Aubagne

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Posté par rachel 06/04/2009 @ 20:12

Tags : aubagne, bouches-du-rhône, provence-alpes-côte d azur, france

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Aubagne

Blason de la ville d'Aubagne (13).svg

Aubagne (en occitan provençal Aubanha selon la norme classique ou Aubagno selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Aubagne est la capitale des santons. La Légion étrangère y est établie. De nombreuses manifestations culturelles sont organisées.

Ses habitants sont appelés les Aubagnais.

Le site d'Aubagne se trouve dans la vallée de l'Huveaune, plaine marécageuse triangulaire, dont les sommets pointent vers Aix-en-Provence au nord, Toulon à l'est, et Marseille à l'ouest. La cité est bordée par le massif du Garlaban, les contreforts de la Sainte-Baume, et au sud par le massif du Douard prolongé par les monts de Carpiagne vers l'ouest. Ses atouts découlent de sa situation de carrefour de ces 3 agglomérations. Toutefois, les nombreuses collines et autres petites butes qui parsèment son territoire en font des obstacles naturels qui ont tendance à cloisonner l'espace. Cette ville possède aussi la particularité d'avoir été la première ville de France à être totalement entourée d'autoroutes.

Depuis 1962 le commandement de la Légion étrangère est stationné à Aubagne. Elle est également présente par le 1er régiment étranger regroupant huit cents hommes . Pour le centenaire de la bataille de Camerone le 30 avril 1963, le monument aux morts placé dans la caserne Vienot à Sidi-Bel-Abbès fut rapatrié à Aubagne. Ce monument représente un globe terrestre encadré par quatre légionnaires. La statue est en bronze dessiné par le sculpteur Henri Pourquet. La masse du monument est de 80 t.

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Gare d'Aubagne

Gare-Aubagne46.jpg

La gare d'Aubagne est située à 17 kilomètres à l'est de Marseille-Saint-Charles, sur la ligne de Marseille à Toulon, section de la ligne Marseille - Vintimille, elle-même partie terminale de la grande relation Paris - Lyon - Méditerranée.

Cette ligne est électrifiée depuis la sortie de Marseille en courant alternatif 25000 V, et est à double voie. En gare, les deux voies sont dédoublées, les deux voies centrales étant entourées de deux quais qui les séparent des voies supplémentaires, de sorte que l'un des quais donne accès à deux voies direction Marseille, et l'autre à deux voies direction Toulon. Le bâtiment voyageurs est situé côté centre ville, couplé avec une gare routière de construction récente.

La vente de billets et la réservation sont assurées aux guichets aux heures ouvrables, et un distributeur automatique de billets régionaux est en libre service extérieur. Un distributeur de billets/réservations est aussi disponible dans la salle d'attente.

Comme presque toutes les gares situées entre Marseille et Toulon, elle n'est desservie que par les TER, l'accès aux trains grandes lignes ou TGV se faisant à Marseille.

Le projet, annoncé mais non encore mis en chantier, de pose d'une troisième voie continue entre Marseille et Aubagne pourrait modifier sensiblement ce schéma.

A la sortie est de la gare se trouve un embranchement, amorce d'une ligne à voie unique qui desservait anciennement le bassin minier et industriel de Gréasque, et rejoignait à la Barque la ligne de Gardanne à Brignoles et Carnoules. Cette ligne a entièrement disparu au-delà de La Bouilladisse, mais est encore en étatjusque là, bien que mal entretenue et embroussaillée par endroits, et certains riverains, notamment de Roquevaire, en demandent la réouverture au trafic voyageurs.

Le zone marchandises est d'étendue assez importante, et comporte encore un grand nombre de voies, mais le trafic y est quasiment nul.

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Rue d'Aubagne

La rue d'Aubagne se trouve dans le 1er arrondissement de Marseille et va de la rue des Récolettes à la place Paul-Cézanne après avoir franchi les cours Lieutaud par un pont.

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Marseille

Marseille#Héraldique et devise

Le Vieux-Port et, à l'arrière-plan, Notre-Dame-de-la-Garde.

Marseille (en provençal Marselha, Marsiho en latin Massilia) est une ville du Sud-Est de la France. Surnommée la Cité phocéenne, en raison de sa fondation vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, elle est la plus ancienne implantation urbaine de France. Elle est également le premier port de France et de Méditerranée.

Située au sud-est de la France, (par voies express, à 775 km de Paris, 316 km de Lyon, 204 km de Nice, 521 km de Milan et 506 km de Barcelone), elle est bordée par la Méditerranée à l'ouest, enserrée par les massifs de l'Estaque au nord, de l'Étoile et du Garlaban à l'est et des Calanques au sud.

Avec ses 839 043 habitants, elle est la deuxième ville du pays par sa population communale et celle de son unité urbaine et constitue la 3e aire urbaine du pays. La commune s'étend sur une superficie de 240 km². Depuis l'an 2000, Marseille est à la tête de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole qui regroupe 1 023 972 habitants.

Marseille est la préfecture du département des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle abrite le club le plus titré du football français, l'Olympique de Marseille.

Ses habitants sont appelés les Marseillais.

La ville, deuxième de France suivant sa population communale et son agglomération mais troisième aire urbaine selon l'INSEE, est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe.

Marseille est une des rares villes qui n'ait pas de banlieues à proprement parler, ces dernières, les-dits quartiers nord, sont en fait parties intégrantes de la commune, regroupées dans les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements.

L'Huveaune et son affluent le Jarret, entièrement recouvert dans la partie urbaine de la ville, sont les principaux cours d'eau traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. L'Huveaune et les Aygalades sont par principes des fleuves, mais ont des débits relativement faibles. Le système hydrographique du bassin de la ville est propre au milieu méditerranéen : l'eau est peu présente dans ses cours d'eau mais a, à partir de débit normal faible, des crues importantes en cas de pluies. L'eau est très fortement canalisée, souvent à la source même de ces cours d'eau, et irrigue l'ensemble du bassin. Dans le cas des cours d'eau marseillais, ceux-ci sont ré-alimentés en eau par le trop plein du Canal de Marseille.

Depuis plus de dix ans, l'Huveaune, juste après le point de confluence avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les Calanques, par l'émissaire de Cortiou.

Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le Canal de Provence (eaux du Verdon).

Si la région Provence Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de Nice et d'Aix-en-Provence, les risques semblent négligeables pour Marseille.

Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (le Massif des calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Paul Cézanne) et par les chaînes de l'Étoile et du Garlaban au nord-est.

Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 487 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (9 866 h/km²) ou Paris (20 696 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3  700 h/km²) mais si on prend en compte uniquement sa zone habitable (150 km²) sa densité atteint 5 594 h/km² ce qui est presque comparable à des villes entièrement urbanisées comme Lille (6 489 h/km²).

De par sa superficie (240,62 km²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que Le Caire (210 km²) ! Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque.

Une telle immensité a rendu difficile le développement des transports. Marseille est une des seules villes de France de plus de 200 000 habitants à ne pas être dotée d'un périphérique urbain. Ceci se traduit par une traversée de la ville obligatoire pour tous ceux qui longent la côte, d'autant que la route qui contourne la cité par les collines est condamnée depuis plus de trente ans en raison des risques d'incendies.

Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré » l'arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a longtemps été la vallée de l'Huveaune, vers Aubagne. Cependant, l'activité portuaire s'est déplacée progressivement vers le littoral nord de la ville, avant de se localiser sur le site de Fos-sur-Mer aménagé dans les années 1960.

Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l'A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne, Toulon et Nice, l'A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles puis vers Lyon et Montpellier, les installations industrielles de l'étang de Berre et Fos-sur-Mer et l'aéroport à Marignane et l'A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l'extrémité de l'A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l'A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d'être repoussée (2011 ?), achèvera en fait une sorte d'intraphérique d'une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l'est.

Outre les contraintes géographiques, l'urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l'histoire rend tous les transports difficiles.

La ville s'est développée autour de l'ancien port grec devenu « Le Vieux-Port », notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle, elle a connu un développement très important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l'Algérie, le Levant et l'Extrême Orient. La rue de la République est un parfait exemple de cet urbanisme du second Empire, large et longue percée haussmannienne, comparable à l'avenue de l'opéra à Paris, qui, du Vieux Port au bas de la Canebière, aboutit aux quartiers des docks en pleine restructuration.

Le franchissement de l'obstacle naturel qu'est le port avait été résolu par la mise en place d'un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place à la fin des années soixante de deux tunnels .

La circulation reste très difficile en centre ville.

Le métro permet de parcourir assez rapidement le centre et la banlieue qu'il dessert mais il reste dépendant d'un réseau de bus qui l’alimente en usagers dans une ville relativement peu dense. Depuis le 25 février 2008, le métro ferme à 23 h en semaine au lieu de 21 h ce qui était le cas auparavant et à 1 h le week end. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de la commune, est marqué par une lenteur notable — considéré comme le réseau le plus lent de France — et des fréquences de passage peu élevées — une seule et unique ligne, le «21», affiche une fréquence journalière de 5 à 7 minutes —, celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre — les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels. Le réseau de bus reste par ailleurs marqué par l'horaire fatidique de 21 h : au delà un réseau de bus en soirée — Fluobus — prend le relais.

Le nouveau tramway devait être l'occasion de revaloriser les transports en commun, point de faiblesse notoire de la ville. Cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu'il dessert, il profite essentiellement à une partie des quartiers Est alors que certains secteurs, dans les arrondissements dits centraux, restent très mal desservis notamment autour de Saint-Victor et de la Belle de Mai. Dans le centre, il traverse des quartiers déjà bien desservis par le métro, la municipalité ayant misé sur lui comme catalyseur d'une revalorisation urbaine du centre ville, s'articulant avec d'autres projets structurels.

Depuis le mois d'octobre 2007, le dispositif Le Vélo est en place dans l'hyper-centre : de Mazargues à la Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations (de 8 à 30 vélos) seront aménagées à terme pour accueillir 1 000 vélos.

Le train permet d'arriver directement au cœur même de la ville. Depuis 2001, la ligne TGV Méditerranée relie Paris à Marseille (750 km) en trois heures. La gare Saint-Charles qui permet également de joindre la Bretagne, Lille, Bruxelles, la Bourgogne et la Lorraine directement par TGV. Par contre le projet LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur (si toutefois le tracé dit "LGV des métropoles du sud" est retenu) ne permettra pas le prolongement vers l'Italie avant 2020.

La gare Saint-Charles est aussi le point de convergence des principales lignes du réseau régional (T.E.R.). Elle est directement reliée aux deux lignes de métro marseillaises, ainsi qu'à la gare routière et voit passer plus de 200 trains quotidiens.

