Arianespace

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Posté par hal 26/04/2009 @ 08:07

Tags : arianespace, aéronautique, economie

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Arianespace

En 2006, Arianespace détenait plus de 60 % du marché des lancements de satellites en orbites géostationnaires.

Starsem est une filiale commune à 50/50 d’Arianespace et de Roscomos.

Arianespace effectue ses lancements depuis le Centre spatial guyanais (CSG). Le CSG ou Port spatial de l'Europe est issu de l'ESA et du CNES (Centre national d’études spatiales).

Depuis 2006 les Ariane 5-ECA peuvent lancer simultanément sur orbite de transfert géostationnaire deux satellites pour un total de 9 tonnes.

Depuis 2008, les Ariane 5-ES lancent les véhicules ATV d’environ 20 tonnes sur des orbites basses proches de 260 km, pour les services de fret vers la Station spatiale internationale.

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EADS Astrium

Logo de EADS Astrium

EADS Astrium est une filiale du groupe EADS (European Aeronautic Defence and Space company) présente en France, Allemagne, Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Espagne et spécialisée dans les systèmes spatiaux civils et militaires.

C'est la première entreprise spatiale européenne et la troisième mondiale.

EADS Astrium détient directement ou indirectement 28,6 % d'Arianespace, 35 % de Starsem et 51 % de Eurockot.

Le 1er décembre 2005, EADS SPACE annonce l'acquisition de Dutch Space, qui était déjà un important fournisseur d’EADS SPACE Transportation.

EADS Astrium offre également des services de lancement au travers de participations dans Arianespace (lanceur Ariane 5), Starsem (lanceur Soyouz) et Eurockot (lanceur Rockot), ainsi que des services de télécommunications et d'observation de la Terre par satellite via des filiales détenues à 100 % telles que Infoterra, ou des joint ventures comme Spot Image.

EADS Astrium est également fortement impliquée dans l'exploitation de la Station Spatiale Internationale et est également le maître d'oeuvre de l'ATV et du Laboratoire européen Columbus.

EADS Astrium a construit certains satellites, tel que Giove-B, du système de positionnement par satellites Galileo.

En outre, EADS Astrium Space Transportation est en train de constituer avec Finmeccanica une entreprise commune de développement des futurs lanceurs européens, basée à Turin, et appelée NGL Co.

EADS Astrium a annoncé son projet de tourisme spatial au cours d'une soirée intitulée Avez-vous déjà rêvé de vous rapprocher des étoiles...? organisée le 13 juin 2007 à Paris. Le designer australien Marc Newson participe au projet.

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Moteur Viking

Le moteur Viking a été réalisé par SEP (Société Européenne de Propulsion), absorbée depuis par SNECMA.

Ce moteur délivre une poussée comprise entre 760 et 808 kN (77 à 82 tonnes) selon les versions. Dans ses versions 4 et 5C, Viking motorise les 2 premiers étages des lanceurs Ariane 1 à 4. La version 6 motorise les propulseurs d'appoint pour les versions lourdes d'Ariane (Ariane 42L, 44L et 44LP). Conçu pour être fiable, le viking utilise des ergols chimiques stockables.

Le moteur Viking a achevé sa carrière lors du vol Arianespace 157, le 15 février 2004. Il clôt ainsi 25 ans d'activité par un succès. Cette mission est également le 74e (et dernier) succès consécutif pour Ariane 4, record de fiabilité avec 9 ans de lancements sans échec. Cet ultime succès consacre le moteur Viking.

Les 144 lanceurs Ariane 1 à 4 ont utilisé au total 958 moteurs Viking. Seuls 2 moteurs ont conduit à un échec. Le premier échec était dû à une fissure dans la chambre de combustion, le second est d'origine humaine : un chiffon avait été oublié dans une conduite lors du montage. Initialement, tous les moteurs étaient testés avant d'être intégrés sur un lanceur. À partir de 1998, les ingénieurs, confiants de la fiabilité du moteur, autorisèrent l'utilisation de moteurs non testés au banc sur les lanceurs. Quelques moteurs, prélevés aléatoirement dans les ateliers de montage, sont testés de temps à autre. Cette confiance absolue est très rare dans le monde de la motorisation spatiale.

