Australie

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Posté par seb 06/03/2009 @ 07:13

Tags : australie, océanie, international, environnement

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Équipe d'Australie de rugby à XV

L'équipe d'Australie de rugby à XV

L’équipe d’Australie de rugby à XV est l'équipe nationale qui représente l'Australie dans les compétitions majeures internationales de rugby à XV.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement cinquième au classement des équipes nationales de rugby.

Elle porte le surnom de « Wallabies » et dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection australienne est la seule équipe, avec l'Afrique du Sud à compter deux titres de champion de monde, en 1991 et 1999. John Eales, Jason Little, Tim Horan et Phil Kearns participèrent à ces deux finales historiques.

Les « Wallabies » ont également disputé la finale de l’édition 2003, mais ont perdu contre l’Angleterre dans la prolongation.

Elle est placée sous le patronage de l’Australian Rugby Union.

Le premier match de rugby en Australie a lieu le 25 juillet 1839. Le club de l'université de Sydney, le premier club officiellement reconnu, est fondé en 1864. En 1874 un nombre suffisant de clubs existe à Sydney pour que soit créée une compétition des clubs métropolitains de Sydney avec les règles éditées par la Rugby Football Union.

Une équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union) dispute les premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion d’une tournée en Nouvelle-Zélande contre des équipes locales. Les Australiens jouent contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island. Les Australiens remportent quatre matchs et en perdent trois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée en Australie, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous.

La première tournée d’une équipe britannique en Océanie a lieu en 1888, les Lions britanniques jouent en Australie et en Nouvelle-Zélande . Cette tournée des Lions est organisée par deux joueurs de cricket, Arthur Shrewsbury et Alfred Shaw, qui recrutent principalement des joueurs du nord de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette tournée n’a pas le soutien de la fédération anglaise car l’organisation de la tournée est faite par des entrepreneurs privés, en contradiction avec la règle d’amateurisme imposée par la fédération anglaise, et de ce fait aucun test n’est disputé.

En 1899, la première équipe officielle des Lions britanniques joue en Australie. Elle dispute quatre tests matchs contre l’Australie: (trois à Sydney, un à Brisbane). Alors que toutes les équipes portent le nom de l’"Australie", les joueurs ne représentent en fait que la région où le match est disputé. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles-du-Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane. Les visiteurs remportent tous leurs matchs excepté le premier, qui a lieu au Sydney Cricket Ground et qui voit la victoire de l’Australie 13-3.

Le premier match joué par l’Australie face à son voisin néo-zélandais se déroule le 15 août 1903 au Sydney Cricket Ground. Les Néo-zélandais l’emportent par 22 à 3. Malgré cette défaite, la tournée augmente grandement la popularité du rugby à XV et la foule commence à venir assister aux matchs-retours à Sydney et Brisbane. L’ailier de la Nouvelle-Zélande Billy Wallace inscrit 13 des 22 points. Il n’y a pas encore de trophée pour couronner la compétition entre les deux équipes voisines.

La même année, les premiers Wallabies, font une tournée mondiale. Parcourant les océans à bord du 'Omrah', l’équipe passe neuf mois au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Ils gagnent 32 des 38 matchs disputés.

En 1903, le football australien crée la New South Wales Football League (NSWFL) et recommence les hostilités avec le rugby à XV. Les écoles privées restent loyales envers le code anglais alors que les écoles publiques adoptent le football australien. La bataille des codes affaiblit le rugby à XV en Australie plus que dans n’importe quel autre pays à culture rugbystique.

En 1907 la New South Wales Rugby League est créée, le joueur vedette Dally Messenger passe d’un "code" à l’autre (du rugby à XV au rugby à XIII), et une grande partie du public le suit. La tournée de 1908 en Grande Bretagne est pourtant un succès. Le docteur H.Moran est le capitaine des Wallabies, il joue pour un club qui devient le "Drummoyne Rugby". Les médias anglais veulent appeler les Australiens les lapins ("rabbits"). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un animal nuisible ("pest") importé par les anglais dans leur pays. Ils choisissent un animal originaire d’Australie : le wallaby. La tournée de 1908 coïncide avec les Jeux Olympiques de Londres. L’équipe australienne dispute l'épreuve de rugby à XV des jeux Olympiques de 1908 où elle est la seule participante avec celle du Royaume-Uni. L’Australie remporte la médaille d’or en battant l'équipe du "Cornwall", le comté champion d’Angleterre qui représente le Royaume-Uni. Quand l’équipe rentre en Australie, onze membres de cette tournée rejoignent les clubs de rugby à XIII.

Daniel Carroll et Tom Richards, deux joueurs au parcours atypique, font partie de cette tournée.

En 1909, les Kangourous (Kangaroos, l’équipe d'Australie de rugby à XIII) et les Wallabies disputent quatre matchs d’exhibition .

L’équipe d'Australie, entre 1910 et 1980, a toujours été une équipe de valeur, cependant elle n’a pas l’envergure d’équipes majeures comme celles de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud,. Ce manque de capacité est dû principalement au fait que le rugby à XV est un sport amateur en concurrence avec le rugby à XIII, sport majeur en Australie, devenu rapidement attractif pour la classe moyenne, les aborigènes australiens et une majorité de joueurs-vedettes du rugby à XV qui ont abandonné le code amateur pour le rugby à XIII.

Le dernier test match avant le début de la Première Guerre mondiale se dispute le 15 août 1914 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande.

Pendant la période 1899-1914, l'équipe d’Australie a disputé 24 matchs et en a remporté 5, soit 21% de réussite. Parmi les 24 matchs, 14 sont des confrontations avec les All Blacks. Le bilan contre le grand rival de l’Australie est de 11 défaites, 1 nul, 2 victoires. Les Wallabies ont aussi un bilan négatif contre les Lions britanniques (6 défaites, 1 victoire), mais par contre de meilleurs résultats d'ensemble contre les autres nations: deux victoires contre l’Angleterre et les États-Unis et une défaite contre le pays de Galles.

La Première Guerre mondiale a un effet dévastateur sur le développement du rugby à XV en Australie. Avec de très nombreux joueurs engagés sur le front, les fédérations décident qu’il n’est pas patriotique de jouer au rugby à XV. Toutes les compétitions sont arrêtées en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland, où aucune compétition ne recommence avant 1928. Les joueurs qui veulent continuer n'ont d'autre alternative que de rejoindre les rangs du rugby à XIII.

Pendant les années 1920 la seule équipe représentative au niveau international est celle des New South Wales Waratahs. Les trente neuf matchs qu'ils disputeront ont, avec effet rétroactif, le statut de test match des Wallabies. En 1921, l’Afrique du Sud se déplace pour la première fois en Australie et en Nouvelle-Zélande et elle remporte les trois tests disputés en Australie. La plus célèbre équipe des Waratahs est celle de 1927-1928 qui fait une tournée au Royaume-Uni, en France et en Amérique du Nord. Elle introduit un jeu ouvert, du rugby tout en mouvement jamais vu auparavant, mais qui est toujours la marque de fabrique du jeu australien. Ils gagnent 24 matchs et concédent deux nuls sur 31 matchs officiels.

