Antibes

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Posté par seb 05/03/2009 @ 07:09

Tags : antibes, alpes-maritîmes, provence-alpes-côte d azur, france

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Antibes

Carte de localisation de Antibes Juan-les-Pins

Antibes Juan-les-Pins (en occitan provençal , Antíbol selon la norme classique ou Antibo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Antibois (en occitan provençal Antibolencs / Antiboulen).

Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes. Sa population la place en deuxième position du département des Alpes-Maritimes après Nice.

La Brague se jette dans la Méditerranée sur le territoire de la commune d'Antibes.

Antibes a donné son nom antique, Antipolis, à une importante zone d'activités, Sophia Antipolis, située dans ses environs (principalement sur la commune de Valbonne), où sont regroupées des entreprises de recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.

La ville dispose d'un climat méditerranéen marqué par la douceur de ses hivers et la chaleur de ses étés ensoleillés. Les pluies brutales et courtes se produisent le reste de l'année. En hiver les chutes de neige sont exceptionnelles, mais pas impossibles. Le 25 novembre 2008 la ville s’est réveillée sous 15 cm de grêle et de neige roulée tombée dans la nuit. Bizarrement, Antibes est la seule commune de la Côte d’Azur à avoir été touchée par la neige. Ce qui est normal puisqu'il s'agissait en fait de grêle, tombée lors d'un violent orage. Or il faut savoir que sous un orage la grêle est en général assez localisée quand il y en a. Ce qui explique que seule Antibes ait été touchée.

D'après les travaux anciens, Antibes aurait été fondée au Ve siècle av. J.-C. ou au IVe siècle av. J.-C. par des Phocéens de Marseille, lesquels, selon le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, lui auraient donné son nom, Antipolis (la ville d'en face en langue grecque), en raison de sa « situation sur la côte en face de Nice ». Cette interprétation est erronée dans la mesure où Antipolis a été fondée avant Nikaia. D'après Paul Mejan, qui s'appuie sur les textes du IIe siècle de Scymnos de Chio et de Scylas, ce nom signifirait « ville sur la côte en face de la Corse », les Phocéens étant censés avoir emprunté une voie maritime passant par la Corse pour parvenir sur le littoral provençal. Cette hypothèse ne semble pas plus vraisemblable que la précédente.

Des traces d'occupation remontant au premier âge du fer ont été identifiées dans les secteurs du château et de la cathédrale. Sous la chapelle Saint-Esprit ont été mises au jour les restes d'habitat en terre crue. Le rocher d'Antibes semble indéniablement être à cette période le siège d'une communauté indigène entretenant des liens avec les populations méditerranéennes, notamment les Étrusques, comme le montre la présence de nombreuses amphores et de l'épave de la Love au large d'Antibes. Cependant, c'est avec le monde grec, par l'intermédiaire des Phocéens de Marseille, que les échanges restent les plus importants.

Les recherches actuelles semblent montrer que la fondation d'Antipolis est relativement tardive. Elle s'inscrit dans le contexte du redéploiement colonial de Marseille (à partir du IVe siècle av. J.-C. qui cherche à assurer ses routes commerciales le long des côtes en installant des places fortes, comme Olbia à Hyères, ou des comptoirs, comme Antipolis et un peu plus tard Nikaia (Nice).

L'emplacement exact de la ville grecque est mal connu. Compte tenu des pratiques coloniales grecques, il est probable qu'elle ait été implantée au pied du rocher d'Antibes, sous la vieille ville actuelle. Des traces d'occupation d'époque hellénistique ont été identifiées autour du château et de l'église paroissiale (ancienne cathédrale), rue du Bateau, sous le cours Masséna et dans le jardin du presbytère, rue de la république notamment. Le mobilier mis au jour durant toutes ces fouilles montre la prépondérance de produits importés de la région de Marseille, associés à des céramiques campaniennes et des céramiques indigènes.