L'Aéroport International Marseille-Provence, troisième aéroport de province après Nice-Côte d'Azur et Lyon-Saint-Exupéry, se situe à une trentaine de kilomètres de Marseille. Son trafic est principalement orienté vers Paris, (Orly est la première desserte de l'aéroport), la Corse, Londres et l'Afrique Maghrébine, mais Bordeaux et Nantes restent des destinations favorites. Des autobus (toutes les vingt minutes) et des taxis relient en moins de 30 minutes, l'aéroport au centre ville. Il est en plein développement depuis l'ouverture d'une aérogare low cost en octobre 2006. Dés le 14 décembre 2008, l'ouverture d'une gare appelée « Vitrolles - Aéroport Marseille Provence » située au lieu dit Les Aymards, permettra une desserte quasi directe de l'aéroport depuis Marseille, Avignon, Cavaillon via le TER. Un service de navette effectuera la liaison entre cette gare et les différents halls de l'aéroport (cinq minutes au maximum) Le temps de parcours entre Marseille et cette gare sera au maximum de vingt minutes.

Les liaisons maritimes régulières sont au nombre de 220, la moitié étant vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient. Elles relient le port de Marseille à 400 ports de 120 pays différents . C'est l'un des principaux points d'accès à la Corse dans le cadre de la Continuité territoriale.

Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au mistral, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne 570mm de précipitations par an et 81 jours de pluie (dont 39 dépassant 2.5 mm), principalement en automne-hiver. La température moyenne à Marseille est de 14,6 °C.

Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint - 16,8 °C le 12 février 1956 et + 40,6 °C le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 570 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 on a mesuré plus de 200 mm de pluie en 24 heures. Le 14 janvier 1987 et le 7 janvier 2009 on a mesuré plus de 10 cm de neige, ce qui a complètement paralysé la ville,.

Les armes de Marseille, adoptées en 1930, peuvent se blasonner ainsi : D'argent à la croix d'azur.

De grands fachs resplend la cioutat de Marseilles (1257) (La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits), qui a été traduit en latin Actibus immensis urbs fulget Massiliensis, depuis 1691.

Du grec Massalia (situer l'accent tonique sur le i conformément à la langue grecque), a été fondée par des marins venus de Phocée, Phokaia en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille.

Cependant, plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Salyens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις, il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.

Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en occitan provençal: Marselha selon la norme classique ou Marsiho selon la norme mistralienne. On appelle la ville Marsiglia en italien, Marsella en catalan et en espagnol, Marselha en portugais, Marseilles ou Marseille en anglais, Massilien autrefois en allemand (mais Marseille en allemand actuel).

En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille qui a accueilli la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel un certain François Mireur chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est « la Marseillaise ». Une plaque commémorative de Rouget de Lisle est visible rue Thubaneau au centre de Marseille.

La topographie première du site de Marseille grecque est encore largement perceptible de nos jours, malgré les importantes modifications du XIXe siècle Promontoire environné par la mer, il est dominé par trois buttes successives : la butte Saint-Laurent (26 mètres d'altitude en 1840), la butte des Moulins (42 mètres, associée à la butte de la Roquette, 38 mètres), et enfin la butte des Carmes (environ 40 mètres). Les cols entre ces hauteurs recueillaient les écoulements d'eau. Dernier élément de topographie naturelle, la zone du Fort Saint-Jean présentait, jusqu'au remblaiement volontaire pour la construction du fort, une pente vers la mer au nord qui n'est évidemment plus perceptible maintenant.

Plusieurs talwegs se déversaient dans le port : l'un entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles, un second beaucoup plus important dans l'axe de la Canebière actuelle et enfin un troisième au sud (axe de la rue Breteuil, appelée vallée Fogaresse au Moyen Âge).

Le site est occupé depuis longtemps par les hommes ainsi qu'en témoigne la découverte en 1991 de la grotte Cosquer, dans l'une des calanques de Marseille et dont l'occupation entre 27 000 et 19 000 avant notre ère est attestée. Des fouilles récentes ont mis au jour des vestiges d'une implantation néolithique qui remonte à 6 000 avant notre ère, près de la gare Saint-Charles, autour de la rue Bernard Dubois. Récemment, les archéologues ont dégagé ce qui pourrait être des murs en terre crue, des trous de poteaux, ainsi que des outils en silex et des objets en coquillages.

Sa fondation, qui remonte à 600 avant J.-C., est le fait de colons grecs venus de Phocée (aujourd'hui Foça en Turquie), et fut notamment peuplée par les Phocéens fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.. La date est donnée par différents auteurs antiques, avec des variantes ; les découvertes archéologiques ne s'opposent pas à cette date.

Les conditions exactes de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Deux auteurs antiques nous en ont gardé la description : Trogue-Pompée (abrégé par Justin) et Aristote dans sa Constitution des Marseillais.

Le territoire aurait été occupé par une tribu des Ligures, celle des Ségobriges, qui se serait implantée vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef de cette tribu, Nanos, avait organisé un festin au cours duquel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe d'eau. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité qu'il érigea sur les bords de la corne du Lacydon, le petit fleuve qui débouchait au nord-est du Vieux Port.

Les Phocéens ont alors construit une cité tournée vers la mer et le commerce. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (Phocéen) et de la belle Gyptis (Ligure) établit fermement sa tradition de ville commerciale.

Les fouilles archéologiques ont révélé les vestiges des premières traces de l'habitat grec directement au contact d'un sol vierge sur la partie la plus occidentale du site (butte Saint-Laurent). Dans l'état actuel de nos connaissances, la ville grecque ne semble pas avoir succédé à une occupation plus sommaire indigène. Très vite la ville s'agrandit et s'étend jusqu'au versant oriental de la butte des Moulins. Enfin, elle englobe la troisième butte (dite des Carmes) avant la fin du VIe siècle av. J.-C.. Une dernière extension à l'époque hellénistique lui permet d'atteindre une surface d'environ 50 hectares, que la ville ne dépassera pas avant le XVIIe siècle.

La fortification grecque de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été retrouvée en deux points de la ville : au Jardin des Vestiges et sur la butte des Carmes, lors de fouilles d'urgence dans les années 1980. Une reconstruction a lieu à l'époque grecque classique, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Enfin, vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., l'ensemble de la fortification est reconstruite en grand appareil de calcaire rose. Ce rempart est encore visible sur le Jardin des Vestiges (tour penchée et mur dit de Crinas).

L'intérieur de la ville est découpé en îlots, avec des rues à angle droit qui constituent des ensembles cohérents, adaptés à la topographie naturelle du site. Ainsi le long du rivage les voies ont-elles des axes changeants, tandis que les pentes de buttes sont quadrillées de façon régulière.

Peu de monuments sont connus ; Strabon (IV, 1, 4) signale l'Ephésion (consacré à Artémis) et le sanctuaire d'Apollon Delphinios. Quelques découvertes archéologiques se rapportent à des édifices religieux : un chapiteau de la fin du VIe siècle av. J.-C. trouvé en remploi dans un mur moderne et des stèles avec déesses assises (provenant d'un sanctuaire à Cybèle ?). Au pied de la place de Lenche, les caves de Saint-Sauveur sont le seul édifice conservé depuis l'antiquité dont la connaissance avait été gardée ; certains y voient une fontaine antique (F. Salviat), mais plus récemment on a proposé la fonction de grenier à blé ou d'arsenal (H. Tréziny). Dégagé par F. Benoit après la seconde guerre mondiale, ce monument n'a malheureusement pas été gardé intact depuis et est aujourd'hui inaccessible. Cet édifice marquait la limite topographique entre une partie basse (au sud), proche du port et le col entre les buttes Saint-Laurent et des Moulins (au nord, matérialisé actuellement par la place de Lenche). On suppose que l'agora grecque se situait à l'emplacement du forum romain, soit au sud des Caves de Saint-Sauveur.

Les fouilles ont révélé par ailleurs un établissement thermal du IVe siècle av. J.-C. à la rue Leca et de nombreux vestiges d'habitat et de rues (en particulier rue des Pistoles ou près de la cathédrale de la Major).

À l'extérieur des murs, les fouilles récentes ont mis en évidence une cadastration établie dès la fin du VIe siècle av. J.-C., ainsi que l'exploitation de carrières d'argile que l'on trouvait abondamment dans le substrat géologique (site de l'Alcazar) ; par la suite se développe au même emplacement une culture de la vigne et probablement d'autres plantations. Les nécropoles nous sont connues soit par des découvertes anciennes soit par la fouille, en 1990, du Parc Sainte-Barbe. Ainsi se dessine un paysage suburbain varié, où le domaine des morts alternait avec celui des vivants.

Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs. C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles.

Marseille, comme le retracent les découvertes, connaît une forte croissance et devient une cité prospère, vivant des relations commerciales fortes avec la Grèce, l'Asie mineure puis Rome. La ville jalouse de son indépendance s'administre librement. La constitution marseillaise se référait à celles des cités ioniennes. La ville était gouvernée par un directoire de 15 « premiers » choisis parmi 600 sénateurs (Strabon, IV, 1,5). Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif.

Au cours du deuxième siècle avant notre ère, Marseille se retrouve confrontée à la puissance grandissante de ses voisins gaulois, en particulier des Salyens. Pour faire face à leur menace, la cité phocéenne fait appel à son allié romain qui est devenue la grande puissance méditerranéenne. Cliente de Pompée et de Jules César, elle refuse de prendre parti entre les deux en -49, tout en accueillant les émissaires de Pompée. Assiégée par trois légions pendant deux mois par César puis par son légat Trebonius, elle est enfin prise (Bellum Civile, livre I, 34-36, etc.). Elle est privée ensuite de ses colonies et doit se soumettre à Rome. Les Romains la rattachèrent à la province Narbonnaise.

À l'époque d'Auguste, la ville connaît une nouvelle grande phase de construction. L'agora-forum est reconstruit comme en témoignent les fragments de dallages découverts par F. Benoit au sud des Caves de Saint-Sauveur. Le forum était bordé à l'ouest par un autre grand édifice, le théâtre, dont quelques gradins ont été conservés jusqu'à nos jours dans l'enceinte du collège du Vieux-Port.

Des thermes sont installés le long du port également à la même époque. Les vestiges, remontés sur la place Villeneuve-Bargemon, sont visibles quasiment à leur emplacement d'origine derrière la Mairie.

Pendant le Haut Empire, la zone portuaire est considérable. Elle s'étend sur la rive nord du port, suit la corne du port (Jardin des Vestiges) dont le quai est reconstruit à l'époque flavienne, et se prolonge au fond du Vieux-Port actuel. Dans cette zone, les fouilles de la place Général-de-Gaulle ont dégagé une grande esplanade empierrée qui peut correspondre à des salines aménagées. De nombreux entrepôts à dolia sont connus ; une partie de l'un d'entre eux a été conservée en rez-de-chaussée d'un immeuble (Musée des docks romains).

