Ardennes

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Posté par woody 19/03/2009 @ 21:14

Tags : ardennes, champagne-ardenne, france

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Ardennes

César évoque la forêt des Ardennes lorsqu'il décrit son départ pour la guerre d'Ambiorix, en 54 avant J.-C.. Il décrit cette forêt comme « la plus grande de toute la Gaule, et qui, s'étendant depuis les rives du Rhin et le pays des Trévires jusqu'à celui des Nerviens (Domaine qui inclurait donc au nord de l'actuelle France l'Avesnois, voire une partie de la Thiérache) (..) » Il n'en décrit pas la surface ni la largeur, mais précise qu'« elle embrasse dans sa longueur un espace de plus de cinq cents milles » Cette forêt sera isolée d'autres massifs par la voie romaine Bavay-Cologne qui favorisera les défrichement à ses abords. César la distingue clairement de la forêt hercynienne, qu'il a évoquée un peu plus tôt dans son récit, dans le même Livre VI de la Guerre des Gaules.

Aujourd'hui, on applique les mots Ardenne et Ardennais dans les dénominations de plusieurs régions naturelles ou administratives qu'il est parfois difficile de ne pas confondre d'autant que les nombreuses tentatives d'appropriations de ce nom connu entretiennent une certaine confusion.

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Charleville (Ardennes)

Charleville est une ancienne commune de France, dans les Ardennes. Elle est devenue en 1966 Charleville-Mézières, après la fusion de 5 communes différentes. Elle est la ville natale d'Arthur Rimbaud.

C'est le 6 mai 1606 que Charles Ier Gonzague (1580-1637), duc de Nevers et de Rethel, décide de la création de Charleville pour en faire la capitale de la principauté souveraine d'Arches. Pour ce faire, il fait appel à l'architecte Clément II Métezeau, frère de Louis Métezeau l'architecte de la place des Vosges à Paris. Pierre le Grand, lors de son tour d'Europe, est passé par la ville. Cette nouvelle cité ducale, qui jouxte le village médiéval d'Arches, est destinée à rivaliser avec Sedan, autre capitale princière mais fief protestant et surtout Mézières, ville de garnison au passé prestigieux.

En 1667, la manufacture d'armes est fondée.

L'hospice actuel a succédé à l'Hôpital du Grand-Prieuré de la Milice chrétienne et à l'Hôtel-Dieu de Saint-Louis. Le Grand-Prieuré avait reçu, le 4 novembre 1634, de Charles Ier, duc de Mantoue et de Montferrat, son fondateur, la donation d'une rente annuelle et perpétuelle de 3,000 livres, à prendre sur les revenus du duché de Rethelois, et notamment sur les moulins banaux de Mézières, pour l'entretien de 48 pauvres. Cet hôpital bénéficia, en outre, de donations particulières, parmi lesquelles nous mentionnerons celle des habitants de Cormicy en Vermandois. Ils avaient donné, le 20 juillet 1623, une maison qu'ils possédaient à Charleville, appelée la maison de Cormicy, pour en employer le revenu à la nourriture des pauvres de l'hôpital. On sait que, lors de la fondation de Charleville, Charles de Gonzague avait imposé aux cités de son gouvernement de Champagne, l'obligation d'y construire chacune une maison, à leurs frais. Les bâtiments du Grand-Prieuré, qui devaient étre construits sur un plan grandiose, ne furent pas achevés, faute de ressources. On se contenta souvent de faire des distributions aux pauvres, et de donner des secours aux malades, à domicile. L'Hôpital du Grand-Prieuré fiit remplacé, au mois de septembre 1742, par l'Hôtel-Dieu de Saint-Louis. La création du nouvel établissement était due à Henri-Louis de Bourbon, père du prince de Condé, qui mourut avant de voir son oeuvre terminée.

La ville s'est surtout développée aux XIXe siècle et XXe siècle grâce à l'industrie métallurgique (nombreuses petites usines et ateliers) ; les noms les plus connus étant certainement Clément-Bayard (charpente des Ateliers Eiffel, à Mézières), Etablissements Deville (Charleville) et plus récemment Citroën.