Au début du IIe siècle av. J.-C.), les tribus ligures de la région, les Déceates et les Oxybiens, lancent des attaques répétées contre Antipolis et Nikaïa. Les Grecs de Marseille font appel à Rome, comme ils l'avaient déjà fait quelques années plus tôt contre la fédération des Salyens. En -154, le consul Quintus Opimius défait les Déceates et les Oxybiens et prend Aegythna, oppidum des Décéates. Malgré toutes les hypothèses émises depuis plus d'un siècle par les érudits locaux, on ne connait ni le lieu de rencontre de la bataille de 154 av. J.-C. ni le site d'Aegytna.

Les territoires "conquis" par les Romains sur les populations indigènes sont donnés aux Phocéens et administrés par l'intermédiaire de ses colonies, Antipolis et Nikaïa jusqu'en -49. En effet, Marseille ayant pris le parti de Pompée, César victorieux lui enlève ses colonies.

À la suite de la prise de Marseille, Antipolis comme Nikaïa sont détachées de leur métropole, Marseille. Sous l'administration de Lépide, Antipolis accède au statut de communauté autonome, probablement dès -43, puis, un peu plus tard sous Lépide ou Auguste, à celui de cité (civitas) de droit latin et est intégrée à la province de Gaule narbonnaise. De minuscules monnaies de bronze sont émises à Antibes au nom de Lépide. Elles présentent sur une face la tête d'Athéna et au revers une allégorie de la Victoire avec les légendes LEPI pour Lépide, et ANT, ou ANTI, pour Antipolis.

L'octroi du droit latin à Antipolis signifie l'accès des élites ou des notables locaux chargés de l'administration de la cité, à la citoyenneté romaine quelle que soit leur origine, Grecs de Marseille ou indigènes celtes ou ligures. S'y agrège en outre une part de citoyens italiens ou originaires d'autres provinces. L'épigraphie rend compte d'une rapide imposition du latin comme langue officielle dans le territoire d'Antipolis dès l'époque d'Auguste. La quasi-totalité des noms de personnes et de divinités gravés dans la pierre sont de consonance latine. Ceci ne signifie pas le remplacement des Grecs et des indigènes par des Italiens ou des Romains, mais la fusion des populations et l'adoption de noms latins et de la culture romaine.

On connaît tout aussi mal la ville romaine que la ville grecque en l'absence de travaux de grande ampleur. On peut toutefois envisager une extension un peu plus importante qu'à l'époque hellénistique et à peu près équivalente à celle de la ville moderne. En effet, lors de la destruction de l'enceinte Vauban à la fin du XIXe siècle, on a découvert des sépultures du Ier siècle au niveau du bastion Saint-André et de la rampe des Saleurs, des sépultures du IIe siècle au Ve siècle depuis la rive occidentale du port et autour de la chapelle Saint-Roch jusqu'au fort Carré, depuis la gare jusqu'au Châtaigniers.

L'extension des nécropoles donne, en négatif, les limites de l'urbanisation antique d'Antipolis. Elle montre, en outre, la vitalité de la cité jusqu'au Ve siècle, au plus tôt.

Antipolis se pare de tous les monuments constitutifs d'une ville de l'époque romaine.

Comme la plupart des villes romaines, Antipolis possédait les indispensables bâtiments de spectacles et divertissements. Un théâtre romain est attesté par la stèle funéraire de l'enfant Septentrion. L'inscription indique, de façon explicite, qu'il dansa et fut très apprécié sur la scène du théâtre d'Antipolis.

Les restes de l'amphithéatre étaient encore visibles la fin du XVIIe siècle lors de la restructuration des fortifications de la ville d'Antibes.

