Appellations

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Posté par talos 20/03/2009 @ 18:09

Tags : appellations, vin, gastronomie, loisirs

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Confédération nationale des appellations d'origine contrôlée

La Confédération nationale des appellations d'origine contrôlée est un organisme français en charge des appellations d'origine contrôlée (AOC) françaises.

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Vallée d'Aoste (vin)

La Vallée d'Aoste est un vignoble italien de la région autonome de la Vallée d'Aoste dont les appellations sont dotés d'une appellation DOC depuis le 30 juillet 1985. Seuls ont droit à la DOC les vins récoltés à l'intérieur de l'aire de production définie par le décret. Les vignobles autorisés se situent en province d'Aoste dans les communes de Aoste, Arnad, Arvier, Avise, Aymavilles, Bard, Brissogne, Challand-Saint-Victor, Chambave, Champdepraz, Charvensod, Châtillon, Donnas, Fénis, Gressan, Hône, Introd, Issogne, Jovençan, La Salle, Montjovet, Morgex, Nus, Perloz, Pollein, Pontey, Pont-Saint-Martin, Quart, Saint-Christophe, Saint-Denis, Saint-Nicolas, Saint-Vincent, Sarre, Verrayes, Verrès, Villeneuve.

Actuellement, l'appellation Vallée d'Aoste est subdivisée en 7 sous-appellations géographiques et 9 sous-appellations selon le cépage.

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Vignoble de Bourgogne

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Le vignoble de Bourgogne est un vignoble français situé exclusivement en Bourgogne sur les départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or et de la Saône-et-Loire. Il s’étend sur 250 km de longueur du nord de Chablis au sud du Mâconnais.

Le vignoble bourguignon comprend cent appellations d'origines contrôlées (AOC) : 23 appellations « régionales », 44 appellations communales ou « village » (avec 562 appellations « premier cru » sur ces appellations village) et 33 appellations « grand cru ».

La surface de vignes représente 29 500 hectares (27 188 hectares en production dont 25 000 hectares en AOC). La production de cette région viticole donne 1 442 028 hectolitres de vin, pour environ 192 000 000 bouteilles commercialisées.

Cette région produit des vins rouges, à base de cépages pinot noir et de gamay, et des vins blancs, à base de cépages chardonnay et d'aligoté. Il se produit plus de vins blancs que de vins rouges, soit 59,5 % de vins blancs, 33,8 % de vins rouges et rosés et 6,7 % de crémant.

Fruits d'une longue histoire, la Bourgogne et ses vins sont mythiques dans le monde entier. Avec un vignoble fortement morcelé et une qualité de vins assez hétérogène en fonction des appellations, des « climats » mais aussi des domaines, maisons de négoce et caves coopératives, la Bourgogne n'en est pas moins confrontée au défi de la mondialisation.

Très tôt se dessina le choix des meilleurs terroirs. Les patriciens de la grande ville d'Autun possédaient leurs vignobles autour de Beaune et Dijon. Grégoire de Tours précise d'ailleurs, à la fin du VIe siècle, que son arrière-grand-père, Grégoire, l'évêque de Langres préféra séjourner près de Dijon qui disposait « vers le couchant de coteaux très fertiles et couverts de vigne ». Les Burgondes, arrivés au VIe siècle, redonnèrent un nouvel essor à la culture de la vigne. Ils éditent semble-t-il une première réglementation sur la vigne, attribuant la terre à qui plante des ceps sur une friche. En 581, Gontran (roi des Burgondes) donna ses vignobles de Dijon au monastère de Saint-Bénigne et à sa congrégation de moines. Mais avec les invasions barbares, l'économie viticole de la Bourgogne périclita ; quand revint la paix, au Xe siècle, le royaume franc, que Charlemagne avait légué à ses héritiers, avait été morcelé et avait perdu toute sa splendeur d'antan.

Dés le début du VIe siècle, l’implantation du christianisme avait favorisé l’extension de la vigne par la création d’importants domaines rattachés aux abbayes. En ces temps guerriers, les communautés religieuses bénéficiaient d’une protection qui permettait de transmettre l’expérience de génération en génération. Deux de ces abbayes eurent une importance non seulement à l'échelle locale mais aussi européenne : l'abbaye de Cluny (créée en 909) pour le Mâconnais et le Chalonnais, puis l'abbaye de Cîteaux (créée en 1098)avec des plantations en Côte-d'Or, pour le chalonnais et le chablisien. C’est la période de la naissance des clos. Le clos de Bèze fut fondé entre 630 et 640, le clos de Vougeot en 1115 et le clos de Tart en 1141. Déjà en 867, le chapitre cathédral de Saint-Gatien de Tours s'était vu doté par Charles le chauve d'un vignoble près de Chablis. À partir de 1214, les cisterciens de l’abbaye de Pontigny, la deuxième fille de Cîteaux, s'assurèrent d'une vigne de trente-six arpents dans le vignoble de Chablis lui fournissant une redevance de dix muids à la Saint-Martin.

Au cours du pontificat de Clément VI (1342-1352), pour satisfaire celui qui fut le plus fastueux pontife d’Avignon, les cisterciens bourguignons subdivisèrent le Clos-de-Vougeot en trois climats afin de sélectionner la « cuvée du pape ». Cette faveur pour un vin rouge fut une nouveauté du XVIe siècle siècle, les vins les plus appréciés jusqu’alors étant blancs. Le rôle joué par la Cour pontificale d’Avignon dans cette mutation de goût fut essentiel. En effet le vin de Beaune, dont le clos-vougeot, descendait par la voie fluviale Saône-Rhône plus facilement vers le sud. Alors que pour atteindre Paris, il devait traverser la Côte en charroi jusqu’à Cravant pour rejoindre l’Yonne. Ce vin fut encore au cœur de la vie pontificale d'Avignon, en 1364, quand Urbain V menaça d’excommunication Jean de Bussières, abbé de Cîteaux, s’il continuait à approvisionner en clos-vougeot ses cardinaux réticents à rejoindre Rome. Mais peu après son couronnement, en décembre 1370, Grégoire XI, qui avait reçu de la part du duc de Bourgogne trente-six queues de vin de Beaune, annula la menace d'excommunication et autorisa, à nouveau, l’abbé de Cîteaux à approvisionner sa Cour en clos-vougeot. Incontinent, Jean de Bussières fit parvenir à Avignon trente pièces de sa dernière vendange. Ce noble geste fut récompensé par la pourpre cardinalice.

