Angleterre

3.4076163610895 (1418)
Posté par hal 10/03/2009 @ 14:13

Tags : angleterre, football, sport, royaume-uni, europe, international

Dernières actualités
OM : Civelli finalement en Angleterre ? - Foot Mercato.net
En passe de perdre un de ses meilleurs défenseurs, Everton serait déjà sur la piste d'un remplaçant à son international anglais. Et une fois n'est pas coutume, la cible se trouve dans le championnat de France. D'après le Mirror, il s'agit du défenseur...
Royaume Uni : La Banque d'Angleterre doute d'un prompt ... - Les Échos
Il semble plus incertain que jamais que la Grande-Bretagne se rétablisse rapidement et sorte d'une des pires récessions qu'elle ait connue depuis des décennies, a déclaré mercredi Mervyn King, gouverneur de la Banque d'Angleterre (boe)....
Halilhodzic nouvel entraîneur en Angleterre ? - Football.fr
Vahid Halilhodzic est-il en manque de la gestion d'un club ? Depuis quelques jours, l'ancien coach du Paris Saint-Germain affirme volontiers son envie de diriger une équipe de Premier League. "Tout peut arriver. Je négocie, mais je ne peux pas en dire...
Heinze vers l'Angleterre ? - Eurosport
Evoqué au PSG, Gabriel Heinze suscite également l'intérêt de plusieurs clubs anglais comme Chelsea, Manchester City et Tottenham. Liverpool serait également intéressé après le départ de Sami Hyypia pour le Bayer Leverkusen. "Ça ne me dérangerait pas de...
Murray et l'Angleterre: un mariage de raison - 20minutes.fr
Il faut dire que l'impétueux Murray avait donné le bâton pour se faire battre en osant déclarer «soutenir n'importe quelle équipe qui battra l'Angleterre», peu avant la Coupe du Monde 2006. Depuis, l'Ecossais est revenu sur ses propos et tâche de...
Euro -21: Angleterre et Allemagne passent - Europe1
L'Angleterre et l'Allemagne, en se neutralisant à Halmstad (1-1), se sont qualifiées pour les demi-finales du championnat d'Europe des moins de 21 ans qui se déroule en Suède du 15 au 29 juin. A Göteborg, si l'Espagne s'est débarrassée de la Finlande...
Zubar attendu chez les Wolves 24/06/2009 17:51 - France Football
Arrivé en provenance de Caen en 2006, Zubar ne s'est jamais vraiment imposé au sein de la défense phocéenne et pourrait rebondir du côté de l'Angleterre. Selon le site Internet de Skysports, le défenseur et son entourage sont attendus jeudi à...
Joe Hart (Manchester City) prêté à Birmingham - Le Parisien
Hart, jeune gardien de 22 ans, une fois sélectionné en équipe d'Angleterre contre Trinité-et-Tobago il ya un an, et qui a disputé 50 matches en D1 anglaise, n'était plus titulaire à Manchester City depuis l'arrivée de l'Irlandais Shay Given,...
Euro-2009 Espoirs - La Suède et l'Italie qualifiées pour les demi ... - Le Monde
La Suède, hôte de l'Euro-2009 Espoirs, et l'Italie se sont qualifiées mardi pour les demi-finales de la compétition et rejoignent l'Angleterre et l'Allemagne. La Suède, qui termine 2e du groupe A, a battu la Serbie 3 à 1 à Malmö et affrontera...
Revivez le Grand Prix d'Angleterre en live comme-à-la-maison - 20minutes.fr
Pole-position, meilleur tour en course et victoire finale, Sébastian Vettel a survolé le week-end. L'Allemand s'impose devant son coéquipier Mark Webber. Ce Grand Prix de Grande-Bretagne a confirmé la montée en puissance des Red-Bull....

Angleterre

Localisation de l'Angleterre en Europe

L’Angleterre (en anglais England) est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Elle est de loin la plus peuplée, avec 50 763 000 habitants (en 2006), qui représentent 83,8% de la population du Royaume-Uni, et la plus grande avec une superficie de 131 760 km2, soit environ les deux-tiers de l'île de Grande-Bretagne. L'Angleterre a une frontière commune avec l'Écosse au nord et le Pays de Galles à l'ouest. Elle est bordée par la mer du Nord, la mer d'Irlande, la mer Celtique, le canal de Bristol et la Manche. La langue officielle est l'anglais et la monnaie est la livre sterling (£). Le système politique repose sur une monarchie parlementaire. La monarchie anglaise est l'une des plus vieilles au monde.

L'Angleterre est devenue un état unifié au cours du Xe siècle et tire son nom des Angles, l'une des tribus germaniques qui s'installèrent sur son territoire aux Ve et VIe siècles. La capitale de l'Angleterre est Londres, première aire urbaine de Grande-Bretagne et, selon les critères retenus, de l'Union européenne. L'Angleterre est au nombre des pays ayant une forte influence culturelle dans le monde. C'est là que s'est développé la langue anglaise ; Londres fut le centre de l'Empire Britannique, et le pays vit les débuts de la Révolution Industrielle. L'Angleterre fut la première démocratie parlementaire au monde.

Le Royaume d'Angleterre constitua une entité distincte jusqu'au 1er mai 1707, date à laquelle l'Acte d'Union l'unit au Royaume d'Écosse pour créer le Royaume de Grande-Bretagne, la principauté de Galles appartenant déjà à l'état anglais.

Le nom « Angleterre », qui remplaça celui de « Bretagne », tire son origine de l'invasion entre les Ve et VIIe siècles de l'île de Bretagne par les Anglo-Saxons qui, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Brittons (Celtes brittoniques) furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne. Ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l'Angleterre. Ils y étaient établis depuis le Ve siècle av. J.-C.

À partir du milieu du Ve siècle, les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne. Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britanniques du Nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.

Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussit à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.

Jusque récemment, on croyait que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations bretonnes, ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées, ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avancée. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.