Quelques fouilles dans la vieille-ville ont permis la mise au jour de structures d'habitat bien conservées et montrant un certain luxe. Parmi elles, les plus monumentales sont celles du jardin du presbytère de la rue Clemenceau. Celle-ci montre un plan comparable à celui des domus gallo-romaines telles que celles de Saint-Romain-en-Gal. De vastes pièces autour au sol en mosaïque s'organisent autour d'une cour intérieure possédant une fontaine de marbre. L'ensemble du mobilier permet une datation de la fin du IIIe siècle, bien qu'un état de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine ait été identifié. Une autre demeure pavée de porphyre et de pierre verte semble aussi avoir été fouillée et rue des Palmiers et rue de la Blancherie. Le mobilier conservé au Musée d'Archéologie d'Antibes semble indiquer une occupation principale entre l'époque d'Auguste et le IVe siècle et au IIe siècle et du IVe siècle pour la seconde. On doit noter que le mobilier de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine est présent sur les deux sites.

Antibes fut le siège d’un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse. Les fouilles sous la chapelle Saint-Esprit ont permis d'identifier une église paléochrétienne remontant au Ve siècle. Elle semble avoir subi de nombreux remaniements jusqu'à l'époque carolingienne. Le bâtiment actuel a été totalement reconstruit au XVIe siècle.

C'est du Bas-Empire que l'on date habituellement la muraille qui sépare le sommet du rocher d'Antibes du reste de la Vieille-ville, ainsi que la porte encadrée de deux tours cours Masséna. On ne peut, pour autant, conclure à une rétraction de l'habitat urbain. En effet, les différentes fouilles dans la Vieille-ville ont livré d'importantes quantités de mobilier de l'Antiquité tardive. C'est notamment le cas de la domus du jardin du presbytère de la rue Clemenceau qui semble occupée jusqu'au Ve siècle, au plus tôt, ainsi que celles de la rue des Palmiers et de la rue de la Blancherie.

Malgré la présence de quelques sépultures tardives isolées mises au jour dans le centre ville, près du cours Masséna ou dans le jardin du presbytère, l'espace sépulcral privilégié autour du port continu de s'étendre autour de la chapelle Saint-Roch, comme l'ont montré les fouilles des années 1950. La présence de caveaux riches en mobilier et d'une sépulture contenant un coutelas autour de la cathédrale est à mettre en relation avec les pratiques funéraires paléochrétiennes : les morts ne sont plus rejetés hors du monde des vivants, mais enterrés au plus près des lieux sacrés autour desquels se regroupe aussi l'habitat.

On connaît assez peu de choses sur l'économie d' Antipolis durant l'époque grecque. La fondation de cette agglomération a certainement eu plus de raisons militaires (protéger les routes commerciales de Marseille) que coloniales. Il n'empêche qu’Antipolis a pu jouer un rôle certain dans la diffusion des productions des Grecs de Marseille ou des produits transportés par leurs navires. Cette fonction commerciale semble d'ailleurs précéder la fondation même d'Antipolis.

En effet, les différentes fouilles effectuées dans les secteurs du château Grimaldi, de la chapelle Saint-Esprit et de la cathédrale, dans des contextes indigènes, ont livré la plus importante collection de céramiques importées du VIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle av. J.-C. de la région (amphores étrusques, amphores de Marseille, céramiques grecques archaïques, céramiques attiques...). Ces produits se retrouvent dans des quantités extrêmement faibles sur les autres sites indigènes.

Des dragages effectués dans l'anse Saint-Roch dans les années 1960 et lors de la construction du port Vauban dans les années 1980 ont permis de vérifier la présence de plusieurs épaves et dépotoirs sous-marins. Ceux-ci montrent une activité intense depuis l'époque grecque jusqu'à l'Antiquité tardive. Les importations de cette dernière période sont particulièrement importantes, comme le montrent les collections conservées au Musée d'Archéologie d'Antibes. Elles sont essentiellement représentées par des amphores et de céramiques sigillées claires et de céramiques communes provenant de l'Afrique romaine.

Scombros et Mauretania Baeticaeque etiam Carteia ex oceano intrantes capiunt, ad nihil aliud utiles. Laudantur et Clazomenae garo Pompeique et Leptis, sicut muria Antipolis ac Thurii, iam vero et Dalmatia.

Des amphores portant des inscriptions attestant l'origine d'une saumure Antipolitaine et la qualité du produit sont conservées à Londres.