La réémergence de la Queensland Rugby Union en 1928-1929 donne immédiatement du tonus aux performances de l’équipe australienne qui remporte pour la première fois les trois matchs d’une série contre les All Blacks (Cyril Towers fait partie de cette équipe). L'Australian Rugby Union adopte le vert et le jaune comme couleurs officielles en 1929 avec un maillot vert portant le blason de l’Australie.

En 1931, le gouverneur général de Nouvelle-Zélande, Lord Bledisloe fait don d’un trophée pour renforcer les liens sportifs entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Bledisloe Cup prend naissance. La première compétition est remportée par la Nouvelle-Zélande par deux victoires contre une.

Les Wallabies effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs, qui est gagnée par les Springboks 3 victoires à 2. L’Australie remporte la Bledisloe Cup pour la première fois en 1934. La tournée de 1939 des Wallabies est interrompue par la seconde Guerre mondiale déclarée un jour après l’arrivée de l’équipe en Angleterre. Après avoir patienté deux semaines sur le sol anglais, l’équipe retourne chez elle.

Après une interruption de huit ans due à la seconde Guerre mondiale, le premier test match est disputé à Carisbrook en 1946 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande, les All-Blacks l’emportent par 31-8. L’Australie ne remporte aucun match lors de cette série de trois test matchs, perdant 20-0 contre les Māori néo-zélandais, puis perdant de nouveau 14-10 contre les All-Blacks la semaine suivante. Après avoir perdu deux test matchs contre les All-Blacks, les Wallabies font une nouvelle tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1947-1948.

Les Wallabies de 1947-1948 ont marqué l’histoire car ils restent la première et seule équipe australienne à garder inviolé leur en-but. Ils l'emportent sur l’Écosse 16-7, l’Irlande 16-3, ils perdent contre le pays de Galles 6-0, ils battent l’Angleterre 11-0, et n’encaissent aucun essai lors de ces quatre matchs. Ils perdent ensuite à Paris contre la France avant de perdre à nouveau contre les Barbarians. Trevor Allan, Cyril Burke, Nicholas Shehadie ou Col Windon font partie de cette tournée.

Au retour de la tournée européenne, les Wallabies accueillent les Māori néo-zélandais pour une série de 3 test matchs en 1949. Chaque équipe l’emporte une fois et fait un match nul, ce qui conduit à un résultat équilibré. En septembre de la même année, les Wallabies jouent deux fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande, ils l’emportent à l’Athletic Park et également à l’Eden Park dans le second test réalisant une des plus grandes performances australiennes. Les Lions britanniques jouent en Australie en 1950, et remportent tous les tests disputés contre les Wallabies. En 1951 les Australiens perdent les trois rencontres contre les All-Blacks. Les résultats sont mitigés en 1952, les Wallabies gagnent un premier test en juillet 1952 contre les Fidji et perdent le second test de deux points. L’Australie se rattrape contre les All Blacks, puis ils perdent le second test.

En 1953 l’Australie fait une tournée en Afrique du Sud pour la deuxième fois et même s’ils perdent la série 3-1 ils sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après une victoire 18-14 dans le 2e test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains. C’était la première défaite des Springboks depuis 15 ans et 1938.

De 1954 à 1958 les mauvais résultats s’enchaînent. En 1957-58 la tournée en Europe est catastrophique. Les Wallabies sont la seule équipe de l’hémisphère sud à perdre leurs quatre rencontres d'une tournée contre le pays de Galles, l’Irlande, l’Angleterre et l’Écosse. Ils perdent également contre les Barbarians et la France.

Les Australiens adoptent leur maillot jaune maintenant familier lors de la tournée de 1961 en Afrique du Sud. En effet, leur maillot précédent vert peut prêter à confusion avec le maillot Springbok. La tenue nationale reste depuis à dominante jaune. Le rugby à XIII n’a pas connu ce problème: il n’est presque pas pratiqué chez les Sud-Africains qui n’ont pas d’équipe nationale de bon niveau.

Aucun test match n’est prévu en 1960, aussi le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1961 contre les Fidji. La série est remportée par 2 victoires et un nul. Les Wallabies affrontent alors les Sud-Africains, et perdent deux fois contre les Springboks à Port Elizabeth et à Johannesburg. À leur retour en Australie, ils affrontent la France et ils connaissent une nouvelle défaite 15-8.

En 1962, les Wallabies sont confrontés à cinq reprises aux All-Blacks, perdant 4 fois et concédant un match nul (9-9) à l’Athletic Park de Wellington. Ils battent les Anglais en 1963 à Sydney, puis les Wallabies se déplacent en Afrique du Sud (2 victoires à 2 au final) et ils battent les Springboks à deux reprises chez eux lors de deux tests consécutifs. Ils sont la première équipe à réaliser cette performance depuis l’équipe des Lions britanniques en 1896.

En 1964, les Wallabies jouent trois fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande et les Australiens gagnent un match. L’année suivante l’Australie reçoit les Springboks pour deux tests qu'elle remporte tous les deux. L’équipe des îles britanniques se déplace en 1966, les Lions gagnent contre les Wallabies 11-8 puis 31-0. L’Australie part ensuite en tournée en Europe et elle gagne contre le pays de Galles et elle perd contre l’Écosse.

La tournée continue au début de l’année suivante, l’Australie gagne contre le XV de la rose, puis elle perd contre l’Irlande et la France. L’Australie accueille ensuite les Irlandais, et les visiteurs l’emportent à Sydney, défaite suivie d’une autre défaite de 20 points contre les All-Blacks.

En 1968, les Wallabies perdent leur 1er test contre les All-Blacks nettement et le 2e d’un seul point (18 à 19), ils gagnent contre la France par la même marge. Lors d’une tournée d’automne ils perdent contre l’Irlande et l’Écosse, les Wallabies reçoivent les Gallois et les battent. John Ballesty, Alan Cardy, John Cole, Greg Davis, John Hipwell ou Peter Johnson, le capitaine, participent au match perdu 19-18 contre les All-Blacks.

Les résultats semblent plutôt médiocres; mais il ne faut pas oublier qu'ils doivent souvent affronter les Sud-Africains et les All-Blacks. Les Australiens ont une bonne équipe mais pas la meilleure du rugby à XV, et ils affrontent régulièrement les deux meilleures équipes du monde.

Le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1970 contre les Écossais, que les Wallabies remportent nettement 23-3. La tournée des Springboks en Australie devient infâmante dans l’histoire du sport australien. Avant la tournée, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république en raison de la politique d’apartheid. La tournée a lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid, . Si les Sud-africains l’emportent 3 victoires à 0, il n’y aura plus de confrontation pendant 21 ans. L’Australie se déplace en France en novembre 1971, elle bat la France à Toulouse, mais perd le second test à Paris.

