Art-thérapie

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Posté par hal 17/04/2009 @ 11:11

Tags : art-thérapie, psychologie, médecine, santé

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Art-thérapie

L’art-thérapie est l'exploitation du potentiel artistique dans une visée thérapeutique et humanitaire.

Le principe de l'art-thérapie est de décomposer l’ensemble des mécanismes (psychiques, physiques et sociaux) en jeu dans l’activité artistique afin de les utiliser pour le soin ou l’aide sociale avec l'objectif d'améliorer la qualité de vie.

L’art-thérapeute envisage le patient dans une globalité, sur les plans physiques, psychiques et sociaux. Il n’interprète pas l’œuvre mais travaille sur la charge symbolique des actes du patient .L’art-thérapeute travaille le plus souvent avec une équipe pluridisciplinaire en élaborant un protocole thérapeutique adapté à chaque patient, en fonction des objectifs fixés.

L’art-thérapeute croit aux effets intrinsèques de l’art et du potentiel de l'activité artistique. Sa connaissance de l’activité artistique et de la pathologie du patient lui permet d’adapter son activité au patient. Le choix de la technique artistique se fait principalement par le thérapeute lui même, en fonction de la sensibilité et des besoins du patient. L’art-thérapeute accompagne le patient dans le cheminement artistique, de la contemplation d’œuvres d’art, à la pratique, dans le plaisir d’une activité qui n'est pas à but esthétique.

L'art-thérapie peut bénéficier à des patients atteints de psychopathologies, de maladies physiques, de lésions cérébrales, d'handicap moteur, d'exclusion sociale, de troubles de communication et d'expression, de troubles relationnels...

L'art-thérapeute peut donc intervenir dans diverses structures: Hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, unités de soins palliatifs, centre de rééducation fonctionnelle et neurologique, foyers de l'enfance, centres de psychothérapie, prisons, association d'aide à la réinsertion, etc.

Selon l'art-thérapie, la thérapie ajoute à l'art le projet de transformation de soi-même. L'art ajoute à la thérapie l'ambition de figurer de façon énigmatique les grands thèmes de la condition humaine.

La création - acte et résultat - pourrait permettre la transformation profonde du sujet créateur. Derrière les différences personnelles et culturelles, elle mettrait au jour les conditions de l'acte créateur et de la production créative, de percevoir les spécificités des médias utilisés et de comprendre leurs impacts.

L’expression picturale, par des moyens simples et quasiment primitifs, permettrait un passage direct de l’émotion au montré, de la pensée au geste, de l’œil à la toile. Que l’on soit attiré par les couleurs, les formes, l’abstrait, le réalisme ou le figuratif, la peinture serait un moyen plus sûr d’aller vers ce qui sous-tend notre être, la création. Au moment où il n’y a pas d’interlocuteur, où la pulsion est là, le couteau et le pinceau deviendraient alors des moyens puissants, authentiques, démonstratifs, d’un savoir faire qui se met en œuvre vite, et peut être donné à voir sans qu’il soit besoin d’explication.

Dans la perspective de l'art-thérapie, jouer n’est pas qu’un jeu, c’est aussi une manière de faire apparaitre "qui je suis", "ce que je peux faire", "ce que je peux être". Par les subtils déplacements qu’elle permet, et quelle que soit sa forme, classique, moderne ou d’avant-garde, l’expression théâtrale pourrait être le support de nos non-dits, de notre force de création. Des mécanismes subtils permettraient à la fois la libération des énergies trop longtemps contenues et leur valorisation dans un ici et un maintenant.

Un bon exemple de thérapie par l'expression théâtrale est le psychodrame dont le but même est de réussir à mettre en scène, et donc en acte, des affects souvent douloureux et parfois inaceptables par la société e/ou par soi même. L'art-thérapie consiste en un accompagnement de ces créations dans un parcours symbolique au service du développement de la personne vers un aller-mieux et un être davantage.

Symbolique: Certaine approches de l'art-thérapie reprennent l'approche du psychnalyste Jung qui a largement exploré la dimension symbolique qui parle directement à l'inconscient (De manière différente selon la culture et les signification de tel ou tel symbole dans telle ou telle culture) et des archetypes qui nous relient à l'inconscient collectif.

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Psychologie de l'art

Autoportrait à l'oreille bandée, 1889, Vincent van Gogh.