Les fouilles archéologiques de ces quinze dernières années ont montré la vitalité de la ville. Puis, durant le Bas Empire, la ville semble décliner légèrement au profit vraisemblablement d'Arles.

La ville se développe à nouveau à partir du Ve siècle de notre ère. À l'intérieur de la ville, la construction d'une première grande cathédrale marque la puissance d'un évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Deux basiliques funéraires ont été retrouvées en fouille. L'une, hypothétique, fouillée pour moitié dans l'emprise des immeubles du Cours Belsunce par J. et Y. Rigoir en 1959, et par G. Bertucchi dans la construction du Centre Bourse en 1974. La seconde est clairement attestée par la fouille de M. Moliner, rue Malaval (2003-2004), avec la découverte d'une memoria intacte sous le chœur.

Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le Ve siècle et le VIIe siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIIIe siècle.

La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne.

Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne.

Passé l'an mil, Marseille se révèle à nouveau un port florissant qui participe aux Croisades. Les Marseillais sont présents en Afrique du Nord et possèdent un quartier à Saint-Jean d'Acre. Si la prise de cette dernière met un terme à l'aventure en Terre Sainte, leur présence est largement attestée en Méditerranée tout au long du Moyen Âge. La prise de la ville par les Catalans en 1423 et la destruction qui s'en est suivi ont occasionné un profond déclin à la fin du Moyen Âge.

Nous possédons peu d'information sur la Marseille carolingienne. Nous savons que vers 780, l'évêque Mauronte s'attacha à reconstituer le patrimoine de son église, alors dispersé. Plus tard, nous voyons à travers le polyptyque de l'évêque Wadalde (entre 814 et 818) que la gestion des biens de l'église, comptabilisés de façon rationnelle, est semblable à celle que tiennent à la même époque, les grandes abbayes du Nord de la France. S'ensuit une période difficile pour Marseille, qui est pillée par les Sarrasins en 838 et par les pirates grecs en 848. Marseille se relève lentement de ces dévastations. Dès 904, l'abbaye de Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l'Aveugle. L'absence de mentions dans les chroniques nordiques ne permet pas toutefois d'imaginer que Marseille perd sa place de porte vers la Méditerranée. Il faut toutefois admettre que l'époque reste incertaine, avec les démêlés des derniers carolingiens tout entiers tournés vers l'Italie et n'hésitant pas à traiter avec les Sarrasins lorsque leurs ambitions le nécessitent. Ainsi en 923 ils dévastent le monastère de Saint-Victor et le territoire marseillais. À partir du milieu du Xe siècle, la situation se stabilise. Le comte de Provence choisit un frère de l'évêque Honoratus de Marseille, fils d'Arlulf de Marseille, Guillaume, comme vicomte de Marseille. Ses descendants seront pendant plusieurs générations soit évêque soit vicomtes de Marseille.

La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XIIe siècle Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptyque perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IXe siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIVe siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprété anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge.

Durant la première moitié du XIe siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.

Autre malheur, la grande peste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347.

Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son frère Louis III d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile.

Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre.

En 1524, les Français défendent la ville assiégée par l'armée du Saint-Empire Romain.

Le centre-ville se transforme dès le milieu du XVIIe siècle et les premiers aménagements encore modestes de cours, places et avenues aux façades classiques ordonnancées d'après les projets de Pierre Puget, hors des murailles médiévales notamment en direction de la fameuse Canebière, qui ne deviendra cependant la grande artère qui descend jusqu'au Vieux Port qu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle devient dès lors le centre des affaires.

En dehors du centre ville, l'agglomération marseillaise comporte un paysage structuré de bastides. Dans le même temps, Marseille, qui possède la plus ancienne Chambre de commerce de France (fondée en 1599), acquiert la notoriété d'un port mondial. Avec ce grand essor du commerce moteur de l'économie marseillaise, la démographie explose et situe désormais Marseille au 3e rang des villes françaises.

Le Musée d'Histoire de Marseille au centre bourse retrace les principales étapes historiques depuis la fondation de Marseille par les Phocéens jusqu'à l'agrandissement de la ville au XVIIe siècle.

En 1773, Jean-Baptiste Grosson, notaire royal et homme cultivé, qui s'intéressa beaucoup à l'histoire de sa ville natale, et publia de 1770 à 1791 l' Almanach historique de Marseille, fit paraître un ouvrage intitulé « Recueil des antiquités et des monuments marseillais qui peuvent intéresser l’histoire et les arts », qui fit longtemps référence pour l'histoire des monuments de la ville de Marseille. Tout au long du 18 ème siècle les Marseillais se lanceront dans la traite négrière,échangeant avec les peuples africains produits finis(tissu,verroterie,arme à feu) contre esclaves, ces esclaves sont reéchangés en Amérique contre argent ou produits tropicaux(sucre,coton, vanille).Bien que tragique ce commerce sera bien inférieur à celui de Nantes et de Bordeaux.

Le XIXe siècle, avec son cortège d'innovations industrielles (dont l'apparition de la navigation à vapeur), la fin de la piraterie barbaresque, les conquêtes de la France dès 1830 puis le percement du canal de Suez, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passa d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940.

Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.

Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville.

L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra. La construction par 5 000 ouvriers du Canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un vaste monument « à la gloire de l'eau » ; c'est le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869.

Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) et intervient aussi sur le grand chantier de construction de la nouvelle cathédrale de La Major sur les quais de la Joliette.

L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon au début de l'année 1848, à Lyon en 1854, à Paris en 1857. La gare terminus, établie sur la butte Saint-Charles, fit l'objet de nombreux remaniements et aménagements jusqu'à la fin du siècle.

En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra.

En 1891 début des travaux d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur.

Ce caractère turbulent apparaît de manière récurrente dans l'histoire de la ville. La topographie et le caractère marin des marseillais fit que les comtes de Provence eurent du mal à contrôler Marseille grâce à leur indépendance commerciale. Il faut attendre Charles Ier d'Anjou pour que Marseille perde l'autonomie qu'elle avait acquise en rachetant les droits seigneuriaux aux vicomtes de Marseille. La cour comtale était installée à Aix-en-Provence. Lors de la transmission au royaume de France du comté de Provence (1481), les institutions provinciales restent dans cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.

L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du XVe siècle.

Trente années après son rattachement au royaume de France, François Ier rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel Ier au pape Léon X, le navire ayant fait naufrage, on échoua la bête sur l'île d'If. François Ier profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour protéger la cité. Il fit ainsi bâtir le château d'If et un fortin sur les pierres d'un ermitage, Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville n'était qu'un prétexte pour la surveiller ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville.

Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise. Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « La Ville-sans-nom », Lyon connut le même sort.

Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée. La ville élit Siméon Flaissières qui conduit une politique de socialisme municipal.

La ville ayant par ailleurs de lourds problèmes financiers, Marseille fut mise sous tutelle et dotée d'un administrateur extraordinaire.

À la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, Marseille se retrouve occupée par l'armée allemande le 12 novembre 1942, comme le reste de la Zone sud. La ville souffrira grandement de l'occupation, et en particulier, lors de la « rafle de Marseille », le quartier du Panier au nord du Vieux-Port qualifié de quartier criminel par les nazis. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1943, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, et deux jours plus tard, le 24 janvier, le général SS Oberg, assisté du préfet René Bousquet ordonne aux habitants du quartier du Vieux-Port d'évacuer leur domicile dans les deux heures, avec 30 kg de bagages. 30 000 personnes sont expulsées. Dans les deux semaines qui suivent, 1 500 immeubles sont dynamités, laissant un champ de ruines jusqu'à la Libération.

Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2 000 victimes.

Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit.

Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière.

Après une grave crise dans les années 1970 et 1980 (due en partie à la fermeture du canal de Suez) qui a vu la population passer de plus de 900 000 à moins de 800 000 habitants (malgré un solde naturel assez positif), l'État et les autorités marseillaises décidèrent dans les années 1990 et 2000 de relancer l'économie de la ville : le programme Euroméditerranée est un vaste programme visant à attirer les entreprises et s'accompagnant d'une importante réhabilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome. Suivant le dernier recensement, la ville gagne à nouveau des habitants avec une croissance supérieure à la moyenne nationale.

Deuxième commune de France avec presque 840 000 habitants, Marseille est aujourd'hui la 2e unité urbaine du pays (après Paris et devançant à peine Lyon) avec 1 349 772 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l'ouest et Aubagne à l'est. L'aire urbaine de Marseille est cependant la troisième de France après celle de Paris et juste en dessous celle de Lyon. L'agglomération marseillaise a même récemment absorbé la commune de Saint-Zacharie, qui fait partie du Var. Par contre La Ciotat, qui fait partie de la Communauté urbaine de Marseille, a été absorbé par l'unité urbaine de Toulon.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Marseille classé par date de recensement. Toutefois D'après l'INSEE les recensements entre 1926 et 1936 ont très largement surévalué la population légale de Marseille .

Voici ci-dessous, le tableau général de l'évolution démographique de la ville de Marseille de 1968 à 1999.

Le nombre total de ménages marseillais est de 346 820. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

En 2005, 44% des ménages marseillais étaient propriétaires de leur résidence principale et 82% vivaient en appartement, 43% étaient mariés, 39% célibataires, 9% veufs et 9% divorcés.

En 2001, la moitié des Marseillais déclarait un revenu inférieur à 12 837 euros par unité de consommation (UC) nettement inférieur à celui de Lyon (17 897 euros) ou de Nice (14 071 euros) sans parler de Paris (27 400 euros) et inférieur de 1 813 euros au revenu médian national.

La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible.

Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle où l’éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque les “hauts” revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les “bas” revenus, particulièrement faibles. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. Les bas revenus se concentrent dans les arrondissements centraux 1e, 2e et 3e ainsi que dans les quartiers nord (13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).

Le 3e arrondissement est le plus pauvre de toute la ville, avec à peine 6 353 euros de revenu fiscal médian par UC représentant le tiers du revenu médian du 8earrondissement. Les ménages du 2e arrondissement sont à peine moins pauvres, en dépassant les 6 800 euros de revenu médian. Le revenu médian dans les 13e et 16e arrondissements est le plus élevé du groupe mais reste inférieur à celui de la ville. Ces arrondissements se distinguent aussi des précédents par la présence de zones plus favorisées et sont plus disparates.

Les arrondissements où la population est la plus riche se trouvent au sud et à l’est : le revenu médian y dépasse les 16 000 euros. Le 8e est le plus riche, avec 19 167 euros par UC, suivi par le 7e (17 318 euros), le 12e (16 832 euros), et le 9e (16 489 euros).

Les ménages des 4e, 5e, 6e, 10e et 11e arrondissements ont des revenus médians légèrement supérieurs à ceux de la ville.

