Annecy

3.417968750081 (2048)
Posté par woody 13/03/2009 @ 01:15

Tags : annecy, haute-savoie, rhône-alpes, france, environnement

Dernières actualités
Festival d'Annecy:Cristal"Mary et max"et"Coraline" - France 2
Ex Aqueo, "Mary Max" de l'Australien Adam Eliott et "Coraline" de l'Américain Henry Selik ont été récompensés samedi soir, le 13 juin. "C'est la première fois que le jury décide de ne pas remettre de prix spécial parce qu'il n'arrivait pas à se...
Drame d'Allinges : une probable "erreur de conduite" - nouvelobs.com
De son côté, le procureur de la République d'Annecy, Philippe Drouet a souligné qu'il était prématuré de dire si la responsabilité du chauffeur, qui a participé à la reconstitution, pouvait être ou non "clairement engagée"....
Festival d'animation d'Annecy : "Pat et Stan" primé. - Le Blog TV News
Le programme court Pat & Stan a remporté le Prix Spécial pour une série TV lors du Festival d'Animation d'Annecy 2009. Pat (l'hippopotame) & Stanley (le chien) sont deux créatures en 3D, qui animent avec humour, depuis septembre 2003, les matins des...
ANNECY 2009 : LA CONFÉRENCE DE PIXAR EN DÉTAIL - PART.2 - SFU
Comme chaque année depuis bientôt trois ans, Pixar se joint aux organisateurs du Festival International du Film d'Animation pour mettre en place une conférence et ainsi, présenter aux journalistes et à un public trillé sur le volet, leurs projets pour...
Une 2e vie aux objets de bébé - Le Figaro
Près d'Annecy, «le grenier à doudous» revend tout ce dont un enfant a besoin avant huit ans. Un concept qui surfe sur la vague des petits prix et du «moins consommer». Combien coûte un enfant ? Cher ! Compter 300 euros pour la poussette,...
Afghanistan. La mission débute pour les marsouins vannetais - Le Télégramme
Les marsouins vannetais succèdent aux chasseurs alpins d'Annecy en Afghanistan. Le colonel Francis Chanson, chef de corps du 3e RIMa de Vannes, a pris, hier, le commandement du GTIA (Groupement Tactique Interarmes), regroupant 650 personnes,...
CutUp Collective - Paris-Art.com
Studios américains recrutent cinéastes français : À l'occasion du rendez-vous mondial du film d'animation d'Annecy, Sony, DreamWor ... Pierre Paulin, designer de l'Élysée : Ce précurseur de la modernité qui fut l'un des premiers à ganser de stretch les...
Stéphane Dreyfus, à Annecy : "Le film d'animation ne connaît pas ... - La Croix
Le Festival international du film d'animation d'Annecy 2009 se déroulait du 8 au 12 juin. Rendez-vous incontournable, il annonce les tendances du marché. Stéphane Dreyfus, journaliste à La-Croix.com, livre ses impressions A l'exemple de Coraline,...
Trois solutions à l'étude - Challenges
Depuis qu'un mandataire ad hoc a été nommé par le tribunal de commerce d'Annecy il ya quelques mois, l'entreprise spécialisée dans l'emmental fait l'objet de toutes les réflexions au sein du CIRI. L'organisme qui dépend de Bercy pourrait commencer par...
Barnier "le renard argenté" - L'Express
Celle-ci avait manifesté à son égard un certain agacement lors d'une réunion, en septembre 2008, à Annecy. Argenté. Cela n'est pas le cas de tous. je crois entendre Mr Pivert dans le film Rabbi Jacob qui parlait du "reannnnnnaaarrrd argentééééé" et de...

Annecy

Annecy#Politique et administration

Le palais de l'Isle et le Thiou.

Annecy est une commune française de la région Rhône-Alpes située dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bornes et des Bauges au bord du lac d'Annecy. Préfecture du département de la Haute-Savoie, centre industriel et touristique, elle est le siège d'un évêché. Peuplée intra-muros de 50 800 habitants (2004), et à la tête d’une aire urbaine d'environ 200 000 habitants (2008), , Annecy est la 6ème ville de la Rhônes Alpes (entre Chambéry et Bourg en Bresse) et la 4ème agglomération (entre Saint Etienne et Valence).. Les différents surnoms d'Annecy sont : la Venise des Alpes, le joyau savoyard ou encore la Rome des Alpes.

Annecy devient la résidence habituelle des comtes de Genève au cours du XIIIe siècle au détriment de la ville de Genève à la suite des affrontements avec les évêques de Genève et les comtes de Savoie. Acquise par ceux-ci en 1401, elle perd alors son prestigieux rôle de capitale, mais le retrouve en 1434, lorsque la maison de Savoie crée un apanage qui regroupe les possessions savoyardes dans le Genevois et le Faucigny, puis le Beaufortain. Cet apanage, dit de Genevois-Nemours, durera jusqu'en 1659. De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

Établie sur les rives du Thiou, émissaire du lac d'Annecy, qui, avec le Vassé et un autre canal, parcourent la vieille ville, Annecy est surnommée « la Venise des Alpes », surnom succédant à celui de « Rome des Alpes » en raison de son influence religieuse importante durant les XVIe et XVIIe siècles. En effet, la ville accueille l'évêché de Genève, les chanoines de Saint-Pierre et les clarisses en 1536 lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève. En 1602, François de Sales est nommé évêque de Genève en résidence à Annecy,. Aujourd'hui la ville est devenue une destination touristique très en vue tout en demeurant un centre industriel dynamique avec la présence de grands groupes comme Salomon, Entremont, SNR ou encore Pechiney.

Annecy se situe au bord du lac qui porte son nom, dans le nord des Alpes françaises, entre Chambéry et Genève. L'agglomération est située sur un axe, dit sillon alpin, comprenant quelques unes des plus grandes agglomérations de la région Rhône-Alpes : Valence, Grenoble, Chambéry, Annecy et Genève. Elle se place à la jonction de deux grands ensembles géographiques et géologiques : les préalpes du massif des Bauges au sud et du massif des Bornes à l'est séparés par le lac d'Annecy et les collines et plaines de l'Albanais et du Genevois à l'ouest et au nord. Le site occupé par Annecy est l'extrémité d'une cluse entre le nord de la montagne du Semnoz et l'ouest du mont Veyrier, entre les Bauges et les Bornes, itinéraire d'un ancien cours de l'Isère au Pléistocène. Les massifs calcaires des Bauges et des Bornes situés à l'est et au sud de la ville s'organisent en croupes (Semnoz, etc.), en escarpements (mont Veyrier, Parmelan, Tournette, etc.) et en dents (Dents de Lanfon).

Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait une langue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par le Fier, et la colline de Seynod et de Cran-Gevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne du Semnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée au XIXe siècle. La commune se situe sur l'une des rives du lac d'Annecy. Cette situation lacustre a fortement influencé l'émergence de la ville d'Annecy. Elle lui doit notamment ses nombreux canaux ainsi qu'un port de plaisance situé aux Marquisats et ses trois plages que sont les Marquisats, au sud, l'Impérial au centre-ville, et Albigny sur la commune limitrophe d'Annecy-le-Vieux. Les bateaux de croisière sur le lac partent du canal situé à l'entrée de la rivière du Thiou.

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Semnoz, du mont Veyrier, mais également des Bauges et des Bornes. Cependant, les effets y sont quelque peu atténués en raison de la présence du lac qui tempère localement le bassin annécien, bien que les hivers restent froids en raison de l'altitude de la commune. La station de référence de Météo France, pour la ville d'Annecy, se situe à une altitude de 458 mètres sur la commune de Meythet.

Annecy est un important nœud routier. La ville est desservie par l'autoroute A41 (E712) qui relie Lyon à Genève et au Mont Blanc. Elle permet de relier également Chambéry et Grenoble. La liaison autoroutière directe vers Saint-Julien-en-Genevois, permettant de rejoindre Genève, la Suisse, Bourg-en-Bresse et Paris, est effective depuis le 22 décembre 2008.

La ville est également au centre d'un important nœud routier qui voit se croiser de nombreuses nationales et départementales fréquentées : RN 203, RN 201/RN 1201, RN 508, RN 501, RD 14, RD 129, RD 5, RD 16/RD 916, RD 908 et RD 909.

Un itinéraire de contournement (voie de Poisy, voie de Metz, voie des Aravis) permet d'éviter l'agglomération par le nord et l'ouest en empruntant une voie rapide connectée aux voies transversales et aux deux sorties d'autoroute desservant l'agglomération (Annecy-nord et Annecy-sud). Cette voie rapide bute contre le Semnoz au sud et contre le mont Veyrier à l'est. Un autre itinéraire interne à la ville d'Annecy, appelé rocade, est constitué d'un ensemble de boulevards et d'avenues. Il permet de traverser le centre-ville des bords du lac à l'est (à hauteur du palace Impérial) jusqu'au sud en contournant le centre-ville par le nord. En 2002, un nouveau plan de circulation du centre ville a vu le jour. Un tunnel bi-tube (2 x 2 voies) a été creusé sous le centre commercial Courier. D'une longueur d'environ 600 mètres, il permet de rejoindre l'envers de la gare jusqu'au rond-point Berthollet au nord du centre-ville. Ce projet a rendu piétonne l'avenue de Brogny et a permis la création de voies pour bus en sites propres. Depuis 2007, le centre-ville est entièrement dédié aux sites propres et des parcs relais commencent à voir le jour dans les principaux points de l'agglomération.

La ville d’Annecy, prise en étau entre le lac et la montagne, connaît de graves difficultés de circulation du fait de cette configuration géographique. Les deux points noirs routiers d'Annecy (notamment pendant les périodes estivale et de vacances scolaires) sont la traversée du centre-ville par les bords du lac et la liaison à partir du centre-ville vers la rive sud du lac par les Marquisats. Des projets prévoient l'agrandissement de l'ancien tunnel ferroviaire passant sous le Semnoz entre Vovray (sud d'Annecy) et Sevrier afin d'éviter le passage par la corniche des Marquisats.

Annecy est traversée par une voie ferrée reliant Aix-les-Bains et Annemasse, vers Genève. La gare d'Annecy est un départ de trains grande vitesse qui gagnent les voies à grande vitesse à hauteur de Lyon ou de Mâcon. Deux gares routières, situées à proximité immédiate de la gare ferroviaire, permettent de gagner les communes non desservies par les voies ferrées, les stations de sport d'hiver, l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, ... Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation. Cette liaison a pour dénomination la CEVA qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il constituera la colonne vertébrale des transports publics régionaux en permettant la mise en place d'un réseau RER dans le bassin franco-valdo-genevois avec des lignes desservant Bellegarde-sur-Valserine, Nyon, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, la vallée de l'Arve et Annecy. La société Transferis est chargée de la planification de ce réseau RER. La gare d'Annecy fera l'objet en 2009 d'un profond leefting. L'objectif est de créer un espace multimodal ou se croiseront les bus et les trains.

Annecy dispose d'un aéroport situé sur les communes de Meythet et de Metz-Tessy. L'aéroport d'Annecy - Meythet est officiellement appelé « Aéroport Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc », il est depuis janvier 2007 la propriété du Conseil général. La C2A participe au financement de la structure à hauteur de 120 000 € en 2006. La Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie en a la concession jusqu'en 2013. Des vols réguliers permettent de faire la liaison avec l'aéroport d'Orly de Paris en vols directs.

Le réseau de transport en commun urbain de l'agglomération annécienne est géré par la SIBRA (Société intercommunale des bus de la région annécienne). Il est constitué d'un réseau de dix lignes principales (Autobus urbains), huit lignes d'extension (minibus), dix lignes express (cars interurbains, quatre lignes fonctionnant le dimanche, deux lignes en soirée) et d'une ligne d'été reliant les treize communes de la communauté d'agglomération. La place de la gare est l'important centre de correspondance des différentes lignes du réseau, à partir de ce point l'ensemble des communes de l'agglomération est accessible. On trouve également des liaisons grandes lignes assurées par les bus Crolard, un transporteur routier basé au cœur du bassin annécien. Ce dernier propose plusieurs lignes régulières entre Annecy et ses environs. Ces bus permettent d'accéder aux stations de ski des Aravis, aux rives du lac, à Albertville, à Bellegarde sur Valserine et enfin à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.