En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (C. Capelli et alii. Un recensement de chromosomes Y des îles britanniques, Biologie Courante 13). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l’Université de Birmingham ; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux a été seulement très légèrement colonisée par les Angles et les Saxons.

Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans ce qui allait devenir l’Angleterre et qu’ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre, semble-t-il, si l'on en croit le chercheur) et ont ainsi contribué à donner au peuple anglais sa physionomie originale, au demeurant bien plus celtique que germanique.

D'autres, notamment les Cornouaillais et les Combriens s'apparentent aux Bretons, d'où une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être anglais mais cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais a été influencé par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot « rêve » est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont d'origine scandinave.

Le legs principal laissé à l' Angleterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Écosse sont dérivés des noms de lieux bretons d'origine, y compris Londres, Dumbarton, York, Dorchester, Douvres et Colchester. On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie d'origine bretonne, en particulier bre, bal pour les collines, carr pour un endroit rocheux élevé, coomb » pour une petite vallée profonde.

L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcelée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais à nouveau perdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.

En 1066, les Normands de Guillaume le Conquérant s'emparent de l'Angleterre, ouvrant le pays aux influences continentales.

La guerre civile anglaise s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.

La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.

L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.

La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés à travers le monde laissant une petite mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre.

La loi dite Wales and Berwick Act de 1746 avait établi que l'« Angleterre » comprendrait le pays de Galles. Mais cette loi fut réitérée en 1967 par la loi dite Welsh Language Act et, depuis cette date, l'« Angleterre » légale ne comprend plus le pays de Galles. L'Angleterre légale fut établie définitivement en 1974 en conséquence de l'effet de la loi dite Local Government Act de 1972 qui rattacha la ville de Berwick à l'Angleterre et le comté de Monmouthshire au pays de Galles.

Par des cartes des profondeurs de la Manche dressées par des sonars ultraperfectionnés, une gigantesque vallée au fond de la mer a pu être reconstituée en 3D, présentant les caractéristiques de l'érosion due à l'écoulement du fluide. Le cataclysme se serait produit il y a 400 000 ans à la suite de la rupture d'un barrage naturel existant entre Douvres et Calais. Le lac glaciaire en amont se serait écoulé à un débit supérieur à 1 million de mètres cubes par seconde dans cette vallée séparant l'île du continent. Une seconde inondation se serait reproduite il y a 160 000 ans. Cette découverte explique l'isolement soudain des hommes occupant l'Angleterre et leur différenciation génotypique.

En haut



Équipe d'Angleterre de rugby à XV

L'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande.

L'équipe d’Angleterre de rugby à XV est l’équipe représentant l'Angleterre dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).

Elle est sous le patronage de la Rugby Football Union. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est au 2 février 2009, sixième du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est un sport populaire en Angleterre. L'équipe d'Angleterre, surnommée le « XV de la rose », dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l’hémisphère Sud, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande et elle tente tous les quatre ans de remporter le trophée majeur, la Coupe du monde de rugby. Elle a remporté la Coupe du monde de rugby à XV 2003. Elle est finaliste de l'édition de 2007.

Le XV de la rose a un palmarès inégalé dans le rugby à XV dans le Tournoi des six nations.

Les Anglais jouent en blanc avec une rose sur le cœur. Le « XV de la Rose » évolue à domicile au stade de Twickenham.

Selon une légende tenace, le rugby à XV remonte au geste de William Webb Ellis, qui, en 1823, au cours d'un match de football, se serait saisi du ballon à pleines mains alors qu'il jouait au Collège de Rugby.

Des anciens élèves de nombreuses écoles privées (et en premier lieu celle de Rugby) répandent le jeu dans la première moitié du XIXe siècle. Celui-ci trouve sa place dans les universités (un club est formé à Cambridge en 1839) et dans des clubs de Londres et de province.

La fondation du club de Blackheath, qui est déterminant dans la genèse du jeu, date de 1858. Ce club adhère à la Football Association (FA) en 1863 puis, après sept années de cohabitation avec les footballeurs, quitte la FA pour fonder une fédération spécifique qui règlemente le jeu à la main : c'est la Rugby Football Union (26 janvier 1871).

La première rencontre internationale de l'équipe d'Angleterre de rugby à XV a lieu contre l'Écosse le dimanche 27 mars 1871. Ce n’est pas seulement le premier match de l'Angleterre, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes,.

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby à XV n'avait pas encore de stade adapté pour un match international. Il est disputé par deux équipes de 20 joueurs, en deux mi-temps de 50 minutes. Les Écossais gagnent le match par 1 essai et 1 but marqués contre 1 essai pour les Anglais.

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L'Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal). Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l'Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV). Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l’Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations.

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board,.

Pendant cette période, l'équipe d'Angleterre s'ouvre à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.

Le tournoi britannique 1890 voit une victoire partagée entre l’Angleterre et l’Écosse, l’année suivante l’Angleterre perd son match contre l’Écosse qui remporte alors le Tournoi.

L’Angleterre prend sa revanche en 1892, elle gagne le Tournoi avec une triple couronne à la clé. Cependant, elle a moins de réussite les deux années suivantes avec une seule victoire par an.

Après deux victoires dans le Tournoi, l'Angleterre entre dans une période noire sans succès majeur. En 1895, l’Angleterre gagne deux matchs mais perd contre l’Écosse (6-9) qui remporte cette édition du Tournoi. La période 1896-1899 n’est pas fameuse : une seule victoire en 1897 et une en 1898.

Après avoir gagné un match, fait un match nul et concédé une défaite face aux Gallois en 1900, l’Angleterre ne gagne aucun match en 1901. Le XV de la rose se reprend l'année suivante, en 1902, en remportant deux matchs mais perd à nouveau tous ses matchs en 1903. Le Pays de Galles est alors inaccessible pour les Anglais qui de 1900 à 1909, perdent neuf matchs pour un nul et aucune victoire contre les Diables Rouges (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) . Après avoir gagné un match, fait un match nul (contre les Gallois) et concédé une défaite en 1904, l’Angleterre perd encore tous ses matchs en 1905, et elle termine l’année en perdant sa première rencontre contre les All Blacks (défaite 15-0). Le 22 mars 1906, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore, rencontre l'équipe d’Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais. À noter que l'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910, la compétition devient le Tournoi des cinq nations.