Cette industrie semble avoir laissé des traces archéologiques dans le sous-sol d'Antibes. Dans les années 1960-1970 on pouvait encore noter la présence de structures au fond de l'anse Saint-Roch interprétées comme des bassins de macération des poissons. Rue d'Aguillon, on a pu observer une série de cuves qui paraissent appartenir à une importante conserverie. Des parallèles ont pu être établis avec les conserveries ou ateliers d'Afrique du Nord.

Arrivent les Grimaldi, famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait massivement présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine, avait avancé des fonds au Pape d'Avignon qui ne put ensuite rembourser sa dette. Par conséquent, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région - et y firent souche en 1384.

La Dédition de Nice de 1388 amena une frontière aux portes d'Antibes. Durant les rivalités entre François Ier et Charles Quint, les efforts de fortifications s'intensifièrent. Ils furent poursuivis jusqu'à la fin du règne d'Henri IV. Ce dernier avait racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes, qui s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, lui survit.

D'après le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, la fin du XIXe siècle, la ville était peuplée de 6 752 habitants. L'économie était principalement agricole : jardins, vignes, vergers, en premier lieu tournée vers la culture du tabac, mais aussi de l'olivier, du mûrier (pour la soie), de l'oranger et des fleurs et plantes odoriférantes.

Les activités commerciales concernaient le bois, le textile, les poissons salés, les vins, la parfumerie, l'huile d'olive, les oranges, les fruits.

Il citait quelques rares activités industrielles comme la production d'huile d'olive, la distillerie d'essences de fleurs, la fabrication de vermicelles et de pâtes alimentaires, la céramique, les salaisons et les articles de marine.

Le port recevait annuellement 50 à 60 navires, et son cabotage était de 150 à 200 navires jaugeant 7 000 à 8 500 tonneaux.

Le démantèlement des fortifications d'Antibes commença au cours du XIXe siècle, parallèlement à une urbanisation croissante en direction de l'intérieur des terres et du cap d'Antibes. Dans le même temps se créait, en 1882, la station balnéaire de Juan-les-Pins.

Antibes reste toutefois une ville de garnison. En 1906 elle accueille encore le 112e régiment d’infanterie et le 7e bataillon de chasseurs alpins.

Pendant la Seconde Guerre mondiale le fort Carré servit de Centre de rassemblement des étrangers.

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. » tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

L'origine des armoiries de la ville remonterait au XIe siècle, où les croisés seraient partis du port d'Antibes pour la première croisade avec un pavillon bleu à croix blanche. Le chef, le lambel de gueules et les quatre fleurs de lys sont introduites à partir des armes de la maison d'Anjou-Sicile, à la tête du comté de Provence depuis le XIIIe siècle.

La bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 » qui surmonte le blason est accordée par Louis XVIII à sa « bonne ville d'Antibes », titre restitué à cette occasion (après avoir été retiré par Napoléon) pour avoir fermé ses portes à l'empereur, de retour de l'île d'Elbe, à son débarquement à Golfe-Juan en 1815.

De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Antibes a été détachée du département du Var en 1860, pour former avec le comté de Nice (cédé à la France par le roi de Sardaigne au cours de l'unification italienne) le département des Alpes-Maritimes : ceci explique pourquoi le département du Var est le seul département français portant le nom d'un cours d'eau qui ne le traverse pas.

La commune d’Antibes Juan-les-Pins, est la deuxième ville du département par sa population.

Antibes est constitutive, de même que huit autres communes, mais aussi le département, la région et l'État, du parc de Sophia Antipolis, créé en 1969, qui groupe 1 227 raisons sociales et 24 550 emplois directs répartis sur 2 300 hectares de zones d'activités.

Par ailleurs, sans rapport direct ni relation structurelle avec le Parc, 16 communes de l'arrondissement ont créé, en janvier 2002, la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.

Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale (incluant les doubles comptes), était de 73 383 habitants. Antibes est la deuxième ville du département.

En outre, dans les classifications démographiques internes de l'INSEE, Antibes est rattachée à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Nice.