Le Fier et son affluent le Thiou ne sont pas navigables. Le lac constitue une voie d'eau en lui-même et est fréquenté par les bateaux de croisière du Lac d'Annecy et les bateaux-navettes. Un service de navettes par bateau relie Annecy à d'autres villes riveraines du lac : Sevrier, Saint-Jorioz, Duingt, Doussard, Talloires, Menthon-Saint-Bernard et Veyrier-du-Lac.

Il y a la possibilité de prendre un bus avec son vélo tout terrain (VTT) jusqu'au sommet du Semnoz, point de départ de sentiers VTT qui permettent de rejoindre la ville. Il est aussi possible de louer des vélos à la gare et près des stationnements des Marquisats lorsque l'on arrive de Sevrier et St-Jorioz. La piste cyclable achevée en 2005 permet de rejoindre Faverges en longeant le lac d'Annecy sur plus de 20 km. Un plan vélo a été mis en place par la C2A.

L'agglomération d'Annecy est divisée en deux couronnes : la petite couronne qui regroupe les communes urbaines limitrophes d'Annecy (Annecy-le-Vieux, Meythet, Cran-Gevrier et Seynod) et la grande couronne qui regroupe des communes plutôt péri-urbaines (Argonay, Pringy, Metz-Tessy, Épagny, Poisy, Chavanod, Montagny-les-Lanches et Quintal). Annecy est composé de neuf quartiers. On trouve en premier lieu le centre-ville où sont établis la mairie, la préfecture, le centre culturel Bonlieu, le centre commercial Courier ainsi que les gares ferroviaires et routières. Il s'étend de la gare à l'ouest jusqu'au palais de justice à l'est. Le second quartier est le quartier Parmelan Albigny à l'est, on peut y découvrir la plage de l'Impérial Palace alors que le reste de cet espace est surtout résidentiel. Le troisième quartier est celui des écoles, quartier résidentiel où une gendarmerie a été implantée. Le quatrième quartier est le quartier Novel Teppes à l'extrême nord, il comprend une ZUP bâtie au début des années 1970 et de nombreux complexes sportifs. Le cinquième quartier (quartier des Fins) est celui du parc des sports, il est constitué d'une zone résidentielle, de stades sportifs et surtout du hall des expositions d'Annecy.

Le sixième quartier est dénommé les Romains, c'est un quartier principalement résidentiel qui se démarque des autres grâce à sa Place des Romains, la plus grande place de la ville. Situé entre la gare et Cran-Gevrier, le septième quartier, la Mandallaz, est essentiellement résidentiel. Puis on découvre comme autre quartier, la vieille ville, une zone très touristique de la commune qui se présente sous les traits de petites rues piétonnes avec des canaux. On peut y apercevoir les vieilles prisons et le château d'Annecy. Enfin le neuvième et dernier groupe de quartiers sont les quartiers des Balmettes, Prairie et Vovray. Les Balmettes et Prairie sont surtout résidentielles ; au-delà on trouve la zone industrielle de Vovray qui s'étend jusqu'à Seynod. Une grande partie du centre-ville et de la vieille ville est constituée de voies piétonnes. Les plus grandes et les plus fréquentées sont la rue Sainte-Claire, la rue Carnot et la rue Royale. Une autre rue piétonne, la rue Louis-Armand, se situe dans le nord de la commune, dans le quartier de Novel. Grâce à ses canaux qui parcourent en tous sens la vieille ville, Annecy a pour surnom flatteur « la Venise des Alpes ».

Historiquement, la ville est née une première fois sur la colline d'Annecy-le-Vieux (villa Aniciaca) au VIIIe siècle, puis une seconde fois au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz (Annecy-le-Neuf) au XIe siècle et s'est ensuite développée le long des émissaires naturels et canalisés du lac : le Thiou, le principal, et aussi le Vassé. Rempart naturel, moyen de transport, ressource alimentaire et force de travail grâce aux "artifices" hydrauliques (meules, battoirs, tours, martinets, pilons, soufflets, scies...), le lac et les cours d'eau ont imposé une forme d'urbanisme qui fera la réputation de la ville. La vieille ville, qui s'étend au pied du château et de part et d'autre du Thiou, est parcourue par des artères moyenâgeuses (appelées autrefois charrières ou ruales), souvent bordées par des arcades, dont la disposition est d'une grande simplicité : deux axes est-ouest parallèles au Thiou et un axe nord-sud perpendiculaire. La première voie, la plus importante (appelée anciennement magna carreria ou "grande charrière"), relie la porte Perrière à la porte du Sépulcre en longeant le rocher. La deuxième voie, parallèle, sur la rive droite du Thiou, était dénommée charrière de la Halle (rue Grenette), prolongée par la ruale du Four (rue J.-J. Rousseau). La troisième voie, perpendiculaire, part du pont de l'Isle et, par les charrières Filaterie et Notre-Dame, rejoint les anciennes portes de Boeuf (porta nova de Boutz ou Bouz, désignant l'ancien vicus gallo-romain de Boutae et non un "boeuf") au nord et du Pâquier (porta pascuorum ou des pâturages) à l'est, respectivement, par les charrières du même nom. Le quadrillage interne se trouve complété par des quais, des places, des rues transversales et de nombreux passages couverts semblables aux traboules lyonnaises, qui étaient à l'origine des accès intérieurs aux hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces passages sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certains donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces. Si une grande partie des canaux est aujourd'hui recouverte, demeurent à ciel ouvert : le Thiou, le Vassé jusqu'au pont Albert-Lebrun, puis de la rue Vaugelas (passage Gruffaz) jusqu'au canal Notre-Dame et celui-ci du Thiou au Thiou en surgissant derrière l'église Saint-Maurice (anciennement Saint-Dominique, d'où le nom du canal à cet endroit) et de nouveau près de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse... La circulation automobile a entraîné la création de nombreux grands axes. Désormais la ville offre deux visages : d'une part, une ville ancienne disposée sur les rives du Thiou ; d'autre part, une ville moderne avec ses grandes avenues et ses boulevards communs à toutes les grandes agglomérations.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Annecy s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville d'Annecy en tant que telle, mais du bassin annécien englobant, sur le plan urbain, la totalité des communes qui lui sont limitrophes. La morphologie urbaine de ce bassin de vie s'étend sans cesse un peu plus ; afin de concilier le développement économique et urbain qui l'accompagne, l'ensemble des conseils municipaux du bassin d'Annecy ainsi que les syndicats intercommunaux tels que la Communauté de communes du Pays de Cruseilles, la Communauté de l'agglomération d'Annecy et le Syndicat mixte du lac d'Annecy, ont pour mission de suivre le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du bassin annécien.

En 1999, on dénombre un total, pour Annecy, de 27 970 logements dont la répartition est la suivante. Il y a 24 481 résidences principales soit 87,5 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 1 158 soit un pourcentage de 4,1 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 422 soit 1,5 %, le nombre de logements vacants s'élève à 1 909 soit 6,8 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 1 221 logements individuels soit 4,4 % et 26 749 logements dans un immeuble collectif soit 95,6 %.

Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 87,5 % de l'ensemble des logements annéciens, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 24 481 résidences, 4 286 datent d'avant 1949 soit une part de 17,5 % ; 13 951 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 57,0 % ; 3 292 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 13,4 % et 2 952 datent de 1990 à nos jours soit 12,1 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 3 122 en ont une soit 12,8 %, 5 348 en comptent deux soit 21,8 %, 7 503 en possèdent trois soit 30,6 % et 8 508 en possèdent quatre et plus soit une part de 34,8 %. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, 134 résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 0,5 %, 23 670 ont un chauffage central soit près de 96,7 % des résidences, alors que 811 n'en ont pas soit 3,3 %, 10 839 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 44,3 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 1 554 disposent de deux salles d'eau soit 6,3 % du total des résidences principales.

À Annecy, le prix moyen des logements, pour l'année 2007, est d'environ 3 300 euros/m² dans l'ancien et de 5 327 euros dans le neuf. Les prix de l'immobilier ont augmenté de presque 75 % à partir de l'année 2001. La proximité de la Suisse a tendance à faire augmenter le prix d'achat qui, par suite, dépasse la moyenne nationale. À titre d'exemple on peut citer les nouvelles résidences qui bordent l'avenue d'Albigny, elles affichent des prix record avoisinant parfois les 9 000 euros au mètre carré. De nombreux organismes d'attribution de logements sociaux sont présents sur la commune. On y trouve des entreprises sociales pour l'habitat telles que la S.A. d'HLM Le Mont-Blanc ou encore l'Halpades. Il y a également un office public de l'habitat (OPH) dont la dénomination est l'Office public d'aménagement et de construction de la Haute-Savoie (OPAC).

L'étude d'un projet de Palais des congrès a été lancée en 2006, elle prévoit une implantation sur l'ancienne propriété Balleydier, avenue de Trésum, qui serait complémentaire au complexe de l'Impérial Palace.

Les Romains s’installent à partir de 50 av. J.-C. dans la plaine des Fins (plane, saine, à l'écart des marécages et des crues du lac, au sol facile à travailler, permettant de creuser facilement des puits...) sur l'emplacement d'un village allobroge et y fondent le vicus de Boutae (mention Ad Bautas dans l'Itinéraire d'Antonin, corrigée en Boutae sur une inscription lapidaire). Boutae, la « cité des bœufs » ? En fait, ce sont des antiquaires de la Renaissance qui ont tiré l'étymologie fantaisiste de « cité des bœufs » (civitas bovis). En effet, ne serait-il pas plus raisonnable et vraisemblable de voir dans le nom du vicus gallo-romain de Boutae, découvert dans une inscription à Meythet (C.I.L., XII, n°2532), celui d'un nom d'homme celtique, Boutus, bien connu dans l'épigraphie latine ?

Le nom d'Annecy, au contraire, viendrait de celui d'une importante villa romaine, située sur le coteau d'Annecy-le-Vieux et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus qui a pu s'appeler Aniciacus du gentilice d'un propriétaire de la famille des Anicii, célèbre dans l'histoire du Bas-Empire. En tout cas, au VIIIe siècle après J.-C., un grand domaine sur la colline d'Annecy-le-Vieux (devenu un fiscus royal au siècle suivant) était connu sous le nom d'Anicius, ou Aniciacus, ou encore villa Aniciaca.

Le site actuel d'Annecy correspond à la localité fortifiée d'Annecy-le-Neuf qui est apparue à la fin du XIe siècle (première église Saint-Maurice d'Annecy-le-Neuf) au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz et qui a pris le pas sur Annecy-le-Vieux.

Annecy possède une longue histoire depuis son origine comme bourgade gallo-romaine (essor du vicus de Boutae au Ier siècle) dans la plaine des Fins, suivie par son implantation sur la colline d'Annecy-le-Vieux au VIIIe siècle, puis au pied du Semnoz au XIe siècle (Annecy-le-Neuf). Son rôle dans la Réforme catholique, dite Contre-Réforme, aux XVIe et XVIIe siècles fait d'elle la « Rome des Alpes ». Résidence des comtes de Genève au XIIe siècle ; capitale du comté de Genevois, puis de l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort, ensuite de Genevois-Nemours dans les Etats de Savoie ; capitale de la province de Genevois, puis siège de l'une des deux intendances de Savoie dans les États sardes, la ville devient brièvement française de 1792 à 1815 à la suite d'une invasion militaire, puis définitivement le 24 mars 1860, date de l'annexion de la Savoie à la France. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Annecy.

Les armes de Annecy se blasonnent ainsi : De gueules à une truite d'argent posée en bande.

On sait très peu de chose sur ce blason. Annecy a pris la truite pour emblème à la fin du XVe siècle. Il symbolise l'activité de pêche relative à la présence du lac au bord duquel se situe la ville.