La France rend visite à l’Australie en juin 1972, disputant une série de deux test. Les Wallabies concèdent un nul 14-14 et une défaite 15-16. Les Wallabies se rendent ensuite en Nouvelle-Zélande où ils concèdent 3 défaites. L’Australie vierge de tout succès en 1972, s’arrête aux Fidji pour une victoire 21-19 à Suva.

L’année suivante les Australiens accueillent le Tonga, et après un premier succès, le second test voit le Tonga l’emporter 11-16. Les Wallabies font une petite tournée au Royaume-Uni qui se solde par deux défaites cuisantes 24-0 contre le pays de Galles, et 20-3 contre l’Angleterre. En 1974, l’Australie reçoit les All-Blacks, elle perd deux matchs et réalise un nul qui met fin à une série de 7 victoires consécutives des All-Blacks.

Pour renouer avec le succès, les Australiens jouent d’abord les Anglais en 1975, et ils l’emportent deux fois. Les Wallabies jouent même contre le Japon pour la première fois et ils gagnent 37-7 puis 50-25. En fin d’année les Wallabies se déplacent en Europe et ils concèdent deux nettes défaites contre les Écossais et les Gallois sans inscrire aucun essai. La tournée continue début janvier et l’Australie concède une large défaite contre les Anglais à Twickenham mais elle l’emporte face aux Irlandais à Lansdowne Road. Les résultats sont décevants: défaits contres les Barbarians, les Wallabies gagnent les États-Unis, puis les Fidji à 3 reprises, avant de s'incliner 18-15 et 34-6 en France.

En juin 1978 le pays de Galles se déplace en Australie et perd ses deux rencontres, puis c'est une série de trois matchs contre les voisins néo-zélandais. Le résultat est presque équilibré contre les All-Blacks : 13-12, 22-6, 16-30 pour les joueurs à la fougère. Greg Cornelsen inscrit 4 essais lors du match remporté par les Wallabies.

En juin 1979 l'Irlande se déplace en Australie et gagne les deux matchs, mais l'Australie se rachète en gagnant les All-Blacks 12-6. En tournée en Argentine, les Wallabies concède une défaite pour une victoire.

En 1980, l’Australie gagne la Bledisloe Cup pour la quatrième fois seulement (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) , prenant l’avantage 2-1 dans une série de 3 test matchs disputés en Australie. C’est le début d’une ère de succès pour les Wallabies.

En 1984, l’Australie fait une tournée aux îles britannique et irlandaise avec une jeune équipe et un nouvel entraîneur Alan Jones. Les Wallabies de 1984 rentrent dans l’histoire car ils deviennent la première équipe australienne à réussir le "Grand Chelem" (GC) : un Grand Chelem lors d'une tournée s'obtient quand une équipe nationale en tournée l'emporte successivement sur chacune des nations britanniques et irlandaise à savoir : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande. Ils parviennent à battre également une solide équipe des Barbarians.

La tournée est un révélateur : elle signale l’émergence des Wallabies comme équipe de premier plan au niveau mondial.

De nombreux records sont établis lors de cette tournée: première équipe australienne à réussir le GC, 100 points sont inscrits lors des 4 test matchs ce qui est le score le plus élevé d’une équipe en tournée chez les nations britanniques et irlandaise, le jeune Mark Ella inscrit un essai lors de chaque rencontre, performance jamais réalisée. D’autres joueurs ont brillé : David Campese, Michael Lynagh, Nick Farr-Jones et Simon Poidevin, qui vont compter dans les années suivantes.

En 1986 les Wallabies font une tournée en Nouvelle-Zélande pour une série de trois test-matchs avec en jeu la Bledisloe Cup.

La tournée de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All-Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande, par suite ils ne disputent pas le premier match contre l'Australie disputé le 9 août 1986 à l’Athletic Park de Wellington. L’Australie remporte ce match 13 points à 12, mais pour le second test les bannis sont rappelés et les All-Blacks égalisent avec une victoire acquise sur le score inverse de celui du premier match (12-13). Le dernier match, disputé le 6 septembre 1986 à l’Eden Park d’Auckland, sacre l’Australie qui gagne le match 22-9 et remporte ainsi sa première série sur le sol néo-zélandais (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) .

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est co-organisée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’Australie joue dans le groupe A, avec les Anglais, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et le XV de la rose, qui voit la victoire des coéquipiers de David Campese 19-6. Les Australiens battent par la suite les États-Unis 47-12 et les Japonais 42-23 pour finir premiers de la poule, devant l’Angleterre. Ils affrontent l’Irlande en quart et l’emportent 33-15. Ils abordent en favoris le match suivant.

Cependant, la demi-finale contre la France, voit les Bleus éliminer les Wallabies. Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All-Blacks sur le score de 29-9.

L’Australie perd la petite finale contre le Pays de Galles.

Les trois années précédentes, les performances des Australiens sous la direction d’Alan Jones ont été d’un grand niveau et les résultats au rendez-vous, mais le style d’Alan Jones, son autorité, ne plaisaient pas à une partie des joueurs. Mark Ella a pris sa retraite en 1984, l’influent Nick Farr-Jones a eu des frictions. Avant et pendant la coupe du monde 1987, l’entraîneur australien Alan Jones a multiplié les autres activités comme le journalisme à la radio.

Il est donc remplacé après cette coupe du monde et Bob Dwyer, qui a déjà dirigé les Wallabies en 1982 et 1983 revient aux commandes en 1988.

Fin 1987, la série noire continue : une défaite contre les All-Blacks est concédée et la tournée en Argentine se solde par un nul et une défaite (voir Australie-Argentine en rugby à XV) .

Les Anglais perdent leurs deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) .

Les All-Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul). Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

Les Lions britanniques jouent en Australie en 1989 pour la première fois depuis 1966 (tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande ). L’Australie l’emporte lors du premier match puis perd les deux suivants et perd donc la série 1-2. Bob Dwyer identifie un déficit au niveau des avants comme le facteur décisif de la défaite et il tient à y remédier dans les années 1990.

La coupe du monde (CM) 1991 se tient en Angleterre du 3 octobre au 2 novembre 1991. Lors de la première phase, l’Australie l’emporte 32-19 contre les Argentins. Puis les Wallabies battent par la suite le Pays de Galles par 38-3 et les Samoa plus difficilement 9-3 pour finir premiers de la poule. En quart de finale les Australiens ne sont jamais capables de distancer les Irlandais, le XV du trèfle mène au score 18-15 en fin de match et quasiment lors de la dernière action, Michael Lynagh inscrit un essai en coin pour briser les cœurs irlandais et envoyer les siens affronter les champions en titres, la Nouvelle-Zélande.

Les All-Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule, sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Lors d’une des plus belles prestations des Wallabies, les Australiens mènent 13-3 à la pause. Ils défendent en deuxième mi-temps contre des All-Blacks qui font le siège de leur ligne. La finale a lieu dans un stade plein à Twickenham, les Wallabies remportent le titre prestigieux de Champions du monde en battant l’Angleterre sur un petit score de 12-6.

