Avignon

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Posté par rachel 19/03/2009 @ 00:10

Tags : avignon, vaucluse, provence-alpes-côte d azur, france, festival d'avignon, festivals de théâtre, théâtre, culture, environnement

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Avignon

L'opéra théâtre d'Avignon

Le centre historique autour du palais des papes.

Avignon, en occitan provençal Avinhon (selon la norme classique) ou Avignoun (selon la norme mistralienne) est une ville du Sud de la France, dans le Vaucluse, qui s'étend sur la rive gauche du Rhône. Sur les 92 454 habitants que compte la ville, 12 000 demeurent intra-muros.

Surnommée la « cité des papes » en raison de l’installation des papes de 1309 à 1423, qui conservèrent des États (Comtat Venaissin) dans le sud de la France jusqu’à la Révolution, elle est actuellement la plus grande ville et chef-lieu du département de Vaucluse.

Avignon se situe au confluent du Rhône et de la Durance, et de ce fait, est limitrophe à l'ouest du département du Gard, avec les communes de Villeneuve-les-Avignon et les Angles, et au nord des Bouches-du-Rhône et des communes de Barbentane, Rognonas, Châteaurenard et Noves.

La ville se situe à proximité d’Orange (au nord), de Nîmes ou encore de Montpellier (au sud-ouest), d’Arles (au sud) et de Salon de Provence et Marseille (au sud-est).

Avignon est à proximité de deux autoroutes. L'autoroute A7 (E714), selon un axe nord-sud, sur lequel existe deux sorties : "Avignon nord" et "Avignon sud". L'autoroute A9 (E15) qui se débranche à proximité d'Orange de l'A7 pour se diriger, selon un axe nord-est sud-ouest, vers l'Espagne.

Les routes principales sont la route nationale 100 qui part, à l'ouest sur Villeneuve-lès-Avignon, à l'est vers l'Isle-sur-Sorgue et la route nationale 7 qui vient de l'est, puis bifurque au nord en voie rapide et rejoint la route départementale 225.

Avignon est desservi par deux gares. L'une en centre-ville, face aux remparts, qui est la gare historique et qui peut accueillir tout type de train, l'autre à l'extérieur, dans la zone de "Courtine" au sud de la ville, gare TGV datant de 2001.

L'aéroport d'Avignon - Caumont est en bord de commune et propose 10 lignes directes dont 4 vols par jour à destination de Paris. Environs 100 000 passagers par an transitent par cet aéroport.

La ville propose sept parkings payants surveillés et met à disposition gracieuse deux parkings relais surveillés d'une capacité de 1 200 places de stationnement ( avec des navettes gratuites direction centre ville ).

Avignon compte également 110 kilomètres de pistes cyclables.

Le Rhône représente aussi depuis de nombreux siècles un moyen de transport important pour la ville. Le trafic fluvial à Avignon bénéficie de deux ports marchands, de stations d'accueil pour des bateaux-croisières et de divers aménagements des berges. Une navette fluviale gratuite a été mise en place.

La région dans laquelle se situe Avignon est très riche en pierre calcaire et a permis de nombreuses constructions. Par exemple, Les remparts actuels, qui mesurent tout de même 4 330 mètres de long, ont été bâtis avec une pierre calcaire tendre très abondante dans la région que l’on appelle « molasse burdigalienne ».

Sur la commune d'Avignon, à l’abri des remparts, le rocher des Doms est une importante élévation calcaire de type urgonien. Les massifs calcaires sont très présents autour de la commune (Massif des Angles, Villeneuve-lès-Avignon, les Alpilles, etc.) et résultent en partie de l’océanisation du bassin liguro-provençal consécutive à la migration du bloc Sardo-corse.

L'autre élévation importante de la commune d'Avignon est la colline de Montfavet, une colline boisée à l'est de la commune.

La présence de failles dans ces calcaires montrent qu'un important travail tectonique a provoqué des séismes dans les différents âges géologiques. Le dernier tremblement de terre de magnitude importante a eu lieu le 11 juin 1909. Il a laissé une trace toujours visible dans le centre de la ville, puisque le clocher des Grands Augustins, près de la place des Carmes, est resté légèrement penché à la suite de ce tremblement de terre.

La vallée du Rhône présente une zone d'alluvions anciennes : un dépôt meuble y couvre une grande partie du sol. Il se compose d'un limon sablonneux plus ou moins coloré de galets provenant principalement de roches siliceuses. Les îles du Rhône, dont l'île de la Barthelasse, sont nées de l'accumulation des dépôts alluvionnaires et du travail des hommes. Le relief y est donc assez faible malgré la création de buttes permettant aux locaux de se protéger en cas de forte montée des eaux (inondations).

Dans les terres qui se situent autour de la ville on peut noter la présence d’argile, limon, sable et calcaire.

Le Rhône passe en bordure ouest de la commune mais est divisé en deux bras : On parle de « Petit Rhône », ou « bras mort » pour la partie est qui touche Avignon et « Grand Rhône » ou « bras vif » pour la partie ouest, celle qui touche Villeneuve-les-Avignon dans le département du Gard, entre les deux, un chapelet d'îles dont la plus grande est l'Île de la Barthelasse. En parallèle au Rhône, un canal a été créé.

Les bords du Rhône et l'Île de la Barthelasse peuvent être sujets aux inondations durant l'automne et le mois de mars. Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu'à nos jours - recherches et documents de Maurice Champion relate un certain nombre d'entre elles (jusqu'en 1862), mais elles n'ont jamais vraiment cessées comme le montre les inondations de 1943-1944 ou encore janvier 1955, et sont encore importantes de nos jours comme le montre les inondations du 2 décembre 2003. C'est pourquoi, une nouvelle cartographie du risque a été élaborée.

La Durance, qui s'écoule en limite sud de la commune, vient se jeter dans le Rhône et marque aussitôt la limite avec les Bouches du Rhône.

Plusieurs plans d'eau naturels ou artificiels comme le lac de Saint-Chamand à l'est de la ville.

Le climat est de type méditerranéen et se caractérise par des étés plutôt chauds et secs et des hivers doux.

Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5°C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août et -12,8°C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'agroparc d'Avignon.

Le vent qui est principalement le Mistral, peut souffler au delà des 120 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne.

Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètres carrés est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré.

Ce site fut occupé dès le néolithique comme l'ont prouvé les chantiers de fouille du rocher des Doms et du quartier de la Balance.

En 1960 et 1961, des fouilles dans la partie nord du rocher des Doms dirigées par Sylvain Gagnière ont mis au jour une petite stèle anthropomorphe (hauteur : 20 cm) qui fut trouvée dans une zone de terre remaniée. Sculptée dans de la molasse burdigalienne, elle a la forme d'une « stèle funéraire » avec sa face gravée d'une figure humaine très stylisée et sans bouche dont les yeux sont marqués par des cupules. Sur la partie inférieure, décalée légèrement sur la droite, a été creusée une cupule profonde d'où partent huit traits formant une représentation solaire, découverte unique sur ce type de stèle.

Par comparaison avec des figurations solaires identiques, cette stèle représentant le « premier avignonnais » a été classée dans une période s'étalant entre l'âge du cuivre et le bronze ancien qui correspond au chalcolithique méridional.

Cela a été confirmé par les trouvailles faites dans ce déblai, situé près du grand réservoir d'eau sommant le rocher, où ont été mis au jour deux haches polies en roche verte, une industrie lithique caractéristique des « pasteurs des plateaux », quelques objets de parures chalcolithiques et une grand abondance de tessons de poterie hallstattienne indigène ou importée (ionienne et phocéenne).

Ce toponyme a deux interprétations : ville du vent violent ou encore seigneur du fleuve. D’autres sources font remonter son origine au gaulois mignon (marais) et de l’article celtique défini.

Simple emporion grec fondé par les Phocéens de Marseille vers 539 av. J.-C., c'est au cours du IVe siècle av. J.-C. que les Massaliotes commencèrent à signer des traités d'alliance avec quelques villes de la vallée du Rhône dont Avignon et Cavaillon.

C'est probablement de cette période que date l'une des rares inscriptions puniques connues en France. En 1897, des fouilles au quartier Champfleury, ont permis de découvrir à quatre mètres de profondeur, gravée sur du schiste ardoisé, une stèle funéraire sans doute été réalisée sur place, ce matériau étant inconnu à Carthage. Déposée au musée Borély de Marseille, elle a été traduite par Mayer Lambert.

Fortifiée sur son rocher, la cité devient par la suite et resta longtemps la capitale des Cavares. Strabon, le géographe grec, parle d'elle comme l’une des plus importantes ville de la région. Un trésor d'oboles massaliotes, daté du IIe siècle av. J.-C. a été mis au jour en 1824 lors du creusement des fondations de l'Opéra sur la place de l'Horloge. C'est à cette même époque que le monnayage avignonnais imite celui de Massalia. Sur un côté est frappée la tête d'Apollon, sur l'autre une roue ou un sanglier surmontant les lettres A. O. Y. E., abréviation d'Aouenion.