L'équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l'Afrique du Sud le 8 décembre 1906, le match se termine sur une égalité 3-3. L’Angleterre commence 1907 par une large victoire contre la France avec 28 points d’écart à Richmond, mais elle subit ensuite trois défaites contre les nations britanniques. L’Angleterre fait un peu mieux l’année suivante, puis en janvier 1909 l’équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l’Australie, elle s'incline sur le score de 3-9.

Le 15 janvier 1910 voit le premier match de l'équipe d'Angleterre disputé à Twickenham (Londres). C’est la fin d’une série noire et le début d’un âge doré.

L’Angleterre gagne contre le Pays de Galles à Twickenham, puis remporte le Tournoi en 1910, une première depuis 1895. Leur titre coïncide avec la splendeur des Harlequins, dont l’art de l’attaque permet au XV de la rose à dominer le Tournoi jusqu’à la Grande Guerre. L’Angleterre ne conserve pas son titre en 1911, gagnant et perdant deux matchs, elle doit partager le titre en 1912 avec l’Irlande à la suite de sa défaite contre les Écossais. Le XV de la rose réussit le Grand Chelem en 1913 (ils remportent donc tous leur matchs), il défend son titre avec brio en 1914 et enchaîne sur un autre Grand Chelem. Cette équipe compte alors des joueurs de talent comme W.J.A. Davies, Cyril Lowe et Ronald Poulton-Palmer.

La Première Guerre mondiale met fin aux rencontres internationales de 1915 à 1919, et le Tournoi est disputé à nouveau en 1920. L'Angleterre garde le rythme de 1914 en remportant un autre Grand Chelem en 1921. Davies est de retour pour diriger l’attaque, et Wavell Wakefield invente le travail spécifique de la mêlée pour donner aux Anglais une longueur d’avance au niveau des avants. En 1922, le XV de la rose perd un match contre les futurs vainqueurs, le Pays de Galles, et fait match nul contre la France. L'Angleterre réalise à nouveau le Grand Chelem en 1923 et 1924.

Ils commencent l’année 1925 en perdant contre les Invincibles néo-zélandais devant 60 000 supporters à Twickenham. Le XV de la rose remporte ensuite deux matchs, concède un nul et une défaite lors du Tournoi 1925. Sa prestation lors du Tournoi 1926 est moins bonne (1 victoire, un nul, 2 défaites), puis son bilan s'équilibre en 1927 (2 victoires et 2 défaites).

La défaite des Anglais face aux Français le 2 avril 1927 revêt une importance particulière car c'est la première obtenue contre la France. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922 (voir France-Angleterre en rugby à XV).

En 1928, l'Angleterre remporte un autre Grand Chelem dans le Tournoi avec à sa tête Ronald Cove-Smith, mais l'année suivante le XV de la rose ne gagne que deux matchs sur quatre.

Pendant cette période 1910-1929, l'équipe d’Angleterre domine les nations européennes. Elle a disputé 63 matchs et remporté 45 victoires, soit 71% de réussite. Si l’on restreint la période aux années 1913 à 1924, le XV de la rose a disputé 29 matchs et remporté 25 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les trois défaites, deux sont dues aux Diables Rouges du Pays de Galles, le grand rival de l'Angleterre.

Le bilan des Anglais face à l'Afrique du Sud est favorable car ces derniers ne parviennent à l’emporter qu'une seule fois. Parmi les joueurs anglais, W.J.A. Davies s'est distingué en restant invaincu durant ses 21 dernières sélections (il connaît sa seule défaite à sa 1re sélection face à l'Afrique du Sud en 1913 et il ne joue pas face au Pays de Galles victorieux du tournoi en 1922).

La série de succès des Anglais se poursuit en 1930 avec une nouvelle victoire dans le tournoi. En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs,. Le Tournoi est disputé seulement par les quatre équipes britanniques jusqu'en 1939.

Le Tournoi britannique 1932 voit une victoire partagée à trois entre l’Irlande, l’Angleterre et le Pays de Galles. En janvier 1932, le XV de la rose affronte les Springboks devant une foule de 70 000 supporters à Twickenham. En 1933, les Anglais ne remportent qu’un match, cependant l’Angleterre gagne le Tournoi 1934 avec une triple couronne à la clé. Les Anglais présentent le même bilan équilibré dans le Tournoi en 1935 et 1936 avec une victoire, un nul et une défaite.

Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Ils subissent leur première défaite en test match contre l’équipe d'Angleterre . Le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais, l'un en débordement le long de la touche, l'autre mémorable appelé la diagonale du prince.

En 1937, l’Angleterre gagne à nouveau le Tournoi avec une triple couronne, puis partage la victoire lors de l'édition de 1939 avec deux victoires et une défaite.

Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participation de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Le XV de la rose ne perd qu'un match lors du Tournoi de reprise et partage la victoire avec le Pays de Galles.

L'année suivante l’Angleterre ne gagne pas un seul match, concédant un nul contre les Gallois et perdant les trois autres rencontres. Le Tournoi de 1949 est meilleur pour les Anglais avec deux victoires et autant de défaites. Le début des années 1950 n'est pas glorieux pour le XV de la rose avec une seule victoire dans le Tournoi en 1950 et une autre en 1951. L'Angleterre fait une tournée en Afrique du Sud pour la première fois en 1952, les Anglais perdent le test match contre les Springboks par 3 à 8 (voir Angleterre-Afrique du Sud en rugby à XV) .

Le Tournoi de 1952 voit un meilleur comportement des Anglais avec trois victoires pour une défaite. Le XV de la rose gagne le Tournoi 1953, remportant tous ses matchs sauf un nul concédé contre les Gallois. Le Tournoi 1954 est presque aussi brillant pour l'Angleterre qui l'emporte, mais elle partage alors la victoire avec la France et le pays de Galles qui comptent aussi trois victoires et une défaite.

