Athènes

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Posté par rachel 07/03/2009 @ 20:14

Tags : athènes, grèce, europe, international

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Athènes

Athènes vu par le Satellite Spot

Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα / Athína, au singulier) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux pendant l'Antiquité.

La formation du toponyme viendrait, selon certains, de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance de la déesse éponyme, selon laquelle Athéna, devenue protectrice de la cité, serait sortie « armée » de la tête de Zeus.

L’agglomération athénienne est le principal foyer de population de la Grèce, avec 3,7 millions d'habitants sur une territoire métropolitain de 428 km², sur un total de 11,125 millions de Grecs environ (au 1er janvier 2006), soit près d'un tiers de la population du pays.

La cité moderne d’Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l’expansion démographique du XXe siècle ont fini par former une agglomération. Celle-ci comprend aujourd’hui 54 municipalités (δήμος), la plus importante étant la ville d'Athènes (Δήμος Αθηναίων Dhímos Athinéon), avec près d’un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom d’Athènes peut ainsi désigner l’agglomération entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d’Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.

Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Ægialée à l'Ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).

Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du 20e siècle, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de l'ensemble urbain.

Les quartiers de Pláka (situé au pied de l'Acropole), Kolonaki, Monastiraki et Exarhia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale du royaume de Grèce au 19e siècle, les architectes allemands ont créé une ville nouvelle de style néoclassique autour des places Omonia (la Concorde en Grec) et Syndagma (la Constitution) qui restent des centres névralgiques. La plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers. Le Parlement occupe le bâtiment du palais royal sur Syndagma.

Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur ville Tsimentoupolis (« la ville de ciment »).

Le climat est méditerranéen, les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Lorsque le vent venant du nord souffle sur la ville en hiver, il apporte parfois des précipitations sous forme de neige. Mais globalement Athènes est une ville sèche (334 mm de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre.

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, terrasseur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.

Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du Ier millénaire av. J.-C. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au Ve siècle av. J.-C., où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ ) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.

Le philosophe Aristote né en 384 av. J.-C. participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes notamment grâce à son livre Politique où il critiqua la démocratie athénienne.

La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au IIe siècle av. J.-C. de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombre dans l'oubli.

Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la Pax Romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la Tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.

À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite ou Dyonisius, et une femme Damaris (texte original Actes chapitre 17:33,34). Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes et des aqueducs furent construits sous son règne.

Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province.

Théodose II, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Cependant, les Panathénées continuèrent à être célébrées. Justinien fit appliquer les décisions de Théodose II à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées et conversion des temples en églises : le Parthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos) Athéna fut remplacé par celui la Vierge Marie Mère de Dieu qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (Mère de Dieu). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et le Parthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit de Sainte-Sophie. Entre le VIe et le VIIe siècle, l'Asklépieion fut consacré aux saints anargyres Côme et Damien. Le Théseion fut consacré à Saint Georges. Au XIIe siècle, les Propylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens.

En 1146, la ville fut prise par Roger de Sicile. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes, d'abord gouverné par les sires de la Roche et de Brienne. Il fut conquis par des aventuriers aragonaises, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins, les Acciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Ils se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Ils firent construire une tour de guet détruite par Heinrich Schliemann en 1875. La ville basse, limitée à l'agora romaine, fut dotée en 1402 d'un mur d'enceinte, parfois appelé Mur de Valérien.

En 1458 la ville tomba sous la domination de l'Empire ottoman. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (le mur de Serpentzé), appuyés sur le portique d'Eumène et l'Odéon d'Hérode Atticus. Le Parthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret. L'Erechtéion devint le harem du disdar. Le 26 septembre 1687, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes de Venise commandées par Morosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé en poudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début du XIXe siècle et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique à Constantinople, Thomas Bruce (Lord Elgin) et de ses agents.

La population d'Athènes déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le XVIIe et le XIXe siècle dans des guerres de factions.