A l'arrivée des légions romaines vers 120 av. J.-C., les Cavares, alliés des Massaliotes, deviennent ceux de Rome. Passée sous domination de l'Empire romain, Aouenion devient Avennio et fait maintenant partie de la Gaule Narbonnaise (118 av. J.-C.), puis de la 2e Viennoise. Avignon reste « ville fédérée » de Marseille jusqu'à la conquête de la cité phocéenne par C. Trébonius et Décimus Junius Brutus, lieutenants de César, elle devient alors une cité de droit latin en 49 av. J.-C. Elle acquiert le statut de colonie latine en 43 av. J.-C.. Pomponius Mela la place parmi les villes les plus florissantes de la province.

Des remparts sont construits autour de la ville dès le premier siècle (les Romains, lancés à la conquête de la Gaule, font d'Avignon une ville fortifiée), la ville couvre alors 46 hectares et a une population de près de 25 000 habitants. Le forum romain est sur l’actuelle place de l’Horloge.

Au cours des années 121 et 122, l’empereur Hadrien séjourne dans la Provincia où il visite Vaison, Orange, Apt et Avignon. Il accorde à cette dernière cité le statut de colonie romaine : « Colonia Julia Hadriana Avenniensis » et ses citoyens sont inscrits dans la tribu.

À la suite du passage de Maximien Hercule, qui allait combattre les Bagaudes, paysans gaulois révoltés, un premier pont en bois est construit sur le Rhône et unit Avignon à la rive droite. Il a été daté par dendrochronologie de l'an 290. Au IIIe siècle, il existe une petite communauté chrétienne hors les murs autour de ce qui deviendra l’abbaye Saint-Ruf.

Si la date de la christianisation de la cité n'est pas connue avec certitude et que ses premiers évangélisateurs et prélats relèvent de la tradition hagiographique, ce qui est assuré est la participation de Nectarius, premier évêque historique d'Avignon, le 29 novembre 439, au concile régional dans la cathédrale de Riez auquel assistent les treize évêques des trois provinces d’Arles.

En novembre 441, Nectarius d’Avignon, accompagné de son diacre Fontidius, participe au concile d’Orange convoqué et présidé par Hilaire d'Arles, où les pères conciliaires définissent le droit d’asile. L'année suivante, avec ses lecteurs Fonteius et Saturninus, il se retrouve au premier concile de Vaison avec dix-sept évêques, représentant des Sept Provinces. il décède en 455.

Les grandes invasions ont commencé et les cités de la vallée du Rhône n'y échappent point. En 472, Avignon est pillée par les Burgondes et ravitaillée par Patiens, le métropolitain de Lyon, qui lui fait parvenir du blé.

En 500, Clovis 1er, roi des Francs, attaque Gondebaud, roi de Burgondes, accusé du meurtre du père de son épouse Clotilde. Battu, celui-ci quitte Lyon et se réfugie à Avignon que Clovis assiège. Grégoire de Tours signale que le roi des Francs fit dévaster les champs, couper les vignes, raser les oliviers et saccager les vergers. Le Burgonde est sauvé par l’intervention du général romain Aredius. Il l’avait appelé à son secours contre les « barbares francs » qui ruinaient le pays.

Durant la première moitié du VIe siècle, Avignon, une des grandes cités provençales, se trouve convoitée comme toute la « Provincia » par les Goths, les Burgondes et les Francs. Elle est d’abord sous la domination d'Alaric II, roi des Wisigoths. Avec son autorisation, le 10 septembre 506, se réunit le concile d’Agde où, sous la présidence de Césaire d'Arles se retrouvent vingt-quatre évêques. Outre les dix prélats exilés de leur siège, on note l’absence de représentants de vingt-six cités dont les évêques devaient être passé à l'arianisme à l’exemple de Julianus d’Avignon.

Ce qui n’est pas pour satisfaire Francs et Burgondes. En 508-509, afin de s’emparer de la « Provincia », leurs deux armées mettent le siège devant Arles. En Italie, le roi des Ostrogoths, Théodoric, beau-frère d’Alaric II, prend les armes. Ses troupes dégagent Arles puis reprennent Avignon, Orange, Carpentras et Saint-Paul-les-Trois-Châteaux.

En 517, les Burgondes ont repris pied dans la basse vallée du Rhône. Au concile d’Épaone présidé par l’évêque Avit de Vienne se retrouvent les vingt-cinq évêques sujets de Sigismond, dont Salutaris d’Avignon.

Mais Théodoric l’Amale, qui a une revanche à prendre, quitte Ravenne en 523, repasse les Alpes, Avignon et Vaison sont occupés par l’armée du roi ostrogoth. Six ans plus tard, les Burgondes reprennent d’assaut Avignon.

En 536, Avignon suit le sort de la Provence qui est cédé aux mérovingiens par Vitigès, le nouveau roi des Ostrogoths. Clotaire 1er annexe Avignon, Orange, Carpentras et Gap ; Childebert 1er, Arles et Marseille ; Théodebert 1er, Aix, Apt, Digne et Glandevès. L’empereur Justinien 1er, à Constantinople, approuve cette cession.

Les Francs ayant assis leur pouvoir avec l'assassinat de Sigismond, les évêques provençaux sous la conduite de Césaire d’Arles participent au concile national d’Orléans en 541. Antoninus d’Avignon et Clematius de Carpentras sont présents.

En dépit de toutes les invasions, la vie intellectuelle continue à fleurir sur les berges du Rhône. Grégoire de Tours note qu’après la mort de l’évêque Antoninus, en 561, l’abbé parisien Dommole refusa l’évêché d’Avignon auprès de Clotaire Ier persuadé qu’il serait ridicule «au milieu de sénateurs sophistes et de juges philosophes qui l’auraient fatigué ».

C’est cette même année, le 30 novembre, que meurt le roi des Francs. Son royaume est partagé en quatre : Caribert Ier devient roi de Paris ; la Neustrie est donnée à Childéric Ier ; la Bourgondie revient à Gontran Ier ; l’Austrasie est l’apanage de Sigebert Ier. Comme l’Austrasie n’a pas de débouché vers la Méditerranée, Sigebert s’ouvre un passage. Arles tombe puis est reprise par les Burgondes ainsi qu’Avignon. Mais un « couloir austrasien » (ou vallaque) est forcé qui relie l’Auvergne à Marseille coupant en deux la Burgondie de Gondran. Ce passage perdurera trente-deux ans. Il se retrouve dans la toponymie avignonnaise avec Mondevergues (Mons Alvernicus) et Saint-Chamand (quartier d’Avignon).

Le patrice Ennius Mummolus, le général de Gondran, réside, près d’Avignon, à Machaovilla. Les Lombards du roi Alboïn, qui occupent les Alpes, descendent régulièrement dans la vallée du Rhône et se livrent au pillage. Par deux fois en, 571 et 572, Mummole, le patrice de «féroce nature», les vainc.

Deux ans plus tard, ils reviennent et ravagent toutes les cités le long de l’antique voie Domitienne, pillent Apt, détruisent Machaovilla et mettent Avignon à sac. Pour se protéger la cité va s’entourer de fossés et de pièges «afin que toute la localité fut protégée par les eaux ».

Mummole s’y retranche et n’hésite pas à accueillir, en 584, Gondowald, le bâtard de Clotaire 1er, qui voulait s’installer sur le trône de Gondran. Après un long périple au côté du prétendant qui le mène durant deux ans d’Auvergne dans le Comminges, Mummole rejoint Avignon. Suite à la mort de Gondowald, en 586, le duc Gontran Boson, qui était allé chercher le bâtard à Constantinople, est arrêté par Gondran. Pour échapper à son sort il promet de capturer Mummole et met le siège devant la cité provençale. Le patrice résiste d’abord victorieusement mais décède au cours du siège. Gondran s’empare du trésor de guerre que celui-ci avait accumulé : 250 talents d’argent et plus de 30 talents d’or, soit environ 5 000 kg d’argent et 600 kg d’or que la patrice aurait découvert dans Avignon même.

Ce siècle s'achève par deux catostrophes. En 590, après un automne marqué par des orages et des inondations, la peste inguinaire, partie du port de Marseille, ravage Avignon qui perd le tiers de ses habitants et remonte dans le Vivarais. Et la crue du Rhône oblige à la réfection du pont de bois traversant le fleuve.

Le VIIe et le VIIIe siècle sont les plus noirs de l’histoire avignonnaise. La cité devient la proie des Francs sous Thierry Ier, roi d’Austrasie, en 612. Le concile de Chalon-sur-Saône est le dernier qui, en 650, indique une participation épiscopale des diocèses provençaux. À Avignon, il ne va plus y avoir d’évêque pendant 205 ans, le dernier titulaire connu étant Agricol.