En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d’améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir dans ses terres. C'est le premier décret alimentaire au monde, précurseur des appellations d'origine contrôlées (AOC), introduit bien avant le Reinheitsgebot allemand définissant les ingrédients autorisés dans le brassage de la bière en Allemagne. Enfin en 1416, Charles VI fixa par un édit les limites de production du vin de Bourgogne. Aux XIVe et XVe siècles, la dynastie Valois des ducs de Bourgogne régna sur l’art et le goût d'une grande partie de l’Europe. Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, reçut les Flandres par son mariage avec Marguerite III de Flandre. Il continuait ainsi une politique matrimoniale déjà esquissée par son prédécesseur Philippe de Rouvre, politique que poursuivirent ses successeurs et qui constitua en quelques décennies l'État bourguignon.

Si Jean sans Peur, Philippe III de Bourgogne (dit Philippe le Bon) et Charles le Téméraire installèrent leur Cour à Anvers, Bruges, Bruxelles, Gand, Liège ou Malines, ils ne négligèrent jamais leurs vignobles dont ils tirèrent d'énormes profit tant économiques que politiques car tous leurs pairs considéraient qu'en Bourgogne étaient « les meilleurs vins de la chrétienté ». Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon, et son épouse Guigone de Salins décidèrent de créer un hôpital pour les pauvres mais hésitèrent un moment sur le lieu entre Autun et Beaune. Cette dernière ville fut choisie de par son lieu de passage et de l'absence de grande fondation religieuse. C'est ainsi que le 4 août 1443 naquit sur le papier l'Hôtel-Dieu. Les Hospices devinrent rapidement propriétaires d'un grand domaine viticole grâce à des dons (le premier en 1457, de Jehan de Clomoux léguant 4 hectares à Pouilly-Fuissé) et des héritages de riches seigneurs bourguignons à partir de 1471, vignobles qui sont restés dans leur patrimoine jusqu'à nos jours.

Toujours au cours du XVe siécle, le commerce viticole du Duché de Bourgogne était en plein essor. De Chenôve, où étaient situés les pressoirs des ducs, jusqu'à Rully et Mercurey, les vignes, de mieux en mieux cultivées, donnèrent des crus de plus en plus recherchés. Ainsi, la Flandre et l'Angleterre les firent venir à grands frais. En 1461, lors du sacre de Louis XI, Philippe le Bon lui offrit 24 chariots de vins de Beaune et de Germolles. En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché à la France, sous le règne de Louis XI.

En 1652, devant l'école de médecine, des médecins émette une thèse relatant que « le vin de Beaune est la plus saine comme la plus agréable des boissons », cette phrase marque bien la bataille des vins qu'oppose Bourguignons et Champenois. En 1693, le roi Louis XIV se vit prescrire par Guy-Crescent Fagon, son médecin, des vins de Bourgogne comme vin de régime. Cette médication était censée espacer ses crises de goutte. En outre, il déconseilla à son royal patient le champagne dont il affirmait qu'il le rendait goutteux. Cette ordonnance provoqua un conflit pamphlétaire. Le 5 mai 1700, un jeune médecin, M. Le Pescheur, contre-attaqua devant Messieurs de la Faculté de Reims en développant la thèse « Sur la prééminence du goût et de la salubrité du vin de Champagne sur le vin de Bourgogne ». La réplique vint des frères H. et J. B. Salins, docteurs en médecine à Dijon de par la Faculté d’Angers. Ils publièrent un mémoire pour la « Défense du vin de Bourgogne contre le vin de Champagne par la réfutation de ce qui a été avancé par l’auteur de la thèse soutenue aux Écoles de médecine de Reims le 5 mai 1700 ». Ils se firent répliquer, en 1739, par Jean François, un champenois qui, dans une nouvelle thèse en forme de pamphlet, accusa les bourgognes de donner la goutte et la gravelle.

Entre temps, en 1719, la plus ancienne société de secours mutuels, dite de Saint-Vincent, avait vu le jour à Volnay« où croit le meilleur vin de Bourgogne ». L'époque faste des ducs de Bourgogne était terminée. Le titre n'était plus porté que par l'un des enfants du roi ignorant tout de son duché. Aussi, en 1700, l'intendant Ferrand rédigea-t-il un « Mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne » lui indiquant que dans cette province les vins les meilleurs provenaient des « vignobles approchent de Nuits et de Beaune ». Dans cette même période, les premières maisons de commerce et les négociant-éleveurs eurent pignon sur rue et en 1720, la négociant « Champy » s'installa sur place. Au début du XVIIIe siècle, des négociants-éleveurs, venus d'outre-Rhin, arrivèrent à leur tour sur Beaune. La riche bourgeoisie et les parlementaires investirent également en Bourgogne, prenant le relais dans les vignobles des abbayes et monastères en déclin. Les princes du sang firent de même. En 1760, Louis François de Bourbon, prince de Conti acquit un petit clos de l'abbaye de Saint-Vivant à Vosne-Romanée. Il se nommait « La Romanée ».

La Révolution, en 1789, le lui confisqua pour en faire un bien national. Vendu à des bourgeois bourguignons, il fut renommé Romanée-Conti. Les vignobles confisqués à la noblesse et au clergé et acquis par de riches commerçants et négociants virent dès lors la qualité de leurs vins s'améliorer. Le morcellement de ces vignobles, dû essentiellement à la géologie, en fut une des causes principales. Un seul climat produisait un seul vin. Sous l'ère napoléonienne, ce processus s'accéléra quand la législation réglementa la répartition du vignoble. La propriété fut morcelée entre les différents héritiers d'un domaine, faisant en sorte que les parcelles de chaque propriétaire devinrent de plus en plus petites. Le vin préféré de Napoléon était le Chambertin, cette prédilection date probablement de l'époque ou, jeune officier d'artillerie, il séjourna quelques temps en Côte d'Or. Des ouvrages et travaux de cartes commencèrent alors à être édités, faisant suite à des études qui s'étaient déroulées auparavant. Les plus connues furent celles de C. Arnoux, Dissertation sur la situation de la Bourgogne et des vins qu'elle produit, publié à Londres en 1720, et une Description du gouvernement de Bourgogne due au dénommé Garreau. Cela entraina une bonne connaissance des crus et permit un début de hiérarchisation des meilleurs terroirs de Bourgogne au tout début du XIXe siècle. Dans les décennies 1830-1840, la pyrale survint et attaqua les feuilles de la vigne. Elle fut suivie d'une maladie cryptogamique, l'oïdium. En dépit de ces deux problèmes, la viticulture bourguignonne se redressa. Elle prit un essor économique encore plus vigoureux avec la création en 1851 de la ligne de chemin de fer entre Paris et Dijon. Ce fut cette même année que les hospices de Beaune organisèrent leur première vente aux enchères. En 1861, le « Comité d'agriculture de Beaune » fit réaliser un « Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne ». Ce premier essai de classification des vins devait figurer à l'Exposition universelle de 1862 et il avait pour but de « donner aux transactions sur les vins de sérieuses garanties sous le rapport de l'origine de la chose vendue ».