Dès 1821 et le déclenchement de la guerre d’Indépendance, Athènes fut libérée de l’occupation turque lorsque les troupes s’emparèrent de la forteresse de l’Acropole. En 1826 et 1827, les Turcs assiégèrent l’Acropole, défendue d’abord par le klephte Gouras et Makriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général français Fabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées par Karaïskákis puis, après son décès par l’amiral Cochrane puis le général Church, échouèrent. Les troupes de Rachid Pacha prirent l’Acropole le 27 mai 1827 et y restèrent jusqu’au 12 avril 1833. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1er décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. Le Théséion devint un musée. Les architectes bavarois du roi Othon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. La rue Ermou (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine. Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en 1838 sur la place Syntagma. La reine Amalia créa l'année suivante un jardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais. En 1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques.

La "Grande Catastrophe" : un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police aient tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant 15 morts. Les Britanniques restaurèrent l’ordre après d’intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère. La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommença à croître.

L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

En 1985, Athènes a été déclarée capitale culturelle de l'Europe.

Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.

Athènes a accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.

Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes de tramway (3, 4 et 5), fonctionnant 24h/24, ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004 : deux d'entre elles relient le centre d'Athènes (départ près de Syntagma). La ligne 3 assure la desserte entre Voulas (sud-est de la ville) et le Pirée (terminus S.E.F) tandis que la ligne 4 relie le Pirée à la place Syntagma. Quant à la ligne 5, elle relie Voulas à la place Syntagma.

Un train rapide du réseau Proastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l’aéroport international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, a remplacé en 2001 l'ancien Elliniko (Hellinikon International Airport, code AITA : ATH).

À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.

Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.

Evzones sur la place Syntagma.

La municipalité d'Athènes est divisée en 7 districts ou "Demotika Diamerismata" (numérotés de 1 à 7). Cette division en district est principalement utilisée à des fins administratives.

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Histoire d'Athènes

Carte d'Athènes c. 1885-1890

L’histoire d’Athènes offre un vaste champ d'investigation aux spécialistes, vu le très grand nombre de documents arrivés à leur connaissance.

Athènes a été habitée sans interruption pendant au moins 3 000 ans. Au Ier millénaire av. J.-C., elle est devenue une des principales villes de la Grèce antique et ses accomplissements culturels durant le Ve siècle av. J.-C. ont créé les bases de la civilisation occidentale.

Pendant le Moyen Âge, la ville déclina avant de se rétablir sous l'Empire byzantin. Athènes a également été relativement prospère pendant les Croisades en tirant bénéfice du commerce italien. Après une longue période de déclin sous l'Empire ottoman, Athènes a de nouveau émergé au XIXe siècle comme capitale de l'état grec indépendant.

La formation du toponyme viendrait, selon certains, de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance de la déesse éponyme, selon laquelle Athéna serait sortie « armée » de la tête de Zeus.

D’après Thucydide, le nom d'Athènes serait issu du pluriel Athḗnai (en grec ancien : Ἀθῆναι, API /ʔa.ˈtʰɛː.nai/), car selon lui la ville aurait pour origine, un groupement de villages qui fusionnèrent en une grande cité.

Elle était située dans une petite vallée fertile, entourée de rivières à environ 20 km du golfe Saronique, au centre des plaines céphisiennes. À l'est, on trouve le mont Hymette et au nord le mont Pentélique. Le Céphise coulait autrefois dans la ville.

L'Athènes antique était très petite comparée à la mégalopole moderne. Elle occupait, intra-muros, un espace de 2 km d'est en ouest et un peu moins du nord au sud ; à son apogée, elle comptait pourtant aussi des « banlieues » extra-muros. L'Acropole, par rapport au centre de la ville, se situait au sud, et l'Agora à 400 m au nord de celui-ci, dans ce qui est aujourd'hui le quartier Monastiraki. La colline de la Pnyx, où se réunissait l'Ecclesia, l'assemblée des citoyens athéniens, était à l'ouest.