Des milliers de fans accueillent l’équipe australienne dont les héros ont pour nom John Eales, Tim Horan, Jason Little, Phil Kearns et Willy Ofahengaue, homme du match de la finale. L’équipe de 1991 compte aussi comme membre Bob Egerton qui a joué 9 matchs dans sa carrière et tous en 1991.

Les Australiens terminent 1er de l’épreuve, remportant 6 de leurs 6 rencontres. Michael Lynagh est le meilleur réalisateur des Wallabies (66 points). David Campese est le meilleur marqueur d’essais australien et de la coupe du monde avec six réalisations. Campese est le meilleur joueur de la coupe du monde, il est bien aidé dans les lignes arrières par Tim Horan qui inscrit pour sa part 4 essais.

Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All-Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney).

Après cette victoire, le rugby à XV australien connaît une période moins dorée pendant quelques années. La défense de leur titre lors de la coupe du monde (CM) 1995 disputée en Afrique du Sud est une cruelle désillusion. Défaits dès le match d’ouverture contre le pays hôte, ils connaissent une autre défaite en quart de finale contre le XV de la rose qui s’impose 25-22, avec notamment des points importants de Rob Andrew. C’est le plus mauvais résultat de la nation dans une épreuve de coupe du monde.

Cependant, le milieu des années 1990 fait entrer le rugby australien dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-nations et du Super 12, et le passage à l’ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Réellement, l’Australie, malgré des moments difficiles, a profité du passage à l’ère professionnelle. En particulier en Australie l’attente est plus forte pour la performance, quand le sport connaît un regain de popularité et une couverture média croissante. Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

La coupe du monde (CM) 1999 se tient au Pays de Galles du 1er octobre au 6 novembre 1999. Les matchs de la poule A se sont déroulés en Écosse, ceux de la poule B en Angleterre, de la poule C en France, de la poule D au Pays de Galles, et enfin, ceux de la poule E en Irlande. Les Australiens ont à nouveau un nouvel entraîneur, Rod McQueen, et de nouveaux jeunes joueurs talentueux : Matt Burke, George Gregan, Stephen Larkham, Joe Roff et Toutai Kefu. Les Wallabies gagnent difficilement la demi-finale 27-21 contre les champions en titre l’Afrique du Sud, après un mémorable drop goal dans la prolongation du trois-quart centre Larkham (son premier jamais tenté lors d’un test match). L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français, au Millennium Stadium. La majorité des points est l’œuvre de l’arrière et buteur Matt Burke, . L’Australie a su imposer un jeu très structuré, basé sur le pilonnage intensif, sur une défense de fer, qui n'encaisse qu'un seul essai. Déjà sacrée en 1991, l'Australie devient la première équipe à remporter deux fois le trophée William Webb Ellis.

De 1990 à 1999, pendant cette période, l'équipe d’Australie a disputé 98 matchs et remporté 73 victoires, soit 75% de réussite.

Les Wallabies jouent 6 matchs contre les Écossais et compte 6 victoires, 7 matchs contre les Gallois pour 7 victoires, 8 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires ; ils gagnent également 100% de leurs rencontres contres les Barbarians, le Canada, les États-Unis, les Fidji, l’Italie, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. L'Australie joue 9 matchs face aux Français, son bilan est de 7 victoires pour 2 défaites, avec une série de 6 victoires consécutives entre 1993 et 2000. Le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991.

Les Wallabies ont moins de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, cependant ils présentent à cette époque le bilan le plus favorable contre ces grandes nations. Ils présentent un bilan équilibré face aux Springboks avec sept victoires pour sept défaites, dont une défaite par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une victoire en demi-finale de la CM 1999.

Les Wallabies sont légèrement dépassés par les All-Blacks (13 défaites, 10 victoires) malgré une série de 7 défaites consécutives entre 1995 et 1997. Mais ce sont les Australiens qui ont remporté leur duel lors de la demi-finale de la CM 1991.

Quelques mois après avoir remporté la coupe du monde, les Wallabies confirment leur statut en remportant la Bledisloe Cup, le Tri-nations en 2000, ils battent aussi trois fois les Springboks. En 2001 ils gagnent leur première série contre les Lions britanniques par 2 victoires à 1. Cette même année, l'Australie est la première équipe qui réussit à battre les All-Blacks dans leur forteresse de Dunedin. Rod McQueen, l’entraîneur, et John Eales, le capitaine, se retirent alors que les Wallabies sont au sommet du rugby mondial. Ils laissent le soin au nouvel entraîneur Eddie Jones et au nouveau capitaine George Gregan de préparer l'équipe australienne qui aura la lourde charge de défendre le trophée de la coupe du monde à domicile en 2003. Sur leur lancée, les Australiens remportent à nouveau le Tri-nations en 2001.

Cette période voit aussi la fédération engager trois gros contrats de joueurs en provenance du rugby à XIII pour intégrer les Wallabies. Trois anciennes vedettes du Queensland qui disputaient le State of Origin, Wendell Sailor,, Mat Rogers, et Lote Tuqiri,, changent de code pour le rugby à XV et ils ne surprennent personne quand ils réussissent à gagner leur sélection en équipe nationale.

La nouvelle équipe établit un centre d’entraînement à Coffs Harbour et elle connaît un succès mitigé. Les joueurs sont compétitifs, mais inconsistants, et la ferveur publique manque au moment d’aborder la coupe du monde. C’est un déchaînement des médias australiens contre l’équipe et son entraîneur. Cependant le début de la campagne voit les Australiens vaincre l'Argentine 24-8 puis enchaîner sur deux victoires très nettes contre la Namibie et la Roumanie. L’équipe a du mal contre de coriaces Irlandais et gagne 17-16, cette victoire suffit pour assurer la qualification des Wallabies en quarts de finale. Ils défont l'Écosse 33-16, puis remportent une de leurs plus belles victoires contre la Nouvelle-Zélande sur le score de 22-10. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L'Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans la prolongation par Jonny Wilkinson, le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Ce résultat paraît logique dans la mesure où, entre 2000 et 2003, le XV de la rose a remporté les cinq matchs qu'elle a disputés contre les Australiens.

Les Wallabies prennent leur revanche sur les Anglais en remportant leurs deux confrontations en 2004 51-15 et 21-19. Ils réalisent un honnête Tri-nations 2004 en remportant leurs deux matchs à domicile. Mais la suite est plus dure.

Depuis la défaite en coupe du monde (CM) 2003 et surtout lors de la saison 2005, les résultats et le jeu des Wallabies ne sont pas brillants. En 2005, les Wallabies ont perdu sept parties consécutivement et, le bilan de leur tournée européenne comporte huit défaites lors de leurs neuf derniers matches. Le 2 décembre 2005, alors qu'il lui restait deux années de contrat (jusqu'à la Coupe du monde de rugby 2007), Eddie Jones est démis de ses fonctions.