Les jeunes Marseillais de moins de 30 ans, parmi lesquels se trouvent de nombreux étudiants, ont le revenu médian par UC le plus faible, 9 785 euros, soit 5 600 euros de moins que ceux âgés de 50 à 59 ans, classe d'âge la plus riche. Les Marseillais de 30 à 39 ans, population en âge de travailler et d'acquérir un logement, ne sont pas beaucoup plus riches : la différence de revenus avec les moins de trente ans est d'à peine 1 000 euros. Par conséquent, les coûts de logement se trouvant parmi les plus chers de France, les jeunes marseillais et leurs familles ont de plus en plus de difficultés à se loger.

Marseille a toujours été le « carrefour du monde ». Ville grecque phocéenne à l'origine, elle a toujours eu des minorités (étrusques, ligures, celtes, salyens, romains). À l'époque romaine, point n'est besoin de sources pour déduire la multi-culturalité de ce débouché méditerranéen de la Gaule (cependant les sources existent). Pendant l'époque burgonde puis franque, la ville perd des habitants mais reste polyglotte et multi-ethnique dans un milieu globalement latin et provençal. À la fin du XVIIIe siècle, la moitié de la population n’était pas d’origine marseillaise : parmi les principaux groupes d’étrangers se trouvaient les Italiens (notamment Génois et Piémontais pour la majorité) ainsi que des Espagnols (dont de nombreux Catalans), Grecs ou Levantins.

La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIXe siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936 (guerre civile espagnole), Maghrébins (surtout Algériens) depuis l’Entre-deux-guerres, « Pieds-Noirs » en 1962, Africains (Comoriens : 50 000 en 1999).

Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne et compte environ 200 000 musulmans (25% de la population), 80 000 juifs, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.

À la mort de Gaston Defferre en 1986, huit jeunes gens d’origines ethniques différentes furent chargés de porter son cercueil. Ce fut un symbole important dans une ville qui avait vécu une importante flambée raciste en 1973.

Dès 1990 sous l'impulsion du maire Robert Vigouroux fut créée Marseille-Espérance. Cette structure associative regroupait des représentants des différentes communautés religieuses qui engageaient un dialogue non pas d’ordre théologique mais plutôt d’ordre social et culturel sur la gestion de la ville. Malgré le contexte peu favorable (crise des banlieues, problème du foulard, attentats terroristes, fort score électoral du Front national) ) Marseille-Espérance allait devenir une instance de régulation, toujours sollicitée à l’occasion d’événements locaux, nationaux ou internationaux risquant de provoquer des tensions communautaires.

Pour commémorer les 2 600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies : 6 000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.

Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fête, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'être marseillais » et d'aimer l'OM malgré ses vicissitudes. .

De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu, principalement au début et à la fin de l'été, et permettent à tous de se rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai…

Toutefois l'unanimité ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille « black, blanc, beur » : Le Front national a obtenu régulièrement à Marseille un nombre record de voix à toutes les élections précédant celles de 2007 où Nicolas Sarkozy a été élu par la majorité de la population votante. Ce résultat s'explique par les taux de criminalité et de chômage de la ville qui sont parmi les plus élevés de France métropolitaine.

Marseille et ses alentours représentent un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90 % sont des TPE.

Le Centre Bourse ainsi que les rues Saint-Ferréol, rue de Rome et le bas de la rue Paradis sont le cœur commercial de Marseille avec leurs boutiques de vêtements, chaussures, mode pour l'essentiel. Marseille compte aussi les deux centres commerciaux importants de la Valentine et du Grand Littoral.

Le Vieux Port, le Cours Julien et les alentours des plages du Prado concentrent de nombreux restaurants aux cuisines très diversifiées.

En 1999 sur les 257 721 marseillais ayant un emploi 226 021 travaillaient dans la commune, 23 083 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 3 511 dans une autre commune du département.

Parmi ceux qui détenaient un emploi à temps complet à Marseille en 1999, 51,3 % avaient un contrat à durée indéterminée, 27,1 % étaient titulaires de la fonction publique, 6 % étaient en contrat à durée déterminée, 5,8 % étaient travailleurs indépendants, 5% étaient employeurs.

Sur les 293 019 emplois de la commune, 66 998 étaient occupés par des travailleurs habitant hors de la commune.

225 799 habitants soit plus du quart de la population vivait en ZUS ; sur les 16 arrondissements seuls les 4e, 5e, 7e et 8e arrondissements ne comportent aucune partie de zone urbaine sensible .

Marseille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'azur-Corse. Elle gère l'aéroport de Marseille Provence à Marignane, qui est le 5e de France avec près de 7 millions de passagers.

Un des principaux ports de pêche de la côte méditerranéenne française, mais loin derrière Sète et Port-Vendres. Pour tout le quartier maritime de Marseille, on ne compte plus que 260 marins pour 125 navires pratiquant une pêche traditionnelle. Les apports annuels sont d'environ 1 000 tonnes.

Il subsiste également quelques cultures maraîchères ou florales dans certains quartiers.

Entre le XVIIe siècle et le XXe siècle, l'industrie florissante du savon de Marseille, des tuiles et de la céramique, des produits alimentaires, huiles ou pâtes, de la construction navale, a été une vitrine pour la ville. Tous les chemins de fer du midi de la France convergeaient aussi vers le port et docks de Marseille. Deux financiers ont beaucoup compté dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en transformant et modernisant l'urbanisme de la ville et son tissu industriel : Paulin Talabot (1799-1886) et Jules Mirès (1809-1871). Jules Mirès a en outre conçu, sans les réaliser, les plans de rénovation urbaine du port de la Joliette repris aujourd'hui, et il a tracé les grandes avenues haussmanniennes de Marseille. Une rue porte son nom dans la cité phocéenne. En 1854, sa Société sidérurgique de « l'éclairage au gaz, des fonderies et hauts fourneaux de Marseille » obtenait le monopole de l'éclairage de la ville et celle d'Arles. La fin des colonies, la crise de l'industrie française et le déplacement géographique des implantations proné par l'urbanisme fonctionnaliste (zones de la vallée de l'Huveaune, de Vitrolles et de l'Étang de Berre-Fos sur Mer) ont quasiment réduit à néant l'emploi industriel dans la ville.

En mars 2009 la fermeture de l'Union Naval Marseille (UNM), filiale du groupe espagnol Boluda, marque probablement la fin de la filière de la réparation navale à Marseille, qui employait plus de 6000 personnes il y a trente ans.

Marseille compte trois sites classés Seveso deux situés dans le 11e arrondissement et un dans le 14e.

La Délégation Provence et Corse, est le second pôle régional du CNRS après l’Île-de-France : par son budget de 140 Millions d'euros, par ses effectifs : près de 1 900 agents CNRS (dont 853 chercheurs) et 2 000 personnes (dont plus de 1 600 chercheurs) des universités d’Aix-Marseille et des autres organismes (INSERM, INRA…) participent activement à la recherche, par ses 110 structures opérationnelles de recherche et de service dont 90 unités de recherche.

La majorité des structures opérationnelles (94 %) se trouve implantée à Marseille et Aix-en-Provence, et répartie sur 23 sites. L’aire Marseille-Aix regroupe, à elle seule, 95 % des agents CNRS de la Délégation : 77 % sur la zone marseillaise et 18 % sur la zone aixoise.

Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : trois chercheurs marseillais ont participé à la découverte (qui reste à valider) de la « fabrication » de « sang universel » ; des scientifiques marseillais ont découvert de nouvelles exoplanètes.

L’Assistance publique des hôpitaux de Marseille est spécialisée dans toutes les disciplines, et dispose d’un niveau technologique qui lui permet de prendre en charge les demandes médicales les plus pointues. Son attractivité dépasse les frontières régionales pour les cas qui nécessitent une haute technicité et des équipements sophistiqués. L’AP-HM est un acteur majeur de l'économie marseillaise. Avec 15 000 agents il est le premier employeur de la région.

Les domaines d'excellence sont : hôpital d’enfants (médecine néonatale), pathologies rares (grands brûlés, hématologie, neurochirurgie) ; transplantation d’organes (traumatologie, greffes osseuses…).

Les principaux établissements publics rattachés à l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille sont : l' hôpital Sainte-Marguerite et l'hôpital Salvator (9e arrondissement), l'hôpital de la Timone et l'hôpital de la Conception (5e arrondissement), l'hôpital Nord (15e arrondissement).

Les principaux établissements privés sont : l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (9e arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (2e arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (8e arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (6e arrondissement).

Il existe trois universités sur Marseille regroupant plus de 60 000 étudiants : l'Université de Provence - U1: Sciences exactes, lettres et sciences humaines, l'Université de la Méditerranée - U2 : Sciences exactes, santé, sport et économie et l'Université Paul Cézanne - U3 : Sciences exactes, droit, science politique, économie appliquée et gestion.

Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus importants ensembles de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des trois universités est en cours.

Les principaux campus sont situés à Luminy, Saint Charles, Saint Jérôme, Château Gombert, et pour les enseignements médicaux La Timone et l'Hôpital Nord . Ces universités ont aussi des établissements principalement sur Aix-en-Provence mais également dans toute l'académie. Les universités U1 et U3 ayant d'ailleurs leurs sièges à Aix-en-Provence. Le caractère bicéphale de ces universités est principalement hérité de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière générale sur les sciences exactes, alors que sur Aix-en-Provence, c'était les sciences humaines qui prédominaient.

Le lycée Thiers propose les classes préparatoires les plus réputées de la région, toutefois Marseille ne dispose pas d'autant de grandes écoles renommées que sa taille pourrait le faire penser, les seules ayant leur siège à Marseille étant : l'École centrale de Marseille, École d'ingénieurs dont la première promotion est sortie en 2006, née de la fusion de divers Écoles d'ingénieurs ; Euromed Marseille Ecole de Management, anciennement « École supérieure de commerce de Marseille » qui n'avait jamais connu de renom particulier est classée depuis plusieurs années parmi les 10 premières écoles de commerce françaises . ; l'ESIL (École supérieure d’ingénieurs de Luminy), présente sur Marseille depuis 1993, qui forme des Ingénieurs spécialisés dans six domaines : informatique, biomédical, biotechnologie, matériaux, réseaux et multimédia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ; Polytech'Marseille (École Polytechnique Universitaire de Marseille) née du regroupement de trois écoles d'ingénieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des ingénieurs spécialisés dans quatre domaines : Mécanique-Énergétique, Génie industriel et Informatique, Microélectronique et Télécommunication, Génie civil. Également, l'EPITECH ouvrira une antenne à Marseille en septembre 2009.

