résidences principales sont des maisons individuelles et 44,5 % des appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 59,3 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 36,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région),.

L'Isle-Adam est soumise à l'obligation législative de construction de 20 % de logements sociaux en vertu de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Avec 573 logements HLM soit 13,0 % du parc en 1999 (23,4% dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de la loi. En 2007, le pourcentage de logements sociaux s'élève désormais à 16%, signe d'une mise en conformité progressive. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était relativement faible en 1999 avec 5,5 % du parc contre 8,1 % en moyenne régionale. 42,8 % des adamois étaient résidents de la commune depuis plus de neuf ans en 1999 contre 44,6 en moyenne en Île-de-France, traduisant une mobilité dans la commune légèrement supérieure à la moyenne régionale.

Les habitations se caractérisent par leur surface importante : une forte majorité compte quatre pièces (60,1 %). Suivent les logements de trois pièces (23,7 %), puis 2 pièces (11,4 %). Les petits logements restent très minoritaires (studios : 4,8 %). Pourtant, 32,7 % des ménages n'étaient constitués que de deux personnes, et 26,6 % d'une seule, tendance qu'on retrouve à l'identique dans la région en forte augmentation de 1990 à 1999. La ville possède ainsi des logements assez conformes aux tendances franciliennes avec un parc plus jeune mais néanmoins une nette sous-représentation des petites surfaces et habitats collectifs,.

Les axes routiers de communication principaux de la ville sont la route départementale 64 et la route nationale 922. L'articulation de ces deux voies, respectivement orientées est-ouest et nord-sud et qui se coupent au centre de la ville, permet une desserte routière aisée des différents quartiers. La ville est structurée globalement selon un plan en patte d'oie depuis le centre où des avenues traversent le territoire et prolongent voies et perspectives tracées par Le Nôtre dans la forêt.

La départementale 64 relie L'Isle-Adam à Parmain à l'ouest en traversant l'Oise. Vers l'est, elle se poursuit à travers la forêt jusqu'à la route nationale 184, juste avant la jonction avec la route nationale 1 et l'autoroute A16, poursuivant néanmoins jusqu'à Presles sous le nom de D64E. A l'ouest, la route se poursuit jusqu'à Marines, au cœur du Vexin français, en traversant, après Parmain, les communes de Nesles-la-Vallée, Labbeville, Vallangoujard, Épiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Bréançon. La portion de cette route qui traverse L'Isle-Adam porte le nom d'avenue de Paris. Passé le centre ville, elle est en pente et bordée d'arbres jusqu'à l'entrée de la forêt.

La route nationale 922 constitue quant à elle l'axe routier nord-sud de la ville sous les noms de rue de Beaumont et de Pontoise et coupe l'avenue de Paris à peu près au centre de la commune. Elle continue au nord à travers le bois de Cassan jusqu'au centre commercial Le Grand Val, permet une jonction à nouveau avec l'autoroute A16 et la route nationale 1, et, après avoir pris le nom de départementale 922, se poursuit, via Mours et Beaumont-sur-Oise tout le long de la limite nord du Val-d'Oise jusqu'à la Seine-et-Marne à l'est (sous le nom de D992E à partir de Luzarches). Vers le sud depuis L'Isle-Adam, la route nationale 922 dessert le hameau de Stors et se poursuit en suivant le cours de l'Oise jusqu'à Pontoise via Mériel, Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-l'Aumône.

Les axes routiers majeurs au niveau régional ou national que sont la route nationale 184, la route nationale 1 et l'autoroute A16 passent à l'est de la commune, au-delà de la forêt, et ne constituent donc pas une source de nuisance sonore notable. Ces axes relient néanmoins directement la ville à de nombreuses destinations. La route nationale 184 relie L'Isle-Adam à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) via Cergy-Pontoise, la route nationale 1 conduit à Paris (porte de la Chapelle) au sud, via l'échangeur de la Croix Verte, et, au nord, à Bray-Dunes (Nord, frontière belge) via Beauvais, Amiens et Boulogne-sur-Mer. L'autoroute A16, dont le tracé débute à L'Isle-Adam, relie la commune à la Belgique via la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais. Une partie de l’autoroute se trouve sur le territoire même de la commune, séparant la zone du golf des Vanneaux du reste du territoire communal. Le projet de raccordement de l'autoroute à la Francilienne est suivi de près à L'Isle-Adam, deux des réunions du débat public sur le sujet s'y seront, à terme, tenues.

Aucune ligne de chemin de fer ne traverse le territoire de la commune. La gare de L'Isle-Adam se trouve en effet sur la commune de Parmain. Elle est desservie par la ligne de chemin de fer à deux voies Paris gare du Nord - Persan-Beaumont via Valmondois. Cet axe constitue un tronc commun sur cette section avec la ligne transversale Pontoise - Creil.

Cette gare n'assure qu'un service de voyageurs de banlieue. Les services ferroviaires sont assurés par le Transilien de la SNCF, ligne H. Les temps de parcours vers Persan-Beaumont et Paris sont respectivement de 9 et 48 minutes en trains directs les plus rapides. Cependant, peu de trains sont directs, hormis certains aux heures de pointe, la plupart des trajets nécessitant un changement en gare de Valmondois. Il est également possible d'emprunter un train direct Paris - Persan-Beaumont (TER Picardie) puis la ligne Pontoise - Creil pour un temps de parcours parfois légèrement inférieur en fonction des correspondances.

Pour se rendre à Paris, les Adamois motorisés préfèrent parfois emprunter les trains directs du TER Picardie depuis la gare de Persan - Beaumont (trajet de moins d'une demi-heure) ou, à Montsoult, les trains Transilien circulant sur la ligne Persan-Beaumont par Montsoult-Maffliers, gare également reliée par un service de cars à la ville.

La ligne du réseau de bus Busval d'Oise 95.16 dans son trajet Vallangoujard - L'Isle-Adam Grand Val dessert la commune. Elle marque trois arrêts dans la ville : Église (marché), Centre commercial (Leclerc) et Grand Val. La ligne 95.07 (Cergy-Parmain, arrêt Mairie) est également accessible, en traversant l'Oise, à la gare de L'Isle-Adam - Parmain.

L'Oise constitue une des premières voies navigables de France en termes de transport de marchandises. À L'Isle-Adam, la rivière est aménagée et canalisée. Au niveau de l'île de la Dérivation se trouvent une écluse et un barrage. Ce dernier est actuellement en reconstruction complète par les Voies navigables de France. La rivière sert également aux bateaux de plaisance (péniches) et à la voile. La ville dispose d'un cercle de yatching à voile depuis 1962, situé au nord est, dans la zone des Trois Sources. Les voiliers évoluent dans le bras de l'Oise situé entre la rive de L'Isle-Adam et la rive sud de l'île de Champagne.

Si, sur le papier, de nombreuses portions de voies sur le territoire communal ou aux alentours sont potentiellement sources de pollution sonore importante, ces différentes infrastructures terrestres ont en réalité un impact relativement limité en termes de pollution sonore effective. En effet, bien que certaines soient classées de niveau 2 voir 1 (autoroute A16), en bordure des zones habitées seulement une portion de la Grande Rue, voie commerçante du centre ville, est classée en catégorie 3 à la date de réalisation de l'étude (2001). Depuis cette date, des travaux de voirie ont par ailleurs cherché à diminuer le niveau sonore de la circulation sur la portion concernée en la ralentissant. Les autres voies classées en catégorie 3, 2 ou 1 sont situées en bordure de la commune ou à l'est du massif forestier et se trouvent de ce fait relativement éloignées des zones habitées (hors hameau de Stors, légèrement plus exposé). Seule la voie de chemin de fer longeant la rive droite de l'Oise à Parmain, classée niveau 2, constitue une potentielle source de nuisances sonores effective. Les deux axes principaux traversant la ville sont classés quant à eux dans la catégorie 4.

Le caractère relativement préservé du territoire de la commune, ménagé par une urbanisation douce entre vallée de l'Oise et forêt domaniale, explique le nombre de sentiers de randonnées qui la sillonnent et renforcent l'attrait touristique de la ville. Le sentier de grande randonnée GR1, qui fait le tour de l'Île-de-France, s'attarde longuement à L'Isle-Adam. Venant de Parmain, il parcourt la forêt par le sud ou en son centre par une diverticule. Une autre diverticule du GR1 longe l'Oise depuis les îles jusqu'à Mours. D'autres chemins dits PR (promenade et randonnée) sont également notables. Le PR 18 parcourt l'allée verte au centre de la ville, Nogent et les alentours du parc de Cassan. Le PR 14 est essentiellement forestier, ainsi que le PR15, qui fait cependant une boucle par le golf des Vanneaux et l'ouest de Presles.

Par la route, L'Isle-Adam est à 36 kilomètres à l'ouest de l'aéroport Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, à 17 kilomètres à l'est de l'aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin et à 50 kilomètres au sud de l'aéroport de Paris Beauvais Tillé.

L'Isle-Adam comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19°C (moyenne journalière).

Le blason de L'Isle-Adam est une évocation des ponts sur l'Oise et du château dans l'île du Prieuré, anciennement fortifié, remplacé par la demeure des princes de Conti disparue à la Révolution. L'écusson est aux armes des Villiers de L'Isle-Adam, seigneurs du lieu jusqu'au XVIe siècle et successeurs des Adam de l'Isle au XIIIe siècle.

La devise de la cité est Va oult(re) la main à l'œuvre ce qui signifie dépasse les difficultés pour accomplir ton travail.

Le territoire adamois est occupé depuis les temps les plus reculés. L'Abbé Breuil (1867-1961), paléontologue, découvre au vingtième siècle des silex taillés de l'ère paléolithique aux abords de l'Oise. Par ailleurs, des monuments de l'ère néolithique constellent la région autour de L'Isle-Adam, à Parmain, Presles, en forêt de Carnelle ou dans le bois de la Tour du Lay. Des sépultures de l'âge du bronze sont mises à jour à la fin du XXe siècle sur le territoire communal, l'une près du ru du Vivray, l'autre près du ru du bois.

Vers Cassan, les Forgets, Nogent, Stors et le Vivray, des traces d'occupation gauloise ont été retrouvées. La commune se trouve au croisement de zones d'occupation de différentes tribus : Véliocasses (Vexin), Bellovaques (Oise) et Silvanectes (Senlis). La première occupation humaine pérenne constatée sur le territoire est celle d'un village gaulois, appelé Novigentum après le passage des légions de César. L'occupation de cette zone est continue depuis l'époque gauloise jusqu'à aujourd'hui. En effet, le quartier le plus ancien de L'Isle-Adam porte aujourd'hui le nom de Nogent, qui est dérivé de Novigentum. Ce noyau originel de population est situé à l'abri des crues de l'Oise et la proximité de la forêt lui fournit des ressources en nombre. Une occupation de la même époque des îles et rives de l'Oise n'est pas exclue mais moins d'indices tendent à le confirmer avec certitude. Le village de Nogent fait partie à l'époque gallo-romaine du pays de Chambly (Pagus Caméliacencis). Plusieurs traces, dont des pièces de monnaies, romaines pour la plupart, retrouvées en 1974 près de la rue de la Madeleine lors de travaux de voirie, témoignent de cette Antiquité.

Le village fait partie des territoires censément évangélisés par saint Denis au IIIe siècle. Une charte de Charles II le Chauve datée de 862, qui constitue la première trace écrite du village, rappelle que le roi Louis le Pieux accorda en 832 des terres à Nogent aux religieux de l'abbaye de Saint-Denis. Les moines bénédictins desservent alors la paroisse qui comprenait, outre une église dédiée à saint Martin comprise dans le diocèse de Beauvais, une nécropole et un manoir seigneurial, situé aux environs de l'actuelle rue de la Haute Salle. Les seigneurs de L'Isle-Adam (voir plus bas) demeurent longtemps sous la suzeraineté de l'abbaye et sous celle des comtes de Beaumont. Ce n'est qu'en 1223 que les chevaliers de l'Isle deviennent vassaux directs du roi.

Les attaques des guerriers vikings façonnent l'histoire de la ville dans la mesure où elles sont à l'origine de l'aménagement militaire puis religieux de la plus longue des îles de l'Oise, aujourd'hui île du Prieuré. En effet, pour stopper les raids des hommes du nord, le roi de France Charles II le Chauve envoie le comte Aleran défendre l'Oise. Dans ce souci défensif est érigé en 865 le premier fort sur l'île du prieuré, non loin du village de Nogent. Toutefois, à l'automne 885, ces précautions n'empêchent pas le sac de Nogent et la destruction du château primitif en bois par le chef viking Siegfried. Reconstruit peu après en pierre, l'édifice militaire évolue au fil des siècles pour devenir un véritable château fort médiéval dont les derniers restes, une grosse tour, sont rasés en 1700. Par ailleurs, les attaques vikings apportent indirectement à la ville des reliques précieuses qui justifient la construction d'un édifice religieux sur l'île où se trouve la château. En effet, les attaques répétées sur l'abbaye d'Almenèche, dans ce qui n'est pas encore la Normandie, obligent le repli de ses biens à Moussy-le-Neuf et le transfert des reliques de saint Godegrand et de sa sœur sainte Opportune. En 1014, un prieuré dédié à Notre-Dame et à saint Godegrand est fondé sur l'île par le premier seigneur de L'Isle-Adam connu, qui porte le nom d'Adam de ... Moussy. Une partie des reliques de ce fief sont alors confiées au nouveau prieuré. Les reliques de saint Godegrand sont toujours visibles dans l'église de L'Isle-Adam, presque un millénaire après leur arrivée.

Suite à la signature du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, les attaques vikings cessent, le Vexin est partagé, comme toujours aujourd'hui, en deux parties et la Normandie est créée. Le château de l'île est alors confié au seigneur Adam, ou Adam de Moussy, apparenté à la famille capétienne depuis peu sur le trône. La châtellenie prend petit à petit le nom de L'Isle-Adam puis l'île elle-même prend ce nom. Par extension, la ville qui s'est développée entre l'île et Nogent conserve le nom de L'Isle-Adam. Les hommes et les lieux donnent donc conjointement son nom actuel à la ville. Adam Ier est le fondateur avéré du prieuré de l'île en 1014.

La dynastie des chevaliers de l'Isle se poursuit sur plusieurs siècles, toujours proche du pouvoir royal. Ainsi, Adam II de l'Isle, fils du premier seigneur connu, occupe la charge prestigieuse de connétable de France sous Philippe Ier. L'épouse d'Adam III de l'Isle, Aëlis, est la première femme citée dans l'histoire de la ville. Son fils, Ansel Ier, est le fondateur de l'abbaye du Val en 1136. Il y est inhumé en 1161, comme par la suite beaucoup de ses descendants. Ansel III, premier seigneur à utiliser le nom de L'Isle-Adam, fonde la léproserie Saint-Lazare en 1228, transformée en ferme en 1668 et aujourd'hui disparue (elle était située au niveau de l'actuel numéro 54 de la rue Saint-Lazare. Le domaine du Vivray abrite à cette époque un cimetière. Ansel III participe à la cinquième croisade et est blessé à Gaza. Ansel IV participe, lui, à l'ost de Flandre en 1304. Les biens des templiers dans la seigneurie passent aux hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem après la dissolution de l'ordre par Philippe le Bel.

Mort sans descendant mâle en 1324, Ansel IV de l'Isle-Adam lègue son fief par testament, après le décès de son épouse, conjointement à son neveu Gasce et à sa fille Guillemette. Au plus fort de l'épidémie de peste noire, Gasce meurt, et laisse Guillemette seule maîtresse de L'Isle-Adam en 1348. L'invasion anglaise la fait cependant fuir à Pontoise, chez les religieuses de la Maison-Dieu. Le château-fort est occupé par les Anglais en 1358, puis délivré dans l'année par les seigneurs du Vexin. Simultanément à l'invasion anglaise, des jacqueries secouent les campagnes du nord de Paris. Guillemette ne quitte pas Pontoise et vend, avant de mourir sans enfants, à Pierre de Villiers, futur seigneur de L'Isle-Adam, la seigneurie de Valmondois. La châtellenie de L'Isle-Adam échoit à la nièce d'Ansel IV, Guillemette de Luzarches, dernière représentante de la famille descendante d'Adam Ier de l'Isle. Elle la vend en 1364 au même Pierre de Villiers.

Pierre de Villiers, grand maître de l'hôtel du Roi est le premier seigneur de cette famille déjà puissante à jouir des terres adamoises. Il fait consacrer une chapelle aux apôtres saint Pierre et saint Paul dans le château et y reçoit en 1386 le roi de France Charles VI. Son fils, Pierre II de Villiers, voit confirmer ses droits sur la châtellenie en 1390 après un procès contre son demi-frère, l'archidiacre de Sologne. Son épouse, Jeanne de Châtillon, reçoit au château en 1402, après la mort de son époux et durant la minorité de Jehan de Villiers, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Son fils Jehan (ou Jean) de Villiers, maréchal de France, épouse Jeanne de Vallangoujard, alliance qui augmente ses terres des seigneuries de Vallangoujard, de Fontenelle (actuelle commune de Nesles-la-Vallée) et d'Amblainville. Alors que Jehan de Villiers occupe la charge de sénéchal du Boulonnais, il est de ce fait hors de ses terres et L'Isle-Adam devient le dernier refuge du brigand appelé Sauvage de Frémainville. Il y est capturé avant d'être pendu à Bagnolet. La ville de L'Isle-Adam possède, par ailleurs, à cette époque un gibet au carrefour des actuels vieux chemin de Paris et rue de la Madeleine. Jean de Villiers est le père de Philippe de Villiers de L'Isle-Adam (1464-1534) qui n'est pas seigneur de L'Isle-Adam, car fils cadet mais trouve sa place en tant que Grand Maître de l'Ordre des Chevaliers de Rhodes.