En 2005 pour célébrer le 10e anniversaire du passage au professionnalisme du rugby à XV, une Wallaby Team of the Decade est désignée par vote de 30 jurés, John Eales en est le capitaine.

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006 . Les débuts de Connolly sont couronnés de succès avec deux victoires contre l'Angleterre par 34-3 et 43-18 et une victoire contre l'Irlande.

Le juge de paix permettant de connaître le véritable niveau des Wallabies est le Tri-nations 2006. L’Australie fournit de bonnes prestations, mais le résultat final traduit cependant une nette domination des All-Blacks sur les deux autres grandes puissances rugbystiques de l’hémisphère sud.

En 2007, à l'occasion du centième anniversaire de leurs confrontations, les équipes de rugby d'Australie et du pays de Galles ont créé un trophée James Bevan qui récompensera le vainqueur de leurs rencontres... James Bevan est né le 15 avril 1858 en Australie. C’était le premier capitaine de l'équipe du Pays de Galles qui a disputé son premier test match le 19 février 1881, contre l'équipe d'Angleterre. La première rencontre est équilibrée; les Gallois mènent dans les arrêts de jeu avant de perdre finalement 29-23. Le deuxième test match est gagné nettement par les Australiens 31-0.

Un dernier test avant la Coupe du monde 2007 est fourni par le Tri-nations 2007. Le premier match oppose les Springboks aux Wallabies. Or, depuis 1992, en quatorze rencontres disputée sur le sol sud-africain, les Wallabies ne l'ont emporté qu'à deux reprises (1992 et 2000) pour 12 défaites. Les Sud-africains remportent le premier match 22-19, mais les Wallabies prennent leur revanche à Sydney (25-17). Les Australiens ont aussi un bilan équilibré contre les All-Blacks, victoire 20-15 à Melbourne et défaite 26-12 à Auckland.

L'Australie se qualifie facilement pour la deuxième phase de la coupe du monde 2007 en terminant premier de la poule B. Elle reussit à cummuler 20 points aux cours de 4 matchs victorieux, mais trébuche de justesse (10 -12) en quart de finale contre l'Angleterre.

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Australie l'a remporté en 2000 et en 2001.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

Les Wallabies jouent dans les couleurs classiques de la tenue vestimentaire sportive de l’Australie, à savoir les couleurs verte et jaune (qui sont les couleurs du mimosa doré, la plante emblème de la fédération d'Australie), et le maillot wallaby est considéré la tenue vestimentaire australienne la plus connue. En 1899, lors de la tournée des Lions britanniques en Australie, il n’y a pas de maillot national existant et pour les quatre test matchs disputés entre l’Australie et les Lions (trois à Sydney et un à Brisbane), les joueurs représentent en fait la région où le match est joué. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles du Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane, avec le blason australien pour remplacer le logo de l’État.

En 1928, les fédérations respectives de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland se mettent d’accord pour que la règle suivante soit adoptée : « les couleurs représentant l’Australie au niveau amateur sont le vert et le jaune ». L’année suivante, les All Blacks viennent en Australie, et le maillot est à dominante verte avec le blason australien et les chaussettes sont vertes avec des rayures sur le haut. Le maillot est resté le même, avec quelques changements intervenus principalement pendant les années 1930, les modifications étant dues à des conflits avec les maillots d'autres équipes. En 1961, le maillot jaune est utilisé pour une tournée en Afrique du Sud pour éviter une confusion avec le maillot des Springboks, depuis il a été conservé pour tous les matchs des Wallabies.

Les Australiens sont surnommés Wallabies en référence au Wallaby, un marsupial qui est assez commun en Australie. Le nom trouve ses origines dans la première tournée de l’équipe d’Australie au Royaume-Uni et en Amérique du Nord en 1908. La Nouvelle-Zélande vient de se produire, et les médias britanniques l’ont baptisée All Blacks en référence à la couleur de la tenue des joueurs. Les médias demandent alors aux Australiens de se trouver un surnom. Les médias anglais veulent les appeler les lapins (ou rabbits). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un nuisible importé. Ils choisissent l’animal originaire d’Australie, le wallaby.

Cependant, les internationaux australiens ne sont alors appelés les Wallabies qu’en tournée, alors que quand ils jouent à domicile, ils sont simplement appelés Internationaux. Les équipes en tournée sont nommées suivant l’ordre chronologique depuis les Premiers Wallabies jusqu’aux Huitièmes Wallabies pour la huitième tournée et la plus grande récompense pour un joueur international est de faire une tournée. Cette dénomination disparaît dans les années 1980 et à ce jour, tous les internationaux australiens portent le nom de Wallabies.

En 2006, à l'occasion de la célébration du 100e anniversaire de la première marque déposée fédéralement enregistrée, les hommes d’affaires et commerciaux élisent les 40 plus grandes marques déposées australiennes, l'une d'elles est les Wallabies. Cette liste est alors réduite à un top 10, et les Wallabies en font partie, parmi d’autres marques comme Vegemite et Qantas (qui sont aussi les sponsors officiels des Wallabies).

Contrairement aux autres équipes nationales, les Wallabies n’ont pas de stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades d'Australie, ce qui permet à la fédération australienne de ne pas privilégier un État par rapport aux autres. Les Wallabies jouent ainsi au Telstra Stadium de Sydney, au Telstra Dome de Melbourne, où ils ont établi le record du stade de 54 868 spectateurs contre les Anglais, au Suncorp Stadium de Brisbane où ils ont également établi le record de la pelouse avec 52 498 spectateurs, et le Subiaco Oval de Perth. Les Wallabies ont établi le record mondial d’affluence pour un match de rugby à XV avec un chiffre record de 109 874 spectateurs au Telstra Stadium de Sydney lors d’une rencontre contre les All Blacks. Le Telstra Stadium est le stade qui a accueilli la finale entre les Australiens et l'Angleterre, que l'Australie a perdue dans la prolongation, d'un magistral drop goal de Jonny Wilkinson.

Les Wallabies ont joué auparavant sur d'autres stades, y compris le Concord Oval de Sydney et le Sydney Cricket Ground (SCG), aussi bien que le Ballymore et le Exhibition Ground de Brisbane. C’est le SCG qui accueille le premier en 1899 : Australie - Lions britanniques 13-3.

La liste suivante comporte les 30 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007 (17 avants, 13 arrières).

Tout au long de son histoire, l’équipe d’Australie a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur australien de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Australie, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Wallabies, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l’équipe d'Australie. Par leur activité, ils couvrent la période 1960-2007.

En février 1984 ,Alan Jones fut nommé entraîneur des Wallabies en remplacement de "Bob Dwyer". En 4 ans, il disputa 102 matchs et il obtint 23 victoires sur 30 test matchs et quatre défaites ont été concédées d'un point. Il est un des entraîneurs australiens qui a connu les plus brillants résultats. Bob Dwyer revient aux commandes en 1988 et il a conduit l'Australie jusqu’à la coupe du monde victorieuse de 1991.

