Annemasse

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Posté par seb 04/04/2009 @ 05:07

Tags : annemasse, haute-savoie, rhône-alpes, france

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Annemasse

Vue de l'entrée d'Annemasse

Annemasse est un chef-lieu de canton du département de la Haute-Savoie, en France. La ville est située à la frontière franco-suisse, au sud du lac Léman et dans l'aire urbaine de Genève (agglomération franco-valdo-genevoise). Avec une population d'environ 30 000 habitants, la ville se classe au 270e rang national. L'agglomération, qui regroupe douze communes, est la deuxième de Haute-Savoie.

Annemasse est située à la frontière franco-suisse, dans le nord des Alpes françaises, à 2 km du canton de Genève et à 45 km d'Annecy, la préfecture de Haute-Savoie. La ville est entourée par le Mont Salève (alt. 1 300m au sud) et la rivière Arve au sud-ouest puis à l'ouest), les Voirons (alt. 1 450m) à l'est et la frontière suisse à l'ouest et à 26 km de Thonon-les-Bains.

Elle constitue l'entrée de la vallée de l'Arve.

Le climat y est de type montagnard et « lacustre » en raison de la présence du Massif alpin et du lac Léman.

Annemasse est au centre d'un nœud routier important. La ville est desservie par une bretelle de l'autoroute A40 nommée l'« Autoroute blanche » (Mâcon-Chamonix-Mont-Blanc). D'autre part, un carrefour routier permet d'accéder rapidement au Chablais, au Faucigny, à toute la vallée de l'Arve, au reste du Genevois, mais aussi à l'Ain et à la Suisse voisine. Depuis décembre 2008, la mise en service du tronçon d'autoroute Annecy-Genève la rapproche de la ville d'Annecy.

Annemasse comporte aussi une gare routière à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

La ville d'Annemasse compte 13 km de réseau cyclable pour 35 km de voiries.

Annemasse possède une gare, créée lors de l'aménagement de la voie ferrée Bellegarde-Évian en 1880. Elle comporte 6 voies de quai et une vingtaine de voies de service. Elle est desservie par les TER. La gare d'Annemasse est la seconde gare du département après Annecy avec 2 000 voyageurs par jour (5 000 voyageurs/jour à Annecy). Elle permet de relier directement les gares de Genève Eaux-Vives, Bellegarde-sur-Valserine, Evian-les-Bains, La Roche-sur-Foron, Annecy ou Saint-Gervais-Le Fayet. Elle sert aussi de départ, via Bellegarde-sur-Valserine, vers les grandes lignes et permet de rejoindre les voies grandes vitesses vers Lyon ou Bourg-en-Bresse. La gare d'Annemasse est un nœud de circulation majeur pour le fret, principalement représenté par les eaux d'Évian et le transport de granulats.

Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation, dans le cadre du développement de la grande agglomération transfrontalière. Cette liaison a pour dénomination la CEVA qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (Gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il devrait être mis en service dans son intégralité à l'horizon 2014. L'arrivée de ce RER régional sera par ailleurs l'occasion de promouvoir la gare d'Annemasse comme l'arrêt TGV du sud de l'agglomération genevoise.

La ligne Annemasse-Eaux-Vives est en place depuis plus de 30 ans. La partie française de la ligne 12 des tramways genevois, qui desservait au départ également la gare d'Annemasse (via Gaillard), avait été supprimée, mais elle est redevenue à l'ordre du jour depuis quelques années.

Un projet de réouverture de la ligne ferroviaire de 17 km entre Evian-les-Bains et Saint-Gingolph (ligne dite du ligne du Tonkin) est également prévue à la suite du projet CEVA et permettra de relier directement Annemasse à Martigny et Sion (en Valais suisse).

L'agglomération annemassienne bénéficie de son propre réseau de transports en communs. Il est géré sous contrat avec l'agglomération par la TP2A (RATP - TPG) depuis 2002. Le réseau comporte 6 lignes régulières auquel il faut y rajouter les lignes scolaires et soir et week-end. Depuis 2003, le réseau a intégré Unireso. Une ligne d'autobus permet de relier le centre d'Annemasse à Genève via Moillesulaz.

La ville est équipée d'un aérodrome d'affaires et de tourisme. Il est situé au nord-est de l'agglomération contre le Bois de Rosses, à cheval sur les communes d'Annemasse, Ville-la-Grand, Vetraz-Monthoux et Cranves-Sales. Il complète par ses activités l'aéroport international de Genève-Cointrin situé à seulement 20 km par la route.

Suite à l'arrêt des activités de M. Durafour, c'est la municipalité d'Annemasse qui favorise son développement en y installant en 1983 une école de pilotage, une base de Mont-Blanc-Hélicoptères (avec centre de formation), une école de saut en parachute et son Para club. Un parking et un hangar pour avion d'affaire a été construit en 2003 permettant ainsi de développer les activités de l'aérodrome vers l'aviation d'affaire.

Annemasse est divisée en plusieurs quartiers articulés autour de celui du centre-ville, où se trouvent la mairie et de nombreux commerces. On y trouve le quartier Chablais-Gare au nord, à l'est ceux de Romagny et du Perrier-Livron, au sud le Vernand et à l'ouest le Brouaz. Enfin, une zone industrielle et d'activités est située à l'extrême est, non loin de l'aérodrome.

La rénovation du quartier Chablais-Gare est en marche. Une concertation est mise en œuvre pendant toute la durée d’élaboration du projet. Entre la gare et la place Jean Deffaugt, le quartier Chablais Gare reste un morceau de ville inachevé. Après plusieurs tentatives privées de réaménagement, Annemasse doit profiter de son développement actuel pour réhabiliter, enfin, cette partie du centre-ville. Cet aménagement, comme l’aboutissement du péricentrique, confortera Annemasse dans son rôle de ville centre. Il devient donc nécessaire d’aménager le quartier Chablais Gare pour revitaliser les liens entre la Gare et le centre-ville.

Aménager le quartier Chablais Gare, c’est poursuivre la construction de la ville en recherchant une diversité de fonctions. Le projet prévoit notamment la réalisation de 450 logements où la mixité sociale sera affirmée (locatif social, libre et accession à la propriété). Pour renforcer la vie économique du centre, des activités commerciales sur 7200 m² de surface de vente devraient être également créées. Un complexe cinématographique (6 salles), des espaces publics, et des parkings complèteront ce programme ambitieux. Le « parti d'aménagement » repose sur un grand espace public traversant entre la rue du Chablais et l'avenue de la Gare.

Le nombre total de logements dans la commune est de 13 977. Parmi ces logements, 87,7 % sont des résidences principales, 2,9 % sont des résidences secondaires et 9,4 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 7,7 % des maisons individuelles, 90,4 % sont des appartements et enfin seulement 1,9 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 38,3 %. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 58,2 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 3,4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitemen, au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est quand à lui de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 9,7 % sont des studios, 21,3 % sont des logements de deux pièces, 32,9 % en ont trois, 24,1 % des logements disposent de quatre pièces, et 12 % des logements ont cinq pièces ou plus. La Ville d'Annemasse pratique une politique volontariste dans le domaine du logement social. Actuellement, le taux de logement aidé est de 24 % (en termes de revenus, ces logements sont accessibles à 75 % de la population).

La municipalité actuelle a prévu de concentrer ses efforts sur le réaménagement du quartier Chablais-Gare par la création d'une ZAC.

Le plan de circulation annemassien est aussi en cours de révision avec les projets de péricentrique et du projet ferroviaire CEVA. Il a intégré entre autre la création de parkings souterrains (montessuit, place du marché).

Un prolongement de la ligne de tramway genevoise n° 12 depuis le terminus actuel de Moillesulaz vers le centre ville d'Annemasse est également à l'étude.

À l'époque romaine, la ville existait déjà sous le nom de Namascae.

On sait très peu de chose sur ce blason...

La région a notamment été peuplée par les Allobroges vers 300 av. J-C; on trouve un site archéologique sur le Mont-Salève. Au VIe siècle, une église y est consacrée par Maxime, évêque de Genève, et par saint Avit, évêque de Vienne. Il convient de se souvenir que la Savoie n'est Française que depuis peu. Pour exemple, on pourra noter la fête de l'Escalade à Genève, qui célèbre le jour où les genevois ont versé de l'huile bouillante sur les assaillants du duché voisin, propriété de l'Italie à l'époque. De nos jours, des marmites (en référence à l'huile) en chocolat sont vendues à cette époque de l'année, et les annemassiens, surtout les travailleurs frontaliers, achètent ces gourmandises.

La ville fait partie de l'arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois et est composée de deux cantons : Annemasse-Nord (7 534 habitants en 1999) et Annemasse-Sud (20 125 habitants en 1999).

La ville d'Annemasse est gérée par la gauche depuis 1977 et la victoire aux municipales de Robert Borrel qui était alors le premier secrétaire de la fédération socialiste départementale. Robert Borrel a été exclu du PS en 1986 après son maintien aux législatives face à Dominique Strauss-Kahn. Il n'a jamais voulu ré-adhérer à ce parti, mais n'en demeure pas moins un "homme de gauche".

Depuis les élections de Mars 2008, Monsieur Christian Dupessey a succédé à Monsieur Borrel au poste de premier magistrat de la ville. L'équipe municipale majoritaire (30 sièges sur 39) s'est fortement renouvelée. Elle a fait du développement durable un axe fort de sa politique.

La commune d'Annemasse appartient au royaume de Piemont Sardaigne jusqu'en 1860. La commune est alors administrée par un conseil communale qui nomme un syndic à sa tête. Par le traité du 24 mars 1860, le roi Victor Emmanuel cède la Savoie et le comté de Nice à Napoléon III. Le conseil communal devenu alors conseil municipal élit alors en qualité de maire le syndic en place : Claude Philippe Dusonchet qui occupait ce poste depuis 1854.

Il existe à Annemasse un Tribunal d'Instance ainsi qu'un Conseil des Prud'Hommes.

La recherche de Haute Qualité Environnementale (H.Q.E.) est une démarche globale de définition et réalisation de projets, visant, à minimiser l'impact d'un bâtiment sur son environnement intérieur et extérieur, tout au long de sa durée de vie.

La municipalité d'Annemasse s'est engagée dès l'an 2000 dans un réflexion sur le développement durable, avec la conduite de l'Agenda 21 (plan d'actions pour le 21è siècle).

Les habitants sont dénommés Annemassiens. La population de la ville d'Annemasse et, au-delà, de l'agglomération, a accompagné le développement économique de Genève après la Seconde Guerre Mondiale, passant de 8 000 habitants en 1946 à 29 000 habitants en 1990. L'accroissement de la population a conduit à une densification du centre-ville et le remplacement des maisons individuelles par des immeubles d'habitation de taille moyenne. Le dernier recensement (2007) a acté le passage de la ville dans la catégorie des villes de plus de 30 000 habitants.

Ci-dessous, l'évolution démographique de la ville d'Annemasse fournie par les divers recensements de 1793 à 1999.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville d'Annemasse classé par date de recensement.

Le nombre total de ménages à Annemasse est de 12 258. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Le Plan local d'urbanisme (PLU) fait l'hypothèse d'une population de 34.000 habitants en 2015, soit une croissance annuelle de l'ordre de 1,5%.

L'Ecole des Beaux Arts du Genevois (EBAG) dispatchée sur les communes de l'agglomération.

La ville organise l'été une série de concerts gratuits, qui se déroulent traditionnellement le vendredi soir au parc Montessuit. Anciennement nommés "Théâtre de verdure" en référence à leur cadre, ces concerts ont été renommés en "Musical'été". En raison des travaux effectués au parc (réaménagement des espaces verts et construction du parking Montessuit), les concerts ont été déplacés au parc Fantasia durant l'été 2008.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie.

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annemassien. C'est également le cas lors des informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale alpine.

Les journaux locaux sont Le Messager, dans son édition du Genevois, et Le Dauphiné libéré, dans son éditions des bords du Léman.

La première radio libre d'Annemasse (crée en juin 1982), KTFM, fut conçu par des dissidents de EFM 21 - Radio Thollon-les-Mémises. Le nom de KTFM s'inspire du nom d'une radio éponyme de San Antonio (USA). La station offre alors une grille de programme très proche de radio Thollon avant de fusionner avec Radio Evasion pour donner KTFM Evasion. La raréfaction des fréquences FM impose une concentration des stations de radios, si bien que KTFM fusionne en 1983 avec les radios Cosmic Massongy et Radio Club, la station de la discothèque le Macumba pour former Radio Plus. Toutefois une partie de l'équipe continue l'aventure KTFM et scinde la société en deux entités qui seront rachetées par les gros réseaux pour devenir NRJ Gex (KTFM) et Europe 2 (KTFM 2).