Jacques de Villiers, prévôt de Paris, qui condamne à mort François Villon, (seigneur de 1437 à 1471) puis Antoine de Villiers (de 1471 à 1504) succèdent à Jean. Antoine de Villiers, époux en premières noces de Marguerite de Montmorency, fait financer par de nouvelles taxes les travaux de restauration du château après une enquête du bailli de Senlis constatant les dégâts occasionnés par les crues de l'Oise. Son frère, Louis de Villiers, comte-évêque de Beauvais en 1487, entame la construction d'une seconde église dédiée à saint Martin entre le château et Nogent (l'actuelle église de la ville). Il la consacre en 1499. Les plaies de la Guerre de Cent Ans se referment.

Une fois majeur, Charles de Villiers (seigneur de 1510 à 1527) profite du concordat signé entre François Ier et le pape Léon X pour être nommé abbé commendataire de l'abbaye du Val et évêque de Limoges. Un vitrail le représente dans l'église de Montmorency. Il reçoit en son château de L'Isle-Adam François Ier en 1519. Charles de Villiers vend ses seigneuries à son cousin Anne de Montmorency (1492-1567) en 1527, mais en garde l'usufruit pour le reste de sa vie. Il meurt en 1535, avant d'avoir pu être nommé cardinal comme il le désire. L'Isle-Adam devient alors pleinement une possession des Montmorency.

Au Moyen Âge, la ville se développe entre les îles et Nogent sur l'axe de l'actuelle Grande rue. La première mention du marché de L'Isle-Adam, toujours actif et important, date du XVIe siècle mais il est probable qu'il existait à cette époque depuis déjà plusieurs siècles du fait de la position stratégique de la ville sur la rivière. Le passage de l'Oise, axe marchand, fournissait des droits dits de travers, taxes de passage, aux seigneurs dès le XIIIe siècle.

Les ponts étaient gardés jusqu'à la fin du XIXe siècle par des maîtres de pont, qui se transmettaient la fonction de père en fils. Ces personnages importants dirigeaient la confrérie des Compagnons de l'Arche chargée d'assurer le halage des embarcations sur cette zone turbulente de la rivière. Les ponts de L'Isle-Adam, comme ceux de Pontoise et de Conflans-Sainte-Honorine, étaient entretenus par l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'au XVIIIe siècle. Outre les ponts, un bac au niveau de Stors se chargeait également du transport des passagers et marchandises d'une rive à l'autre, il fut en service jusqu'en 1847. A l'emplacement de l'actuelle plage se tenait la place du Feu de Saint-Jean. La place du Pâtis, dont le nom est demeuré aujourd'hui, servait sans doute à l'époque médiévale de lieu de pâture.

En 1560, le culte est supprimé en la déjà ancienne église de Nogent et, en 1567, la nouvelle église saint Martin, plus proche de l'Oise, est consacrée une seconde fois par Anne de Montmorency. Un cimetière l'entoure jusqu'en 1842. Les ruines de l'église de Nogent sont quant à elles démolies en 1860. Son emplacement, à l'angle de la rue de la Madeleine et de la sente de l'ancienne église de Nogent, est toujours indiqué de nos jours. Un incendie ravage la nouvelle église Saint-Martin en 1661. Elle est alors reconstruite à l'identique.

Le prieuré construit sur l'île en 1014 sert d'église jusqu'en 1300, date du transfert du culte à l'église de Nogent. Le bâtiment en lui-même disparaît en 1711. Les reliques de saint Godegrand sont toujours conservées dans l'église de L'Isle-Adam, bien qu'elles manquent de disparaître durant la Révolution.

Sainte Madeleine est fêtée comme sainte patronne de la ville, une rue porte toujours son nom et la chapelle de Stors, construite au XIIe siècle puis reconstruite en 1633, lui est consacrée.

Enfin, le prieuré des Bonshommes, en forêt de L'Isle-Adam, est confié aux Grands Montains en 1169 par Bouchard V de Montmorency, à l'époque où Adam IV de l'Isle est seigneur de L'Isle-Adam. L'édifice disparaît en 1791. L'avenue des Bonshommes en perpétue le souvenir.

En septembre 1527, le fils d'Antoine Villiers de L'Isle-Adam, Charles, qui a racheté les droits de ses frères et sœurs pour éviter tout morcellement du domaine, donne celui-ci, avec réserve d'usufruit, au connétable Anne de Montmorency (1492-1567). On estime la population de la ville à cette époque à environ cinq-cents habitants. Le connétable fait reconstruire le château et le moulin banal situé sur le pont reliant l'île du prieuré à la rive droite de la rivière en 1540. Le château accueille François Ier en 1531, 1539 et 1540. Claude de Villiers, frère cadet de Charles de Villiers tente, en vain, de contester les droits d'Anne de Montmorency sur la châtellenie en 1535. Le roi Henri II visite le connétable en ses terres de L'Isle-Adam avant son sacre en 1547 puis, la même année, à deux autres reprises. En 1552, Anne de Montmorency enrichit son domaine de la seigneurie de Jouy-le-Comte et, en 1567, du fief de Châteaupré. Ce dernier prend le nom de Cassan suite au mariage de sa propriétaire, Anne d'Auvergne, avec Philippe de Cassant, gentilhomme piémontais venu en France avec la cour de la reine Catherine de Médicis.

Suite à la bataille de Jarnac, François de Montmorency, fils du grand connétable et seigneur de L'Isle-Adam de 1567 à 1579, emprisonne François de Béthune, père de Sully, au château de L'Isle-Adam en 1569.

En 1583, des processions blanches, partant de Pontoise à destination de Senlis, traversent la ville en réponse aux phénomènes naturels ayant effrayés les populations de la région (tremblement de terre à Beaumont, aurore boréale).

Sous le règne d'Henri IV, Henri Ier de Montmorency étant seigneur de L'Isle-Adam (de 1579 à 1613) mais bataillant dans le Languedoc, L'Isle-Adam subit les guerres entre ligueurs et partisans du nouveau roi, auquel Henri Ier s'est rallié. Les ligueurs occupent la ville en 1589, tout comme Pontoise et le Vexin. Henri IV, alors roi de Navarre, vient reprendre Pontoise et L'Isle-Adam, où il se trouve le 20 juillet 1589. Devenu roi de France, il occupe à nouveau la ville en janvier 1590 après la Bataille d'Ivry. Une dernière fois, L'Isle-Adam est occupée et pillée par les ligueurs de Pontoise en 1591, le château est endommagé à cette occasion. Le marquis d’O et une petite armée la délivrent définitivement. Une trêve conclue peu après précise la neutralité de la ville et de son château et une somme est allouée à sa réparation. En 1609, Henri IV revient dans la ville une dernière fois.

Henri Ier et Henri II de Montmorency préfèrent résider en Languedoc, qu'ils gouvernent, plutôt qu'en leur seigneurie de L'Isle-Adam. La ville connaît de petites épidémies de peste faisant peu de victimes en 1619 et 1623. En révolte contre Richelieu et l'autorité royale, Henri II de Montmorency est exécuté à Toulouse en 1632. Ses biens sont confisqués par Louis XIII qui en restitue par la suite la majeure partie aux sœurs du défunt. L'une d'elles, Charlotte-Marguerite de Montmorency, femme d'Henri II de Bourbon-Condé, reçoit le domaine de L'Isle-Adam qui passe ainsi à la maison de Condé, branche cadette de la maison de Bourbon.

À la mort d'Henri II de Bourbon-Condé en 1651, ses biens sont partagés entre ses trois enfants : Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Anne Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville. C'est Armand de Bourbon-Conti, fils cadet, premier prince de Conti, qui reçoit le domaine de L'Isle-Adam. Il demeure jusqu'à la Révolution française dans cette branche de la maison de Bourbon.

Jamais L'Isle-Adam n'a été aussi proche du pouvoir royal que durant cette période. Les richesses de ses seigneurs permettent au cours des XVIIe et XVIIIe siècles l'agrandissement et l'édification d'un domaine de villégiature cynégétique et de plaisirs qui rivalise avec Chantilly en faste et en élégance. Le cardinal de Richelieu vient en 1630 baptiser Armand de Bourbon-Conti au château et le cardinal Mazarin y assiste à son mariage fastueux avec sa propre nièce en 1653. Alors que ce dernier était seigneur de L'Isle-Adam, de 1650 à 1672, deux incendies ravagent l'église saint Martin en 1661 et le château en 1669. La princesse de Conti Anne Marie Martinozzi loge alors à Parmain durant les réparations et l'embellissement de l'édifice. La chapelle et les archives peuvent être sauvées des flammes. Résidant beaucoup en Languedoc, le prince Armand fait tout de même venir à L'Isle-Adam des missionnaires joséphites pour desservir la chapelle du château, la maladrerie et occuper ce qui actuellement le musée Louis-Senlecq. Ces religieux sont chargés, notamment, de l'éducation de la noblesse locale.

Le Grand Conti succède à son frère de 1685 à 1709. A la mort d'Armand, Jean de La Fontaine adresse au nouveau seigneur, à L'Isle-Adam même, une épître de consolation. Grand bienfaiteur du domaine, le prince acquiert en 1701 la seigneurie de Chambly et en 1705 le comté de Beaumont-sur-Oise. L'année suivante il agrandit à nouveau ses terres de la seigneurie de Boulonville à Jouy-le-Comte, du fief de Vaux à Champagne-sur-Oise et de celui de Mondétour au Mesnil-Saint-Denis. Il fait démolir les restes du château fort ayant survécu aux travaux des Montmorency et à l'incendie de 1669 et remplace la vieille tour féodale par un pavillon de conciergerie. Il rachète en son nom propre l'ensemble de l'île du prieuré mais meurt avant d'avoir pu mener à leurs termes ses projets d'aménagement. Lui succède Le singe vert, seigneur de 1709 à 1727, qui marque peu la ville mais retient néanmoins recluse son épouse et cousine germaine Louise-Élisabeth de Bourbon-Condé au château de L'Isle-Adam peu de temps avant sa mort.

Son fils Louis François de Bourbon-Conti dit le Père-Prince, seigneur de 1727 à 1776, éprouvé par la mort de son épouse Louise-Diane d'Orléans en 1736, passe deux années de retraite en son château de L'Isle-Adam où il s'adonne à la chasse, loin de la Cour. Par la suite, ses victoires militaires lui valent en cadeau du roi Louis XV six pièces de canon installées dans l'avant-cour du château jusqu'à la Révolution. Il agrandit le domaine de L'Isle-Adam en 1746 des seigneuries de Stors, de Villiers-Adam et de Mortefontaine à Parmain. Deux années plus tard, il acquiert la terre et seigneurie de Nointel. En 1749, il quitte l'Isle-Adam pour l'enclos du Temple à Paris. Il n'en abandonne pas pour autant son domaine qu'il fréquente souvent. Il fait du château et de ses forêts des lieux de chasses et de fêtes parmi les plus élégants du royaume où séjournent Jean de La Fontaine et où le jeune Mozart vient jouer en 1766. Des œuvres de Véronèse, Titien, Le Nain ou Watteau ornent la grande galerie du château. Une chapelle funéraire dans l'église saint Martin rappelle toujours la mémoire de ce Prince mécène.

Le dernier seigneur de L'Isle-Adam, et dernier Prince de Conti, Louis François Joseph de Bourbon-Conti rembourse les dettes immenses de son père mais en contracte de nouvelles. Il agrandit et embellit à son tour le domaine : restauration du château, construction d'écuries gigantesques pour deux cent cinquante chevaux au niveau de l'actuel parc Manchez, achat de la seigneurie de Champagne-sur-Oise. Ces dépenses vont de pair avec plusieurs ventes. Ainsi le Prince se sépare, notamment, d'une partie des collections de tableaux de son père, de son hôtel de Versailles, du moulin de la Naze à Valmondois (actuelle maison de la Meunerie), du château d'Auvers-sur-Oise et de terrains à Paris. Malgré ces ventes, il ne peut soutenir financièrement ses propriétés et vend le reste de son patrimoine au comte de Provence Louis-Stanislas-Xavier, frère du Roi, qui agit comme prête nom du Roi en personne. La transaction se fait en ses termes : Louis XVI devait avoir la nue-propriété des seigneuries de l'Isle-Adam, Nogent, Valmondois, Parmain, Jouy-le-Comte, Champagne, Presles, Fontenelle, Boulonville, Stors, Chaumont-en-Vexin, Trie, Mouy, Méru, Mantes, Meulan, Pontoise, Auvers, Beaumont, Chambly, etc. ; mais il déclarait qu'il n'entendait point réunir ces biens au domaine de la couronne et qu'il voulait les posséder distinctement pour en disposer par la suite à son gré. Le comte de Provence, prête-nom, n'aurait que l'usufruit sa vie durant. Le prince de Conti se réservait la jouissance jusqu'à sa mort des châteaux et parcs de L'Isle-Adam, Stors, Trie, avec le droit de chasse et de pêche dans les forêts et rivières de L'Isle-Adam et autres terres du Vexin. Le roi doit payer au prince un lourd capital ainsi que des intérêts. Le Révolution et l'Empire intervenant avant la mort du Prince en 1814, la famille royale n'est pas en mesure de jouir des domaines de L'Isle-Adam, ni le futur Louis XVIII, ni a fortiori Louis XVI.

Outre les Conti, la famille Bergeret, devenue Bergeret de Grancourt, compte au XVIIIe siècle parmi les nobles bienfaiteurs de la ville. Cette famille de roturiers anoblis développe le domaine de Cassan et enrichit la ville de constructions, attirant Jean Honoré Fragonard et de nombreux artistes dans leur cour. Aujourd'hui, il demeure de leur puissance le parc de Cassan, sans son château, détruit en 1960, et son pavillon chinois ainsi que le bâtiment du petit hôtel Bergeret, qui loge le centre d'art Jacques Henri Lartigue. Les Bergeret cèdent l'ensemble de leurs biens dans la commune en 1803.

Administrativement, L'Isle-Adam constitue à l'aube de la Révolution un bailliage primaire, il se rattache au bailliage secondaire de Pontoise et au bailliage principal de Senlis.

La disette de 1788 entraîne des révoltes à L'Isle-Adam et, dès 1789, le prince de Conti émigre. De retour en 1790, il est nommé commandant de la Garde nationale à L'Isle-Adam à la demande des habitants. Néanmoins, le prince se détache peu à peu de son fief à partir de cette date et passe ses dernières années françaises dans son domaine de La Lande à Villiers-sur-Marne. Ses biens, vendus auparavant au Roi et à son frère, sont séquestrés. Il est emprisonné de 1793 à 1795 à Marseille. L'avènement du Consulat et de sa loi de déportation conduisent à son expulsion vers l'Espagne. Il meurt à Barcelone en 1814, alors que les splendides constructions de sa famille à L'Isle-Adam ont été démontées pierre par pierre. Exactement huit-cent ans après la construction du modeste prieuré sur une île de l'Oise par Adam Ier de L'Isle, la mort du dernier prince de Conti suit de peu la fin de la brillante histoire aristocratique de L'Isle-Adam.

Le cahier de doléances de la commune rédigé en 1789 comporte dix articles. Il réclame essentiellement une réforme des systèmes d'imposition et une égalité entre les ordres. Une milice bourgeoise est constituée, armée des fusils des princes trouvés dans les écuries. Elle devient, l'année suivante, un corps de Garde nationale de quatre compagnies, dont trois sont basées à L'Isle-Adam.

En février 1790 est élu le premier maire de L'Isle-Adam, Jean-Augustin Deschamps, notaire. La commune est érigée en chef-lieu de canton en mars. L'entité comprend alors les onze communes de Villiers-Adam, Méry, Mériel, Jouy-le-Comte (aujourd'hui Parmain), Nesles, Fontenelle (aujourd'hui rattachée à Nesles-la-Vallée), Labbeville, Frouville, Hérouville, Auvers et Valmondois. Durant la période révolutionnaire, le hameau de Stors est absorbé par la commune.

La constitution civile du clergé divise les autorités religieuses de la commune en 1791. Alors que le curé de saint Martin, Jean-Baptiste Martin, prête serment, la communauté joséphite installée par les princes de Conti s'y refuse et devient réfractaire. Elle n'en demeure pas moins soutenue par les autorités communales, attachées à leur présence et à leurs services. Jean Antoine Leroux, cultivateur, devient maire en novembre. La Garde Nationale subit à nouveau une refonte, le bataillon de L'Isle-Adam est créé, compétent sur les communes de Jouy-le-Comte, Villiers-Adam et Mériel. Il se compose de sept compagnies de fusiliers et une de grenadiers.

Ayant quitté L'Isle-Adam pour Villiers-sur-Marne, en 1792, la plupart des armoiries du prince de Conti est effacée des bâtiments publics. En décembre est élu un troisième maire, Guillaume Bougault, maçon. La ville sert alors de lieux de stockage militaire, ce qui y draine de nombreux soldats, parfois turbulents.

En 1793, un conflit public éclate entre le premier maître d'école de la commune, Deaubonne, qui conteste les prérogatives du curé, soutenu pourtant par les autorités municipales et les habitants. Le maître d'école perd son bras de fer dans un premier temps. Néanmoins, la révolution se radicalise et la cession des biens nationaux débute dans la commune par ceux du clergé. L'enseignement par des religieux est interdit, un drapeau tricolore flotte au devant de l'église. Il est peint sur ordre du district sur la Maison commune, lieu de débat et de délibération municipal, « Unité, Indivisibilité de la République, Liberté, Fraternité ou la mort ». Les statues du portail de l'église sont martelées et la chasse est ouverte à l'encontre des signes religieux.

À la demande de la Société Populaire municipale, l'église devient Temple de la Raison, reliquaires et objets précieux sont fondus. Les reliques de saint Godegrand parviennent cependant à être sauvées par les paroissiens. Le curé Martin, accusé de royalisme, est emprisonné à Pontoise. Le renoncement officiel au culte est voté en 1794, les derniers religieux quittent alors la ville et l'instruction publique dans son ensemble revient au maître d'école. Un nouveau maire est élu, Joseph Turpin, fondeur.