Les Archives contemporaines commencent en 1946. Elles sont continuellement alimentées par les versements des services municipaux.

Juan-les-Pins entre dans la grande histoire du Jazz le 7 Juillet 1960, date de l'inauguration du « Premier Festival Européen du Jazz ». Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation sans précédent rassembla les orchestres de 13 pays venu des quatre coins de l'Europe dans l'espoir d'être désigné comme la meilleur formation de Jazz européenne. En 1960 pour cette grande première les États-Unis, berceau du Jazz, participa en qualité d'invité d'honneur à ce festival.

Participa à cette première édition l'orchestre Wilbur de Paris avec le bassiste Charlie Mingus, Bud Powell, Dizzy Gillespie (créateur du be-bop) ou encore Sister Rosetta Tharpe.

À l'origine, ce festival s'étalait sur neuf soirées. Le programme comportait la Grande Finale du Tournoi de Jazz 1960 organisée par la Radiodiffusion-Télévision Française qui se déroula la veille de l'inauguration. C'est le quintette français Arrigo Lorrenzi qui remporta la coupe du tournoi amateur mais ne pouvant être présent pour recevoir leur prix ils furent classés hors compétition.

Durant le Festival les musiciens en compétition devaient se produire en deux lieux différents : dans l'enceinte du stade Fort Carré et dans la Pinède Gould. Mais dès la prestation du 10 Juillet 1960 donné en hommage à Sidney Bechet dans la Pinède, les organisateurs comme les musiciens privilégièrent ce site. Ainsi toutes les prestations se déroulèrent à la Pinède.

Les vainqueurs de cette première édition furent le trio Pim Jacobs, Win Overgaauw et Rita Reys représentant la Hollande. Des prix furent attribués aussi aux orchestres de la Radio-Télévision yougoslave et hongroise. En individuel Raymond Court de l'orchestre suisse Pierre Bouzu remporta le titre de "meilleur trompettiste européen de Jazz. Le Festival de Jazz de Juan les Pins va acquérir ainsi une notoriété mondiale, devenant le plus prestigieux après celui de Newport.

Devant le succès remporté par cette première édition, le Festival de Jazz de Juan les Pins fut reconduit tous les ans. La manifestation connut une récession dans les années 1971 - 1972, période durant laquelle la ville de Nice s'octroya le festival, mais dès 1973 le festival reprit à Juan les Pins. Depuis il continue d'avoir lieu chaque année en juillet.

Créé il y a plus de 130 ans, l'orchestre regroupe toutes les familles d'instruments à vent. Son répertoire comprend de la musique classique, de la musique légère et du jazz symphonique. La cinquantaine de musiciens est un mélange de professionnels (professeurs, premiers prix de conservatoires) et d'amateurs, partageant une même passion "la musique d'ensemble". Faisant partie intégrante de la vie culturelle de la cité, l’orchestre se produit surtout dans des concerts de proximité.

Il fit l'ouverture dans les années 90 du Festival Jazz à Juan.

La cathédrale d’Antibes jouit, comme souvent les édifices religieux des temps passés, d’une acoustique exceptionnelle qui, dans un cadre intimiste, met tout particulièrement en situation les œuvres du répertoire sacré, tant en ce qui concerne leur vocation vocale qu’instrumentale. Placé sous la direction artistique de Philippe Depétris, le Festival d'Art sacré ne cesse de séduire un nombreux public venu découvrir ou redécouvrir quelques-uns des plus beaux morceaux et artistes d’un répertoire aux richesses souvent bien méconnues.

Cinq pôles France élites sont installés à Antibes Juan-les-Pins : la natation, la voile, la gymnastique, le trampoline et l’acrosport et la nage avec palmes.