Enfin, afin de préparer au mieux les futurs étudiants à l'international, l'EPIM Ecole Privée Internationale de Marseille propose dès le plus jeune âge un enseignement international en 2 langues français-anglais. L'EPIM a d'ailleurs ouvert un second établissement sur la commune de Luynes (13080) en 2008.

Parmi les sociétés de renommée on trouve : CMA-CGM (l'un des leaders mondiaux du transport maritime), le Groupe des Eaux de Marseille (quatrième groupe français dans le secteur de l'eau), le Groupe ONET (N°1 national du nettoyage), la Comex (explorations sous-marines), Eurocopter (premier fabricant d'hélicoptères au monde) filiale d'EADS, La Provence, La Marseillaise (quotidiens régionaux), l'Olympique de Marseille, la SNCM. (compagnie de navigation qui a en particulier assuré jusqu'à présent la continuité territoriale avec la Corse), le groupe Pernod-Ricard (deuxième groupe mondial des spiritueux) et la marque de bonbons Haribo. Enfin, la Sodexo, qui est le leader mondial des services de restauration. A toutes ces entreprises vient également s'ajouter le Groupe SNEF (avec plus de 8000 employés en France et à l'international) qui est spécialisé dans les métiers du génie électrique et climatique, des procédés industriels, des systèmes de communication, des systèmes de sécurité et de la maintenance.

Le renouveau de la ville, qui a attiré plus de 40 000 nouveaux habitants entre 1999 et 2006, et la nouvelle image dont elle jouit, matérialisés par les travaux importants — notamment dans le cadre du projet Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Belle de Mai et les anciens docks . La ville se veut le carrefour de la Méditerranée et de l'Europe — qui sont entrepris en son sein, et une forte médiatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes : le trafic de la gare Saint-Charles est passé de 7,1 millions de passagers annuels en 2000 à 15 millions en 2007 dû à l'effet TGV mettant Marseille à 3 heures de Paris, 1h40 de Lyon et 4 heures de Lille.

Marseille compte désormais neuf hôtels 4 étoiles et dix-sept hôtels 3 étoiles ,ce qui est peu comparé aux douze 4 étoiles et vingt-huit 3 étoiles de Lyon, mais constitue un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d'années, toutefois malgré ces avancées peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille.

En 2008 Le Petit Nice a obtenu trois étoiles au guide Michelin, chose que n'avait jamais réalisé aucun restaurant à Marseille auparavant.

En l'espace de dix ans, Marseille a multiplié par trente le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II.

Marseille a même postulé pour l'organisation de la Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les quatre ans), a été retenue dans les cinq finalistes et a organisé l'Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007.

Depuis la fin des années 1980, Marseille jouit d’une image positive, lieu de solidarité et de pacification interethnique. L'image de la ville passe peu à peu d'une Cité mal famée où prospère le « milieu » — le Chicago français — à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d'un site unique, à la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la Canebière à trois heures de Paris.

Un seul bémol : un des thèmes principaux de la campagne électorale pour les municipales 2008 a été à juste titre la saleté de la ville ainsi que l'indiscipline de ses habitants à cet égard.

Enfin en 2007, les prix de l'immobilier n'ont jamais été aussi élevés de toute l'histoire à Marseille (2 652 € le m² en moyenne), qui se paie désormais le « luxe » d'être pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 € le m²) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3 636,20 € le m²) . En 2004, Lone Star Funds, un fonds de pension texan, rachetait plus de 300 commerces et 1 300 logements rue de la République. Sous le nom de « Marseille République », Lone Star s'est engagée dans l'un des plus importants programmes de rénovation de centre-ville (134 000 m²) en France, programme controversé . Marseille République a été racheté en 2007 par Atemi, filiale de Lehman Brothers, la banque qui a fait faillite suite à la crise des subprimes .

La commune de Marseille a une façade maritime de 57 kilomètres dont 24 kilomètres de calanques.

La circonscription du Grand Port Maritime de Marseille s'étend sur 70 km de côtes, allant d'est en ouest du Vieux-Port à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Il traite annuellement 100 millions de tonnes de marchandises (dont 60% d'hydrocarbures), ce qui en fait le premier port français, de la Méditerranée et le quatrième port en Europe derrière Rotterdam, Anvers et Hambourg, et 1,8 million de passagers (2004), essentiellement vers la Corse et l'Afrique du Nord, ainsi que les croisières en Méditerranée (360 000 croisiéristes en 2005).

Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes sa part de marché passant de 18.6% en 1989 à 5.5% en 2006.

Marseille, qui figure dans les trois premiers complexes de plaisance d'Europe compte quatre ports de plaisance importants : le Vieux-Port : 3 500 places à quai avec 6 mètres de tirant d'eau, la Pointe Rouge : 1 800 places à quai avec un tirant d'eau de 4 à 6 mètres, Le Frioul : 1 500 places à quai dont 150 anneaux réservés aux plaisanciers de passage, l'Estaque: 1 500 places dont 145 pour la plaisance.

On notera la présence de la plus petite ligne maritime commerciale du monde (206 mètres) qui permet de traverser le Vieux Port à bord du Ferry Boat (prononcé à la marseillaise « féri-bo-at »). Le départ s'effectue depuis la place aux Huiles ou devant l’hôtel de ville.

Les principales plages sont : les plages du Prado, Les Catalans, la Pointe Rouge, la plage du Prophète. Les plages du Prado dites « plages Deferre » ont été aménagées à la période du creusement du métro marseillais. À l'image du J4 créé par les remblais de la rue de la République, les plages du Prado ont été crées artificiellement grâce aux remblais des sous sols marseillais.

Autres plages marseillaises : Plages de la Lave, de la Batterie, du Fortin (plages de Corbières, quartier de l'Estaque), Plage Saint-Estève (Îles du Frioul), Plage David, Plage de l'Huveaune, Plage Borély, Plage de Bonneveine, Plage de la Vieille Chapelle, Plage des Bains des Dames, Plage de l'Anse des Phocéens, Plage de l'Anse des Sablettes, Plage de la Verrerie, Plage Samena, Plage de la Maronaise.

Et les plages des calanques : Plage de Sormiou, Plage de Morgiou, Plage d'En Vau.

Marseille haut-lieu de la plongée compte près de 100 sites de plongée sous-marine, les plus renommés étant : l'archipel de Riou, l'Archipel du Frioul et l'Île de Planier. Plusieurs centres de plongée permettent de les découvrir.

Les pêcheurs professionnels qui ont longtemps fait partie intégrante du paysage de l'Estaque et du Vieux port à Marseille se sont raréfiés au fil des décennies.

Par contre les loups, rascasses, dorades, rougets, mérous font la joie des pêcheurs amateurs.

Situé en bordure de la corniche Kennedy le marégraphe sert depuis 1897 de point zéro pour la mesure de l'altitude en France. Il enregistre et étudie également sur le long terme le mouvement des marées et leur évolution.

La frégate le Sartine, baptisée du nom du ministre de la Marine royale de l'époque, qui transportait des soldats français des accords d'échange de prisonniers en Inde. Endommagée par méprise par un navire britannique, s’est échouée dans la passe d'entrée le 19 mai 1780 paralysant un moment la circulation. Avec une légère déformation du nom - la sardine qui bouche le port - c'est devenu une galéjade classique.

Marseille est divisée en 16 arrondissements municipaux, eux-mêmes divisés en quartiers (111 au total). Depuis 1987, les arrondissements sont regroupés par deux en secteurs, et chacun des 8 secteurs a son conseil et son maire, comme les arrondissements de Paris ou de Lyon.

Suivant la loi PLM, Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale.

Marseille a la particularité d'être constituée de 111 quartiers, qui ressemblent souvent à de véritables villages.

Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 57 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004.

Marseille est classée ville d'art et d'histoire.

Le plus célèbre et emblématique est certainement la basilique Notre-Dame-de-la-Garde, construite par l'architecte nîmois Jacques Henri Esperandieu en 1870. La statue en cuivre doré (recouverte de feuilles d'or) de la « bonne mère », placée au sommet de la tour haute de 45 mètres, dépasse une hauteur de 9 mètres. Elle est l'œuvre du sculpteur Eugène-Louis Lequesne : élevée sur une butte haute de 162 mètres la statue de la « Bonne Mère » domine ainsi le vieux port et l'ensemble de la ville de 160 mètres.

On dit que Marseille compte trois cathédrales si on inclut la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille de style néo romano-byzantin à coupoles par Léon Vaudoyer, accolée à l'ancienne cathédrale de la Major, importante église romane provençale amputée de sa nef pendant la construction de la nouvelle cathédrale, et le baptistère, vestige d'un ancien ensemble religieux, aujourd'hui sous l'actuelle cathédrale, accessible depuis sa crypte.

Le plus ancien est l'abbaye de Saint-Victor dont la crypte est le lieu de culte chrétien le plus ancien de France (Vème siècle) et qui constitue le plus ancien établissement monastique d'occident.

Sont également remarquables : La basilique du Sacré-Cœur, construite dans la première moitié du XXe siècle (achevée en 1947), située sur l'avenue du Prado, érigée en basilique mineure par le pape Jean-Paul II le 17 septembre 1997 ; l'église Notre-Dame-du-Mont ; l'église dite des Réformés St Vincent de Paul en haut de la Canebière achevée en (1888) et de style « gothique rayonnant » surmontée de deux hautes flèches ; le monument aux armées de l'Orient (photo), corniche Kennedy ; l'église Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux construite au XVIIe siècle ; l'église Saint-Laurent ; l'église Saint-Cannat.

Le Vieux-Port dont les immeubles, encadrant l'hôtel de ville du 17e, de la rive nord, reconstruits après la Seconde Guerre mondiale par l'architecte Fernand Pouillon en parement de pierres de Vers Pont du Gard, (le Panier le surplombe), La Canebière bordée par l'imposante Bourse du XIXe siècle et de nombreux immeubles haussmanniens tels l'ancien hôtel de Noailles, de même, la rue de le République, L'Estaque connu notamment par le film Marius et Jeannette de Robert Guédiguian, Le Panier quartier pittoresque situé dans le cœur historique de Marseille et en pleine rénovation.

La Vieille Charité , La Cathedrale de la Major , Notre-Dame de la Garde , L' hôtel de ville , La Préfecture , Le palais Longchamp , Le palais des Arts , L' abbaye de Saint-Victor , Le palais du Pharo , La maison Diamantée , L'hôtel de Cabre , L'Hôtel-Dieu , L'hôtel Noailles fréquenté par Blaise Cendrars, actuellement siège d'une banque , Le Grand Hôtel reconverti en hôtel de police , la Chambre de Commerce de Marseille ou Palais de la bourse , L'église des Réformés-st Vincent de Paul , La gare Saint-Charles , La Vierge dorée , La Cité radieuse de Marseille de Le Corbusier , La place Castellane et sa fontaine offerte par Jules Cantini , Le Fort Saint-Jean , Le Fort Saint-Nicolas , La Villa Valmer , Le Stade Vélodrome, où se déroulent les matches de football du club local, l'Olympique de Marseille , Le parc Chanot, où se tient la foire de Marseille en septembre , L'hôpital Saint-Joseph , Le vallon des Auffes.