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Soyouz

Maquette d'un Vaisseau Soyouz à la Cité de l'espace, à Toulouse (France)

Soyouz (du russe Союз, Union), Soïouz ou Soyuz est le nom d'une série de vaisseaux spatiaux russes, imaginés par Sergueï Korolev, utilisés depuis 1967 pour les vols habités. Ce vaisseau succéda au programme Voskhod, et il fut à l'origine conçu dans une forme plus lourde pour des vols lunaires habités (programme Zond). Les Soyouz furent ensuite utilisés pour amener les cosmonautes dans les stations Saliout et Mir, et dans la Station spatiale internationale.

Il pèse près de 7 tonnes, pour une hauteur de 7 mètres et un diamètre de 2,65 mètres.

Les vaisseaux Soyouz sont lancés exclusivement depuis Baïkonour, au Kazakhstan, par des fusées Soyouz (modifications de la fusée Semiorka). En 2004, des tractations ont permis d'aboutir à un accord avec l'ESA pour lancer des fusées Soyouz inhabitées depuis une nouvelle aire de lancement située à Sinnamary, en Guyane.

Le retour des Soyouz se fait dans les plaines du Kazakhstan, où il faut généralement environ une demi-heure aux militaires russes pour retrouver le vaisseau et aider les cosmonautes à en sortir.

L'équipement se retrouve dans le module orbital. Le module de service est inaccessible à l'équipage et contient principalement les moteurs permettant la manœuvre du vaisseau. Aucun de ces deux modules ne revient au sol à la fin de la mission, et ils sont détruits par sublimation naturelle dans les hautes couches de l'atmosphère pendant le retour. La vitesse de satellisation minimale en très basse altitude, nécessaire au Soyouz pour séjourner dans l'espace, est d'approximativement 8 km/s soit 28 000 km/h. Le retour du Soyouz sur Terre se fait à peu près à 27 800 km/h et, à cette vitesse, les frottements avec les hautes couches de l'atmosphère transforment les parties non protégées en étoiles filantes.

Le module de commande, ou capsule, est la base du commandant de bord. Après le décollage et avant un amarrage à la station, seul le commandant reste dans ce module. Les autres passagers, s'il y en a, se rendent dans le module orbital, accessible par une trappe. Le module est le seul à être équipé d'un bouclier thermique (composé de titane et de fibre d'amiante) qui lui permettra de résister aux 1 800 °C provoqués par les frottements lors de la rentrée atmosphérique.

Le tableau de bord comporte notamment l'écran d'un périscope externe à la capsule, des capteurs de température/pression à l'intérieur de l'habitacle, une jauge d'énergie électrique dans les batteries et un globe terrestre mobile permettant de situer à tout instant la position du Soyouz par rapport à la Terre et la direction dans laquelle il se dirige. Il y a aussi un compteur d'orbites, et une horloge réglée en permanence à l'heure de Moscou.

Le premier Soyouz a avoir été lancé avec une personne à son bord a eu un problème d'ouverture de parachutes au retour. L'occupant, Vladimir Komarov, n'a pas survécu à la chute. Il a été le premier humain à mourir dans un accident spatial.

Le 29 juin 1971, un autre accident est survenu à cause d'une fissure dans la coque de la capsule au retour de la mission Soyouz 11, revenant de la station spatiale Saliout 1 (qui fut la première station habitée par l'Homme). Les occupants, Georgi Dobrovolski, Viktor Patsayev et Vladislav Volkov, sont décédés par dépressurisation. Depuis cet accident, les autorités russes ont mis en place la tenue Sokol, qui est une tenue pressurisée permettant la survie de l'équipage dans le cas où ce problème se reproduirait.