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges), sous la forme d'un petit fort. Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique se voit organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Vers 1400 av. J.-C. elle devient un centre important de la civilisation mycénienne. Au contraire des autres villes mycéniennes (dont Mycènes et Pylos), elle n'est ni pillée, ni abandonnée lors de l'invasion dorique de 1200 av. J.-C. Les Athéniens disaient être des Ioniens « purs » et maintenaient qu'ils ne s'étaient pas mélangés aux Doriens. Toutefois, Athènes perd l'importance qu'elle avait à l'époque mycénienne et sombre alors quelque peu dans l'oubli, redevenant une petite place fortifiée.

Au VIIIe siècle av. J.-C. elle redevient un important centre du monde grec à cause de son emplacement central, de son fort sur l'Acropole et l'accès à la mer, un avantage sur ses rivales, les cités de Thèbes et de Sparte. Tôt dans le Ier siècle elle devient une ville-état souveraine, gouvernée d'abord par des rois d'Athènes. Ceux-ci étaient à la tête des Eupatridae (les « bien nés »), dont le gouvernement se composait d'un conseil qui se réunissait sur la colline d'Arès, l'Aréopage. Ce conseil élisait les représentants de la ville, les archontes et polémarques.

C'est pendant cette période qu'Athènes soumet d'autres villages de l'Attique à son règne. Ce processus, appelé synoikismos (« rassembler en une maison »), crée l'état le plus grand et le plus riche du continent grec dans lequel, cependant, un très grand nombre de personnes sont exclues de la vie politique par les nobles. Au VIIe siècle av. J.-C. le mécontentement social se répand. L'Aréopage élit Dracon pour qu'il rédige un nouveau code juridique très strict. Vu l'échec, ils élisent Solon, chargé de rédiger une nouvelle constitution, ce qui se fait en l'an -564.

La réforme de Solon vise des problèmes politiques et économiques. Le pouvoir économique des Eupatrides se voit diminué en abolissant l'esclavage comme punition pour dettes et en ouvrant le commerce (créant une classe marchande prospère). Politiquement, Solon divise les Athéniens en quatre classes, fondées sur leur richesse et leur capacité de s'engager dans le service militaire. La classe la plus pauvre, et la plus nombreuse, le thetes, a pour la première fois des droits politiques : voter dans l'ecclésia, mais seulement les classes supérieures peuvent y siéger. L'Aréopage continue d'exister mais avec des pouvoirs plus limités.

Ce système pose les premières pierres de ce qui deviendra plus tard la démocratie athénienne, mais à court terme, il ne peut pas arrêter le conflit entre les classes. Ainsi, après vingt ans agités, le parti populaire, dirigé par Pisistrate (un cousin de Solon), est amené au pouvoir en -541. Pisistrate est souvent appelé tyran, mais le mot grec ancien tyrannos ne signifie pas « chef despote et cruel » mais désigne simplement un chef ayant pris le pouvoir par la force. En fait, chef très populaire, il fait d'Athènes un centre riche, puissant et culturellement important ; il permet aussi le début de la suprématie navale athénienne dans la mer Égée et ailleurs. Il garde la constitution de Solon mais s'assure que lui et sa famille gardent toutes les positions officielles.

Il meurt en -527 et ses fils Hippias et Hipparque lui succèdent. Ils s'avèrent être des chefs peu doués : en -514 Hipparque est assassiné après une dispute privée avec un jeune homme (voir Tyrannoctones). Ceci mène Hippias à instaurer une vraie dictature très impopulaire, écrasée en -510 avec l'aide militaire de Sparte. Un homme politique radical d'origine noble, Clisthène, prend alors le pouvoir et instaure la démocratie à Athènes.