En revanche l'image de certains édifices connus, comme la prison des Baumettes dont la rénovation prévue depuis 1999 tarde à se concrétiser, marque le pas.

Maurice Béjart et le Ballet national de Marseille pour la danse. D'autres s'y illustrèrent brillamment, notamment le Niçois Lazzini et la Corse Pietragalla. Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian pour le cinéma mais aussi sa compagne Ariane Ascaride, Marcel Pagnol pour le cinéma et la littérature, Vincent Scotto, Paul Mauriat, IAM (groupe de rap), la Fonky Family, les Psy 4 de la rime, Faf Larage et Keny Arkana pour la musique. La musique ragga est très présente, notamment grâce au Massilia Sound System. Également Élie Kakou, Patrick Bosso et Titoff, comiques locaux aux carrières nationales.

La ville de Marseille a été élue capitale européenne de la culture pour 2013.

Le lieu culturel phare marseillais fut, dès sa création à la fin du XVIIIe siècle et jusque dans les années 1970, l'Opéra. Situé à proximité du Vieux Port et de la Canebière, en plein cœur de la ville, son style architectural fut à l'égal des salles d'Opéra construites à cette époque à Lyon ou Bordeaux de facture classique. Un grave incendie en 1920 détruisit la quasi totalité du bâtiment ne laissant debout que la colonnade de la façade encore visible de nos jours. La reconstruction fut l'objet d'un concours dans le plus pur style art déco remporté par l'architecte départemental Gaston Castel. Antoine Bourdelle travailla notamment aux frises qui encadrent encore le rideau de scène. Cette spécificité a d'ailleurs entraîné le classement du bâtiment dans la liste des monuments historiques.

La programmation fut à la fois traditionnelle compte tenu de l'importance de la population d'origine italienne dans la ville et de la nécessité de proposer plus qu'ailleurs des opéras de bel canto, mais aussi audacieuse avec de nombreuses premières françaises (telle Lulu d'Alban Berg en 1967). Pourtant le statut de régie municipale, la transformation de l'offre culturelle dans la ville et l'évolution des goûts du public provoquèrent une grave crise identitaire et financière pour ce fleuron marseillais. La prise de conscience tardive des responsables politiques locaux ainsi que la direction énergique de la nouvelle responsable de l'Opéra, Mme Auphan, nommée en 2002 permettent aujourd'hui de proposer une programmation plus large et pointue, faisant revenir une partie du public voire touchant des couches de population rajeunies.

L'avenir reste toutefois à conforter avec la réfection totale d'un bâtiment vieillissant, la mise en place d'équipes de direction, de techniciens et d'artistes travaillant dans le même sens afin de décrocher le titre tant convoité d'Opéra national puisqu'une véritable régionalisation se fait attendre. Marseille candidate au titre de ville européenne de la culture ne pourra quoi qu'il en soit pas faire l'impasse quant à la réflexion sur le devenir de son Opéra.

Melissa M, Léa Castel, Massilia Sound System, Moussu T e lei Jovents, IAM, Akhenaton, Troublemakers, Oai Star, Lo Còr de la Plana, Joe Corbeau, Leda Atomica, Quartiers Nord, Fonky Family, Jehro, Keny Arkana, Galleon, Oshen, 5Avenues, 3ème Œil, Psy 4 de la rime, Faf Larage, Raspigaous, Kenza Farah, Melissa Mars, Benny Bopp (humoriste francophone), Robert Miras (interprète de Jésus est né en Provence), Dagoba, Soprano, Patrick Bosso, Titoff, Eths. Yves Montand, Marcel Pagnol, l'actrice Géraldine Pailhas.

L'espace Julien, le Dôme, Le Moulin et Les Docks des Suds sont les plus grandes salles de concert.

Le Cabaret Aléatoire de la Friche de la Belle de Mai a quant à lui une capacité approchant les 900 personnes mais est une structure associative avec une certaine liberté de programmation.

Le Poste à Galène ou encore L'embobineuse dans le quartier de la Belle de Mai sont des salles associatives de dimension comparable bien que la programmation soit très différente.

De nombreux café-concerts L'Intermediaire, Le Balthazar, Le Boombox, La Machine à coudre, Le poste à Galène, Le Quai du rire, l'Antidote ...

Beaucoup d'associations œuvrent également à la diffusion musicale. In the garage qui travaille en collaboration avec le Cabaret aléatoire, L'Embobineuse et La machine à coudre, propose très régulièrement des soirées concerts de qualité (Festival B-Side).

Le disquaire Lollipop propose régulièrement de petits showcases gratuits avec des artistes prometteurs.

On peut citer en vrac Bol De Funk, La Fiesta Des Suds, Marsatac, Métis ta zik, Bab el med music, Tighten up.

La ville de Marseille présente une des scènes, tant pour le spectacle que pour la musique, la plus importante de province : elle est connue entre autres pour avoir le plus grand nombre de salles de spectacle en France après Paris. Historiquement le spectacle n'est pas forcément lié à une importante élite culturelle mais soutenu par un fort engouement populaire, c'est ainsi que le cabaret et le music-hall connaît un âge d'or marquant à Marseille, les salles de spectacle se multipliant avant de disparaître rattrapées par le développement du cinéma. L'opéra s'impose alors comme le spectacle à Marseille. S'il reste aujourd'hui un élément important dans le paysage culturel marseillais, il fût au début du XXe siècle le lieu incontournable de l'art vivant et rassemblait sous le même toit bourgeoisie et classe populaire.

Aujourd'hui le théâtre mais aussi la danse sont très bien représentés, tant au niveau de la diffusion avec de nombreux lieux mais aussi au niveau de la création, grâce à de nombreuses compagnies et de multiples résidences. Ce positionnement qui place Marseille en avant dans le milieu des arts et spectacles vivants est principalement hérité d'une volonté d'équipement mise en place par les municipalités de Gaston Deferre : création du Ballet National de Marseille, de la Criée - Théâtre National, du Théâtre du Gymnase mais aussi par exemple par des salles plus originales comme Le Merlan, salle créée en banlieue devenue par la suite scène nationale, ou les Bernardines. Celles-ci se complètent par diverses salles de taille modeste, comme le Lenche et enfin de nouveaux lieux comme la Friche, aux multiples espaces dont le théâtre de la Cartonnerie, ou encore Montevideo, lieu de résidence d'Hubert Colas.

Si jusqu'aux années 1990, Marseille est quasiment l'unique ville pour la diffusion des arts vivants dans le département, elle est aujourd'hui au centre d'un ensemble de lieux qui se répartissent sur l'ensemble de l'agglomération grâce à la volonté de certaines municipalités de se doter d'équipements culturels de qualité. C'est aussi pour certaines villes l'occasion de créer des résidences d'artistes, profitant largement à la création locale. On peut citer notamment en tant que lieux de diffusion importants sur l'agglomération : Le théâtre des Salins à Martigues, le Jeu de paume, le Grand Théâtre de Provence et le Pavillon Noir à Aix-en-Provence, le théâtre de l'Olivier à Istres, le Comoedia à Aubagne et aussi Châteauvallon à Ollioules près de Toulon.

Les principaux sont le Musée d'archéologie méditerranéenne à la Vieille Charité, le Musée Cantini qui abrite des collections d'art moderne et d’art contemporain , le Musée des docks romains, le Musée Grobet-Labadié qui présente tableaux, tapisseries et orfèvrerie, le Musée d'Histoire de Marseille, le Muséum d'histoire naturelle de Marseille, le Musée du Vieux Marseille qui expose des objets traditionnels provençaux (santons, costume traditionnel), le Musée d'art contemporain de Marseille, le musée de la faïence, le musée de la mode.

En juin 2008 est délivré le permis de construire du centre régional de la Méditerranée à Marseille, lieu de débat et d'exposition à vocation culturelle et économique. L'objectif de la construction de l'infrastructure était de créer un nouvel atout pour la candidature de Marseille au statut de capitale européenne de la culture en 2013. Le bâtiment sera construit sur les plans de l'architecte italien Stefano Boeri.

La ville accueillera également le futur musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dit Mucem, qui reprendra les collections de l'établissement parisien du Musée national des Arts et Traditions populaires.

Riche de ses cultures, Marseille a vu naître de nombreux écrivains. À la fin de l'Antiquité, des érudits comme Victorinus, des moines de Saint-Victor. Au Moyen Âge des troubadours, tel Folquet qui s'illustra ensuite si bassement dans la Croisade. Jean-Baptiste Germain à l'époque baroque…

Pour les temps modernes on peut par exemple citer Victor Gelu, Valère Bernard, André Suarès, Pierre Bertas, Jorgi Reboul, Edmond Rostand, Antonin Artaud, Saint-Pol-Roux, André Roussin, Louis Brauquier, Gabriel Audisio. Pendant l'occupation nazie, Émile Danoën y a publié son premier roman puis a mis en scène la ville dans le deuxième, Rue des enfants abandonnés.

Le genre polar marseillais fut inauguré par un journaliste, Claude Barsotti, qui écrit en occitan (provençal). Un papier sensa importància est paru en 1994 aux éditions de l'IEO, Puylaurens (81). Les femmes prirent la relève, à commencer par Michèle Courbou, qui publia, elle aussi en 1994, Les Chapacans dans la Série Noire des éditions Gallimard et lança vraiment le genre. Annie Barrière, Sylvie Cohen, Amanda Biot ou Ysa Dedeau prirent la relève.

Jean-Claude Izzo illustra la ville dans quatre romans noirs. À sa suite de nombreux auteurs de polars social, politique et de talent sont apparus à Marseille, comme Philippe Carrese, dont les romans satirique rencontrent un grand succès, ou François Thomazeau, l'un des pionniers du genre avec La Faute à Dégun, paru en 1995. Del Pappas (une quinzaine de polars dont Le Baiser du Congre aux Éditions Jigal), Maurice Gouiran (plus de dix romans à son actif qui mêlent avec force Marseille, l'histoire et le polar), Bruno Leydet (Grand prix Littéraire de Provence pour son roman Sortez vos Morts), , Alain Pucciarelli ou Jean Contrucci qui tous, et chacun à leur manière, ont su tirer de cette ville la substantifique moelle.

En 2000, la maison d'éditions L'Ecailler du Sud se spécialisa dans ce genre et a publié à ce jour plus de 150 romans.