Le château des Conti est sur le point d'être sauvé de la vente en 1794 par Georges Couthon, ami de Robespierre, qui souhaite qu'il soit entretenu afin d'y installer des « établissements utiles à l'agriculture et aux arts ». Son exécution met fin au projet. Des problèmes d'approvisionnement apparaissent à l'été 1794 et diverses mesures sont prises sans succès pour y remédier.

Sous le Directoire, les Adamois et leurs autorités municipales parviennent à obtenir la libération et le retour de l'abbé Martin à L'Isle-Adam en 1795. Le culte reprend alors et les reliques sont sorties de leur cachette. Le château est vendu et devient une fabrique de rubans qui fait vite faillite. Le nouveau propriétaire décide d'en faire une carrière, ainsi que les Grandes écuries, ce qui conduit à la démolition pierre par pierre des deux édifices. D'autres bâtiments sont vendus et subissent le même sort. La Maison commune, mairie, s'installe au 21 rue Saint-Lazare pour y demeurer soixante-quinze ans.

La ville se relève lentement des destructions de la période Révolutionnaire. Sous la Restauration, Louis-Philippe de Villers-la-Faye est nommé maire de la commune. Ami de Charles X, il invite à plusieurs reprises le jeune Balzac à L'Isle-Adam, qui, marqué par les lieux, s'en inspire plus tard dans certaines de ses œuvres. Par la suite, deux importants personnages participent grandement à la réhabilitation du patrimoine adamois et préparent sans le savoir son potentiel d'attractivité futur. D'une part, Charles Dambry, maire de 1834 à 1869, construit la mairie actuelle. Il finance de nombreux travaux de voirie et d'embellissement et fait figure de père du L'Isle-Adam moderne. Une fontaine de 1878 lui rend hommage à proximité de l'hôtel de ville. D'autre part, le père Jean-Baptiste Grimot, prêtre de la paroisse de 1848 à 1885, contribue à l'embellissement et à la restauration de l'église (nouveaux vitraux, achat de mobiliers anciens). Un buste de Jean-Louis Bozzi, sculpteur adamois, rend hommage au fondateur de la société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin français devant le presbytère depuis 1931.

Amputée de son château, la ville se recouvre de propriétés et manoirs au cours du siècle : châteaux du Saut du Loup, de l’île du Prieuré, de la Commanderie, de la Faisanderie, château Bonnin puis Béjot à Cassan sortent de terre. Dès le milieu du siècle, les artistes s'intéressent au site entre Oise et forêt et s'y arrêtent. C'est le cas de Jules Dupré, Théodore Rousseau, Honoré de Balzac ou Daubigny. Le chemin de fer s'arrête pour la première fois en gare de L'Isle-Adam - Parmain en 1846 et permet à l'époque de rallier Paris en une heure quinze minutes. La mairie décide l'éclairage des rues au gaz en 1879, les réverbères sont alimentés par une usine à gaz des bords de l'Oise, détruite en 1965.

Entre 1815 et 1940, la ville devient un centre de production de céramiques en terre cuite. Ces centres de production fournissent notamment les stations balnéaires touristiques du nord de la France en objets de décoration populaires vendus dans les premières boutiques de souvenirs.

Tout au long du siècle, des carrières nourrissent les constructions et l'économie de la ville, depuis les carrières ouvertes par le maire Topinard sur l'actuel domaine des Forgets jusqu'aux carrières de la rue des Bonshommes et du domaine du Vivray. Elles emploient au milieu du siècle plus de deux cent cinquante personnes.

Durant le Second Empire, Napoléon III, de passage dans la ville, s'arrête à l'auberge de Cassan, aujourd'hui disparue, et, ravi de l'accueil qui lui est fait, offre une montre aux aubergistes. En 1860, une école de filles est ouverte, l'actuelle école Albert-Camus et en 1868, une nouvelle mairie plus vaste de style Renaissance est inaugurée sur l'emplacement d'un ancien lavoir, et payée en partie par le maire, Monsieur Dambry .

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, après le désastre de Sedan, les évènements se précipitent. Dès le 14 septembre, le Génie français fait sauter une des arches du grand pont sur l'Oise afin de retarder la progression des troupes ennemies. Pourtant dès le 16, des Uhlans arrivent à L'Isle-Adam par la forêt. Dès le lendemain, un escadron de cavalerie aidé de deux-cents fantassins arrachent le drapeau de l'hôtel de ville, se livrent au pillage et réquisitionnent les plus belles demeures. Des francs-tireurs de Parmain et des environs s'organisent et résistent aux Prussiens en tendant une embuscade près du hameau de Stors, bouleversant définitivement la paix dans les deux communes. Après une semaine de combats, les représailles sont rudes : des combattants sont capturés et fusillés, et trente-deux maisons de Parmain sont incendiées, ainsi que le château Ducamp sur l'île du Prieuré, qui a remplacé le château des Conti (il est reconstruit à l'identique après guerre), et un des deux corps de garde, derniers vestiges du château classique. Cent quatorze Uhlans sont tués ou blessés et sept français trouvent la mort, leur nom figure sur le monument à leur mémoire sur l'île du Prieuré.

La commune pleure son lot de sacrifiés pendant la Première Guerre mondiale. La première partie du siècle est marquée par la création de la plage fluviale, dont la popularité atteint son apogée dans les années 1930. Le lieu s'attire alors une renommée importante auprès des Parisiens. Bien vite, cependant, la ville de villégiature qu'est devenue L'Isle-Adam redevient un terrain de combats et de souffrances.

Le 2 septembre 1914, les Allemands sont à Senlis : la ville est en partie incendiée ce qui provoque les plus vives inquiétudes face à l'arrivée des envahisseurs. Le 3 septembre, le Génie français fait d'abord sauter le pont ferroviaire de Mours, puis le viaduc de Moulin-Neuf à Presles, puis successivement les ponts de L'Isle-Adam, de Stors et d'Auvers. Une patrouille de Uhlans apparaît dans ce dernier village alors qu'un soldat allemand est tué en forêt de L'Isle-Adam, mais, le 14 septembre, les Allemands sont arrêtés sur la Marne et cessent leur progression dans la région. Les années de guerre provoquent les plus vives difficultés au commerce face au manque de liquidités. Le 11 novembre 1918, l'armistice est célébré par les cloches de l'église, le jour de la saint Martin, patron de cette dernière. Le monument aux morts élevé dans les jardins de l'hôtel de ville et inauguré le 21 août 1921 porte les noms de cinquante-trois Adamois disparus.

La ville souffre particulièrement de la Seconde Guerre mondiale. En juin 1940, la ville accueille des militaires français chargés de défendre, comme toujours dans son histoire, le passage stratégique de l'Oise. Le pont du moulin et autres passerelles reliant les îles entre elles et à la rive droite de la rivière sont, pour la troisième fois en soixante-dix ans, détruites par le Génie français dans la nuit du 11 au 12 juin. Toutefois, le pont du Cabouillet est épargné. La panique gagne la population : la ville est pratiquement vidée de ses habitants, en fuite, alors que les troupes allemandes, en provenance de Parmain et de Champagne-sur-Oise, tentent de traverser l'Oise. Elles sont tenues en échec efficacement par l'armée française, au prix de cent douze soldats tués, jusqu'à ce que celle-ci reçoive l'ordre de se replier vers Paris le 13 à 10h du matin. Un monument, inauguré en 1947 sur les bords de l'Oise, rend hommage aux morts militaires de cette bataille.

Les Adamois rentrent à l'automne dans leur ville occupée par les troupes allemandes. Une kommandantur est installée d'abord, durant moins d'un an, dans le Castelrose, puis, entre autres, à l'hôtel de l'Écu-de-France et dans le château de Cassan. Nombre de demeures sont réquisitionnées. Les bois de Cassan sont investis par un important complexe d'entrepôts de munitions. Les habitants vivent les heures de la France occupée : patrouilles de soldats dans les rues de la ville, couvre-feu et électricité souvent coupée, rationnement de plus en plus draconien. Malgré les protestations des habitants, les bustes en bronze de Jules Dupré et du gouverneur-général Louis-Gustave Binger sont démontés puis fondus en janvier 1942.

La mise en place du Service du travail obligatoire (STO) en 1942 fait progressivement passer de plus en plus d'Adamois, fuyant le travail en Allemagne, dans la Résistance. Le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, le maquis de Ronquerolles fait dérailler un train de chars allemands à Champagne-sur-Oise, ensuite pris pour cible par des avions américains. Suite à une dénonciation, les Allemands encerclent quelques jours plus tard le bois de Ronquerolles et, après un combat difficile, parviennent à capturer onze résistants. Ceux-ci sont ramenés à l'hôtel de l'Écu-de-France afin d'être torturés, puis finalement exécutés à l'orée de la forêt. Un Adamois, Jean-Charles Fritz, se trouve parmi eux. Un monument de 1945 leur est élevé près du chemin des « Trois-Sources ». Leurs compagnons informent les alliés d'importantes installations ennemies dans le bois de Cassan.

Le 5 juillet 1944 vers midi, L'Isle-Adam subit un bombardement allié effectué par une cinquantaine d'avions. Un nouveau bombardement se déroule le lendemain à la même heure. Le 2 août, un message codé est diffusé par la BBC : « Adam tremblera dans son île », qui reste incompris des habitants. Le 3 août, plusieurs centaines d'avions déversent plus de trois mille bombes sur L'Isle-Adam. Les civils sont surpris de la violence des bombardements, les plus meurtriers dans la ville. Cinquante-et-un morts civils et presque autant de blessés sont dénombrés après les raids aériens de l'été 1944. Une stèle à la fontaine de Nogent, inaugurée en 1946, rappelle leur mort. Deux cent immeubles sont rasés, dont les châteaux de Cassan. Les destructions partielles sont encore plus nombreuses, ainsi le château de Stors a beaucoup souffert des bombardements. Nogent, les constructions et les bois de Cassan sont en grande partie anéantis. Il se trouve probablement alors dans les bois un lieu d'assemblage de missiles V1 et de stockage de munitions, cibles des Alliés.

Les Allemands, furieux, pillent puis incendient des maisons à Nerville-la-Forêt en représailles. Parmi les martyrs résistants de L'Isle-Adam se trouvent deux jeunes membres des Forces françaises de l'intérieur fusillés en représailles des bombardements le 15 août. Une stèle près de la maison forestière de la Grille de L'Isle-Adam commémore le tragique incident. Géo Grandjean, coordinateur de la Résistance locale depuis son domaine des Forgets en forêt est également arrêté à cette époque, torturé à L'Isle-Adam puis exécuté dans la clairière des « Quatre-Chênes », près de Domont. Le 23 août, une semaine avant de quitter la ville, les Allemands fusillent quatre jeunes résistants en forêt de L'Isle-Adam ; une stèle leur rend hommage sur la route Conti, à l'entrée du domaine des Forgets. Le 30 août, les troupes ennemies quittent définitivement la ville en empruntant le chemin qui les y a conduites, par Parmain puis Champagne-sur-Oise. Le même jour vers 17h, les troupes américaines entrent sans combat dans la ville en provenance de Mériel. Un monument rappelle cette libération au carrefour du Vivray. À la libération, L'Isle-Adam est sinistrée à 40 %. Très vite, écluse sur l'Oise et ponts sont provisoirement réparés afin de rétablir les communications entre Parmain et L'Isle-Adam et permettre la circulation fluviale.

Le 11 novembre 1948, la ville de L'Isle-Adam se voit citée à l'ordre de la brigade, avec attribution de la médaille de la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Le 18 juin 1950, René Pleven, alors ministre de la guerre, remet cette médaille au maire Georges Bernier. Le rond point des héros de la résistance et les nombreuses stèles et monuments qui jalonnent le territoire communal perpétuent le souvenir de cette période auprès des Adamois d'aujourd'hui.

Dans les années 1960, L'Isle-Adam perd certains de ses éléments de patrimoine. C'est à cette époque que disparaissent en effet le château du saut du loup et les restes du château de Cassan. Ces destructions permettent cependant l'aménagement du parc Manchez et de l'école Balzac et le développement immobilier du parc de Cassan dans la décennie suivante. C'est également dans les années 1960 que sortent de terre les immeubles du quartier de la Faisanderie, l'Île-de-France étant alors en grande pénurie de logements collectifs. Ceux de L'Isle-Adam ont su demeurer des constructions basses et relativement espacées, ne cédant pas au style des barres parfois colossales bâties ailleurs dans la région. La dernière opération immobilière d'envergure dans la commune est la construction du quartier de La Garenne dans les années 1980, zone pavillonnaire située entre l'Oise et des étangs de plaisance.

Depuis les années 1970, la ville est marquée par la famille Poniatowski, véritable dynastie politique qui préside aux destinées de la commune depuis 1971. L'influence politique nationale de Michel Poniatowski, maire durant trente ans, et, dans une moindre mesure, celle de son fils Axel, maire depuis 2001, ont contribué à garantir à la ville une position privilégiée de ville-parc et un caractère bourgeois. Alors que Persan, Beaumont-sur-Oise ou Taverny ont pris des modèles de développement et d'urbanisme propres aux banlieues de Paris de grande couronne, L'Isle-Adam et les communes qui l'entourent ont fait le choix dans la seconde moitié du XXe siècle d'un développement fondé sur la qualité de vie, au prix, sans doute, d'un manque de mixité socio-économique.

La population de L'Isle-Adam a progressé d'un peu plus de 752 % entre 1793 et 1999. Cette progression est globalement continue. Avant 1946, seules les périodes comprises 1800 et 1806 et entre 1931 et 1936 témoignent d'une baisse de la population. Les années 1930 et suivantes constituent une période de stagnation démographique pour la ville. L'augmentation de la population s'accélère à partir de l'après-guerre. Alors que la population de la ville avait progressé d'environ 217 % entre 1793 et 1946, elle fait un bond de 168 % entre cette date et 1999. L'explosion démographique propre à la période du Baby boom et à l'urbanisation de ce qui constitue aujourd'hui l'aire urbaine de Paris est cependant moins forte dans la petite agglomération de L'Isle-Adam et de Parmain (qui compte aujourd'hui environ 16 000 habitants en 1999) que, à titre de comparaison, dans celle, pourtant plus au nord, de Persan et de Beaumont-sur-Oise (actuellement environ 18 000 habitants) ou que dans le seule ville de Taverny, à l'ouest de la vallée de Montmorency, qui totalise 25 000 habitants. Une des causes de cette moindre croissance démographique est sans doute la politique d'urbanisation aisée, qui, mettant moins l'accent sur les logements collectifs, dont HLM, limite la croissance démographique en valeur absolue. Entre 1975 et 1982, la population de la ville baisse, fait inhabituel pour l'époque et la région (la hausse démographique y étant de +0,28 % par an sur la période) mais augmente à nouveau d'environ 12 % entre 1990 à 1999, plus fortement en comparaison avec la moyenne régionale (en moyenne +0,3 % par an en Île-de-France entre 1990 et 1999 contre +1,25 % par an dans la commune), ce qui révèle une volonté politique de construction de logements neufs et une réelle attractivité résidentielle du territoire (le solde migratoire annuel dans la commune sur la période est de +0,86 % contre -0,51 % en moyenne régionale). Cette attractivité explique les prix élevés de l'immobilier pour une commune aux franges nord de l'aire urbaine de Paris. Le plan de développement et d'aménagement durable de la commune ne prévoit pas d'augmentation de la population au-delà des 15 000 habitants sur les quinze-vingt ans à venir.

Selon les données de population légale de 2009, L'Isle-Adam compte 12 231 habitants (population sans double compte, ou population dite municipale). En dix ans, la population de la commune n'a augmenté que de 0,6 %. Sa population totale, avec doubles comptes, s'élève elle à 11 436 habitants.

La population adamoise est moins jeune que la population francilienne (hommes et femmes confondus on recense 37,5 % de 0 à 29 ans en 1999 à L'Isle-Adam contre 40,45 % en moyenne dans la région). La part des plus de 60 ans, de 16,55 % hommes et femmes confondus en 1999 dans la région est a contrario plus élevée à L'Isle-Adam, où elle se monte à 19,6 % de la population totale. La part des habitants entre 30 et 59 ans est à peu près identique entre les deux entités (42,9 % à L'Isle-Adam et 43,05 % en Île-de-France). À L'Isle-Adam comme globalement en Île-de-France, la population vieillit.

Le niveau d'éducation à L'Isle-Adam est plus élevé que dans le reste du département du Val-d'Oise. En effet, il apparaît que seulement 12,5 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme, chiffre moins important que sur l'ensemble du département (18,5 %). À l'inverse, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 26,8 % contre 19,2 % dans le département.

S'agissant du revenu moyen par ménage dans la commune, il s'élève en 2004 à 23 716 euros par an, soit un niveau supérieur à la moyenne nationale (15 027 euros par an) et départementale (22 236 euros par an).

En termes de nationalités, L'Isle-Adam présente une moindre diversité que le Val-d'Oise. Alors que le département compte 10,9 % de population étrangère et 7,7 % de Français par acquisition, L'Isle-Adam compte 4,7 % d'étrangers et 3,4 % de Français par acquisition. Parmi les étrangers, les nationalités les plus représentées dans la commune sont les Portugais, qui représentent 2,1 % des Adamois. Les nationaux du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) sont sous-représentés dans la ville (0,5% de la population) par rapport aux chiffres départementaux (3,4% des habitants du Val-d'Oise). A noter également la plus forte proportion d'étrangers de l'Union européenne (États membres de 1999, avant élargissement et hors Italie, Portugal et Espagne) à L'Isle-Adam que dans le département (0,3 % des habitants du Val-d'Oise contre 0,7 % des Adamois). Enfin, les étrangers n'étant ni nationaux de l'Union européenne ni du Maghreb et de Turquie (reste du monde) ne représentent que 0,7 % des Adamois contre 3,1 % des habitants du Val-d'Oise.