Le développement économique d'Annemasse à la fin du XIXe siècle est lié au développement du réseau ferroviaire en Haute-Savoie qui fait de la ville un important nœud pour le trafic de passagers comme de marchandises.

Annemasse tirait avantage de sa proximité avec la République et Canton de Genève, dont les consommateurs n'hésitaient pas jusqu'à peu à passer la frontière et faisaient prospérer surtout les grandes surfaces, la hausse des prix en France à rendu moins intéressant ce genre de tourisme et maintenant se sont de nombreux consommateurs français se rendent à Genève. La ville compte également un casino (190 machines à sous), classé 14e casino français en 2006 et qui est source d'une partie (12,5 %) des recettes de la ville. Un montant égal (12,5 %) provient des fonds frontaliers, c'est à dire à la part de la masse salariale reversée par Genève aux Département de la Haute-Savoie et aux communes de sa couronne.

Le revenu moyen par ménage annemassien est de 16 227 € par an, ce qui est supérieur à la moyenne nationale. Seuls 138 Annemassiens sont redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

En 1999, Annemasse comptait une population de 13 706 actifs au total.

Annemasse comporte 1 898 établissements, dont une grande part de commerces et de services.

Les trois principales entreprises présentes à Annemasse sont Parker Hannifin (chiffre d'affaires : 134 M €), Siegwerk (107 M €) et le Géant Casino d'Annemasse (17 M €, agrandi en 2003). Concernant le Géant Casino, l'emplacement était d'abord le supermarché Record, puis Genty-Record, qui servait essentiellement à desservir les personnes de Ville-la-Grand.

Le principal parc annemassien est le parc Claudius Montessuit, situé en centre-ville et nommé d'après un ancien maire de la ville. D'une superficie de 1 hectare, il accueille notamment une aire de jeux pour enfants et le Kiosque à Musique Marius David où se déroulent en été les concerts du "Théâtre de Verdure". Le kiosque à musique d’Annemasse fut construit en 1931 dans le parc municipal Claudius Montessuit. Sa construction était destinée à l’Harmonie municipale, laquelle, durant la saison estivale se proposait de donner des concerts chaque semaine. Le parc Montessuit est fermé la nuit pour des raisons de délinquances plus ou moins liées aux drogues. L’étude du projet fut confiée à l’architecte municipal Maurice Pacthod. Les caractéristiques en sont les suivantes : kiosque, avec sous-sol, de 10 m de diamètre et de forme octogonale, en béton ; les poteaux sont en chêne et les plancher et plafond en lames de pin d’Orégon. Les entrepreneurs ont été Victor Mogenet pour la maçonnerie, Yves Hubert Dentand pour la charpente-menuiserie et Michel Coppo pour les travaux de couverture et ferblanterie. Le 12 juillet 1996, le maire Robert Borrel dévoile une plaque commémorative en mémoire de Marius David, musicien – auteur - compositeur annemassien et co-fondateur du Comité des Fêtes d’Annemasse (et fondateur du fabuleux magasin DAVID MUSIQUE, racheté depuis, après avoir été géré par sa fille).

Au départ, ce parc était un terrain vague où certains enfants allaient jouer ou 'faire des âneries'. Le nom provient de l'entreprise qui y avait son usine.

La gastronomie annemassienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir et des alpages montagnards essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, les principaux plats sont les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets, la péla, la tartiflette, les diots, la polenta, les rioutes et la longeole (charcuterie aromatisée au carvi). Pour le dessert, on ne peut que citer les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles.

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Annemasse - Les Voirons Agglomération

Annemasse - Les Voirons Agglomération plus communément appelée Annemasse Agglo, est une agglomération de Haute-Savoie(France).

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Ligne Aix-les-Bains - Annemasse

Un TER pour Annecy traverse le Chéran à Rumilly.

La ligne d'Aix-les-Bains à Annemasse est à voie unique et à été le berceau de l'électrification en courant monophasé 25 kV 50 HZ à l'initiative de l'ingénieur Louis Armand. Cette ligne sinueuse transite via Rumilly (important viaduc sur le Chéran), Annecy et La-Roche-sur-Foron où elle est rejointe par la ligne venant de Saint-Gervais.

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CEVA

CEVA

Le CEVA est le nom donné à un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France). CEVA est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ».

Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il constituera la colonne vertébrale des transport publics régionaux en permettant la mise en place d'un réseau RER dans le bassin franco-valdo-genevois avec des lignes desservant Bellegarde-sur-Valserine, Nyon, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, la vallée de l'Arve et Annecy. La société Transferis est chargée de la planification de ce réseau RER.

Les origines du projet remontent à 1850. Il faut attendre 1888 avec l'ouverture de la ligne Eaux-Vives-Annemasse puis 1949 avec l'ouverture de la ligne Cornavin-La Praille (gare de triage) pour voir une partie seulement de la liaison réalisée. Actuellement, la gare des Eaux-Vives est un cul-de-sac pour les trains de la SNCF en provenance d'Annemasse et se trouve sous-exploitée. Le projet est toutefois réactivé en 2001 et la gare de Lancy-Pont-Rouge — mise en service le 16 décembre 2002 — constitue un nouveau terminus sur la rive gauche pour les trains régionaux en provenance de Nyon.

Il y aura donc trois nouveaux arrêts (Carouge-Bachet, Champel-Hôpital et Chêne-Bourg). Ces nouvelles stations ainsi que Lancy-Pont-Rouge et la gare des Eaux-Vives ont fait l'objet d'un concours d'architecture. La réalisation de ces cinq bâtiments sera confiée au lauréat du concours : l'architecte français Jean Nouvel,.

On envisage d'abord que le chemin de fer confirme la ville de Genève dans son rôle de carrefour international au cœur de l'Europe : Genève doit être reliée à la France, à la Confédération suisse mais aussi aux États de Savoie, porte pour l'accès à l'Italie.

Les partisans d'une gare par ligne (une pour chacune des lignes française, suisse et savoyarde) s'opposent au Conseil d'État partisan d'une gare centrale à la Coulouvrenière sur le territoire de la commune de Plainpalais. Toutefois, la guerre du Sonderbund en 1847 suspend les études.

Le 27 octobre 1852, le conseiller d'État James Fazy octroie une concession à la Compagnie pour le chemin de fer de Lyon à Genève. La ligne française (ligne Lyon - Genève) emprunte la rive droite du Rhône jusqu'à La Plaine pour terminer par une gare vers La Servette. En même temps naissent des projets pour une liaison à la Suisse. Les projets en direction de l'Italie paraissent alors moins stratégique. Les villes de Carouge et Plainpalais se sentent donc lésées.

Entre 1854 et 1855, les discussions portent sur le choix de l'emplacement de la gare de façon que les lignes vers la France et vers la Suisse se rejoignent. En 1855, le choix de Cornavin sur la rive droite est définitif. L'avantage en est la proximité du centre de la ville et la facilité de liaison avec la Suisse. La conséquence négative en est l'éloignement des possibilités de raccordement de Genève aux projets de lignes sur la rive gauche du Rhône en direction de la Savoie où se trouvent d'importants axes commerciaux en direction des cols alpins (Mont-Cenis et Simplon) de même qu'avec le Chablais et le Faucigny qui sont nécessaires à Genève pour son commerce local. Les lignes et la gare Cornavin sont inaugurées en 1858.

Malgré la décision de construire la gare de Genève à Cornavin, l'importance du quartier commerçant de Rive est tel qu'il apparaît certain que ce quartier doit être desservi par le chemin de fer. Entre 1853 et 1860, plusieurs projets de gare à Rive et de lignes vers Moillesulaz et Annemasse sont étudiés ainsi que le moyen de se raccorder à Cornavin avec la difficulté de contourner toute la ville et de franchir le Rhône.

En 1860, la Savoie est rattachée à la France et Paris projette alors une ligne depuis Bellegarde-sur-Valserine pour rejoindre Annemasse et Thonon-les-Bains qui évite le canton de Genève. Genève voit donc le trafic entre la France et l'Italie lui échapper au profit d'Annemasse qui deviendrait ainsi le nœud ferroviaire de la Savoie. En conséquence, la ville doit absolument se rattacher à cette nouvelle ligne.

Deux camps s'opposent alors : les partisans d'une liaison au nord de l'Arve via Plainpalais, Les Eaux-Vives et Chêne d'une part et, d'autre part, les partisans d'une liaison directe par le sud de l'Arve via Carouge, Troinex et Veyrier. L'ancien conseiller d'État Jean-Jacques Challet-Venel propose même la réalisation de deux tronçons : l'un par le sud de l'Arve pour les liaisons internationales entre Cornavin et Veyrier et l'autre entre Rive et Annemasse pour les liaisons régionales avec une variante depuis Les Vollandes (emplacement de l'actuelle gare des Eaux-Vives). En 1862, la compagnie de la ligne d'Italie présente un projet de ligne Cornavin - Les Tranchées - Annemasse.

Le 4 novembre 1876, la variante du « Grand Serpentin » est adoptée par le Grand Conseil. Des discussions avec la France suivront concernant le tronçon entre Annemasse et la frontière suisse.

Alors que s'ouvre en 1880 la ligne Bellegarde - Annemasse - Thonon-les-Bains, Genève se trouve contournée. La France s'engage à construire le tronçon entre Annemasse et la frontière suisse pour le raccordement au « Grand Serpentin ». Mais, en 1881, le Conseil d'État demande une « concession éventuelle » pour un deuxième raccordement entre Cornavin et Veyrier. Cette décision relance les débats entre les partisans de l'une ou l'autre des variantes de raccordement.

Le tracé Cornavin - Veyrier est soutenu par Carouge, Veyrier, Lancy et Plainpalais alors que le « Grand Serpentin » est soutenu par Chêne-Bourg et toute la rive gauche du lac Léman. En 1883, une commission d'experts incluant l'ingénieur Gustave Bridel (qui a achevé la ligne du Gothard) est chargée de trancher. Elle préconise une version en tunnel sous le plateau de Champel. La ligne, depuis Cornavin, contourne l'usine de la Coulouvrenière, franchit l'Arve aux Vernets, traverse la plaine de La Praille, contourne Carouge par l'ouest, franchit à nouveau l'Arve au Bout-du-Monde, rejoint les Vollandes par un tunnel sous le plateau de Champel puis Chêne, Moillesulaz et Annemasse. Ce projet est semblable à celui proposé en 1875 par Graenicher. La commission propose de réaliser en priorité le tronçon Eaux-Vives - Annemasse.

Le 30 septembre 1883 est signé l'accord pour la construction et l'exploitation du tronçon Vollandes - Moillesulaz par la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). La compagnie française s'engage, au besoin, à doubler la voie et à agrandir les infrastructures. Le second tronçon Cornavin - Carouge - Vollandes (ou chemin de ceinture) doit être examiné après trois années d'exploitation du premier tronçon. Le 4 mai 1884, le Grand Conseil adopte ce projet qui est rapidement réalisable et peu coûteux. Les partisans de la liaison Cornavin - Carouge - Veyrier s'y opposent et lancent un référendum. Mais les Genevois confirment par votation, le 6 juillet 1884, le choix du Grand Conseil.

Les plans définitifs sont élaborés dès 1884. En 1885, les terrains nécessaires sont achetés et les travaux débutent cette même année avec la construction de la voie et des gares des Eaux-Vives (nom adopté depuis 1887 au lieu de Vollandes) et de Chêne-Bourg. Les bâtiments sont achevés en 1887 alors que débute le chantier du tronçon français entre Moillesulaz et Annemasse. L'inauguration de la ligne a lieu le 27 mai 1888.

De petites zones industrielles se développent autour des deux gares mais les résultats des premières années d'exploitation sont inférieures aux prévisions et la ligne est déficitaire. L'État de Genève éponge donc les dettes.

À partir de 1890, il apparaît nécessaire de réaliser la liaison depuis la gare Cornavin afin d'accroître l'attrait de la gare des Eaux-Vives et ses débouchés économiques en Savoie. La relance est également stimulée par la préparation de l'exposition nationale de 1896 qui a lieu sur la plaine de Plainpalais.

En 1894, le conseiller d'État Charles Boissonnas présente un projet avec une halte aux Vernets pour desservir l'exposition nationale. Ce projet est contesté et on lui oppose un projet de Henri Romieux qui propose de créer une gare centrale aux Vernets pour remplacer Cornavin. Entre 1895 et 1899, il existe plusieurs autres projets qui sont tous rejetés.