Un des premiers films de l'histoire a été tourné dans une ville voisine de Marseille, La Ciotat (le cinéma est né à Lyon) aussi est-il un aspect important de la culture marseillaise. Depuis les frères Lumière, ce sont des acteurs ou cinéastes tels que Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian, Ariane Ascaride ou bien sûr Marcel Pagnol qui ont marqué le cinéma marseillais. Aujourd'hui, c'est à Marseille que se tourne la série Plus belle la vie, dans les studios de la Belle De Mai, 37 rue Guibal. Marseille abrite en outre deux importants cinémas indépendants, le César (place Castellane) et le Variétés (Canebière).

Marseille avec sa population vibrionnante a créé un grand nombre d'expressions imagées dont certaines sont entrées dans les dictionnaires usuels.

L'Olympique de Marseille (OM) n'est pas seulement un club sportif marseillais mais une véritable institution. Le club, (sa devise est « droit au but ») compte aussi de nombreux supporters dans la France entière, dans le continent européen et même dans le monde (retransmission de finale ou de matches importants à New York). On parle souvent de diaspora marseillaise.

Son stade, le Vélodrome, peut accueillir 60 000 personnes. C'est le deuxième plus grand stade du pays, derrière le Stade de France.

L'Olympique de Marseille est un des plus vieux clubs français mais aussi l'un des plus titrés. Ce club fondé en 1899 a gagné de nombreux titres nationaux (huit championnats de France et dix coupes de France), ainsi que la Ligue des champions en 1993, ce qui en fait la seule équipe de football française à avoir remporté cette prestigieuse compétition européenne. L'OM a notamment disputé quatre finales européennes (1991, 1993, 1999 et 2004). En 2008, le club s'est qualifié pour la deuxième saison consécutive pour la Ligue des champions.

Notre-Dame de la Garde est l'une des basiliques mineures du catholicisme. Elle est située sur les hauteurs de Marseille à 162 m d'altitude, au sud du Vieux-Port et surnommée la « Bonne Mère », en raison de la présence d'une immense statue dorée de la Mère à l'Enfant de 63 m environ. Cette statue a été réalisée par l'orfèvre parisien Christofle et fut posée en 1870. Elle est redorée périodiquement.

La tradition des marseillais est de venir l'implorer dans les grandes occasions. Depuis le XVIIe siècle, les familles de marins viennent la prier pour assurer leur retour et ils offrent en ex-voto des maquettes de bateaux qui sont suspendues à la nef qui en contient des dizaines.

Le premier concours officiel de pétanque eut lieu en 1910 à La Ciotat.

La fédération française de pétanque, 3e fédération en nombre de licenciés, fut créée en 1945 et siège à Marseille.

Le Mondial la Marseillaise de pétanque est le plus grand tournoi de pétanque du monde avec plus de 12 000 joueurs de tout niveau. Il accueille 50 000 spectateurs le premier jour, et plus de 100 000 pour l’ensemble de la compétition.

La municipalité a aménagé de nombreux terrains de boules dans quasiment tous les quartiers.

Pastis (boisson alcoolisée à base d'épices et d'anis), aïoli (sauce à base d'ail et huile d'olive) qu'on sert avec des légumes, la tapenade (tapena en occitan: préparation à base de câpres, d'anchois et d'olives broyées), bouillabaisse (plat à base de poissons de roche, de sauces et de légumes), Panisse (galette de farine de pois chiche), navette (biscuit dur et aromatisé à la fleur d'oranger en forme de barque), bourride (plat de poisson à base de lotte ou baudroie étuvée, typique de Sète et non de Marseille), les « pieds et paquets », préparés avec des tripes de mouton, pieds de mouton et lard.

L'Archidiocèse de Marseille est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le Ie siècle, le siège de Marseille a été érigé en archidiocèse en 1948. L'archevêque actuel est Mgr Georges Pontier. En 2008, la ville comptait 116 paroisses catholiques accueillant les fidèles. Marseille compte quatre paroisses de l'Église réformée de France.

La ville possède 40 synagogues et une cinquantaine de mosquées ou salles de prière. La future grande mosquée de Marseille dont l'édification a été votée depuis des années n'a toujours pas commencé pour cause de recours juridiques.

Le principal quotidien régional diffusé à Marseille est La Provence, du Groupe Hersant, qui couvre aussi les départements du Var, du Vaucluse et les Hautes-Alpes, depuis la fusion intervenue entre les deux principaux journaux de l'après-guerre, Le Provençal et Le Méridional du groupe Hachette. En 2007, La Provence est revendu par ce dernier au Groupe Hersant. La Marseillaise, quotidien fondé par le parti communiste en 1943 est diffusé dans tout le sud-est de la France. Depuis 2006, le quotidien gratuit Marseille Plus, détenu à parité par le groupe Bolloré et le Groupe Hersant est diffusé sur la ville.

Enfin, la presse compte plusieurs hebdomadaires, dont Marseille l'hebdo, un gratuit culturel Ventilo ou What Magazine Urbain, principal gratuit traitant de l'actualité culturel et nocturnes de la région marseillaise.

Marseille accueille le siège de France 3 Méditerranée.

En outre, la ville compte quelques radios associatives telles que Radio Grenouille, Radio dialogue, Diva FM ou Radio Galère.

France Bleu Provence, la radio régionale de Radio France, est la 3è radio en nombre d'auditeurs et la 2è en part d'audience, avec 98 100 auditeurs à Marseille (9,9% d'audience cumulée et 10,2% de part d'audience), derrière RMC (11,1% d'AC, 109 600 auditeurs et 10,5 de PDA) et Skyrock (10,9% d'AC, 107 600 auditeurs et 6,8% de PDA) selon le dernier sondage Septembre 2007-Juin 2008 Médialocales de Médiamétrie. France Bleu Provence possède à Marseille des studios rue de l'Evêché bien que la radio soit basée à Aix-en-Provence.

Jean-Pierre Foucault, célèbre présentateur de télévision français, né à Marseille en novembre 1947, préside La chaîne Marseille (LCM).

La ville compte 172 courts de tennis, 45 gymnases municipaux, 22 piscines, 72 stades municipaux, 139 boulodromes, 30 clubs de tennis, 3 terrains de golf, 3 bases nautiques, 8 dojos, 3 rampes de skate board, 3 stands de tir, 2 hippodromes, 5 centres équestres, 2 murs d'escalade et un fronton de pelote basque. Marseille, qui compte cinquante sites de plongée, est un haut-lieu de la plongée sous-marine en Méditerranée.

Les principaux clubs de sport de Marseille sont l'Olympique de Marseille (football) et le Cercle des nageurs de Marseille (natation et water-polo).

Le Stade Vélodrome est un stade édifié en 1937 dans le 8e arrondissement de Marseille. Il compte 60 013 places assises. Il a accueilli sept rencontres du Mondial 98 de football dont la demi-finale Brésil-Pays-Bas et six matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 dont le quart de finale Australie - Angleterre. Son club résident actuel est l'Olympique de Marseille.

Le Palais des sports de Marseille, inauguré en 1989, est une salle omnisports située à proximité du Stade Vélodrome ayant une capacité de 7 000 places, où chaque année se disputent l'Open 13, un tournoi de tennis inscrit à l'ATP tour, le Trophée Massalia en gymnastique ou encore le challenge Jeanty, épreuve de la Coupe du Monde de fleuret dames.

De plus, le Semi-marathon de Marseille-Cassis, le World series 13 de Beach-volley organisé sur les Plages du Prado, le Triathlon international de Marseille sont organisés annuellement dans la cité phocéenne. Marseille a accueilli le Tour de France cycliste 12 fois depuis 1947 et accueille chaque année le Tour de France à la voile. Marseille est, depuis juillet 2008, la première ville hors du Brésil à avoir accueilli la Coupe du Monde de Beach Soccer sur les plages du Prado.

Marseille est jumelée avec treize villes et a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec vingt-neuf villes de par le monde.

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Marcel Pagnol

La tombe de Marcel Pagnol à La Treille

Marcel Pagnol est un écrivain, dramaturge et cinéaste français, né le 28 février 1895 à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et mort le 18 avril 1974 à Paris.

Marcel Pagnol est le fils de Joseph Pagnol, instituteur laïque, utopiste et républicain, et de Augustine Pauline Henriette Lansot, couturière. Il est l'aîné de trois autres enfants : Paul, né en 1898, Germaine, née en 1902 et René, né en 1909. Un frère aîné, Maurice, né le 2 avril 1894, et décédé le 18 août de la même année, ne sera jamais mentionné dans l'histoire familiale. Marcel Pagnol écrira en Incipit de la Gloire de mon père « Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers ».

En 1897, le jeune ménage s'établit dans le logement de fonction de l'école de Saint-Loup. Lorsqu'elle allait au marché, sa mère le laissait dans la classe de son père, qui eut un jour la surprise de le voir lire couramment, alors qu'il n'avait pas cinq ans.

Puis, à la rentrée 1900, Joseph étant nommé « instituteur titulaire à l'école du Chemin des Chartreux, la plus grande école communale de Marseille », la famille emménage au 54 de l'avenue des Chartreux. En 1902, les Pagnol emménagent rue du Jardin des Plantes, puis rue Terrusse, dans ce « grand rez-de-chaussée, que complétait un sous-sol, éclairé, sur le derrière, par un petit jardin », où Marcel passera une grande partie de son enfance.

À partir de 1904, soucieux de la santé fragile d'Augustine, Joseph décide de louer pour les vacances une « villa dans la colline, juste au bord d'un désert de garrigue qui va d'Aubagne jusqu'à Aix ». Cette Bastide Neuve, située à la sortie du village de La Treille, à la périphérie de Marseille, et ses collines constitueront ce paradis de l'enfance heureuse où se déroulent les plus beaux épisodes de ses fameux Souvenirs d'enfance.

Reçu second à l'examen des bourses, il entre au lycée Thiers en 1905 où il poursuit de brillantes études, malgré une vie de demi-pensionnaire mouvementée, épopée savoureuse dont il nous régalera dans les deux derniers tomes de ses Souvenirs (Le temps des secrets, Le temps des amours). C'est là qu'il commence à écrire des poèmes qui paraîtront à partir de 1910 dans la revue Massilia. Il a pour condisciple Albert Cohen avec lequel il se lie d'amitié.

Il n'a que 15 ans lorsqu’il perd sa mère, avec laquelle il entretenait une relation fusionnelle et quasi-œdipienne. Un coup de froid ayant aggravé sa fragilité pulmonaire, Augustine meurt « des suites d'une congestion » le 16 juin 1910, à l'âge de 36 ans. Elle sera inhumée au cimetière marseillais de Saint-Pierre, puis à La Treille. Joseph s'installe alors avec ses enfants au quatrième étage du 17 cours Lieutaud. Il se remarie en 1912 avec Madeleine Julien, qui n’a que huit ans de plus que Marcel et que ce dernier acceptera très mal, au point de se brouiller avec son père.