Installé à Antibes Juan-les-Pins depuis 1983, le Pôle France regroupe une dizaine de nageurs d'un niveau international. Les conditions climatiques de la région propices et la mise à disposition d'un bassin olympique performant, permettent aux nageurs de s'entraîner 365 jours par an, à l'extérieur s'ils le désirent. Les résultats obtenus sont excellents puisque le Pôle France Natation d'Antibes Juan-les-Pins présente à chaque olympiade 1 ou 2 sélectionnés. De son côté, le club antibois (cercle des nageurs d'Antibes) qui n'a jamais quitté l'élite de la natation française travaille en étroite collaboration avec le Pôle, et lui propose régulièrement de nouveaux jeunes talents. Les deux figures emblématiques de ce club sont Franck Esposito, chef de file du pôle France antibois, 4e lors des derniers championnats du monde au 200 mètres papillon en grand bassin, détenteur du record du monde du 200 m papillon en petit bassin et Alain Bernard, recordman du monde sur 100m et 50m nage libre.

Depuis 1973, Antibes Juan-les-Pins accueille au sein de ses installations, la gymnastique de haut niveau. Près d'une quarantaine de gymnastes fréquentent à l'année, le Pôle France d'Antibes Juan-les-Pins. Aujourd'hui la gymnastique française fait partie des plus grandes nations (la France est championne d'Europe en titre par équipes). De son côté, le club, qui fournit chaque année de nouveaux éléments à l'équipe de France est devenu, en remportant un 19e titre national, l'un des clubs français les plus prestigieux, toutes disciplines confondues. Lors des jeux olympiques à Sydney, l’antibois Benjamin Varonian a obtenu une brillante médaille d’argent. Aux derniers championnats du monde de gymnastique, la France a terminé 4e par équipe, on notait la présence de deux antibois Sébastien Tayac et Florent Marée. Le samedi 8 et dimanche 9 décembre 2001, le club de l’OAJLP Gymnastique a obtenu le 1er titre de champion d’Europe des Clubs.

Installé en plein cœur du C.R.E.P.S d'Antibes sur le Port Vauban, le pôle France voile dispose de structures et de conditions météorologiques exceptionnelles qui permettent la pratique de la voile tout au long de l'année. Le pôle France d’Antibes est spécialisé en match racing.

Créé en septembre 2002, le Pôle France de nage avec palmes accueille une petite dizaine de nageurs. C'est, à ce jour, le seul pôle France proposant cette discipline dans tout l’hexagone. La discipline dépend de la Fédération Française des Etudes et Sports Sous Marins. Elle peut se pratiquer en piscine et sur plan d'eau naturel.

Dans le cadre du projet FISAC (Fonds d'Intervention pour la Sauvegarde de l'Artisanat et du Commerce) de 2005, un portail Internet des commerçants de la ville a été crée ().

Ce site Internet a pour but de référencer la totalité des artisans et commerçants de la ville, de donner des informations pratiques sur Antibes (comme les parkings, les navettes qui desservent la ville ou les actualités d'Antibes et de Juan-les-Pins). Il est également possible de déposer ou de consulter gratuitement des petites annonces.

Chaque commerçant ou artisan tient à jour un "site vitrine" pour renseigner les coordonnées de son enseigne, ses horaires, son activité, des photos ou encore une géo localisation pour repérer sa boutique dans la ville.

L'intérêt économique de ce portail est de permettre d'une part aux antibois et aux touristes de retrouver toutes les informations utiles sur leurs boutiques, et d'autre part de donner un accès à Internet aux commerçants et artisans eux même.

C'est aujourd'hui le premier portail des commerçants en France en nombre de commerçants répertoriés avec un mini site.

Depuis sa mise en ligne en décembre 2005, ce site portail a été accueillit avec beaucoup d'enthousiasme par les antibois et les associations de commerçants, de plus en plus d'internautes l'utilisent ce qui permet d'en faire une vitrine dynamique de la ville.

Antibes dispose d'un parc d'affaire nommé Nova Antipolis.

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FC Antibes

Fc antibes.jpg

Le FC Antibes est un club de football français fondé en 1912. Le club évolue cette saison en Promotion d'Honneur (D7) de la Ligue de Méditerranée.