En 1896 débutent les travaux du tunnel du Simplon qui doit relier l'Italie à la France via le bassin lémanique. Deux projets de liaison à la France en tunnel sous le Jura sont en concurrence : un percement sous la Faucille pour relier Meyrin (en projet depuis 1886) est soutenu par Genève alors que le canton de Vaud et la Confédération suisse soutiennent le projet du tunnel du Mont d'Or via Vallorbe. L'enjeu est l'espoir de devenir un important nœud ferroviaire.

En 1909, lors de négociations franco-suisses, il est convenu que la Confédération suisse prenne à sa charge la liaison Cornavin - Eaux-Vives et que l'État de Genève rachète la gare Cornavin et la ligne de La Plaine si le tunnel de la Faucille est construit. Mais, en 1910, la priorité de la compagnie française est la liaison Frasne - Vallorbe par le tunnel du Mont d'Or. En conséquence, la construction du tunnel de la Faucille est reportée à une date indéterminée tout comme la ceinture de liaison Cornavin - Eaux-Vives. Afin de préserver les chances de pouvoir réaliser la ceinture de liaison, l'État de Genève obtient de la Confédération suisse le désengagement de son accord de financement.

La convention entre la Confédération suisse, le canton de Genève et les CFF fixe les parts de financement entre ces trois acteurs et les principes d'exploitation de la ligne Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse : La Confédération suisse et les CFF s'engagent au financement (un tiers chacun) du raccordement de ceinture et pour une nouvelle gare marchande à La Praille à condition que les travaux débutent avant le 1er juin 1918 et que le canton de Genève rachète à la compagnie PLM la gare Cornavin et la ligne de La Plaine.

Le projet qui en résulte date de 1913. Il s'agit d'une ceinture « élargie » qui ne traverse plus le Rhône et l'Arve à La Jonction comme tous les projets précédents mais beaucoup plus loin de la ville avec un pont, le pont Butin, et un tunnel sous le Petit-Lancy pour rejoindre la grande plaine de La Praille située à cheval sur les communes de Plainpalais, Carouge et Lancy. Ce projet est adopté en 1917 mais durant les six ans qui suivent auront lieu des discussions liées à l'opportunité de reconstruire ou non une nouvelle gare à Beaulieu pour remplacer Cornavin jugée trop petite et afin de reconstituer le tissu urbain à Saint-Jean. En définitive, la gare Cornavin est maintenue pour des raisons économiques.

En 1923, alors que le pont Butin est en construction, les CFF décident de modifier le tracé pour un autre plus court et moins cher : franchir le Rhône avec un nouveau pont juste après la Jonction (viaduc de la Jonction) puis un tunnel sous la colline du Bois de la Bâtie. Le 19 février 1924, le budget et le calendrier d'exécution sont connus. Les travaux se feront dès que la reconstruction de la gare Cornavin seront achevés, ce qui est alors prévu en 1929.

Les crises financières cantonales entre 1920 et 1925 ainsi que la crise internationale de 1931 font que les travaux sont retardés. Des recherches d'économies pour débloquer les travaux sont proposés : construction d'une seule voie entre Cornavin et La Praille puis, au lieu de relier Les Eaux-Vives, il est proposé de relier Saint-Julien par la plaine de l'Aire afin de mettre en valeur ces terrains.

Les CFF refusent ce projet en 1935 et le projet officiel doit être réalisé. L'État de Genève décide alors d'assainir la plaine de La Praille pour implanter, à côté de la gare de triage, des industries. Les travaux comprennent la mise en canalisation de la Drize et de l'Aire ainsi que la construction de la route des Jeunes.

Les travaux de reconstruction de la gare Cornavin débutés en 1924 ne se terminent qu'en 1932. En avril 1939, le crédit de construction du premier tronçon est finalement accepté.

Au début du XXe siècle, le réseau de tramway est encore important et se prolonge jusqu'en France voisine. Toutefois, il est progressivement démantelé dès la fin de la Seconde Guerre mondiale au profit des transports individuels. Les difficultés de réalisations du CEVA sont également présentes. La ligne SNCF en fonction (Annemasse – Eaux-Vives) évolue au gré des besoins : l'arrêt en gare de Chêne-Bourg est supprimé en 1987 alors qu'une halte à Ambilly, en France voisine, est ouverte. Dans ce contexte général défavorable aux transports publics, le Grand Conseil genevois propose en 1974 de promouvoir une politique des transports axée sur une utilisation intensive des transports publics.

Une initiative populaire « pour des transports publics efficaces » est lancée en 1983. Cette initiative préconise le renforcement du réseau des Transports publics genevois avec notamment la création d'une « croix ferroviaire » sous la forme d'une liaison par tramway sur les axes Palettes - Carouge - Bel-Air - Meyrin et Moillesulaz - Bel-Air – Onex. En 1985, survient une demande d'étude d'un métro automatique léger de type « VAL » en site propre entre Meyrin et Rive.

Le peuple accepte en mars 1988 le contre-projet du Grand Conseil. Il consiste au développement de la desserte régionale et transfrontalière : réalisation du CEVA et création d'un réseau express régional (RER) avec l'étude d'une extension ultérieure en direction du Pays de Gex. D'autre part, pour la desserte urbaine, il laisse ouvert le choix entre l'extension du réseau du tramway et le métro automatique léger entre Meyrin et Rive, le projet retenu devant être inscrit au plan directeur du réseau à venir.

En 1993, le plan directeur du réseau de transport combine une ligne de métro léger Meyrin - Rive et des lignes de tramways,. Dès juillet 1993, un groupe d'études transfrontalier élabore des projets de développement concertés au niveau régional autour de Genève. Le Comité régional franco-genevois (CRFG) fait des propositions dans de nombreux domaines, dont le transport, qui sont réunies dans un « livre blanc ».

Dès ce moment, et jusqu'en 1997, est étudiée la possibilité d'un métro léger à voie métrique (comme le tramway) sur le parcours transfrontalier Pays de Gex – CERN – Genève – Annemasse. Ce métro léger, dit « RER - Tram - Train » qui ne serait dès lors plus automatique, utiliserait tour à tour des lignes existantes ou à créer de tramway mais aussi l'infrastructure ferroviaire existante entre la gare des Eaux-Vives et Annemasse. Comme ce « métro » utiliserait l'infrastructure ferroviaire réservée au CEVA, la conséquence de cette option, non prévue dans le plan de réseau adopté par le Grand Conseil le 12 février 1993, est que l'accord de 1881 et la convention de 1912 seraient remis en cause et la France réclamerait alors une ligne de substitution pour le raccordement au réseau ferroviaire savoyard qui pourrait être une liaison entre la gare de La Praille et Archamps nommé « barreau sud ».

De 1993 à 1997 est évoqué un projet de liaison ferroviaire au sud du canton de Genève entre la gare de La Praille et Archamps. Il est né à la fois du fait que le projet de construire un métro transfrontalier remet en cause le CEVA et aussi du fait que les décideurs ne croient plus au CEVA. Le « barreau sud » entre dans le cadre de l'étude d'un tracé de liaison TGV entre Genève, Annecy, Chambéry et Grenoble (axe du « sillon alpin ») mais ce projet n'est pas prioritaire. Pour les liaisons régionales, cette liaison rapproche Genève de Saint-Julien-en-Genevois et d'Annecy mais au détriment de la vallée de l'Arve, du Chablais et d'Annemasse.

Finalement, dès 1998, le Grand conseil prend clairement position en faveur de CEVA.

La volonté de réaliser le CEVA est rendue publique en 2000. En septembre, le Conseil d'État fait valoir ses droits à la Confédération et lui demande d'assumer les obligations financières découlant de la convention de 1912.

Le Grand Conseil vote le crédit d'étude en 2001. L'office fédéral des transports accepte le calendrier des travaux présenté par Genève et la Confédération alloue 40 millions de francs pour les premiers travaux de CEVA.

En 2002, le budget pour le financement de la part des travaux qui incombe à l'État de Genève est accepté par le Grand Conseil.. La Confédération, de son côté, s’est engagée à financer 550 millions de francs.

Le 4 juillet 2003, les autorités de la région Rhône-Alpes et le canton de Genève signent la charte pour le développement des transports publics régionaux dans le bassin franco-valdo-genevois.

Le 30 mai 2005 l'Office fédéral des transports (OFT) délivre l'autorisation de construire pour les travaux de transformation de la gare Cornavin prévus dans le cadre du CEVA. L'ouverture du chantier a lieu en septembre 2005. En décembre la Confédération qualifie le CEVA de projet urgent. Le crédit de la Confédération devrait être alloué pour 2008. Le Conseil des États accorde le financement prévu le 21 mars 2006.

Le 7 février 2007, le gouvernement français approuve le versement des 5 millions d'euros supplémentaires pour le financement du la partie française du CEVA en tranchée couverte. Cette somme s'ajoute aux 15 millions d'euros déjà attribués. Il reste du côté français 10 millions de francs à récolter par des acteurs locaux.

Le 8 février 2008 les CFF et la SNCF se sont associés pour créer la société Transferis chargée de planifier le réseau RER de la région franco-valdo-genevoise. Ce réseau pourrait voir le jour en 2014 avec le CEVA comme épine dorsale. Des dessertes directes depuis Coppet sont envisagées vers Evian-les-Bains, Annecy et Saint-Gervais-les-Bains. Plus qu'un RER genevois c'est un véritable désenclavement ferroviaire de Genève vers la Haute-Savoie qui est proposé par Transferis.

Le 5 mai 2008, l'Office fédéral des transports (OFT) a accordé le permis de construire au projet CEVA. L'OFT a rejeté les 1700 oppositions reçues, dont environ 1500 reprenaient les arguments donnés par l'association ACTCC (voir Oppositions). Bien qu'il n'y ait donc eu que environ 200 oppositions différentes, l'OFT a dû traiter les 1700 cas individuellement ce qui a retardé le bouclement du dossier. Les opposants ont déposé une soixantaine de recours contre l'approbation des plans délivrée. L'Etat de Genève et les CFF ont demandé au Tribunal administratif fédéral de retirer l'effet suspensif de ces recours afin de pouvoir débuter rapidement les travaux.

Le 26 janvier 2009, le Tribunal administratif fédéral refuse de lever l'effet suspensif des oppositions.

En 2004 eu lieu un concours d'architecture pour la définition des 5 stations et gares à créer.

Jean Nouvel, lauréat, a imaginé un concept pour l'ensemble. Toutes les station seront semblables grâce à la répétition et l’adaptation d'un même matériau (des briques de verre) mais toutes différentes de par leur volume et configuration spatiales.

Le terrain occupée par la ligne de chemin de fer actuelle cèdera sa place à une « voie verte ».

Voie arborisée pour la détente et la promenade ouvert aux moyens de locomotion non motorisés, cette voie de 3’670 mètres reliera en surface les gares des Eaux-Vives à celle de Chêne-Bourg et au delà vers la frontière. Cet axe sera également une colonne vertébrale pour les liens inter-quartiers transversaux.

En 2004 eu lieu deux concours d'architecture pour le pont du Val d'Arve et pour la tranchée couverte du même nom, remportés tous deux par le même groupement d'architectes et ingénieurs (« groupement Vd'A »).

La présence de la nappe phréatique à faible profondeur sous l'Arve a conduit au projet de franchissement par un pont. Celui-ci est proposé sous la forme d'un pont couvert en verre. Sur la rive droite il pénétrera en tunnel sous la falaise de Champel.

L'association ACTCC (Association contre le tracé Carouge-Champel du CEVA), qui s'est donné pour but la protection et la sauvegarde des bords de l'Arve et du Plateau de Champel, s'oppose au tracé du CEVA.

Cette association de riverains juge la gare de Champel-Hôpital inutile, reproche au CEVA son coût, la desserte de quartiers urbains (Champel, Eaux-Vives et Chêne-Bourg) et de mettre en péril les falaises de Champel.

Lors de la procédure de consultation pour l'obtention du permis de construire du CEVA, l'association a invité ses membres et ses sympathisants à envoyer des oppositions basées sur un même argumentaire. Sur les 1700 oppositions reçues par l'Office fédéral des transports (OFT), 1500 étaient des copies plus ou moins fidèles de cet argumentaire.

Elle a ensuite lancé une initiative qui a abouti le 29 août 2007 avec 16'600 signatures. Cette initiative demande que le raccordement au réseau SNCF de Haute-Savoie évite les zones urbaines actuelles et passe en conséquence par le sud du canton pour rejoindre Archamps ou Saint-Julien-en-Genevois (voir « Barreau Sud »). Ceci réduirait les travaux de construction lourds et réduirait ainsi le coût des travaux.