Les réformes de Clisthène remplacent les quatre tribus par dix phylai, nommées en honneur des héros légendaires et non fondées sur les différences entre les classes : c'étaient, en fait, des électorats. Chaque phylè était divisée en trois trittyes, et chaque trittye en un ou plusieurs dèmes (selon le nombre d'habitants), qui deviennent la base du gouvernement local. Les phylai élisent cinquante membres à la Boulé, un conseil qui gouverne la ville au jour le jour. L'Assemblée était ouverte à tous les citoyens et faisait office de législature et de cour suprême (sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas traités par l'Aréopage affaibli). La plupart des positions étaient remplies par le sort, mais les dix stratèges (généraux) étaient élus.

Ce système resta stable, avec peu d'interruptions, pour plus de 500 ans, jusqu'à la domination romaine, et donc bien plus longtemps que toute autre démocratie moderne.

Avant l'essor d'Athènes, la ville de Sparte se considérait première de Grèce, ou hêgemôn. En -499 Athènes envoie des troupes aider les Ioniens d'Asie mineure, qui se rébellaient contre l'Empire perse, conflit appelé « Révolte de l'Ionie ». Ceci provoque deux invasions perses de la Grèce, toutes les deux défaites par les Athéniens Miltiade et Thémistocle (voir Guerres médiques). En -490 les Athéniens, sous le commandement de Miltiade, bat le roi Darius Ier et ses troupes à la bataille de Marathon.

En -480 les Perses reviennent sous un nouveau chef, Xerxès Ier, fils de Darius. Après la bataille des Thermopyles, les Athéniens évacuent leur ville et Athènes est prise par les Perses.

Peu après, les Athéniens et leurs alliés battent la flotte perse à la bataille de Salamine.

Athènes, mena ensuite la guerre en Asie mineure. Ces victoires permirent la constitution de la Ligue de Délos, une alliance dominée par les Athéniens.

La guerre du Péloponnèse est déclenchée en -431 dû à la rancœur ressentie par d'autres villes grecques envers Athènes pour son hégémonie écrasante. Elle verra l'empire maritime athénien assez rebelle lutter contre une coalition d'états sur le continent dominée par les Spartiates. Ce conflit marque la fin de la puissance athénienne sur les mers.

La démocratie athénienne est renversée en -411, suite aux revers subis pendant la guerre du Péloponnèse, et le régime des Quatre-Cents est mis en place. La démocratie est cependant rétablie quelques mois plus tard.

Suite à la défaite finale et à la prise d'Athènes, les spartiates imposent le régime des Trente tyrans en -404, mais la démocratie est réinstaurée en -403 par Thrasybule et une amnistie déclarée.

Athènes retrouve une partie de sa puissance dans le IVe siècle av. J.-C. en réétablissant une Ligue de Délos modifiée. Les anciens alliés de Sparte se retournèrent vite contre celle-ci : Argos, Thèbes, et Corinthe s'allièrent à Athènes. Thèbes bat Sparte en -371 lors de la bataille de Leuctres. Par la suite, les villes grecques (dont Sparte et Athènes) s'allièrent pour affronter Thèbes et son général Épaminondas à la bataille de Mantinée (362 av. J.-C.).

La période comprise entre la fin des guerres médiques et la conquête macédonienne marque le zénith d'Athènes en tant que centre culturel, artistique et philosophique. Plusieurs des plus importantes figures de l'histoire culturelle occidentale habitèrent Athènes pendant cette période : les dramaturges Eschyle, Aristophane, Euripide, Sophocle ; les philosophes Aristote, Platon et Socrate ; les historiens Hérodote, Thucydide, et Xénophon, le poète Simonide et le sculpteur Phidias. L'homme politique le plus important était Périclès, qui utilisa le tribut payé par les membres de la Ligue de Délos pour construire le Parthénon et d'autres monuments classiques d'Athènes. La ville devint, selon lui, « l'école de Hellas ».