Après la défaite de Poitiers, en 730, les troupes d’Abd al-Rhamân refluent par la vallée du Rhône vers les côtes méditerranéennes. Les armées franques les poursuivent, prennent Avignon, en 737, égorgent une partie de sa population puis rentrent en Septimanie, l’actuel Languedoc. Les troupes sarrasines sont dispersées à Montfrin puis écrasées sur le plateau de Signargues, près du Pont du Gard. Horrifié par les exactions des Francs, le patrice provençal Moronte sollicite l’aide des Sarrasins qui reviennent en alliés à Avignon et Marseille. Pour les déloger, en 739, Pépin, le fils de Charles Martel, fait appel à Liutprand, le roi lombard, qui arrive par les cols des Alpes. Les deux cités sont prises d’assaut et mises à sac par les Francs et les Lombards. Leur population est exterminée.

Après ce désastre, le milieu du IXe siècle marque un léger renouveau dans l’histoire d’Avignon et de son diocèse. En 853, le noble Gaucelin et son épouse donne à l’Église d’Avignon et à son évêque Ragenutius le prieuré Sainte-Marie de Jonquerettes et tous leurs biens « dans le comté d’Avignon ». La sureté de cette place forte est à nouveau reconnue puisque Gérard de Roussillon, gouverneur de Provence et héros de la « Chanson de Roland », s’y réfugie après sa défaite face aux armées de Charles le Chauve. Il y meurt en 873.

Un gouvernement centralisé est mis en place et en 879, l’évêque d’Avignon, avec tous ses collègues provençaux, se rend au plaid de Mantaille, en Viennois, où Boson 1erest élu roi de Provence.

Le Rhône peut à nouveau être franchi puisqu’en 890, une partie de l’antique pont d’Avignon est restauré dont la pile n° 14 près de Villeneuve. Cette même année, Louis, fils de Boson, succède à son père. Son élection a lieu au plaid de Varennes, près de Mâcon, et Teutbert, qui a été son plus efficace soutien, devient comte d’Apt. En 896, il agit comme plénipotentiaire du roi à Avignon, Arles et Marseille avec le titre de « gouverneur général de tout le comté d’Arles et de Provence ». Deux ans plus tard, à sa demande, le roi Louis fait don de Bédarrides au prêtre Rigmond d’Avignon.

Le 19 octobre 907, le roi Louis, devenu empereur et aveugle, restitue à Remigius, évêque d’Avignon, une île sur le Rhône. Cette charte porte la première mention d’une église cathédrale dédiée à Marie.

Le 16 mai 908, alors qu’il se trouve à Vienne, Louis l’Aveugle, par une charte conservée dans le cartulaire de Notre-Dame des Doms, donne cette fois à Remigius et à sa cathédrale tout le territoire compris entre la Sorgue et le Rhône.

Sur proposition de ses deux lieutenants, le comte Hugues d’Arles et le comte Theutbert d’Apt, le 4 avril 912, Louis l’Aveugle remet à Fulcherius, le nouvel évêque d’Avignon, plusieurs églises de son diocèse et y ajoute le terroir de Bédarrides.

L’année suivante, l’évêque d’Avignon, reçoit du même l’église des saints Côme et Damien, avec ses vignes, près de Châteauneuf-Calcernier, ainsi que le port et le « Castrum de Léris».

Le 2 mai 916, Louis l’Aveugle restitue au diocèse d’Avignon les églises de Saint-Ruf et de Saint-Géniès. Le même jour, l’évêque Fulcherius teste en faveur de ses chanoines et des deux églises Notre-Dame et Saint-Étienne formant sa cathédrale.

Dans l’église Saint-Laurent d’Avignon, en 919, Laudoin et son épouse Eiglenracle font donation à la cathédrale et à l’église Saint-Pierre sises en cette cité, d’un domaine comprenant Lirac avec son église Saint-Pierre et leur villa de l’Arbre avec son église Saint-Laurent.

Un évènement politique d’importance a lieu en 932 avec la réunion du royaume de Provence et de celui de Haute Bourgogne. Cette union forme le royaume d’Arles dont Avignon est l’une des plus fortes cités.

En dépit de leur défaite à Poitiers et à Signargues, les Sarrasins étaient revenus et après avoir conquis le Fraxinet s’étaient installés dans les Alpes durant tout le Xe siècle.

En 972, dans le Valais suisse, ils pillent Saint-Maurice d’Agaune et dévastent le prieuré bénédictin du « Col Pœninus ». Dans la nuit du 21 au 22 juillet, ils font prisonnier dom Mayeul, l’abbé de Cluny, qui revenait de Rome. Ils demandent pour chacun une livre de rançon, soit 1 000 livres, une somme énorme, qui leur est rapidement payée. Maïeul est libéré à la mi-août et retourne à Cluny en septembre.

En septembre 973, Guillaume et son frère Roubaud, fils de Boson II, mobilisent, au nom de dom Maïeul, tous les nobles provençaux. Avec l’aide d’Ardouin, marquis de Turin, au bout de deux semaines de siège, les troupes provençales chassent les Sarrasins de leurs repaires du Fraxinet et de Ramatuelle, puis de celui de Peirimpi, près de Noyers, dans la vallée du Jabron. Guillaume et Roubaud y gagnent leur titre de comtes de Provence. Le premier siège à Avignon, le second à Arles.

En 976, alors que Bermond, beau-frère d’Eyric, est nommé vicomte d’Avignon par l’empereur Conrad le Pacifique, le 1er avril, le cartulaire de Notre-Dame des Doms d’Avignon indique que l’évêque Landry restitue aux chanoines de Saint-Étienne des droits qu’il s’était injustement approprié. Il leur cède un moulin et deux maisons, qu’il avait fait construire à leur intention sur l’emplacement de l’actuelle tour de Trouillas du palais des papes. En 980, ces chanoines sont constitués en chapitre canonial par l’évêque Garnier.

En 994, dom Maïeul arrive à Avignon où se meurt son ami Guillaume le Libérateur. Il l’assiste dans ses derniers moments dans l’île faisant face à la cité sur le Rhône. Le comte a comme successeur le fils qu’il avait eu de sa seconde épouse Alix. Celui-ci va régner en indivision avec son oncle Roubaud sous le nom de Guillaume II. Mais en face du pouvoir comtal et épiscopal, la commune d’Avignon s’organise. Vers l’an mil, il existe déjà un proconsul Béranger qui nous est connu, avec son épouse Gilberte, pour avoir fondé une abbaye au « Castrum Caneto ».

Le royaume d’Arles, en 1003, est rattaché au Saint Empire romain germanique. Le Rhône désormais est une frontière qui ne peut être franchie que sur le vieux pont d’Avignon.

Après le partage de l’empire de Charlemagne, Avignon, comprise dans le royaume d’Arles ou royaume des Deux-Bourgogne, fut possédée en commun par les comtes de Provence et de Forcalquier, puis par ceux de Toulouse et de Provence.

1209, concile d'Avignon avec une deuxième excommunication pour Raymond VI de Toulouse.

Lors de la guerre des Albigeois, la ville ayant pris parti pour Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse, elle fut assiégée et prise par le roi de France Louis VIII le 9 septembre 1226.

Fin septembre, soit peu de jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII, Avignon connu des inondations.

En 1249, elle s’érigea en une république à la mort de Raymond VII, ses héritiers étant partis en croisade.

Mais en 1251, elle fut forcée de se soumettre aux deux frères de Saint Louis, Alphonse de Poitiers et Charles d’Anjou, héritiers par les femmes des marquisat et comté de Provence, qui en furent coseigneurs. Après la mort d’Alphonse (1271), Philippe III de France hérita de sa part d’Avignon, et il la transmit en 1285 à son fils Philippe le Bel. Celui-ci la céda en 1290 à Charles II d’Anjou, qui dès lors resta seul propriétaire de toute la ville.

Transfigurée par les papes au XIVe siècle, la cité rhodanienne a résisté aux assauts du temps. Églises, palais et couvents composent un décor médiéval spectaculaire et parfaitement conservé.

Avignon est connue comme ancienne cité papale. En 1309, sous le pape Clément V (ex-archevêque de Bordeaux), Avignon devint la résidence des papes, déjà possesseurs du comtat Venaissin ; elle fut vendue le 9 juin 1348 à Clément VI par Jeanne Ire de Naples, reine de Naples et comtesse de Provence. Au total ce sont neuf papes — dont deux schismatiques — qui vont se succéder dans le palais des Papes et enrichir celui-ci au fil des pontificats. À la fois forteresse et palais, la résidence papale est construite entre 1334 et 1363. Elle sera pendant près d'un siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Sept papes et deux anti-papes s'y succédèrent.

La cour bouillonne et attire un grand nombre d'immigrants : marchands, peintres, sculpteurs, musiciens...