Ce fut dans ce contexte qu'arrivèrent deux nouveaux fléaux de la vigne. Le premier fut le mildiou, autre maladie cryptogamique, le second le phylloxéra. Cet insecte térébrant venu d'Amérique mis très fortement à mal le vignoble bourguignon. Sa présence fut découverte et observée le 15 juin 1875 à Mancey, puis à Meursault le 17 juillet 1878 au lieu-dit l'Ormeau, enfin le 23 juillet 1878 au jardin botanique de Dijon. Les contaminations dataient de 1876 pour Meursault et 1877 pour Dijon. Les vignes américaines furent introduites en fraude à partir de 1885 et officiellement à partir du 12 juillet 1887. Il fallut arracher toutes les « vieilles vignes françaises » et replanter. Après de longues recherches, on finit par découvrir que seul le greffage permettrait à la vigne de pousser en présence du phylloxéra. Certains vignobles, comme la Romanée Conti, furent longtemps cultivés franc de pied c'est-à-dire sans porte-greffe : les dégats du phylloxéra étaient alors maîtrisés par des injections de sulfure de carbone dans le sol. Quant au mildiou, il provoqua un désastre considérable en 1910. Ces deux ravages viticoles eurent des conséquences sociales importantes d'autant que la pénurie provoqua des fraudes, les vins du terroir furent coupés avec ceux d'autres régions et certains négociants allèrent jusqu'à fabriquer des vins artificiels.

Les viticulteurs décidèrent de s'organiser afin de lutter contre la fraude. Ils créèrent la première cave coopérative de Bourgogne, la « Chablisienne » qui vit le jour en 1923. Elle fut fondée par l'abbé Balitran, curé de Poinchy, et par un noyau de vignerons pionniers en matière de coopération viticole.

Dans la même optique, quelques propriétaires-récoltants de la Côte-d'Or refusèrent, dès 1930, de vendre leur vin en vrac au négoce. Ils créèrent à huit un consortium pour mettre eux-mêmes leurs vins en bouteilles. Présidé par le marquis d'Angerville, propriétaire à Volnay, ce groupe eut Henri Gouges, de Nuits-Saint-Georges, comme secrétaire. Il reçurent l'aide de Raymond Baudoin, fondateur de La Revue du vin de France et de l'Académie du vin de France. Un dépôt fut créé à Nuits-Saint-Georges. Si la première année ils ne vendirent à eux tous que quatre-cents bouteilles aux bouchons étampés et estampillés, au bout de trois ans, la confiance revenue, la bataille de l'authenticité fut gagnée. La Bourgogne avait des vignerons qui faisaient eux-mêmes leurs mises en bouteilles et garantissaient l'origine de leurs vins. On pouvait à nouveau pavoiser. Les conséquences de la crise de 1929, touche durement l'économie viticole; ainsi la Confrérie des Chevaliers du Tastevin fut créée en 1934 par deux vignerons bourguignons, Georges Faiveley et Camille Rodier. Cette confrérie avait pour but de promouvoir les grands vins de Bourgogne. Elle s'installa au Château du Clos de Vougeot en 1945.

Pendant ce temps, Henri Gouges avait rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui allait aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. Il devint le bras droit du baron à l'INAO. Leur action permit que plusieurs terroirs de Bourgogne fussent reconnus en appellation (AOC) par l'INAO dès 1936. La première AOC de Bourgogne à être reconnue fut Morey Saint-Denis. En 1938, nait la Saint-vincent tournante à l'iniative de la Confrérie des chevaniers du tastevin, manifestation se passant le dernier week-end de Janvier. Ce n'est qu'à la veille de la Première Guerre mondiale que le vignoble bourguignon reprit son essor. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le manque de main-d'œuvre et de produits de traitement (dont en particulier le cuivre qui est le principe actif de la bouillie bordelaise et de la bouillie bourguignonne) entraîna une nouvelle baisse de la production. Ceci n'empêcha point qu'en 1943 les premiers crus furent inventés. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, sont créés plusieurs confrérie viti-vinicole : Confrérie des Pilliers Chablisiens (1953), Confrérie des Chevaliers du Cep Henry IV (1963), Confrérie des Trois Ceps (1965), Confrérie de la Chanteflute (1971), Confrérie de Saint-Vincent de Mâcon (1971 aussi), Confrérie des Grumeurs de Santenay (1989), Confrérie des Foudres Tonnerois (1994)... Apparition de l'enjambeur dans les années 60-70, qui remplacent le cheval. A la fin des années 70, la Bourgogne comptait environ 34000 hectares en AOC. Les techniques en viticulture et oenologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique...). Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives.

La Bourgogne viticole couvre en tout 29 500 hectares de vignes dont 27 188 sont en production et 25 000 hectares en AOC. Pour une production moyenne en volume d'environ 1,44 millions de hectolitres. 192 millions de bouteilles environ sont commercialisées chaque année. En couleur cela donne 59,5 % de vins blancs (858119 hectolitres), 33,8 % de vins rouges et rosés (487837 hectolitres) et 6,7 % de crémant (96072 hectolitres). La Bourgogne représente 3 % de la production française, 6,5 % de la production d'AOC en France et 0,5 % de la production mondiale. L'ensemble du vignoble de Bourgogne est très morcellé en parcelles de vignes.

Tous ces vins sont produits sur les trois départements : l'Yonne, la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire.

Le vignoble de l'Yonne est constitué par les vignobles chablisiens, le vignoble auxerrois, le vignoble du Vézelien, le vignoble du Tonnerrois et le vignoble de Joigny. Il couvre une superficie totale de vignes d'environ 5 300 hectares.

Couvrant une surface totale de 756 hectares, ce vignoble est exploité en vins rouges, rosés et blancs en appellations bourgogne. Parmi celles-ci, deux appellations ont le droit de mentionner le nom de leur commune d'origine. La première se nomme le bourgogne épineuil , AOC implantée sur la commune d'Épineuil ; elle représente 86 hectares en superficie. Ce vignoble est exploité presque exclusivement en vins rouges (seulement 7 % de vins blancs). La deuxième est le bourgogne tonnerre, implantée sur les communes de Tonnerre, d'Épineuil, de Dannemoine, de Junay, de Molosmes et de Vézinnes ; elle s'étend sur une superficie d'environ 110 hectares, exploités uniquement en vins blancs. C'est la dernière AOC créée en Bourgogne en 2006.

Avec le bourgogne vézelay, il s'étend sur les communes de Vézelay, Asquins, Saint-Père et Tharoiseau. Avec une superficie de 64 hectares, il produit majoritairement des vins blancs et quelques rouges.

L'appellation bourgogne côtes-saint-jacques est exploitée sur la commune de Joigny ; elle couvre une superficie de 12,44 hectares. Elle produit surtout du vin rouge et du vin gris et très peu de vin blanc.