Au milieu du siècle le royaume septentrional de Macédoine domine les affaires athéniennes malgré les avertissements du dernier grand homme politique de l'Athènes indépendante, Démosthène. En 338 av. J.-C. les troupes de Philippe II battent celles des villes grecques à la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.), mettant définitivement fin à l'indépendance d'Athènes. De plus, les conquêtes de son fils, Alexandre le Grand, élargissent les horizons des Grecs et rend obsolète la ville-état traditionnelle. Athènes reste une ville riche à vie culturelle brillante, mais cesse d'être un pouvoir indépendant. Dans le IIe siècle av. J.-C., après deux cents ans de suprématie macédonienne, la Grèce devient partie de la République romaine.

De -88 à -85 le général romain Sylla fait raser la plus grande partie des habitations et fortifications athéniennes tout en laissant intacts beaucoup de bâtiments publics et monuments. Les Romains donnent le statut de « ville libre » à Athènes par respect pour ses écoles très estimées. Plusieurs empereurs romains construisent d'importants bâtiments, dont une salle de concert, une cour de justice, une bibliothèque, un gymnase, un petit temple sur l'Acropole, l'Olympion et un aqueduc encore utilisé.

La ville est pillée par les Hérules en l'an 267 après J.C. ; tous les bâtiments publics sont brûlés, l'Agora et l'Acropole endommagés et la ville basse complètement pillée. La ville est ensuite limitée au nord de l'Acropole et entourée de fortifications construites rapidement. L'Agora est laissée extra-muros.

Athènes reste un important centre culturel pendant les cinq siècles de domination romaine et est visitée par des empereurs, dont Néron et Hadrien. Toutefois, la conversion de l'Empire au Christianisme met fin à son rôle de centre d'érudition païenne : l'empereur Justinien ferme les écoles de philosophie en 529. Cet évènement est généralement vu comme marquant la fin de l'histoire antique d'Athènes.

En l'an 529 Athènes est sous domination byzantine et tombe en disgrâce. Le Parthénon et l'Érechthéion sont utilisées en tant qu'églises. La ville devient assez provinciale et son sort n'est pas toujours bon. Aux premières années byzantines beaucoup de ses œuvres d'art sont prises par les empereurs et gardées à Constantinople. Quoique les Byzantins contrôlaient l'Égée et ses îles en cette période, aux VIIe et VIIIe on voit son contrôle diminuer jusqu'à ce qu'ils ne dominent que les côtes. Dès l'an 600 Athènes diminue considérablement dû aux raids barbares (des Avars et Slaves) ; de la même manière, tout au long du siècle on voit la plupart de la Grèce envahie par les Slaves, venus du nord. Athènes elle-même est réduite à une ombre de ce qu'elle était et entre dans une période d'incertitude et d'insécurité.

Ce n'est qu'au milieu du IXe, quand la Grèce est complètement reconquise, que la ville commence à renaître. Elle et d'autres villes profitent de la sécurité renforcée et de la restauration du contrôle central.

L'invasion des Seldjoukides après la bataille de Manzikert en 1071 et les guerres civiles ne touche pas, ou peu, Athènes. Quand l'Empire byzantin est ravivé par les empereurs Comnènes Alexis Ier, Jean II et Manuel Ier, l'Attique et toute la Grèce sont prospères. Des traces archéologiques nous montrent que la ville médiévale voit une période de croissance rapide et continue dans les XIe et XIIe siècles. L'agora, ou place du marché, abandonnée depuis la fin de l'Antiquité, est couverte d'édifices, et la ville devient un important centre de production de savons et teintures. La croissance de la ville attire les Vénitiens et d'autres marchands du bassin méditerranéen. Cette activité commerciale augmente elle aussi la prospérité de la ville.

Les XIe et XIIe siècles voient l'âge d'or de l'art byzantin à Athènes. Presque toutes les églises byzantines les plus importantes d'Athènes et ses environs sont construites en cette période, et ceci reflète la croissance de la ville en général.

Toutefois, la richesse médiévale ne durera pas. En 1204 la Quatrième croisade conquit Athènes ; plus tard, la ville sera prise par les Ottomans. Elle n'eut pas de gouvernement grec jusqu'à la fin du XIXe siècle.