La psychologie de l'art vise à l'étude des états de conscience et phénomènes inconscients à l’œuvre dans la création artistique ou la réception de l’œuvre.

L'analyse de la création artistique reprend l'idée d'une primauté de l'artiste lui-même dans l'interprétation de l'art ; idée développée depuis la Renaissance et le romantisme, et déjà reprises dans les approches biographiques de certains historiens de l’art du XIXe (Cf. Kunstwissenschaft).

À partir de 1905, avec l’ébauche par Freud de la théorie des pulsions, l’art devient un objet de psychoanalyse. Cette démarche ne vise pas à l'évaluation de la valeur de l'œuvre, mais à l’explication des processus psychiques intrinsèques à son élaboration.

Cette analyse se base notamment sur le concept de sublimation ; la création artistique est considérée comme la transposition d’une pulsion (désir) : la tentative pour l’artiste de surmonter son insatisfaction par la création d'un objet socialement valorisé, susceptible de satisfaire son désir. De même, par cette approche, l’art est envisagé comme symptôme : il devient alors l'outil possible d’un diagnostic clinique ou d’une thérapie (art-thérapie).

L'analyse de la réception prolonge la théorie de la Gestalt, psychologie de la forme (XXe). Cette analyse de l'art s’attache à déterminer les processus psychologiques de la réception des œuvres par le spectateur. Cette réception n’est plus alors considérée comme simple perception et découverte (du savoir de l’artiste), mais comme la reconnaissance d’un savoir propre au spectateur, à sa propre culture et son milieu social (Gombrich, Arnheim).

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Musicothérapie

Achille donnant des soins Patrocle, kylix à figures rouges du peintre de Sôsias, v. 500 av. J.-C., Staatliche Museen de Berlin

La musicothérapie est une des composantes de l'art-thérapie qui consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne.

Une autre conception de la musicothérapie est proposée par Benenzon, qui considère que la musicothérapie est une psychothérapie non-verbale. Elle s'adresse donc à des sujets qui n'ont pas accès au langage. Benenzon considère le sujet dans un espace relationnel, s'inspire de l'école de Palo-Alto et s'appuie sur les conceptions psychanalytique de Rosolato .

Bien que la musicothérapie, ou les thérapies musicales, existent depuis l'Antiquité sous une forme empirique, ce n'est qu'au vingtième siècle, dans les années soixante, que la notion d'une profession dans ce domaine fait son apparition à l'état expérimental, notamment au Canada et aux États-Unis.

La musique semble avoir toujours existé. Chants, battements de mains, choc de pierres ou de morceaux de bois etc. Il est donc très difficile de dater, même approximativement, son origine.

Néanmoins quelques travaux existent en préhistoire ; et la coexitence de deux espèces et l'apparition d'instrument de musique, sont aujourd'hui attestés.

«  Moins 50 000 ans, différents humains sont installés partout dans l’ancien monde, ils sont cueilleurs, chasseurs, et sont dotés d’une conscience, mais ils ne sont pas nos ancêtres, car celui qui l’est c’est l’Homo sapiens qui veut dire homme sage, mais on ne sait pas d’où il vient. Neandertal qui domine alors le monde va faire la rencontre de l’Homo sapiens plus évolué que lui, différent, mais rien n’empêchera ces deux " Hommes " de vivre paisiblement durant des millénaires et de s’apprendre mutuellement techniquement et culturellement, l’Homo sapiens héritera même de beaucoup de l’Homme de Neandertal. Mais le déclin de celui-ci est en marche, quelques générations suffiront pour le voir disparaître sans que l’on sache vraiment pourquoi, les causes sont sans doute nombreuses. Il laissa pourtant beaucoup de lui après sa fin il y a 25 000 ans, ses croyances, ses progrès technologiques… » in Homo sapiens : livre, bd et film. Film Homo sapiens de Jacques Malaterre (2004), scénario de Jacques Malaterre, Frédéric Fougéa et Pierre Pelot, sous la direction scientifique d’Yves Coppens, coproduit par Boréales, Productions Pixcom, France 3, France 5, TSR, RTBF, To Do Today Productions, Discovery Channel, ZDF, Sagrera, TVE et Rainbow Angels.