Six personnes ont participé à des vols Soyouz à des fins de tourisme, et se sont assises à la place du passager. l'américain Dennis Tito en 2001, le Sud-Africain Mark Shuttleworth en 2002 qui ont payé chacun approximativement 50 millions de dollars américains et Gregory Olsen en 2005 suivi de l'américaine d'origine iranienne Anousheh Ansari en septembre 2006 qui ont payé à peu près 20 millions de dollars américains en collaboration avec l'agence spatiale russe. En avril 2007, c'est au tour de l'Américain d'origine hongroise Charles Simonyi de rejoindre la Station spatiale internationale à bord d'un Soyouz (Soyouz TMA-10), après avoir conclu un accord de près de 20 millions de dollars américain auprès de la société Space Adventures. Le dernier touriste de l'espace étant Richard Garriott, séjournant 12 jours dans l'espace à bord du vol Soyouz TMA-13 en octobre 2008, moyennant la somme de 30 millions de dollars américains.

Basé sur le Soyouz, le vaisseau Progress est un vaisseau cargo permettant d'acheminer vivres, oxygène et matériel scientifique aux stations spatiales, et il se pilote automatiquement.

Le vaisseau Shenzhou chinois, lancé pour la première fois le 15 octobre 2003, avec Yang Liwei à son bord, est basé sur la technologie du Soyouz.

Arianespace et EADS participent à la commercialisation de la version charge utile du Soyouz via une société commune européano-russe, Starsem.

Starsem s'est ainsi déjà vu confier par l'Agence spatiale européenne le soin de lancer les satellites Cluster et Mars Express (lancé le 2 juin 2003) avec le lanceur Soyouz.

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Jean-Yves Le Gall

Jean-Yves Le Gall (né en 1959) est diplômé de l'École supérieure d'optique (1981) et détient un doctorat de l'Université Paris-Sud.(1983).

Il commença sa carrière en 1981 comme chercheur au CNRS, où il travaille sur les projets Hipparcos and ISO.

En 1985, Le Gall rejoint le Ministère de l'Industrie et est affecté au pôle Espace où il fut en charge aux relations avec l'industrie spatiale.

En 1985, il devient conseiller aux questions spatiales. A ce titre il participa à la définition des programmes du CNES et de l'ESA.

En 1993, il rejoingnit Novespace, une sous-entité du CNES, dont il fut Président Directeur général.

Le Gall fut nommé directeur adjoint du CNES en 1996. A ce titre, il fut le représentant français à l'ESA.

En 1998, il fut nommé président directeur général de Starsem.

En 2001, il rejoignit Arianespace en tant que directeur général, puis en 2002, en fut nommé PDG.

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Centre national d'études spatiales

CNESlogo.jpg

Le Centre national d'études spatiales (CNES) est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français, placé sous la tutelle conjointe des ministères de la Recherche et de la Défense.