Parmi sa population active, L'Isle-Adam ne compte que quatre agriculteurs en 1999, ce qui statistiquement, équivaut à 0 % des 15 ans et plus. La commune a virtuellement perdu ses derniers agriculteurs entre 1990 et 1999. La population des 15 ans ou plus compte en revanche 44,7 % de retraités et d'inactifs, plus que la moyenne régionale qui est de 39 %. ouvriers et employés représentent 24 % de la population de la commune, contre 29,5 % dans la région, chiffre inférieur à celui des professions intermédiaires et des cadres et professions intellectuelles supérieures qui s'élève à 29,3 %, contre 28 % en Île-de-France. La commune compte également 4 % de commerçants et d'artisans (3,2 % dans la région),.

L'Isle-Adam est la commune la plus peuplée de la communauté de communes de la vallée de l'Oise et des trois forêts, dont elle est à l'origine de la création en 2003. Le siège de la structure y est situé. Le maire de L'Isle-Adam en est le président en exercice.

Axel Poniatowski, né en 1951, est le deuxième fils de Michel Poniatowski, prince polonais descendant du dernier roi élu de Pologne, maire de L'Isle-Adam de 1971 à 2001, ministre de Pierre Messmer sous la présidence de Georges Pompidou puis ministre d'État sous deux premiers ministres du président Valéry Giscard d'Estaing. Avant d'entrer en politique, le maire actuel était dirigeant de société. Axel Poniatowski est également député de la deuxième circonscription du Val-d'Oise depuis 2002, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale depuis 2007 et membre de l'UMP. Axel Poniatowski a été élu en 2001 par une large majorité d'Adamois (75.99%). Le maire est réélu au premier tour des élections municipales de mars 2008 par 73 % des suffrages exprimés.

Outre le premier adjoint, l'équipe municipale de 2001 à 2008, comprend huit autres adjoints, auxquels s'ajoutent dix-neuf conseillers municipaux simples et quatre conseillers municipaux de l'opposition. Ils se répartissent en diverses commissions municipales et siègent dans les organismes communaux et intercommunaux. Les services municipaux se répartissent sur quatre sites : l'hôtel de ville historique et le castelrose, son annexe administrative, le clos Dambry (police municipale) et le centre social Sœur-Joannès (CCAS, service logement, conciliateur de justice, service social municipal).

Les habitants de L'Isle-Adam tendent, d'après les résultats électoraux, à voter très franchement à droite. Outre le score de 75,99% obtenu par le maire actuel (alors affilié à l'UDF) aux élections municipales de 2001, aux élections législatives de 2002 et de 2007, les Adamois ont également porté leur maire à l'Assemblée Nationale avec une forte majorité, sensiblement plus élevée que dans le reste de la circonscription électorale (au deuxième tour, 73,33 % des exprimés en 2007 et 71,06 % en 2002 contre 53,08 % à ces deux dates au niveau de la circonscription),. De même, à l'occasion des élections présidentielles, les Adamois confirment leur vote de droite. En 2007 ils ont préféré Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal au second tour à 65,14 % (contre 53,06 % au niveau national). Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac (26,72 %) et Jean-Marie Le Pen (17,35 %) obtiennent tous deux plus de voix que Lionel Jospin (11,85 %) dans la commune. Au deuxième tour, Jacques Chirac l'emporte dans la commune avec 83,59 % des voix (contre 82,21 % au niveau national). Les élections régionales de 2004 ont également vu la victoire de la droite dans la commune, la liste UMP est arrivée en tête au seconde tour (triangulaire) avec 52,87 % des suffrages alors qu'elle est arrivée seconde au niveau régional avec 40,72 % .

La tendance au vote conservateur se retrouve de manière aussi marquée lors des élections européennes. La liste menée par Charles Pasqua (MPF) est en effet arrivée en tête dans la commune en 1999 (17,26 %, scrutin de liste national à un tour) et la liste UMP en 2004 (24,89 % scrutin par régions électorales à un tour), à contre-courant des résultats nationaux en 1999 (21,95 % à la liste PS) et régionaux en 2004 (25,03 % au PS). Les référendums relatifs aux traités européens ont recueilli à L'Isle-Adam des avis contraires à ceux exprimés au niveau national (50,46 % de non au traité de Maastricht en 1992, contre 51,04 % de oui au niveau national, et 59,04 % de oui au traité établissant une constitution pour l'Europe en 2005, contre 45,33 % au niveau national).

Le budget voté pour la commune en 2007 se réparti entre 16 537 257 euros en section de fonctionnement et 8 550 552 en section d'investissement. Le principal poste de dépenses de fonctionnement correspond aux charges de personnel (42 %) et aux charges à caractère général (24 %). S'agissant des recettes de fonctionnement, elles proviennent à 53 % des impôts et taxes et à 30 % des dotations et participations. Les recettes d'investissement sont quant à elles issues pour la plus grande partie d'un virement originaire de la section de fonctionnement (34 %), de subventions (22 %) et de l'emprunt (15 %).

Durant les années 1990, L'Isle-Adam s'est grandement endettée. La gestion actuelle a permis une forte diminution de cet endettement (de 2 300 euros par personne en 1995 à 930 en 2007).

Le taux communal de la taxe d'habitation en 2006 était de 15,96 %, celui de la taxe foncière (bâti) de 16,79 % (non-bâti 79,38 %) et de la taxe professionnelle de 21,43 %,.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Persan (incluant Beaumont-sur-Oise, L'Isle-Adam, Presles, Mours et Nointel) est de 86,34 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe au-delà de la moyenne nationale (83/1000) mais en deça de la moyenne départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 31,74%, légèrement supérieur à la moyenne du département de 28,83%.

Le commissariat de L'Isle-Adam est logé depuis 1989 dans un bâtiment de 1900 en pierre, céramique et fer forgé qui est dû au fondateur de la plage, Henri Supplice. Auparavant, l'édifice a abrité successivement une entreprise de ouate industrielle, de 1930 à 1972, puis une imprimerie, de 1972 à 1987. Il a été ensuite racheté par la commune. La gendarmerie a été déplacée à Parmain en 2005 pour se rapprocher de son périmètre d'opération, qui ne comprend pas L'Isle-Adam. La ville gère également une équipe de police municipale, logée dans le clos Dambry. Enfin, un centre de secours des sapeurs-pompiers est implanté dans la commune.

L'Isle-Adam est principalement une ville résidentielle. 93 % des 387 entreprises de la commune ont moins de dix salariés et seulement cinq en emploient plus de cinquante. L'activité économique principale de la commune, par ailleurs dynamique, est commerciale : 46% des entreprises ont une activité purement commerciale et 44% des activités de services. Le réseau commercial, dont les éléments se complètent, est constitué, d'une part, d'un tissu de commerces de proximité dans le centre et à Nogent, et, d'autre part, du centre commercial à vocation régionale du Grand Val (hypermarché Carrefour et diverses grandes enseignes), à proximité de l'échangeur de l'autoroute A16. Deux marchés se tiennent à L'Isle-Adam : le marché biologique de Nogent et le marché trihebdomadaire du centre ville, l'un des plus actifs de la région. Autre activité notable, les garages et concessionnaires automobiles sont plutôt bien implantés dans la commune. Absence, particulière également, les entreprises du BTP sont peu présentes dans la ville. S'agissant des commerces, L'Isle-Adam accueille, notamment, huit agences immobilières, marque de la bonne santé de l'immobilier dans le secteur, deux supermarchés en ville et l'hypermarché en périphérie, divers commerces de bouche en centre ville (traiteurs, épiceries fines, bouchers, boulangers, fromager, etc.), dix banques et établissements financiers, treize cafés/bars, autant de coiffeurs, une maison de vente aux enchères, une quinzaine d'esthéticiens, parfumeries et centres de remise en forme, plus d'une vingtaine de vendeurs de prêt-à-porter, une quarantaine de restaurants de tous types, quatre tabacs, trois loueurs de vidéos et deux cavistes.

La ville possède un secteur touristique développé lié à sa situation géographique, son patrimoine, sa plage et son offre culturelle. Un camping est situé au nord de la commune en bord de l'Oise. Cependant, l'offre hôtelière est marginale, la plupart des touristes étant franciliens. Toutefois, la concentration des restaurants, bars et du cinéma dans le centre, près de l'Oise et des îles, ajoute un attrait à la ville, la distinguant des villes dortoirs de la grande banlieue situées à seulement quelques kilomètres. Le potentiel touristique de la ville est encore exploitable, comme en témoigne le projet de construction d'un port de plaisance planifié par la municipalité.

Les Adamois sont 0,9 % à travailler dans le secteur agricole, ce qui est supérieur à la moyenne régionale de 0,5 %. En comparaison avec le reste de l'Île-de-France, ils sont en revanche moins nombreux à travailler dans l'industrie (5,3% contre 13,1%) et la construction (3,8% contre 4,6%). Encore plus que dans la région, les Adamois sont actifs dans le secteur tertiaire (89,9% contre 81,8%), en particulier dans le commerce (23,8% contre 13% au niveau régional). 88,5 % des Adamois sont salariés, une proportion légèrement inférieure à la moyenne francilienne de 91,7%. Salariés ou non ils sont 21 % à travailler à temps partiel.

En 1999, les chômeurs représentaient 9,7% des Adamois contre 11,5% des Franciliens,. Un quart des Adamois actifs ayant un emploi travaillent et résident dans la commune, ce qui est supérieur à la moyenne départementale de 18,6%. Parmi ceux travaillant hors de la commune, 45% le font hors du Val-d'Oise (contre 62% des habitants du département. Encore plus qu'en moyenne dans le département, les habitants de la commune empruntent essentiellement leur voiture pour se rendre au travail (67,2%, contre 52,2 % des habitants du Val-d'Oise). Seulement 9,1 % n'utilisent que les transports en commun, contre 25,7% des habitants du département. Ce dernier chiffre s'explique sans doute en partie par la relative mauvaise desserte de la commune par le train (le temps de trajet pour aller à Paris est équivalent à celui d'un trajet Paris-Tours, et le plus souvent avec une correspondance).

L'église Saint-Martin a été édifiée par Louis de Villiers de L'Isle-Adam, évêque du diocèse de Beauvais, qui inclut alors L'Isle-Adam. Encore inachevée, elle est consacrée le 20 juillet 1499. Le nouveau seigneur du lieu, le connétable Anne de Montmorency confie l'achèvement de l'église, à partir de 1537, à Jean Bullant, l'architecte du château d'Écouen. Elle devient le siège de la cure en 1539, au détriment de l'église de Nogent. En 1567, enfin achevée, elle est de nouveau consacrée en présence du connétable. Gravement endommagée par un incendie le 25 décembre 1661, elle est rapidement remise en état grâce à la générosité du prince Armand de Bourbon-Conti, châtelain de L'Isle-Adam. De nouveau dégradée, par la Révolution cette fois, il faut attendre le ministère de l'abbé Jean-Baptiste Grimot, de 1848 à 1885, pour voir l'édifice remis en état et richement doté en mobilier. L'église et le clocher ont été classés monument historique en 1941. Le portail est attribué à Jean Bullant. De style gothique-renaissance, mais très mutilé, il est largement restauré à partir de 1859 sous l'initiative de l'abbé Grimot par un élève de Viollet-le-Duc, Félix Roguet. Le clocher est rehaussé sur le modèle de celui de l'église parisienne de la Trinité en 1869.

Le Pavillon chinois (route de Beaumont) est une fabrique du parc de Cassan, datant des années 1780. En 1778, le domaine de Châteaupré est racheté par le financier Pierre-Jacques Bergeret de Grandcourt à son cousin Nicolas de Cassan. Ami du peintre Jean Honoré Fragonard, il héberge ce dernier une dizaine d'années et lui confie l'aménagement du domaine et du parc à l'anglaise. Le pavillon de forme octogonale, en bois, est porté par un soubassement de pierre percé d'une salle fraîche néoclassique qui renferme un petit bassin servant à la régulation des eaux de l'étang. Très dégradé, et le parc qui l'entoure en partie loti, il est racheté par la ville en 1971 qui en confie la restauration à Olivier Choppin de Janvry. C'est une des rares fabriques subsistantes du XVIIIe siècle, classée monument historique en 1965. La grille, placée devant le pavillon en 1971, est l'ancienne grille d'accès au domaine de Cassan, achetée en 1905. Elle provient de l'ancien hippodrome de la place de Clichy, à Paris, aujourd'hui disparu.

Le pont du Cabouillet du XVIe siècle relie le centre-ville à l'île de la Cohue. Construit en pierre de taille et possédant trois arches, il fut probablement édifié sur l'initiative d'Antoine de Villiers, châtelain de L'Isle-Adam. Son nom provient du vieux français « cabouiller », remuer les eaux, geste des pêcheurs qui venaient dans l'île remuer l'eau afin de mieux attraper les poissons. Au début du XVIIIe siècle, le pont est restauré par François Levau. Jusqu'en 1866, les bateaux, tractés par des chevaux, passent sous ses arches, les deux autres ponts dans son prolongement possédant alors des arches de pierre trop étroites. Le pont a été classé monument historique en 1936.

Le domaine de Stors comprend un château du début du XVIIIe siècle, remanié sous le Second Empire, des jardins en terrasses classés, et une ancienne chapelle paroissiale remontant au Moyen Âge et remodelée par Pierre Contant d'Ivry. Le château de Stors a été en partie détruit par les bombardements alliés en août 1944. Il est actuellement en restauration.

Le presbytère abrite le tableau L'arrivée de saint François-Xavier en Chine de Joseph Marie Vien, classé en 1909.

Non classés ni inscrits, Le Martyre de saint Pierre de Vérone, copie de Titien du XVIIIe siècle, est conservé à l'église, alors que les vitraux du XIXe siècle, détruits pendant la seconde guerre mondiale, sont remontés en 1999.

Le marais de Stors, contigu au domaine et château éponymes mais situé sur la commune de Mériel, fait partie du site de la vallée classée de Chauvry qui a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection du biotope de 1991. L'Isle-Adam comprend sur son territoire à la fois des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I (ballastières de L'Isle-Adam, les coteaux de Stors, partagés avec Mériel, et le lieu-dit les Grez, partagé avec Villiers-Adam) et de type II (reste de la forêt domaniale, partagé avec huit autres communes).

Enfin, au cœur de la ville, l'île de la Cohue constitue un site mi-classé mi-inscrit, la promenade du Pâtis et l'île du Prieuré des sites inscrits. Le hameau de Stors est quant à lui partie intégrante d'un territoire classé.

Les deux musées de L'Isle-Adam n'en sont en réalité qu'un seul, le centre d'art constituant une annexe du musée Senlecq. En 2005, ils ont accueillis 13 675 visiteurs. La fréquentation a sensiblement baissé ces dernières années. Elle était en effet de 20 000 visiteurs en 2003. Le double musée de L'Isle-Adam demeure malgré tout en 2005 à la cinquième place des établissements muséographiques les plus visités du Val-d'Oise, devant le musée archéologique départemental à Guiry-en-Vexin et l'abbaye de Maubuisson mais derrière la Maison de l'Environnement à Roissy-en-France et les sites majeurs de département, comme le château de La Roche-Guyon.

Le musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq (46, Grande Rue) est installé depuis 1951 dans la maison des Joséphites, bâtiment édifié en 1660 par le prince de Conti, et qui devient la première école gratuite pour les enfants du lieu. Cette école était tenue par des prêtres de la confrérie de Saint-Joseph, venue de Lyon. En 1792, la communauté est dissoute et le bâtiment est vendu aux enchères l'année qui suit. Il est racheté en 1916 par la municipalité qui y installe ses services. Le musée accueille régulièrement des expositions thématiques liées à la région : le domaine de Stors en 2005, l'abbé Breuil, inventeur de la préhistoire en 2006, le peintre Jules Dupré en 2007.

Le centre d'Art Jacques-Henri-Lartigue (31, Grande rue) est installé dans une propriété du XVIIIe siècle nommée le petit-hôtel Bergeret, puis en 1899, la maison Fritz du nom de son dernier propriétaire, le docteur Fritz, maire de la commune. Rachetée par la municipalité, elle accueille trois-cents toiles couvrant l'intégralité de la période artistique du photographe Jacques-Henri Lartigue. Avant de devenir photographe, ce dernier a en effet été peintre à thèmes, et, ami du maire de L'Isle-Adam, il fait don à celui-ci et à sa femme d'une partie de sa collection de 1985 à 1993. Ce don est à l'origine de la création du centre d'exposition. Le musée accueille par ailleurs de nombreuses expositions temporaires.

Le château de L'Isle-Adam, ou château des princes de Conti, avait été édifié au XVIIe siècle sur l'île du Prieuré et remanié en profondeur en 1777 par Louis François Joseph de Bourbon-Conti. Vendu comme bien national, il a été entièrement détruit en 1812. Aujourd'hui s'élève à son emplacement un petit château de style Louis XIII, dit le « Château-Conti » construit en 1857 par la famille Ducamp également à l'origine de l'actuelle mairie de Parmain. Incendié par les Prussiens durant la guerre de 1870, il est reconstruit à l'identique et devient un hôtel, puis une maison de repos. Durant l'entre-deux-guerres il est aménagé en restaurant. Cécile Sorel y écrit une partie de ses mémoires. Le bâtiment appartient aujourd'hui à la municipalité, qui compte ouvrir le site au public et y loger certaines des associations de la commune. En 2005, une campagne de fouilles archéologiques a révélé un pan de mur médiéval et un réseau de galerie sur l'île. Par ailleurs, les restes des constructions des Conti sont maigres. Sont toujours visibles aujourd'hui des balustrades dans le parc de l'actuel château, un des pavillons de la conciergerie (le second a été incendié par les Prussiens en 1870), une partie des caves du château, ainsi que des auges provenant des écuries monumentales (actuellement à proximité du parc Manchez).