La rive nord du lac d'Annecy est occupée au moins dès 3100 av. J.-C. Les tribus gauloises des Allobroges atteignent très tôt les Préalpes de Savoie et les rives des grands lacs, certainement dès le début du IVe siècle av. J.-C.. En 121 av. J.-C., les Allobroges sont vaincus par le consul Quintus Fabius Maximus « allobrogique ». Puis, malgré une forte résistance et des rébellions contre les lourds impôts romains, les Allobroges sont définitivement battus par les légions romaines en 62 av. J.-C., ce qui ouvre leurs terres à la colonisation. Après leur victoire, les Romains s’installent, à partir de -50, dans la plaine des Fins au nord du lac d’Annecy et fondent le vicus de Boutae sur l'emplacement d'un village gaulois qui succède, au Ier siècle av. J.-C., à un oppidum juché sur le roc du Semnoz. Entre le deuxième et le cinquième siècle, l'agglomération de Boutae regroupe plus de 2 000 habitants sur vingt-cinq hectares. Le vicus, centre artisanal et commercial très actif, dispose entre autres d'un grand et d'un petit forum, d'une basilique (édifice civil), de temples, de thermes, d'un théâtre et de divers entrepôts de marchandises, mais pas d'un aqueduc, car les puits sont nombreux. L'économie de subsistance des Gaulois est convertie par les Romains en économie de marché. La cité occupe une position stratégique au carrefour de trois voies romaines : au nord, la voie menant à Genua (Genève) ; au sud, la voie menant à Casuaria (Faverges) ; au sud-ouest, la voie menant à Aquae (Aix-les-Bains). Boutae se trouve aussi sur la voie impériale menant au col du Petit Saint-Bernard qui relie la Gaule et l'Italie, voie attestée par l'Itinéraire d'Antonin, et également non loin de l'axe stratégique permettant de relier Genève à Lyon et à Vienne. À la chute de l'Empire romain, les grandes invasions engendrent une telle insécurité que la ville dépérit complètement.

Avec l'affaiblissement de l'Empire romain, de nombreux peuples barbares déferlent sur la Gaule. En 259, le vicus subit une importante attaque, est rasé et sa population massacrée. Les survivants se réfugient dans les grottes du mont Veyrier. Reconstruit, Boutae connaît un nouvel essor au siècle suivant, mais, lors des grandes invasions du début du Ve siècle, le vicus est définitivement détruit. Les Burgondes occupent la région qui est annexée par les Francs au VIe siècle. L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa « Anniciaca » (colline d'Annecy-le-Vieux) au VIIIe siècle, qui devient un domaine royal au siècle suivant.

Il faut attendre le XIe siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier (de Genève). Elle a alors l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du XIIe siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins, puis le château qu'ils agrandissent au XIIIe siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le XIVe siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant le centre d'un pèlerinage très populaire, confère à Annecy un immense prestige.

Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage.

À la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 1514. En 1514, Charles III de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre (puis, deux) syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville.

À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, une série de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse…

À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche, puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des moeurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes ».

Dès 1606, vingt-huit ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président Antoine Favre (du Sénat de Savoie) créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (« fleurs et montagnes »). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint-Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte treize maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts Ces ordres religieux, qui ont la charge de l'éducation et des hôpitaux pour les malades et les pauvres, font travailler les artisans et les commerçants locaux.

Les idées germes de la Révolution sont connues et répandues parmi les bourgeois d'Annecy grâce aux nombreux Savoyards qui vivent à Paris, sans oublier l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens. Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que de nombreux fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des Etats de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district. Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des religieux (90% des prêtres sont réfractaires), la politique anti-religieuse des représentants de la Révolution (expropriation et obligation du serment à l'Église constitutionnelle), la répression du représentant en mission Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix...) finissent par exaspérer la population et la poussent à se révolter (près d'Annecy, émeutes de Faverges, de Thorens, révolte de Thônes : 86 morts...). En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés (70 sont déportés en Guyane). En revanche, durant cette période, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi de nombreuses fabriques s'installent au bord du Thiou (notamment à Cran) pour profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel des Annéciens. En effet, dès la fin du XVe siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville (qui avait déjà près de deux mille habitants) avait affirmé son importance administrative, commerciale et artisanale (surtout dans le textile et la métallurgie grâce aux "artifices" hydrauliques sur le Thiou). À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy. En 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers...

En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre : Annecy et non plus Genève-Annecy. En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie. En 1860, juste avant l'annexion de la Savoie à la France, la ville compte environ dix mille habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme (assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac : création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du champ de Mars...), par une modernisation certaine (eau potable, éclairage au gaz...) et par un important essor économique (en 1850, institution de la Banque de Savoie ; en 1858, la manufacture de coton emploie deux mille personnes...) : Annecy devient un des plus grands centres manufacturiers du royaume...

En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet, entre autres, au tourisme de se développer et de prendre un nouvel essor. Un syndicat d'initiative est créé en 1895 afin d'organiser de nombreux événements. Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (les quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray...). Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier, Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906. L'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente on peut citer les noms de Crolard, Dunant, Aussedat, Léon Laydernier et Barut. En 1917, à cause de la guerre, une usine de roulements à billes est établie à Annecy.

Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de venir découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy, bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, est le siège d'une centaine de la Milice française et de nombreuses prisons, mais aussi un centre actif de la Résistance (voir le Maquis des Glières) qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal. En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le T.G.V. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation. De nombreuses religieuses et religieux salésiens étaient présents.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain fort rapide d'Annecy. Aujourd'hui, Annecy, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 h abitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les treize autres communes de son agglomération.

L'agglomération d'Annecy s'est organisée en une communauté d'agglomération qui regroupe treize communes que sont Annecy, Annecy-le-Vieux, Argonay, Chavanod, Cran-Gevrier, Épagny, Metz-Tessy, Meythet, Montagny-les-Lanches, Poisy, Pringy, Quintal et Seynod (voir l'article communauté de l'agglomération d'Annecy). Annecy compte 31 bureaux de vote répartis sur trois cantons en huit centres de vote. La ville est chef-lieu de trois cantons. Le premier canton est le canton d'Annecy-Centre. Il est formé du centre d'Annecy. Il compte 15 344 habitants. Le second est le canton d'Annecy-Nord-Est qui est formé du nord-est d'Annecy. Il compte environ une population de 19 540 habitants. Le dernier canton est le canton d'Annecy-Nord-Ouest. Il est formé du nord-ouest d'Annecy et des communes de La Balme-de-Sillingy, Choisy, Épagny, Lovagny, Mésigny, Metz-Tessy, Meythet, Nonglard, Poisy, Sallenôves et Sillingy. Il compte, en tout et pour tout, environ 44 164 habitants.

Annecy a pour vocation de maintenir sa population intra-muros supérieure à 50 000 habitants et de développer son agglomération pour tenter d'atteindre une aire urbaine à plus de 200 000 habitants. Les lignes directrices de ce développement repris dans son PDU sont les suivantes. Le Plan de développement urbain d'Annecy affiche une affirmation de la ville comme chef-lieu du département et ville centre de l'agglomération. Il conforte Annecy comme commune incontournable dans l'économie et la croissance de la région Rhône-Alpes. Il envisage de soutenir la démographie et prévoit des aménagements d'espaces nouveaux tout en préservant le cadre de vie d'une manière générale. Il désire procurer plus d'équipements à la ville et doter la ville d'Annecy d'une véritable politique en matière de déplacements en favorisant les transports en commun, en améliorant les voies de communications.

Politiquement, Annecy est une ville du Centre droit, les électeurs ayant majoritairement voté centriste pour les élections municipales depuis 1954. L'ancien député-maire de la ville, Charles Bosson, fut notamment membre du Centre des démocrates sociaux. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succédé qui tous se réclament d'une sensibilité proche du centre. Bernard Bosson, qui fut maire d'Annecy de 1983 à 2007, a été successivement élu sous les étiquettes du CDS puis de l'Union pour la démocratie française mieux connu sous le sigle d'UDF. Le maire actuel Jean-Luc Rigaut a lui aussi été membre du parti politique de centre droit, l'UDF, qui lors de sa dissolution intégra alors le Nouveau Centre plutôt que le Modem.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Annéciens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 60,33 % de Oui contre 39,67 % de Non avec un taux d’abstention de 34,03 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation.

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34,62 % soit 9 049 voix, suivi de François Bayrou avec 24,73 % soit 6 464 voix, suivi de Ségolène Royal avec 22,69 % soit 5 930 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 1 954 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 56,57 % soit 14 231 voix pour Nicolas Sarkozy contre 43,43 % soit 10 924 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 524 inscrits sur les listes électorales annéciennes, 80,79 % soit 26 276 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 19,21 % soit 6 248 voix, 4,27 % soit 1 121 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,73 % soit 25 155 voix se sont exprimées.

Le conseil municipal annécien est composé d'un maire et de 45 conseillers municipaux. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre 13 maires-adjoints et 3 conseillers délégués. Il y a un seul groupe majoritaire contre quatre groupes minoritaires qui constituent l'opposition.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier et unique tour, fut faible avec seulement 53,24 % de votants. Sur les 33 055 inscrits sur listes électorales, 17 597 Annéciens ont voté et 17 148 électeurs se sont exprimés. Le centriste du Nouveau Centre Jean-Luc Rigaut, tête de la liste Plus fort Annecy, a été élu avec une majorité absolue de 52,44 % soit 8 993 voix. Il fut suivi par la liste UMP de Pierre Hérisson, tête de la liste En avant Annecy, qui a recueilli 17,69 % des suffrages soit 3 034 voix. La liste d'union de la gauche Horizon solidaire, avec à sa tête Robert Saint-Romain, se place troisième en ayant récolté 15,90 % des suffrages soit 2 727 voix. La liste d'extrême gauche Annecy résolument à gauche, avec à sa tête Philippe Métral-Boffod, se place quatrième en ayant récolté 6,8 % des suffrages soit 1 043 voix. Et enfin en cinquième position, Pierre Poles, tête de la liste du Modem Annecy démocrate, obtint 5,66 % soit 970 voix.

Annecy compte de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. La ville est administrativement la préfecture de la Haute-Savoie. Elle possède un palais de justice disposant d'un tribunal de grande instance), d'un tribunal d'instance, d'un (tribunal de commerce), d'un conseil de prud'hommes. On y trouve aussi un ordre des avocats au barreau d’Annecy. En tant que chef-lieu départemental, la commune abrite la chambre des huissiers de Haute-Savoie, la chambre des notaires de Haute-Savoie, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Haute-Savoie ainsi que la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie. La ville dispose d'un commissariat de police, d'une maison d'arrêt et d'un peloton de gendarmerie de haute montagne. On se doit également de signaler la présence d'administrations telles que la conservation des hypothèques et le centre des impôts.

La politique environnementale de la ville prend corps, pour l'essentiel, au sein d'un plan, appelé Agenda 21. Le plan, adopté en mars 2007, est applicable pour une période de sept ans. Il comporte, à lui seul, vingt et une actions et soixante quatorze engagements afin que la ville puisse intégrer au mieux les préoccupations environnementales, sociales et économiques dans toutes ses actions. De nombreux acteurs sociaux tels que les habitants, les associations et les entreprises, sont invités à accompagner et à veiller à sa mise en application. Une multitude de thèmes sont abordés dans ce programme. Il est, entre autres chose, orienté vers la co-responsabilité politique mais aussi vers l'économie durable, la solidarité, la préservation des ressources naturelles, l'écocitoyenneté et la préservation du cadre de vie. Suite à la mise en place de l'agenda 21, la ville d'Annecy s'est lancée dans de nombreuses dispositions en faveur de l'environnement. Les plus concrètes sont notamment la gestion raisonnée durable, la meilleure gestion de l'eau, la diminution des produits phytosanitaires et la valorisation des déchets verts.

Annecy a effectué la thermographie de son territoire au moyen d'une prise de vue depuis le ciel à l'aide d'un avion équipé de caméras thermiques. L'objet de cette photographie permettra d'observer une meilleure visualisation des déperditions de chaleur caractéristiques. La thermographie permettra d'établir un premier bilan qui apportera à la commune un outil de sensibilisation de la population locale en vue de diminuer la consommation énergétique et de promouvoir une meilleure isolation des habitations.