Cette initiative ne répond pas aux attentes des partenaires français. La communauté de communes du Genevois français (l'Arc du Genevois) rejette l'idée de lancement de toute autre étude de tracé qui va faire perdre du temps et toute possibilité de réaliser le CEVA pour lequel ils ont travaillé. En effet, le financement de la Confédération nécessite un début des travaux en 2008 ,. De plus le coût des travaux liés à ce tracé alternatif seraient beaucoup plus lourds côté français que ce qui est prévu avec le projet initial. Le financement serait extrêmement dur à obtenir au vu des difficultés déjà rencontrées par le CEVA, pourtant soutenu par les autorités françaises (voir Côté français).

Le 13 mars 2008, le Grand Conseil invalide l'initiative anti-CEVA. Les députés ont majoritairement jugés que l'initiative était inexécutable et irrecevable, confirmant un rapport du Conseil d'État de novembre 2007 qui arrivait aux mêmes conclusions. Les opposants feront recours au Tribunal fédéral.

Suite à l'obtention du permis de construire pour le projet CEVA (voir Vers la réalisation complète du CEVA) l'ACTCC, devenue depuis l'Association pour une Meilleure Mobilité Franco-Genevoise, promet entre 700 et 800 recours au Tribunal administratif fédéral soit, comme dans le cas des oppositions, une majorité de recours identiques.

Les études entreprises dès 2003 concernent la gare d'Annemasse et le tronçon jusqu'à la frontière (Foron).

Les chartes d'aménagements tranfrontaliers de 1997 (CRFG ) et de 2003 (autorités politiques) reconnaissent à la gare d'Annemasse un rôle de pôle urbain transfrontalier .

Une procédure de modification du plan d'utilisation du sol est engagé dès septembre 2006. Elle permettra l'avancement de la ZAC Étoile Sud-Ouest, première étape du projet de transformation de la gare en pôle d'échange et d'activité nommé «  l'Étoile Annemasse-Genève » .

En septembre 2005 la Communauté de communes de l'agglomération Annemassienne se prononce en faveur de la solution de raccordement ferroviaire en tranchée couverte dans la continuité des plans côté genevois. Néanmoins, malgré l'approbation le 7 février 2007 par le gouvernement français du versement de 5 millions d'euros supplémentaires, le financement total n'est pas encore assuré (il manque encore 5% du budget).

Une association d'usagers du train, l'AGFUT, a proposé en 2005 la réalisation d'un embranchement au CEVA pour créer une liaison directe de Genève avec la ligne RFF du pied du Salève et en direction de Saint-Gervais et qui évite la gare d'Annemasse. Ceci permettrai d'obtenir un réseau sans rebroussement et sans rupture de charges à Annemasse .

En l'an 2000 germe l'idée de profiter sans attendre des voies existantes jusqu'à La Praille pour les train régionaux en provenance de Nyon. La proximité du parking P+R de l'Étoile, situé au Pont-Rouge, et du tramway a favorisé l'établissement de la halte provisoire, ouverte en 2002 à cet endroit, en attendant la construction de la future station « Lancy - Pont-Rouge ».

En 2005 – 2006 ont eu lieu les travaux d'aménagements à la gare de Cornavin : prolongation de la voie 1 et des quais. L'élargissement de la plateforme ferroviaire a nécessité le ripage de 4,5 mètres de la salle de gymnastique de l'école de Saint-Gervais datant de 1884 et inscrite au patrimoine.

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Gare des Eaux-Vives

La gare des Eaux-Vives est une gare ferroviaire située dans le quartier des Eaux-Vives de Genève (Suisse). Cette gare est la porte d'entrée des trains français TER vers la Haute-Savoie via Annemasse avec des trains directs pour Évian-les-Bains, La Roche-sur-Foron ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet.

En 2009, la ligne est le terminus d'une liaison assurée par la SNCF avec des TER vers Annemasse puis Évian-les-Bains ou Annecy ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet.

La signalisation de la ligne entre les Eaux-Vives et Annemasse est de type française (exploitation par la SNCF), voie unique, cantonnement de type block manuel BM (avec ouverture manuelle du carré de quai par le mécanicien). Elle est alimentée depuis la France en 25 000 V. Quelques travaux sommaires de rénovation d'urgence ont été réalisés en août 2008, la gare devant fermer pendant les travaux de CEVA.

La gare doit être reconstruite dans le cadre du projet CEVA ; elle sera alors une gare de passage sur une future ligne de type RER. Cette liaison devrait être achevée en 2016. Le projet de desserte prévoit la circulation des trains directs entre Coppet (Suisse), Genève-Cornavin, Genève-Eaux-Vives et Annemasse toutes les 15 minutes. Ces trains continueront au delà d'Annemasse vers Annecy (un train direct par heure), vers Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet (un train direct toutes les deux heures) et vers Évian-les-Bains (3 trains directs toutes les deux heures). La structure cadencée du réseau et le fonctionnement des gares d'Annemasse et La Roche sur Foron comme des nœuds de correspondance permettront, au mieux, de doubler ces possibilités de liaisons (cadence à la demi heure vers l'ensemble des destinations). Il est également envisagé par la région Rhône-Alpes la réouverture, après la mise en service de CEVA, de la ligne du Tonkin entre Évian-les-Bains et Saint-Gingolph permettant ainsi la création de trains directs Genève-Cornavin - Genève-Eaux-Vives - Sion via Annemasse, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains et Martigny.

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Annecy

Annecy#Politique et administration

Le palais de l'Isle et le Thiou.

Annecy est une commune française de la région Rhône-Alpes située dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bornes et des Bauges au bord du lac d'Annecy. Préfecture du département de la Haute-Savoie, centre industriel et touristique, elle est le siège d'un évêché. Peuplée intra-muros de 50 800 habitants (2004), et à la tête d’une aire urbaine d'environ 200 000 habitants (2008), Annecy est la 6e ville de la Rhônes Alpes (entre Chambéry et Bourg en Bresse) et la 4e agglomération (entre Saint Étienne et Valence).. Les différents surnoms d'Annecy sont : la Venise des Alpes, le joyau savoyard ou encore la Rome des Alpes.

Annecy devient la résidence habituelle des comtes de Genève au cours du XIIIe siècle au détriment de la ville de Genève à la suite des affrontements avec les évêques de Genève et les comtes de Savoie. Acquise par ceux-ci en 1401, elle perd alors son prestigieux rôle de capitale, mais le retrouve en 1434, lorsque la maison de Savoie crée un apanage qui regroupe les possessions savoyardes dans le Genevois et le Faucigny, puis le Beaufortain. Cet apanage, dit de Genevois-Nemours, durera jusqu'en 1659. De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

Établie sur les rives du Thiou, émissaire du lac d'Annecy, qui, avec le Vassé et un autre canal, parcourent la vieille ville, Annecy est surnommée « la Venise des Alpes », surnom succédant à celui de « Rome des Alpes » en raison de son influence religieuse importante durant les XVIe et XVIIe siècles. En effet, la ville accueille l'évêché de Genève, les chanoines de Saint-Pierre et les clarisses en 1536 lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève. En 1602, François de Sales est nommé évêque de Genève en résidence à Annecy,. Aujourd'hui la ville est devenue une destination touristique très en vue tout en demeurant un centre industriel dynamique avec la présence de grands groupes comme Salomon, Entremont, SNR ou encore Pechiney.

Annecy se situe au bord du lac qui porte son nom, dans le nord des Alpes françaises, entre Chambéry et Genève. L'agglomération est située sur un axe, dit sillon alpin, comprenant quelques unes des plus grandes agglomérations de la région Rhône-Alpes : Valence, Grenoble, Chambéry, Annecy et Genève. Elle se place à la jonction de deux grands ensembles géographiques et géologiques : les préalpes du massif des Bauges au sud et du massif des Bornes à l'est séparés par le lac d'Annecy et les collines et plaines de l'Albanais et du Genevois à l'ouest et au nord. Le site occupé par Annecy est l'extrémité d'une cluse entre le nord de la montagne du Semnoz et l'ouest du mont Veyrier, entre les Bauges et les Bornes, itinéraire d'un ancien cours de l'Isère au Pléistocène. Les massifs calcaires des Bauges et des Bornes situés à l'est et au sud de la ville s'organisent en croupes (Semnoz, etc.), en escarpements (mont Veyrier, Parmelan, Tournette, etc.) et en dents (Dents de Lanfon).

Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait une langue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par le Fier, et la colline de Seynod et de Cran-Gevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne du Semnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée au XIXe siècle. La commune se situe sur l'une des rives du lac d'Annecy. Cette situation lacustre a fortement influencé l'émergence de la ville d'Annecy. Elle lui doit notamment ses nombreux canaux ainsi qu'un port de plaisance situé aux Marquisats et ses trois plages que sont les Marquisats, au sud, l'Impérial au centre-ville, et Albigny sur la commune limitrophe d'Annecy-le-Vieux. Les bateaux de croisière sur le lac partent du canal situé à l'entrée de la rivière du Thiou.

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Semnoz, du mont Veyrier, mais également des Bauges et des Bornes. Cependant, les effets y sont quelque peu atténués en raison de la présence du lac qui tempère localement le bassin annécien, bien que les hivers restent froids en raison de l'altitude de la commune. La station de référence de Météo France, pour la ville d'Annecy, se situe à une altitude de 458 mètres sur la commune de Meythet.

Annecy est un important nœud routier. La ville est desservie par l'autoroute A41 (E712) qui relie Lyon à Genève et au Mont Blanc. Elle permet de relier également Chambéry et Grenoble. La liaison autoroutière directe vers Saint-Julien-en-Genevois, permettant de rejoindre Genève, la Suisse, Bourg-en-Bresse et Paris, est effective depuis le 22 décembre 2008.

La ville est également au centre d'un important nœud routier qui voit se croiser de nombreuses nationales et départementales fréquentées : RN 203, RN 201/RN 1201, RN 508, RN 501, RD 14, RD 129, RD 5, RD 16/RD 916, RD 908 et RD 909.

Un itinéraire de contournement (voie de Poisy, voie de Metz, voie des Aravis) permet d'éviter l'agglomération par le nord et l'ouest en empruntant une voie rapide connectée aux voies transversales et aux deux sorties d'autoroute desservant l'agglomération (Annecy-nord et Annecy-sud). Cette voie rapide bute contre le Semnoz au sud et contre le mont Veyrier à l'est. Un autre itinéraire interne à la ville d'Annecy, appelé rocade, est constitué d'un ensemble de boulevards et d'avenues. Il permet de traverser le centre-ville des bords du lac à l'est (à hauteur du palace Impérial) jusqu'au sud en contournant le centre-ville par le nord. En 2002, un nouveau plan de circulation du centre ville a vu le jour. Un tunnel bi-tube (2 x 2 voies) a été creusé sous le centre commercial Courier. D'une longueur d'environ 600 mètres, il permet de rejoindre l'envers de la gare jusqu'au rond-point Berthollet au nord du centre-ville. Ce projet a rendu piétonne l'avenue de Brogny et a permis la création de voies pour bus en sites propres. Depuis 2007, le centre-ville est entièrement dédié aux sites propres et des parcs relais commencent à voir le jour dans les principaux points de l'agglomération.

La ville d’Annecy, prise en étau entre le lac et la montagne, connaît de graves difficultés de circulation du fait de cette configuration géographique. Les deux points noirs routiers d'Annecy (notamment pendant les périodes estivale et de vacances scolaires) sont la traversée du centre-ville par les bords du lac et la liaison à partir du centre-ville vers la rive sud du lac par les Marquisats. Des projets prévoient l'agrandissement de l'ancien tunnel ferroviaire passant sous le Semnoz entre Vovray (sud d'Annecy) et Sevrier afin d'éviter le passage par la corniche des Marquisats.

Annecy est traversée par une voie ferrée reliant Aix-les-Bains et Annemasse, vers Genève. La gare d'Annecy est un départ de trains grande vitesse qui gagnent les voies à grande vitesse à hauteur de Lyon ou de Mâcon. Deux gares routières, situées à proximité immédiate de la gare ferroviaire, permettent de gagner les communes non desservies par les voies ferrées, les stations de sport d'hiver, l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, ... Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation. Cette liaison a pour dénomination la CEVA qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il constituera la colonne vertébrale des transports publics régionaux en permettant la mise en place d'un réseau RER dans le bassin franco-valdo-genevois avec des lignes desservant Bellegarde-sur-Valserine, Nyon, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, la vallée de l'Arve et Annecy. La société Transferis est chargée de la planification de ce réseau RER. La gare d'Annecy fera l'objet en 2009 d'un profond leefting. L'objectif est de créer un espace multimodal ou se croiseront les bus et les trains.