Le Tournoi 1955 est moins brillant avec deux défaites, dont une à domicile contre la France, un match nul en Irlande et une victoire contre l'Écosse, cette dernière est à ce moment-là la plus faible des cinq nations. L’année suivante n'est pas meilleure avec deux défaites et deux victoires.

Le XV de la rose se reprend en 1957, réussissant le Grand Chelem. Il compte des joueurs brillants comme Eric Evans, Muscles Currie, Dickie Jeeps, Jeff Butterfield et Peter Jackson.

En 1958, deux victoires et deux matchs nuls suffisent aux Anglais pour remporter seuls le Tournoi; cette même année, ils l’emportent aussi contre l’Australie. Le Tournoi 1959 se solde par un bilan équilibré pour l'Angleterre avec deux nuls, une victoire et une défaite.

Alors que la France domine le Tournoi au début des années 1960, l’Angleterre remporte certes une victoire partagée en 1960 mais ne confirme pas par la suite avec une victoire seulement en 1961 et 1962.

En 1963, les Anglais mettent fin à l’hégémonie des Bleus qui ont été victorieux en 1960, 1961 et 1962. Après cette victoire, le XV de la rose joue trois tests matchs dans l’hémisphère sud et les perd tous: 11-21 et 6-9 contre les All Blacks, 9-18 contre l’ Australie.

L'année 1964 débute par une défaite (0-14) des Anglais face à la Nouvelle-Zélande qui effectue une tournée en Europe. Après sa victoire en 1963, l’Angleterre ne gagne plus le Tournoi pendant les années 1960 et elle ne compte aucun succès dans les années 1970.

De 1964 à 1968, c'est la traversée du désert pour l’Angleterre qui ne remporte que cinq matchs en cinq ans. Le bilan du XV de la rose s'améliore en 1969 avec deux matchs gagnés dans le Tournoi et une victoire lors de son premier match contre les Springboks sur le score de 11-8.

L’année du centenaire de la RFU en 1971, les Anglais peinent à battre le Japon 6-3 à Tokyo et ils ne brillent pas au niveau continental. Ils n’ont ni le fond de jeu ni les joueurs qui brillent alors dans les équipes de France et du Pays de Galles: les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre.

De 1970 à 1972, l’Angleterre ne remporte que deux matchs en trois ans dans le Tournoi. Elle compte cependant des victoires significatives contre l’Afrique du Sud en 1972, la Nouvelle Zélande en 1973 et l’Australie en 1976.

Le Tournoi des cinq nations 1972 n’est pas achevé à cause des troubles en Irlande du Nord. Après le Bloody Sunday, un mouvement de foule met le feu à l’ambassade britannique de Dublin et des lettres de menace sont adressées aux joueurs. Les Écossais et les Gallois refusent de se déplacer en Irlande. Cependant l’Angleterre accepte de jouer l'année suivante à Dublin, après une défaite des Anglais par 18-9 à Lansdowne Road, le capitaine anglais John Pullin déclare "Nous n’avons pas été très bons mais au moins nous nous sommes déplacés".

Le Tournoi des cinq nations 1973 voit toutes les équipes gagner à domicile : résultat unique dans les annales, et par conséquent, elles gagnent toutes le Tournoi... Cette même année, l’Angleterre remporte ses matchs contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

L’Angleterre commence la décennie avec un Grand Chelem en 1980, leur premier depuis 23 années, grâce à une victoire 9-8 (trois pénalités contre deux essais) acquise contre un Pays de Galles réduit à 14; Bill Beaumont est alors le capitaine de l'équipe anglaise. L’Angleterre remporte pour la première fois le trophée BBC du sportif de l’année 1980. Cette équipe compte de brillantes individualités comme Fran Cotton, Bill Beaumont, Maurice Colclough, Nigel Horton, Steve Smith, Clive Woodward. Mais cela ressemble à un faux départ car le reste de la décennie n’est pas fameux pour le XV de la rose.

Le Tournoi 1981 est moins bon pour les Anglais, avec deux victoires sur quatre rencontres. Cette même année, l’Angleterre joue contre l’Argentine et obtient un nul et une victoire.

Le XV de la rose débute l’année 1982 en affrontant victorieusement les Wallabies dans un match serré 15-11. Elle gagne deux rencontres dans le Tournoi. Son bilan est moins bon en 1983 (une seule victoire) et pourtant en fin d’année le XV de la rose rencontre victorieusement les All Blacks.

La période 1984-1987 n'est pas bonne pour le XV anglais, en particulier 1984 (cinq défaites et une victoire) et 1985 (deux victoires, un nul et quatre défaites), une des deux victoires étant un piètre résultat (22-15) contre la Roumanie.

L’Angleterre participe à la première coupe du monde en 1987, elle joue dans le groupe A avec l'Australie, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et l’Angleterre, il voit la victoire des coéquipiers australiens de David Campese 19-6. Le XV de la rose bat par la suite le Japon 60-7 et les États-Unis 30-6 pour finir second de la poule, derrière l’Australie. L’Angleterre doit ensuite affronter le Pays de Galles, elle est défaite sur le score de 16-3.

L’Angleterre débute le Tournoi 1988 par une courte défaite 9-10 contre la France, puis enchaîne sur une autre défaite contre le Pays de Galles. La suite est meilleure, elle bat l'Écosse et l’Irlande.

Le XV de la rose perd ses deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) . Le Tournoi 1989 est encore meilleur que celui de 1988 avec deux victoires, un nul et une défaite contre le Pays de Galles, qui domine alors ses voisins.

Pendant la période 1980 à 1989, l'équipe d’Angleterre a disputé 61 matchs et remporté 29 victoires (28 défaites, 4 nuls), soit 47% de réussite. Le XV de la rose est largement dominé par les Diables rouges (7 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Bleus (6 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Wallabies (4 défaites, 2 victoires) et les All Blacks (2 défaites, 1 victoire). Il domine seulement l’Irlande, la Roumanie, les Fidji et les États-Unis.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 4 Tournois gagnés 1991, 1992, 1995, et 1996 dont 3 Grand Chelems (GC) en 1991, 1992 et 1995. La France rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997 (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998.