La ville a souffert lors de chaque conflit. En 1870, elle a été le théâtre proche de la chute du Second Empire à Sedan. En 1914-1918 elle a abrité le quartier général du Kronprinz (prince héritier allemand) et a du subir des bombardements notamment place de l'Hôtel-de-Ville à Mézières où la mairie et l'hôpital ont été détruits (le nouvel hôtel de ville a été inauguré en 1933 par le président de la République Albert Lebrun, dont l'épouse était originaire de Mézières, en style Art déco, et le nouvel hôpital s'est appelé Manchester en hommage à la ville britannique qui participa à sa construction, le lord maire de la ville avait d'ailleurs aussi participé à son inauguration la même année. Enfin, en 1939-1945 la ville étant presque vidée de ses habitants dès le début du conflit (ordre d'évacuation oblige), le quartier de la place de Nevers a brûlé pendant plusieurs jours sans que les pompiers interviennent (il en est de même de la synagogue du XVIIIe siècle "bombardée").

À chaque conflit mondial, la ville et sa région étaient déclarées "zone de peuplement" (1er conflit), littéralement colonie, ou "zone interdite" (2e conflit), ce qui ne facilita pas le ravitaillement et la circulation des biens et des personnes. Les Ardennes ont été, avec le Bas-Rhin, le seul département de France à appliquer l'ordre d'évacuation (chaque commune du département avait un "jumelage" avec une commune des Deux-Sèvres), durant laquelle le train transportant la plupart des archives départementales a été bombardé.

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Carignan (Ardennes)

Carte de localisation de Carignan

Carignan est une commune française, située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.

La commune se situe à quelques kilomètres de la frontière belge. Les habitants de Carignan sont appelés les Yvoisiens; en effet, jusqu'en 1662, cette ville était connue sous le nom d’Yvois, aussi orthographié Yvoy, Yvoi, Ivoy, Ivois, Ivoix. Pendant la Révolution, la municipalité avait repris le toponyme Ivoy.

Le sud de la commune est traversé par la Chiers, un affluent de la Meuse. Le point culminant de la commune se situe au Mont-Tilleul (293 m).

Le site de Carignan est occupé au moins depuis l'époque romaine. Carignan était connue des Romains sous le nom d'Epoisso Vicus et elle fut le chef-lieu du Pagus Eponensis/Evodiensis. C'était aussi une étape sur la voie romaine de Reims à Trèves et figure comme telle dans L'Itinéraire d'Antonin. Le nom Eposio ou Epoisso, d'origine celtique (Epo=cheval), permet d'envisager une occupation humaine antérieure à la période romaine; toutefois, aucun vestige de cette époque n'a été découvert sur le territoire de la commune alors que, pendant la reconstruction d'après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux vestiges architecturaux gallo-romains ont été mis au jour parmi lesquels une sculpture de Mercure tenant Bacchus et deux grands chapiteaux corinthiens. S'y ajoute la vaste villa de Maugré fouillée de 1976 à 1986.

Au VIe siècle, dans son Histoire des Francs, Grégoire de Tours raconte sa rencontre avec saint Walfroy à Yvois (Eposium Castrum). La ville a possédé un atelier monétaire mérovingien qui a produit des triens. Un comté d'Yvois, certainement héritier direct du pagus gallo-romain, est mentionné au Xe siècle. En août 1023, Yvois accueillit solennellement le roi Robert II le Pieux et l'empereur Henri II du Saint-Empire. Au XIe siècle, Yvois fait partie du comté de Chiny, qui est probablement la continuation du comté d'Yvois. Elle en est la ville la plus importante. Les comtes ont fait frapper la majeure partie de leurs monnaies à Yvois et une manufacture de draps y fut fondée en 1304. En 1340, la ville et sa prévôté furent vendues à Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg. Devenu duché, le Luxembourg s'est agrandi de ce qui restait du comté de Chiny (1364) avant d'appartenir aux ducs de Bourgogne.

Yvois fit ensuite partie intégrante des Pays-Bas espagnols et fut l'une des plus importantes places fortes du sud-Luxembourg. La France s'en empara en 1542 et en  1552 (le 23 juin, après un siège de six jours). Mais elle fit retour à l'Espagne en 1559 (traité du Cateau-Cambrésis). Au cours de la guerre de Trente Ans, après avoir été assiégée deux fois (1637 et 1639) par les troupes françaises du maréchal de Châtillon, la ville fut rasée sur ordre de Richelieu et le site resta longtemps quasi-abandonné.

Yvois fut annexée par la France en 1659 (article XXXVIII du traité des Pyrénées). En 1662, le territoire d'Yvois, correspondant approximativement à l'actuel canton de Carignan, fut érigé en duché de Carignan par Louis XIV au profit d'Eugène-Maurice de Savoie, comte de Soissons, prince de Carignan en Piémont et la ville perdit son nom pour devenir Carignan. La famille de Savoie a conservé le duché jusqu'en 1751, date à laquelle il fut vendu à Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre. Sa fille reçut le duché en dot lorsqu'elle épousa Philippe d'Orléans dit Philippe-Egalité (1747-1793) qui en fut le dernier possesseur.