En 1355, Innocent VI fait élever de nouveaux remparts, afin d'englober les nouveaux faubourgs et de tenir les grandes compagnies à distance. Ces bandes de pillards épargnent la ville après avoir reçu une très dissuasive compensation financière. Puis les saints pères s'en retournent à Rome, les siècles passent... Et Avignon conserve sa muraille. Une muraille pas bien haute, finalement, que l'on pourrait presque enjamber et qu'un certain missionnaire, le père Labat, raillait ainsi en 1731 : « Si les boulets de canon n'étaient remplis que de vent, pourraient résister quelque temps. » Il a même été question un moment de les démolir. On les avait déjà percés : ils comptaient en effet 7 portes à l'origine, fermées la nuit et réduites à 4 vers le XVIe siècle. On en compte aujourd'hui 29, étroites poternes et brèches incluses. Les murs actuels (4 330 mètres de longueur) datent de 1356. Ils furent édifiés à la demande du pape Innocent VI pour englober les nouveaux quartiers d'une ville en pleine expansion et la protéger des bandes de pillards qui écumaient la région. Au XIXe siècle, l'architecte Viollet-le-Duc redessina l'ensemble. Parfaitement conservée, cette muraille basse à mâchicoulis ensère le cœur administratif et culturel de la ville. Un Avignonnais sur sept y a élu domicile.

Urbain V prendra le premier la décision de retourner à Rome au grand bonheur de Pétrarque, mais la situation chaotique qu’il y trouve et les différents conflits l’empêchent de s’y maintenir. Il meurt très peu de temps après son retour à Avignon.

Son successeur Grégoire XI décide à son tour de rentrer à Rome, ce qui met fin à la première période de la papauté d’Avignon. Lorsque Grégoire XI ramena le siège de la papauté à Rome, en 1377, la ville d’Avignon fut administrée par un légat. Les papes revinrent l’habiter pendant le Grand Schisme (1379–1411). Puis, de nouveau, la cité fut administrée par un légat, assisté, de manière permanente à partir de 1542, par un vice-légat.

À la mort de l’archevêque d’Arles Philippe de Lévis (1475), le pape Sixte IV de Rome réduisit le diocèse d’Arles : il détacha le diocèse d’Avignon de la province d’Arles, l’érigea en archevêché et lui attribua comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison-la-Romaine.

En 1562, la ville est assiégée par le baron des Adrets, qui voulait venger le massacre d’Orange.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour et des grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. La cour y séjourne trois semaines.

1618, exil de Richelieu à Avignon.

La ville reçut la visite de saint Vincent de Paul en 1607 et celle de saint François de Sales en 1622.

En 1691, la fonction de légat est supprimée et le vice-légat gouverne désormais seul la cité.

Ultérieurement, Avignon, comme capitale du Comtat Venaissin, est donc restée possession pontificale jusqu’à la Révolution française.

Au début du XVIIIe siècle, les rues d'Avignon sont toujours étroites et tortueuses, mais le bâti se transforme et des maisons remplacent petit à petit les anciens hôtels. Autour de la ville, plantations de muriers, vergers et prairies.

Anecdote fiscale : c’est le Rhône qui déterminait la frontière entre les terres pontificales et le royaume de France. Mais le fleuve était considéré comme territoire français. Lorsque les crues inondaient les bas-quartiers d’Avignon, les collecteurs d’impôts royaux venaient donc en barque prélever les impôts dus à la couronne.

Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon et la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, suite à un référendum soumis aux habitants dudit Comtat.

Les 16 et 17 octobre 1791, ont lieu les massacres dits de la Glacière. Une soixantaine de personnes sont sommairement exécutées dans une tour du Palais des Papes, après le lynchage par la foule d'un administrateur municipal soupçonné à tort de vouloir saisir les biens des églises.

À la création du département du Vaucluse le 12 août 1793, la ville en devient le chef-lieu. Cette réunion fut confirmée en 1797 par le traité de Tolentino. Le 7 vendémaiaire an IV, le chevalier de Lestang s’empare de la ville pour les royalistes, avec une troupe de 10 000 hommes. Le représentant en mission Boursault reprend la ville, et fait fusiller Lestang.

Pendant la Révolution et en 1815, Avignon fut le théâtre de déplorables excès de la Terreur blanche. Le 2 août 1815, le maréchal Brune y est assassiné.

Le 18 octobre 1847, ouverture de la ligne Avignon - Marseille par la Compagnie du chemin de fer d'Avignon à Marseille.

1856, une crue exceptionnelle de la Durance inonde Avignon.

Le XXe siècle connaitra un important développement de la ville. Entre 1920 et 1975, la population a pratiquement doublée malgré la cession du Pontet en 1925 et la deuxième guerre mondiale.

Septembre 1947, première édition du futur Festival d'Avignon.

Le 11 novembre 1948, Avignon reçoit une citation à l’ordre de la division. Cette distinction comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent.

Les armes d'Avignon se blasonnent ainsi: de gueules, à trois clefs d’or, posées en fasce En ornements extérieurs (non représentés ici) l’écu est supporté par deux gerfauts.

Utilisation lexico-syntaxique, deux explications peuvent être données.

La même explication vaut pour le royaume d’Arles qui regroupait une partie de la Bourgogne et les provinces de la rive gauche du Rhône. Certains empereurs germaniques descendirent en Arles pour se faire couronner à Arles dans la cathédrale Saint-Trophime. Une des seules exceptions actuelles reste Andorre. Puisque aujourd’hui tout un chacun peut toujours se rendre en Andorre (principauté) pour aller faire ses emplettes à Andorre (la Vella). Seules ces trois villes dont le nom commence par un A ont justifié cette exception en tant que capitale nommant un état, un royaume ou une principauté.

En français, cet usage du « en » est jugé pédant par certains et grammaticalement incorrect. En effet son usage n'est pas recommandé par l'Académie française car il n'est pas justifié que l’on dise « en Avignon » (ou « en Arles ») alors qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire « en Apt », « en Annemasse », « en Albi » ou « en Amsterdam ».

L'usage d'une langue ne se décrétant pas, et malgré les préconisations de l'Académie française, l'expression "en Avignon" continue à être utilisée par une partie de la population et de la presse, compte-tenu des pratiques historique et linguistique précitées.

Dans un contexte général d'une très forte croissance de la démographie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on constate une stagnation du nombre d'habitants de la ville d'Avignon depuis les années 1975.

La diminution régulière du nombre d'habitant intra muros est à peine compensée depuis quelques années par l'augmentation de la population extra muros.

De multiples causes (services proposés, qualité de la vie, pression fiscale...) peuvent expliquer la perte d'attractivité de la ville d'Avignon, le déplacement de ses habitants ou l'installation de nouveaux, vers les communes périphériques.

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu. Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872. Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.

Avignon absorbe Montfavet entre 1790 et 1794, puis cède en 1870 Morières-lès-Avignon et en 1925, Le Pontet.

Depuis quelques années, la physionomie générale de la ville a considérablement évolué. Selon certaines estimations, 20 à 25 % de la population avignonnaise se sont renouvelés en ces quelques années. Première illustration concrète, le dernier recensement fait état d'un gain de population évalué à plusieurs milliers de personnes, alors que le nombre de résidents n'avait cessé de décliner depuis 1975. Dans le centre historique, ceinturé par les imposants remparts médiévaux laissés en l'état, la hausse démographique s'élève à plus d'un millier de personnes, pour un secteur comptabilisant 12 000 à 13 000 habitants. Économiquement, Avignon s'est toujours fait valoir comme le poumon économique de son département, le Vaucluse. Mais la réalité des chiffres, sans vraiment contredire ce constat économique, vient rappeler une réalité moins reluisante. Avignon est une ville « pauvre », dans tous les sens du terme. Concentrant une part prépondérante des rmistes et du parc de logements sociaux d'un département déjà très mal classé pour ses statistiques sociales, la cité des papes aligne tout logiquement un palmarès bien peu flatteur, celui d'être l'une des communes les plus pauvres de France, en termes de revenus moyens, de chômage, ou encore de minima sociaux. Seuls 42 % des foyers avignonnais sont imposables, pour une moyenne nationale de l'ordre de 50 %. Le logement social représente près de 35 % du total (45 % il y a une dizaine d'années). Avignon concentre plus de 80 % du logement social de son agglomération.

Par ailleurs, Avignon est le siège de la communauté d’agglomération du Grand Avignon.

Le projet du 15/02/2007 pour le budget 2007 du conseil municipal d'Avignon est d'un montant global de 218,7 M€.

Avec une section de fonctionnement de 150,4 M€, la municipalité pense dégager 19,7 M€ d'autofinancement.

Depuis 1996, taxe d'habitation (de 22,41 à 19,24) et taxe foncière non bâti (de 62,36 à 55,18) baissent. La taxe foncière bâti quant à elle est au même taux (25,64).

En plus de la mairie, Avignon compte 8 mairies annexes.

Avignon est la préfecture du Vaucluse est possède donc sur son territoire de nombreux bâtiments administratifs.

Palais de Justice, 2 bd Limbert (extramuros, en face les remparts), comprenant : Tribunal de Grande Instance, Tribunal de commerce et Greffe du Tribunal de Commerce, le Tribunal d’Instance ainsi que le Conseil des Prud’Hommes.

L'ancienne Maison d’arrêt du 55 bis Rue Banasterie a été fermée et transférée au Pontet.

Avignon est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse. Elle gère l’aéroport d'Avignon - Caumont et le port de commerce du Pontet.