La ville d'Annecy est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

Annecy est la sixième ville de la région Rhône-Alpes, la situant ainsi entre les communes de Chambéry et de Bourg-en-Bresse. Elle représente la quatrième agglomération ce qui la place entre la ville de Saint-Étienne et celle de Valence. Au dernier recensement démographique, la population d'Annecy compte environ 51 000 habitants. Quant à la population de l'agglomération annécienne, elle s'élève à 136 815 habitants alors que la population du bassin annécien est voisine de 186 000 habitants.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville d'Annecy classée par date de recensement de 1793 à 1999.

Voici ci-dessous, une courbe démographique du XXe siècle sur la ville d'Annecy classé par date de recensement.

Le nombre total de ménages annéciens est de 24 481. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

En 1990, par sa population, la ville se trouvait au 98e rang national puis en 1999 celle-ci est passée au 101e rang national. Sa croissance est en constante augmentation et devrait encore s'accélérer dans les années à venir en raison de l'augmentation du taux de natalité et de la diminution du taux de mortalité constatées durant ces dernières années notamment grâce aux progrès médicaux et à l'amélioration du niveau de vie. Son solde migratoire pour la période 1990-1999 fut négatif puisqu'il a été évalué à moins 1 275 habitants plaçant Annecy au 8 252e rang national. Le solde naturel pour cette même période fut positif de plus de 1 979 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,1 %. Le tourisme estival représente chaque année environ un apport de plus de 46 000 vacanciers.

Annecy relève de l'académie de Grenoble. Ses écoles sont gérées par la Direction de la vie scolaire qui est un des services de la commune en faveur des jeunes annéciens. Cette Direction s'occupe du fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires ; de l'organisation des activités périscolaires en relation avec les associations de quartiers, et de la restauration scolaire. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

CFA Coiffure au lycée Gabriel-Fauré.

Annecy est une petite ville universitaire grâce à sa proximité avec la commune d'Annecy-le-Vieux qui abrite le campus technologique et commercial de l'Université de Savoie. Le campus est constitué de nombreuses écoles. On y trouve l'Institut universitaire technologique (IUT) d'Annecy-le-Vieux avec ses huit départements et ses treize licences professionnelles. On y dénombre environ 1 800 étudiants chaque année. Autre établissement présent sur le campus, l'École supérieure d'ingénieurs d'Annecy (ESIA), devenue depuis Polytech Savoie et qui est membre du réseau polytechnique. Elle totalise à elle seule environ 400 étudiants. Il faut citer aussi l'Institut des techniques d'ingénieurs d'industrie d'Annecy-le-Vieux (ITII 2 Savoies) qui propose des formations d'ingénieurs par alternance, l'Institut de management de l'université de Savoie (IMUS) qui regroupe quatre anciens IUP et qui propose des formations allant de l'après-bac au doctorat qui compte environ 1 200 étudiants. Il est possible de suivre des formations dans le laboratoire SYMME (SYstèmes et Matériaux pour la MEcatronique) ainsi qu'au sein du LAPP (Laboratoire d’Annecy-Le-Vieux de Physique des Particules) et du laboratoire du CNRS/IN2P3. De nombreuses autres formations, dans divers domaines, sont dispensées dans le bassin annécien, comme l'École nationale des beaux-arts d'Annecy, l'antenne annécienne de l'école des métiers de l'image des Gobelins et enfin l'IPAC, institut d'études supérieures dont les disciplines enseignées sont principalement le business, l'environnement, la santé, les affaires sociales et le tourisme. Ainsi, Annecy, et plus généralement le bassin annécien, accueille environ 11 000 étudiants sur l'ensemble de l'agglomération dont 4 500 étudiants sur son campus universitaire.

Depuis 1982, le Centre de Pratique musicale d'Annecy donne des concerts au musée-château d'Annecy. Pour les amateurs de musique classique, on peut également voir et écouter l'Orchestre des pays de Savoie qui est dirigé par Graziella Contratto.

En avril 2008, le Nouveau centre Hospitalier de la Région Annecienne (NHRA) ouvre ses portes. Il est implanté sur la commune de Metz-Tessy située au nord d'Annecy. Cet établissement de santé s'étendra sur 54 199 m². Il aura une capacité de 652 lits. Son coût est estimé à plus de 227 millions d'euros. Il a pour but de doter le bassin annécien d'un équipement de haut niveau en matière de santé. En effet, par rapport à l'actuel Centre Hospitalier de la Région Annécienne (CHRA) connu sous le nom de Centre Hospitalier d'Annecy, le NHRA aura deux points forts reconnus en Rhône-Alpes. La première spécialisation sera la cardiologie avec un centre de cardiologie interventionelle et un service d'angioplastie coronaire. En ce qui concerne la seconde spécialité attribuée à cette nouvelle structure, la gestion des grossesses à risques et la création d'un service de néonatalogie, il s'agira du pôle mère-enfant qui sera par la suite voué à se développer encore davantage dans ce même domaine. Le NHRA sera lui aussi doté d'un service de réanimation néo-natale.

En marge du Nouveau centre Hospitalier de la Région Annécienne, il existe de nombreux établissements de santé présents dans le bassin annécien. On peut citer, l'hôpital de la région annécienne qui gère un personnel de 2 100 personnes dont 1 700 sur Annecy uniquement et 400 sur Seynod, la ville voisine. Il dispose d'un budget de plus de 100 millions d'euros et il totalise environ 300 000 journées d'hospitalisation par année. Le Centre hospitalier d'Annecy regroupe de nombreuses spécialités médico-chirurgicales réparties en différentes unités d'hospitalisation. Sont pratiquées notamment les spécialités de chirurgie viscérale, chirurgie orthopédique, chirurgie vasculaire et ORL, ainsi que différentes spécialités médicales : la traumatologie et la médecine d'urgence, la gastro-entérologie, la cardiologie, la pneumologie, l'infectiologie et la médecine tropicale, la néphrologie, l'ophtalmologie, la stomatologie et la gérontologie. L'hôpital est équipé d'un plateau technique regroupant le service d'accueil des urgences, le bloc opératoire, une unité de réanimation, le service de radiologie, les consultations externes, ainsi qu'un service d'hémodialyse. Dans le bassin annécien, la Clinique générale d'Annecy pratique entre autres la médecine nucléaire, la radiothérapie et la chimiothérapie ainsi que des épreuves diagnostic telles que des doppler ou l'ostéodensitométrie. Les autres cliniques sont la Clinique d'Argonay et la Clinique du Lac. La ville d'Annecy dispose d'un centre de transfusion sanguine géré par l'Établissement français du sang. La commune dispose de trois cabinets de radiologie qui sont le Scanner du Mont-Blanc ainsi que les deux cabinets de radiologie d'Annecy présents successivement rue Vaugelas et au chemin de la Tour la Reine.

Sur le lac d'Annecy, le ski nautique, le parapente et le wake board sont les sports les plus répandus, cependant d'autres loisirs comme la plongée sous marine, les croisières sur le lac ou encore la visite des monuments de la ville sont possibles. Tous les ans, durant la période estivale, est organisée la traversée du lac d'Annecy à la nage. Tous les vendredis soir à partir de 20h, au départ de la place de la Mairie, une randonnée en roller est organisée par l'association Roll'n'cy. L'aéroport d'Annecy permet à la ville de disposer d'un aéro-club. Les amateurs d'aviation peuvent ainsi y passer leurs licences. On peut également citer Sports de Glace Annecy qui est un club de hockey sur glace français évoluant au deuxième niveau national (D1) pour la saison 2006-2007. L'équipe porte le nom des « Chevaliers du Lac ».

De grands événements sportifs ont lieu à Annecy et sont parfois organisés par celle-ci. La commune a organisé la huitième édition des Championnats du monde junior d'athlétisme en 1998. Après avoir été l'hôte du prologue du critérium cycliste du Dauphiné Libéré en 2006, la ville a annoncé son intention d'être candidate à l'accueil d'une étape du Tour de France cycliste en 2009. Un prologue autour du lac d'Annecy pourrait alors être envisagé. Elle a également accueilli l'arrivée de la dernière étape de l'édition 2007 du Critérium du Dauphiné Libéré. Annecy a dernièrement tenté, sans succès, d'être candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2014. Cependant la commune, par le biais de l'association Olympliquons-nous, continue de croire en ses chances et prépare les jeux de 2018. Par ailleurs, tous les ans, le championnat de France de skate passe par le bowl d'Annecy. La 23e coupe d'Europe des nations d'athlétisme s'est déroulée les 22 et 23 juin 2002 à Annecy. Il existe actuellement un projet d'organisation d'une étape de coupe du monde de biathlon. Il est mené conjointement par Annecy et Le Grand-Bornand.

Annecy possède différents complexes sportifs et culturels de grande valeur, elle dispose notamment d'un stade d'une capacité d'environ 15;000 places qui a vu l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme en 1998. D'autres structures importantes de la ville sont situées à proximité du stade, la salle omnisport Chatenoud et le complexe Jean-Régis. Ce dernier, situé au nord de la commune, regroupe une patinoire d'une capacité avoisinant les 2 500 places assises et une piscine couverte.

La ville possède également un second stade, le stade du Coteau situé dans le quartier des écoles, où le FC Annecy évoluait lorsqu'il fut champion de France amateur en 1960. Parmi les autres aménagements importants, la piscine des Marquisats est située au bord du lac d'Annecy. Elle comprend une piscine olympique, deux piscines de vingt-cinq mètres et une pataugeoire permettant l'initiation à la natation pour les plus petits.

De nombreux sportifs de haut niveau sont nés à Annecy, parmi eux on peut citer l'alpiniste Louis Lachenal (vainqueur de l'Annapurna en 1950), la cycliste Jeannie Longo (Médaille d'or de cyclisme sur route en 1996), le fondeur Vincent Vittoz (champion du monde de poursuite en 2005), Ève Pouteil-Noble (1re française médaillée aux Championnats du Monde d’escrime au sabre féminin) et la patineuse Vanessa Gusmeroli.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz ... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. Sur cette même chaîne, il existe une émission d'une durée de six minutes intitulée Annecy TV Mag : Le magazine de la ville d'Annecy. Ce programme présenté par Stéphanie Reges permet de suivre l'actualité locale du bassin annécien. De plus, dans l'édition locale et régionale de France 3, la vie de la commune fait régulièrement l'objet d'attention. La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, le Courrier savoyard… Sous l'impulsion de l'association Annecy Wireless, créée en 2003, la création d’un réseau métropolitain libre d’accès à tous sur la région annécienne a été mis en place. Ce réseau permet de se connecter à Internet de façon permanente ou ponctuelle depuis un point d’accès situé en ville au moyen de Bornes Wi-Fi.

En 2006 et 2007, Annecy sert de décor premier à de nombreux épisodes de la série télévisée Déjà vu produite par la société grenobloise « Project images films ». Cette série est diffusée sur France 2 dans le cadre de l'émission KD2A. Les 25 et 26 janvier 2007, furent organisées les 11e Journées d'études François-de-Sales où 150 professionnels des médias chrétiens ont réfléchi quant à leur place au sein des médias actuels et sur leurs missions. Parmi ces 150 congressistes, on retrouvait des journalistes, des promoteurs et observateurs des médias, des éditeurs, des responsables marketing et enfin des publicitaires.

De nombreuses personnalités influentes ont fréquenté Annecy telles que Françoise-Louise de Warens. De 1401 à 1860, la ville fait partie des États de Savoie, propriété de la Maison de Savoie; ainsi tous les membres de cette famille sont régulièrement présents dans la cité, dont Amédée VIII de Savoie... On peut notamment citer Napoléon III lors de son passage, suite à l'Annexion de la Savoie, en 1860.

De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) sont présentes sur le territoire de la commune, ce qui lui permet de disposer d'un potentiel de sous-traitance conséquent. La ville en tant que chef-lieu de la Haute-Savoie abrite une multitude d'organismes économiques et financiers. Elle est le siège de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie et de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie qui gère l'aéroport d'Annecy-Meythet. On peut citer l'Agence économique départementale et un Tribunal de commerce. L'économie locale bénéficie également du tourisme grâce au lac et à ses monuments historiques.