La Plage (1, avenue du Général-de-Gaulle) est, depuis l'entre-deux-guerres, la plus grande plage fluviale de France. Le lieu de baignade originel est aménagé à partir de 1910 par Henri Supplice, mais ses efforts sont ruinés par le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Pourtant, dès 1918, il poursuit ses aménagements avec la construction d'un ensemble balnéaire de cinquante cabines sur le modèle de celles de Trouville et Deauville, un restaurant avec terrasse nommé Le Normandie, des plongeoirs, des toboggans, des cascades et un kiosque à musique. S'y déroulent des concerts symphoniques chaque dimanche et jour de fête à la belle saison. Le lieu attire les Parisiens, venant par trains entiers, dont de nombreuses célébrités de l'époque. Cette période de prospérité dure jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Henri Supplice, issu d'une ancienne famille adamoise, était surnommé le « père la thune » à cause du prix d'entrée fixé au site, une pièce de cinq francs, soit, à l'époque, « une thune ». Un bassin de 25 mètres est inauguré en 1949 par Johnny Weissmuller et servira de lieu d'entraînement pour les spécialistes du plongeon. En 1952, la plage organise les pré-olympiades des futurs jeux d'Helsinki de 1954. Le complexe est acquis par la municipalité en 1981, il a servi depuis au tournage de films et demeure très populaire aux beaux jours.

La mairie, construite en 1869 et financée par moitié sur fonds propres du maire Charles Dambry, comporte un plafond, dans la salle de réunion du conseil municipal, qui figure vingt-trois caissons peints représentant les communes du canton en 1870. L'annexe de la mairie, le Castelrose, du nom du crépi rose de ses façades, est un bâtiment de 1875-1885 qui a servi de pension pour veuves de guerre avant la seconde guerre mondiale. Il est occupé ensuite par la kommandantur allemande avant de redevenir après guerre une pension. Une autre annexe des services municipaux, le clos Dambry, une demeure en pierre meulière, loge la police municipale.

Le château de la Faisanderie est construit en 1882 par Thomas, un des architectes du Grand Palais parisien. En pierre de taille, il est situé sur le terrain de la faisanderie des princes de Conti. Le château est né sous l'impulsion du successeur de Dambry à la mairie, Félix Thoureau. Les façades présentent toutes un style différent. Il appartient à la ville depuis 1966 et héberge un institut médico-éducatif.

Le château des Forgets, de 1893, est un autre témoin de l'embellissement de la ville à la fin du XIXe siècle. Il est situé dans la forêt. Il a été construit pour Georges Manchez, rédacteur au journal Le Temps. Il sert de refuge à des résistants pendant la seconde guerre mondiale, ce qui vaudra à son propriétaire, Géo Grandjean, d'être fusillé en 1944. Il appartient par la suite à l'homme d'affaires saoudien Akram Ojjeh. Propriété privée, il ne se visite pas.

Le château du Vivray, situé sur un domaine très ancien à la sortie de la ville, en direction du hameau de Stors, est construit vers 1900 et embellit par la suite par ses différents propriétaires (la famille Lerche/Sainteny). Propriété privée, il ne se visite pas.

Le château des Vanneaux, excentré au nord, au-delà de la forêt, à proximité de Mours et de Presles, est occupe un site bâti depuis la fin du XVIIe siècle. Il est actuellement la propriété d'une société japonaise qui l'a transformé, ainsi que ses terrains, en un golf inauguré en 1994.

Le presbytère est construit en 1868 dans un style Renaissance par Félix Roguet, élève de Viollet-le-Duc et Louis-Charles Boileau.

Les différentes statues de la ville : les statues de bronze des bords de l'Oise, Evila l'ondine, érigée dans le bras du Cabouillet, les premiers pas de danse sur le chemin de halage vers le nord, et Siaram, la statue de Jean Marais installée par la municipalité dans la perspective de l'Allée Verte.

La grande halle du marché couvert, bâtie dans les années 1980.

Les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale : entre autres, le monument aux morts de la bataille du passage de l'Oise de 1940 (chemin de halage), les stèles aux résistants (dans la forêt), la borne de la libération au carrefour du Vivray, etc.

La porte de L'Isle-Adam, matérialisée par deux piliers de la fin du XVIIIe siècle, constitue l'entrée principale de la ville par l'avenue de Paris depuis la forêt. Elle permet de jouir en hauteur de la perspective de l'avenue, ouverte en 1657, puis plantée de marronniers en 1842, et d'embrasser du regard la mairie et les coteaux de Parmain. Au-delà de la porte, dans la forêt, l'avenue est agrémentée d'un rond-point forestier au centre duquel est placée une fine pyramide monumentale.

L'antique quartier de Nogent et la place du Tillé, rasé durant la seconde guerre mondiale, ont été reconstruits depuis. La fontaine et la statue Amour et silence, inaugurée en 1994, rappellent le tragique épisode.

La grande prairie du Parc de Cassan et les restes du jardin à l'anglaise conduisant au pavillon chinois sont ouverts au public, bien que situés dans un lotissement privé.

Le quartier du pâtis, comprenant la place du même nom, une promenade publique sur un site inscrit, et une zone de loisirs en bordure de la rivière, où se trouvent un cinéma rénové et de nombreux restaurants.

Le cimetière a la particularité de ne pas être situé aux franges de la commune. Y sont enterrés la plupart des artistes et personnalités locales, les bienfaiteurs et certains anciens maires.

Enfin, on notera la présence à L'Isle-Adam au niveau des étangs de La Garenne d'un insolite passage à canard (un passage piéton pour canards).

Quelques maisons remarquables...

La maison du Cabouillet, aujourd'hui restaurant, est une des plus anciennes maisons de la ville. Certaines de ses parties remontent au début du XVIIe siècle. Restaurant depuis le second Empire, il a appartenu au membre d'un quadrille comique fameux de l'époque appelé les Clodoches.

La maison Crocqfer, 6 grande rue, de style Île-de-France, date des débuts de la Révolution. Elle a été habitée par la famille Mellet, successivement par Godegrand, maître doreur et fondeur, puis André, inspecteur général des chasses du prince de Conti.

La Maison forestière, à l'orée de la forêt, porte de L'Isle-Adam, est une ancienne maison de garde construite par le prince de Conti en 1777.

L'ancienne maison d'un maréchal-ferrant du XIXe siècle est visible au 21, quai de l'Oise, une ancienne maison d'ébéniste du XVIIIe siècle au 24, rue Saint-Lazare ainsi qu'une maison bourgeoise du 29 de la même rue, dont le haut de la façade est en briques et bardage de bois.

Le château du Saut-du-Loup (détruit en 1960) était situé dans l'actuel parc Manchez et fut construit, ainsi que le parc à l'anglaise l'environnant, par le maire et bienfaiteur de la ville Charles Dambry. Racheté par Paul Dalloz, journaliste au Monde Universel, il appartient ensuite au directeur du journal le Monde illustré, Edmond Desfossés, inventeur de la cote boursière, et maire de la ville de 1896 à 1898. le château passe ensuite aux mains d'un député, puis de Georges Manchez, rédacteur financier au journal Le Temps. Endommagé par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, le château est détruit en 1960 après avoir été acquis par la municipalité à la famille Manchez. Il en demeure un pigeonnier en brique. Le domaine est transformé pour partie en parc public. Son achat permet la construction de résidences et de l'école élémentaire Balzac.

Le château de la Commanderie (détruit au début du XXe siècle) était situé aux environs de la rue Charles-Binder (maire de la ville de 1878 à son décès) sur un domaine aménagé agrémenté d'un parc et de pièces d'eau. Richement décoré et meublé, il était l'œuvre et la résidence du richissime carrossier Charles Binder (1819-1891).

Les châteaux de Cassan ont également disparu, que ce soit celui d'origine, construit par la famille Bergeret, rasé en 1908, ou le second édifice, dit château Bonnin, construit en 1867 par un richissime plombier, installateur du gaz d'éclairage à Paris. Le château Bonnin a été remplacé au début du siècle par le château dit Béjot, dans le style Trianon, démoli en 1960 après avoir été lourdement endommagé par les bombardements alliés en 1944. Le domaine de Cassan, dépourvu de ses châteaux, mais toujours agrémenté de son parc aménagé et du pavillon chinois, est transformé dans les années 1970 en une zone pavillonnaire verte appelée le Parc de Cassan.

Le château des Bonshommes, dont le souvenir est perpétué par le nom de l'avenue qui y conduisait, est édifié en 1859 sur le lieu où se situait le prieuré abandonné du même nom, qualifié par Balzac de « lieu funeste abandonné par les hommes », dont il fait le cadre de sa nouvelle : Adieu. Il était entouré d'un jardin paysager. Il a totalement disparu aujourd'hui et le site est intégré à la forêt domaniale.

Quelques rois et grands de passage...

La vie culturelle de la commune est, au vu de sa taille, plutôt fournie. Outre le patrimoine, les musées et leurs expositions temporaires, diverses manifestations se tiennent dans la commune. On peut noter la fête foraine annuelle au parc Manchez, le carnaval au printemps, les salons artistiques de printemps et d'automne, la bourse aux jouets, aux vêtements, les quatre brocantes annuelles, la foire aux livres, l'insolite course de baignoires, les commémorations liées à la seconde guerre mondiale, les tournois médiévaux, les journées photographiques de L'Isle-Adam, des participations à la nuit des musées, aux journées du patrimoine et à la Fête de la Musique, le forum des associations et la fête cantonale dite de la campagne à l'automne, les manifestations liées au jumelage, des conférences relatives aux arts, des concerts, spectacles de danse et comédies musicales, les manifestations de Noël, etc et les multiples activités de la centaine d'associations actives dans la commune. La municipalité publie trois fois par an Regards de L'Isle-Adam, bulletin municipal fourni et Le Clin d'Oeil, bulletin d'informations hebdomadaire.

La vie associative adamoise est très fournie. Les associations de la commune se regroupent au sein du centre adamois des loisirs et de la vie associative (CALVA) qui rassemble presque une centaine de structures dans les domaines sportifs, culturels et sociaux. Ce riche tissu associatif est coordonné par le CALVA qui édite cinq fois par an un journal de la vie associative appelé Le Merle adamois.

Honoré de Balzac ne tarit pas d'éloges sur la commune. L'auteur de La Comédie humaine écrivit à sa sœur, Laure Surville  : « Tu sais que L'Isle-Adam est mon paradis terrestre », phrase gravée sur la statue qui lui rend hommage. Il l'évoque notamment dans Physiologie du mariage, qu'il écrit à L'Isle-Adam, en ces termes : « En 1819 j'habitais une chaumière au sein de la délicieuse vallée de l'Isle-Adam. Mon ermitage était voisin du parc de Cassan, la plus suave retraite, la plus voluptueuse à voir, la plus coquette pour le promeneur, la plus humide en été de toutes celles que le luxe et l'art ont créées… ». Physiologie du mariage comprend également de nombreuses références à la ville du début du XIXe siècle, ainsi, un des personnages, dénommé Coco de Cassan, évoque le singe logé dans la maison Ollivier et transféré plus tard au Jardin des Plantes à Paris.

Dans Les Paysans, Balzac glisse à nouveau de nombreuses références à L'Isle-Adam. Une ville se nomme dans le roman La Ville-aux-Fayes, hommage déguisé à la commune et à son maire de l'époque, ami de l'écrivain, Philippe de Villers-la-Faye. Il y évoque également les Aigues, ancienne propriété des Bergeret à Cassan. Il y fait des références à Hippolyte Charles (le comte de Montcorbet) et fait venir l'abbé dom-Rigou de l'abbaye du Val. Dans Un début dans la vie, il évoque son voyage en diligence depuis Paris jusqu'à L'Isle-Adam et raconte, avec force détails, son itinéraire et son cocher, Adamois célèbre de l'époque, Pierrottin, fondateur du service de diligence entre la ville et la capitale. Enfin, dans Le Médecin de campagne, Balzac s'inspire pour son personnage de Benassis du docteur Bossion, médecin de L'Isle-Adam, enterré dans la commune. Les souvenirs des séjours et promenades de l'écrivain dans la ville alimentent également plusieurs de ses œuvres.

Philippe de Villiers de L'Isle-Adam (1464-1534), grand maître de l'Ordre de Malte en 1521, était un fils cadet de Jacques de Villiers, seigneur de L'Isle-Adam de 1437 à 1471. Il est le lointain ancêtre direct de l'écrivain Auguste de Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889) qui n'a personnellement aucun autre lien que généalogique avec la commune dont il porte le nom. La filiation de l'écrivain symboliste est si ancienne que le roi Louis XVIII, croyant le nom éteint, avait autorisé à ce qu'il soit relevé. Paradoxalement, alors qu'il ne lui est lié que par la généalogie, cet écrivain a permis de diffuser auprès de ses nombreux lecteurs d'hier et d'aujourd'hui le nom de la commune en France et à l'étranger.

L'Isle-Adam et sa forêt ont inspiré de nombreux peintres aux XIXe et XXe siècles. Jules Dupré, et ses amis peintres de l'école de Barbizon, notamment Théodore Rousseau, peignent les sites naturels de la ville et ses alentours ou s'en inspirent. Ainsi, Dupré présente par exemple une Vue de L'Isle-Adam au Salon en 1831. En 1849, Théodore Rousseau peint Une avenue, forêt de L'Isle-Adam, qui figure aux collections du Musée d'Orsay. René Tener, ancien maire de la ville et amis de Dupré, a également peint des vues de la ville.

Plusieurs films ont été tournés à L'Isle-Adam, dont Fête de famille de Lorenzo Gabriele en 2006, feuilleton télévisé en six épisodes de 55 minutes. La Plage a servi également de lieu de tournages. En 1959, une scène de Rue des prairies de Denys de La Patellière y prend place. Plus récemment, Claude Lelouch utilise le lieu à deux reprises pour le tournage de scènes de Partir, revenir en 1984 et des Misérables en 1995.

En plus de ses musées, la ville est dotée d'un cinéma en centre ville, récemment rénové. En addition à une programmation grand public, des programmes d'arts et d'essais et des films en version originale y sont projetés. La bibliothèque de la commune (fonds de 25 000 ouvrages), nommée en l'honneur de Georges Duhamel, mort dans la commune voisine de Valmondois, a été fondée en 1972 par une association avant de devenir communale en 1994. Les activités culturelles et associatives sont accueillies dans la maison de L'Isle-Adam au parc Manchez ou dans le pavillon Magallon. L'espace culturel Michel Poniatowski a été inauguré en 2002, il accueille une école de musique et de danse et comprend plusieurs studios, salles de cours et espace chorégraphique. Certaines associations seront logées, à terme, dans le château Conti, sur l'île du Prieuré.

La ville compte trois écoles maternelles, l'école Chantefleur à Cassan, l'école Dambry dans le centre ville et l'école Jean de La Fontaine dans le quartier de la Garenne, récemment rouverte et rénovée après un incendie. Ces structures accueillent quatre cent élèves. Y répondent trois écoles primaires, l'école Albert Camus (école de fille à l'origine, elle est logée dans un bâtiment de 1860 construit par l'ancien maire Charles Dambry), l'école Balzac (dans le centre ville) et l'école de Cassan. Les écoles primaires accueillent environ 650 élèves. La commune comprend également un collège, nommé Pierre et Marie Curie d'une capacité de 1200 élèves et un lycée, depuis 1985, nommé Fragonard en hommage au créateur du pavillon chinois. Le lycée assure deux formations de BTS (commerce international et professions immobilières). Un groupe scolaire privé catholique (Notre-Dame) rassemble enfin une école maternelle, primaire et un collège.

Un institut médico-éducatif assure l'enseignement auprès d'enfants déficients dans le château de la Faisanderie et un centre d'aide par le travail, service d'accompagnement social et foyer d'hébergement est également implanté dans la ville.

Seul le culte catholique est assuré dans la commune. La messe est donnée dans l'église Saint-Martin. La paroisse de L'Isle-Adam relève du diocèse de Pontoise et du doyenné de Beaumont. La ville est le siège de la paroisse dite des trois clochers, groupement paroissial commun à L'Isle-Adam et Parmain. . Le culte protestant peut être pratiqué à Beaumont-sur-Oise, le culte musulman à Taverny, à Persan ou à Pontoise et le culte catholique traditionaliste à Pontoise. Enfin, les synagogues les plus proches se trouvent à Saint-Leu-la-Forêt et à Saint-Ouen-l'Aumône.

Les équipements sportifs traditionnels des municipalités sont présents dans la commune (stade Phillipe Grante, complexe sportif). Un troisième gymnase est en construction. Ils permettent la pratique de la plupart des sports populaires ou reconnus en France.

S'agissant des sports nautiques, la ville présente une offre sportive plutôt complète et diversifiée. Outre la plage et le cercle de voile fluviale (centre nautique), éléments incontestables de rayonnement pour la commune, on trouve également à L'Isle-Adam une piscine, en reconstruction complète, qui est partagée avec la ville de Parmain.

Quatre centres hippiques sont implantés dans la ville. Par ailleurs, chaque année se tient un concours hippique national au parc Manchez. Un golf, sur le domaine des Vanneaux, a ouvert en 1994, il est isolé du reste de la commune, au-delà de la forêt.

La commune dispose d'une offre de soins complète. On y trouve une quinzaine de dentistes et autant de généralistes, de nombreux types de médecins spécialistes, une vingtaine de kinésithérapeutes ou ostéopathes, un laboratoire d'analyses médicales, cinq pharmacies et une clinique vétérinaire. Par ailleurs, L'Isle-Adam dispose de deux structures hospitalières.

L'hôpital Chantepie-Mancier (1861-1867), spécialisé aujourd'hui dans la gériatrie, est à l'origine un lieu de soins gratuits pour pauvres de la commune et de Jouy-le-Comte. Les sœurs du Sacré-Coeur-de-Jésus y dispensaient les soins au XIXe siècle. Il a été utilisé pendant le Seconde Guerre mondiale pour soigner les blessés des bombardements.