Avignon compte 7 000 entreprises, 1 550 associations, 1 764 commerces et 1 305 prestataires de services.

Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département : sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le MIN est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.

4 millions de visiteurs y séjournent annuellement tant pour la visite de la ville et de la région que pour son festival.

Depuis 1976, un centre de congrès occupe deux ailes du palais des Papes. Disposant de 10 salles d’accueil et de travail, il accueille un grand nombre de manifestations. Les grandes salles de prestige du Grand Tinel et de la Grande Audience, situées sur le circuit de visite du monument, sont utilisées en complément des salles de réunion pour l’organisation des cocktails, diners de gala, expositions...

Avignon bénéficie de 27 écoles maternelles publiques, 33 écoles primaires publiques, 5 écoles maternelles et primaires privées.

Les restaurants scolaires fabriquent environ 4 000 repas par jours.

Avignon compte sur le territoire de sa commune 9 collèges publics (Jean Brunet, Paul Giéra, Anselme Mathieu, Frédéric Mistral, Gérard Philipe, Joseph Roumanille, Alphonse Tavan, Joseph Vernet et Joseph Viala), 4 collèges privés (Champfleury, Charles Péguy, Saint Jean-Baptiste de La Salle et Saint-Michel), 8 lycées publics (Théodore Aubanel, Frédéric Mistral, Maria Casares (professionnel), René Char (général, technologique et professionnel), Robert Schuman (professionnel), Philippe de Girard (général et technologique), Joseph Roumanille (professionnel) et François Pétrarque (agricole)) et 4 lycées privés (Saint-Joseph, Louis Pasteur, Vincent de Paul (professionnel) et Saint Jean-Baptiste de La Salle (technologique & professionnel)).

L’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse accueille 7 642 étudiants. Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP et propose des formations universitaires allant du diplôme universitaire (DU) au doctorat, dans tous les principaux domaines disciplinaires, notamment dans les domaines de la culture et du patrimoine, des agrosciences et de l'informatique.

Fondée en 1303 par le pape Boniface VIII, puis protégé par Charles II, roi de Sicile et comte de Provence, l’université sera supprimée, par le décret du 15 septembre 1793. Avignon redevient universitaire en 1963, par l'ouverture d'un Centre d'enseignement supérieur scientifique, suivi l'année suivante de celle d'un Centre d'enseignement supérieur littéraire. Les deux entités dépendent respectivement de la Faculté des Sciences et de la Faculté des Lettres d'Aix-Marseille.

En 1972, les deux Unités d'enseignement et de recherche sont fusionnées dans un centre universitaire, qui devient université de plein exercice (indépendante de l'Université d'Aix-Marseille) le 17 juillet 1984 sous le nom d'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. À cette époque, trois UFR (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Exactes et Naturelles, Sciences et Langages Appliqués) se partagaient 2 000 étudiants. Le quatrième pôle, le juridique, sera issu de la création d'une faculté de droit en lieu et place d'une annexe de l'Université d'Aix Marseille III. Suivront par la suite un Institut Universitaire de Technologie en 1990 et un Institut Universitaire Professionnalisé en 1992.

Pour éviter une trop grande dispersion des étudiants (10 sites d'implantation en 1991) et redynamiser le centre-ville, il est décidé de déplacer les différentes formations au sein d'un site unique, apte a accueillir des équipements collectifs (Bibliothèque et restaurant universitaires notamment). L'aménagement de l'ancien hôpital Sainte-Marthe est lancé, et aboutit à la rentrée 1997.

L’École d’Art d’Avignon est une école municipale d'enseignement supérieur où l'accès se fait sur concours.

Il existe sur Avignon 9 CFA ou équivalent d'origines et de compétences variées (industrie agroalimentaire, Chambre de commerce et d'industrie d'Avignon et de Vaucluse, Chambre des métiers de Vaucluse, BTP, industrie, Centre de ressources de techniques avancées, etc.) auxquels se rajoutent 24 écoles et organismes de formation initiale et continue.

Historiquement et pour des raisons stratégiques, Avignon s'est développé entre le Rhône, ce qui faisait une première barrière naturelle de protection, et le Rocher des Doms, ce qui permettait de voir plus loin (ou d'être vu pour le Palais des Papes). La ville a une forme plus ou moins ronde qui s'est élargie à plusieurs reprises. Les premiers remparts apparaissent au 1er siècle et seront modernisés au fur et à mesure des besoins jusqu'à arriver à la taille et à la forme que nous leur connaissons aujourd'hui. Plusieurs rues circulaires de l'intramuros en gardent d'ailleurs les traces.

Avignon fut l'objet d'un important débat lors de la création des secteurs sauvegardés (au cours des années 1960), son maire d'alors proposant une rénovation du quartier de la Balance avec une destruction d'environ les deux tiers du bâti en ne gardant que les édifices classés ou inscrits. Au final, c'est une solution de compromis qui fut adoptée, une partie du quartier étant effectivement rénovée, c'est-à-dire reconstruite, seule la zone située à proximité de la place du palais bénéficiant d'une véritable restauration.

Dans le centre-ville, à l'intérieur des remparts il y a des petites ruelles, des impasses et peu de nouveaux bâtiments, la plupart des bâtiments ont gardé leurs anciens aspects qui révèlent le passé ainsi que le charme de la Cité des Papes.

Par contre à l'extérieur des remparts les bâtiments n'ont rien à voir avec ceux du centre ville, il y a peu d'anciens bâtiments, de petites ruelles et l'architecture est plutôt moderne ce qui fait penser à n'importe quelle autre ville de France.

Avignon a reçu le premier prix des villes fleuries du concours départemental "Villes et Villages fleuris".

La ville d'Avignon compte 26 parcs et jardins publics, pour un total de quelque deux cents hectares d'espaces verts.

Jardin du rocher des Doms, square Agricol Perdiguier, jardin des Carmes, square Saint-Ruf, square Louis Gros, Parc Chico Mendès, etc.

Avignon a le principal pôle de santé du Vaucluse avec entre autres la seule "urgence pédiatrique" dédiée du département. Sur sa commune, l'on compte deux hôpitaux : le Centre Hospitalier d'Avignon Henri Duffaut, le Centre Hospitalier de Montfavet, ainsi que plusieurs cliniques privées.

Le Centre Hospitalier d'Avignon est un établissement public de santé communal au sens des dispositions de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996 portant réforme hospitalière de l'hospitalisation publique et privée.

Le centre hospitalier d'Avignon se voit confier des missions de soins (dont l'aide médicale urgente et actions de santé publique), de formation et d’enseignement.

Il est situé à 5 kilomètres d'Avignon en direction de l'est, au lieu dit "Montfavet" sur la colline de Montdevergues.

Depuis l'arrivée des Papes à Avignon, le lieu est un brassage de communautés, véritable ambassade vers les autres religions. Ce brassage se retrouve encore de nos jours, Avignon étant à un carrefour entre divers axes de transport.

Selon le mensuel " Ca m’intéresse " de janvier 2003, Avignon est la première ville de France concernant la collecte sélective. On est passé de +/- 1000 tonnes à 3190 tonnes (chiffre 2003) en seulement sept ans.

Dix points d'apport volontaire de tri sélectif sont à la disposition des Avignonnais soit 4 intra-muros et 6 extra-muros.

Depuis mai 2003, une brigade "environnement" qui travaille au sein de la police municipale, est chargée de traquer les dépots sauvages d'ordures, les tagueurs, les pollueurs sonores, etc.

La communauté d'agglomération du Grand Avignon a dans ses fonctions la collecte et le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés. Il existe aussi une équivalence pour les déchets issues des industries et commerces du grand Avignon.

La ville d’Avignon s'est équipée d'une balise atmosphérique de surveillance de la radioactivité de l’air. La ville se trouve en effet au sud de deux installations sensibles situées en amont, sur le Rhône: Avignon est à 70 kilomètres de la centrale nucléaire et de l'usine d'enrichissement de l'uranium de Pierrelatte, et à une trentaine de kilomètres du site nucléaire de Marcoule). La ville s'est également équipée d’une balise aquatique de surveillance de la radioactivité pour l’eau du Rhône.

L’indice de qualité de l’air ATMO est calculé quotidiennement sur la ville. En moyenne, il est considéré comme "très bon" ou "bon" dans 60% des cas, "moyen" ou "médiocre" dans 38% et seulement 2% "mauvais". Ces résultats sont facilités par le Mistral qui fait office de disperseur.

Comme toutes les villes d'une certaine importance, Avignon possède de nombreux équipements sportifs (Plusieurs stades et piscines municipales, patinoire, bowling, golfs, dojos, etc.). Qu'elles soient publique ou privée, d'accés libre ou réglementé, toutes ces installations permettent la pratique de nombreuses activités sportives.

On peut noter, à titre d'exemple, parmi les plus de 120 clubs sportifs d'Avignon : l'Avignon Football 84, le Sporting Olympique Avignonnais XIII (Rugby), le Avignon Volley-Ball, l'Olympique Hockey Club d'Avignon (Hockey sur glace), l'Union Sportive Avignon Le Pontet XV, USAP 84(Rugby) et l'Union Sportive Avignon-le Pontet (Basket-Ball) Les Warriors du Vaucluse(Football Américain).