Créé sous l'impulsion du général de Gaulle, le 19 décembre 1961, il est chargé d’élaborer et de proposer au gouvernement la stratégie spatiale française, et de la mettre en œuvre.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés s'intéressent aux travaux réalisés par les Allemands sur les fusées et chaque pays s'efforce de collecter un maximum d'informations techniques et de s'adjoindre l'aide de techniciens allemands ayant travaillé sur les V-2. Pour la France, c'est le LRBA ( Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques) qui est chargé de mettre au point les premiers engins aboutissant à la fusée-sonde Véronique. Ces développements intéressent à la fois les scientifiques et les militaires. La guerre froide, le lancement de Spoutnik et la politique d'indépendance du Général De Gaulle placent bientôt la recherche spatiale dans les priorités du Gouvernement. En 1959 est formé le Comité de Recherches Spatiales (CRS) chargé de coordonner les activités spatiales françaises. La même année, l'industrie aérospatiale crée la SEREB (Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques) dont les réalisations militaires (Programme Pierres précieuses) aboutiront à la fusée Diamant premier lanceur spatial français. Pour mener un véritable programme spatial, il manque un organe de coordination et d'animation. Il est créé le 19 décembre 1961 sous la forme d'un Etablissement public dénommé Centre National d'Études Spatiales (CNES). Sa première mission est de placer la France dans le club des puissances spatiales au côté de l'URSS et des Etats-Unis. Cet objectif est atteint le 26 novembre 1965 avec le lancement de Diamant A depuis le Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux à Hammaguir (Algérie). De 1961 à 1981, le CNES sera le moteur de l'Europe spatiale. Durant ces années, les structures indispensables à un programme spatial sont mises en place : lanceurs, satellites,ensemble de lancements, Centres d'opérations et réseau de stations de contrôle, laboratoires, etc...alors que les autres états européens ont de fortes réticences pour s'engager. Parallèlement, une industrie spatiale compétente et dynamique voit le jour en France. Dans les années 80, l'Agence Spatiale Européenne que le CNES a contribué à créer et qu'il a dotée de la fusée Ariane devient une grande agence et de nombreux programmes à vocation internationale lui sont confiés. Le CNES représente la France à l'ESA et il recadre avec succès ses activités sur un programme national ambitieux beaucoup plus tourné vers les applications.

Cet objectif est atteint le 24 décembre 1979 avec le lancement réussi d'Ariane 1 de la base de Kourou. Le lanceur est amélioré plusieurs fois pour aboutir à Ariane 4 qui assure très vite la majorité des lancements commerciaux. Jusqu'à 2003, 144 Ariane de ces premières générations ont été lancés (dont 116 Ariane 4) avec un taux de succès exceptionnel. Ariane 5, plus puissant, est étudié pour prendre la suite.

Ce sera le projet de satellite Spot dont l'étude est réalisée au Centre Spatial de Toulouse. Il semble bien que ce soit une compensation donnée aux équipes d'ingénieurs de Toulouse que la nouvelle politique a laissés sans programme majeur. La décision est néanmoins judicieuse puisque SPOT va devenir un programme phare du CNES. Cinq satellites ont déjà été lancés et le service est opérationnel depuis 1986. Les satellites militaires Hélios sont dérivés des SPOT de dernières générations.

Le programme spatial français et très vite le programme européen ont permis à l'industrie de développer des compétences dans le domaines des équipements composant les lanceurs et les satellites et aussi dans la maîtrise d'œuvre de ces ensembles complexes. Le CNES, maître d'ouvrage a contribué à l'acquisition de ces compétences et il poursuit cette action notamment sur la Qualité-Fiabilité, les procédures de Management et la formation des jeunes ingénieurs aux techniques spatiales.

Les activités du CNES en faveur de la recherche scientifique ne diminuent pas, mais les réductions de budget orientent les réalisations vers des programmes en coopération et vers des expériences embarquées sur des satellites de la NASA, de l'URSS et de l' ESA. On retiendra deux projets marquants qui sont Argos et TOPEX-Poséidon . Un programme très actif de fusées sondes et de ballons stratosphériques et troposphériques est poursuivi. Il permet aux Laboratoires scientifiques de poursuivre leurs recherches et de maintenir des équipes compétentes.

Les années 80 sont enfin pour le CNES le début des vols habités en coopération avec l'URSS (J-L CHRETIEN) et les USA (P. BAUDRY) ouvrant la voie à la médecine spatiale. C'est aussi l'engagement d'études et de travaux pour réaliser la navette HERMES qui doit être mise en orbite par le futur lanceur européen Ariane 5. Hermès qui mobilise les efforts pendant 8 ans est finalement abandonné en 1993 alors que la recherche spatiale a perdu de son importance avec la fin de la Guerre froide et que la commercialisation des satellites d'application est bien établie .