La clinique Conti, clinique chirurgicale et obstétricale privée et conventionnée, est actuellement située en centre ville. De nouveaux bâtiments plus vastes sont en cours de construction en lisière de forêt.

Un projet de résidence médicalisée pour personnes âgées est étudié par la municipalité, la commune ne comptant pas ce type de structures. Enfin, un centre psychiatrique, la clinique des points cardinaux, est implanté dans le hameau de Stors, ainsi qu'un institut médico-éducatif pour enfants déficients dans le château de la Faisanderie.

L'Isle-Adam fait partie du réseau des Villes Internet qui promeut les initiatives et usages citoyens de l'Internet et les politiques publiques locales en la matière. Depuis décembre 2006, elle a reçu son quatrième arobase, ce qui en fait la ville du réseau la plus reconnue du Val-d'Oise. Au niveau de l'Île-de-France (184 communes membres) seule Ivry-sur-Seine a reçu le cinquième arobase.

Tout comme en Île-de-France Provins et Moret-sur-Loing, L'Isle-Adam fait partie du réseau des Plus beaux détours de France, association, inspirée des Plus beaux villages de France, qui réunit des petites villes françaises en vue de promouvoir le tourisme sur leur territoire.

La commune possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, récompensant les efforts de fleurissement de la commune.

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Cergy

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Aperçu de l'"Axe majeur".

Cergy est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Cergyssois ou Cergynois et ceux de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, les Cergy-Pontains. La préfecture du Val-d'Oise et le Conseil Général sont installés sur le territoire de la commune.

Cergy est une ville de la grande banlieue nord-ouest de Paris, sur l'Oise, et située au sud du Vexin français. C'est le principal centre de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, traversée par l'A15 vers Paris, Argenteuil ou Rouen, Vernon puis de la N184 vers l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Versailles, Chantilly, Beauvais, Poissy.

Les communes limitrophes sont Pontoise, Eragny-sur-Oise, Neuville-sur-Oise, Vauréal, Courdimanche, Puiseux-Pontoise et Osny.

Cergy est une ville qui a la particularité d'avoir une grande richesse dans les noms de ses rues. Ainsi seules une dizaine de voies portent le nom d'un personnage sur les centaines que compte la ville.

Lors de la création de l'agglomération de Cergy-Pontoise, les ingénieurs ne veulent pas prendre parti pour un modèle socio-économique. Ils décident donc de ne donner aucun nom d'homme connu aux voies urbaines. Les grands axes portent les noms des lieux, bâtiments ou zones qu'ils desservent tandis que les plus petits sont affaire d'imagination. Voir les Plants, les Touleuses ou les Maradas.

La règle a été enfreinte pour l'avenue du Martelet (petit marteau) et la place de la Serpette (petite faucille), à la fin des années 1970 où les urbanistes s'interrogeaient sur l'avenir du Parti communiste français. Dans les années 1990, quelques voies sont rebaptisées du nom des grands « mécènes » de l'agglomération comme Bernard Hirsch ou Hubert Renaud.

Pour le quartier de Cergy-Préfecture, les noms des rues sont des noms d'îlots associés à un nom de couleur, on obtient ainsi la rue des Chênes émeraude, où l'invariabilité de l'adjectif est souvent transgressée.

Le quartier « Axe-Majeur / horloge » (anciennement nommé Saint-Christophe) est plus rationnel avec des noms du folklore plus ou moins local.

Le quartier des Hauts-de-Cergy (anciennement nommé Cergy-le-Haut) porte des noms imaginaires inventés en partie par une classe de collégiens. On obtient alors des noms poétiques comme la rue des Brumes lactées ou la rue du Désert aux Nuages.

À noter, que la ville de Cergy est traversée par le boulevard de l'Oise, colonne vertébrale de l'agglomération et par l'A15.

Cergy comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2 °C en moyenne mais qui peut atteindre 8 °C par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière).

Le nom Cergy viendrait d'un général romain "Sergius" à qui l'on aurait donné une terre sur la commune.

Une légende (probablement urbaine) soutient que l'origine est « Y » (lire « Cergy » à l'envers), désignant la forme que prend l'Oise sur les terres de la commune, nom donné par le Roi de France. Cette thèse est très probablement une légende car sur certaines anciennes cartes, on peut voir un village au nom de Sergy proche de Pontoise.

Une autre explication avancée serait que la commune de Cergy se trouvant à proximité d'une rivière, le suffixe aqua aurait été ajouté à la fin du nom du propriétaire (sergius-aqua), ce procédé permettait de nommer les lieux appartenant au propriétaire sans utiliser son nom simple, ce qui aurait put provoquer des confusions. De plus, la présence et la gestion de l'eau dans l'empire Romain est connue pour avoir été très importante. Par la suite, le suffixe aqua aurait été remplacé par un « Y », ce serait d'ailleurs le cas pour de nombreuses villes de France.

Le quartier historique de Cergy est communément nommé "Cergy Village", il comporte une série très typique de petites fermes en pierre de taille, il est comme de juste positionné à proximité directe de l'Oise.

L'histoire de la ville est mal connue avant son entrée dans l'agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise.

Lorsque Cergy fut choisie pour devenir le centre d'une agglomération nouvelle, ce n'était encore qu'un village. La commune avait moins de 3 000 habitants à la fin des années 1960. Elle commença alors à se développer beaucoup plus rapidement, dépassant 10 000 habitants au milieu des années 1970 et approchant 20 000 au début des années 1980. C'est dans cette décennie que sa croissance fut la plus spectaculaire, puisque la ville dépassait 48 000 habitants en 1990. L'augmentation s'est poursuivie depuis mais à un rythme nettement ralenti, pour atteindre 56 167 selon un recensement complémentaire en 2003.

Les armes de Cergy se blasonnent ainsi : De gueules à la boucle d'Oise stylisée d'azur bordée d'argent, soutenue de la Préfecture du même, au chef cousu d'azur chargé de deux fleurs de lys d'or, au porche d'argent brochant sur la partition.

Cergy abrite la préfecture et le Conseil général du Val-d'Oise. La ville fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs le tribunal administratif du Val-d'Oise ainsi qu'une maison de la justice et du droit (12, place des Institutions),.

Cergy fait partie de la 2e circonscription du Val d'Oise, circonscription la plus grande de France. Axel Poniatowski (UMP) en est le député depuis 2002. Il est historiquement le seul député de cette circonscription à avoir été réélu. En 2002, il fut élu face à Dominique Gillot (PS), députée sortante, et en 2007, face à Dominique Lefebvre, maire de Cergy.

Politiquement, Cergy est une commune de gauche, les votes se portant majoritairement aux différents scrutins locaux ou nationaux sur le parti socialiste.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Cergyssois ont majoritairement approuvé la Constitution Européenne, avec 52,57 % de Oui contre 47,43 % de Non avec un taux d’abstention de 33,06 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais légèrement inférieurs aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %).

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu très majoritairement arriver en tête Ségolène Royal avec 38,83 % (national : 25,87 %), suivi de Nicolas Sarkozy avec 24,87 % (national : 31,18 %), puis François Bayrou avec 19,95 % et Jean-Marie Le Pen avec 5,72 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Ségolène Royal avec 60,44 %, Nicolas Sarkozy totalisant 39,56 % des suffrages Cergyssois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 14,57 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale de 16,03 %.

En 2008, lors de l'élection municipale, le maire sortant Dominique Lefebvre est réélu avec 51,7% des voix face au candidat de l'UMP Thierry Sibieude.

Avec un taux de taxe d’habitation de 11,22% en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Cergy est une des plus modérées du département. Ce taux est resté stable depuis 2001. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88% de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux était (part syndicale incluse) de 15,29% à Pontoise mais a contrario de seulement 7,92% à Saint-Ouen-l'Aumône, qui bénéficie d'importants revenus sous forme de taxe professionnelle'.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Cergy (incluant Pontoise, Saint-Ouen-l'Aumône, Osny, Éragny et Pierrelaye) est de 110,62 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe en deuxième position dans le Val-d'Oise derrière Enghien-les-Bains, largement au-delà des moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 30,46%, légèrement supérieur à la moyenne du département de 28,83%.

Située à 30 km de Paris, Cergy-Pontoise bénéficie de grandes voies de communication. En voiture, l’autoroute A15 permet de rejoindre Cergy-Pontoise (qui se trouve à 30 minutes de la Défense). Elle possède aussi un port fluvial géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines.

Le centre commercial « Les 3 Fontaines » constitue un des plus importants centres commerciaux du département. Le bâtiment a été construit en 1972 par Claude Vasconi et André Georgel. Il fait partie de l'ensemble du quartier de la préfecture de la ville nouvelle, et il fut, avec la préfecture, l'un des deux axes de développement du quartier. Pour la première fois un centre commercial était à la fois relié à des voies de circulation d'un côté (Autoroute A15) et à la ville piétonne de l'autre. Maintenant une station du RER A dessert les abords immédiats du centre commercial.

Le centre a été prolongé et agrandi dans les années 1990 (Cergy 3), augmentant la surface commerciale de deux grandes surfaces (FNAC et Fly) ainsi que 30 autres boutiques. Le nombre de clients par jour est estimé à 35 000.

Les Trois-Fontaines comptent aujourd'hui 147 commerces répartis sur trois niveaux. Parmi eux, un hypermarché Auchan. Sur 28 226 m2, il réalise 40 % du chiffre d'affaires de l'ensemble du centre-ville.

Un important poste de transformation d'EDF-RTE est situé sur la commune (400 kV, 225 kV).

On peut trouver à Cergy dans le quartier Axe Majeur/Horloge le « monument » de l'Axe Majeur, réalisé par le sculpteur Dani Karavan à partir de 1980. C'est un axe aménagé dans la tradition des grands tracés des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, prétexte à un parcours urbain monumental, avec un immense jardin à étagements successifs offrant une vue sur Paris et les tours de La Défense. Le monument des Douze Colonnes, ponctue ce parcours. L'architecte espagnol Ricardo Bofill a réalisé en 1985 l'espace semi-circulaire situé autour du point d'origine de l'axe.

Au sud, dans la boucle de l'Oise, se trouve la base de loisirs de Cergy-Neuville. Étangs artificiels formés à partir d'anciennes sablières d'EDF, elle est aujourd'hui un lieu de promenade pour les habitants de l'agglomération. On s'y baigne, fait de la voile ou du pédalo, du téléski nautique… Le club de Canoë-Kayak s'y entraîne aussi, tout comme le club d'aviron de l'ESSEC.

Le Village, cœur historique de Cergy est un lieu apprécié des promeneurs.

Un port de plaisance, Port-Cergy, a été construit sur l'Oise par Bernard Spœrry en 1989. On peut y voir quelques yachts ainsi que des habitations dont les jardins donnent sur des canaux. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines.

Le développement du chemin de fer au XIXe siècle conduit à la création de la ligne Pontoise - Meulan où une Micheline passe régulièrement jusque dans les années 1950. La gare se trouvait à l'emplacement actuel de la Place de Verdun.

A Cergy, la ligne suivait un tracé encore clairement visible aujourd'hui pour sa plus grande partie puisqu'il a été transformé en voie piétonne et en sentier de randonnée.

La ville nouvelle de Cergy amène une voie ferrée moderne avec le RER passant plus au nord du vieux village (regroupant aujourd'hui sous le nom "Bords d'Oise" l'ancien village, port-cergy et seul Ham quartier sur la rive gauche de l'Oise). Les déblais des galeries creusées ont par ailleurs servi à édifier la Butte du Chat-Perché. C'est d'abord la Gare de Cergy - Préfecture (centre ville) qui ouvre, desservi par le RER A ; Cergy-Préfecture et l'Orée du Bois qui se composent de plusieurs quartiers comme : la Croix Petit, les Chênes, les Paradis, la Préfecture, ainsi que les Touleuses, les Plants, les Bocages, la Croix St Sylvère, les Châteaux Saint-Sylvère et les Clairières. Au Centre de la ville se trouve le quartier des Coteaux : le Ponceau, les Linandes, la Justice, les Heuruelles. Ensuite en 1980/85 la gare de Cergy - Saint-Christophe Cergy Saint-Christophe est composé de plusieurs quartiers : la Belle Épine, le Verger, les Genottes, la Sébille, les Terrasses, la Bastide, le Gros Caillou, le Chat Perché, la Lanterne et l'Axe Majeur. En 1994 la fut inauguré la gare de Cergy - Le Haut (nouvelle ville sur les hauts plateaux de Cergy). Cergy Le Haut est composé des quartiers suivants : le Terroir, le Point du Jour, le Bontemps, l'Enclos, le Hazay, les Essarts, le Bois Lapelote et le Centre Gare.

Les trois stations sont actuellement desservies par le RER A en direction de Marne-la-Vallée (branche A4 du RER) et d'un train pour Paris Saint-Lazare aux heures de pointe.

En ce qui concerne le réseau bus, c'est le réseau de bus STIVO qui dessert l'ensemble de la ville nouvelle. D'autres réseaux ont des têtes de lignes aux stations du RER (surtout Cergy - Préfecture), dont le réseau de bus Busval d'Oise, réseau armature départemental du Val-d'Oise.

Depuis 1970, l'autoroute A15 dessert la ville par le nord.

Cinquante-quatre établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Cergy : quarante-six écoles maternelles et primaires, cinq collèges et trois lycées. Le collège Les Explorateurs devrait obtenir à la rentrée 2008 un statut de collège expérimental.

La ville relève de l'académie de Versailles. Les écoles de la commune sont gérées par l'inspection générale de l'inspection départementale de l’Education nationale de Cergy-Côteaux-de-l'Oise (La Lanterne 6, avenue du Jour). La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Cergy.

La base de loisirs de Cergy-Pontoise occupe une surface de 250 hectares dont 150 en plans d'eau, au centre de la boucle de l'Oise à Cergy et Neuville-sur-Oise. Elle permet la pratique de nombreux sports et loisirs, planche à voile, baignade, tennis, badminton, parcours de mini-golf... tout comme la simple promenade. Un stade d'eau vive, unique en Europe, et un téléski nautique permettent la pratique du rafting, kayak, wakeboard et autres sports de glisse. Trois parcours de golfs sont situés à Vauréal, Jouy-le-Moutier et Saint-Ouen-l'Aumône.

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Charles de Morny

Charles de Morny

Charles Auguste Louis Joseph Demorny, dit "comte de Morny", devenu duc de Morny, né à Saint-Maurice (Suisse) le 17 septembre 1811 (sa naissance fut déclarée le 22 octobre suivant à Paris sous le nom de Demorny) et mort à Paris le 10 mars 1865, est un financier et homme politique français, demi-frère de Napoléon III.

Son prénom, Charles, est également celui d’un autre personnage célèbre du XIXe siècle, Charles-Maurice de Talleyrand Périgord, prince de Bénévent, évêque d'Autun, qui était probablement son grand-père naturel.

Son acte de naissance officiel le fait naître à Paris le 21 octobre 1811, d'un père obscur. Il semblerait plutôt qu'il soit né à Saint-Maurice-en-Valais (Suisse), le 15 septembre 1811.

Sa mère était la reine Hortense (épouse de Louis Bonaparte) dont Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, était le troisième fils et Morny le quatrième.

Morny n’était pas le fils de Louis-Bonaparte mais du général Charles de Flahaut, ce qui explique que la reine Hortense ait préféré accoucher discrètement en Suisse plutôt qu’à Paris. Le sieur Demorny, intermédiaire qui accepta de donner son nom au bébé, s’éclipsa rapidement après avoir probablement monnayé son patronyme. Voilà donc Demorny, frère, bientôt "de Morny", ou plus précisément demi-frère d'empereur et fils de reine.

Son père n’était pas lui-même le fils du général-comte de Flahaut de La Billarderie de trente-sept ans plus âgé que son épouse Adélaïde Filleul, maîtresse affichée de Talleyrand.

La mère d'Adélaïde, Marie Catherine Irène Louise du Buisson de Longpré, avait été une de maîtresses de Louis XV, dont elle eut une fille naturelle, Marie Françoise Julie Constance, épouse d'Abel Poisson, frère unique de Jeanne Poisson, devenue marquise de Pompadour, qui le fit titrer marquis de Vandières et de Marigny et surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures du Roi.

C'était assez pour permettre à Adélaïde de se dire fille de Louis XV, ce qui est improbable; elle n'était d'ailleurs pas la fille de Charles François Filleul, secrétaire du Roi, mais plutôt du richissime Étienne Bouret, fermier général.

Élevé par sa grand-mère paternelle, Adélaïde de Flahaut, remariée à don José Maria de Souza Botelho, diplomate au service du roi du Portugal, Morny débute sa carrière sous la Monarchie de Juillet comme brillant officier engagé dans la conquête de l’Algérie.

Rapidement lassé de la vie militaire, il se lance dans la fabrication de sucre de betterave en rachetant une entreprise clermontoise qui lui sert simultanément de marche-pied pour s’engager politiquement en se faisant élire le 9 juillet 1842 député du Puy-de-Dôme.

Réélu en 1849, il entre en contact avec Louis Napoléon Bonaparte, récemment élu Président de la IIe République dit alors "Le Prince-Président".

Morny présidera le Conseil Général du Puy-de-Dôme de 1852 à sa mort (1865).

Le courant passe d'abord mal entre les deux demi-frères, mais le Président apprécie néanmoins le dynamisme du député qui le pousse à élargir ses pouvoirs en jouant de sa popularité. De fait, Morny va être la cheville ouvrière du coup d'État du 2 décembre 1851. Singulier parallèle : son grand-père avait été l’un des instigateurs du 18 brumaire (9 novembre) 1799. Son demi-frère lui confie le poste de confiance de Ministre de l'Intérieur (2 décembre 1851- 22 janvier 1852) qu’il abandonne cependant rapidement.