Les vignobles de la Côte-d'Or s'étendent sur une superficie totale exploitée d'environ 9 300 hectares. Les trois sous-régions viticoles sont les côtes-de-nuits, les côtes-de-beaune et le châtillonnais.

Ce vignoble est situé tout au nord de la Côte-d'Or, vers Châtillon-sur-Seine. Il regroupe 23 communes et s'étend sur 180 hectares. Le Chatillonnais produit du crémant de Bourgogne qui est un peu la spécialité locale et du bourgogne rouge, rosé et blanc.

D'une superficie totale en vigne d'environ 10 300 hectares, ils comprennent la Côte chalonnaise et le Mâconnais.

Les deux AOC régionales sont d'une part le bourgogne côte-chalonnaise qui est produit sur une quarantaine de communes du nord du département (cantons de Givry, Chagny, Buxy et Mont Saint-Vincent) et s'étend sur une superficie de 454,38 hectares. Cette appellation produit trois quarts de vins rouges et un quart de vins blancs. D'autre part, le bourgogne côte-du-couchois est implanté sur les communes de Couches, Dracy-lès-Couches, Saint-Jean-de-Trézy, Saint-Maurice-lès-Couches, Saint-Pierre-de-Varennes et Saint-Sernin-du-Plain. Le vignoble s'étend sur une superficie de 250 hectares. Cette appellation récente (créée en 2000) vinifie exclusivement en vins rouges.

Officiellement et légalement, les vins du Beaujolais sont rattachés au vignoble de Bourgogne (jugement du 29 avril 1930 du tribunal civil de Dijon), ils n'en ont pas moins une spécificité largement consacrée par l'usage. Le débat est historique : on le fait remonter à Philippe le Hardi qui en 1395 décida l’utilisation exclusive du pinot noir pour la production des vins rouges au nord de Mâcon et celle du « vil et déloyal gamay » au sud.

Les dix crus du Beaujolais sont : brouilly, chénas, chiroubles, côte de brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin à vent, régnié et saint-amour. Les AOC « régionales » sont le beaujolais, le beaujolais nouveau, le beaujolais villages et le beaujolais blanc. Cependant un cru du Beaujolais peut-être déclassé en appellation régionale bourgogne, ce qui prouve l'unité de la grande région viticole Bourgogne .

Avec cent appellations et une quantité innombrable de climats, la compréhension de la Bourgogne est complexe ; malgré tout, les appellations sont organisées selon un schéma assez simple.

Une première délimitation de la Bourgogne fut tentée avec la loi du 6 mai 1919 qui confie la délimitation des zones d'appellation d'origine aux tribunaux, également chargés d'en définir les usages. C'est un échec : toute la filière se retrouve devant les tribunaux et les procédures sont longues et souvent hasardeuses.

Le secteur viticole ne cessant de s'enfoncer dans la crise, l'INAO est créé par le décret-loi du 30 juillet 1935. Il combine à la fois les aspects administratifs, judiciaires et professionnels. Le produit inscrit à l'INAO doit bénéficier de caractéristiques particulières héritées de facteurs naturels et humains. Cette loi prévoit que la reconnaissance des AOC et leur règlementation sont confiées à un établissement public, l'INAO, qui a un pouvoir de proposition auprès des ministères. Ce décret-loi de 1935 est fondamental car il protège non seulement le nom du produit mais aussi ses caractéristiques et son lien fort avec un terroir délimité, contrairement aux labels qui ne confirment que le savoir-faire du producteur.

Les cépages les plus généralement cultivés sont, en rouge, le pinot noir et le gamay, et, en blanc, le chardonnay et l'aligoté.

Le pinot noir est le principal cépage noir de la Bourgogne. Il représente 36 % de la production de vin en Bourgogne. Il est probablement originaire de cette région et était sans doute déjà cultivé par les Gaulois avant la conquête de la Gaule par les Romains. Les meilleurs vins de pinot sont obtenus dans les terrains calcaires de coteaux, bien drainés, et sous des climats tempérés. Les sols acides et argileux produisent des vins communs. Il est connu mondialement comme un cépage inconstant et problématique et la sélection sur place explique probablement sa bonne adaptation aux conditions de la Bourgogne. Le Pinot noir est un cépage délicat, sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles. Son débourrement précoce le rend sensible aux gelées de printemps. Par conséquent, il ne doit pas être planté en plaine ou en bas des pentes. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins possèdent une robe d’une couleur peu intense mais susceptible de se maintenir dans le temps. Ils sont moyennement tanniques et titrent naturellement entre 10 et 12 ° d'alcool. Certains vins rouges somptueux et veloutés sont d’une grande renommée mondiale. Ils se prêtent à une garde de 5 à 12 ans, parfois plus. Leur aptitude au vieillissement varie en fonction des millésimes et du vignoble d’origine.

Le gamay est aussi très présent en Bourgogne où il représente 11 % de la surface viticole. C'est le cépage exclusif des beaujolais rouges. Le gamay noir est un cépage peu vigoureux, faible mais fertile et dont la production doit être maîtrisée car il a tendance à s'épuiser. Les meilleurs vins de gamay sont obtenus, à l’opposé du pinot noir, sur des sols acides et granitiques. En Côte-d'Or, ses meilleures conditions de développement se trouvent dans les sols profonds argileux, parfois décarbonatés, qui jalonnent le piémont vers la plaine et dans lesquels il réussit mieux que le pinot noir. Son débourrement précoce le rend aussi sensible aux gelées de printemps. Il se montre parfois sensible au millerandage lorsque les conditions climatiques sont défavorables au moment de la floraison. Le gamay présente l’avantage de produire une petite récolte sur les contre-bourgeons. Le vin de gamay possède une couleur rouge nuancée de violet, il est pauvre en tanins et dévoile une bonne acidité. Généralement il possède un caractère fruité (fruits rouges, fruits noirs) mais exprime peu de complexité au niveau aromatique. Le gamay produit également du bourgogne passe-tout-grains en assemblage avec le pinot noir.

Le pinot gris, appelé localement pinot beurot, figurait dans les anciens vignobles bourguignon pour un quinzième à un vingtième dans l’encépagement rouge. Il donne des vins fins qui possèdent une couleur jaune doré et des arômes agréables. Il est produit actuellement en très petite quantité et présent par exemple dans l'AOC bourgogne côtes saint-jacques.

Le césar représente moins de 1 % de la surface en Bourgogne et apporte beaucoup de tanins. Il rentre dans la composition d'un irancy.