Pour le grand public, le CNES a un nom difficile à retenir et des activités mal connues. C'est pourquoi derrière ce sigle, ont toujours été ajoutés quelques mots résumant l'image que l'Etablissement souhaite donner de sa mission. Ce fut "Pour un Espace utile" quand sont apparues les premières applications, bientôt changé en "L'Espace au service de l'Homme" pour personnaliser le message. Quand vers 1990 l'accent a été mis sur les problèmes climatiques et la pollution, le CNES a annoncé "L'Espace au service de la Terre". Ce thème a peu changé puisqu'en 2008, le CNES propose De l'Espace pour la Terre. Le CNES affiche ainsi une mission de service public en plus de son rôle de préparation et de mise en oeuvre de la politique spatiale de la France au sein de l'Europe. Le siège du CNES est situé à Paris, ses services définissent les grandes orientations stratégiques de l'entreprise et les programmes prioritaires.

Le Centre national d'études spatiales est à l'origine de quantité de projets spatiaux, même si ce n'est pas lui qui fabrique les lanceurs ou les satellites. Dans le cas des lanceurs, après avoir conçu la filière Ariane, le Cnes agit aujourd'hui comme autorité de conception et de qualification pour le compte de l'Etat français qui est l'Etat de lancement.

Le Cnes joue aussi le rôle d'assistant au maître d'ouvrage, l'Agence spatiale européenne pour les nouveaux développements.

Le Cnes est l'un des concepteurs du système Cospas-Sarsat, programme international de recherche et sauvetage de véhicules maritimes, aéronautiques ou terrestres en tout point du globe. Initié en 1982, il est composé d'une constellation de satellites survolant en permanence la Terre à l'écoute des signaux émis par les balises de détresse. Demain l'emport de charge utile Cospas-Sarsat sur les futurs satellites de navigation européens Galileo va accroître les performances ; avec Galileo les temps d'alerte seront réduits, et la localisation portée à quelques mètres. Le Centre national d'études spatiales est signataire du Pacte PME.

Le Centre regroupe environ 1500 personnes dont une majorité d'ingénieurs et cadres.

Le Centre Spatial Guyanais (CSG) a été créé en 1964. Il est installé à Kourou dans le département de la Guyane française.

Il est dénommé "port spatial" de l'Europe, depuis lequel les lanceurs Ariane (et bientôt Soyouz ou Vega) sont envoyés dans l'espace. Une mission complexe, où le Cnes met à la disposition de l'Esa et d'Arianespace une base spatiale fiable, sûre, et performante, et garantit au nom de la France la sécurité des biens et des personnes. Le site de Kourou possède une position géographique exceptionnelle, proche de l'équateur, qui autorise des lancements vers l'est (en bénéficiant de la vitesse d'entraînement de la terre) ou le nord dans des conditions de sécurité maximales : le lanceur ne survole aucune terre avant 4000 km.

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Comparaison de lanceurs commerciaux

Cette page est destinée à comparer les lanceurs soumis à concurrence internationale, dans un premier temps les lanceurs de satellites emportés par une fusée comme Ariane 5.

Ce ne sont donc pas nécessairement des "lanceurs lourds" (capables de placer au moins 20 000 kg sur orbite basse LEO), puisqu'Ariane 5 ECA (10 tonnes en orbite GTO) lance généralement les satellites deux par deux, donc d'une masse inférieure à 5 tonnes.

Mais ce sont des lanceurs opérationnels.

Ils sont quelquefois exploités par plusieurs sociétés ou "alliances" de sociétés : les constructeurs russes ont passé des accords avec des sociétés américaines (Boeing, Lockheed Martin) ou européenne (Arianespace pour Soyouz, dans la co-entreprise Starsem) pour commercialiser ces lanceurs, depuis leur site (Baikhonur) ou depuis un autre (Kourou pour Soyouz ou plate-forme en mer Odyssee Launch pour Zenit). Dans ce cas plusieurs lignes sont créées dans le tableau suivant, une par exploitant.

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Source : Wikipedia