Ami des princes d'Orléans, il ne veut pas prendre la responsabilité de la mainmise sur leurs biens, qualifiée par le président de l'Assemblée nationale Dupin de "premier vol de l'Aigle".

Président du Corps Législatif dont il neutralise habilement le pouvoir, il reste le conseiller écouté de son demi-frère et bénéficie de son inépuisable indulgence. Il en profite jusqu'à la limite de la légalité. Le simple fait que son nom apparaisse dans une affaire ("Morny en est") paraît suffire à drainer les capitaux.

Devenu le porte-parole des raffineurs de sucre auvergnats, il investit d'importants capitaux avec sa maitresse attitrée, Fanny Le Hon - qui contribue aussi à financer son ascension politique -, dans le sucrerie de Bourdon à Aulnat, qui est la plus ancienne de France à fonctionner (et la seule au Sud de la Loire).

Elu du Puy-de-Dôme, il y acquit en 1854 le château de Nades (vers Lalizolle dans l'Allier), qui fut au XVIIe s. la villégiature de Madame de La Fayette, qu'il fit reconstruire, dote d'une ferme-modèle - qui subsiste dans l'actuel "parc de Nades" - et où il reçut fastueusement Jacques Offenbach, Ludovic Halévy, Alphonse Daudet qui fut son secrétaire et à qui il inspira le personnage du comte de Muffa dans son roman "Le Nabab"(1877) - qui séjournèrent et chassèrent sur les 2000 hectares du domaine.

Pendant les travaux il logea au château de Veauce (propriété privée) appartenant à son ami le baron de Cadier de Veauce, qui abrite encore une grande table à gibier qui a été offerte par Napoléon III venu y chasser, et un grand miroir provenant de Nades.

Il crée avec son médecin personnel le docteur Oliffe Deauville, Le Vésinet, lance Sarah Bernhardt, et prend sous sa coupe Alphonse Daudet en lui confiant le secrétariat de ses affaires.

Mécène éclairé et collectionneur, il soutient la création de la Société Nationale des Beaux-Arts et Président du Corps Législatif, il fit créer en 1860 au Palais-Bourbon par Jules de Joly la "galerie des Tapisseries", encore garnie de pièces de Gobelins et de Beauvais.

Une table marquetée lui ayant appartenu et acquise par le comte Moise de Camondo (1860-1935), est conservée au "musée Nissim de Camondo" à Paris (P. Assouline, "Le dernier des Camondo", N.R.F./Gallimard, 1997, p.54).

Morny inspira également à Émile Zola le personnage du comte de Marsy dans le roman "Son Excellence Eugène Rougon"(1871).

Naturellement informé avant tous les autres spéculateurs, il achète immeubles et terrains où vont passer les boulevards tracés par le baron Haussmann et les revend ensuite très cher aux pouvoirs publics. C'est lui qui entraîne aussi l'empereur dans la désastreuse expédition du Mexique pour y récupérer ses investissements.

Sa disparition prématurée, le 7 mars 1865 dans la magnifique résidence de l'ancien hôtel de Lassay (1722-1728), depuis 1832 siège de la Présidence de l'Assemblée Nationale, lui évitera à tout le moins d’être le témoin de la désatreuse expédition militaire du Mexique et du déclin, puis de l’effondrement de ce Second Empire à la création duquel il avait participé avantageusement. Il fut enterré au Cimetière du Père-Lachaise, le 13 mars, avec les pompes de l'Empire.

Sa collection de tableaux et son écurie de chevaux de course furent vendus avec la majeure partie de ses biens par sa jeune veuve, remariée avec le duc de Sesto, grand d'Espagne, ancien soupirant d'Eugénie de Montijo, future impératrice des Français.

Elle conserva le domaine auvergnat pour les vacances de ses enfants, mais le comte Benedetti, nommé tuteur légal, finit par le vendre "pour une bouchée de pain".(R.Christophe, op.cit.). Après l'incendie qui le détruisit, certains des ses matériaux furent réemployés dans le manoir de Chouvigny, perché au-dessus des célèbres Gorges de la Sioule.

Il se marie à Saint-Pétersbourg le 7 janvier 1857 à Sophie princesse Troubetzkoy (fille de Serge prince Troubetzkoy et de Catherine Moussine-Pouchkine).

Parmi la descendance de sa fille Charlotte, on compte notamment Michel Poniatowski, ancien ministre de l'intérieur des gouvernements de Jacques Chirac et de Raymond Barre, et ses fils Ladislas Poniatowski (1946), et Axel Poniatowski (1951), hommes politiques français, ainsi que leur lointaine cousine Sarah Poniatowka, épouse du chanteur Marc Lavoine.

La malice parisienne appela le petit hôtel particulier que la comtesse Le Hon se fit bâtir à côté de la maison de Morny aux Champs-Élysées "la Niche à Fidèle"...

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (54ème division) aux côtés de son épouse la princesse Sophie Troubestskoy, née en 1838, décédée en 1896, devenue après la mort de son mari duchesse de Sesto.

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Dominique Gillot

Dominique Gillot est une femme politique française membre du Parti socialiste Français, née le 11 juillet 1949.

Députée du Val d'oise du 1er juin 1997 au 28 Août 1999, elle entre au gouvernement Jospin comme secrétaire d'Etat à la Santé le 28 juillet 1999.

Elle sera nommée secrétaire d'Etat aux personnes âgées et aux personnes handicapées le 7 février 2001.

En Mars 2001, elle conserve son mandat de conseillère générale du Val d'Oise, élue du canton de Cergy - Sud. Cette même année, elle deviendra maire d'Éragny. En juin 2002, elle se représente comme député, mais est battue par Axel Poniatowski, Maire de L'Isle-Adam. En 2007, les militants socialistes lui préfèrent le Maire de Cergy comme candidat aux élections législatives (lui aussi battu par Axel Poniatowski). Elle est vice-présidente de la Communauté d'Agglomération de Cergy-Pontoise. Elle est réinvestie par le Parti Socialiste pour les élections municipales et cantonales des 9 et 16 Mars 2008. Elle remporte les élections municipales d'Eragny sur Oise dès le 9 Mars où les habitants la confortent dans son rôle de maire avec plus de 1000 voix d'avance sur son adversaire Muriel De Coster. Dominique Gillot ressort victorieuse de ce scrutin avec 55,9 % des voix contre 39 % sur la candidate de droite. Pareillement, le 16 Mars, une semaine après son élection à la tête de la municipalité, elle est réélue conseillère générale du Val d'Oise pour le canton de Cergy Sud avec 60,3% des voix.

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Union pour un mouvement populaire

logo de l'Union pour un mouvement populaire

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de droite nommé à sa création Union pour la majorité présidentielle, en vue de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l'Union démocratique internationale, association des partis de centre-droit à l'échelle mondiale.

Regroupant le RPR et Démocratie libérale, l'UMP est rejoint à sa création par deux tiers des députés de l'Union pour la démocratie française (UDF). Ce parti cherche donc à être un rassemblement de tendances gaullistes, libérales et démocrates chrétiennes (ou des tendances bonapartistes et orléanistes, suivant la classification de René Rémond) de la droite française.

L'UMP est le premier parti politique de France en nombre d'adhérents revendiqués (277 141 au 31/12/2008 selon le site du parti).

Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien à Jacques Chirac ambitionnant de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre) l'UMP est créée le 23 avril 2002 suite au premier tour de l'élection présidentielle et en vue des législatives de la même année, afin d'« unir les forces politiques de droite ». Elle se nomme d'abord Union pour la majorité présidentielle en signe de soutien au président. Une fois les élections passées, ce nom perd sa raison d'être.

Un débat interne eut lieu afin de nommer ce nouveau parti. Alain Juppé, proposa de nommer ce parti "La Maison Bleue", d'autres étaient partisans (les libéraux pour l'essentiel) d'une référence au Parti populaire européen et au Parti populaire espagnol, souvent cité en exemple, et proposèrent de nommer le parti "Union populaire".

Il a été choisi de conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, mais de changer la dénomination en "Union pour un mouvement populaire", lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Lors de ce même congrès, Alain Juppé devient le premier président du mouvement et Philippe Douste-Blazy son premier secrétaire général. Le RPR et DL sont dissous à l'interieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs substistent en tant que tel : le Forum des républicains sociaux (présidé par Christine Boutin) et le Parti Radical (Jean-Louis Borloo et André Rossinot).

Intronisé par Jacques Chirac, Alain Juppé devient le premier président de l'UMP. Refusant d'entrer au gouvernement, le parti lui permet de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théâtres.

En 2004, ont lieu les premières élections depuis 2002, ce qui constitue un véritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des régionales, cantonales et européennes, les résultats sont désastreux, la politique gouvernementale étant sévèrement sanctionnée. De plus, Alain Juppé est rattrappé par la justice. Le 16 juillet 2004, il rend sa démission, suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Conformément aux statuts, en tant que vice-président, Jean-Claude Gaudin assure l'intérim à la tête du parti, en attendant l'élection d'un nouveau président par les adhérents.

Le 28 novembre 2004, au Bourget, Nicolas Sarkozy devient le deuxième président de l'UMP, élu par 85,1 % des membres du parti. Le nouveau secrétaire général est Pierre Méhaignerie.

Lui permettant de rivaliser à distance avec Jacques Chirac, le nouveau président de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tête, à savoir l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec du référendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhésion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de réflexion interne par l'organisation d'une vingtaine de conventions thématiques entre 2005 et 2006, afin d'élaborer le programme présidentiel et législatif de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les échéances de 2007. Le parti abandonne alors toute référence gaulliste.

Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007. Le 6 mai 2007, il est élu président de la République. Quelques jours plus tard, il démissionne de la présidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxième fois, assure l'intérim jusqu'à la tenue d'un nouveau congrès à l'automne.

À partir de ce moment, se pose la délicate question de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement. La bataille est lancée entre Patrick Devedjian, proche du président de la République, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre développant une image consensuelle. À la sortie d'une réunion du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme que "nous considérons que, moralement, le président (de l'UMP) reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, nous pensons qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat (président, vice-président et secrétaire général) comme les statuts l'exigent".

Réuni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte à 72 % la réforme des statuts du mouvement instituant une direction collégiale jusqu'en 2012 qui s'appuie sur un "pôle législatif" - le bureau du conseil national, animé par trois vice-présidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie - et sur un "pôle exécutif", le secrétariat général, dirigé par Patrick Devedjian assisté de Philippe Cochet et de Dominique Paillé.

Suite aux élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.

Le 5 décembre 2008, Patrick Devedjian est nommé ministre de la Relance économique. Il démissionne aussitôt de son poste de secrétaire général, l'intérim étant tout d'abord assuré par les trois secrétaires généraux adjoints, puis confié au seul Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009, date à laquelle le Conseil national désignera les nouvelles instances dirigeantes.

Le 21 avril 2002, le candidat Jacques Chirac du RPR fusionné dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tête à l'élection présidentielle avec 19,88% des suffrages exprimés devant Jean-Marie Le Pen. Ainsi Lionel Jospin (candidat du PS) se retrouve — contre toute attente — éliminé, et le second tour permet à Jacques Chirac d'être réélu avec 82,06% des suffrages exprimés (notamment grâce aux votes de l'électorat de Gauche, espérant ainsi faire barrage à Le Pen). Les élections législatives de juin 2002 seront une seconde victoire sur la gauche pour le nouveau parti avec 365 sièges contre 141 pour le PS.

Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Au final, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.

Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP ; en effet ce parti qui doit réunir l'ensemble de la droite n'obtient que 17% des voix alors que le PS en remporte pas loin du double avec 29%, et que l'UDF (constitué de ceux de ses membres qui ont refusé de rejoindre l'UMP à sa création) atteint les 12%.

Le référendum de mai 2005 marque aussi une défaite pour l'UMP, mais celle-ci dépasse le clivage habituel. La victoire revient majoritairement à la gauche antilibérale (réunissant le PCF, la LCR, l'aile Gauche du PS, la Confédération Paysanne, les Alternatifs, l'aile Gauche des Verts) et à la droite extrême et/ou souverainiste (FN, MPF, dissidents UMP) qui ont ainsi gagné en force et en popularité au détriment des partis qui avaient jusque-là plus ou moins le vent en poupe (UMP, UDF et PS). On assiste depuis simultanément au déchirement du PS avec l'écartement de Laurent Fabius, et à une nouvelle guerre de personnes et de programme entre Dominique de Villepin, devenu Premier ministre et Nicolas Sarkozy qui réintègre le gouvernement comme ministre de l'Intérieur et numéro 2.

L'UMP présente Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Il accède au second tour de la présidentielle le 22 avril 2007, avec un score de 31,18% (11 448 663 voix), face à Ségolène Royal, candidate du PS (25,87 % soit 9 500 112 voix). Le 6 mai 2007 à 20h00, le candidat UMP Nicolas Sarkozy devient le 6e Président de la Vème République, avec 53,06% des voix, contre 46,94% pour sa rivale Ségolène Royal, candidate portée par le PS. Il entre officiellement en fonction le 16 mai 2007, lors de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac, président sortant, et lui. Par souci d'impartialité, Nicolas Sarkozy a démissionné de la présidence de l'UMP deux jours plus tôt, le 14 mai 2007.

Les élections législatives ont dès lors lieu sur le thème de donner au président les moyens de gouverner. Dès le premier tour de scrutin, l'UMP réalise des scores très importants, près de 100 députés de droite étant élu le 10 juin 2007 contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la "vague bleue" attendue n'a pas eu lieu, sûrement à cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de même 313 sièges sur 577, soit la majorité absolue. Depuis 1978, c'est la première fois qu'une majorité se succède à elle-même.

Si à l'échelle nationale les listes apparentées à la « majorité présidentielle » sont arrivées en tête en nombre de voix et en nombre de siège, l'UMP et la droite en général ont perdu un certain nombre de villes importantes. Si après les élections municipales de 2001 elle contrôlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en a alors perdu 10 et n'en a gagné aucune (à part Mulhouse, dont le maire sortant, Jean-Marie Bockel, ancien membre du PS, est désormais membre du gouvernement depuis 2007).

Pour les cantonales, la gauche qui contrôlait déjà une majorité de département depuis 2004, en remporte 8 de plus sur la droite qui n'en reprend que deux à l'opposition.

Pour les élections législatives de 2007, le programme de l'UMP est disponible sur internet .

Dans sa Charte des valeurs, l'UMP se donne pour but de donner à la politique française un « souffle nouveau » et d'enrayer « la montée méfiance à l’égard de la politique ». Ses mots d'ordre  : « écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ».

La doctrine de l'UMP déclare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne » qui dépasse le « déterminisme social ». L'UMP «  "les systèmes qui étouffent la liberté (économique) en cherchant à tout encadrer », ce qui peut être compris comme une attaque directe envers les politiques de gauche. Le travail, le mérite et l'innovation doivent être encouragés, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chômage. Cette « liberté » ne doit cependant pas être comprise comme un égoïsme : « La liberté ouvre la voie à la générosité ». Pour faire respecter cette "liberté", un respect strict de la loi est nécessaire : « L’autorité de l’État et la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes ».

L'UMP se déclare très attaché à la solidarité : « l’État est là pour que soit garantie la protection sociale à laquelle les Français sont légitimement attachés ». Néanmoins, la solidarité se doit de « respecter l’individu » et « ne (…) pas se transformer en assistanat ». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'égalité entre les territoires, du soutien des familles et de l'école de la République, laquelle doit « permettre à ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les responsabilités les plus élevées ».

Enfin, l'UMP affirme sa fierté pour la nation française, tout en définissant son horizon dans la construction européenne, synonyme de « paix » mais aussi d'« élargissement perspectives ». L'Europe ne doit pas se réduire à la seule coopération économique : Elle doit « permettre d'avoir plus de poids » dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identité ».

Ils sont nommés par le bureau politique sur proposition du Président de l'Union. "Ils sont responsables de l’activité et de la réflexion de l’Union" (article 22 des statuts) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprès du Comité d'Orientations, du Bureau Politique et une fois par an au moins devant le Conseil National.

Son but est d'assurer la direction de l'Union entre les sessions du conseil national. Le président ou un quart de ses membres peuvent le réunir et définir de l'ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité qualifiée (50% + 1 voix), à condition qu'il y ait au moins la moitié des membres présents.

Membres élus par le conseil national du 27 janvier 2009 : Marie-Dominique Aeschlimann ; Camille Bedin ; Natacha Bouchart ; Claude Greff ; Françoise Grossetête ; Nicole Guedj ; Jacqueline Irles ; Agnès Le Brun ; Bérengère Poletti ; Catherine Procaccia ; Catherine Troendle ; Brigitte Barèges ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Françoise de Panafieu ; Michèle Tabarot ; Hervé de Charette ; Bernard Deflesselles ; Jean-Paul Fournier ; Louis Giscard d'Estaing ; Philippe Goujon ; Michel Herbillon ; Hervé Mariton ; Albéric de Montgolfier ; Renaud Muselier ; Patrick Ollier ; Didier Robert ; André Rossinot ; Philippe Briand ; Alain Lambert ; Antoine Rufenacht.

La Commission nationale des recours est formée de neuf membres, élus par le Conseil national. Toute personne dont la demande d’adhésion est repoussée peut faire appel devant la Commission. La décision de la Commission n’est ensuite susceptible d’aucun recours. Les personnes à l’encontre desquelles des décisions disciplinaires sont prises peuvent également formuler un recours devant la Commission, qui veille à ce que les droits de la défense soient garantis dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Quand un comité décide de prendre une sanction contre un de ses membres détenteur d’un mandat électif, exécutif ou parlementaire, il ne peut la rendre publique qu’après décision du Bureau Politique. Dans tous les autres cas, la Commission nationale des recours statue en dernier ressort.

Avant le Congrès, le Conseil National élit en son sein une Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales composée de sept membres titulaires et de deux suppléants. Elle a autorité pour préparer et organiser les opérations de vote nationales et territoriales et s’assurer de leur régularité. Elle est également chargée de s’assurer de la validité des candidatures et de veiller à l’égalité des candidats dans le déroulement des opérations de propagande et des opérations de vote.