Le chardonnay, très fréquent en France et à travers le monde, donne des vins de haute qualité en Bourgogne dont il est originaire. De maturation plus tardive que le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Ses terrains de prédilection sont moyennement fertiles à dominante calcaire, en position de coteaux, sur des formations marneuses parfois très argileuses, que ce soit les marnes kimméridgiennes de Chablis, les marnes oxfordiennes du Corton-Charlemagne ou celles de Meursault, Puligny-Montrachet, ou Chassagne. Le Chardonnay est taillé généralement à long bois et, en taille courte, son rendement ne dépasse même pas les 30 hl/ha. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu après le pinot noir, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Le chardonnay est assez vigoureux ; des essais réalisés en Bourgogne ont montré que la qualité des vins diminuait au-delà d'un rendement de 70 hl/ha. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume. Les arômes sont typiques, complexes et intenses (fruits secs, noisette, grillé, fruits exotiques, beurre, etc). En Bourgogne, où il représente 46 % de la surface de vignes , il donne des grands vins blancs secs qui sont généralement élevés en fûts de chêne. Ses vins sont moyennement aromatiques dans leur jeunesse et gagnent avec l'élevage et un vieillissement de 2 à 4 ans. À Chablis, les vins sont dominés par le minéral et la pierre. Dans la côte de Beaune, les vins sont gras, riches, avec des arômes de fumé et de fruits secs ou exotiques. Dans le mâconnais, ils ont de la fraîcheur, sont légers, vifs avec des arômes caractéristiques de fleur blanche.

L'aligoté, qui représente 6 % de la surface viticole de Bourgogne, est un cépage vigoureux et productif ; une analyse d'ADN a relevé que sa lignée est la même que celle du chardonnay : c'est un hybride naturel du gouais blanc avec le pinot noir. L'aligoté est très sensible à la pourriture grise et aux gelées de printemps ; il réussit mieux sur les plateaux et les hauts de versants que dans les piémonts. Il donne des vins légers, un peu acides et frais. Ils sont pauvres en tanins et peu parfumés. Les vins sont à boire jeunes et l'aligoté est souvent consommé en mélange avec de la crème de cassis qui donne le kir. À Bouzeron, il profite d'une appellation communale. Ailleurs, il est commercialisé en appellation régionale bourgogne aligoté.

Le melon est un vieux cépage bourguignon peu utilisé dans sa région d'origine. Il débourre de bonne heure et est fréquemment atteint par des gelées printanières. Toutefois, ses bourgeons secondaires sont fertiles et permettent d'obtenir une partie de la récolte primaire. Aujourd'hui, il est plutôt connu sous le nom de muscadet. En Bourgogne, il est encore planté à Vézelay et est utilisé pour les appellations mâcon blanc et crémant de bourgogne.

Le sauvignon occupe moins de 1 % de la surface en Bourgogne. C'est l'unique cépage de l'appellation sauvignon de saint-bris qui a accédé au statut d'AOC en 2002.

Le pinot blanc est produit en toute petite quantité dans quelques AOC de Bourgogne (comme le marsannay par exemple).

En Bourgogne, le rôle de l'exposition par rapport à l'ensoleillement est primordial, de sorte que la géologie intervient d'abord en permettant de telles expositions. Le façonnement par les rivières intervient ensuite, en créant, par exemple, des versants exposés au sud dans une façade de faille ou de cuesta à regard vers l'est.

La façade orientale , sur faille, des reliefs du Massif central et des plateaux calcaires bourguignons, formant une suite presque rectiligne sur près de 200 Km du Beaujolais à la Côte de Nuits. C'est une façade d'origine tectonique, due au système de failles le long duquel, à l'ère tertiaire, s'est affaissé le fossé de la Saône (fossé bressan), et aujourd'hui façonnée par l'érosion et disséquée par les rivières descendant vers la Saône.

Une étude portant sur cinquante-neuf profils de sols établis dans la Côte de Nuits, montre que ce sont des critères morphologiques et physico-chimiques tels que la pente, la pierrosité, les taux d'argile et de calcaire qui permettent le mieux de distinguer l'échelle des appellations.

Les grandes appellations sont produites uniquement sur des sols calcaires. Le vignoble de chablis dispose de sols calcaires et crayeux. Les vignobles de la Côte-d'Or (côte de beaune et côte de nuits) bénéficient de sols argilo-calcaires ou marno-calcaires qui se sont formés par l'érosion progressive des hauts-plateaux calcaires du Jura. En Saône-et-Loire (côte chalonnaise et mâconnais), ils sont constitués de sols argilo-calcaires avec des terres glaiseuses, sableuses. Si l'on descend vers le sud jusqu'à atteindre le district du Beaujolais, le sol devient granitique et riche en argile, convenant davantage au cépage gamay qui domine dans cette contrée.

La plupart des grand crus de Bourgogne sont orientés à l'est avec un faible escarpement. D'autres terroirs viticoles de Bourgogne sont orientés au sud ou au sud-est avec un escarpement en moyenne assez faible (gevrey-chambertin entre autres) sauf pour quelques appellations qui, à certains endroits, présentent un escarpement plus élevé (Saint-Vallerin notamment pour l'appellation montagny). L'altitude se situe généralement entre 200 et 400 mètres.

La Bourgogne offre un climat semi-continental (étés chauds, hivers froids). Des orages de grêle peuvent se produire en été, ce qui endommage les raisins et entraîne leur pourriture.

Les hivers sont très froids sur les collines élevées du Châtillonais, de l’Auxois et du Morvan. La vallée de la Saône et les vallées abritées possèdent une température douce et tempérée. Les gelées printanières, surtout dans le Chablisien, sont parfois redoutables et diminuent la récolte comme ce fut le cas en 1902, 1921, 1930 et 1945.

Les jours de pluie se répartissent assez équitablement sur l’année avec un maximum en automne et un minimum en été. L’influence du relief joue sur la répartition géographique des pluies. Les Arrières-Côtes forment un écran au vignoble qui, de ce fait, reçoit moins d’eau.

Ainsi, l’orientation du vignoble joue un rôle important. Les expositions Sud et Sud–Est sont privilégiées. L’implantation se fait le plus souvent sur les coteaux à l’abri des vents dominants venant du Sud-Ouest (249 jours/an).

Du fait de la situation septentrionale du vignoble, la notion du millésime est importante.

Période : de novembre à mars maximum.

Le Tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés (avec une charrette à sarments - dite « breulot » - ou mis en tas, sortis et brûlés au bout de la vigne) ou mis au milieu du rang pour être broyés (à l'aide d'un enjambeur). Période : dés que la vigne est taillée (novembre à avril au plus tard). Une fois le sarment tiré se déroulent les réparations. Tout le système de palissage est réparé s'il y a de la casse : piquets, fils de fer, ... Période : février à avril au plus tard.

Puis vient le pliage des baguettes. Cette méthode est applicable dans une vigne taillés en guyot simple. Les baguettes sont pliées et attachées sur le fil le plus bas du système de palissage (appelé fil baguette). De février à fin avril au plus tard. Éventuellement après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. À la place de pieds de vignes manquants, de nouvelles greffes de vignes (ou plants de vignes) sont plantées. Période : avril - mai.