Annecy dispose d'un aéroport situé sur les communes de Meythet et de Metz-Tessy. L'aéroport d'Annecy - Meythet est officiellement appelé « Aéroport Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc », il est depuis janvier 2007 la propriété du Conseil général. La C2A participe au financement de la structure à hauteur de 120 000 € en 2006. La Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie en a la concession jusqu'en 2013. Des vols réguliers permettent de faire la liaison avec l'aéroport d'Orly de Paris en vols directs.

Le réseau de transport en commun urbain de l'agglomération annécienne est géré par la SIBRA (Société intercommunale des bus de la région annécienne). Il est constitué d'un réseau de dix lignes principales (Autobus urbains), huit lignes d'extension (minibus), dix lignes express (cars interurbains, quatre lignes fonctionnant le dimanche, deux lignes en soirée) et d'une ligne d'été reliant les treize communes de la communauté d'agglomération. La place de la gare est l'important centre de correspondance des différentes lignes du réseau, à partir de ce point l'ensemble des communes de l'agglomération est accessible. On trouve également des liaisons grandes lignes assurées par les bus Crolard, un transporteur routier basé au cœur du bassin annécien. Ce dernier propose plusieurs lignes régulières entre Annecy et ses environs. Ces bus permettent d'accéder aux stations de ski des Aravis, aux rives du lac, à Albertville, à Bellegarde sur Valserine et enfin à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.

Le Fier et son affluent le Thiou ne sont pas navigables. Le lac constitue une voie d'eau en lui-même et est fréquenté par les bateaux de croisière du Lac d'Annecy et les bateaux-navettes. Un service de navettes par bateau relie Annecy à d'autres villes riveraines du lac : Sevrier, Saint-Jorioz, Duingt, Doussard, Talloires, Menthon-Saint-Bernard et Veyrier-du-Lac.

Il y a la possibilité de prendre un bus avec son vélo tout terrain (VTT) jusqu'au sommet du Semnoz, point de départ de sentiers VTT qui permettent de rejoindre la ville. Il est aussi possible de louer des vélos à la gare et près des stationnements des Marquisats lorsque l'on arrive de Sevrier et St-Jorioz. La piste cyclable achevée en 2005 permet de rejoindre Faverges en longeant le lac d'Annecy sur plus de 20 km. Un plan vélo a été mis en place par la C2A.

L'agglomération d'Annecy est divisée en deux couronnes : la petite couronne qui regroupe les communes urbaines limitrophes d'Annecy (Annecy-le-Vieux, Meythet, Cran-Gevrier et Seynod) et la grande couronne qui regroupe des communes plutôt péri-urbaines (Argonay, Pringy, Metz-Tessy, Épagny, Poisy, Chavanod, Montagny-les-Lanches et Quintal). Annecy est composé de neuf quartiers. On trouve en premier lieu le centre-ville où sont établis la mairie, la préfecture, le centre culturel Bonlieu, le centre commercial Courier ainsi que les gares ferroviaires et routières. Il s'étend de la gare à l'ouest jusqu'au palais de justice à l'est. Le second quartier est le quartier Parmelan Albigny à l'est, on peut y découvrir la plage de l'Impérial Palace alors que le reste de cet espace est surtout résidentiel. Le troisième quartier est celui des écoles, quartier résidentiel où une gendarmerie a été implantée. Le quatrième quartier est le quartier Novel Teppes à l'extrême nord, il comprend une ZUP bâtie au début des années 1970 et de nombreux complexes sportifs. Le cinquième quartier (quartier des Fins) est celui du parc des sports, il est constitué d'une zone résidentielle, de stades sportifs et surtout du hall des expositions d'Annecy.

Le sixième quartier est dénommé les Romains, c'est un quartier principalement résidentiel qui se démarque des autres grâce à sa Place des Romains, la plus grande place de la ville. Situé entre la gare et Cran-Gevrier, le septième quartier, la Mandallaz, est essentiellement résidentiel. Puis on découvre comme autre quartier, la vieille ville, une zone très touristique de la commune qui se présente sous les traits de petites rues piétonnes avec des canaux. On peut y apercevoir les vieilles prisons et le château d'Annecy. Enfin le neuvième et dernier groupe de quartiers sont les quartiers des Balmettes, Prairie et Vovray. Les Balmettes et Prairie sont surtout résidentielles ; au-delà on trouve la zone industrielle de Vovray qui s'étend jusqu'à Seynod. Une grande partie du centre-ville et de la vieille ville est constituée de voies piétonnes. Les plus grandes et les plus fréquentées sont la rue Sainte-Claire, la rue Carnot et la rue Royale. Une autre rue piétonne, la rue Louis-Armand, se situe dans le nord de la commune, dans le quartier de Novel. Grâce à ses canaux qui parcourent en tous sens la vieille ville, Annecy a pour surnom flatteur « la Venise des Alpes ».

Historiquement, la ville est née une première fois sur la colline d'Annecy-le-Vieux (villa Aniciaca) au VIIIe siècle, puis une seconde fois au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz (Annecy-le-Neuf) au XIe siècle et s'est ensuite développée le long des émissaires naturels et canalisés du lac : le Thiou, le principal, et aussi le Vassé. Rempart naturel, moyen de transport, ressource alimentaire et force de travail grâce aux "artifices" hydrauliques (meules, battoirs, tours, martinets, pilons, soufflets, scies...), le lac et les cours d'eau ont imposé une forme d'urbanisme qui fera la réputation de la ville. La vieille ville, qui s'étend au pied du château et de part et d'autre du Thiou, est parcourue par des artères moyenâgeuses (appelées autrefois charrières ou ruales), souvent bordées par des arcades, dont la disposition est d'une grande simplicité : deux axes est-ouest parallèles au Thiou et un axe nord-sud perpendiculaire. La première voie, la plus importante (appelée anciennement magna carreria ou "grande charrière"), relie la porte Perrière à la porte du Sépulcre en longeant le rocher. La deuxième voie, parallèle, sur la rive droite du Thiou, était dénommée charrière de la Halle (rue Grenette), prolongée par la ruale du Four (rue J.-J. Rousseau). La troisième voie, perpendiculaire, part du pont de l'Isle et, par les charrières Filaterie et Notre-Dame, rejoint les anciennes portes de Bœuf (porta nova de Boutz ou Bouz, désignant l'ancien vicus gallo-romain de Boutae et non un "boeuf") au nord et du Pâquier (porta pascuorum ou des pâturages) à l'est, respectivement, par les charrières du même nom. Le quadrillage interne se trouve complété par des quais, des places, des rues transversales et de nombreux passages couverts semblables aux traboules lyonnaises, qui étaient à l'origine des accès intérieurs aux hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces passages sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certains donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces. Si une grande partie des canaux est aujourd'hui recouverte, demeurent à ciel ouvert : le Thiou, le Vassé jusqu'au pont Albert-Lebrun, puis de la rue Vaugelas (passage Gruffaz) jusqu'au canal Notre-Dame et celui-ci du Thiou au Thiou en surgissant derrière l'église Saint-Maurice (anciennement Saint-Dominique, d'où le nom du canal à cet endroit) et de nouveau près de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse... La circulation automobile a entraîné la création de nombreux grands axes. Désormais la ville offre deux visages : d'une part, une ville ancienne disposée sur les rives du Thiou ; d'autre part, une ville moderne avec ses grandes avenues et ses boulevards communs à toutes les grandes agglomérations.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Annecy s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville d'Annecy en tant que telle, mais du bassin annécien englobant, sur le plan urbain, la totalité des communes qui lui sont limitrophes. La morphologie urbaine de ce bassin de vie s'étend sans cesse un peu plus ; afin de concilier le développement économique et urbain qui l'accompagne, l'ensemble des conseils municipaux du bassin d'Annecy ainsi que les syndicats intercommunaux tels que la Communauté de communes du Pays de Cruseilles, la Communauté de l'agglomération d'Annecy et le Syndicat mixte du lac d'Annecy, ont pour mission de suivre le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du bassin annécien.

En 1999, on dénombre un total, pour Annecy, de 27 970 logements dont la répartition est la suivante. Il y a 24 481 résidences principales soit 87,5 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 1 158 soit un pourcentage de 4,1 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 422 soit 1,5 %, le nombre de logements vacants s'élève à 1 909 soit 6,8 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 1 221 logements individuels soit 4,4 % et 26 749 logements dans un immeuble collectif soit 95,6 %.

Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 87,5 % de l'ensemble des logements annéciens, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 24 481 résidences, 4 286 datent d'avant 1949 soit une part de 17,5 % ; 13 951 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 57,0 % ; 3 292 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 13,4 % et 2 952 datent de 1990 à nos jours soit 12,1 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 3 122 en ont une soit 12,8 %, 5 348 en comptent deux soit 21,8 %, 7 503 en possèdent trois soit 30,6 % et 8 508 en possèdent quatre et plus soit une part de 34,8 %. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, 134 résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 0,5 %, 23 670 ont un chauffage central soit près de 96,7 % des résidences, alors que 811 n'en ont pas soit 3,3 %, 10 839 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 44,3 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 1 554 disposent de deux salles d'eau soit 6,3 % du total des résidences principales.

À Annecy, le prix moyen des logements, pour l'année 2007, est d'environ 3 300 euros/m² dans l'ancien et de 5 327 euros dans le neuf. Les prix de l'immobilier ont augmenté de presque 75 % à partir de l'année 2001. La proximité de la Suisse a tendance à faire augmenter le prix d'achat qui, par suite, dépasse la moyenne nationale. À titre d'exemple on peut citer les nouvelles résidences qui bordent l'avenue d'Albigny, elles affichent des prix record avoisinant parfois les 9 000 euros au mètre carré. De nombreux organismes d'attribution de logements sociaux sont présents sur la commune. On y trouve des entreprises sociales pour l'habitat telles que la S.A. d'HLM Le Mont-Blanc ou encore l'Halpades. Il y a également un office public de l'habitat (OPH) dont la dénomination est l'Office public d'aménagement et de construction de la Haute-Savoie (OPAC).

L'étude d'un projet de Palais des congrès a été lancée en 2006, elle prévoit une implantation sur l'ancienne propriété Balleydier, avenue de Trésum, qui serait complémentaire au complexe de l'Impérial Palace.

Les Romains s’installent à partir de 50 av. J.-C. dans la plaine des Fins (plane, saine, à l'écart des marécages et des crues du lac, au sol facile à travailler, permettant de creuser facilement des puits...) sur l'emplacement d'un village allobroge et y fondent le vicus de Boutae (mention Ad Bautas dans l'Itinéraire d'Antonin, corrigée en Boutae sur une inscription lapidaire). Boutae, la « cité des bœufs » ? En fait, ce sont des antiquaires de la Renaissance qui ont tiré l'étymologie fantaisiste de « cité des bœufs » (civitas bovis). En effet, ne serait-il pas plus raisonnable et vraisemblable de voir dans le nom du vicus gallo-romain de Boutae, découvert dans une inscription à Meythet (C.I.L., XII, no 2532), celui d'un nom d'homme celtique, Boutus, bien connu dans l'épigraphie latine ?

Le nom d'Annecy, au contraire, viendrait de celui d'une importante villa romaine, située sur le coteau d'Annecy-le-Vieux et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus qui a pu s'appeler Aniciacus du gentilice d'un propriétaire de la famille des Anicii, célèbre dans l'histoire du Bas-Empire. En tout cas, au VIIIe siècle après J.-C., un grand domaine sur la colline d'Annecy-le-Vieux (devenu un fiscus royal au siècle suivant) était connu sous le nom d'Anicius, ou Aniciacus, ou encore villa Aniciaca.

Le site actuel d'Annecy correspond à la localité fortifiée d'Annecy-le-Neuf qui est apparue à la fin du XIe siècle (première église Saint-Maurice d'Annecy-le-Neuf) au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz et qui a pris le pas sur Annecy-le-Vieux.

Annecy possède une longue histoire depuis son origine comme bourgade gallo-romaine (essor du vicus de Boutae au Ier siècle) dans la plaine des Fins, suivie par son implantation sur la colline d'Annecy-le-Vieux au VIIIe siècle, puis au pied du Semnoz au XIe siècle (Annecy-le-Neuf). Son rôle dans la Réforme catholique, dite Contre-Réforme, aux XVIe et XVIIe siècles fait d'elle la « Rome des Alpes ». Résidence des comtes de Genève au XIIe siècle ; capitale du comté de Genevois, puis de l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort, ensuite de Genevois-Nemours dans les Etats de Savoie ; capitale de la province de Genevois, puis siège de l'une des deux intendances de Savoie dans les États sardes, la ville devient brièvement française de 1792 à 1815 à la suite d'une invasion militaire, puis définitivement le 24 mars 1860, date de l'annexion de la Savoie à la France. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Annecy.