Cette Commission est élue par le Conseil National sur proposition du Bureau Politique. Elle rend un avis sur les propositions de modification des statuts ou du Règlement Intérieur qui lui sont soumises par le Bureau Politique ou le Conseil National.

Elle comprend les anciens présidents et secrétaires généraux de l'Union ainsi que les présidents des anciens partis représentés dans l'Union et 8 personnes choisies pour leur ancienneté par les groupes parlementaires. "Elle examine tous les cas où un élu de l’Union est mis en cause dans son honneur et son intégrité." (article 35) Cette commission se réunit sur demande du bureau politique et peut à sa demande ou à celle de l'élu concerné, l'entendre.

La Commission nationale d’investiture est désignée statutairement par le Bureau Politique avant chaque scrutin national. Pour les élections législatives, sénatoriales, régionales, européennes et municipales (villes de plus de 30 000 habitants), la Commission nationale d’investiture a autorité pour préparer les investitures. Elle auditionne les responsables politiques départementaux, rend compte devant le Bureau Politique et saisit pour avis consultatif les comités départementaux concernés par l’élection considérée. Ses propositions définitives sont enfin soumises au vote du Conseil national, véritable parlement de l’UMP et seule instance compétente pour accorder formellement et en dernière instance les investitures. Pour les élections aux municipales et cantonnales ce sont les comités départementaux qui les investissent.

Au 5 janvier 2007, 335 000 adhérents étaient à jour de leur cotisation 2006, d'après les propres chiffres de l'UMP. L'UMP aurait enregistré plus de 200 000 adhésions depuis que Nicolas Sarkozy en était devenu le Président. le 31/12/2007 l'UMP compte plus de 370 000 militants.L'UMP revendique 256 000 adhérents au 7 novembre 2008.

L'UMP a une antenne pour les jeunes de 16 à 29 ans, les Jeunes Populaires/Jeunes UMP dont les vingt membres du Bureau national sont élus par des grands électeurs (conseillers nationaux Jeunes Populaires, représentant 10 % des adhérents jeunes). Ces vingt délégués nationaux forment le Bureau national des Jeunes Pop'. Les délégués nationaux sont thématiques ou sont nommés par zone régionale. Les Jeunes populaires revendiquent plus de 40000 adherents .

Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. Ils sont apparus dans le courant de l'année 2005, leur président est François Guéant (fils du Directeur de cabinet puis Directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant aujourd'hui Secrétaire général de la présidence de la République française).

L'UMP compte dans ses rangs plusieurs figures politiques qui ont occupé les plus hautes fonctions de la République, sous l'étiquette de l'UMP ou des partis qui l'ont précédé.

La création de l'UMP s'est voulue être le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux différentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prévoient la possibilité de créer des courants internes appelés « mouvements ». L'un des buts de ces mouvements était de favoriser l'émergence d'un débat interne riche et d'éviter que l'UMP, à l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisé pour favoriser la victoire politique de son leader.

Cette création n'aura cependant jamais lieu. Dans un premier temps, Alain Juppé a été contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recréer au sein de l'UMP une « guerre des chefs » telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libéraux et démocrates chrétiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient à l'époque reprenaient presque à l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument à ceux qui dénonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurée indépendante) le caractère artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint très rapidement définitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les conséquences que pourrait avoir la création d'un courant sarkozyste à vocation majoritaire. Lors de son élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'émergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « floués » par rapport aux engagements qui avaient prévalu lors de la création de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements très important autour de son nom (devenant très largement majoritaire, il n'avait plus lui-même l'utilité de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficulté pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, à se structurer sans démontrer par là même une déliquescence certaine, ce projet ne sera pas concrétisé.

Aujourd'hui, l'expression des différentes tendances internes à l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit à travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associés, qui regroupent des élus et/ou des militants. À l'exception des partis associés (Parti radical, FRS et CNI), ces différentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de démocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est également à noter que certaines grandes familles comme les néo-gaullistes (« chiraco-villepinistes ») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une très forte influence grâce à leurs leaders.

Souvent désignés sous le nom de « Sarkozistes », héritiers eux-mêmes des « Balladuriens », ils sont issus du RPR (Nicolas Sarkozy) ou de DL qui se réclament des mêmes valeurs que les libéraux « réformateurs », mais y ajoutent un préalable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libéralisme étant estimé rejeté par les Français car mal-compris par ceux-ci. On retrouve aussi dans cette famille quelques caractéristiques des familles gaullistes, avec notamment, un attachement relatif au dirigisme économique et au jacobinisme politique. Cette famille ne rejette pas non plus certaines valeurs traditionnelles (ex. attachement à la famille, à une structuration sociale forte de la société). Cette famille a tendance à devenir très composite du fait des nombreux ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du président de la République. Elle pourrait être rangée, sur un échiquier politique européen, dans le camp des conservateurs plus que dans celui des libéraux.

Celle-ci a longtemps constitué, depuis la création de la Cinquième République en 1958, la base de la droite française, à travers notamment le RPR. Mais elle est elle-même divisées en plusieurs tendances.

Également appelés « chiraco-villepinistes », ils sont issus du RPR (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean-Louis Debré) qui se placent dans l'héritage du Général de Gaulle, mais en ont surtout retenu la pratique pragmatique du pouvoir (qui peut les amener à défendre tantôt des solutions d'inspiration libérale, modérée, sociale ou dirigiste), plus que son corpus idéologique. Les néo-gaullistes ont donc un positionnement très mobile sur l'échiquier politique traditionnel (cf. thèmes de campagne de Jacques Chirac aux différentes élections présidentielles) tout en rejetant une approche transpartisane du gaullisme dont ils ont été les artisans de son ancrage définitif à droite, à la suite de Georges Pompidou. Malgré les postes clés qu'elle contrôle dans les institutions républicaines, et le soutien que lui apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaît en forte perte de vitesse au sein du parti depuis qu'Alain Juppé a été contraint d'en quitter la présidence. Les difficultés qu'a rencontré Dominique de Villepin en tant que Premier ministre a condamné les chances de cette famille à voir désigner l'un de ses membres comme candidat de l'UMP à la dernière élection présidentielle et a induit une perte d'influence de ce courant.

Issus du RPR (Jean-Louis Debré, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), Jean-François Copé, soutiens indéfectibles de Jacques Chirac, rejetant le libéralisme comme solution globale, ils sont les héritiers de la tradition bonapartiste. Ils se réclament à la fois de la pratique du pouvoir du Général de Gaulle (pouvoir exécutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idéologique propre, lié à la fameuse formule "une certaine idée de la France". Ils sont généralement difficiles à différencier des « néo-gaullistes ».

Issus du RPR au sein duquel ils étaient souvent regroupés sous le qualificatif de « séguinistes » (Philippe Séguin qui n'est pas membre de l'UMP et s'est retiré de la vie politique en 2002, François Fillon, Roger Karoutchi, défendent une forme de démocratie sociale sous une forme de réformisme social-démocrate sans toutefois remettre en cause le capitalisme. Ils sont présents surtout dans le club France.9 de François Fillon ou en partie dans le Club Nouveau siècle. À l'origine hostile à une Europe supranationale et trop libérale, cette famille s'étant, derrière Philippe Séguin, à l'origine opposée au Traité de Maastricht, elle a évolué sur cette question puisque la plupart de ses représentants ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum du 9 mai 2005 sur le Traité instituant une constitution pour l'Europe.

Issue du RPR (Bernard Reygrobellet, Yves Guéna, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix) au sein duquel ils étaient très minoritaire, cette famille regroupe au sein du Club Nouveau siècle les gaullistes notamment issus de l'UJP (Union des jeunes pour le progrès) et du MSP (Mouvement solidarité participation) qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutôt dans celle de la social-démocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement issus de l'Union démocratique du travail qui a soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle tout en rejetant les thèses marxistes et léninistes estimées être à la base du socialisme français et de ses alliés politiques (PCF, Les Verts, etc.).

Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, notamment regroupés au sein de Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan), mouvement autrefois associé à l'UMP, aujourd'hui indépendant, mais aussi du RPF, dont plusieurs membres se sont présentés aux élections sous l'étiquette UMP. Ils se réclament pour une très grande majorité de l'héritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions nationalistes et en faveur d'une « Europe des Nations ». Ce sont des euro sceptiques. Cette famille est souvent considérée comme proche de mouvements externes classés à la droite de l'UMP, comme le MPF de Philippe de Villiers, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement à prendre en compte les aspirations des électeurs de l'extrême droite (FN, MNR), tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Cette famille compte peu de membres, mais son positionnement à sa marge lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs souverainistes et nationalistes non membres de l'UMP. Suite à la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a quitté le parti pour maintenir la sienne, sans parvenir à rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires à son officialisation.

Celle-ci est essentiellement issus de Démocratie libérale, et avant cela du Parti républicain au sein de l'Union pour la démocratie française et encore auparavant des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Une partie provient également du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens ». Là encore il existe plusieurs tendances.

Issus de DL (Hervé Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre Méhaignerie), ils sont notamment regroupés au sein du club Les Réformateurs, de La Droite libre présidé par Rachid Kaci et des Cercles libéraux présidés par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libéralisme politique et économique une solution globale pour la société française. La liberté est donc leur valeur fondamentale et doit prévaloir à tous les niveaux qu'il s'agisse du développement économique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociétales (liberté individuelle). Ils rejettent l'égalitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libéralisation de l'économie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a compté de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhérents que des élus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idées en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaît un peu moins libéral qu'il ne l'a été. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes ».

Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, issue de DL, du RPR et de l'UDF, ils se réclament du libéralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociétale qui préconise de laisser à chaque individu la liberté de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas à la société dans son ensemble. Ainsi, on retrouve dans cette famille Jean-Luc Roméro, élu RPR, puis UMP, secrétaire national du Parti radical, président du parti politique Aujourd'hui, Autrement (indépendant de l'UMP), président de l'association Élus locaux contre le sida et affirme depuis un outing (révélation non souhaitée de l'homosexualité d'une personne par une autre - à différencier du coming out qui implique une action volontaire) son homosexualité . Cette famille se compose également de Gay Lib (Stéphane Dassé, président, Emmanuel Blanc, président-délégué, Emmanuelle Revolon, vice-présidente), organisation née au sein de DL qui constitue aujourd'hui le club de l'UMP s'adressant aux homosexuels et qui entend en défendre les droits au sein de la société.

Celle-ci est essentiellement issue de l'UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.

Ils sont pour la plupart issus de l'UDF (Philippe Douste-Blazy, Hervé de Charette) et sont notamment regroupés au sein des clubs Démocrate et Populaire et Convention démocrate. Ils se placent dans la tradition orléaniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe République. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la référence à ce dernier est très modérée et peu affichée. Idéologiquement ils sont très européens, plutôt fédéralistes (au niveau européen, mais aussi dans leur approche très « décentralisatrice » de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libéralisme social, plutôt que d'opposer l'un et l'autre. On peut également classer dans cette famille la branche libérale-giscardienne incarnée par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme très fort des libéraux, mais aussi de l'échec relatif de Philippe Douste-Blazy à se faire accepter comme son chef de file crédible, cette famille apparait en proie à une forte démobilisation qui a conduit bon nombre de ses membres à rejoindre d'autres courants voir même pour certains à rejoindre à terme le Nouveau centre qui tend à incarner le pôle centriste de la majorité présidentielle.

Ils sont issus entre autres de l'UDF (Christine Boutin) et rassemblés au sein du Forum des républicains sociaux, parti politique associé à l'UMP. Proches des démocrates chrétiens historiquement, ils en constituent une tendance plus radicale dans son attachement aux valeurs catholiques, et qui rejette le libéralisme d'un point de vue sociétal et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (ex. revenu universel) dans une démarche humaine avec les catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (ex. détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite "plus humaine". Le FRS, minoritaire au sein de l'UMP, comprend 8 300 adhérents et compte 40 000 sympathisants .

Ils sont rassemblés au sein du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), famille très minoritaire malgré un rôle historique important sous la IVe République, qui regroupe les indépendants qui n'ont pas soutenu Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1960 lorsque celui-ci a créé les Républicains Indépendants (partisans d'un soutien au Général de Gaulle), futur Parti Républicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNIP a connu des positionnements politiques très à droite, puis s'est positionné en allié de la droite républicaine à la fin des années 1980 après avoir tenté de devenir une « passerelle » entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Aujourd'hui, le CNIP se veut constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement à la République et à ses valeurs comme en témoigne la "Charte du CNIP" adoptée lors du conseil national du 18 novembre 2000. Il revendique 4500 adhérents. Jean Michel Jardy, son vice président, candidat à la présidentielle de 2007, a ensuite apporté son soutien à Nicolas Sarkozy. Plusieurs parlementaires se réclament toujours de lui : Philippe Dominati, Christian Vanneste, Édouard Leveau et Jérôme Rivière. Le 7 juin 2008, le CNIP, réuni en conseil national, a décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP Communiqué du CNI.

Il existe au sein de l'UMP un certain nombre de mouvements tendant à défendre des valeurs généralement associées à la « gauche » et met l'accent sur la justice sociale et la solidarité, tout en ne remettant pas en cause le capitalisme et l'économie de marché. Il s'agit essentiellement des radicaux et, depuis plus récemment, des sociaux-libéraux.

Ils sont regroupés au sein du Parti radical, parti associé à l'UMP, (André Rossinot, François Loos, Jean-Louis Borloo), qui constitue la plus ancienne famille politique française qui a été au fondement de la IIIe République. Aujourd'hui, les radicaux valoisiens, trouvent leur originalité dans une ligne politique plus sociale que la majorité de l'UMP marquée par un fort attachement à la République et à ses valeurs fondamentales comme la laïcité. En 2005, le Parti radical a connu plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.

Ils sont issus pour la plupart du Parti socialiste (Eric Besson, Jean-Marie Bockel, Patrick Rajoelina). Ce courant a émergé à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007 et semble devoir se structurer en marge du parti plutôt qu'en son sein. Il s'est notamment constitué grâce au club La Diagonale, qui regroupe des personnalités et militants de gauche soutenant Nicolas Sarkozy. M. Bockel a en outre fondé son propre parti politique, Gauche moderne, qui se revendique du social-libéralisme et se veut un allié loyal de l'UMP. La création d'un "Pôle de gauche" au côté de l'UMP a été annoncé par François Fillon entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007.

Ils sont issus principalement de Génération écologie et de l'UDF et sont regroupés au sein d'Écologie bleue.

Écologie bleue, présidée à l'origine par Patrice Hernu, constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a été marginalisée par la création du Conseil de développement durable de l'UMP, sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet à laquelle Patrice Hernu s'est opposé. Cette famille politique très minoritaire, mais à l'influence non négligeable, défend avant tout un développement durable de la société et les valeurs du mouvement écologiste. Ils rejettent fortement le positionnement à gauche des Verts et se réclament volontiers d'un écologisme non idéologique, réaliste, très orienté vers les priorités du climat, de l'énergie et de la biodiversité.

Ce courant rejette le principe d'autonomie des mouvements écologistes et considère que les grands partis doivent désormais être les premiers à porter cette exigence. Leur rapprochement avec Corinne Lepage, également ancienne de Génération Écologie, ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement d'Alain Juppé et avocate spécialisée dans les questions d'environnement, n'a jamais pu aboutir.

Écologie Bleue s'est en grande partie transmuée en un réseau, sympathisant de l'UMP, mais extérieur, "France Bleue" que préside Patrice Hernu.

À l'extérieur de l'UMP également, Génération écologie-Les Bleus, après avoir noué un partenariat avec DL en 2000, a entamé une démarche d'association à l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrétiser formellement. Elle a pris ses distances suite aux élections régionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre à l’élection présidentielle. Depuis, Génération écologie se défend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, à laquelle elle fait néanmoins toujours référence, semble sans réelle activité. Actuellement, Génération écologie est présidée par France Gamerre, par ailleurs adjointe de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président-délégué de l'UMP. Plusieurs cadres de ce parti sont également élus municipaux aux côtés de maires UMP comme Philippe Dufetelle, auprès de Philippe Douste-Blazy ou Monique Baccelli, tous deux vice-présidents de GE.

L'article 3 des statuts de l'UMP évoque des "personnes morales associées", c'est-à-dire "les associations loi 1901, disposant ou non de la qualité de parti politique, ayant régulièrement demandé leur association à l’Union et dont celle-ci a été approuvée par le Conseil National de l’Union.". Ces "personnes morales associées" "sont représentées au Conseil National de l’Union et dans les instances départementales de l’Union dans des conditions fixées par le Bureau politique." .

Les partis associés le sont selon les statuts de l'UMP. En adhérant à ces partis autonomes, on adhère en même temps à l'UMP et participe donc de plein droit à la vie démocratique interne de l'Union.

À l'occasion des élections législatives de juin 2007, l'UMP n'a pas présenté de candidats contre plusieurs candidats d'autres partis ou associations politiques pourtant concurrents, qui siègent d'ailleurs parmi les non-inscrits : le Mouvement pour la France (Véronique Besse dans la quatrième circonscription de la Vendée) et Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan dans la huitième circonscription de l'Essonne).

En 2005, l'UMP a par deux fois recours à des méthodes publicitaires sur Internet jusqu'alors inusitées en politique.

En septembre 2005, de nombreux internautes français reçoivent un courrier électronique les invitant à rejoindre Nicolas Sarkozy autour du programme de l'UMP pour l’élection présidentielle de 2007 et à faire une donation à l'UMP . L'action se veut justifiée légalement par une inscription au programme publicitaire Maximiles.

L'UMP possède ETC, une entreprise spécialisée dans l'audiovisuel qui filme Nicolas Sarkozy pour revendre les reportages aux chaînes françaises.

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Source : Wikipedia