Grâce à ses industries, la ville s'est développée au cours du XIXe siècle. On y trouvait un moulin, un laminoir, d'autres usines métallurgiques, une briqueterie et une filature. La ligne de chemin de fer de Sedan à Montmédy fut ouverte en 1861. Napoléon III a fait un bref séjour à Carignan le 30 août 1870 avant de gagner Sedan.

Pendant la Première Guerre mondiale, Carignan subit l'occupation allemande pendant quatre années. Le Dr Gairal, qui fut maire de la commune, décéda en déportation. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, la population quitta la ville devant l'avancée des forces allemandes et se retrouva dans l'ouest du pays. Les évacués purent regagner la ville après l'armistice. En mai et juin 1940, Carignan fut détruite à près de 90 %, essentiellement par l'artillerie française au cours de la percée de Sedan car les Allemands s'y étaient installés. Des combats très durs ont eu lieu dans la partie est du canton de Carignan et le petit ouvrage de la Ferté, dernier de la tête de pont de Montmédy, a été pris par les Allemands dans la nuit du 18 au 19 mai 1940.

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Ardennes (département)

Localisation des Ardennes en France

Le département des Ardennes (08) est un département français de la région Champagne-Ardenne.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des anciennes provinces de Champagne et d'Argonne, de plusieurs principautés, dont celles d'Arches et de Sedan, de comtés (comme Rethel) et de différents territoires rattachés à la France (provenant des anciens Pays-Bas espagnols) jusqu'au XVIIIe siècle.

Le 12 mai 1793, le département s'agrandit du bailliage liégeois de Couvin et du comté d'Empire de Fagnolle et le 26 octobre 1795 du duché de Bouillon.

Le 20 novembre 1815, le deuxième traité de Paris soustrait au département des Ardennes pour les rattacher au royaume des Pays-Bas les territoires de Bouillon, Couvin, Mariembourg, Fagnolle et Philippeville.

Le 2 septembre 1870, Sedan est lieu de la capitulation de Napoléon III lors de la Bataille de Sedan face aux troupes des états allemands coalisés commandées par Helmut von Moltke, Le roi de Prusse Guillaume Ier, (Wilhelm I), futur empereur du IIe Reich sous le même nom, et Bismarck assistent à la bataille depuis des collines dominant Sedan. La défaite sonne le glas du Second Empire.

Pendant les deux conflits mondiaux, pour des raisons stratégiques la région est à chaque fois le lieu de passage de l'invasion ennemie, à cause de la faible largeur de la Meuse et sa vallée encaissée. Les militaires français considèrent que la région se défend toute seule de par son relief et ses forêts épaisses présentes sur le nord du département et négligent la défense de ce territoire. Pendant la Première Guerre mondiale, Charleville est le QG du Kronprinz, c'est à Vouziers, entre autres, que se sont battues les Légions tchécoslovaques avec celui qui allait devenir le premier président de la république, Masaryk et c'est aussi à côté de cette même ville qu'a été abattu l'avion de Roland Garros.

C'est le seul département français à avoir été occupé entièrement pendant la durée du conflit hormis le nord de la Lorraine (Moselle) et l'Alsace, qui étaient sous administration allemande depuis 1871.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'effort principal de l'armée allemande s'est porté sur ce territoire, notamment sur la rive droite de la Meuse, symbolisé par la percée de Sedan qui allait entrainer les troupes françaises dans le piège stratégique du Plan jaune conçu par le général von Mainstein et approuvé par Hitler.

C'est dans ce département que finissait la ligne Maginot : le dernier fort de cette ligne (fort de Villy la Ferté) se situe à environ cinq kilomètres de Carignan. L'état-major français ne voulait pas continuer la ligne de défense le long de la frontière avec la Belgique, pays neutre et ami.

Après l'armistice de 1940, les Ardennes ont été déclarées "zone interdite" (en fait zone de peuplement allemand) pendant toute l'occupation par l'armée nazie.

Plusieurs personnes natives des Ardennes ont laissé une trace dans l'histoire, la littérature, les sciences ou les arts.