L'ébourgeonnage peut commencer dès que la vigne à commencé à pousser. Cette méthode est quasiment appliquée partout dans la Bourgogne. Elle consiste d'abord à supprimer les nouvelles pousses (ou bourres) sur le vieux bois du cep, puis à enlever les doubles et triples bourres (les deux ou trois pousses implantées sur un même œil). Cette méthode permet en partie de réguler les rendements. Période : mi-avril à début juin.

Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. Elle consiste à relever les deux fils releveurs (ou volants) aux piquets et à placer des agrafes spéciales entre deux piquets pour rejoindre ces deux fils. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. Période : de fin mai à fin juin.

La vendange en vert est actuellement en train de se généraliser en Bourgogne. Elle consiste à supprimer des raisins verts (non mûrs, raisin avant véraison) ou rosés (pas encore mûrs mais ayant déjà passé le stade de la véraison). Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants. Période : juillet à août.

Pour finir, les vendanges : on procède à la récolte du raisin lorsque celui-ci est à maturité. Période : septembre (exceptionnellement au mois d'août en 2003 et 2007).

L'enjambeur est d'une aide précieuse.

Le broyage des sarments est réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. Période : de novembre à avril au plus tard.

Le trou (ou tarière) est fait à la tarière là où les pieds de vignes sont manquants en vue de planter des greffes au printemps. Période : automne et hiver.

Le désherbage est fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. Période : de mars à août.

Le traitement des vignes est réalisé dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, ...), certains insectes (eudémis et cochylis) et certains acariens. Les traitements sur une année peuvent aller de six (années avec une faible pression de maladie) à dix voire douze (années avec une forte pression de maladie). Période : dès que la vigne à poussé un peu (avril) jusqu'à trente jours minimum avant la vendange (mi-août).

Le rognage consiste à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Période : de juin à début septembre.

Les vendanges mécaniques se font avec une machine à vendanger. Période : normalement en septembre.

Les rendements viticoles s'expriment en hectolitres par hectare (abréviation : hl/ha).

Le Titre Alcoométrique Volumique (TAV) s'exprime en pourcent d'alcool pur sur le volume total (abréviation : % vol). Il est aussi connu comme les degrés du vin.

Voici les méthodes générales de vinifications en Bourgogne. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différentes régions, AOC, viticulteurs et négociants.

La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée et correspond à un procédé traditionnel. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polyssacharides...). Traditionnellement l'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Quelques rares domaines réalisent encore cette opération de façon ancestrale : le vinificateur entre alors dans la cuve tronconique et écrase manuellement le raisin qu'il pousse ensuite vers le fond avec les pieds... Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur, avec une moyenne générale de 28 à 32 degrés au maximum de la fermentation. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée. A l'issue de la fermentation alcoolique, une macération post-fermentaire d'une à trois semaines peut être réalisée, puis suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. Traditionnellement la fermentation malolactique est réalisée en fûts : on dit que les vins sont écoulés « chauds » en fûts. Cette différence traditionnelle avec la vinification bordelaise, où les fermentations malolactiques sont le plus souvent réalisées en cuves, provient notamment du fait que cette fermentation est plus difficile à réaliser sur les vins de Bourgogne immédiatement après la fermentation alcoolique, en particulier du fait de la température de la cave qui peut diminuer rapidement à cette période de l'année (situation septentrionale de la région). Cette différence dans l'usage du bois confère aux vins de Bourgogne un caractère boisé sans doute mieux intégré au vin, en particulier sans notes vanillées dominantes. Il faut également noter une différence dans l'épaisseur des barriques bordelaises et des fûts bourguignons : ceux-ci possèdent des douelles plus épaisses qui laissent donc passer moins d'oxygène, ce qui est plus conforme à la structure généralement légère des vins de Bourgogne issus de Pinot noir. Après soutirage, l'élevage se poursuit pendant plusieurs mois puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. A ce stade une macération pelliculaire peut être pratiquée mais, si elle est favorable à l'obtention des vins ayant un caractère « fruité frais » (Vins du Mâconnais, Aligoté par exemple), elle est généralement considérée comme défavorable aux grands blancs de Bourgogne qui doivent avoir un certain potentiel de garde (Meursault par exemple). Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. A ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut-être recherchée par certains vinificateurs pour favoriser l'extraction des arômes, qui diffusent difficilement vers le jus aqueux, depuis les bourbes. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés) et d'autant plus basses que l'on souhaite obtenir un vin « fruité frais ». La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation traditionnelle des grands blancs de Bourgogne est réalisée en fûts (méthode « meursault »). La fermentation malolactique, réalisée en fûts ou en cuves, est recherchée ou non selon le style aromatique souhaité et si l'on veut obtenir une désacidification naturelle du vin. Traditionnellement les grands blancs de Bourgogne sont élevés « sur lies », en fûts, dans lesquelles le vinificateur réalise régulièrement un « bâtonnage », c'est-à-dire une remise en suspension des lies afin d'accélérer les phénomènes d'autolyse des levures issues de la fermentation alcoolique. Cette opération, dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. Comme pour les rouges, après élevage les vins sont collés puis filtrés avant mise en bouteilles.

Récolte manuelle ou mécanique avec soit du pinot noir ou du gamay. Le raisin est parfois trié. Deux méthodes sont utilisées avec soit le pressurage (rosé de pressurage) soit une mise en cuve de la vendange pour un début de macération : c'est la saignée (rosé de saignée), effectuée avec le tirage du jus de la cuve. La fermentation alcoolique se passe en cuve comme pour le blanc avec suivi de température, chaptalisation, etc. La fermentation malolactique suit. L'élevage se passe en cuve, parfois en fut). Enfin, le vin est filtré et mis en bouteille.

Récolte du raisin en caisse percée. Le tri de la récolte est réalisé. La vendange passe au pressurage. Le débourbage est pratiqué. La fermentation alcoolique s'effectue après. C'est la même vinification qu'en blanc. La fermentation malolactique se passe après avec l'élevage du vin blanc (en cuve). C'est après que la champagnisation se déroule avec l'ajout de liqueur de tirage, puis la prise de mousse avec le remuage. Une fois cette fermentation en bouteille faite, le dégorgement est effectué, suivi du dosage avec l'ajout de liqueur de dosage et le bouchage juste après.

204 millions de bouteilles de vins ont été commercialisées en 2007. L'exportation représentait 54 % des ventes (5 % des échanges mondiaux de vins en valeur). Les 46 % restant furent vendues en France. Toujours en 2007, le chiffre d'affaire atteignit 1,1 milliards d'euros dont 60 à 65 % pour l'export. Ce fut la région viticole de France qui eut le pourcentage d'exportation le plus important de tous les vignobles français.