La découverte qu'il a existé des instruments de musique, chez d'autre espéce que "la notre", est attestée : Il s'agit des néanderthaliens.

Cependant des auteurs contemporains parlent de plus en plus des aspects préhistoriques de la musique mais aussi utilise les apports de sciences de la préhistoire pour donner du sens, et ceci même à une pratique, aussi contemporaine, que celle de la musicothérapie.

Ces auteurs permettent de restituer l'apparition de la musique, une philogénése de la pratique et de la pensée en lien avec la musique, tel que le fait, F.Fappani, lorsqu'il parle d'apparition d'outils chez les néanderthaliens.

L'ouvrage « les chamanes de la préhistoire, texte intégral : polémique et réponses, Jean Clottes et David Lewis Williams ed. La Maison des Roches (25 janvier 2001)» , montre la difficulté à s'exprimer sur le sujet. Les polémiques vont bon train dans ce domaine de la recherche et certaines découvertes liées aux capacités intellectuelles, psychiques ou physiques qui n'avaient pas été envisagées chez ces hommes des temps anciens , se heurtent paradoxalement à une inacceptation du fait scientifique.

Néanmoins, force est de constater que les recherches sur les pratiques chamaniques ou les hommes préhistoriques, ne nous apportent pas pour le moment, de preuve "de musique qui soigne" apparue explicitement à l'époque de la préhistoire. La recherche dans ce domaine , explicitement centrée sur la musique, est de fait marginale.

La musique était étudiée chez les Grecs comme une science associée aux mathématiques, à la physique, à la médecine.

Probablement inspirée par la médecine égyptienne, la médecine en Grèce antique est censée remonter à l'époque homérique. Elle ne prend toutefois son véritable essor qu'au Ve siècle av. J.-C. avec Hippocrate.

De nombreux témoignages écrits nous parlent de la pensée helléniste en ce qui concerne les maladie de l'esprit, mais aussi les maladie de l'esprit en lien avec la musique. Comme nous l'apprend l'ouvrage de Jackie Pigeaud «  Folie et cures de la folie chez les médecins de l'Antiquité gréco-romaine ».

Hippocrate (Ve siècle avant Jésus Christ) était un médecin qui a effectué la première synthèse des connaissances de son temps. C'est lui qui est à l'origine de la théorie dites de la "théorie humorale". Selon celle-ci, la santé est fonction de l'équilibre des humeurs (sang, bile ...). Dans cette conception, il n'y a pas de différence entre maladies de l'esprit et maladies du corps mais la distinction commence à naître. Les troubles des humeurs altèrent le fonctionnement du cerveau et provoquent ainsi la folie. Le médecin cherche alors à restaurer l'équilibre, notamment par une alimentation et des médicaments appropriés, ce qui n'exclut pas l'écoute du malade.

Les traités qui composent le Corpus hippocratique ne sont pas toujours rédigés par ce que nous appellerions un médecin. Aristote in Politique, III, 11, 11. reconnaît ainsi trois catégories de personnes habilitées à parler de médecine : le praticien (δημιουργός / dêmiourgós), le professeur de médecine ou médecin savant (ἀρχιτεκτονικός / arkhitektonikós) et l'homme cultivé qui a étudié la médecine au cours de son cursus général. Les sophistes prétendent également pouvoir enseigner, entre autres disciplines, la médecine.

Cependant, une distinction se fait jour, dans le Corpus hippocratique lui-même, entre d'une part le médecin et le profane (Sur l'ancienne médecine), d'autre part le médecin et le charlatan (Sur la maladie sacrée). Nous avons connaissance d'une école spécialisée à Cnide et la famille des Asclépiades, à Cos, peut être considérée comme une école.

Si les médecins sont souvent des hommes libres, il arrive que des esclaves apprennent la médecine, soit au contact de leur maître, lui-même médecin, soit sur demande de leur maître qui souhaite bénéficier d'un médecin privé.

La formation des médecins se fait la plupart du temps par apprentissage. Les disciples apprennent l'art du diagnostic et du pronostic auprès de leur maître, de même que les actes médicaux : saignées, lavements par clystères, pose de ventouses mais aussi actes chirurgicaux comme la trépanation.