En trois périodes distinctes, allant de 1204 (4e Croisade) à 1458 (la Grèce est définitivement sous le joug ottoman), Athènes est contrôlée par les Latins (nobles francs). Elle est d'abord la capitale du duché d'Athènes, fief de l'Empire latin de Constantinople, qui remplace l'Empire byzantin (tombé en 1453). Après la conquête de Thèbes par la famille de la Roche d'origine bourguignonne, celle-ci devient la capitale et siège du pouvoir, mais Athènes reste le centre ecclésiastique le plus important du duché et en est la meilleure forteresse. En 1311 Athènes est conquise par la Compagnie catalane, une bande de mercenaires appelés almogàvers. Elle est contrôlée par les Catalans jusqu'en 1388. Après 1379 et la perte de Thèbes, elle redevient la capitale du duché. En 1388, le Florentin Nerio Acciaiuoli Ier prend la ville et se déclare duc. Ses descendants règnent sur la ville (devenue leur capitale) jusqu'à la conquête turque de 1458. Elle est le dernier état latin à tomber aux mains des nouveaux conquérants.

Sous les ducs bourguignons, un clocher est ajouté au Parthénon, l'Acropole est fortifiée et la chevalerie et les tournois introduits. Influencée par la culture grecque, leur cour était un mélange des savoirs classiques et des coutumes de la chevalerie française de l'époque.

L'histoire de l'Athènes catalane (appelée Cetines par les Catalans, rarement Athènes), est assez obscure. Elle est une viguerie avec ses propres castellan, capitaine et viguier. C'est en cette époque que l'Acropole est encore fortifié et que l'archidiocèse gagne deux sièges suffragans.

Les Florentins disputent la ville à la République de Venise, et sont vainqueurs, après sept ans de domination vénitienne (1395-1402).

Athènes tombe aux mains des Ottomans en 1458. Quand le sultan Mehmed II le Conquérant entre dans la ville, il est tellement ébloui par la beauté de ses monuments anciens qu'il déclare tout de suite un firman (édit impérial) punissant le pillage ou destruction des monuments de la peine de mort. Le Parthénon devient ainsi la mosquée principale de la ville.

Malgré les efforts de la part des autorités ottomanes de faire d'Athènes la parfaite capitale provinciale, la population de la ville décline inéluctablement, jusqu'à la réduire à un simple village au XVIIe siècle. C'est durant ce siècle, au moment où se note l'affaiblissement du pouvoir ottoman, que la ville est sérieusement endommagée : les Turcs gardaient de la poudre à canon et d'autres explosifs dans le Parthénon et les Propylées ; en 1640 la foudre frappe les Propylées, causant leur destruction.

En 1687 Athènes est assiégée par les Vénitiens. Les Ottomans démontent le temple d'Athéna Niké pour fortifier le Parthénon. Un boulet de canon, tiré pendant le bombardement de l'Acropole, touche la réserve de poudre à canon gardée dans le Parthénon : le bâtiment explose et prend à peu près l'aspect qu'on lui voit aujourd'hui. L'Acropole est encore occupée six mois, et les Vénitiens participent au pillage du Parthénon: un des frontons occidentaux du bâtiment est enlevé, endommageant davantage la structure.

L'année suivante, les troupes turques brûlent la ville. Des monuments anciens sont démontés pour construire une nouvelle muraille, dont les Ottomans entourent la ville en 1778.

Entre 1801 et 1805 Thomas Bruce, dit « Lord Elgin », un Britannique résidant à Athènes, enlève des frises du Parthénon (la célèbre Frise du Parthénon). Sont enlevés aussi une Caryatide de l'Érechthéion (remplacée avec une empreinte au plâtre) et plusieurs autres sculptures, pour un total de cinquante (dont trois achetés par des Français).