Pendant cette période, le XV de la rose est entraîné successivement par Geoff Cooke (1990-1994), Jack Rowell (1995-1997) et Clive Woodward (1997-1999).

En 1990, l’Angleterre réalise un brillant début de Tournoi en gagnant ses trois premiers matchs de manière convaincante : 23-0 contre l’Irlande, 26-7 en France, 34-6 contre le Pays de Galles. Elle bute sur la dernière marche en perdant 13-7 contre les Écossais qui remportent le Tournoi et le Grand Chelem. L'année suivante, en 1991, l’Angleterre prépare très sérieusement la coupe du monde puisqu’elle remporte le Tournoi en réussissant le Grand Chelem, son premier depuis 1980. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Rob Andrew, Rory Underwood, Will Carling, Dean Richards.

L’Angleterre est le pays hôte de la coupe du monde (CM) 1991, elle joue dans le groupe A avec les All Blacks, l’Italie et les États-Unis. Le match d’ouverture du tournoi à Twickenham est le sommet entre les All Blacks et l’Angleterre, il voit la victoire des champions du monde en titre Néo-zélandais par 18-12. Le XV de la rose bat par la suite l’Italie 36-6 et les États-Unis 37-9 pour finir second de la poule, derrière les All Blacks. L’Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule D, au Parc des Princes à Paris. Elle réussit une grande performance contre la France de Serge Blanco et s’impose 19-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Écossais à Murrayfield (Édimbourg), leur victoire par 9-6 leur permet de disputer leur première finale de coupe du monde, contre l’Australie. La finale a lieu dans un stade de Twickenham qui affiche complet. L’Angleterre perd sur un petit score de 12-6, laissant aux Wallabies le titre prestigieux de Champions du monde.

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, trophée qu’elle remporte de nouveau en 1992, partagé cette fois-ci avec le relais olympique du 4 x 400 m. Le trophée acquis en 1992 fait suite au Grand Chelem remporté par les Anglais lors du Tournoi, et couronne une saison sans défaite et avec des victoires contre le Canada et les Springboks qui font leur rentrée sur la scène internationale.

La campagne victorieuse continue d'abord en 1993, avec une nouvelle victoire sur la France pour le match d’ouverture du Tournoi des cinq nations. Par contre, ils perdent contre les Gallois et les Irlandais et ne remportent qu'une autre rencontre contre les Écossais. En novembre 1993, le XV de la rose bat les All Blacks 15-9. L’Angleterre remporte encore le trophée BBC du sportif de l’année 1993, et ce pour la troisième fois consécutive.

En 1994, les Anglais ne perdent qu'un match du Tournoi mais sont devancés au classement par les Gallois qui terminent avec une meilleure différence de points. L'Angleterre connait une deuxième fois la défaite lors d'un des deux test match contre les Springboks.

Dans le cadre de la préparation de la CM 1995, les Anglais se distinguent et réussissent un troisième Grand Chelem en cinq ans.

L’Angleterre joue dans le groupe B et termine en tête, battant successivement l'Argentine 24-18, l’Italie 27-20 et puis les Samoa 44-22. L’Angleterre doit alors rencontrer le tenant du titre, l’Australie, elle s’impose 25-22. le XV de la rose affronte ensuite en demi-finale les impressionnants All Blacks. Dans un match dominé par les All Blacks et Jonah Lomu qui crève l’écran avec ses quatre essais, les Anglais perdent 45-29. La France battue lors de la coupe du monde (CM) 1991 prend sa revanche contre les Anglais lors de la CM 1995 avec une victoire pour la 3e place. Ce sont les Springboks qui remportent l’épreuve.

En 1997, l’ancien international et membre de l’équipe victorieuse du Grand Chelem de 1980 Clive Woodward devient entraîneur de l’équipe anglaise.

Cette année-là, les Anglais obtiennent un résultat nul contre les All Blacks à Twickenham, après avoir été défaits à Manchester la semaine précédente. Une grande partie de l’équipe anglaise déclare forfait pour la tournée désastreuse de l’été 1998 en Australie, Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud connue comme la tournée infernale où l’Angleterre prit une correction 76-0 par les Wallabies.

Lors du Tournoi 1997, les Anglais perdent contre les Français à Twickenham sur le score de 20 à 23 alors qu'ils menaient pendant la partie par 20 à 6. Ce résultat permet aux Français de réaliser un nouveau Grand Chelem et les Anglais terminent second.

L’Angleterre perd encore un match crucial contre les Gallois en 1999 et ils laissent ainsi le titre dans le Tournoi aux Écossais. Dans la dernière rencontre du Tournoi des cinq nations (le Tournoi accueille l’Italie la saison suivante et devient alors le Tournoi des six nations) Scott Gibbs échappe à six placages anglais pour inscrire un essai à la dernière minute. L’Angleterre est vaincue et le titre revient aux Écossais.

Le XV de la rose est seulement quart-de-finaliste de la CM 1999. L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français qui atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 1999, l'équipe d’Angleterre a disputé 92 matchs et remporté 60 victoires, soit 65% de réussite.

Le XV de la rose joue 11 matchs contre les Écossais et compte 10 victoires, 10 matchs contre les Gallois pour 8 victoires, 10 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires. Il joue 12 matchs face aux Français, le bilan est de 8 victoires pour 4 défaites, avec une série de 8 victoires consécutives entre 1989 et 1995.

Le XV de la rose présente un bilan défavorable face aux Springboks avec trois victoires pour cinq défaites, dont une défaite par 44-21 en quart de finale de la CM 1999.

Les Anglais n'ont pas de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, la différence de niveau est alors grande. En effet, le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999. Le XV de la rose est également largement battu par les All Blacks (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) avec trois défaites en Coupe du monde,,.