Pythagore et ses disciples considéraient que toute chose se compose de nombres et des figures mathématiques y compris la musique. Pour eux, les mouvements des planètes généraient une musique des sphères, ils ont alors contribué à l'élaboration d'une "musicothérapie" pythagoricienne afin de mettre en symbiose l'humanité et les sphères célestes.

Les Grecs attribuaient toutes sortes de vertus à la musique, un pouvoir merveilleux sur les âmes. Leurs philosophes avaient définis très minutieusement l'expression ou le caractère moral (êthos) de chaque mode. Le dorien était austère, l’hypodorien fier et joyeux, l’ionien voluptueux, le phrygien bachique, etc.

Telle musique disposait au courage, à l'action ; telle autre, à la sobriété, à la retenue ; telle autre, à la mollesse, au plaisir. Dans l'éducation des enfants et des jeunes gens, la musique avait une place de première importance, et elle était considérée comme indispensable pour former le caractère.

Platon et Aristote ont longuement développé la théorie de l'influence de la musique sur les passions et sur la moralité. Ils ont soigneusement distingué la musique qui relâche les mœurs de celle qui tend l'âme vers le bien de l'individu et vers celui de la Cité.

Ils ont fait même de l'éducation musicale une question d'État à proprement parler, et, en cela, ils étaient absolument d'accord avec leurs contemporains. L'État a le devoir de veiller au maintien de la morale, et, pour cela, de règlementer l'usage de la musique. Platon propose, à cet égard, l'Égypte pour modèle : il voudrait que fussent fixés par des lois les chants qui sont absolument beaux et que ceux-là seuls fussent appris à la jeunesse. Les anciens Grecs n'avaient-ils pas appelé les mélodies de leurs chants des lois (nomoi), indiquant par là que c'étaient des formules-types, des formules consacrées, auxquelles il était interdit de rien changer. Et nous voyons ainsi combien cet art musical de l'antiquité restait encore voisin des pratiques religieuses avec lesquelles il avait été d'abord intimement uni et même confondu.

Les hébreux (du latin Hebraei, du grec ancien Ἑϐραῖοι / Hebraioi, lui-même issu de l'hébreu Ivri עברי) sont un ancien peuple sémitique du Proche-Orient.

Les hébreux apportent une conception religieuse monothéiste, s'inscrivant en faux contre le polythéisme et la magie.

La maladie est pour eux la punition des péchés, et les prêtres apparaissent comme des guérisseurs. Bible. Deut. 28.28 "Yahvé te frappera de délire, d'aveuglement et d'égarement des sens, au point que tu iras à tâtons en plein midi comme l'aveugle va à tâtons dans les ténèbres, et tes démarches n'aboutiront pas".

David fut envoyé à Saül pour lui jouer de la cithare quand l'esprit de ce dernier le troublait et il gagna ainsi la bienveillance du roi. Après un certains temps, il regagna la maison paternelle et reprit son travail de berger pendant quelques années. Les Philistins envahirent une fois de plus le pays et s'installèrent entre Soko et Azéqa, à Éphès-Dammim. Saül, Abner, son général et ses hommes partirent les affronter et David se joignit à son armée. C'est à cet endroit que David terrassa Goliath, le champion des Philistins, un exploit qui fit fuir l'ennemi et assura la victoire aux hommes de Saül. Le roi prit David à son service mais en devint jaloux. Il développa pour le nouveau héros une animosité qui l'incita plusieurs fois à tenter de le tuer, sans toutefois accomplir le geste.

Avec le temps, les Hébreux se teintent de culture grecque au cours des siècles ; ils en assurent le maintien et la transmission aux Arabes.

S’il est un pays ou la musique est l’essence de la vie, c’est bien la Chine ! Les Chinois avaient déjà répertorié une centaine de sortes de musicothérapies cinq siècles avant J.C.

D’après François Picard, « la substance de la musique réside pour les chinois dans le son … elle équivaut à une résonance, réponse spontanée, mise en mouvement de l’air, des souffles … elle est aussi le lien établissant l’harmonie de l’homme entre le ciel et la terre ».

Plus tard sous la dynastie Tang (618-907) la théorie des cinq éléments fait son apparition.