Le plus célèbre d'entre eux est sans doute Arthur Rimbaud, poète né à Charleville en 1854. Robert de Sorbon fondera lui la Sorbonne au XIIIe siècle. Contemporain d'Arthur Rimbaud, Hippolyte Taine, né à Vouzier, contribuera aux avancées du positivisme notamment dans le domaine de l'histoire. Au siècle dernier, Albert Caquot, polytechnicien et académicien, construisit de nombreux d'ouvrages d'art et fit d'autres inventions en particulier dans l'aéronautique. Le moine bénédictin Dom Mabillon fonde au XVIIe siècle la critique historique moderne. Citons encore la famille Hachette dont Louis-Christophe-François fondera la célèbre maison d'édition, l'abbé de La Caille, astronome et cartographe du XVIIIe siècle, et le peintre Alexandre-François Desportes. Parmi les militaires, on peut citer le vicomte de Turenne, maréchal et le général Chanzy.

Une liste des personnalités est tenue par le Conseil Général des Ardennes.

Le département des Ardennes fait partie de la Région Champagne-Ardenne. Il est limitrophe des départements français de la Meuse, de la Marne et de l'Aisne, ainsi que de la Belgique (plus précisément la Région wallonne). Son point culminant est nommé la Croix-Scaille et est situé à 504 m d'altitude.

Le département doit son nom à une vaste région naturelle, l'Ardenne, qui s'étend surtout sur la partie wallonne (au Sud) de la Belgique (provinces de Liège, Namur, Hainaut et Luxembourg), mais aussi au Grand Duché de Luxembourg (Oesling) ainsi qu'à l'Allemagne (Eifel) et ailleurs en France au nord du département voisin de la Meuse en Lorraine ; cette région naturelle, majoritairement francophone, vallonnée par le massif peu élevé des Ardennes et constituée autour du Sud du bassin fluvial de la Meuse, n'est comprise que très partiellement dans ce département. La vallée de la Meuse est connue comme « la valleye » dans le département des Ardennes. Au sud, s'étend très vite la plaine de Champagne dite crayeuse où coule l'Aisne, après quelques zones "tampons" vallonnées (Thiérache à l'ouest et Argonne à l'est).

Les Ardennes ne bénéficient pas d'un climat identique sur tout son territoire. La zone située au nord du département, depuis la frontière Aisne-Belgique jusqu'au village de Poix-Terron, puis au sud du Fleuve "la Meuse", le climat est considéré comme "Continental dégradé" (fortes précipitations en Automne et fréquentes gelées en hiver), alors que le reste du département subit un climat "océanique dégradé" ou "tempéré continental" (par rapport au climat océanique, les hivers sont plus froids et les étés plus chauds, les précipitations en plaine sont moins importantes et les vents perdent de leur force). Tout ceci du fait de sa situation géographique : à mi-chemin entre la Mer du Nord et la Manche, et l'intérieur du vieux continent. On observe aisément cette différence dans les faits : l'hiver est plus vigoureux et le risque de neige plus élevé à Givet ou à Sedan au nord (et donc en climat dit continental dégradé), et on peut remarquer une différence de température avec les régions aux influences maritimes voisines (Nord et Bassin parisien) où l'influence de la mer (relief assez plat) est importante : le gel (notamment dans les vallées de la Meuse et de la Semoy et sur le plateau de Rocroi et vers la Croix-Scaille) peut être plus marqué et se produire plus tardivement dans l'année, d'où des différences dans la végétation. Cependant, au fil des années, les hivers sont plus doux et plus ensoleillés et les étés plus secs et plus chauds dans l'ensemble du 08. Pourquoi ? Dérèglement climatique ou évolution normale, rien n'est pour l'instant privilégié.

Les habitants des Ardennes sont les Ardennais prononcé /ardEunais/ pas d'accentuation du e. Malgré un taux de natalité toujours élevé (le plus fort taux en France en 1968), le département continue de perdre des habitants ; 290 000 en 2000, à cause d'un taux de chômage élevé (d'où une "émigration" continue). Les deux conflits mondiaux ont, à chaque fois, fait perdre des habitants (comme l’« exode » de 1940). Il y avait 330 000 habitants à la fin du XIXe siècle.

Les Ardennes se situe dans la seule région de France à perdre des habitants, perte de l'ordre de 3000 habitants entre 1999 et 2006. Les agglomérations majeures sont les plus touchées, avec une stagnation de la population voire une baisse pouvant aller jusqu'à 2% par rapport à 1999 des centres-villes et des banlieues (Charleville-Mézières, Revin, Fumay, Givet, Rethel, pour ne citer que des exemples ardennais). Les communes proches en revanche gagnent des habitants. Cela s'explique par la recherche d'un meilleur cadre de vie, au vert, qui correspond à l'envie d'un grand nombre de personnes de se constituer un petit patrimoine immobilier, dont le modèle type est la maison avec un terrain, au détriment de la proximité avec le lieu de travail. Ce concept entre la logique des migrations pendulaires, ou des allers-retours Domicile/Travail. On entre alors dans la logique de la périurbanisation.