L'Olympique d'Antibes, fondé en 1912, accède en Division d'Honneur de la Ligue du Sud-Est en 1921, mais est relégué un an plus tard.

Le club participe à trois reprises aux 32es de finales de la Coupe de France en 1923, 1925 et 1931, et accède au statut professionnel dès 1932. L'Antibois Klima est même le premier buteur de l'histoire du championnat de France professionnel (1ère division), le 11 septembre 1932.

Le FC Antibes continue sur sa lancée et atteint les quarts de finale de la Coupe de France en 1933, et les huitièmes en 1935.

Mais la "gloire" pour les antibois ne dure pas. Ainsi le club de la Côte d'Azur est relégué en D2 à l'issue de la saison 1938-1939, et perd son statut professionnel en 1947.

Dès lors, Antibes se contente d'évoluer dans les championnats amateurs. Signalons tout de même un titre de champion de DH Méditerranée en 1993.

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Olympique d'Antibes Juan-les-Pins

Antibes Champion de Nationale 1 en 2008

L'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins Côte d'Azur Basket est un club français de basket-ball évoluant, en 2008-2009, en Pro B (2e division du championnat de France). Le club est basé dans la ville d'Antibes.

Le basket-ball prend réellement son essor à Antibes dans les années 1950-60. En 1970, l'équipe remporte le championnat de France de Nationale 1 (1re division) grâce à des joueurs d'exception comme Jean-Claude Bonato, Dan Rodriguez ou Jacques Cachemire.

Au début des années 1980, Antibes enchaîne plusieurs saisons décevantes, malgré l'apport de joueurs de premier ordre. L'équipe monte peu à peu en puissance et remporte le championnat de France de Pro A en 1991.

Au début des années 1990, Antibes domine le basket français aux côtés de Limoges et Pau-Orthez. En 1995, l'OAJLP décroche un troisième titre national, avant que les problèmes financiers ne poursuivent le club...

En 2002, malgré un maintien sportif acquis, l'OAJLP est rétrogradé pour manque de garanties financières. Le club a ensuite connu des années difficiles en ProB. En 2006, un nouvel élan est donné pour relancer le club, mais il est "victime" de la réduction du nombre de clubs dans l'élite, puisqu'en terminant 16e sur 18 il est rétrogradé en NM1 pour la saison 2007-08.

Cependant, le 3 mai 2008, grâce à sa victoire sur Toulouges 81-58, Antibes fait d'une pierre deux coups, car cette victoire lui donne à la fois le titre de champion de France de National 1 et l'assure de remonter jouer directement en Pro B dès la saison 2008-2009, ce qu'aucun club n'avait réussi à faire jusque là.

Dès le début de la saison, l'OAJLP Basket a su imposer son style de jeu en remportant six belles victoires faces à de grandes équipes du championnat comme Fos Ouest Provence, GET Vosges ou encore Angers BC 49 (tout juste descendu, comme Antibes, de ProB). Cependant, l'Étoile de Charleville-Mézières mettra fin à cette série de six victoires. Mais un nouveau challenge attends les Olympiens puisque une semaine seulement après leur première défaite, ils devront affronter l'ADA Blois, qui est à ce moment là, premier ex aequo avec Antibes et Fos s/ Mer. La partie s'annonce difficile mais l'Olympique d'Antibes attaque d'entrée avec six premières minutes de grand spectacle azuréen. Mais Blois attaque et revient vite au score en remontant de 13-8 à 28-33 à la mi-temps. Après un troisième quart temps un peu à côté, les Antibois accusent un retard de onze points (39-50) à l'entame du dernier quart-temps. Et pourtant, après une grande remontée, l'Olympique d'Antibes réussit à terminer ce match en vainqueur grâce à un trois points "au buzzer" de Miloud Doubal. Score final : 67-64.

A deux matchs de la fin de la saison, l'OAJLP est sacré champion de France NM1 sur son parquet en gagnant face à Toulouges (81 - 58).

En 2007-2008, l'OAJLP obtient la récompense d'"équipe faire-play de la saison" (tous championnats confondus).