Le revenu moyen par ménage annécien est de 16 621 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 525 Annéciens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Annecy est de 5 060 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables annéciens de l'ISF est estimé à environ 1 454 682€/an. Le taux de fiscalité directe locale de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 15,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 16,75 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 19,55 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,83 %, au niveau départemental à 7,08 % et au niveau régional à 2,43 %.

Environ 52 % de la population des ménages, de 14 ans ou plus, a un emploi. En 2005, on dénombre 24 481 ménages à Annecy. La part des ménages dont la personne de référence est active est de 61 % alors qu'en 1999 elle était de 60 %. La commune d'Annecy comptait environ 72 283 emplois totaux (salarié + non salarié) en 1999, dont 64 428 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +0,83 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au 31 décembre 2006 était de 4 331 et le taux de chômage de 6,4 %. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est proche de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 48,2 % d'actifs contre 20,7 % de retraités dont le nombre est supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21 % de jeunes scolarisés et 10,1 % de personnes sans activité.

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence nationale pour l'emploi y est présente ainsi qu'une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi. Cette dernière comprend six chargés de Mission Emploi sur l'ensemble de l'agglomération annécienne et elle travaille en lien avec le CIO de l'Éducation Nationale et la MIFE à la chambre des métiers.

Le nombre total d'entreprises et d'établissements au 1er janvier 2006 était de 4 198 et 569 entreprises ont été créées en 2004. L'agglomération se situe ainsi au 53e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d'établissements. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 2 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de quatre-vingt-trois, les industries des biens de consommation représentent 2,5 % avec cent cinq établissements, les industries automobiles comptent une entreprise, les industries des biens d'équipement une part de 1,1 % avec quarante-sept entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte vingt-cinq entreprises soit 0,6 %, l'énergie s'élève à 0,5 % avec ses dix-neuf entreprises, la construction avec ses deux cent trente-quatre entreprises représente 5,6 %, le commerce représente pas moins de 26,4 % du nombre total d'entreprises avec mille cent neuf établissements, le transport comprend quatre-vingt-dix établissements soit 2,1 %. Les activités immobilières totalisent cent quatre-vingt-dix-sept entreprises soit 4,7 %, les services aux entreprises représentent 18,2 % avec sept cent soixante-deux établissements, les services aux particuliers comprennent sept cent quarante-neuf entreprises soit 17,8 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre sept cent soixante-dix-sept entreprises soit 18,5 % du nombre d'établissements total.

Les sept principales entreprises présentes sur la commune d'Annecy sont le groupe Entremont avec un chiffre d'affaires annuel de 823 millions d'euros, SNR Roulements avec un chiffre d'affaires de 417 millions d'euros, Salomon avec un chiffre d'affaires de 391 millions d'euros et Union Pump Pompes Guinard (Groupe Textron) avec 31 millions d'euros de chiffre d'affaires. On trouve ensuite l'entreprise Graphocolor avec un chiffre d'affaires de 24 millions d'euros suivi de CGL Thermoformage (Groupe PSB) avec un chiffre d'affaires total de 23 millions d'euros et enfin la Clinique du Lac avec 13 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Le bassin annécien comprend de nombreuses autres entreprises. Entre autres, sont également présentes dans l'agglomération d'Annecy, la Compagnie Alpine d'Aluminium anciennement Pechiney Rhenalu / Novelis, Alcatel Vacuum Technology France, Carrefour, Sopra, Fusalp, Tefal-SEB, Schneider Electric, Baïkowski (Groupe PSB), Mobalpa et Pérène (Groupe Fournier), Maped, Ubisoft, Dassault, Mavic, SGP chauffage climatisation… La société française de développement et de distribution de jeux vidéo Ubisoft dispose de trois studios de développement en France dont un à Annecy.

S'agissant du commerce, il recouvre plusieurs réalités que sont les petits commerces et les grands centres commerciaux. On dénombre quatre centres commerciaux à Annecy, cependant d'autres existent dans l'agglomération. On y trouve la grande surface Carrefour à l'extrême nord de la commune, la galerie commerciale Courier dans le centre-ville avec ses quarante boutiques et son parking de 800 places, le centre commercial des Galeries Lafayette qui s'appelait auparavant les Nouvelles Galeries, et la galerie Royal center.

Le centre ville annécien possède de nombreuses rues passantes très commerçantes, les plus importantes sont la rue Carnot, la rue de la République, la rue Royale, la rue Sainte-Claire, la rue Sommeiller et enfin la rue Vaugelas. L'agglomération d'Annecy dispose également de trois grandes surfaces que sont Géant à Seynod, Leclerc à Cran-Gevrier et Auchan à Épagny appelé le Grand Épagny au nord-ouest d'Annecy, une des plus grandes zones commerciales de Rhône-Alpes.

Le tissu commercial annécien a toujours été très dynamique. Il faut à ce titre souligner que c'est à Annecy que de grands groupes de distribution français ont vu le jour. On peut citer le groupe Provencia mais aussi le Groupe Carrefour qui est né lors d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey, dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’Ain. Marcel Fournier est piqué au vif par les intentions de l’épicier de Landerneau Édouard Leclerc, venu à Annecy à la bourse du travail en novembre 1959 pour faire part de son expérience, qui a déclaré vouloir s’implanter dans la ville. Il prend rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès janvier 1960 une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas. Ce sera un franc succès mais le besoin de grandir sera concrétisé par l’ouverture d’un supermarché, en juin 1960, au carrefour de l’avenue Parmelan et de l’avenue André Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey pour leur participation tant en savoir-faire qu’en capitaux. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin.

Annecy est classée Ville d'Art et d'Histoire et abrite de nombreux monuments et lieux culturels de premier ordre. Des guides-conférenciers organisent des visites à la découverte du Vieil Annecy, de son patrimoine et de son histoire. L'agglomération annécienne compte neuf édifices distingués par l’attribution du label patrimoine du XXe siècle.

Annecy bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris et la distinction du grand prix national du fleurissement.

D'autres espaces verts plus petits parsèment la ville : le square Stalingrad en face de la gare, le square des Martyrs de la Déportation...

Le parc animalier de la Grande Jeanne se trouve dans le Semnoz, sur la route menant au sommet. Sur 10 500 m², il accueille dix-neuf daims, neuf cerfs élaphes et une vingtaine de mouflons corses en semi-liberté.

Les bords du lac et les quais de la vieille ville offrent de nombreuses possibilités de promenades telles que l'avenue d'Albigny, les quais des Marquisats, les quais bordant les canaux de la vieille ville ainsi que la promenade Sainte-Thérèse du Québec...

Quelques pêcheurs professionnels sont encore basés à Annecy et mouillent dans le canal du Vassé. Leur pêche est constituée des poissons du lac (omble chevalier, truite, féra, brochets, petite friture de perchettes, perches, etc.) qui alimentent la carte des restaurants autour du lac. Les Roseaux du lac, confiseries à base de chocolat imitant l'inflorescence des massettes, sont une spécialité d'Annecy.

La gastronomie annécienne brille à travers Marc Veyrat né au sein de la commune. Celui-ci est un grand chef cuisinier savoyard spécialisé en gastronomie moléculaire, avec deux fois trois étoiles au Guide Michelin depuis 1995 et meilleur cuisinier et 2x 20/20 au Gault-Millau depuis 2003 pour ses deux restaurants d'élite « l'Auberge de l'Eridan » de Veyrier-du-Lac et « la Ferme de mon Père » à Megève. En 1985 il vend son auberge de Manigod et ouvre l'Eridan, un restaurant traditionnel dans une villa qu'il rénove à Annecy. Il se fait une notoriété dans le milieu gastronomique et obtient rapidement sa première étoile du Guide Michelin en 1986 puis sa seconde étoile en 1987. En 1989 et 1990 Marc est élu « meilleur cuisinier de l’année » avec la note exceptionnelle de 19,5/20 au Gault-Millau.

Un restaurant inter-administratif (RIA) a été créé dans le quartier de la Cité administrative. Ce restaurant est destiné aux fonctionnaires travaillant dans les différents centres administratifs de la commune. Cet établissement s'inscrit dans une politique de santé initiée par la ville.

La ville d'Annecy bénéficie de plusieurs installations culturelles. Elle dispose de salles événementielles et de théâtres. Parmi les plus représentatives, on peut citer le centre de séminaires au sein de l'Impérial Palace, le Hall des expositions qui est une salle de concert située au nord de la commune, à côté de la salle Chatenoud. Comme autres lieux importants, on trouve Bonlieu Scène nationale qui a totalisé 67 228 entrées en 2007 pour le spectacle vivant, sachant que sa fréquentation générale s'élève, quant à elle, à 185 048 entrées, l'Auditorium du Conservatoire national de région et le théâtre de l'Échange.

La commune possède à elle seule quatre Maison des Jeunes et de la Culture qui sont rattachées au Ministère de la Jeunesse et des Sports. On trouve ainsi la MJC de Novel, la MJC Maison de l'enfance, la MJC Archipel Sud et la MJC des Romains. Ces structures ont pour objectif la responsabilisation et l'autonomie des citoyens par l'animation socio-culturelle, à travers le sport, la culture, les arts, voire la formation. Annecy compte plusieurs musées, parmi eux le Musée-Château, l'Observatoire régional des lacs alpins, le Palais de l'Île, le Manoir de Novel, le Mémorial Saint-François et les Arteppes qui est, pour ce dernier, spécialisé dans l'art contemporain. Il faut d'ailleurs préciser qu'il existe à Annecy une association appelée Association de Musiques Amplifiées.

La ville possède un bâtiment qui s'appelle le Brise-Glace, abritant deux salles de concerts et des studios de répétition pour les groupes qui souhaitent les utiliser, il sert à promouvoir les artistes régionaux de musiques actuelles.

De nombreux acteurs œuvrent pour mettre en valeur le patrimoine annécien. On peut citer la Société des Amis du Vieil Annecy qui est une association, fondée en 1932 à Annecy et qui est reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre le patrimoine annécien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis-à-vis de l'actualité de la ville d'Annecy.

Plusieurs sociétés savantes sont présentes dans la ville. La première est l'Académie florimontane, anciennement appelée Société florimontane. C'est une société savante fondée en 1606 à Annecy, disparue en 1610, puis réactivée en 1851. En 1607, Antoine Favre, François de Sales, Honoré d'Urfé et Claude Favre de Vaugelas avaient fondé une société savante avec un objectif d'instruction et d'éducation, dans l'hôtel Bagnorea dans Annecy, puis en 1851, un groupe de notables savoyards créèrent une Société florimontane qui deviendra ensuite Académie. La seconde société savante est l'Académie salésienne, fondée en 1878 par un groupe d'ecclésiastiques, parmi lesquels Monseigneur Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, et soutenu par son successeur, Monseigneur Louis-Ernest-Romain Isoard. Afin de se démarquer de l'autre société savante annécienne, l'Académie florimontane, la Salésienne dirigea ses travaux sur les textes théologiques et la vie de saint François de Sales. Aujourd'hui, l'Académie, d'après l'article 1er de ses statuts, a pour objet les études historiques et archéologiques concernant la Savoie (spécialement l'ancien diocèse de Genève) et tout ce qui a rapport avec saint François de Sales.

Le 7e art a sa place au sein de la cité. Les Annéciens ont à leur disposition plusieurs cinémas comme le Bonlieu Scène nationale, le Multiplexe Décavision, Les Nemours, la MJC de Novel (salle de Multiplexe), le Plan large (association de sensibilitation) et d'autres. Plusieurs fois la ville d'Annecy a servi de décor pour des films tels que Le Genou de Claire, film français d'Éric Rohmer, sorti en 1970 ; ou encore Le Plus Beau Métier du monde, un film français de Gérard Lauzier sorti en 1996… En 2004, Gaël Morel réalise le film intitulé Le Clan, sorti en salles durant l'année 2004. L'intrigue du film se déroule à Annecy et ses alentours. Au départ, Gaël Morel a situé son histoire à Toulon. Le financement du film a imposé des villes de Rhône-Alpes. Le choix d'Annecy avec le lac et les cours d'eau de montagne a imposé des réécritures : en sont issues les scènes du téléphérique et du parapente qui ont remplacé des scènes d'excursion dans une île au large du Var. Morel a néanmoins conservé l'importance de l'eau. Enfin saluons la présence à Annecy de l'actrice Anaïs Bret qui à l'âge de 6 ans, joua le rôle de Jeanne dans le film Les Fugitifs de Francis Veber aux côtés de Gérard Depardieu et Pierre Richard. Elle est actuellement professeur de physique à Annecy.