Avignon est aussi le lieu de naissance de personnalités du sport comme le pilote Jean Alesi qui y est né en 1964 ou du footballeur Cédric Carrasso qui évolua dans la section junior de l'Avignon Football 84 avant de rejoindre l'Olympique de Marseille.

De nombreux événements sportifs sont organisés chaque année comme le "Tour des Remparts", le "Triathlon du Pont d’Avignon", les "15 km de la Cité des Papes", des tournois ou rencontres de football, de boules, de boxe, de gymnastique, de rugby, de rock acrobatique, de rollers, etc.

La nourriture locale est une nourriture majoritairement méditerranéenne où les fruits et légumes de production locale ou étrangère au département ont été baignés par le soleil : Tomates, poivrons, aubergines, cerises, melons, fraises, etc. La tomate est, par exemple, très utilisée, notamment l'été dans les salades. On trouve aussi la truffe, ou plutôt les truffes (la "truffe d'été", la "Tuber melanosporum", etc.) ainsi que des fromages avec entre autres des productions locales de fromage de chèvres (Luberon, Monts de Vaucluse, etc.).

Herbes de Provence, ail et huile d’olive sont aussi très présents dans les plats locaux. On trouve sur les environs d’Avignon de nombreuses productions différentes d’huiles d’olive. Certains vestiges nous permettent d’affirmer que, tout comme la viticulture, l'oléiculture est très ancienne dans le secteur.

La culture de la vigne a une grande importance dans l'économie locale. Il existe de nombreux vins en AOC dans les environs d'Avignon : côtes du Rhône, côtes du Luberon, côtes du Ventoux, Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras, etc. Le Palais des Papes a également remis au goût du jour une recette ancienne d'hypocras.

Le Châteauneuf-du-Pape tient d'ailleurs son nom actuel (obtenu en 1893) du fait que le lieu était utilisé pour produire une partie des vins pour la cour des Papes à Avignon.

Petit chardon formé de deux fines robes de chocolat retenant de la Liqueur d'origan du Comtat, la papaline a été ainsi nommée en souvenir des Papes d'Avignon, mais sa création ne remonte qu'à 1960. La recette de la liqueur d'Origan reste un secret de fabrication. Créée en 1870, elle est obtenue après distillation, macération et infusion de plantes dans des alcools sélectionnés pour leur finesse et auxquels s'ajoute du miel de très haute qualité. Une soixantaine de plantes entrent dans sa composition, toutes cueillies sur les contreforts du Mont Ventoux et dans la campagne environnante.

Soixante-douze heures de secrète alchimie sont nécessaires pour donner forme à la Papaline, cette cousine du chardon-liqueur, fabriquée de façon artisanale et distribuée uniquement en Vaucluse.

Le papeton est un flanc à base de caviar d'aubergines et d'œufs. Il a été nommé ainsi du fait qu'il était cuit dans un moule ayant la forme d'une tiare pontificale. Il se sert avec un coulis de tomates fraîches.

C'est un plat qui se mitonne telle une daube classique mais à la place du bœuf, la viande est celle d'un jeune mouton ou d'un agneau. Cette daube peut être mouillée au vin blanc ou au vin rouge et est accompagnée de légumes.

Autres personnes en rapport avec Avignon...

Avignon n’est pas seulement un centre administratif, c’est une vitrine artistique et culturelle de premier plan. Avignon est aussi une ville au riche patrimoine. « Ville d'art » jusqu'à la disparition de ce label en 2005 au profit du réseau des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, la municipalité ne s'est pas incluse dans ce nouveau réseau.

C’est avant tout les remparts du XIVe siècle que l’on remarque lorsque l’on s’approche du centre. Ils sont long d’environ 4 kilomètres, sont flanqués de 39 tours et percés de 7 portes principales reparties tout autour de la vieille ville. Les anciennes douves ont été comblée et aménagées en parkings, autrefois le niveau des remparts était bien plus élevé assurant une bien meilleure protection aux habitants d’Avignon.

Une fois dans la vieille ville, ce sont des églises, des hôtels particuliers aux façades du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle, des cloîtres, dont le cloître des capucins, un opéra, plusieurs places dont la place de l’horloge, des musées (musée lapidaire, musée Requiem, musée Calvet, musée Louis-Voulant, musée du Petit Palais, etc.), une bibliothèque classée, une chapellerie classée (la seule de France) : la chapellerie Mouret, un "mur de verdure" accroché à la façade Nord des halles et bien sur le palais des papes d’Avignon, sa cour d’honneur et ses diverses dépendances. Froissart décrivit ce Palais qui servit à l’époque où les Papes étaient venus vivre à Avignon en ces termes : « La plus belle et la plus forte maison du monde ». Le Palais fut construit par le premier d’entre eux sur la seule butte suffisamment proche de ce coté du Rhône, le rocher des Doms. C’est aussi sur ce rocher que fut construit la cathédrale Notre-Dame-des-Doms.

Le palais des Papes du XIVe siècle et le pont Saint-Bénezet (il s’agit du fameux pont d’Avignon) du XIIe siècle sont classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Le palais des Papes, à Avignon en France, est la plus grande des constructions gothiques du Moyen Âge. Il a été construit entre 1335 et 1352 sur une protubérance rocheuse au nord de la ville, surplombant le Rhône, sous les pontificats de Benoît XII et Clément VI.

Après le retour définitif des souverains pontifes à Rome, au début du XVe siècle, elle devient la résidence des légats envoyés par le Vatican. La ville resta propriété de l'Église jusqu'en 1791, date à laquelle elle fut, avec le Comtat Venaissin, réunie à la France.

Au XIXe siècle, le palais accueille successivement des soldats, des prisonniers, puis les archives départementales. Sa restauration débute en 1906.

Depuis 1995, le palais des Papes est classé, groupé avec le centre historique d'Avignon, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, avec les critères culturels (i, ii, iv).

Situé en face de l'entrée principale du palais des Papes se trouve l'ancien Hôtel des Monnaies.

En 1619 (MDCXIX) le vice-légat Jean-François de Bagni décide de sa réfection, comme nous le rappelle une inscription gravée en latin sur une imposante plaque de marbre blanc. Cette plaque nous indique aussi qu'il est dédié au pape régnant Paul V.

L'on retrouve sur sa façade, de style baroque, les armes de la famille du cardinal de Borghèse (Aigles et dragons).

En 1860, il abrite le conservatoire national de musique. On lui ajoute par la suite le nom d’Olivier Messiaen (1908-1992) avignonnais du XXe siècle à qui l'on voulait rendre hommage. Il a été utilisé pour le conservatoire de musique jusqu'en 2007.

Construit au XIIe siècle, le pont Saint-Bénezet reliait Avignon à Villeneuve. Mais les crues et les conflits ont progressivement ruiné l'ouvrage. Des 22 arches initiales, il n'en reste que 4 et la chapelle Saint-Bénezet, dédiée au patron des mariniers du Rhône.

Ce pont, poste frontière entre l'État pontifical et le territoire de France, était l'un des seuls pour traverser le Rhône sur des kilomètres en amont et en aval, un bon moyen de collecter des taxes sous la forme d'un péage ou d'une aumône à Saint-Bénézet. Il a même été durant toute une période l'unique pont entre la ville de Lyon et la mer, ce qui en faisait alors un point de passage obligatoire pour de nombreux marchands, voyageurs, etc. Avant ce pont, on traversait ici le Rhône en barque.

La plus grande partie du pont était la propriété du roi qui l'a peu entretenu et suite à de fortes crues du Rhône, une première arche s'effondre en 1603, puis trois autres en 1605... toutes quatre rebâties vers 1628. En 1633, juste après la réouverture du pont, deux nouvelles arches s'effondrent. En 1669, une nouvelle crue du Rhône emporta plusieurs autres arches pour ne laisser pratiquement que celles qu'on lui connaît de nos jours.

Reconstruit sur des plans des architectes Léon Feuchère qui a beaucoup oeuvré à Nîmes et Théodore Charpentier après l’incendie de 1846, il est situé à côté de la mairie. Il possède une élégante salle à l'italienne .Il a était construit sur un terrain de jeu de paume .

En plus de son palais des Papes et de ses divers monuments, la ville d'Avignon a plusieurs musées : L'hôtel de Caumont qui abrite la collection Lambert, le palais du Roure, la maison Jean-Vilar et les musées Angladon, Calvet, de l’Œuvre, du Mont-de-piété, du Petit Palais, lapidaire, Louis-Vouland et Requien.