À la suite de la démission de Greg Smith, Rod McQueen fut nommé entraîneur en chef des Wallabies en septembre 1997. Il mena les Wallabies à la victoire lors de la coupe du monde de rugby 1999 aux dépens de la France qui fut battue en finale. L'Australie fut la première nation qui remporta par deux fois la Coupe du monde. Sous sa conduite, les Wallabies ont aussi remporté le Tri-nations en 2000. Il a pris sa retraite après une dernière victoire importante des Wallabies contre les Lions britanniques en 2001 (série gagnée 2-1). Eddie Jones est un ancien joueur. Il a conduit l'Australie à la finale de la Coupe du monde de rugby 2003. Il était l'entraîneur de l'Australie de 2001 à 2005.

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006. Il est remplacé après la coupe du monde par Robbie Deans.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Australie, il est mis à jour au 30 juin 2007.

L’équipe d’Australie présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Lions, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, le Pays de Galles, la France, l’Écosse, l'Irlande et l'Italie.

La plus large victoire de l’Australie est acquise sur le score de 142 à 0 contre l'équipe de Namibie, le 23 octobre 2003. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 22 à 61 contre l'Afrique du Sud le 23 août 1997.

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 22 septembre 2007. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

La liste suivante dresse le bilan des records individuels par poste pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 10 septembre 2006.

Les nombres de capes indiqués sont ceux obtenus pour le poste considéré, le nombre total de capes par joueur tous postes confondus apparaît entre parenthèses.

Michael Lynagh, né le 25 octobre 1963, est un ancien joueur de rugby à XV australien, qui évoluait au poste de demi d'ouverture. Il connaît son premier grand moment avec l'Australie lors de la victoire historique de 1986 en Nouvelle-Zélande, victoire qui permet reprendre la Bledisloe Cup. Lors de la première Coupe du monde en 1987, sa performance est irréprochable, ses 82 points en six rencontres et son impact sur le jeu font de lui le meilleur joueur australien du tournoi. En 1990, il devient le premier joueur à atteindre les 500 points en match international. Il marque son 911e point lors du quart de finale de la coupe du monde 1995 perdu contre l'Angleterre. Ce score constitua le record mondial jusqu'en 1999 où le record devient la propriété du gallois Neil Jenkins.

La pratique du sport en Australie est très populaire. Comme dans les pays occidentaux, la couverture croissante des medias, notamment par le premier d’entre eux, la télévision, et la pratique de jeux vidéos à thème sportif ont mis en lumière le sport. De nombreux sports sont pratiqués, les plus populaires sont la natation, le football australien, le golf, le football ou soccer, le rugby à XIII, le cricket et enfin le rugby à XV.

Contrairement à ce qui se passe chez leurs voisins néo-zélandais, le rugby à XV n’est pas le sport le plus populaire des Australiens.

La création de la Coupe du monde de rugby, puis la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations et le Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats. En Australie, une grand chaîne de télévision Fox Sports retransmet les matchs de Super 14 et des tests, Channel Seven retransmet également des test matchs.

Les droits de retransmission télévisuelle du Tri-nations et du Super 14 , et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l’économie australienne, on peut ajouter aussi la vente de maillots des Wallabies, l'un des maillots de sport les plus connus au monde.

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Équipe d'Australie de football

Logo

L'équipe d'Australie de football est sous l'égide de la Fédération d'Australie de football. Elle fait partie de la Confédération asiatique de football depuis le 1er janvier 2006.

Les joueurs s'appellent les Socceroos.

L’équipe d'Australie de football (Australia national football (soccer) team) est sous l'égide de la Fédération d'Australie de football. Les joueurs s'appellent les Socceroos. Le premier match de l’Australie fut joué le 17 juin 1922, à l’extérieur, à Dunedin, contre sa voisine, la Nouvelle-Zélande. Cela se conclut par la victoire des néo-zélandais sur les socceroos sur le score de 3 buts à 1. La Fédération d'Australie de football (Football Federation Australia Ltd.) est fondée en 1961. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1963 et a été membre de l'OFC jusqu’au 1er janvier 2006. Durant cette période, la plus large défaite de l’Australie fut réalisée contre l’Afrique du Sud, le 27 mai 1964, sur le score de 8 buts à 0.

Lors de la phase de qualification Asie-Océanie, l’équipe d'Australie de football (Australia national football (soccer) team) obtient son billet en battant la Corée du Sud (0-0 ; 2-2 ; 1-0). Leur participation de 1974 n'a pas laissé de grands souvenirs : le premier match des australiens fut une défaite 2-0 contre la RDA, puis une autre contre la RFA 3-0, et un match nul contre le Chili 0-0. Donc l’Australie repart avec un point seulement, sans avoir marqué le moindre but et termine dernière du groupe A. Il faudrait attendre 32 ans pour revoir l’Australie en Coupe du Monde.

Du fait que le football n’est pas le sport numéro 1 en Océanie, celle-ci se voit réservée par la FIFA 0,5 place, c’est-à-dire que le vainqueur des qualifications de la Zone Océanie doit obligatoirement passer les barrages (c’est l’une des raisons pour laquelle l’Australie en 2006 quitta l’OFC pour la Zone Asie). En 1994, l’équipe d'Australie de football (Australia national football (soccer) team) est battue par l’Argentine (1-1 ; 0-1). Pour la Coupe du Monde 1998, ce fut contre l’Iran. De même en 2002 contre l’Uruguay. Avant janvier 2005, son nom était Australian Soccer Association (ASA), qui avait lui-même succédé à Soccer Australia en 2003. Bien que l’Australie n'ait pas réussi pas à se qualifier, elle remporta la Coupe d’Océanie en 1980, 1996, 2000 et 2004.

Durant les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002, au Japon et en Corée du Sud, les Australiens, au premier tour, tombent dans le groupe des Samoa, Tonga, Fidji et des Samoa américaines. Il faut affronter une seule fois les adversaires. Tous les matchs se passaient en Australie, à Coffs Harbour. Lors du premier match, les Socceroos atomisent les Tonga sur le score de 22-0, ce qui constitue la meilleure performance à l’époque. Le deuxième est entré dans l’Histoire : le tableau d’affichage affichait à la fin du match 31-0, face aux Samoa américaines ! Archie Gerald Thompson devient le détenteur du record de nombres de buts marqués dans un match international (13). Lors du troisième match, l’Australie bat les Fidji 2-0 et le dernier match par une victoire sur les Samoa 11 buts à 0. Ce match historique n’a servi à rien puisque malgré la victoire sur la Nouvelle-Zélande, l’Australie a échoué aux barrages contre le 5e de la CONMEBOL, à savoir l’Uruguay, qui se qualifia (1-0 ; 0-3).