Ces cinq éléments, le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau, étaient associés aux cinq sons précédents. Puis ces sons furent aussi associés aux saisons, aux organes Yin et organes Yang. Par exemple le Do correspond aux organes cœurs et intestin grêle ainsi qu’à l’élément feu et à la saison été. Cette correspondance n’est pas le fruit du hasard, mais choisie en fonction des sons de la nature. Ainsi, les coups de tonnerre en automne correspondent à la note Shang et à la saison automne.

Ce n’est pas le nom de la note qui détermine la correspondance mais son timbre, ou plutôt la fréquence qui fait réagir tel ou tel organe. Les sons graves résonnent dans la région de l’abdomen ainsi que dans les organes qui lui correspondent tandis que les sons aigus résonnent au niveau de la tête.

Dans les années 1940 et 1950, cette nouvelle méthode de musique thérapeutique fut utilisée sur les soldats convalescents pour tenter de soulager les traumatismes de la guerre : insomnies, dépressions post combat, anxiété ...

Par la Suite, des recherches approfondies ont été réalisées dans différents instituts, en France comme à l'étranger. Tels l' institut Karajan à Salzbourg qui étudie le pouvoir physiologique de la musique, ou encore le centre de recherche et d'application des techniques psychomusicales de Paris, l'institut Jacques Dalcroze à Genève, créé en 1915.

En France, Les études concernant l'action de la musique sur le corps sont récentes et datent de 1970. Elles ont permis de mettre en évidence que l'écoute de certaines musiques pouvaient avoir des répercussions physiologiques et psychologiques sur l'organisme notamment au niveau cardio-vasculaire, respiratoire, musculaire et végétatif.

La musicothérapie active est axée sur des productions sonores au moyen de la voix, les percussions ou autres. Le sujet devient créateur et s'exprime à travers la musique et les sons. Cette pratique découle généralement de pédagogies actives (inspirées de celles de Carl Orff, Edgar Willems ou Émile Jaques-Dalcroze). La technique de Tomatis, de ses élèves et des dissidents qui s'en sont séparés, comporte elle aussi une phase active pendant laquelle le sujet chante, répète certains phonèmes ou lit à haute voix dans le système d'amplification et de filtrage dynamique connu sous le nom d'oreille électronique. Les techniques de thérapie vocale (Méthode La Voix qui guérit) et de chant harmonique thérapeutique (Méthode Harmonicothérapie) conçues par Philippe Barraqué, ethnomusicologue (Université de Paris8), musicothérapeute. L'Euphonie Vocale, musicothérapie vocale, créée par Mireille Marie, artiste et pédagogue qui intègre des mouvements corporels du Yoga des derviches, des chants sacrés et du chant improvisé.

La musicothérapie réceptive est fondée sur l'écoute d'extraits musicaux ou de sons (sonothérapie). Le programme sonore est établi après un entretien et un test de réceptivité musicale comme celui du docteur Jacqueline Verdeau-Pailles. Selon la technique établie par Jacques Jost et Edith Lecourt, une séance de musicothérapie réceptive associe trois fragments d'œuvres musicales dont l'audition successive constitue trois étapes thérapeutiques : apaisement, détente, relaxation. La pratique tomatisienne table plutôt sur l'audition de sons filtrés de manière variable selon leurs propres caractéristiques grâce à divers appareils qui reprennent tous l'idée de filtrages (ou d'adjonction sonores) dépendant de l'amplitude (oreille électronique, sémiophone, lexiphone, appareil de Bérard, variophone, akousmatix, etc.).

La question surgit par période : la musicothérapie aide-t-elle la personne ? Et si oui en quoi ?

Les formations proposées dans les universités de Montpellier et Nantes aboutisent après 3 ans à un diplôme qui n'est pas encore reconnu par l'état. Elles se situent dans le cadre de la formation initiale.

Des formations sont proposées par des structures privées. Elles s'adressent à des professionnels (enseignants, éducateurs, musiciens, personnel soignant..) et se situent dans le cadre de la formation continue. Elles se déroulent sous forme de sessions d'une semaine, le nombre de sessions varie selon les écoles. A l'issue de la formation, un écrit est demandé pour obtenir un certificat à la pratique de la musicothérapie.

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Éthique de la psychologie

Souris

Comme la médecine, la psychologie est une profession qui doit répondre a des règles strictes, et ceci pour le bien être des patients mais aussi des praticiens.