Au 1er janvier 2006, la population ardennaise s’établit à 285 653 habitants. Après la Haute-Marne, les Ardennes sont le deuxième département métropolitain à se dépeupler le plus depuis 1999. La population diminue dans le milieu urbain mais cinq fois moins que dans l’espace rural. La baisse limitée dans l’espace urbain, où résident deux tiers des Ardennais résulte de deux dynamiques opposées. Les communes périurbaines gagnent 0,5 % d’habitants par an sur la période 1999-2006 au détriment des pôles urbains (villes-centres et banlieues) qui en perdent 0,6 % par an. Depuis trente ans, la population fléchit dans les principales villes des Ardennes. Entre 1999 et 2006, la baisse annuelle s’étend de 0,4 % pour Sedan ou Rethel à 1,8 % pour Revin en passant par 0,9 % pour Charleville-Mézières. L’évolution plus défavorable en milieu rural provient de la dégradation démographique des pôles d’emploi ruraux, comme Fumay ou Vouziers, et dans une moindre mesure de celle de leur couronne. Elle est légèrement atténuée grâce à une petite progression de la population dans les autres communes rurales.

Les Ardennes, à l'exception des deux pôles urbains majeurs que sont Charleville-Mézières et Sedan, et de la pointe, se situe dans la diagonale du vide. Cette diagonale part des Ardennes, traverse la France par la Champagne-Ardenne, la Bourgogne, l'Auvergne, le Limousin, les Cévennes, et se termine par les Landes et les Pyrénées. Peuvent être inclus la Corse, le centre de la Bretagne et le massif alpin, en raison des conditions démographiques identiques à la diagonale du vide. A savoir, une faible densité de population, de l'ordre de 0 à 30 habitants au km² en 2006, avec des exceptions pour les grandes agglomérations où les chiffres peuvent atteindre 300 à 2000 (généralement dans le bas de cette fourchette) habitants au km² (Reims, Clermont-Ferrand et Toulouse notamment).

L'économie du département, après avoir reposé sur l'agriculture (forêt et élevage, les cultures étant pauvres), repose depuis plus d'un siècle maintenant sur l'industrie et trop peu sur le tertiaire, d'où un taux de chômage élevé. Au début du XIXe siècle, la région était la première de France pour le travail des métaux, grâce au charbon de bois. On n'y a jamais trouvé de charbon (seule l'ardoise de Fumay était exploitable) mais l'industrie métallurgique s'y est développée (boulons, vis, clous, dans les "boutiques"), le chemin de fer avec de nombreuses ramifications (Compagnie des Ardennes de la famille Sellière, regroupée ensuite avec la Compagnie de l'Est), a accéléré cette industrialisation à la fin du XIXe siècle : Charleville, Sedan (qui avaient leurs tramways), Revin. (Le journal L'Usine ardennaise est devenu L'Usine nouvelle). La crise des années 1970-80 a précipité le déclin de l'activité métallurgique dans le département (les hauts-fourneaux ou des simples ateliers ont fermé les uns après les autres : Blagny, Vireux-Molhain, Bogny, etc...). Il subsistent aujourd'hui de nombreux sous-traitants pour l'industrie ferroviaire (TGV par exemple) ou automobile (GMC, PSA, Mercedes, entre autres), Hermès s'est installé récemment à Bogny, PSA est installé à Villers-Semeuse-Les Ayvelles. L'agriculture s'est considérablement développée avec les techniques industrielles (blé, maïs, betterave à sucre).

L'arrivée du TGV pourrait accélérer le renouveau, ainsi que le "Y" autoroutier ardennais en cours d'achèvement (Bruxelles-Rotterdam, Liège-Cologne, Reims-Paris-Lyon) avec l'A34 (gratuite), en développant le tertiaire. Tous les ans, en septembre, la foire de Sedan est un grand événement commercial (2ème de la région). Le tourisme pourrait aussi prendre en partie le relais, avec notamment la création du futur parc naturel régional.