L’Angleterre commence la nouvelle décennie en remportant le Tournoi des six nations inaugural, elle ne réalise cependant pas le grand chelem car elle est défaite lors du dernier match à Murrayfield (Écosse). L’année suivante voit l’Angleterre connaître le même sort, victoire dans le Tournoi 2001, mais avec une défaite lors du dernier match à Lansdowne Road (Irlande).

La France remporte le Tournoi 2002 après une victoire sur l’Angleterre à Paris mais une triple couronne console un peu les Anglais.

Durant l’été 2002 la force de l’équipe anglaise apparaît : une très jeune équipe, avec Phil Vickery comme capitaine, qui défait une forte équipe d'Argentine à Buenos Aires. Puis en novembre, sous les ordres de Martin Johnson, l’Angleterre bat les trois géants de l’hémisphère sud à Twickenham à une semaine d’intervalle. Le XV de la rose montre qu'elle est capable de battre sur une rencontre les All Blacks, même si cette victoire est n'acquise que par trois points d'écart. L’Australie après avoir subi une défaite contre l’Irlande est battue par les Anglais lors d'un autre match très serré. Les Springboks sont, pour leur part, sévèrement défaits 53-3.

En 2003, l’Angleterre continue de progresser, elle remporte le Grand Chelem pour la première fois depuis 1995 mais surtout elle s’impose comme l’équipe No.1 sur le plan mondial. Après avoir battu en match d'ouverture la France, qui est le tenant du titre et détenteur d'un Grand Chelem en 2002, et avoir battu les Gallois au Millennium Stadium, l’Angleterre marque au moins 40 points lors des derniers matchs du Tournoi. Ce succès dans le Tournoi est suivi d’une brillante tournée en juin pour préparer la Coupe du monde : victoires contre l’Australie et les All Blacks .

L’Angleterre aborde la Coupe du monde de rugby à XV 2003 en position de favorite pour le titre final et son parcours ne connaît pas d’embûche. L'Angleterre bat la France en demi-finale sur le score de 24-7, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L’Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans les 30 dernières secondes de la prolongation par Jonny Wilkinson. Le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Trois jours après l’équipe anglaise est accueillie par des milliers de supporters à l’aéroport d’Heathrow, aux premières heures du matin. Le 8 décembre un jour de fête nationale a lieu, comme l’Angleterre n’en a jamais connue. L’équipe anglaise a vu 750 000 supporters fêter le titre lors de la parade dans Londres avant d’être félicitée par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, avec Jonny Wilkinson premier devant Martin Johnson pour les récompenses individuelles. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Jonny Wilkinson, Martin Johnson, Lawrence Dallaglio, Jason Robinson.

Pendant la période 2000-2003, l'équipe d’Angleterre domine le reste du monde. Elle dispute 51 matchs et remporte 44 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les sept défaites, deux sont à l’actif des Barbarians. Parmi les grandes nations, seules la France (par 2 fois), l’Afrique du Sud, l’Écosse, l’Irlande (1 fois) chacune sont parvenues à l’emporter. L’Angleterre présente donc un bilan positif contre toutes les nations, elle a aussi réussi l'exploit de remporter ses 16 matchs disputés à Twickenham. Le XV de la rose gagne ses 2 matchs disputés contre les All Blacks, 5 matchs sur 5 contre les Australiens champions du monde en titre. Il gagne 12 matchs successifs contre les 3 grandes nations de l’hémisphère sud. Le vieil ennemi de l’Angleterre, le Pays de Galles, "gît" aux pieds de la rose rouge avec six défaites consécutives.

Après la victoire obtenue lors de la Coupe du monde 2003, une partie des joueurs-clé annoncent leur retraite internationale : le capitaine Martin Johnson, Jason Leonard, Kyran Bracken et Neil Back. L’ouvreur buteur providentiel, Jonny Wilkinson, est absent suite à de nombreuses blessures.

Dans le Tournoi 2004, l’Angleterre perd à la fois contre la France et l’Irlande et finit troisième. Fin août 2004, le capitaine Lawrence Dallaglio prend sa retraite internationale, tout au moins temporairement. Sir Clive Woodward démissionne de son mandat de sélectionneur le 2 septembre, Andy Robinson est désigné pour le remplacer , , .

La première campagne de Robinson dans le tournoi des six nations est encore moins fructueuse que celle de 2004. Une quatrième place clôt le Tournoi 2005 avec trois défaites, et deux matchs remportés.

De nombreux joueurs anglais sont impliqués dans la tournée infructueuse des Lions britanniques et irlandais en Nouvelle-Zélande en 2005. Les All Blacks gagnent la série 3-0. L’entraîneur anglais Andy Robinson fait partie de l’encadrement technique de l’entraîneur en chef Clive Woodward pour la tournée. Pour la fin de l’année l'Angleterre accueille l'Australie le 12 novembre à Twickenham et l’Angleterre l'emporte 26-16. La semaine suivante, le 19 novembre, les All Blacks ont rendez-vous à Twickenham et ils gagnent difficilement 23-19. Le bilan de ces deux parties semble indiquer que l’Angleterre sera compétitive pour le Tournoi 2006.

Dans le Tournoi 2006 le match d’ouverture gagné contre les Gallois, tenants du titre, laisse espérer aux Anglais un départ prometteur. Mais le match suivant se termine sur une victoire pas très convaincante contre l’Italie, il est suivi de défaites contre l'Écosse et la France. L'entraîneur Robinson réagit en opérant sept changements pour l’ultime match contre l'Irlande. Les Verts irlandais l’emportent et gagnent la triple couronne,. La RFU réagit après le Tournoi et décide de modifier la direction de l’encadrement technique. Andy Robinson conserve son poste mais un poste de manager est créé dont Rob Andrew est le premier détenteur. La RFU nomme John Wells comme entraîneur des avants, Mike Ford comme chargé du secteur de la défense, et Brian Ashton comme entraîneur des lignes arrières.