Le code de déontologie des psychologues a été rédigé le 25 Mars 1996. Trois organisations principales sont signataires du dit code: L' AEPU, l' ANOP, la SFP. Mais en fait, il y a une vingtaine d'autres organisations signataires.

Il n'a pas de validité juridique, et ne protège donc pas davantage les usagers contre les abus de conduite du psychologue que les psychologues contre les abus de pouvoir de leur hiérarchie.

En plus des prescriptions du Code de Déontologie, au sujet du respect du patient dans sa singularité, le psychothérapeute doit se conformer à une certaine éthique primordiale pour son patient aussi bien que pour le respect de son propre métier. Cette éthique de soin s'applique à tous les thérapeutes, quelle que soit leur théorie de référence et leur méthode thérapeutique.

À plus ou moins grand degré, tous les thérapeutes ont recours, volontairement ou non, à la suggestion. Les thérapeutes pratiquant l'hypnose y sont bien évidemment sujets, mais il ne faut pas négliger les autres thérapies, comme la psychanalyse ou les thérapies comportementales et cognitives (TCC) : la question de la suggestion en psychanalyse a été longuement débattue et le sujet n'est pas encore épuisé.

En effet, comment éviter l'influence et la suggestion dans une thérapie par la parole ? L'intérêt particulier du thérapeute pour tel élément du discours du patient par exemple suffit à orienter la réflexion du patient dans un sens plutôt qu'un autre.

Pour la santé du patient, il est essentiel de réfléchir à sa propre conduite de thérapeute et à ce qu'elle peut induire chez lui : le risque est grand d'aggraver la pathologie, sinon de ne pas la soulager.

Exemple en psychanalyse de controverse à propos de la suggestion : le traitement par Freud de l'homme aux loups. Dans la préface de l'ouvrage éponyme de Freud (in L'homme aux loups, aux PUF, édition de 1990), P. Mahony exprime clairement les doutes de la communauté analytique face à la résolution du cas de l'homme aux loups, suspectant et décelant dans le récit clinique de Freud une utilisation obstinée de la suggestion. L'homme aux loups ne s'estima jamais guéri : on voit bien les dangers du désir du thérapeute, lorsqu'il n'est pas suffisamment élaboré et réfléchi.

Voir : Contre-transfert.

Certaines thérapies utilisent le toucher (certaines art-thérapies). Dans ce cas, il est évident que la responsabilité du thérapeute est accrue. Il est proscrit tout toucher à caractère sexuel. De plus, le thérapeute doit également être attentif au désir du patient envers sa personne, qui est augmenté par la proximité intime du toucher.

Petit exemple : M-A Sechehaye a, au cours du traitement d'une patiente schizophrène, été amenée à la nourrir symboliquement au sein, en tenant contre sa poitrine une pomme qu'elle lui donnait à manger. Même si cette méthode a pu être motivée par le référentiel théorique du thérapeute (régression symbolique s'étayant sur la réalité, régression de la patiente aux instants de frustration pour la « réparer »), on peut se demander si aujourd'hui une telle pratique serait acceptée par la profession dans son ensemble aussi bien que par les patients et leurs proches.

Si le transfert en psychanalyse est une réactualisation des mouvements affectifs infantiles envers le thérapeute (amour et haine), et donc d'une grande utilité pour l'analyste, le contre-transfert n'est pas non plus à négliger. Celui-ci représente les mouvements affectifs, d'amour ou de haine, induits chez le thérapeute par le patient, et est déterminé par sa propre histoire. Il convient donc à l'analyste d'utiliser son contre-transfert dans la cure, et de ne pas le négliger ou chercher à l'éliminer sous peine de préjudices pour le patient. Il est nécessaire alors de le réfléchir, de l'élaborer.

Il est très important dans le domaine de la psychothérapie, quelle que soit la théorie de référence, de ne pas chercher à intégrer le patient de force dans une nomenclature qui ne lui convient pas. La clinique doit nourrir la théorie, et non l'inverse : il faut impérativement être capable d'interroger son corpus de connaissances pour le remettre en question au fur et à mesure que la clinique thérapeutique le demande.

L'acte thérapeutique doit en effet pouvoir s'adapter au patient, à sa personnalité, son histoire, et à sa demande.