En 1913, à 18 ans, il obtient son baccalauréat de philosophie avec mention assez bien, et commence ses études de lettres à l'université d'Aix-en-Provence. Le 10 février 1914, il fonde, avec quelques copains de khâgne, la revue littéraire Fortunio (qui deviendra ensuite Les Cahiers du Sud), dans laquelle il publie quelques poèmes et son premier roman, Le Mariage de Peluque. Puis, la Première Guerre mondiale éclatant, il est mobilisé au 163e régiment d'infanterie de Nice en même temps que son ami Lili des Bellons (de son vrai nom, David Magnan), puis réformé en janvier 1915 pour faiblesse de constitution.

Le 2 mars 1916, il épouse Simone Collin. En novembre de la même année, il obtient sa licence des lettres et littératures vivantes (Anglais). Nommé répétiteur d'anglais, il enseignera successivement aux collèges de Digne, Tarascon, Pamiers sur Ariège et Aix-en-Provence, avant d'être promu professeur adjoint au lycée Saint-Charles à Marseille de 1920 à 1922. Durant cette dernière année, il écrit deux drames en vers : Catulle puis, en collaboration avec Arno Charles Brun, Ulysse chez les Phéaciens.

Nommé professeur adjoint au lycée Condorcet de Paris, il y enseignera l'anglais jusqu'en 1927, où il décide de « prendre congé de l'Éducation nationale pour cause de littérature ». Dès son arrivée dans la capitale en 1922, Pagnol eut la chance d'y retrouver Paul Nivoix, ancien directeur de l’hebdomadaire marseillais Spectator devenu rédacteur à Comœdia, « seul quotidien français des Lettres et des Arts ». Grâce à son amitié, Pagnol pénètre le milieu des jeunes écrivains et du théâtre moderne, « commence à douter de l'intérêt de ses tragédies grecques et romaines », se risque à signer en 1924, sous le pseudonyme de Castro, un vaudeville composé avec Nivoix : à son grand étonnement, Tonton (ou Joseph veut rester pur), remporte un petit succès au théâtre des Variétés, ce qui encouragea les deux novices à persister et écrire leur première pièce de théâtre, Les Marchands de gloire. Représentée en 1925 au théâtre de la Madeleine, cette brillante satire du patriotisme sera boudée du public, de même que sa deuxième pièce, Jazz, donnée en 1926 au théâtre des Arts. Mais Topaze, satire de l'arrivisme jouée au théâtre des Variétés en 1928 connaîtra un franc succès.

Exilé à Paris, la nostalgie l'incite à écrire une pièce marseillaise, son entourage l’en dissuade aussitôt. Mais en 1926, ayant vu jouer à Bruxelles Le Mariage de Mademoiselle Beulemans, il comprend « qu’une œuvre locale, mais profondément sincère et authentique peut parfois prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier ». Et c'est ainsi que le 9 mars 1929, Marius, pièce en quatre actes et six tableaux, ouvre au théâtre de Paris avec Raimu dans le rôle de César. C'est le triomphe universel pour les deux provençaux exilés qui, tout en s'apportant mutuellement la gloire et la célébrité, se lieront à vie d'une amitié aussi orageuse que sincère.

Séparé de Simone Collin depuis 1926, il rencontre la jeune danseuse anglaise Kitty Murphy. De leur union naîtra Jacques Pagnol en 1930, qui deviendra son assistant après la guerre, puis caméraman pour France 3 Marseille.

Pagnol est né en 1895, l'année où, à quelques kilomètres de là, Auguste et Louis Lumière tournent l'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, premier film du cinématographe projeté publiquement. L'année 1926 est décisive pour sa carrière : il assiste à Londres à la projection d'un des premiers films parlants, Broadway Melodies, et en est si bouleversé qu'il décide de se consacrer au cinéma parlant.

Il contacte aussitôt les studios Paramount Pictures pour faire adapter sa pièce Marius. Les producteurs décident d'en confier la réalisation à un metteur en scène américain confirmé : Alexander Korda. Sorti le 10 octobre 1931, Marius est l'un des premiers films à succès du cinéma parlant français. Pressé par le public d'en écrire la suite, Fanny, pièce en trois actes et quatre tableaux, ouvre sur scène en décembre 1931 au théâtre de Paris. C'est le deuxième volet de ce qui deviendra la fameuse trilogie marseillaise, dont l'action se passe dans l'ambiance légendaire du Bar de la Marine, sur le vieux port de Marseille. L'adaptation cinématographique, réalisée par Marc Allégret, sort le 2 novembre 1932.

Le 28 juillet 1932, son frère Paul, « le dernier chevrier des collines d'Allauch », qu'il allait souvent visiter dans les collines de leur enfance, meurt à l'âge de 34 ans. Souffrant du « haut mal » (grand mal épileptique), il s'éteint à l’hôpital de Courtrai (Belgique) après une opération de la dernière chance effectuée par le professeur Lowers. Il est inhumé dans le caveau de la famille Pagnol au petit cimetière de La Treille.

La même année, Marcel Pagnol fonde à Marseille sa propre société de production et ses studios de cinéma. C'est sur ce domaine de 24 hectares de garrigues, sorte de « Hollywood provençal », qu'il tourne désormais lui-même ses films. Son premier film en tant que réalisateur est Jofroi (1933), suivi d’Angèle en 1934, Merlusse et Cigalon en 1935, César en 1936, Regain en 1937, La Femme du boulanger en 1938, etc. Il fait jouer les plus grands acteurs français de l'époque Louis Jouvet, Raimu, Pierre Fresnay, Fernandel, amis avec lesquels il joue à la pétanque entre deux scènes.

Il vit désormais avec Orane Demazis, qui incarnait tous les soirs le personnage de Fanny dans Marius et Fanny, et ils ont un fils en 1933, Jean-Pierre Pagnol. Puis, en 1936, Yvonne Pouperon, sa nouvelle collaboratrice des bureaux de la rue Fortuny à Paris, met au monde une fille, Francine Pagnol. C'est l'année où il fonde la revue Les cahiers du film, avant de diriger sa propre maison d'édition en 1937.

En 1941, pour réaliser son « ambition de construire, sous le ciel de Provence, la Cité du Cinéma », il fait, sans l'avoir vu, l'acquisition du château de la Buzine avec quelques hectares de prairies au bord du canal. C'est en visitant son domaine huit jours plus tard, qu'il reconnaît « l'affreux château, celui de la peur de ma mère » (Le Château de ma mère). Mais la Seconde Guerre mondiale fait rage ; Pagnol doit interrompre ses tournages et vendre ses studios à la Gaumont, tout en restant directeur de production. Ceci lui permet de se dérober aux pressions d'Alfred Greven, président de la Continentale (société de production française à capitaux allemands), qui veut lui faire réaliser du cinéma de propagande nazie.

En 1944, Pagnol est élu président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, ainsi que du comité d'épuration, où siégeait une soixantaine d'intellectuels comme Louis Aragon, Paul Éluard, François Mauriac, Georges Duhamel, Paul Valéry, Albert Camus, Pierre Seghers, Jean-Paul Sartre, etc.

En 1945, il épouse l'actrice Jacqueline Bouvier, rencontrée en août 1938, qui sera jusqu'à sa mort son « brin de poésie et de tendresse ». Elle tournera dans cinq de ses films et lui donnera deux enfants, Frédéric en 1946 et Estelle en 1949.

Âgé de 51 ans, il est, avec Paul Claudel, Maurice Garçon, Charles de Chambrun, Jules Romains et Henri Mondor, une des six personnes élues le 4 avril 1946 à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il y remplace Maurice Donnay au 25e fauteuil. Il est reçu le 27 mars 1947 par Jérôme Tharaud à ce fauteuil qu'occupa jadis Prosper Mérimée.

En 1951, fortuné et poursuivi par le fisc, il s'installe à Monte-Carlo dans une somptueuse villa du XIXe siècle en bord de mer, La Lestra, auprès de son admirateur et ami le prince Rainier III de Monaco. À la mort d'Estelle, âgée de deux ans, il fuira l'endroit en 1954 pour revenir à Paris dans un hôtel particulier au square de l’Avenue du Bois, sur l'avenue Foch, se rapprochant de ses bureaux de la rue Fortuny.

En 1955, à 60 ans, Marcel Pagnol préside le 8e Festival du Film de Cannes. Il fait également jouer au festival d’Angers sa traduction d’Hamlet de William Shakespeare (avec Jacqueline Pagnol et Serge Reggiani). Puis, le 6 octobre, il fait donner au théâtre de Paris sa tragédie en cinq actes Judas. L'éclairage nouveau, voire d'avant-garde, du personnage, tant il se rapproche de l'Évangile de Judas, est mal perçu par l'ensemble des confessions. L'accueil tout aussi froid réservé à Fabien, comédie en quatre actes qui sortira quelques mois plus tard, inciteront Pagnol à mettre un terme à son activité d’auteur dramatique, comme il l’avait déjà fait pour sa carrière de cinéaste.

Mais une fois de plus, le meilleur est devant lui. Un romancier de grande envergure s'annonce, pour transporter ses nouveaux lecteurs au pays magique de l’enfance. À partir de 1957, il commence la rédaction romancée de ses Souvenirs d'enfance avec La Gloire de mon père, qui connaîtra un immense succès, dû entre autres à la façon dont Pagnol décrit les personnes qui lui sont chères dans le petit monde provençal qui l'entoure, et à la vivacité de ses souvenirs, embellis par le temps et l'imagination. La suite en sera donnée la même année dans Le Château de ma mère, puis dans Le Temps des secrets en 1960 et Le Temps des amours qui, inachevé, ne sera publié que trois ans après sa mort, en 1977. Il publie ensuite l’Eau des collines, roman en deux tomes intitulés Jean de Florette et Manon des Sources en 1962.

Mais déjà, une nouvelle activité accapare toute son énergie : la recherche historique. Dans les années 1960, Marcel, depuis toujours passionné d'histoire, se plonge dans l'énigme de L'homme au masque de fer, persuadé que cette œuvre le fera passer à la postérité. Le Masque de fer, édité en 1964, puis remanié en 1973 sous le titre Le Secret du Masque de fer, reste pourtant méconnu du public, éclipsé par tant d'autres chefs-d’œuvre.

Pagnol a dit : « Si j'avais été peintre, je n'aurais fait que des portraits ». Peintre de la nature humaine, précurseur du portrait psychologique et de la valorisation de la culture régionale et provençale, il a légué à la postérité des portraits merveilleusement vivants des personnages de son enfance. Auteur comblé, il reçut tous les honneurs de son vivant : le succès, l’argent, la gloire, la reconnaissance des siens, et l’élection à l’académie française.

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Source : Wikipedia