Lors de la tournée de juin l'Angleterre retourne en Australie pour y disputer deux test matchs. L'équipe est un mélange d’expérience et de jeunesse ; le résultat est catastrophique avec deux cinglantes défaites 34-3 et 43-18.

En automne, le XV de la rose dispute quatre test matchs à Twickenham contre la Nouvelle-Zélande, l'Argentine et l'Afrique du Sud par deux fois. Le 5 novembre 2006, l'équipe d'Angleterre joue dans le stade de Twickenham rénové devant 82 076 spectateurs, face aux All Blacks. L’Angleterre perd 20-41 puis elle affronte l'Argentine et connaît une grande première, une défaite contre les Pumas à Twickenham 18-25.

Elle subit alors une septième défaite consécutive, un record peu enviable est égalé. Elle évite une infamante huitième défaite en battant difficilement les Springboks 23-21. Cependant, le 25 novembre, les Sud-Africains prennent leur revanche 25-14. Le bilan est donc de 8 défaites en 9 matchs, série catastrophique jamais réalisée, par suite l’entraîneur Andy Robinson quitte sa fonction.

L'entraîneur des lignes arrières Brian Ashton est nommé sélectionneur en décembre 2006. L'Angleterre est dans un tel état qu’aucun grand nom ne veut se risquer à accepter de prendre cette responsabilité.

Le match suivant de l'Angleterre est la rencontre de Calcutta Cup contre l'Écosse dans le cadre du Tournoi 2007. Les Anglais l'emportent 42-20 avec le retour déterminant de Jonny Wilkinson qui inscrit 27 points. Leur rencontre suivante se dispute contre l'Italie à Twickenham, la victoire de l'Angleterre (20-7) une équipe encore fragile qui dépend d'un solide buteur pour remporter ses matchs.

L'impression est confirmée contre l'Irlande où l'Angleterre apparaît limitée et impuissante. Elle connaît là une défaite historique 43-13, c'est la plus lourde défaite de l'Angleterre contre l'Irlande et la plus lourde défaite jamais concédée dans un Tournoi des cinq ou six nations. L'Angleterre, profondément remaniée et sans Phil Vickery et Jonny Wilkinson, bat les Français 26-18 à Twickenham, et obtient ainsi sa première victoire contre la France depuis la coupe du monde 2003.

Lors du dernier match, alors qu’elle peut encore mathématiquement remporter le Tournoi, elle s'incline 27-18 contre les Gallois qui évitent pour leur part l’infamante cuillère de bois. L'Angleterre termine troisième du Tournoi avec trois victoires et deux défaites.

L'Angleterre dispute la Coupe du monde 2007, organisée par La France, en étant dans la poule A pour la première phase; elle affronte l’Afrique du Sud, les Samoa, les États-Unis et le Tonga. L'Angleterre s’impose difficilement contre les Etats-Unis 28-10. Le match au sommet entre les Springboks et l'Angleterre voit la victoire des champions du monde 1995 sur les champions du monde en titre par 36-0. Le XV de la rose bat par la suite les Samoa 44-20 et le Tonga 36-20 pour finir second de la poule, derrière l'Afrique du Sud. L'Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule B, au Stade Vélodrome à Marseille. Elle réussit une grande performance contre l'Australie de George Gregan et s'impose 12-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Français au Stade de France (Saint-Denis), que le XV de la Rose emporte 14-9, grâce à une pénalité et un drop de Jonny Wilkinson dans les dix dernières minutes. Ils perdent en finale contre les Springboks 15-6.

Après avoir sauvé son honneur dans les derniers matchs du mondial 2007, l'Angleterre retrouve sa crédibilité au plan mondial. Elle aborde le tournoi 2008 par un match à domicile contre les Gallois désormais entraînés par Warren Gatland. Ce match semble maîtrisé par les Anglais mais quelques minutes avant la fin, les diables rouges marquent deux essais transformés et s'imposent 26 à 19 à Twickenham, ce qui ne leur est pas arrivé depuis 1985. Lors de la deuxième journée, les hommes de Brian Ashton battent les Italiens sans panache au stade Flaminio (19-23) puis, deux semaines plus tard, au Stade de France, restent fidèles à leur histoire en s'offrant la victoire face au XV de France, score final 13-24. A Murrayfield, dans un match sans essai, le XV de la Rose est dominé par les Écossais qui remportent à domicile leur seule victoire de l'édition 2008. Cette défaite remet en cause la présence de Brian Ashton à la tête de l'équipe mais, le samedi suivant, le sélectionneur est sauvé par la belle victoire face aux Irlandais à Twickenham (33-10) qui permet à l'Angleterre de terminer deuxième du tournoi en dépassant la France à la différence de points.

Finalement Brian Ashton est remercié,, et l'emblématique Martin Johnson lui succède. En même temps, la RFU finalise un accord avec les clubs anglais pour avoir un accès privilégié aux joueurs internationaux. En effet tous les joueurs qui composeront le groupe des trente-deux joueurs anglais devront être libérés par leurs clubs deux semaines avant chaque match et ne pourront pas jouer la semaine suivante. Une indemnité sera reversée aux clubs, cet accord est possible grâces aux revenus financiers importants de la RFU. De plus Rob Andrew annonce une mesure incitative pour augmenter le nombre de joueurs anglais dans les clubs de la Guinness Premiership . En effet tout club qui alignera sur sa feuille de match de championnat 14 joueurs sélectionnables en Equipe d’Angleterre touchera une prime versée par la RFU. Et celle-ci pourra augmenter sa contribution en cas d’effort supplémentaire des clubs.

L’Angleterre joue en maillot blanc, short blanc et bas noir. L’emblème sur les maillots est une rose rouge, plutôt que les Trois Lions Plantagenêt disposés sur les maillots de l’Équipe d'Angleterre de football et l’Équipe d'Angleterre de cricket. En 2007 c’est l’équipementier Nike qui habille l’Angleterre et O2 qui apparaît comme sponsor maillot.