Les armes de Annecy se blasonnent ainsi : De gueules à un omble d'argent posée en bande.

On sait très peu de chose sur ce blason. Annecy a pris l'omble pour emblème à la fin du XVe siècle. Il symbolise l'activité de pêche relative à la présence du lac au bord duquel se situe la ville.

La rive nord du lac d'Annecy est occupée au moins dès 3100 av. J.-C. Les tribus gauloises des Allobroges atteignent très tôt les Préalpes de Savoie et les rives des grands lacs, certainement dès le début du IVe siècle av. J.-C.. En 121 av. J.-C., les Allobroges sont vaincus par le consul Quintus Fabius Maximus « allobrogique ». Puis, malgré une forte résistance et des rébellions contre les lourds impôts romains, les Allobroges sont définitivement battus par les légions romaines en 62 av. J.-C., ce qui ouvre leurs terres à la colonisation. Après leur victoire, les Romains s’installent, à partir de -50, dans la plaine des Fins au nord du lac d’Annecy et fondent le vicus de Boutae sur l'emplacement d'un village gaulois qui succède, au Ier siècle av. J.-C., à un oppidum juché sur le roc du Semnoz. Entre le deuxième et le cinquième siècle, l'agglomération de Boutae regroupe plus de 2 000 habitants sur vingt-cinq hectares. Le vicus, centre artisanal et commercial très actif, dispose entre autres d'un grand et d'un petit forum, d'une basilique (édifice civil), de temples, de thermes, d'un théâtre et de divers entrepôts de marchandises, mais pas d'un aqueduc, car les puits sont nombreux. L'économie de subsistance des Gaulois est convertie par les Romains en économie de marché. La cité occupe une position stratégique au carrefour de trois voies romaines : au nord, la voie menant à Genua (Genève) ; au sud, la voie menant à Casuaria (Faverges) ; au sud-ouest, la voie menant à Aquae (Aix-les-Bains). Boutae se trouve aussi sur la voie impériale menant au col du Petit Saint-Bernard qui relie la Gaule et l'Italie, voie attestée par l'Itinéraire d'Antonin, et également non loin de l'axe stratégique permettant de relier Genève à Lyon et à Vienne. À la chute de l'Empire romain, les grandes invasions engendrent une telle insécurité que la ville dépérit complètement.

Avec l'affaiblissement de l'Empire romain, de nombreux peuples barbares déferlent sur la Gaule. En 259, le vicus subit une importante attaque, est rasé et sa population massacrée. Les survivants se réfugient dans les grottes du mont Veyrier. Reconstruit, Boutae connaît un nouvel essor au siècle suivant, mais, lors des grandes invasions du début du Ve siècle, le vicus est définitivement détruit. Les Burgondes occupent la région qui est annexée par les Francs au VIe siècle. L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa « Anniciaca » (colline d'Annecy-le-Vieux) au VIIIe siècle, qui devient un domaine royal au siècle suivant.

Il faut attendre le XIe siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier (de Genève). Elle a alors l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du XIIe siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins, puis le château qu'ils agrandissent au XIIIe siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le XIVe siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant le centre d'un pèlerinage très populaire, confère à Annecy un immense prestige.

Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage.

À la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 1514. En 1514, Charles III de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre (puis, deux) syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville.

À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, une série de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse…

À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche, puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des moeurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes ».

Dès 1606, vingt-huit ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président Antoine Favre (du Sénat de Savoie) créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (« fleurs et montagnes »). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint-Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte treize maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts Ces ordres religieux, qui ont la charge de l'éducation et des hôpitaux pour les malades et les pauvres, font travailler les artisans et les commerçants locaux.

Les idées germes de la Révolution sont connues et répandues parmi les bourgeois d'Annecy grâce aux nombreux Savoyards qui vivent à Paris, sans oublier l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens. Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que de nombreux fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des Etats de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district. Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des religieux (90% des prêtres sont réfractaires), la politique anti-religieuse des représentants de la Révolution (expropriation et obligation du serment à l'Église constitutionnelle), la répression du représentant en mission Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix...) finissent par exaspérer la population et la poussent à se révolter (près d'Annecy, émeutes de Faverges, de Thorens, révolte de Thônes : 86 morts...). En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés (70 sont déportés en Guyane). En revanche, durant cette période, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi de nombreuses fabriques s'installent au bord du Thiou (notamment à Cran) pour profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel des Annéciens. En effet, dès la fin du XVe siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville (qui avait déjà près de deux mille habitants) avait affirmé son importance administrative, commerciale et artisanale (surtout dans le textile et la métallurgie grâce aux "artifices" hydrauliques sur le Thiou). À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy. En 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers...

En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre : Annecy et non plus Genève-Annecy. En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie. En 1860, juste avant l'annexion de la Savoie à la France, la ville compte environ dix mille habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme (assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac : création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du champ de Mars...), par une modernisation certaine (eau potable, éclairage au gaz...) et par un important essor économique (en 1850, institution de la Banque de Savoie ; en 1858, la manufacture de coton emploie deux mille personnes...) : Annecy devient un des plus grands centres manufacturiers du royaume...

En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet, entre autres, au tourisme de se développer et de prendre un nouvel essor. Un syndicat d'initiative est créé en 1895 afin d'organiser de nombreux événements. Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (les quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray...). Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier, Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906. L'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente on peut citer les noms de Crolard, Dunant, Aussedat, Léon Laydernier et Barut. En 1917, à cause de la guerre, une usine de roulements à billes est établie à Annecy.

Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de venir découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy, bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, est le siège d'une centaine de la Milice française et de nombreuses prisons, mais aussi un centre actif de la Résistance (voir le Maquis des Glières) qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal. En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le T.G.V. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation. De nombreuses religieuses et religieux salésiens étaient présents.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain fort rapide d'Annecy. Aujourd'hui, Annecy, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 h abitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les treize autres communes de son agglomération.

L'agglomération d'Annecy s'est organisée en une communauté d'agglomération qui regroupe treize communes que sont Annecy, Annecy-le-Vieux, Argonay, Chavanod, Cran-Gevrier, Épagny, Metz-Tessy, Meythet, Montagny-les-Lanches, Poisy, Pringy, Quintal et Seynod (voir l'article communauté de l'agglomération d'Annecy). Annecy compte 31 bureaux de vote répartis sur trois cantons en huit centres de vote. La ville est chef-lieu de trois cantons. Le premier canton est le canton d'Annecy-Centre. Il est formé du centre d'Annecy. Il compte 15 344 habitants. Le second est le canton d'Annecy-Nord-Est qui est formé du nord-est d'Annecy. Il compte environ une population de 19 540 habitants. Le dernier canton est le canton d'Annecy-Nord-Ouest. Il est formé du nord-ouest d'Annecy et des communes de La Balme-de-Sillingy, Choisy, Épagny, Lovagny, Mésigny, Metz-Tessy, Meythet, Nonglard, Poisy, Sallenôves et Sillingy. Il compte, en tout et pour tout, environ 44 164 habitants.

Annecy a pour vocation de maintenir sa population intra-muros supérieure à 50 000 habitants et de développer son agglomération pour tenter d'atteindre une aire urbaine à plus de 200 000 habitants. Les lignes directrices de ce développement repris dans son PDU sont les suivantes. Le Plan de développement urbain d'Annecy affiche une affirmation de la ville comme chef-lieu du département et ville centre de l'agglomération. Il conforte Annecy comme commune incontournable dans l'économie et la croissance de la région Rhône-Alpes. Il envisage de soutenir la démographie et prévoit des aménagements d'espaces nouveaux tout en préservant le cadre de vie d'une manière générale. Il désire procurer plus d'équipements à la ville et doter la ville d'Annecy d'une véritable politique en matière de déplacements en favorisant les transports en commun, en améliorant les voies de communications.

Politiquement, Annecy est une ville du Centre droit, les électeurs ayant majoritairement voté centriste pour les élections municipales depuis 1954. L'ancien député-maire de la ville, Charles Bosson, fut notamment membre du Centre des démocrates sociaux. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succédé qui tous se réclament d'une sensibilité proche du centre. Bernard Bosson, qui fut maire d'Annecy de 1983 à 2007, a été successivement élu sous les étiquettes du CDS puis de l'Union pour la démocratie française mieux connu sous le sigle d'UDF. Le maire actuel Jean-Luc Rigaut a lui aussi été membre du parti politique de centre droit, l'UDF, qui lors de sa dissolution intégra alors le Nouveau Centre plutôt que le Modem.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Annéciens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 60,33 % de Oui contre 39,67 % de Non avec un taux d’abstention de 34,03 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation.

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34,62 % soit 9 049 voix, suivi de François Bayrou avec 24,73 % soit 6 464 voix, suivi de Ségolène Royal avec 22,69 % soit 5 930 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 1 954 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 56,57 % soit 14 231 voix pour Nicolas Sarkozy contre 43,43 % soit 10 924 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 524 inscrits sur les listes électorales annéciennes, 80,79 % soit 26 276 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 19,21 % soit 6 248 voix, 4,27 % soit 1 121 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,73 % soit 25 155 voix se sont exprimées.

Le conseil municipal annécien est composé d'un maire et de 45 conseillers municipaux. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre 13 maires-adjoints et 3 conseillers délégués. Il y a un seul groupe majoritaire contre quatre groupes minoritaires qui constituent l'opposition.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier et unique tour, fut faible avec seulement 53,24 % de votants. Sur les 33 055 inscrits sur listes électorales, 17 597 Annéciens ont voté et 17 148 électeurs se sont exprimés. Le centriste du Nouveau Centre Jean-Luc Rigaut, tête de la liste Plus fort Annecy, a été élu avec une majorité absolue de 52,44 % soit 8 993 voix. Il fut suivi par la liste UMP de Pierre Hérisson, tête de la liste En avant Annecy, qui a recueilli 17,69 % des suffrages soit 3 034 voix. La liste d'union de la gauche Horizon solidaire, avec à sa tête Robert Saint-Romain, se place troisième en ayant récolté 15,90 % des suffrages soit 2 727 voix. La liste d'extrême gauche Annecy résolument à gauche, avec à sa tête Philippe Métral-Boffod, se place quatrième en ayant récolté 6,8 % des suffrages soit 1 043 voix. Et enfin en cinquième position, Pierre Poles, tête de la liste du Modem Annecy démocrate, obtint 5,66 % soit 970 voix.

Annecy compte de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. La ville est administrativement la préfecture de la Haute-Savoie. Elle possède un palais de justice disposant d'un tribunal de grande instance), d'un tribunal d'instance, d'un (tribunal de commerce), d'un conseil de prud'hommes. On y trouve aussi un ordre des avocats au barreau d’Annecy. En tant que chef-lieu départemental, la commune abrite la chambre des huissiers de Haute-Savoie, la chambre des notaires de Haute-Savoie, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Haute-Savoie ainsi que la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie. La ville dispose d'un commissariat de police, d'une maison d'arrêt et d'un peloton de gendarmerie de haute montagne. On se doit également de signaler la présence d'administrations telles que la conservation des hypothèques et le centre des impôts.

La politique environnementale de la ville prend corps, pour l'essentiel, au sein d'un plan, appelé Agenda 21. Le plan, adopté en mars 2007, est applicable pour une période de sept ans. Il comporte, à lui seul, vingt et une actions et soixante quatorze engagements afin que la ville puisse intégrer au mieux les préoccupations environnementales, sociales et économiques dans toutes ses actions. De nombreux acteurs sociaux tels que les habitants, les associations et les entreprises, sont invités à accompagner et à veiller à sa mise en application. Une multitude de thèmes sont abordés dans ce programme. Il est, entre autres chose, orienté vers la co-responsabilité politique mais aussi vers l'économie durable, la solidarité, la préservation des ressources naturelles, l'écocitoyenneté et la préservation du cadre de vie. Suite à la mise en place de l'agenda 21, la ville d'Annecy s'est lancée dans de nombreuses dispositions en faveur de l'environnement. Les plus concrètes sont notamment la gestion raisonnée durable, la meilleure gestion de l'eau, la diminution des produits phytosanitaires et la valorisation des déchets verts.