Suite à ses nombreuses non-qualifications, du fait que le vainqueur des tours qualificatifs de la Confédération du football d'Océanie doit généralement effectuer un match de barrage contre une équipe de l'AFC ou du CONMEBOL, la fédération australienne a rejoint la Confédération asiatique de football le 1er janvier 2006. L’équipe d'Australie de football (Australia national football(soccer team) participa pour la première fois à la Coupe d'Asie des nations de football 2007. Au premier tour, l’Australie fait match nul contre l’Oman (1-1), est battue par l’Irak (1-3) et bat la Thaïlande (4-0). Mais elle est éliminée en quarts par le Japon (1-1 tab 4-3).

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Aborigènes d'Australie

Aborigènes de l'île Bathurst au nord de Darwin.

Les Aborigènes d'Australie sont les premiers humains connus pour en avoir peuplé la partie continentale. Ils constituent, avec les indigènes du Détroit de Torres, la population autochtone de l'État océanien. Le mot commun aborigène désigne plus généralement celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale.

Les trois critères doivent être remplis. Officiellement, un terme tel que « en partie Aborigène » ne veut rien dire ; on est Aborigène ou on ne l'est pas. La couleur de peau n'est pas un critère et certains Aborigènes sont blancs en apparence, alors que certains de leurs ancêtres sont blancs. La même définition s'applique aux indigènes du détroit de Torres.

Les Aborigènes sont venus des îles d'Indonésie sur des embarcations, l'Océanie (Australie + Nouvelle-Guinée) n'ayant jamais été rattachée à l'Asie. Il existe plusieurs théories à ce sujet. L’une d’elles avance qu’ils seraient arrivés sur le continent par le nord via le Timor il y a 40 000 ans. Une autre suggère qu’ils sont venus par un passage de basse mer entre la Nouvelle-Guinée (banc de Sahul) et l'Australie, alors que la masse immergée des continents était moins importante. Ces deux théories ne sont pas exclusives et il est aussi possible que plusieurs vagues humaines soient arrivées à différents moments ou en même temps sur différents points géographiques du continent.

Les preuves scientifiques et archéologiques démontrent que l’occupation humaine, selon le lieu géographique du continent, date au maximum de 175 000 ans (date contestée), avec une moyenne fixée à 40 000 ans environ . Durant cette période, les Aborigènes ont développé en autarcie une culture propre.

Parmi les ouvrages qui se consacrent à cette longue période de l'histoire australienne, citons Triumph of the Nomads: A History of Aboriginal Australia, de Geoffrey Blainey (1993 , ISBN 0-87951-084-6), et Australian Dreaming: 40,000 Years of Aboriginal History, de Jennifer Isaacs (2005, ISBN 1741102588).

Les réactions des Aborigènes à l'arrivée soudaine des colons britanniques furent variées, mais inévitablement hostiles lorsque la présence des colons généra une compétition pour des ressources naturelles vitales, et l'occupation par les Britanniques de terres aborigènes. Les maladies européennes tuèrent des Aborigènes en grand nombre, et l'occupation de terres, accompagnée de l'accaparement ou de la destruction de ressources alimentaires, provoqua des famines. A l'inverse de la Nouvelle-Zélande, où le traité de Waitangi fut perçu comme une légitimation de la colonisation britannique, aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n'autorisèrent jamais la colonisation. Depuis les années 1980, l'emploi du terme « invasion » pour décrire la colonisation de l'Australie se généralise, tout en demeurant controversé. L'historien Henry Reynolds a souligné le fait que les officiels du gouvernement, ainsi que les colons, employaient fréquemment, aux dix-huitième et dix-neuvième siècles, des mots tels « invasion » et « guerre » pour décrire leur présence et leurs relations avec les Australiens autochtones. Dans son livre The Other Side of the Frontier (De l'autre côté de la frontière), Reynolds décrit en détail la résistance armée des peuples aborigènes, au moyen de guerillas, face à l'intrusion blanche sur leurs terres. Cette résistance, débutant au dix-huitième siècle, se poursuivit jusqu'au début du vingtième.

Reynolds affirme que la résistance aborigène continua pendant bien plus d'un siècle, démentant le 'mythe' d'une colonisation pacifique de l'Australie. Les colons, pour leur part, réagirent souvent à la résistance aborigène avec une grande violence, ce qui mena à de nombreux massacres aveugles d'hommes, de femmes et d'enfants aborigènes par des Blancs. Les massacres les plus tristement célèbres du début du dix-neuvième siècle furent le massacre de Pinjarra et le massacre de Myall Creek.

Parmi les Aborigènes célèbres qui résistèrent à la colonisation britannique, on trouve Pemulwuy et Yagan. En Tasmanie, la « Guerre noire » fut un phénomène de la première moitié du dix-neuvième siècle.

Depuis une restitution partielle des terres à partir de 1976, de nombreux Aborigènes sont retournés vivre sur les lieux de vie de leurs ancêtres – homeland – desquels ils avaient été chassés.

Ces homelands sont, selon eux, leur identité intrinsèque, lieu des origines, lieu de vie de leurs ancêtres et de leur groupe familial. Ils sont donc pour la plupart concentrés dans les régions septentrionales du pays. Beaucoup vivent dans des réserves appelées « communautés » : il en existe 70 dans les Territoires du Nord.

Ces groupes subissent les fléaux de l'alcool et de l'acculturation. Certains sont mieux assimilés dans la population issue de l'immigration.

Pendant plus d’un siècle et jusqu’à la fin des années 60, sur ordre du gouvernement, des enfants aborigènes métissés de sang blanc ont été arrachés à leurs mères et placés dans des orphelinats, des missions ou des familles d’accueil censés en faire « de bons petits Australiens » . « Keep Australia White » - « L’Australie aux Blancs » - est alors le mot d’ordre, et après le génocide dû aux premiers colons, ou le semi-esclavage pratiqué dans les réserves, ne reste, pour venir à bout de ces « moins-qu’humains » et leur faire oublier d’où ils viennent et qui ils sont, que l’assimilation forcée dès le berceau.

En 1997, une journée nationale du pardon, National Sorry Day, fut instituée le 26 mai de chaque année pour faire connaître le tort qui a été causé aux familles indigènes par les générations volées et de façon à ce que le « processus de cicatrisation » puisse débuter.

Adapatée d'un article de l'Associated Press.