En 1822 une insurrection grecque prend contrôle de la ville, qui retombe aux mains des Ottomans quatre ans plus tard. Les monuments en souffrent encore. Partiellement financés par Lord Byron, les Grecs continuent à lutter. Les forces ottomanes tiennent la ville jusqu'à leur retraite en 1833. Athènes devient la capitale du Royaume de Grèce, mais en réalité il s'agit alors d'un petit village au pied de l'Acropole, dans ce qui est aujourd'hui le quartier de Plaka.

En 1832 Othon Ier de Grèce est proclamé roi de Grèce. Il adopte l'orthographe grecque de son prénom, Othon (en allemand Otto), s'habille à la manière grecque, et déclare Athènes la capitale du pays. Sa première tâche est de faire recenser soigneusement les richesses archéologiques de la ville et de faire faire des cartes topographiques. Il embauche Gustav Eduard Schaubert et Stamatios Kleanthes pour ce faire.

La population d'Athènes est alors de 4 000 à 5 000 personnes. Le choix d'Athènes comme capitale grecque se fait pour des raisons historiques et sentimentales, non pour sa grandeur : il y a peu d'édifices datant de la période entre l'époque byzantine et le XIXe siècle. Pendant le règne d'Othon Ier, on construit une ville moderne et des bâtiments publics sont érigés. Parmi les œuvres les plus connues et réussies, on trouve l'Université nationale capodistrienne d’Athènes (1837), la Bibliothèque nationale de Grèce (1842), l'Académie nationale de Grèce (1885), la Salle d'exhibitions du Zappeïon (1878), le Vieux Parlement (1858), les Jardins nationaux (1840), et l'hôtel de ville (1874).

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est occupée par des troupes franco-britanniques.

La ville voit sa population exploser après la désastreuse guerre contre la Turquie en 1921, quand plus d'un million de réfugiés grecs d'Asie mineure émigrent en Grèce. Des banlieues, comme Nea Ionia et Nea Smyrni, commencent en tant que simples habitations de réfugiés.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Athènes est occupée par les Allemands à partir du 27 avril 1941 et jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisent une famine systématique qui fait de très nombreux morts. En 1944, il y a beaucoup de batailles entre les forces communistes et les royalistes soutenus par les Britanniques.

Après la guerre, la ville reprend son essor et les Grecs y migrent depuis leurs villages et îles. L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 voit beaucoup d'investissements dans la capitale, mais également l'augmentation des problèmes sociaux et environnementaux. La circulation et pollution, parmi les pires du monde, posent un risque aux précieux monuments anciens, les vibrations de la circulation endommageant les fondations, et la pollution de l'air le marbre. Ce sont ces problèmes, liés à l'environnement et l'infrastructure, qui empêchent, en partie, d'y tenir les Jeux Olympiques centenaires en 1996.

En 1985, Athènes est déclarée capitale culturelle de l'Europe.

D'énormes travaux sur l'infrastructure, notamment sur l’aéroport d’Athènes et le métro, ont été entrepris par la ville d'Athènes et le gouvernement grec, avec l'aide de l'Union européenne. La pollution est diminuée en limitant l'accès au centre-ville aux voitures.

Symbole d'un retour aux sources dans le pays originel des Jeux olympiques, la ville est choisie pour les Jeux Olympiques d'été de 2004, ce qui augmente encore le tourisme et le prestige international de la ville, tout en étant le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

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Acropole d'Athènes

Reconstitution de l'Acropole d'Athènes vue du côté entrée durant l'apogée de la civilisation grecque antique.

L'Acropole d'Athènes (en grec ἀκρόπολις τῶν Ἀθηνῶν) est un plateau rocheux (acropole) élevé au centre d'Athènes.

Pendant l'Antiquité, elle fait office de vaste sanctuaire pour le culte de la déesse Athéna et de nombreux autres dieux de la mythologie grecque, avec plusieurs temples dont le Parthénon, l'Érechthéion, le temple d'Athéna Niké. Les autres monuments remarquables encore existant sont les Propylées, le théâtre antique de Dionysos, l'odéon d'Hérode Atticus.