Annecy a effectué la thermographie de son territoire au moyen d'une prise de vue depuis le ciel à l'aide d'un avion équipé de caméras thermiques. L'objet de cette photographie permettra d'observer une meilleure visualisation des déperditions de chaleur caractéristiques. La thermographie permettra d'établir un premier bilan qui apportera à la commune un outil de sensibilisation de la population locale en vue de diminuer la consommation énergétique et de promouvoir une meilleure isolation des habitations.

La ville d'Annecy est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

Annecy est la sixième ville de la région Rhône-Alpes, la situant ainsi entre les communes de Chambéry et de Bourg-en-Bresse. Elle représente la quatrième agglomération ce qui la place entre la ville de Saint-Étienne et celle de Valence. Au dernier recensement démographique, la population d'Annecy compte environ 51 000 habitants. Quant à la population de l'agglomération annécienne, elle s'élève à 136 815 habitants alors que la population du bassin annécien est voisine de 186 000 habitants.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville d'Annecy classée par date de recensement de 1793 à 1999.

Voici ci-dessous, une courbe démographique du XXe siècle sur la ville d'Annecy classé par date de recensement.

Le nombre total de ménages annéciens est de 24 481. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

En 1990, par sa population, la ville se trouvait au 98e rang national puis en 1999 celle-ci est passée au 101e rang national. Sa croissance est en constante augmentation et devrait encore s'accélérer dans les années à venir en raison de l'augmentation du taux de natalité et de la diminution du taux de mortalité constatées durant ces dernières années notamment grâce aux progrès médicaux et à l'amélioration du niveau de vie. Son solde migratoire pour la période 1990-1999 fut négatif puisqu'il a été évalué à moins 1 275 habitants plaçant Annecy au 8 252e rang national. Le solde naturel pour cette même période fut positif de plus de 1 979 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,1 %. Le tourisme estival représente chaque année environ un apport de plus de 46 000 vacanciers.

Annecy relève de l'académie de Grenoble. Ses écoles sont gérées par la Direction de la vie scolaire qui est un des services de la commune en faveur des jeunes annéciens. Cette Direction s'occupe du fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires ; de l'organisation des activités périscolaires en relation avec les associations de quartiers, et de la restauration scolaire. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

CFA Coiffure au lycée Gabriel-Fauré.

Annecy est une petite ville universitaire grâce à sa proximité avec la commune d'Annecy-le-Vieux qui abrite le campus technologique et commercial de l'Université de Savoie. Le campus est constitué de nombreuses écoles. On y trouve l'Institut universitaire technologique (IUT) d'Annecy-le-Vieux avec ses huit départements et ses treize licences professionnelles. On y dénombre environ 1 800 étudiants chaque année. Autre établissement présent sur le campus, l'École supérieure d'ingénieurs d'Annecy (ESIA), devenue depuis Polytech Savoie et qui est membre du réseau polytechnique. Elle totalise à elle seule environ 400 étudiants. Il faut citer aussi l'Institut des techniques d'ingénieurs d'industrie d'Annecy-le-Vieux (ITII 2 Savoies) qui propose des formations d'ingénieurs par alternance, l'Institut de management de l'université de Savoie (IMUS) qui regroupe quatre anciens IUP et qui propose des formations allant de l'après-bac au doctorat qui compte environ 1 200 étudiants. Il est possible de suivre des formations dans le laboratoire SYMME (SYstèmes et Matériaux pour la MEcatronique) ainsi qu'au sein du LAPP (Laboratoire d’Annecy-Le-Vieux de Physique des Particules) et du laboratoire du CNRS/IN2P3. De nombreuses autres formations, dans divers domaines, sont dispensées dans le bassin annécien, comme l'École nationale des beaux-arts d'Annecy, l'antenne annécienne de l'école des métiers de l'image des Gobelins et enfin l'IPAC, institut d'études supérieures dont les disciplines enseignées sont principalement le business, l'environnement, la santé, les affaires sociales et le tourisme. Ainsi, Annecy, et plus généralement le bassin annécien, accueille environ 11 000 étudiants sur l'ensemble de l'agglomération dont 4 500 étudiants sur son campus universitaire.

Depuis 1982, le Centre de Pratique musicale d'Annecy donne des concerts au musée-château d'Annecy. Pour les amateurs de musique classique, on peut également voir et écouter l'Orchestre des pays de Savoie qui est dirigé par Graziella Contratto.

En avril 2008, le Nouveau centre Hospitalier de la Région Annecienne (NHRA) ouvre ses portes. Il est implanté sur la commune de Metz-Tessy située au nord d'Annecy. Cet établissement de santé s'étendra sur 54 199 m². Il aura une capacité de 652 lits. Son coût est estimé à plus de 227 millions d'euros. Il a pour but de doter le bassin annécien d'un équipement de haut niveau en matière de santé. En effet, par rapport à l'actuel Centre Hospitalier de la Région Annécienne (CHRA) connu sous le nom de Centre Hospitalier d'Annecy, le NHRA aura deux points forts reconnus en Rhône-Alpes. La première spécialisation sera la cardiologie avec un centre de cardiologie interventionelle et un service d'angioplastie coronaire. En ce qui concerne la seconde spécialité attribuée à cette nouvelle structure, la gestion des grossesses à risques et la création d'un service de néonatalogie, il s'agira du pôle mère-enfant qui sera par la suite voué à se développer encore davantage dans ce même domaine. Le NHRA sera lui aussi doté d'un service de réanimation néo-natale.

En marge du Nouveau centre Hospitalier de la Région Annécienne, il existe de nombreux établissements de santé présents dans le bassin annécien. On peut citer, l'hôpital de la région annécienne qui gère un personnel de 2 100 personnes dont 1 700 sur Annecy uniquement et 400 sur Seynod, la ville voisine. Il dispose d'un budget de plus de 100 millions d'euros et il totalise environ 300 000 journées d'hospitalisation par année. Le Centre hospitalier d'Annecy regroupe de nombreuses spécialités médico-chirurgicales réparties en différentes unités d'hospitalisation. Sont pratiquées notamment les spécialités de chirurgie viscérale, chirurgie orthopédique, chirurgie vasculaire et ORL, ainsi que différentes spécialités médicales : la traumatologie et la médecine d'urgence, la gastro-entérologie, la cardiologie, la pneumologie, l'infectiologie et la médecine tropicale, la néphrologie, l'ophtalmologie, la stomatologie et la gérontologie. L'hôpital est équipé d'un plateau technique regroupant le service d'accueil des urgences, le bloc opératoire, une unité de réanimation, le service de radiologie, les consultations externes, ainsi qu'un service d'hémodialyse. Dans le bassin annécien, la Clinique générale d'Annecy pratique entre autres la médecine nucléaire, la radiothérapie et la chimiothérapie ainsi que des épreuves diagnostic telles que des doppler ou l'ostéodensitométrie. Les autres cliniques sont la Clinique d'Argonay et la Clinique du Lac. La ville d'Annecy dispose d'un centre de transfusion sanguine géré par l'Établissement français du sang. La commune dispose de trois cabinets de radiologie qui sont le Scanner du Mont-Blanc ainsi que les deux cabinets de radiologie d'Annecy présents successivement rue Vaugelas et au chemin de la Tour la Reine.

Sur le lac d'Annecy, le ski nautique, le parapente et le wake board sont les sports les plus répandus, cependant d'autres loisirs comme la plongée sous marine, les croisières sur le lac ou encore la visite des monuments de la ville sont possibles. Tous les ans, durant la période estivale, est organisée la traversée du lac d'Annecy à la nage. Tous les vendredis soir à partir de 20h, au départ de la place de la Mairie, une randonnée en roller est organisée par l'association Roll'n'cy. L'aéroport d'Annecy permet à la ville de disposer d'un aéro-club. Les amateurs d'aviation peuvent ainsi y passer leurs licences. On peut également citer Sports de Glace Annecy qui est un club de hockey sur glace français évoluant au deuxième niveau national (D1) pour la saison 2006-2007. L'équipe porte le nom des « Chevaliers du Lac ».

De grands événements sportifs ont lieu à Annecy et sont parfois organisés par celle-ci. La commune a organisé la huitième édition des Championnats du monde junior d'athlétisme en 1998. Après avoir été l'hôte du prologue du critérium cycliste du Dauphiné Libéré en 2006, la ville a annoncé son intention d'être candidate à l'accueil d'une étape du Tour de France cycliste en 2009. Un prologue autour du lac d'Annecy pourrait alors être envisagé. Elle a également accueilli l'arrivée de la dernière étape de l'édition 2007 du Critérium du Dauphiné Libéré. Annecy a dernièrement tenté, sans succès, d'être candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2014. Cependant la commune, par le biais de l'association Olympliquons-nous, continue de croire en ses chances et prépare les jeux de 2018. Par ailleurs, tous les ans, le championnat de France de skate passe par le bowl d'Annecy. La 23e coupe d'Europe des nations d'athlétisme s'est déroulée les 22 et 23 juin 2002 à Annecy. Il existe actuellement un projet d'organisation d'une étape de coupe du monde de biathlon. Il est mené conjointement par Annecy et Le Grand-Bornand.

Annecy possède différents complexes sportifs et culturels de grande valeur, elle dispose notamment d'un stade d'une capacité d'environ 15;000 places qui a vu l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme en 1998. D'autres structures importantes de la ville sont situées à proximité du stade, la salle omnisport Chatenoud et le complexe Jean-Régis. Ce dernier, situé au nord de la commune, regroupe une patinoire d'une capacité avoisinant les 2 500 places assises et une piscine couverte.

La ville possède également un second stade, le stade du Coteau situé dans le quartier des écoles, où le FC Annecy évoluait lorsqu'il fut champion de France amateur en 1960. Parmi les autres aménagements importants, la piscine des Marquisats est située au bord du lac d'Annecy. Elle comprend une piscine olympique, deux piscines de vingt-cinq mètres et une pataugeoire permettant l'initiation à la natation pour les plus petits.

De nombreux sportifs de haut niveau sont nés à Annecy, parmi eux on peut citer l'alpiniste Louis Lachenal (vainqueur de l'Annapurna en 1950), la cycliste Jeannie Longo (Médaille d'or de cyclisme sur route en 1996), le fondeur Vincent Vittoz (champion du monde de poursuite en 2005), Ève Pouteil-Noble (1re française médaillée aux Championnats du Monde d’escrime au sabre féminin) et la patineuse Vanessa Gusmeroli.

Le 18 Mars 2009, Annecy est désigné par le CNOSF ville française candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz ... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. Sur cette même chaîne, il existe une émission d'une durée de six minutes intitulée Annecy TV Mag : Le magazine de la ville d'Annecy. Ce programme présenté par Stéphanie Reges permet de suivre l'actualité locale du bassin annécien. De plus, dans l'édition locale et régionale de France 3, la vie de la commune fait régulièrement l'objet d'attention. La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, le Courrier savoyard… Sous l'impulsion de l'association Annecy Wireless, créée en 2003, la création d’un réseau métropolitain libre d’accès à tous sur la région annécienne a été mis en place. Ce réseau permet de se connecter à Internet de façon permanente ou ponctuelle depuis un point d’accès situé en ville au moyen de Bornes Wi-Fi.

En 2006 et 2007, Annecy sert de décor premier à de nombreux épisodes de la série télévisée Déjà vu produite par la société grenobloise « Project images films ». Cette série est diffusée sur France 2 dans le cadre de l'émission KD2A. Les 25 et 26 janvier 2007, furent organisées les 11e Journées d'études François-de-Sales où 150 professionnels des médias chrétiens ont réfléchi quant à leur place au sein des médias actuels et sur leurs missions. Parmi ces 150 congressistes, on retrouvait des journalistes, des promoteurs et observateurs des médias, des éditeurs, des responsables marketing et enfin des publicitaires.

De nombreuses personnalités influentes ont fréquenté Annecy telles que Françoise-Louise de Warens. De 1401 à 1860, la ville fait partie des États de Savoie, propriété de la Maison de Savoie; ainsi tous les membres de cette famille sont régulièrement présents dans la cité, dont Amédée VIII de Savoie... On peut notamment citer Napoléon III lors de son passage, suite à l'Annexion de la Savoie, en 1860.

De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) sont présentes sur le territoire de la commune, ce qui lui permet de disposer d'un potentiel de sous-traitance conséquent. La ville en tant que chef-lieu de la Haute-Savoie abrite une multitude d'organismes économiques et financiers. Elle est le siège de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie et de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie qui gère l'aéroport d'Annecy-Meythet. On peut citer l'Agence économique départementale et un Tribunal de commerce. L'économie locale bénéficie également du tourisme grâce au lac et à ses monuments historiques.