Ils étaient environ entre 500 000 et 750 000 lorsque les premiers colons britanniques sont arrivés en 1788 ; peut-être même plus. Dès la colonisation, les Aborigènes ont été décimés par les massacres, les épidémies et les empoisonnements ; ils ont été confinés dans des réserves sur les terres les plus pauvres. Le premier recensement des Aborigènes n'eut lieu qu'en 1967. De nos jours, ils seraient un peu plus de 450 000, représentant 2,3 % de la population australienne. Leur espérance de vie est de 17 ans plus faible que celle des autres Australiens. Le revenu moyen d'un foyer aborigène s'élève environ à 40 % de celui d'un non-aborigène. Enfin, la population carcérale compte 22 % d'Aborigènes. Les communautés aborigènes présentent les pires symptômes de la pauvreté : alcoolisme, drogue, fort taux d'incarcération, chômage, faible degré d'instruction. Le 10 décembre 1992, dans le parc de Redfern près d'un quartier où vivent de nombreux Aborigènes, le Premier ministre Paul Keating prononça l'un des plus importants discours de l'histoire australienne. Il retraça le sort terrible réservé aux Aborigènes depuis l'arrivée des Européens et affirma la nécessité d'une réconciliation : Nous ne pouvons pas imaginer que les descendants d'un peuple, dont le génie et la résistance ont maintenu une culture ici depuis plus de 50 000 ans, qui survécut à 200 ans de dépossessions et d'abus, se voit niée leur place dans la Nation. En février 2008, le gouvernement travailliste élu en décembre 2007 et dirigé par Kevin Rudd a présenté les excuses de la Nation pour les générations volées. Dans les années 1930, les gouvernements avaient mis en place des programmes visant à l'élimination de la race aborigène. Des dizaines de milliers d'enfants furent enlevés à leur famille et placés dans des institutions ou des familles blanches (ce qui relève du génocide tel que défini par l'ONU). Le témoignage direct des quelque 13 000 survivants sur les mauvais traitements physiques et sexuels dont ils furent victimes a entraîné des poursuites en justice. De 1995 à 2007, les conservateurs au pouvoir avaient refusé de formuler des excuses car elles auraient pu ouvrir la voie à une compensation financière.

Le pays aborigène représentait 10 % du territoire australien en 2007.

Dans le nord de l'Australie, un créole d'anglais est apparu dans la première moitié du XXe siècle et s'est propagé dans les régions adjacentes. Ce créole, appelé "kriol", est aujourd'hui la langue maternelle d'environ 15 000 personnes, essentiellement dans la région du Top End. Il ne s'agit pas d'une langue de contact (ou "pidgin", langue véhiculaire limitée aux contextes d'échanges entre des groupes) mais bien d'une langue à part entière, que ses locuteurs considèrent souvent comme une langue aborigène au même titre que les langues plus anciennes. Une proportion importante de ses éléments lexicaux est empruntée de l'anglais, mais le vocabulaire spécifique (faune et flore, termes de parenté...) renvoie aux langues aborigènes. Le système de conjugaison et la grammaire sont relativement simples, comme c'est le cas dans de nombreux créoles. Dans les régions où le kriol est devenue la langue maternelle des communautés, les autres langues aborigènes sont souvent menacées d'extinction.

Certains mots des langues aborigènes sont passés dans la langue australienne (principalement des noms d'animaux, de plantes ou de lieux) : kangourou, koala, Uluru (appelé par les anglophones Ayers Rock), billabong...

Les discussions et controverses sur l'organisation sociale et territoriale des Aborigènes ont été nombreuses, surtout parmi les anthropologues. Sommairement, il est néanmoins possible de dire que les Aborigènes étaient, et pour une partie sont encore aujourd'hui, organisés en tribu. (Une tribu est un ensemble de personnes qui adhèrent à un même ensemble de règles et normes coutumières, qui vivent sur un territoire plus ou moins délimité, qui parlent une langue commune et qui se marient normalement entre eux). La taille des tribus australiennes est variable. Certains groupes ne comptaient qu'une centaine de membres, comme les groupes dialectaux du Désert de l'Ouest, d'autres, comme les Warlpiri ou les Aranda, comptent plusieurs milliers de personnes.

Les tribus sont souvent divisées en clans. Un clan est un groupe de descendance dont les membres disent descendre d'un même ancêtre (réel ou mythique). Les hommes d'un clan épousent normalement une femme d'un autre clan. Ce principe ou règle de mariage est appelée l'exogamie. Les clans australiens peuvent être matrilinéaires, c'est-à-dire que l'appartenance au clan est déterminée en ligne maternelle, mais la majeure partie des clans sont patrilinéaires, c'est-à-dire que c'est l'appartenance clanique du père qui détermine celle de ses enfants.

Mais si un clan est souvent le propriétaire d'une partie du territoire tribal, il n'en est pas forcément l'exploitant. Il n'y a en Australie pas forcément coïncidence entre groupe de propriétaires et groupe de résidents, c'est-à-dire ceux qui nomadisent ensemble, qui chassent et collectent ensemble, etc. Ce groupe de résidents a souvent été appelé horde, bande ou, mieux, groupe local. Selon certaines formules anthropologiques génériques, notamment provenant de l'anthropologue Radcliffe-Brown, le groupe local est le clan moins les femmes qui sont parties se marier dans d'autres clans, plus les femmes qui se sont mariées avec des hommes du clan.

Cette vision est considérée aujourd'hui comme trop simpliste, l'organisation territoriale étant souvent une question de négociation et d'adaptation permanente, où les membres des clans migraient et déménageaient souvent entre les différents groupes locaux.

On estime aujourd'hui qu'il y avait environ 1500 tribus différentes en Australie.

Les Aborigènes sont de remarquables peintres, sur écorces dans les Territoires du Nord, sur tissus et toiles dans la partie du désert central. Les dessins et figures qu'ils peignent ont tous une signification bien particulière apparentée à la mythologie du rêve et pouvant être assimilée à une forme d'écriture. À l'exception des peintures rupestres, la plupart des œuvres aborigènes étaient éphémères : peintures corporelles, dessins sur le sable, peintures végétales au sol... À partir des années 1970, les Aborigènes ont abordés la peinture acrylique sur toile. Les œuvres aborigènes évoquent souvent le temps du rêve qui relate le mythe de la Création selon leur culture. En 2007, le tableau d'Emily Kngwarreye, Earth's Creation s'est vendu pour l'équivalent de 671 000 euros.

Les Aborigènes ont conservé nombre de chants ancestraux et développé des instruments très particuliers. Le yidaki ou didgeridoo est considéré comme l'instrument le plus représentatif des Aborigènes et certains avancent qu'il est le plus ancien des instruments à vent. Cependant, seuls les Aborigènes de l'Arnhem land en jouaient comme les Yolngu. De plus, seuls les hommes pouvaient en jouer.

Le groupe de rock australien Midnight oil a été un des premiers à intégrer le didgeridoo dans quelques chansons ce qui a fait découvrir cet instrument au grand public.

Actuellement, les musiciens aborigènes sont connus pour leur pratique du Rock and Roll, du hip hop et du reggae. L'un des groupes les plus connus est Yothu Yindi qui est reconnu comme le fondateur du rock aborigène.

Le Bush Tucker est un terme australien qui désigne l'ensemble des espèces animales et végétales natives d'Australie permettant à l'homme de se nourrir dans la nature. La connaissance de ces ressources fait partie intégrante de la culture aborigène. Le Bush Tucker désigne aussi le statut privilégié dont jouit l'homme de la tribu qui est chargé de la cueillette et de la chasse.

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Source : Wikipedia