La ville compte de nombreux lieux de culte. Plusieurs confessions y sont représentées.

En haut



Lac d'Annecy

Lac d'Annecy vue panoramique.jpg

Lac de Haute-Savoie, le lac d’Annecy est réputé pour sa propreté. C’est un des lacs les plus propres du monde. C’est le deuxième lac de France après celui du Bourget, exception faite de la partie française du lac Léman.

Le lac s’est formé, il y a environ 18 000 ans, au moment de la fonte des grands glaciers alpins. Il est alimenté par plusieurs petites rivières, nées dans les montagnes environnantes (l'Ire, l'Eau morte, le Laudon, la Bornette, le Biolon...), et par une puissante source sous-lacustre, le Boubioz, qui jaillit à 82 m de profondeur.

Il est encadré à l’est par le massif des Bornes (la Tournette - 2 351 m, les Dents de Lanfon, le mont Veyrier et le mont Baron) et à l’ouest par le massif des Bauges (le Semnoz et le Roc des Bœufs), au nord par les agglomérations d’Annecy - Annecy-le-Vieux et au sud par la vallée vers Faverges qui prolonge le Bout-du-Lac.

Le lac déverse son trop-plein d’eau dans le Thiou et dans le canal du Vassé, qui se rejoignent et alimentent le Fier, à 1 500 m au nord-ouest d’Annecy, qui se jette lui-même dans le Rhône. C’est un lieu touristique très attractif, connu pour ses nombreuses activités nautiques.

Le lac est apparu il y a environ trente mille ans vers la fin de la 4e période glaciaire, dite glaciation de Würm, pendant longtemps le niveau du lac était plus bas de 5 à 7 mètres. Une sorte de trottoir, surnommé « la baleine », fait le tour du lac sauf sous le roc de Chère qui plonge directement à 40 mètres sous le niveau de l'eau.

Le lac d'Annecy possède plusieurs exemples de cités lacustres, villages préhistoriques du Néolithique et de l'âge du Bronze final, implantés tout autour du lac (à Annecy-le-Vieux, Annecy, Sevrier, Saint-Jorioz, Talloires, etc.). Le niveau du lac était plus bas à l'époque et les pilotis que l'on a retrouvés, notamment non loin de l'île aux Cygnes, étaient des pieux enfoncés dans le sol servant d'armature verticale aux cabanes. Cette hypothèse a été confirmée par une datation très précise à 3 783 av. J.C. attestant d'une occupation des marais de Saint-Jorioz avec un niveau inférieur de trois mètres et par la découverte à Sevrier d'un four de potier encore en place au fond du lac.

Ces vestiges montrent que des populations occupaient déjà le bord du lac depuis le début du néolithique. Une salle entière du Musée-Château d'Annecy est consacrée. à ces populations. Dès -5600 des chasseurs-cueilleurs sont présents, puis entre -4300 et -900 av. J.-C., ils ont été rejoints par des cultivateurs, des pêcheurs, des artisans bronziers et des potiers. En -1800 (âge du bronze), le lac a encore un niveau inférieur de 2,50 m à celui d'aujourd'hui; c'est l'époque où commence une occupation intensive de ses berges. En -1200, suite à une longue période de sécheresse, le niveau du lac est inférieur de 4 mètres à celui actuel, ce qui fait apparaître l'île de Chatillon (170 m de long sur 70 m de large, aujourd'hui sous l'eau. Les pêcheurs qui l'occupaient nous ont laissé une pirogue taillée dans un tronc de chêne datant de -900 av. J.-C. Cinquante ans plus tard en -850, c'est le début de l'âge du fer, une période où le climat devient plus froid et plus humide partout en Europe et lors de laquelle les villages lacustres sont abandonnés. Le niveau du lac d'Annecy se retrouve à un mètre au-dessus du niveau actuel, il s'étend alors sur une grande partie de la plaine des fins jusqu'aux premiers côteaux.

Les tribus gauloises Allobroges occupèrent très tôt les préalpes des pays de Savoie, les rives du lac d'Annecy et les terres environnantes, certainement dès le début du IVe siècle av. J.-C. et peut-être même avant. Après leur victoire, les Romains s’installent à partir de la fin du Ier s. av. J-C sur la rive nord du lac d’Annecy, dans la plaine des Fins, et fondent le Vicus de Boutae ou Bautas (la « cité des bœufs », future Annecy).

Lors de l'hiver 1573, alors que le lac est entièrement gelé, un riverain mesure entre le hameau de l'Étraz et le rive d'en face une largeur de 2 431 aunes.

En 1640, les eaux envahissent les bords immédiats du lac et les capucins organisent une procession pour implorer la clémence divine.

En 1655, la ville est envahie par les eaux qui submergent le puits Saint-Jean.

Lors du printemps 1711, petite époque glaciaire, le niveau du lac monte de 3,10 mètres au-dessus du niveau actuel, causant des inondations catastrophiques et d'énormes dégâts. Une partie des remparts s'effondre : « le lac a tellement enflé qu'il inonda les plaines voisines ».

En 1780, Horace Bénédict de Saussure est mandaté pour mesurer la profondeur du lac. Il effectue 47 sondages et trouve 180 pieds au Boubio soit 62 mètres.

En 1843, après une importante réparation le Chérubin rebaptisé Le Dauphin reprend du service.

En septembre 1844, le Dauphin, qui n'avait pas de quille et une coque pourrie, finit par craquer sous le poids des ans.

En juin 1861, début de l'activité du bateau à vapeur Couronne de Savoie, (32m x 3,90 m, 30 tonnes, 24 cv, 400 passagers), offert par à la ville d'Annecy, par Napoléon III. Sa propriété et sa gestion étaient municipales et sept débarcadères furent construits au frais de l'État par les Ponts et Chaussées pour l'accueillir dignement, à Veyrier, Menthon, Talloires, Doussard, Duingt, Saint-Jorioz et Sevrier. À Annecy, le chenal du petit port est ouvert.

En 1862, les travaux de Sadi Carnot permettent de rehausser le niveau du lac d'un mètre (côte 446,90 m).

En novembre 1863, le préfet publie le premier règlement de police, codifiant la navigation des bateaux de croisières et de transport de marchandises sur le lac.

En 1864, une révision du règlement de police est publiée.

Au printemps 1873, la Compagnie de navigation du lac d'Annecy est fondée par une poignée d'entrepreneurs locaux.

En mai 1874, début de l'activité du bateau à hélices à coque en fer L'Allobroge (26 m x 4 m, 15 tonnes, 24 cv, 150 passagers). Il livra une farouche concurrence au Couronne de Savoie municipal : guerre de prix et des horaires et même bagarres entre équipages.

Le 4 décembre 1876, l'altitude du lac est officiellement fixée à 447,07 mètres après une série de 252 observations dont la moyenne donnait 448,02 mètres.

Lors de l'hiver 1880, le lac connaît son avant-dernière glaciation importante.

En mai 1886, la Compagnie des bateaux à vapeur sur le lac d'Annecy est fondée avec un capital de 120 000 francs et remplace la CNLA dissoute. La nouvelle compagnie récupère l'Allobroge, rachète le Couronne de Savoie pour 65 000 francs.

En juillet 1887, début de l'activité du bateau à aubes Le Mont-Blanc (40,2 m x 9,20 m, 32 tonnes, 120 cv, 350 passagers).

Lors de l'hiver 1891, le lac connaît sa dernière glaciation importante. Il est complètement gelé du 31 décembre au 13 mars.

En juillet 1900, L'Allobroge fut coulé à quai par des gamins qui avaient ouvert un robinet de vidange. Il est renfloué après beaucoup d'efforts.

En 1902, dans le Dictionnaire géographique et administratif de la France, il est donné les chiffres suivants : altitude 446,52 mètres, surface 2 704 hectares, volume 1 123 5 millions m³, profondeur maximale 64,70 mètres avec un abîme de 80,60 mètres au Boubioz, longueur 15 km, moindre largeur 800 m entre Duingt et Talloires, plus grande largeur 3 350 mètres au niveau de Sevrier, périple 36 km, épaisseur des boues du fond du lac 50 à 55 mètres.

En septembre 1906, la sécheresse fait reculer le lac de 150 m avenue d'Albigny.

En mai 1909, début de l'activité du bateau à aubes France (47,23 m x 12 m, 40 tonnes, 350 cv, 700/800 passagers grâce à son triple pont, 23 km/h, coût 250 000 francs).

En 1918, les eaux submergent l'avenue d'Albigny.

En 1944, les eaux submergent l'avenue d'Albigny, il s'agit de la plus importante inondation depuis 200 ans : « La préfecture est changée en île et la foire baigne dans l'eau ».

En septembre 1947, la sécheresse fait reculer le lac de plus de 150 m avenue d'Albigny. Cette année-là fut « une année de disette sans moissons ni vendanges ».

Lors de l'hiver 1963, le canal de Vassé gèle ainsi que la baie de Talloires et la presuq'île de Duingt.

Un jour de l'hiver 1971, le vieux France coule mystérieusement. Son épave qui repose au fond du lac attire depuis les plongeurs passionnés.

En mai 1984, début de l'activité du Libellule, grand catamaran de croisières (60 m x 12 m, 2x210 cv, 595 passagers). Il s'agit du plus important bateau mis en service sur le lac d'Annecy. Il a été réalisé en près d'un an par des entreprises locales. L'inauguration a eu lieu le 28 mai 1984 avec comme parrain l'acteur Jean-Claude Brialy et la comédienne Marie-José Nat. Le réalisateur Claude Chabrol était aussi présent.

En juillet 1996, un important tremblement de terre agite la masse d'eau et en décembre de la même année, un glissement de terrain subaquatique se produit à la Puya.

En août 2003, une tempête particulièrement forte, coule plusieurs embarcations.

C’est un spectacle pyrotechnique, l'un des plus grands feux d'artifice d'Europe (il dure environ 1 h 30) rythmé par un thème musical, qui a lieu chaque année le premier samedi d'août. Il est tiré depuis le lac, face au Pâquier à Annecy. Des tribunes payantes sont installées, mais il est visible des hauteurs et des villes environnantes. Plus de 40 000 billets d’entrée sont vendus (gradins et pelouses) et plus de 150 000 personnes assistent à l'événement depuis les rives du lac, les collines et montagnes environnantes ou les embarcations rassemblées derrière la zone de tir du feu d'artifice.

L'origine de cette fête remonte au rattachement à la France du duché la Savoie qui a donné naissance aux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie. Du 29 au 31 août 1860, l'Empereur Napoléon III et l'Impératrice Eugénie sont les hôtes de la ville d'Annecy. Ils viennent assister aux festivités en l'honneur de ce rattachement. Une fête lacustre est organisée par la ville : c'est le début de la Fête du Lac. Au cours des années, cette fête prendra différents aspects pour devenir, à partir de 1950, un grand événement touristique comme celui que l'on connaît aujourd'hui.

Il se trouve au Musée-Château d’Annecy dans la vielle ville. C’est une exposition permanente sur les lacs des Alpes françaises et notamment sur le lac d’Annecy. On y découvre les différents types de lac, leur peuplement, faune et flore. Sont également exposés des objets du passé, parfois lointain (préhistoire) découvert au bord du lac.

Le lac d’Annecy, entouré de ses montagnes et de son environnement romantique et sauvage, a inspiré de nombreux peintres de sensibilités différentes, tous attirés par cette lumière particulière, changeante et se reflétant dans les eaux.

Voir l'article spécialisé : les peintres du lac d'Annecy.