Le début de cette saison se déroule très difficilement : 5 défaites en 5 matchs de championnat. Des tensions entre les joueurs (notamment John Mc Cord) commencent à éclater. Après 3 matchs, l'ailier Miloud Doubal se blesse à la cheville. Il sera remplacé par Vaidotas Peciukas jusqu'au mois de mars 2009. Il faudra attendre la 8ème journée et le départ de Herman Favors pour voir Antibes s'imposer pour la deuxième fois face à la prestigieuse équipe de Poitiers (alors 3ème). L'OAJLP ira même jusqu'à gagner 8 matchs en 9 journées, et se hisser à la 8ème place de la Pro B. John Mc Cord, réconcilié avec le reste de l'équipe, s'imposera en tant que leader de cette équipe, avec des stats exceptionnelles (44 d'évaluation face à Évreux). Jeff Horner (arrivé après le départ de Favors) se blesse au pied et est remplacé par l'international français Thomas Dubiez (qui partira à Besançon avant le terme de son contrat avec Antibes). Cependant, la fatigue accumulée laisse Clermont rompre cette série lors de la 17ème journée à l'Espace Jean Bunoz, puis, viendront s'ajouter deux nouvelles à Limoges tout d'abord, puis à domicile, face à Nanterre, adversaire direct d'Antibes pour l'accession aux play-offs.

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Cap d'Antibes

Vieille ville d'Antibes vue du Cap

Antibes est située sur un site géographique remarquable puisque la ville profite de l'avancée d'une presqu'île pour s'étendre vers la mer Méditerranée. Le cap est cette presqu'île formée une colline recouverte de pins maritimes et surplombée d'un phare. Le site bénéficie de la visite de personnalités du monde du cinéma essentiellement lors du festival de Cannes, ce qui accroît la notoriété des lieux.

L'histoire du Cap d'Antibes est liée à l'histoire d'Antibes dont le site exceptionnel est bien connu depuis la plus haute Antiquité.

Le Cap d'Antibes commença réellement à se développer vers le milieu du XIXe siècle. À cette époque, des touristes aisés venant de toute l'Europe, notamment de l'Angleterre et de la Russie, découvrirent l'endroit et y bâtirent de luxueuses demeures.

En 1880, l'actuel emplacement de Juan-les-Pins était découvert par le duc d'Albany, fils de la Reine Victoria. A cette époque, Juan les Pins était une forêt de pins bordée de plages de sables idylliques.

Juan-les-Pins eut ses jours glorieux dans les années 1920, quand les Américains y apportèrent un certain style de vie fait de décontraction, de bains de soleil à la plage, et... de jazz. Le succès fut immédiat. Toute la jeunesse européenne en recherche d'amusement ainsi que les plus célèbres des vedettes américaines de l'époque, comme Frank Jay Gould, Jelda, Scott Fitzgerald et Douglas Fairbanks, avaient l'habitude d'aller à Juan-les-Pins. C'était le début des années folles. Après la Seconde Guerre mondiale, l'atmosphère exubérante de Juan-les-Pins repris à nouveau, elle devint la « Nouvelle Orléans européenne ». Sidney Bechet fût si impressionné par la beauté de l'endroit qu'il s'y maria en 1951, pendant un jour complètement fou où orchestres dans la rue, vedettes et journalistes du monde entier se mêlaient et dansaient. Sidney Bechet y joua même pour la première fois l'air Dans les rues d'Antibes ((en) In the Streets of Antibes), l'un de ses plus grands morceaux.

En 1960, Le Festival de Jazz de Juan les Pins fût lancé. Tous les grands vinrent : Louis Armstrong, Count Basie, Charles Mingus, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Sarah Vaughan, Ray Charles, Herbie Hancock, Georges Benson, Keith Jarrett, Al Jarreau, etc. De nos jours, le festival a lieu au mois de juillet.

Sur le haut du cap, le Phare de la Garoupe surplombe la baie de Juan-les-Pins.

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Source : Wikipedia