De par son passé, Avignon a dans son patrimoine architectural de nombreux bâtiments de caractère religieux... la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, des églises comme les églises Saint-Agricol, Saint-Didier (entièrement rebâtie en 1356 et 1359), Saint-Pierre (Façade du début XVIe et portes en bois sculpté de 1551) Saint-Symphorien-les-Carmes, ou encore la moderne Saint-Joseph travailleur (1969) conçue par le grand prix de Rome Guillaume Gillet, mais aussi de nombreuses chapelles publiques ou privées comme la] sur le pont du même nom, chapelle de l'oratoire, église des Célestins,chapelle St Louis, etc...

La synagogue est située sur la place Jérusalem à proximité de l'ancienne "Juiverie" (qui était qualifié dans le cas d'Avignon de "carrière des Juifs" ou plus brièvement la "carrière"). Après un incendie, elle a été reconstruite entièrement en 1846 en style néoclassique. Auparavant, l'édifice beaucoup plus ancien ressemblait aux autres anciennes synagogues provençales. La communauté juive d'Avignon a en effet constamment résidé dans ce quartier du Moyen-Âge à la Révolution . La Synagogue propose des visites commentées lors des journées du patrimoine.

La ville d'Avignon a 12 bibliothèques permettant au total la consultation de plus de 500 000 ouvrages.

L'une d'entre elles est une bibliothèque municipale classée ou "BMC". La liste des BMC dont elle est issue, établie par l'article 1er du décret de 1933, modifié à plusieurs reprises, est désormais contenue par l'article R. 1422-2 du Code général des collectivités territoriales.

A Avignon, il ne reste que très peu de monuments visibles de cette époque. Pourtant le sous-sol regorge de vestiges. Le forum, centre de la cité, se trouvait à l'emplacement actuel de la place de l'Horloge. À sa plus grande extension, au Ie et IIe siècle, l'agglomération s'étend sur 46 hectares et compte environ 25 000 habitants. Avignon est fortifiée, et comme toutes les villes romaines, elle est dotée de nombreux monuments : temple, curie, arc de triomphe. Même si Avignon n'a pas le rayonnement de Arles ou Nîmes, c'est un centre religieux, administratif et commercial important. La proximité de la Via Agrippa, une des grandes voies romaines, lui assure déjà une certaine renommée.

Avignon est la ville qui accueille le siège du Félibre (Mouvement pour le défense de la langue d'oc).

A la Renaissance des peintres comme Enguerrand Quarton vont donner naissance au mouvement pictural de l’école d’Avignon.

Dans le cadre d'une exposition d'art moderne qu'ils organisent dans la grande chapelle du Palais des papes d'Avignon, le critique d'art Christian Zervos et le poète René Char demandent à Jean Vilar, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, une représentation de Meurtre dans la cathédrale, qu'il a créé en 1945. Après avoir refusé, Vilar leur propose trois créations : La Tragédie du roi Richard II, de Shakespeare, une pièce méconnue en France, La Terrasse de midi, de Maurice Clavel, auteur alors encore inconnu, et L’Histoire de Tobie et Sara, de Paul Claudel. Après accord de la municipalité, la Cour d'honneur du Palais des Papes est aménagée, et Une semaine d'Art en Avignon se concrétise du 4 au 10 septembre 1947. 4800 spectateurs, dont 2900 payant, assiste dans trois lieux (la Cour d'Honneur du Palais des Papes, le Théâtre municipal et le Verger d'Urbain V), à sept représentations des trois créations.. Le Festival d'Avignon était né !

Depuis cette date, Avignon accueille le festival où de nombreux acteurs de théâtre, danseurs et chanteurs viennent se produire pendant le mois de juillet.

Avignon possède plusieurs cinémas dont deux cinémas Utopia, des cinémas indépendants classés Art et essai et Cinéma de recherche. Le premier, composé de quatre salles, est situé à La Manutention, le second, d'une seule salle, est situé à République.

La ville possède aussi de nombreux théâtres et un Opéra.

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Festival d'Avignon

Série théâtre

Le Festival d'Avignon, est un festival annuel de théâtre fondé en 1947 par Jean Vilar, à la suite d'une rencontre avec le poète René Char. Il a lieu chaque été en juillet dans les rues et multiples théâtres du centre historique d'Avignon (Vaucluse).

C'est incontestablement la plus importante manifestation de l'art théâtral et du spectacle vivant en France par le nombre des créations et des spectateurs, et l'une des grandes manifestations artistiques décentralisées les plus anciennes.

Jean Vilar revient l'année suivante pour une Semaine d'art dramatique, avec la reprise de La Tragédie du roi Richard II, et les créations de La Mort de Danton de Georg Buchner, et Shéhérazade de Jules Supervielle, qu'il met en scène toute trois. Il s'attache une troupe d'acteurs qui vient désormais chaque année réunir un public de plus en plus nombreux et de plus en plus fidèle. Ces jeunes talents, ce sont notamment : Jean Négroni, Germaine Montero, Alain Cuny, Michel Bouquet, Jean-Pierre Jorris, Silvia Montfort, Jeanne Moreau, Daniel Sorano, Maria Casarès, Philippe Noiret, Monique Chaumette, Jean Le Poulain, Charles Denner, Jean Deschamps, Georges Wilson… Gérard Philipe, déjà célèbre à l'écran, rejoint la troupe à la reprise du TNP en 1951, et en devient l'icône, avec ses rôles du Cid et du Prince de Hombourg.

Le succès est croissant. La sous-directrice des spectacles et de la musique Jeanne Laurent apporte son soutien à Vilar, et le nomme en 1951 à la tête du TNP, dont les spectacles alimentent dès lors le festival jusqu'à ce que Georges Wilson le remplace à Chaillot en 1963. Les rares metteurs en scène invités, sont issus du TNP : Jean-Pierre Darras en 1953, Gérard Philipe en 1958, Georges Wilson en 1953 puis à partir de 1964, où Vilar ne monte plus de pièces. Sous le nom de Festival d'Avignon à partir de 1954, l'œuvre de Jean Vilar grandit, donnant corps à l'idée de théâtre populaire de son créateur, et mettant en lumière la vitalité de la décentralisation théâtrale à travers les créations du TNP. Dans le courant de l'éducation populaire, mouvements de jeunesse et réseaux laïques participent au renouveau militant du théâtre et de son public, invité à participer à des lectures et des débats sur l'art dramatique, les nouvelles formes de mise en scène, les politiques culturelles…

Le Festival est le reflet de la transformation du théâtre. Ainsi, en parallèle de la production des institutions dramatiques, théâtres et centres dramatiques nationaux, émergent à partir de 1966 un festival « off », non officiel et indépendant. Seule et sans intention de créer un mouvement, la compagnie d'André Benedetto est rejointe l'année suivante par d'autres troupes. En 1968, à travers l'interdiction de La Paillasse aux seins nus de Gérard Gélas à Villeneuve-lès-Avignon, le off fait une entrée dans le « in », la troupe étant invité par Maurice Béjart à monter bailloné sur la scène de la cour d'honneur, et recevant le soutien du Living Theatre.

Vilar dirige le Festival jusqu'à sa mort en 1971. De 1971 à 1979, Paul Puaux, héritier désigné, poursuit l’œuvre engagée.

En 1980, Paul Puaux s'intalle à la Maison Jean-Vilar, et Bernard Faivre d’Arcier prend la direction du festival, devenu cette même année une association régie par la loi de 1901. Chacune des collectivités publiques qui subventionne le Festival : État, Ville d'Avignon, Département de Vaucluse, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est représentée au conseil d'administration qui compte aussi sept personnalités qualifiées.

En 1982, face à la centaine de compagnies qui composent désormais le off, Sous l’impulsion du nouveau directeur (1980-1984 et 1993-2003), et d’Alain Crombecque (1985-1992), le festival professionnalise sa gestion et accroit sa notoriété internationale. Crombecque développe également la production théâtrale et multiplie les grands événements, à l'image du Mahâbhârata de Peter Brook en 1985 ou du Soulier de satin par Antoine Vitez en 1987.

Nommé en janvier, Hortense Archambault et Vincent Baudriller prennent la direction du Festival en septembre 2003 après l'annulation du festival en juillet.

L'ambition initiale du festival de réunir le meilleur du théâtre français en un lieu s’est élargie au fil des années pour atteindre une audience internationale, un nombre croissant de compagnies non françaises venant chaque année se produire à Avignon. Si le festival a perdu de sa force emblématique, selon Robert Abirached, il demeure un rendez-vous obligé pour toute une profession, tandis que le off est devenu un « supermarché de la production théâtrale », dans lequel huit cents compagnies cherchent à trouver public et programmateurs.

Pour l'édition 2005, certains spectacles du festival In ont vu un grand nombre de spectateurs quitter leur place durant la représentation. Le Figaro lance la controverse dans la presse, jugeant dans plusieurs articles l'édition 2005 comme un « catastrophique désastre artistique et moral », tandis que France Inter parle de « catastrophe avignonnaise » et La Provence de « grogne du public ». Libération reprend la critique en des termes plus mesurés, défendant le festival, tout comme le ministre de la Culture.

133 760 billets ont été délivrés lors de cette 60e édition d'Avignon, sur une jauge de 152 000 places.