Déversoir naturel de toutes les eaux usées des communes environnantes, menacé d’eutrophisation par les algues trop présentes, dès les années 1950, une vaste prise de conscience a permis la mise en œuvre de mesures qui l’ont sauvé.

Il est à souligner, pour l’édification de tous, que certains, à l’époque, présentaient cette mort lente du lac comme une des conséquences irrémédiables, du développement industriel et du progrès économique, chose qu’il fallait accepter.

Alertées par le docteur Paul Servettaz, huit communes décidèrent de s’engager en pionnières dans la sauvegarde de leur lac. Elles créèrent en 1957 le SILA (Syndicat intercommunal du lac d’Annecy), qui s’est transformé, le 1er janvier 2001, en Syndicat mixte du lac d’Annecy (toujours SILA) et réunit actuellement 10 groupements intercommunaux, représentant 113 communes, soit une population de 250 000 habitants.

En 1957, un premier réseau complet d’assainissement est construit avec collecteurs, stations de pompage et une station d’épuration. En 1994, une nouvelle usine de dépollution est construite. À ce jour, le lac reçoit seulement les eaux de pluie et celles des sources et des cours d’eau qui l’alimentent.

L'eutrophisation a diminué mais quelques problèmes persistent. Ainsi le 2 avril 2008, les préfets de Savoie et de Haute-Savoie ont du interdire la pêche (pour consommation et commercialisation) de l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) dans Le Lac Léman, ainsi que dans le Lac du Bourget et dans le Lac d'Annecy, en raison de taux très élevés de polychlorobiphényles (PCB) et dioxines. Il a été montré que les taux étaient « supérieurs aux normes réglementaires » pour deux échantillons de ces poissons « les rendant impropres à la consommation humaine et animale », « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses officielles que ces mesures ne s’avèrent pas utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique » en attendant qu'une enquête de l’Agence française de sécurité sanitaire de aliments (Afssa) précise l'ampleur du problème (La pêche sans consommation du poisson reste autorisée, ainsi que la baignade et les sports nautiques, car les PCB sont faiblement solubles dans l’eau). Les dernières analyses réalisées ont permis d'autoriser à nouveau, depuis le 23 juin 2008, la consommation d'ombles chevalier dans la mesure où sa taille est inférieure à 40 cm.

Les compétences du SILA (Syndicat mixte du lac d’Annecy) sont la collecte et le traitement des eaux usées et le traitement des déchets ménagers. Il s’occupe en plus des aménagements liés au lac, notamment la piste cyclable autour du lac, qui est réalisée sur la partie ouest : dans Annecy et de Sévrier à Faverges (maintenant jusqu'à Marlens).

On trouve : bruant des roseaux, cygne (il y a même eu, en 2002 et 2003, un rarissime cygne noir vers la réserve naturelle du Bout-du-lac), cormoran, fauvettes (rousserolle turdoïde, verderolle et effarvatte), foulque, goéland, grèbe huppé, héron, mouette rieuse et râle d'eau. Plus rares, goéland cendré, gros-bec casse-noyaux, martin-pêcheur.

Les canards, il en existe plusieurs espèces. Les plus nombreux sont les canards colvert, mais on trouve aussi, eider à duvet, fuligule milouin, fuligule morillon, harle bièvre, macreuse brune. Plus rares, canard chipeau, garrot à œil d'or, harelde boréale (les hivers très froids), nette rousse.

Parmi les espèces migratrices et autres qu'on trouve autour du lac on peut citer : alouette des champs, coucou, fauvette à tête noire, guêpier d'Europe, hirondelle, martinet alpin, martinet noir, pigeon ramier, rougequeue noir et tarier pâtre.

Depuis 1999, la population d'oiseaux est en décroissance rapide. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux et la fédération des chasseurs, le nombre d'oiseaux, des espèces sur lesquelles porte l'étude, aurait diminué de 45 % sur la période 1999-2005.

Les espèces les plus en déclin sont le canard colvert (-76 %), le harle bièvre (-65 %), le fuligule morillon (-62 %) et le cygne tuberculé (-56 %).

Plusieurs facteurs semblent être la cause de cette baisse de population, alors que dans le reste de la France ou même dans la région, le nombre d'oiseaux tend plutôt à augmenter.

Cependant la ressource piscicole est assez faible, puisque elle est estimée entre 90 et 100 tonnes de poisson pour tout le lac, ce qui permet une pêche annuelle maximale de 30 tonnes à répartir entre pêcheurs professionnels et amateurs.

À la fin des années 1990, la découverte de silures dans le lac — aujourd'hui disparues — avait jeté l'émoi au sein de la communauté des pêcheurs.

Les réserves naturelles (cf ci-dessous) accueillent une grande variété d’espèces, au Bout-du-Lac, on a dénombré 476 espèces végétales dont 17 orchidées, au Roc de Chère, c’est 508 espèces végétales dont 28 orchidées.

En 1928, année de l’étude de Marc Le Roux sur la faune et la flore du lac, les roselières s’étendaient sur 180 ha (1,8 km²). En 1976, elles n’étaient plus que sur 16 ha (0,16 km²) et cela s’est encore un peu amenuisé à notre époque même si des mesures ont été prises comme la création de la réserve naturelle du Bout-du-Lac, les restrictions de navigation, la plantation de pieux, etc.

La principale roselière est celle du Bout-du-Lac, il y ensuite celles de Saint-Jorioz et d’Annecy-le-Vieux au petit port.

La roselière est un élément important de la vie du lac, c’est en effet une zone d’eau peu profonde où l’eau se réchauffe très vite et où la vie permet de prospérer. D’abord les plantes aquatiques qui vont permettre aux animaux de se nourrir, mais également de se cacher et se reproduire.

Elle joue également un rôle dans la propreté du lac, à la façon d’une station d’épuration : elle filtre les matières et permettent leur décantation. De plus, les plantes comme les roseaux assimilent dans leur tissus des polluants comme le phosphore, le nitrate, mais également le cyanure ou des hydrocarbures.

Dernier point, elle permet d’absorber une grande quantité d’eau en cas de crue, en particulier là où débouche les petites rivières qui alimentent le lac. Ce qui participe à la stabilité du niveau du lac.

Située à l’extrême sud du lac, c’est un havre de paix de 84 ha protégé depuis 1974. Deux rivières (l’Ire et l’Eau Morte) y coulent, et son territoire est couvert de forêts et de roseaux sauvages. C’est un marais qui autrefois absorbait les variations de niveau du lac.

Un sentier en bois permet de cheminer au cœur même du marais, entre les roseaux, pendant une demi-heure de marche, jusqu’à la Tour Beauvivier, vestige d’une maison forte du Moyen Âge.

Les foulques, les grèbes huppés, les canards colvert, les lézards et 3 familles de castors ont fait du marais leur habitat. De nombreux oiseaux aquatiques viennent y hiverner et se reproduire. On peut y admirer le colchique, le houblon, le sceau de Salomon et des orchidées. Plus dur sera d’observer la rare gentiane pneumonanthe.

Le roc de chère est un site écologique majeur, une petite avancée rocheuse au bord du lac sur la rive est, situé sur le territoire de la commune de Talloires. C’est un espace protégé, depuis 1977 d’une superficie de 69 ha (0,69 km²).

Apparue en 1994, la « puce » qui est en fait une cercaire, une larve microscopique, qui pénètre dans la peau de l’homme et provoque une infection cutanée, « la dermatite du baigneur » a connu son paroxysme en 2002.

Le cycle parasitaire commence par des escargots aquatiques (limnées) infectés par les excréments d’oiseaux, la larve s’échappe de son hôte pour les oiseaux, surtout des canards, le ver femelle pond des œufs qui sont évacués avec les selles de l’oiseau et le cycle recommence. Chez l’homme, hôte accidentel, la larve meurt rapidement mais provoque une démangeaison et des éruptions cutanées qui disparaissent au bout de 1 à 2 semaines.

L’homme est le vrai responsable du problème, car en donnant du pain aux canards, il favorise leur surpopulation et l’abandon de leur migration, d’autant plus que la chasse est interdite sur le lac d’Annecy.

Des canards gourmands trop nourris de pain, ont une ration excessive de gluten, ce qui entraîne pour ces oiseaux des troubles digestifs et beaucoup trop de rejet d’excréments.

À l’automne 2002, lors de la première campagne, à peu près 450 canards ont dû être abattus, dont plus de 90% étaient infectés, d'autres ont été abattus en 2003 et en 2004.

L'avenir du lac est menacé par l' Abrogation partielle de la Loi littoral autour des lacs de montagne de plus de 1 000 hectares votée en seconde lecture à l'assemblée en 2005 (seuls quelques députés etaient présents) et contre laquelle se mobilisent les habitants et l'ex maire d'Annecy Bernard Bosson qui refuse le bétonnage programmé de la région.

Il n’est pas possible de dire que le lac d’Annecy ait connu une véritable culture de la vie sur le lac, telle qu’on peut la connaître par exemple sur certains lacs italiens.

Les bords du lac ont été jusqu’à une époque récente considérés comme malsains à cause de l’humidité. Seuls quelques pêcheurs avaient élu domicile sur les bords. Les villages étaient toujours situés en hauteur à quelques centaines de mètres du lac.

La navigation ne se développait réellement qu’en été, car ce sont les touristes qui l’ont pratiquée et en ont lancé la mode.

À l’époque des vapeurs à aubes, 12 débarcadères furent construits autour du lac : Annecy, Beau-Rivage, Sévrier, Saint-Jorioz, Duingt, Bredannaz, Doussard-Bout du Lac, Angon, Talloires, Menthon-Saint-Bernard, Veyrier, Chavoires. Depuis certains ont disparus : Beau-Rivage, Bredannaz, Angon, Chavoires.

La CNLA propose des croisières de 45 min à 2 heures, un service de desserte omnibus des ports du Lac d’Annecy. Elle propose aussi des déjeuners et des repas dansants sur le Libellule.

Après la Seconde Guerre mondiale, pendant les années 1950 et 1960, le lac a vu aussi apparaître des hors-bords italiens « Riva » qui étaient la coqueluche des gens du showbiz. On peut toujours en apercevoir et même en louer du côté du Pont des Amours à Annecy.

Il existe aussi une association « Les Vieux Safrans » spécialisée dans la restauration des bateaux en bois et qui est installée dans la zone industrielle de Seynod.

Une autre association « Voile et canots » a pour objectif de promouvoir la navigation traditionnelle sur le lac en développant tout un art de vivre sur l’eau, par exemple, accès par bateau aux hôtels et restaurants.

Le lac d’Annecy est en fait un petit plan d’eau au milieu des montagnes, avec une spécificité qui rend les couloirs de vent assez déroutants. Ce sont ces vents inattendus qui font justement tout l’intérêt de la navigation sportive sur les lacs de montagne en général.

La pratique des sports de voiles sur les lacs de montagne exige donc beaucoup d’anticipation et de réactivité. Les régates n’y sont jamais ennuyeuses.

La pêche de loisir sur le lac d'Annecy est l'activité la plus importante en nombre de pratiquants : 1 200 pêcheurs exercent leur loisir en bateau et environ 600 pêchent près du bord. La gestion de cette activité est assurée par l'association Annecy Lac Pêche sise aux Marquisats. L'association a la charge de la gestion piscicole, de la distribution des cartes de pêche ; son activité ne se limite pas à la pêche et elle est un acteur important de la protection du milieu et de son environnement.

Il est prévu d’avoir une piste cyclable qui permette de faire complètement le tour du lac. Pour l’instant, il y a un tronçon existant dans Annecy, et une grande portion de Sévrier à Doussard, qui continue ensuite sur Faverges et s'arrête à Ugine, dans le département de la Savoie, grâce à une nouvelle extension ouverte en 2007. Ugine est ensuite reliée à Albertville. Ce tronçon débuté en 1976 reprend le tracé de l’ancienne voie de chemin de fer d’Annecy à Faverges. Le chaînon manquant entre les Marquisats (Annecy) et Sevrier est terminé depuis l'été 2005.

Actuellement existe un projet de créer une piste de cyclable sur la rive Est. Cette piste suivrait la route départementale mais aura comme désavantage de supprimer l'accès aux rives du lac par la suppression des emplacements dit parking qui donne un accès aux habitants et aux touristes.