Sur les 46% vendus en France, la répartition donne 21 % pour la grande distribution, 13 % pour les ventes en régions, 9,5 % pour la restauration et 3 % pour les cavistes.

L'économie viticole de Bourgogne représente environ 4 000 domaines dont 1 300 mettent leur propre vins en bouteille, 250 maisons de négoce, 23 caves coopératives, 20 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects (tonnellerie, verrerie, ...).

En région viticole de Bourgogne, la valeur vénale moyenne des vignes d'AOC en 2004 fut de 166 000 euros par hectare.

Les domaines : on recense environ 4 000 domaines, dont 3500 vivant uniquement de la vigne, qui exploitent les deux tiers des 24000 ha de vignes plantés en appellation d'origine. Il existe des domaines de tailles différentes (petite, moyenne ou grande). Environ 1 300 de ces structures mettent tout ou partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce. Quelques domaines connus : Domaine de la Romanée-Conti, Maison Faiveley, Domaine William Fèvre, Domaine Jacques Prieur, Domaine Leflaive, Domaine De Montille, Domaine Philippe Charlopin-Parizot, Domaine Michel Juillot, Domaine de la Pousse d'Or, ...

Les maisons de négoce : avec environ 250 négociants-éleveurs, ce secteur joue un grand rôle depuis le XVIIIe siècle. Ils commercialisent plus de 60 % de la production. et détiennent plus de 35 % de la surface totale des grands crus de la Côte de Beaune. Avec ses domaines en propriété, le négoce produit 8 % de la récolte totale bourguignonne qui est estimée à 180 millions de bouteilles (105 en blanc et 75 en rouge). Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur. Quelques maisons de négoce connues : Bouchard Père et Fils, Louis Jadot, Champy, Olivier Leflaive, Maison Dominique Laurent, Maison Goichot, Joseph Drouhin, Maison Boisset, etc.

Les caves coopératives sont au nombre de 19 et leurs apporteurs sont des vignerons. Soit ces derniers leur amènent leurs récoltes, soit la cave coopérative vendange elle-même (machine à vendanger en général). Le mouvement est très actif en Chablisien, en Côte chalonnaise et surtout dans le Mâconnais qui possède 13 caves coopératives. Elles produisent environ 25 % des volumes. Quelques caves coopératives de Bourgogne : La Chablisienne, Cave des vignerons de Buxy, Cave des Hautes-Côtes, Cave de Viré-Lugny, etc.

Les vins rouges sont légèrement différents suivant leur origine (grande diversité de terroir) mais, en général, ils sont distingués et soyeux avec une couleur peu soutenue, des arômes de fruits rouges, d'épices, de sous-bois...

Les vins blancs sont aussi marqués par des petites différences dues aux notions de terroirs mais, globalement, ils sont assez corsés (surtout lorsqu'ils sont passés en futs), avec des arômes de fleurs (note florale), de fruits blancs, de minéraux (note minérale), d'agrumes parfois, de bois (note boisée)...

Les vins rosés sont aromatiques et fins.

Les vins rouges s'accordent bien avec la viande (gibier à poils ou à plumes, bœuf...) et certains fromages (Epoisses, Brie...) ; les vins blancs s'accordent bien avec la volaille, le poisson, les crustacés et certains fromages (Emmental, Comté...) et les vins rosés s'accordent bien avec les grillades au barbecue, des salades...

Les vins de Bourgogne s'accordent très bien avec les spécialités gastronomiques de Bourgogne : les gougères (bourgogne aligoté...), les escargots à la bourguignonne (chablis...), les œufs en meurette (givry rouge...), la pochouse (saint-aubin blanc...), le jambon persillé (montagny...), le saupiquet (meursault premier cru, ...), le coq au vin (gevrey-chambertin, irancy...), un pavé du Charolais (corton...), le lapin à la dijonnaise (volnay...), le bœuf bourguignon (bourgogne passe-tout-grains...), l'époisses (morey-saint-denis...), le pain d'épices (crémant de Bourgogne...), ...

Les vins rouges se servent suivant leurs caractéristiques entre 14 et 17 degrés pour les AOC village, premier cru et grand cru et entre 13 et 15 degrés pour des appellations régionales.

Les vins blancs se servent entre 10 et 14 degrés en moyenne pour les appellations village, premier cru et grand cru, entre 8 et 10 degrés par exemple pour de l'aligoté et de 9 à 12 degrés pour les AOC régionales.

Les vins rosés se servent entre 8 et 10 degrés en moyenne.

La durée de garde des vins rouges va de deux à trois ans minimum pour une appellation régionale, trois à six ans en moyenne pour une AOC village, quatre à dix ans en moyenne pour un premier cru et huit à vingt ans (voire plus pour les grands millésimes) pour les grand crus.

La durée de garde des vins blancs va de deux à trois ans pour une appellation régionale, deux à cinq ans en moyenne pour une AOC village, trois à dix ans pour un premier cru et huit à quinze ans (voire plus pour les grands millésimes) pour les grands crus.

Les vins rosés peuvent être gardés de un à quatre ans maximum.

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Championnat de France de volley-ball masculin

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Le Championnat de France de volley-ball masculin qui a connu de diverses appellations (Nationale 1 ou Division 1 notamment) est nommé « Pro A » depuis 1995.

Les équipes placées aux quatre premiers rangs à la fin de la saison régulière (26 matches) disputent des play-off, structurés en demi-finale et finale avec match aller-retour, dont le match retour a lieu dans la salle du mieux classé ainsi que la belle éventuelle. Les équipes placées aux deux derniers rangs descendent en Pro B et sont remplacés par l'équipe classée première à l'issue de la saison régulière de Pro B et par celle qui a remporté les play-offs de cette même division.

A l'issue de la saison 2007-2008, Asnières Volley 92 et GFCO Ajaccio sont relégués en Pro BM et sont remplacés par Club Alès en Cévennes Volley-Ball et Foyer Laïque Saint-Quentin Volley-Ball.

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Liste de périphrases désignant des pays

Des territoires sont parfois désignés au moyen de périphrases dont les origines sont diverses : appellations locales anciennes (cf. Maroc, Chine, Japon ou Corée), caractéristique géographique (cf. France ou Italie), ou encore stéréotype (cf. Norvège, Australie...). Ces appellations ne correspondent pas toujours exactement aux frontières officielles des états (en particulier, l'hexagone ne prend pas en compte les DOM, la Corée est un ensemble comprenant deux états).

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Processus léger

Un processus avec deux processus léger (thread).