Le revenu moyen par ménage annécien est de 16 621 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 525 Annéciens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Annecy est de 5 060 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables annéciens de l'ISF est estimé à environ 1 454 682€/an. Le taux de fiscalité directe locale de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 15,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 16,75 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 19,55 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,83 %, au niveau départemental à 7,08 % et au niveau régional à 2,43 %.

Environ 52 % de la population des ménages, de 14 ans ou plus, a un emploi. En 2005, on dénombre 24 481 ménages à Annecy. La part des ménages dont la personne de référence est active est de 61 % alors qu'en 1999 elle était de 60 %. La commune d'Annecy comptait environ 72 283 emplois totaux (salarié + non salarié) en 1999, dont 64 428 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +0,83 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au 31 décembre 2006 était de 4 331 et le taux de chômage de 6,4 %. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est proche de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 48,2 % d'actifs contre 20,7 % de retraités dont le nombre est supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21 % de jeunes scolarisés et 10,1 % de personnes sans activité.

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence nationale pour l'emploi y est présente ainsi qu'une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi. Cette dernière comprend six chargés de Mission Emploi sur l'ensemble de l'agglomération annécienne et elle travaille en lien avec le CIO de l'Éducation Nationale et la MIFE à la chambre des métiers.

Le nombre total d'entreprises et d'établissements au 1er janvier 2006 était de 4 198 et 569 entreprises ont été créées en 2004. L'agglomération se situe ainsi au 53e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d'établissements. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 2 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de quatre-vingt-trois, les industries des biens de consommation représentent 2,5 % avec cent cinq établissements, les industries automobiles comptent une entreprise, les industries des biens d'équipement une part de 1,1 % avec quarante-sept entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte vingt-cinq entreprises soit 0,6 %, l'énergie s'élève à 0,5 % avec ses dix-neuf entreprises, la construction avec ses deux cent trente-quatre entreprises représente 5,6 %, le commerce représente pas moins de 26,4 % du nombre total d'entreprises avec mille cent neuf établissements, le transport comprend quatre-vingt-dix établissements soit 2,1 %. Les activités immobilières totalisent cent quatre-vingt-dix-sept entreprises soit 4,7 %, les services aux entreprises représentent 18,2 % avec sept cent soixante-deux établissements, les services aux particuliers comprennent sept cent quarante-neuf entreprises soit 17,8 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre sept cent soixante-dix-sept entreprises soit 18,5 % du nombre d'établissements total.

Les sept principales entreprises présentes sur la commune d'Annecy sont le groupe Entremont avec un chiffre d'affaires annuel de 823 millions d'euros, SNR Roulements avec un chiffre d'affaires de 417 millions d'euros, Salomon avec un chiffre d'affaires de 391 millions d'euros et Union Pump Pompes Guinard (Groupe Textron) avec 31 millions d'euros de chiffre d'affaires. On trouve ensuite l'entreprise Graphocolor avec un chiffre d'affaires de 24 millions d'euros suivi de CGL Thermoformage (Groupe PSB) avec un chiffre d'affaires total de 23 millions d'euros et enfin la Clinique du Lac avec 13 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Le bassin annécien comprend de nombreuses autres entreprises. Entre autres, sont également présentes dans l'agglomération d'Annecy, la Compagnie Alpine d'Aluminium anciennement Pechiney Rhenalu / Novelis, Alcatel Vacuum Technology France, Carrefour, Sopra, Fusalp, Tefal-SEB, Schneider Electric, Baïkowski (Groupe PSB), Mobalpa et Pérène (Groupe Fournier), Maped, Ubisoft, Dassault, Mavic, SGP chauffage climatisation… La société française de développement et de distribution de jeux vidéo Ubisoft dispose de trois studios de développement en France dont un à Annecy.

S'agissant du commerce, il recouvre plusieurs réalités que sont les petits commerces et les grands centres commerciaux. On dénombre quatre centres commerciaux à Annecy, cependant d'autres existent dans l'agglomération. On y trouve la grande surface Carrefour à l'extrême nord de la commune, la galerie commerciale Courier dans le centre-ville avec ses quarante boutiques et son parking de 800 places, le centre commercial des Galeries Lafayette qui s'appelait auparavant les Nouvelles Galeries, et la galerie Royal center.

Le centre ville annécien possède de nombreuses rues passantes très commerçantes, les plus importantes sont la rue Carnot, la rue de la République, la rue Royale, la rue Sainte-Claire, la rue Sommeiller et enfin la rue Vaugelas. L'agglomération d'Annecy dispose également de trois grandes surfaces que sont Géant à Seynod, Leclerc à Cran-Gevrier et Auchan à Épagny appelé le Grand Épagny au nord-ouest d'Annecy, une des plus grandes zones commerciales de Rhône-Alpes.

Le tissu commercial annécien a toujours été très dynamique. Il faut à ce titre souligner que c'est à Annecy que de grands groupes de distribution français ont vu le jour. On peut citer le groupe Provencia mais aussi le Groupe Carrefour qui est né lors d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey, dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’Ain. Marcel Fournier est piqué au vif par les intentions de l’épicier de Landerneau Édouard Leclerc, venu à Annecy à la bourse du travail en novembre 1959 pour faire part de son expérience, qui a déclaré vouloir s’implanter dans la ville. Il prend rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès janvier 1960 une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas. Ce sera un franc succès mais le besoin de grandir sera concrétisé par l’ouverture d’un supermarché, en juin 1960, au carrefour de l’avenue Parmelan et de l’avenue André Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey pour leur participation tant en savoir-faire qu’en capitaux. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin.

Annecy est classée Ville d'Art et d'Histoire et abrite de nombreux monuments et lieux culturels de premier ordre. Des guides-conférenciers organisent des visites à la découverte du Vieil Annecy, de son patrimoine et de son histoire. L'agglomération annécienne compte neuf édifices distingués par l’attribution du label patrimoine du XXe siècle.

Annecy bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris et la distinction du grand prix national du fleurissement.

D'autres espaces verts plus petits parsèment la ville : le square Stalingrad en face de la gare, le square des Martyrs de la Déportation...

Le parc animalier de la Grande Jeanne se trouve dans le Semnoz, sur la route menant au sommet. Sur 10 500 m², il accueille dix-neuf daims, neuf cerfs élaphes et une vingtaine de mouflons corses en semi-liberté.

Les bords du lac et les quais de la vieille ville offrent de nombreuses possibilités de promenades telles que l'avenue d'Albigny, les quais des Marquisats, les quais bordant les canaux de la vieille ville ainsi que la promenade Sainte-Thérèse du Québec...

Quelques pêcheurs professionnels sont encore basés à Annecy et mouillent dans le canal du Vassé. Leur pêche est constituée des poissons du lac (omble chevalier, truite, féra, brochets, petite friture de perchettes, perches, etc.) qui alimentent la carte des restaurants autour du lac. Les Roseaux du lac, confiseries à base de chocolat imitant l'inflorescence des massettes, sont une spécialité d'Annecy.

La gastronomie annécienne brille à travers Marc Veyrat né au sein de la commune. Celui-ci est un grand chef cuisinier savoyard spécialisé en gastronomie moléculaire, avec deux fois trois étoiles au Guide Michelin depuis 1995 et meilleur cuisinier et 2x 20/20 au Gault-Millau depuis 2003 pour ses deux restaurants d'élite « l'Auberge de l'Eridan » de Veyrier-du-Lac et « la Ferme de mon Père » à Megève. En 1985 il vend son auberge de Manigod et ouvre l'Eridan, un restaurant traditionnel dans une villa qu'il rénove à Annecy. Il se fait une notoriété dans le milieu gastronomique et obtient rapidement sa première étoile du Guide Michelin en 1986 puis sa seconde étoile en 1987. En 1989 et 1990 Marc est élu « meilleur cuisinier de l’année » avec la note exceptionnelle de 19,5/20 au Gault-Millau.

Un restaurant inter-administratif (RIA) a été créé dans le quartier de la Cité administrative. Ce restaurant est destiné aux fonctionnaires travaillant dans les différents centres administratifs de la commune. Cet établissement s'inscrit dans une politique de santé initiée par la ville.

La ville d'Annecy bénéficie de plusieurs installations culturelles. Elle dispose de salles événementielles et de théâtres. Parmi les plus représentatives, on peut citer le centre de séminaires au sein de l'Impérial Palace, le Hall des expositions qui est une salle de concert située au nord de la commune, à côté de la salle Chatenoud. Comme autres lieux importants, on trouve Bonlieu Scène nationale qui a totalisé 67 228 entrées en 2007 pour le spectacle vivant, sachant que sa fréquentation générale s'élève, quant à elle, à 185 048 entrées, l'Auditorium du Conservatoire national de région et le théâtre de l'Échange.

La commune possède à elle seule quatre Maison des Jeunes et de la Culture qui sont rattachées au Ministère de la Jeunesse et des Sports. On trouve ainsi la MJC de Novel, la MJC Maison de l'enfance, la MJC Archipel Sud et la MJC des Romains. Ces structures ont pour objectif la responsabilisation et l'autonomie des citoyens par l'animation socio-culturelle, à travers le sport, la culture, les arts, voire la formation. Annecy compte plusieurs musées, parmi eux le Musée-Château, l'Observatoire régional des lacs alpins, le Palais de l'Île, le Manoir de Novel, le Mémorial Saint-François et les Arteppes qui est, pour ce dernier, spécialisé dans l'art contemporain. Il faut d'ailleurs préciser qu'il existe à Annecy une association appelée Association de Musiques Amplifiées.

La ville possède un bâtiment qui s'appelle le Brise-Glace, abritant deux salles de concerts et des studios de répétition pour les groupes qui souhaitent les utiliser, il sert à promouvoir les artistes régionaux de musiques actuelles.

De nombreux acteurs œuvrent pour mettre en valeur le patrimoine annécien. On peut citer la Société des Amis du Vieil Annecy qui est une association, fondée en 1932 à Annecy et qui est reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre le patrimoine annécien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis-à-vis de l'actualité de la ville d'Annecy.

Plusieurs sociétés savantes sont présentes dans la ville. La première est l'Académie florimontane, anciennement appelée Société florimontane. C'est une société savante fondée en 1606 à Annecy, disparue en 1610, puis réactivée en 1851. En 1607, Antoine Favre, François de Sales, Honoré d'Urfé et Claude Favre de Vaugelas avaient fondé une société savante avec un objectif d'instruction et d'éducation, dans l'hôtel Bagnorea dans Annecy, puis en 1851, un groupe de notables savoyards créèrent une Société florimontane qui deviendra ensuite Académie. La seconde société savante est l'Académie salésienne, fondée en 1878 par un groupe d'ecclésiastiques, parmi lesquels Monseigneur Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, et soutenu par son successeur, Monseigneur Louis-Ernest-Romain Isoard. Afin de se démarquer de l'autre société savante annécienne, l'Académie florimontane, la Salésienne dirigea ses travaux sur les textes théologiques et la vie de saint François de Sales. Aujourd'hui, l'Académie, d'après l'article 1er de ses statuts, a pour objet les études historiques et archéologiques concernant la Savoie (spécialement l'ancien diocèse de Genève) et tout ce qui a rapport avec saint François de Sales.

Le 7e art a sa place au sein de la cité. Les Annéciens ont à leur disposition plusieurs cinémas comme le Bonlieu Scène nationale, le Multiplexe Décavision, Les Nemours, la MJC de Novel (salle de Multiplexe), le Plan large (association de sensibilitation) et d'autres. Plusieurs fois la ville d'Annecy a servi de décor pour des films tels que Le Genou de Claire, film français d'Éric Rohmer, sorti en 1970 ; ou encore Le Plus Beau Métier du monde, un film français de Gérard Lauzier sorti en 1996… En 2004, Gaël Morel réalise le film intitulé Le Clan, sorti en salles durant l'année 2004. L'intrigue du film se déroule à Annecy et ses alentours. Au départ, Gaël Morel a situé son histoire à Toulon. Le financement du film a imposé des villes de Rhône-Alpes. Le choix d'Annecy avec le lac et les cours d'eau de montagne a imposé des réécritures : en sont issues les scènes du téléphérique et du parapente qui ont remplacé des scènes d'excursion dans une île au large du Var. Morel a néanmoins conservé l'importance de l'eau. Enfin saluons la présence à Annecy de l'actrice Anaïs Bret qui à l'âge de 6 ans, joua le rôle de Jeanne dans le film Les Fugitifs de Francis Veber aux côtés de Gérard Depardieu et Pierre Richard. Elle est actuellement professeur de physique à Annecy.

La ville compte de nombreux lieux de culte. Plusieurs confessions y sont représentées.

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Source : Wikipedia