La 18e étape du Tour de France 2009 sera un contre-la-montre autour du lac.

Le lac, très propre, permet de s’adonner en de nombreux endroits à la natation et au plaisir de la baignade. L’été, la température de l’eau atteint 22 à 24 °C. Tous les ans depuis 1931, le 15 août, une traversée du lac ouverte à tous est organisée : 1 000 m entre la Plage de l'Impérial et les Jardins de l'Europe, 2 400 mètres au départ de Chavoires.

Entourée de montagnes la pratique de l'escalade et de la via ferrata y est relativement développée.

Les falaises avoisinant Annecy permettent l'escalade en grandes voies mais aussi sur sites sportifs. La communauté de grimpeur est importante.

Les véliplanchistes disposent de deux lieux particuliers où ils peuvent faire de la planche à voile, mais aussi à partir d’une dizaine d’autres endroits. La pratique du « kite-surf » est autorisée uniquement vers Saint Jorioz (source : Service de la navigation).

Le lac permet la pratique de la plongée sous-marine en de nombreux endroits et à diverses profondeurs, été comme hiver (eau à 5 °C). Des commerces spécialisées possèdent des écoles et il existe bon nombres d’associations tout autour du lac. Des sites archéologiques lacustres et des épaves (notamment Le France qui repose à -42 mètres) peuvent ainsi être visitées.

Le lac est un cadre exceptionnel pour la pratique du roller que se soit sur la piste cyclable ou sur le Pâquier.

Certaines bases nautiques disposent de bateaux puissants pour pratiquer le ski nautique. Cette discipline trouve sur le lac des conditions optimales même meilleures qu’en mer. Avant la guerre, Annecy fut un grand centre de pratique du ski nautique en France et surtout de centre d’essai pour les nouveaux équipements.

Certains bateaux sont équipés de barres latérales pour permettre aux débutants d’apprendre à skier sur l’eau sans être tiré par une corde, avec une réussite garantie. Pour les plus expérimentés le « wakeboard », qui est une sorte de « snowboard » sur eau, leur est proposé. Les professionnels disposent à Sévrier d’un slalom et d’un tremplin pour le ski nautique de compétition.

La spéléologie se pratique dans les massifs montagneux entourant le lac, notamment le Parmelan. Composés de calcaire, l’action de l’eau y a creusé des grottes pour le plaisir des spéléologues.

Avec ses 14,5 km de long et une largeur correcte, le lac permet une bonne pratique de la voile, les vents dominants du nord ou du sud étant dans le sens de la longueur. On trouve des clubs de voile dans la plupart des ports des communes riveraines.

Elle est organisée tous les 15 août. Il y a 2 courses organisées (2 400 m et 1 000 m) ouvertes aux licenciés mais également aux amateurs. Pour la première fois en 2008, la Traversée du Lac intègre le circuit de la coupe de France de natation en eau libre. En plus des deux courses habituelles, un nouveau tracé de 5 km sera réservé aux licenciés.

C’est une course en binôme avec 2 coureurs et 1 vélo. Ils doivent se relayer durant les 46 km du tour du lac.

Que le brouillard léger du matin les voile, que le plein soleil en éclaire la splendeur, que le soir les revête d'une gaze de feu, que le flot s'endorme ou que le vent murmure, toujours sur ces doux rivages habite la paix.

Un autre grand voyageur, l'archéologue Gaston Deschamps a aussi beaucoup apprécié le lac dans les années 1890.

Gaité du lac. Les eaux molles et tièdes, couleur d'azur et couleur d'argent, frôlent de leurs franges d'écume les grosses pierres noires amoncelées sur la rive. L'eau est si pure, qu'on voit, comme à travers une glace, la végétation des fonds. (…) Au soleil de la chaude saison, le lac resplendit : son azur calme est chatoyant, plissé par les remous qu'éveillent les brises, nacré de vert par les fonds de sable, pailleté de vif-argent par les caprices de l'écume. (…) Nuit très douce. L'eau, qui chuchotait le long du bordage, semblait me dire des mots de consolations. J'ai vu un paysage merveilleux, tout baigné de lumière bleue et de clartés dormantes. La Roche-Murraz, la Tournette semblaient aériennes, irréelles, perdues dans une brume d'argent qui grandissaient les formes en estompant les contours. Une planète d'or scintillait au-dessus des crêtes dentellées de Lanfon.

Un auteur-compositeur-interprète britannique, également instrumentiste, arrangeur musical et producteur, Bill Pritchard a été charmé par le lac en 2005.

Mon Dieu, le van commence vraiment à sentir mauvais. Malgré nos meilleurs efforts. Même moi je l'ai remarqué. Bon il faut dire que nous roulons sans climatisation en pleine canicule cette semaine. Annecy est en fait tout près de la frontière Suisse et franchement c’est (incroyablement) pittoresque. Il y a un lac, le plus joli et le plus propre que j’ai jamais vu de ma vie — en dehors de la Suisse. Concernant le concert, la salle et le public étaient aussi impressionnants que ce lac. Aussi un mot pour le gars qui était le réalisateur du Brise Glace : merci Bertrand, c’était sincèrement un grand plaisir.

En haut



Communauté de l'agglomération d'Annecy

200410-C2A Annecy.PNG

La Communauté de l'agglomération d'Annecy (ou C2A) est une structure intercommunale française qui associe les communes de l'agglomération d'Annecy, dans le département alpin de Haute-Savoie, dans la partie septentrionale du quart sud-est de la France.

L'agglomération d'Annecy est un important centre industriel, tertiaire et touristique. On y trouve des activités variées : construction mécanique électrique et électronique, équipement pour le ski, textile et agroalimentaire. D'importantes sociétés y ont leur siège comme, entre autres : Alcatel Vacuum Technology, Banque Laydernier, Baïkowski (Groupe PSB), Fusalp, Provencia, Rena (Groupe Mars), Salomon, Mavic (Groupe Salomon), Sopra.

L'université d'Annecy-le-Vieux accueille 4 000 étudiants, un centre de recherche de physique des particules y est installé. Historiquement, on peut aussi citer la fonderie de cloches Paccard, qui coula la Savoyarde du Sacré-Cœur et la cloche du Millénium à New York.

Chaque année, l'agglomération accueille en moyenne 2 000 nouveaux arrivants, 1 300 emplois sont créés et dix hectares de locaux sont construits. Le bassin annécien comptait environ 172 000 habitants en 2002 et 215 000 habitants à l'horizon 2020 avec une progression des déplacements de 4 % par an.

Depuis les années 1960, de nombreuses communes de l'agglomération travaillaient déjà ensemble dans le cadre de syndicats intercommunaux. En 1991, la fusion de trois d'entre eux avait donné naissance au district de l'agglomération annécienne sous la forme d'un établissement public de coopération intercommunale, compétent en matière de déplacements urbains, d'aménagement du territoire, d'urbanisme et de développement économique.

Dans le cadre de la loi Chevènement du 12 juillet 1999 sur l'intercommunalité, cette structure a laissé la place, depuis le 1er janvier 2001, à la communauté d'agglomération annécienne, rapidement renommée « d'Annecy », car il y avait de nombreuses confusions avec la « communauté d'agglomération nancéienne ». Elle fédérait à sa création dix communes (Annecy, Annecy-le-Vieux, Argonay, Cran-Gevrier, Épagny, Metz-Tessy, Meythet, Poisy, Pringy et Seynod), soit une superficie de 95,48 km² et une population de 124 994 habitants (population sans doubles comptes, 1999).

Depuis le 1er janvier 2002, trois autres communes ont adhéré à la C2A : Chavanod, Montagny-les-Lanches et Quintal, augmentant sa superficie de 26,87 km² et la population de l'agglomération de 2,5 % (soit 128 128 habitants).

La commune de Sévrier, pourtant la plus proche du centre d'Annecy, ne fait pas partie de l'agglomération pour des problèmes politiques.

Le 17 avril 2008, Jean-Luc Rigault, nouveau maire d'Annecy, succède à Bernard Bosson à la présidence de la communauté d'agglomération.

Le District avait déjà des compétences dans la gestion commune de l'agglomération, la transformation en C2A en a modifié la structure : l'agglomération a repris le développement économique, l'aménagement de l'espace communautaire (transports urbains, environnement, gestion des équipements d'intérêt commun, voirie), la politique de la ville et le logement social. Mais elle a aussi entraîné un renforcement et un accroissement de ces compétences en intégrant dans son champ d'action : la culture, l'environnement, les services aux personnes âgées, le sport, le développement des technologies de l'information et de la communication, le développement universitaire, mais aussi l'eau, les ordures ménagères et la constitution de réserves foncières.

Ces services, autrefois de la compétence des communes sont donc passés dans les mains de l'agglomération, en ouvrant dans certains cas d'importantes luttes d'intérêts politiques et d'influences, ce fut le cas notamment pour l'eau, les ordures ménagères, les services aux personnes âgées et le logement social.

Depuis 2004, le Contrat de Développement Rhône-Alpes pour le bassin annécien est en préparation. Ce contrat regroupe sept EPCIs (Établissement public de coopération intercommunale), avec la Communauté de l'agglomération d'Annecy, la Communauté de communes de la Rive Gauche du Lac d'Annecy, la Communauté de communes du Pays de Faverges, la Communauté de communes de la Tournette, la Communauté de communes des Vallées de Thônes, le Syndicat intercommunal Alex, Balme-de-Thuy, Dingy-Saint-Clair, et le Syndicat mixte du Lac d'Annecy, soit au total 46 communes et 176 000 habitants.

Le budget initial 2001 de la C2A était de 160 millions d'euros, en 2003 il a été de 172 millions d'euros.

La Communauté de l'agglomération d'Annecy est administrée par un conseil communautaire composé de 100 élus titulaires et de 91 élus suppléants issus des Conseils municipaux des communes membres. Le Bureau est dirigé par le Président, Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, un Premier Vice-Président, Bernard Accoyer, maire d'Annecy-le-Vieux et 18 autres Vice-Présidents.

Avec l'acquisition des compétences, l'agglomération est devenu un employeur important, par le transfert d'une partie du personnel depuis les communes. Elle regroupait début 2004, près de 840 agents.

Le prix de l'immobilier est très élevé. Conséquence de cette cherté, le taux de rotation — c’est-à-dire le taux d'appartement ayant changé d'occupant — est très bas à 20 % (printemps 2003) et le taux de logements vacants bien plus faible encore à 1,3 % (la norme usuellement admise comme normale est de 5 %). Pour une offre, il y a une trentaine de demandes.

Particularité du marché, il n'y a souvent pas de différence entre le prix du neuf et celui de l'ancien.

Officiellement appelé « Aéroport Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc », il est géré depuis janvier 2007 par le Conseil général. La C2A participe au financement de la structure à hauteur de 120 000 € en 2006.

Annecy étant à plus de trois heures de train de Paris, cet aéroport est viable dans les conditions actuelles, au moins pour les cinq prochaines années. Plus de la moitié des passagers sont des cadres d'entreprises. En 2006, 63 343 passagers ont utilisé les services de cet aéroport, dont la principale ligne est une desserte depuis et vers l'aéroport d'Orly.

L'aéroport d'Annecy-Meythet dans les conditions techniques actuelles ne peut accueillir les biréacteurs supérieurs à 100 passagers et aucun allongement de la piste n'est réalisable.

Le nouvel hôpital de l'agglomération, devrait être ouvert au printemps 2008. Il est implanté au nord d'Annecy sur le territoire de la commune de Metz-Tessy. Conçu dans l'esprit d'une cité jardin hospitalière, il comportera 372 chambres individuelles et 143 chambres à deux lits. À l'intérieur, une rue centrale de 240 mètres par 130 mètres, comportant quatre autres rues superposées, constitue la desserte principale à partir du hall général d'accueil. Elle est ouverte à l'ouest sur un jardin et alterne patios et carrefours de liaison verticaux (ascenseurs et escaliers ouverts).

1 251 place de stationnement sont disponibles dont un parking de 374 payantes.

En haut



Source : Wikipedia