Le taux de fréquentation est donc de 88 %, ce qui place cette édition au niveau des années « historiques » (il était en 2005 de 85 %). 15 000 entrées ont aussi été enregistrées aux manifestations gratuites telles que expositions, lectures, rencontres, films, etc.

Les billets délivrés aux jeunes de moins de 25 ans ou étudiants ont représenté une part en progression, qui a atteint 12 %.

Un spectacle a dopé la fréquentation du festival : Battuta, de Bartabas et son Théâtre équestre Zingaro, qui a enregistré un taux de fréquentation de 98 % : 28 000 spectateurs en 22 représentations, soit plus de 20 % du total.

Le festival 2007 dont l'artiste associé est Frédéric Fisbach.

Le festival 2008 dont les artistes associés sont Valérie Dréville et Roméo Castellucci.

En marge du festival officiel, et à l'initiative de la Nouvelle Compagnie fondée par André Benedetto qui jouera pour la première fois en 1964, se tiennent depuis 1967/1968 des dizaines (des centaines, maintenant) d'autres spectacles. Trente-huit spectacles sont proposés en marge du festival en 1971, plus de 700 troupes inscrites en 2003 et 539 en 2004 pour donner 667 spectacles et ce sans compter les spectacles de rue, et autres.

Depuis le conflit des intermittents en 2003, les acteurs du festival Off ont pris l'initiative d'une profonde et indispensable refondation.

Depuis juillet 2007, AF&C accompagne seul le festival Off.

Le travail de Jean Vilar et la totalité des 3 000 manifestations programmées au Festival d'Avignon depuis ses débuts en 1947 sont accessibles à la Maison Jean Vilar, située à Avignon au 8, rue Mons, Montée Paul Puaux (bibliothèque, vidéothèque, expositions, base de données...).

Dès l'origine du festival, il a fallu trouver des solutions pour accueillir le public des jeunes à Avignon. Les années 1950 ont vu se développer des "Rencontres Internationales" dont l'organisation et l'encadrement ont été confiés aux CEMEA (Centre d'entraînement aux méthodes d'éducation active).

Ainsi est née, en 1959, l'Association "Centres de Jeunes et de Séjour du Festival d'Avignon". Elle rassemble trois partenaires fondateurs : le Festival d'Avignon, la ville d'Avignon et les CEMEA. L'association a pour objet de donner à des jeunes et des adultes la possibilité d'être accueillis à Avignon dans les conditions telles qu'ils puissent tirer tout le profit possible des spectacles du festival, de l'intérêt culturel présenté par Avignon et ses environs, des échanges de vues entre participants de tous pays.

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Arrondissement d'Avignon

Arrondissement d'Avignon (84).PNG

L'arrondissement d'Avignon est une division administrative française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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Avignon Volley-Ball

Logo

L'Avignon Volley-Ball est un club français de volley-ball, fondé en 1961 et basé à Avignon (Vaucluse), évoluant pour la saison 2008-2009 en Pro B (deuxième niveau national).

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Aéroport d'Avignon - Caumont

L'aéroport d'Avignon - Caumont (code AITA : AVN, code OACI : LFMV) est un aéroport du département du Vaucluse.

Il est situé dans un environnement exceptionnel, au cœur de la Provence entre les Alpilles, le Luberon et le Ventoux.

L'aéroport est ouvert au trafic national et international, commercial et privé.

Depuis le 1er mars 2007, l'aéroport est devenu propriété de la Région Provence Alpes Côte d'Azur et l'exploitation est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse. Le contrat de concession sera renégocié en Mars 2009.

Le trafic a progressé en 2007 de + 25 %.

Le réseau aérien commercial est composé de quatre lignes depuis le 1er août 2008.

Jusqu'au 31 juillet 2008, une ligne sur Paris Orly, était assurée par Air France avec trois fréquences quotidiennes.

Deux lignes vers la côte sud anglaise, assurées en Dash 8-400 par Flybe, sur les villes de Southampton (cinq fois par semaine) et d'Exeter (trois fois par semaine).

Deux lignes, assurées en Boeing 737-300 par Jet 2 sur Edimbourg et sur Leeds Bradford.

L'aéroport améliore ses capacités d'accueil pour l'aviation d'affaires en développant des services et des installations spécifiques.

L'aéroport est membre de l'UAF (Union des Aéroports Français), de l'ALFA ACI (association des aéroports de langue française) et de l'EBAA (european business aviation association) - French Business Airports (association des aéroports français d'aviation d'affaires ).

Depuis 2005, l'aéroport a engagé une politique qualité qui a été certifiée ISO 9001-2000.

En 2008, l'aéroport a reçu la certification ISO 14001 pour son management environnemental.

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Siège d'Avignon

Le siège d'Avignon est la première opération de la croisade de Louis VIII en Albigeois.

La mort de Simon de Montfort au siège de Toulouse en 1218 avait porté un rude coup aux croisés. Les anciennes possessions du comte de Toulouse s’étaient révoltées, les places fortes et les villes avaient été peu à peu reconquises par les barons méridionaux. Le seul arrêt dans cette reconquête avait été l’intervention du prince Louis de France, qui avait pris Marmande et échoué à prendre Toulouse. Puis il était reparti dans le nord, laissant Amaury de Montfort, le fils de Simon, à la tête d’effectifs insuffisants.

En janvier 1224, il ne lui reste plus que Carcassonne, Amaury conclue une trêve avec Raymond VII et part en février vers l’Île-de-France. Au cours d’une entrevue avec le roi Louis VIII, Amaury lui cède tous ses droits sur le Languedoc. Louis décidé alors d’intervenir en Occitanie, avec la bénédiction du pape Honorius III qui déclare la Croisade, ce qui permet d’accorder une aide importante, politique et financière, à l’expédition de conquête de la région.

Le roi prend la croix le 30 janvier 1226 et ordonne le rassemblement de son ost à Bourges le 17 mai. L’armée arrive à Lyon le 28 mai et se présente devant Avignon le 6 juin.

Lorsque Gautier II d'Avesnes, comte de Blois, qui dirige l’avant-garde, arrive devant la ville, il trouve un pont en bois qui permet à l’armée de traverser le Rhône en dehors de la ville et les portes de celle-ci closes. L’issue du siège de Marmande est encore dans les esprits et les Avignonnais craignent les exactions des soldats. La ville passait pour imprenable et ses habitants pensaient que les croisés étaient pressé de rejoindre l'Occitanie.

Sous la conduite des consuls de la ville Guillaume Raymond et Raymond Riali, encouragés par les sirventes du troubadour Bertrand d'Avignon, les Avignonnais montrèrent autant de vaillance à repousser les assauts que les Toulousains en 1218. Raymond VII ne disposait pas de troupes suffisantes pour attaquer les croisés à revers, mais il parvenait à harceler les convois de ravitaillement en vivres et en fourrage. Le camp des croisés est rapidement frappé par la dysenterie, et de nombreux soldats décèdent. Certains grands seigneurs, peu enclin à aider le roi à déposséder l’un des leurs, se plaignaient de la longueur et de l’inutilité du siège. Début août, le comte Thibaud IV de Champagne invoqua la fin de la quarantaine pour quitter le siège, malgré l’ordre du roi de rester.

Craignant le départ d’autres féodaux, le roi ordonne un nouvel assaut le 8 août, qui est repoussé comme les autres. Sur la demande des religieux, le siège est prolongé, et le blocus de la ville renforcé. Il porta enfin ses fruits, car les vivres commencent à manquer dans la ville et les consuls commencent à négocier la reddition de la ville. Le 9 septembre, Louis VIII peut enfin entrer dans la ville.

Il est dit que ce fut le 14 septembre 1226 que Louis VIII, roi de France fonda la « Confrérie des Pénitents Gris » d'Avignon. Le roi se serait rendu sur les bords de la Sorgue, en procession expiatoire, pieds nus et vêtu d'un sac, pour s'agenouiller à la chapelle Saint-Croix. Cette hagiographie est contestée. Il est plus certain, que le roi de France ait convoqué Pierre III, l'évêque d'Avignon, avec ordre de lui porter le Saint-Sacrement. Les fidèles, qui l'avaient suivi, pieds nus et recouvert d'un sac en signe d'expiation, se seraient dès lors constitués en une confrérie dénommée « Disciples des Battus de la Croix ». Ils furent plus connus sous le nom de « Pénitents Gris ».

Avignon, conformément aux conditions de reddition doit abattre ses fortifications, céder au roi la ville de Beaucaire et payer 6 000 marcs d’argent au roi et 1 000 marcs à l’église. Louis VIII fait également construire Villeneuve-lès-Avignon où il installe une garnison.

Après avoir été retardé de trois mois pendant le siège, l’armée royale reprend la route et le roi reçoit la soumission sans combats de nombreuses villes et de plusieurs alliés du comte de Toulouse comme Bernard V, comte de Comminges. Remettant le siège de Toulouse à l’année suivante, il repart vers le nord au mois d’octobre, mais il tombe malade et meurt à Montpensier le 8 novembre 1226.

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Source : Wikipedia