Elle est actuellement un des sites touristiques les plus visités du monde.

Le terme « acropole » (ἀκρόπολις, akrópolis) vient de l'adjectif ἄκρος (ákros « haut, élevé ») et du substantif πόλις (pólis, « cité, ville »), signifiant ainsi « ville haute » ou encore « point le plus haut de la ville ».

L'Acropole d'Athènes est un plateau rocheux d'environ 150 m de haut, dont le sommet plat mesure 300 m d'est en ouest et 85 m du nord au sud. Elle n'est accessible que par une pente escarpée sur le côté ouest.

Des traces de vie ont été découvertes datant de l'âge du bronze (3 000 avant J.-C.). Au XIIIe siècle av. J.-C., elle fait office de forteresse où vit le roi de la civilisation mycénienne et est déjà entourée de puissantes murailles cyclopéennes.

De rares vestiges de l'époque archaïque montrent que des constructions imposantes s'élevaient sur l'Acropole à la fin du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la muraille édifiée par la civilisation mycénienne avait perdu son importance. Après l'expulsion des Pisistratides en -510, l'Acropole cessa d'être une forteresse pour devenir un sanctuaire abritant plusieurs monuments et temples.

Toutes les anciennes fortifications, constructions et statues furent détruites pendant l'occupation d'Athènes par les Perses en -480 au cours des guerres médiques.

Après la bataille de Marathon en -491 et la bataille de Salamine en -480 qui marquent la défaite finale des Perses, et le début de l'époque classique au Ve siècle et l'apogée de le Grèce antique, les chefs de la Cité-État d'Athènes Thémistocle (-525 – -460) et Cimon (vers -510 – vers -450) font reconstruire les murs et font ériger une statue d'Athéna « la victorieuse », sculptée par Phidias (v. -490 – v. -430) dans les années -450.

Périclès (v.-495 – v.-429) confia à Phidias le soin de superviser son projet de reconstruction de l'Acropole. Il fait construire entre -449 et -431 le Parthénon, suivi des Propylées, du temple d'Athéna « la victorieuse » et de l'Érechthéion, ainsi que des sanctuaires de moindre importance.

L'Acropole est utilisée principalement comme forteresse. Elle subit plusieurs sièges qui endommagent les bâtiments, le dernier se déroulant au cours de la guerre d'indépendance grecque.

La restauration des monuments a débuté après l'indépendance du royaume grec au XIXe siècle, avec notamment la destruction des constructions postérieures à la période antique. Les travaux se poursuivent actuellement. Les monuments de l'acropole ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1987.

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Aéroport international d'Athènes Elefthérios-Venizélos

Échangeur avec l’Attikí Odós près de l’aéroport international d’Athènes.

L’aéroport international d’Athènes (en grec : Διεθνής Αερολιμένας Αθηνών, Diethnís Aeroliménas Athinón), également connu sous le nom d’aéroport Elefthérios-Venizélos (Ελευθέριος Βενιζέλος) (Code AITA : ATH ; code OACI : LGAV) est l’aéroport de la ville d’Athènes en Grèce. Baptisé Elefthérios Venizélos en l’honneur de l’ancien homme politique, il est entré en service le 28 mars 2001. Cet aéroport est situé à Spáta (Attique de l’Est), à l’est d’Athènes.

À partir du 14 février 2009, la ligne 3 du métro d'Athènes ferme pour six mois de travaux entre la station Ethniki Amyna et l'Aéroport international d'Athènes Elefthérios-Venizélos. Les passagers devront descendre à Ethniki Amyna et prendre un bus (X5 ou X6) pour la station Doukissis Plakentias pour rejoindre les trains de banlieue allant à l'aéroport ou prendre un bus direct (X94 et X95) jusqu'à l'aéroport.

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Source : Wikipedia