Ici deux points de vues s'affrontent. En effet, alors que certains chercheurs (anglosaxon pour la majorité) estiment que la personne participant à la recherche doit être mise au courant du but effectif des auteurs, d'autres pensent que le sujet ne doit pas le savoir, pour éviter tous biais expérimentaux (Effet Hawthorne, désirabilité sociale...). Ce dernier point du vue est appliqué principalement par deux techniques (la passation en double aveugle, et l'affabulation) qui ne sont pas sans apporter des problèmes éthiques, du fait que les sujets ne peuvent donner leur accord préalable en connaissance de cause.

Cependant, les chercheurs y répondent en mettant en place un debriefing (ou démystification) servant à annoncer aux sujets, dès la fin de l'expérimentation, les détails, les buts poursuivis, et les hypothèses, de façon simplifiée mais exacte, afin que le participant comprenne à quoi il a contribué exactement.

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Arno Stern

Arno Stern est un éducateur. Il consacre sa carrière à l’éducation créatrice par la peinture, proposant des ateliers d'expression libre qui furent renommés à partir des années 1960 et qui sont toujours commercialement très actifs en 2009.

Arno Stern est né le 23 juin 1924 à Kassel, en Allemagne. Il fuit le nazisme, avec ses parents, qui s’installent en France en 1933. Ayant survécu aux poursuites, à la clandestinité, et après l’internement dans un camp de travail, il prend dans la banlieue parisienne en 1946 la responsabilité d'un atelier de peinture dans une maison pour orphelins de guerre. Il constate alors que les créations des enfants sont d'autant plus riches et personnelles quand elles sont effectuées librement, sans proposition de thème.

Il crée en 1949 un premier atelier à Paris, appelé Académie du jeudi, où il met en application ces idées avec des personnes de tous âges. Il installe également des ateliers dans des hôpitaux. Il forme de nombreux élèves, qui multiplieront dans les années 1960 et 1970 des ateliers Méthode Arno Stern dans des centres sociaux, des centres culturels ou dans des écoles.

Son approche se distingue de l'Art-thérapie avec laquelle elle pourrait être confondue. Arno Stern tient à cette distinction et au fait que ce qu'il propose n'est pas une thérapie mais plutôt une pratique qui est source de bienfait pour le développement des êtres (enfants ou adultes) sans chercher à atteindre aucun but proprement thérapeutique.

Le dessin enfantin est généralement considéré comme le produit de l’imagination. Pour Arno Stern, il est dicté par une nécessité organique, et il s’accomplit selon des lois spécifiques qui, seules, permettent de le comprendre. Il se dit l'initiateur d’un nouveau domaine scientifique : la Sémiologie de l’Expression.

Arno STERN a fait, entre 1966 et 1972, de nombreux séjours, dans le désert, la brousse, la forêt vierge, où il a fait peindre des populations non influencées par les apports de notre culture. Selon lui, et d'après les constatations qu'il a faites lors de ces voyages, l'expression créative des enfants suit des normes internes, qui font que l'on retrouve des formes similaires dans des cultures totalement différentes.

Il donne des conférences et des cours à travers le monde. Il a écrit des livres et des articles en diverses langues.

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Daria Halprin

Daria Halprin, née le 30 décembre 1947 à San Francisco, est aujourd'hui une psychologue américaine spécialisée en art-thérapie après avoir mené une brève carrière d'actrice.

Daria Halprin étudie la danse et l'anthropologie à l'université, mais après avoir tourné un premier film documentaire en 1968, elle abandonne ses études pour tourner dans Zabriskie Point, le deuxième film américain de Michelangelo Antonioni, film dans lequel elle partage la vedette avec Mark Frechette. Après le tournage, elle rejoint avec Frechette La famille, une secte communautaire dirigée par le musicien Mel Lyman. Elle quitte très vite ce groupe.

En 1972, elle se marie à l'acteur Dennis Hopper dont elle divorce en 1976. Le couple a un enfant. Cette année-là, elle tourne également son dernier film The Jerusalem File.

En 1978, elle fonde avec sa mère Anna Halprin, danseuse et chorégraphe, un institut d'art-thérapie basée sur l'expression corporelle, la danse et les arts visuels. Elle a publié depuis un ouvrage et plusieurs articles sur sa pratique thérapeutique. Elle enseigne l'art-thérapie à la Lesley University (Université privée du Massachusetts).

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Source : Wikipedia