Depuis maintenant plus de 40 ans (la première fois en 1961 à l'initiative de Jacques Félix), a lieu maintenant tous les trois ans à Charleville-Mézières le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes; il a accueilli lors de sa dernière édition en 2006 plus de 150 000 personnes, il y a aussi dans cette même ville une école : l'Institut international de la Marionnette. Le Festival Rock et Territoire Le Cabaret Vert a accueilli plus de 25 000 festivaliers lors de la troisième édition en 2007 et se déroule tous les ans à Charleville-Mézières.

A Sedan a lieu chaque année le festival médiéval autour du château fort, le plus grand d'Europe. C'est un évènement qui rassemble des milliers de figurants et de spectateurs. A Rethel, les fameuses fêtes de Sainte-Anne existent depuis plus de 200 ans. A Bogny-sur-Meuse se déroule le festival Aymons Folk.

L'Argonne n'est pas en reste avec deux évènements musicaux. Depuis maintenant 14 ans, le village de Louvergny accueille début août un festival lyrique, Les Rencontres de Louvergny, au cœur de la campagne Argonnaise où se produisent des chanteurs de la scéne internationale provenant de différents pays. Plus récemment, les Notes d'Argonne propose à travers le massif argonnais des concerts de musique classique avec des interprètes régionaux ou nationaux (session de mai 2008 : Patrice Fontanarosa et Marielle Nordmann). Ces deux évênements ont eu un succès immédiat dans la région et le public n'a cessé d'affluer depuis.

Avec l'amélioration des transports (TGV, autoroutes), les Ardennes sont plus « proches » des grandes villes. Il y a le château de Sedan, les souvenirs de Rimbaud, les nombreuses églises fortifiées (ce qui est normal pour une région de marche) et la forêt de chaque côtés de la Vallée de la Meuse, la création du futur Parc naturel régional devrait encore augmenter l'intérêt pour la région. Il y a enfin, pour l'amélioration des transports, le projet de rocade Nord-Lorraine (amélioration de la N 43) qui rapprocherait davantage encore Lille-le tunnel sous la Manche et Metz-Strasbourg.

Les achats de maisons par des belges et des néerlandais sont fréquents dans la région car les prix sont beaucoup moins élevés que dans leur pays de résidence.

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 4.7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires, ce qui est assez faible.

Depuis très longtemps la région est une terre de légendes, grâce à ses rochers, ses rivières et lacs, sa forêt épaisse et sombre : par exemple les Quatre fils Aymon, chevaliers sur leur cheval Bayard aidés par l'enchanteur Maugis qui donna son nom au village de Pont-Maugis, à l'époque de Charlemagne.

Le roman d'Yves Gibeau, Les gros sous (1953) se déroule dans le sud-ouest du département. Les Ardennes servent de décor au roman de Julien Gracq (Un balcon en forêt) publié en 1958, et dont Michel Mitrani a fait un film en 1979 avec Jacques Villeret. Ce roman/récit prend appui sur l'expérience de soldat de l’auteur au début de la Seconde Guerre mondiale.

La région sert de toile de fond à l'écrivain ardennais André Dhôtel (1900-1991), notamment dans Le Pays où l’on n’arrive jamais.

Le Train (1973) avec Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider a été en partie tourné dans la vallée de la Meuse, Maigret chez les Flamands (1976), roman de Georges Simenon là aussi, qui connaissait la région en voisin (Liège) puisqu’il l'a beaucoup parcourue, situe l'action à Givet (le téléfilm avec Jean Richard y a été tourné).

Quant au film de Claude Autant-Lara, Les Patates réalisé en 1969 avec Pierre Perret), il a été entièrement tourné dans les Ardennes.

En 2006, Les Enfants du pays de Pierre Javaux, avec Michel Serrault, se situe dans un petit village noyé dans la forêt des Ardennes en mai 1940, au moment où 5 tirailleurs sénégalais se trouvent isolés de leur régiment, perdus, face à un vieil homme et à ses deux petits-enfants restés seuls après l'exode de la population.

En 2007, Marcel Trillat tourne "Silence dans la vallée", documentaire sur la liquidation des forges de Nouzonville par des repreneurs américains (Thomé-Génot) qui vident la trésorerie à leur profit. Cellatex avit connu le même sort à Givet en 2000.

Le 12 juin 2008, le conseil génénal change de logo. Voir le logo.

L'ancien président du Sénat, Christian Poncelet, est né à Blaise en 1928.

Les journaux régionaux sont : L'Ardennais (de Charleville-Mézières) et L'Union (de Reims mais qui a une édition locale) ; ils ont maintenant une rédaction commune, seule la première page diffère.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Source : Wikipedia