Un processus léger (en anglais, thread), également appelé fil d'exécution (autres appellations connues : unité de traitement, unité d'exécution, fil d'instruction, processus allégé), est similaire à un processus car tous deux représentent l'exécution d'un ensemble d'instructions du langage machine d'un processeur. Du point de vue de l'utilisateur, ces exécutions semblent se dérouler en parallèle. Toutefois, là où chaque processus possède sa propre mémoire virtuelle, les processus léger d'un même processus se partagent sa mémoire virtuelle. Par contre, tous les processus légers possèdent leur propre pile d'appel.

Les processus légers sont typiquement utilisés avec l'interface graphique (GUI) d'un programme. En effet, les interactions de l'utilisateur avec le processus, par l'intermédiaire des périphériques d'entrée, sont gérées par un processus léger, tandis que les calculs lourds (en termes de temps de calcul) sont gérés par un ou plusieurs autres processus légers. Cette technique de conception de logiciel est avantageuse dans ce cas, car l'utilisateur peut continuer d'interagir avec le programme même lorsque celui-ci est en train d'exécuter une tâche. Une application pratique se retrouve dans les traitements de texte où la correction orthographique est exécutée tout en permettant à l'utilisateur de continuer à entrer son texte.

L'utilisation des processus légers permet donc de rendre l'utilisation d'une application plus fluide, car il n'y a plus de blocage durant les phases de traitements intenses.

Les processus légers se distinguent du multitâche plus classique par le fait que deux processus sont typiquement indépendants et peuvent interagir uniquement à travers une API fournie par le système telle que IPC. D'un autre côté les processus légers partagent une information sur l'état du processus, des zones de mémoires ainsi que d'autres ressources. Puisqu'il n'y a pas de changement de mémoire virtuelle, la commutation de contexte (context switch) entre deux processus légers est moins coûteuse que la commutation de contexte entre deux processus. On peut y voir un avantage de la programmation utilisant des threads multiples.

Dans certains cas, les programmes utilisant des processus légers sont plus rapides que des programmes architecturés plus classiquement, en particulier sur les machines comportant plusieurs processeurs. Hormis le problème du coût de la commutation de contexte, le principal surcoût dû à l'utilisation de processus multiples provient de la communication entre processus séparés. En effet, le partage de certaines ressources entre processus légers permet une communication plus efficace entre les différents threads d'un processus. Là où deux processus séparés doivent utiliser un mécanisme fourni par le système pour communiquer, les processus légers partagent une partie de l'état du processus.

La programmation utilisant des processus légers est toutefois plus difficile, et l'accès à certaines ressources partagées doit être restreint par le programme lui-même, pour éviter que l'état d'un processus ne devienne temporairement incohérent, tandis qu'un autre processus léger va avoir besoin de consulter cette portion de l'état du processus. Il est donc obligatoire de mettre en place des mécanismes de synchronisation (à l'aide de sémaphores par exemple). La complexité des programmes utilisant des processus légers est aussi nettement plus grande que celle des programmes déférant le travail à faire à plusieurs processus plus simples. Cette complexité accrue, lorsqu'elle est mal gérée lors de la phase de conception ou de mise en œuvre d'un programme, peut conduire à de multiples problèmes.

Les systèmes d'exploitation mettent en œuvre généralement les processus légers soit par le multitâche coopératif, soit par le multitâche préemptif, bien que la première méthode soit de plus en plus souvent considérée comme obsolète.

Certains langages de programmation, tel que Java et C#.NET intègrent un support pour les processus légers dans le langage, tandis que la plupart des autres langages ne le permettent que par des extensions du langage considéré ou par l'intermédiaire de bibliothèques. En programmation orientée objet on parle de classe réentrante lorsque des instances distinctes de cette classe peuvent exister simultanément dans différents processus légers.

Il ne faut pas confondre la technologie Hyperthreading incluse dans certains processeurs Intel avec les processus légers. Cette technologie permet en effet aussi bien l'exécution simultanée de processus distincts que de processus légers. Toute machine comportant des processeurs multiples (SMP) ou des processeurs intégrant l'HyperThreading permet l'exécution plus rapide de programmes utilisant des processus légers aussi bien que des processus multiples.

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Territoire indien

Le Territoire indien et le Territoire de l'Oklahoma vers 1890.

Le Territoire indien (en anglais: Indian Territory ou Indian Territories) est aussi connu sous les appellations de Pays indien ou Territoires indiens et désigne les terres octroyées aux Amérindiens par le gouvernement des États-Unis au XIXe siècle. Ses limites sont définies par l'Indian Intercourse Act de 1834. Il trouve ses origines dans la Proclamation Royale de 1763 qui confine les colonies britanniques d'Amérique du Nord à l'est des Appalaches. Ce territoire fut sans cesse rogné par la colonisation blanche. À la suite du traité de Greenville, les États-Unis s'agrandissent sur les états actuels de l'Indiana, de l'Illinois et du Michigan. Le Territoire indien sert la politique de déportation des indigènes, notamment après l'adoption de l'Indian Removal Act en 1830. Les cinq tribus civilisées sont ainsi reléguées de force en Oklahoma et beaucoup meurent sur la piste des Larmes. Avec le temps, le Territoire indien se réduit au seul état actuel de l'Oklahoma ; puis, l'organisation du Territoire de l'Oklahoma le 2 mai 1890, les cantonnent à la moitié est de ce territoire. Les habitants tentent d'y fonder l'État de Sequoyah en 1905, mais se heurtent au refus du Congrès. Le Territoire indien disparaît avec la fondation de l'état de l'Oklahoma le 16 novembre 1907.

Les Amérindiens s'établissent dans des villes telles que Tulsa, Ardmore, Tahlequah, Muskogee et apportent avec eux leurs esclaves noirs. Le territoire indien est surveillé et encadré par une série de forts construits par le gouvernement fédéral. Les terres sont attribuées aux tribus qui les gèrent librement. Les Cherokees relancent leur journal, alors que les Creeks rédigent une constitution originale. Tous fondent des écoles de village et développent l'enseignement secondaire. Ils réorganisent leurs églises dans lesquels les pasteurs prêchent en langue indigène. Certains Indiens réussissent à entreprendre des études dans les universités américaines.

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Caisse d'épargne

Les caisses d'épargne (ou banques d'épargne ou associations d'épargne et de crédit selon les appellations dans les différents pays) étaient à l'origine des établissements publics ou mutuels se limitant à la gestion de comptes d'épargne et de prêts simples pour les particuliers (par opposition à une clientèle d'entreprises ou de professionnels).

Dans la plupart des pays ce n'est plus qu'une appellation historique conservée par ces établissements financiers qui sont devenus des banques à part entière aux activités et clientèles très diversifiées, mais à statut de coopérative les classant dans le secteur de la banque mutualiste.

Le Groupement Européen a également un équivalent au niveau mondial : l'Institut Mondial des Caisses d'Epargne (World Savings Banks Institute).

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Source : Wikipedia