Avant un déplacement à Édimbourg pour jouer contre l'Écosse en 1871, la Rugby Football Union créa l’emblème national de l’équipe. Une rose rouge fut choisie. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles, la véritable raison n'est pas connue.

La légende raconte que la création de l’emblème remonte à la réception de Lawrence Sheriff (fondateur de l’école de Rugby) par Elizabeth I, qui aurait autorisé Sheriff à porter la rose rouge sur sa cotte d'armes ; quand Rugby a été créée ils prirent pour armoiries celle-ci (qui comportait la rose rouge).

La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.

Tout au long de son histoire, le XV de la rose a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur anglais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Angleterre, plus quelques personnalités marquantes (capitaines du XV de la rose, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l' équipe d'Angleterre. Par leur activité, ils couvrent la période 1913-2007.

Entre 1987 et 1994, Geoff Cooke a conduit l'Angleterre 49 matchs internationaux durant, remportant deux Grands Chelems dans le tournoi des cinq nations, atteignant la place de finaliste de la Coupe du monde de rugby 1991 et gagnant le titre de la Coupe du monde de rugby à sept 1993.

Jack Rowell lui succède à la tête de l'équipe d'Angleterre de 1995 à 1997. Il annonça son intention d'abandonner le jeu d'avants qui avait fait la force de l'Angleterre et qui lui avait permis d'emporter de nombreux tournois des cinq nations dans le passé, adoptant à la place un jeu basé sur la course. L'Angleterre de Jack Rowell emporta 21 des 29 matchs disputés, y compris le quart-de-finale de coupe du monde 1995 contre l'Australie.

En 1997, Clive Woodward devient entraîneur du XV de la Rose. C'est lui qui permet à celle-ci de passer dans le monde professionnel. Il a ainsi intégré l’utilisation de la vidéo, des entraîneurs spécialistes de chaque ligne, et a tissé des liens de collaboration étroite entre la sélection et les clubs. Même s'il a été fortement attaqué par la presse lors de la Coupe du monde de rugby 1999, après la défaite en 1/4 de finale contre les Sud-Africains, il poursuit, gagnant enfin le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations 2003, puis battant les tenants du titre australien à domicile lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 2003. Il est anobli en 2004. Bien que son contrat coure jusqu'à la coupe du monde 2007, et devant la retraite internationale de certains cadres de l'équipe comme Lawrence Dallaglio et Martin Johnson, et la détérioration des relations entre l'équipe nationale et les clubs anglais, il décide de démissionner de son poste.

De 1871 à 1910 l’équipe d’Angleterre a disputé ses rencontres internationales à domicile dans de nombreux stades avant de s'installer à demeure à Twickenham. Ses stades comprennent Kennington Oval et Crystal Palace à Londres, Whalley Range et Fallowfield à Manchester, St John's Ground, Headingley Stadium et Meanwood Road à Leeds, Richardson's Field et Rectory Field à Blackheath, Crown Flatt à Dewsbury, l’Athletic Ground à Richmond et le Birkenhead Park. Kingsholm à Gloucester, Welford Road à Leicester (tous des stades d’actuels clubs de rugby à XV) et Ashton Gate à Bristol ont également été utilisés.

A la fin de l’année 1905, la Rugby Football Union se rend compte des bénéfices qu’elle pourrait retirer de la possession de ses propres installations après l'étude des ventes d’entrées lors des réceptions de la Nouvelle-Zélande en 1905 et de l’Afrique du Sud en 1906 à Crystal Palace. En 1906, la Rugby Football Union mandate William Williams pour trouver un stade pour les matchs à domicile de rugby à XV anglais. Le terrain pour le stade est acquis l’année suivante au prix de 5 572 £ 12 shillings et 6 pence, la construction commence l’année d’après.

Le premier match de l’Angleterre a lieu le 9 octobre 1910 entre l’Angleterre et le Pays de Galles. L’Angleterre en sort vainqueur, 11 points à 6, battant le Pays de Galles pour la première fois depuis 1898. L’Angleterre établit des statistiques impressionnantes en gagnant ses matchs à domicile dans son terrain ce qui lui vaut d’être surnommé Forteresse Twickenham. Récemment Twickenham a fait l’objet d’un programme de rénovation, transformant le stade en un anneau complet. Le premier match à être disputé dans le stade de Twickenham rénové a été un test match joué le dimanche 5 novembre 2006. Le match perdu 20-41 contre la Nouvelle-Zélande a connu une affluence record de 82 076 spectateurs.

Projetons-nous sur le dernier match de la saison 1988, contre l’Irlande à Twickenham, l’Angleterre vient de perdre 15 de ses 23 derniers matchs disputés dans le Tournoi des cinq nations. Le public de Twickenham a seulement vu un essai anglais lors des deux dernières années, et à la mi-temps l’Irlande mène 3-0.

Lors de la deuxième mi-temps l’Angleterre inscrit 6 essais pour une victoire surprenante 35-3. Trois essais sont inscrits par Chris Oti, un joueur noir qui débute à Twickenham. Un groupe de l’école Benedictine de Douai commence à chanter un hymne de gospel de leur club de rugby Swing Low, Sweet Chariot en honneur du nouvel héros. La foule entière se joint à eux. Au match suivant, contre l’Australie, un jeune centre nommé Will Carling fait ses débuts comme capitaine de l’Angleterre pour une brillante victoire. L’équipe anglaise allait enchaîner succès sur succès et connaître une période dorée. Swing Low, Sweet Chariot ne faisait plus qu’un avec Twickenham et l’équipe nationale anglaise.

Après la reconstruction progressive des quatre tribunes, les travaux d'agrandissement du stade de Twickenham sont en cours d'achèvement avec la nouvelle tribune sud. Ils auront permis d'augmenter la capacité du stade mais aussi, à terme, de fournir de nouveaux services : hôtel, centre de fitness, salle de presse et restaurants.

L'équipe d'Angleterre de rugby ne dispose pas actuellement d'un centre de préparation comparable au Centre national du rugby dont dispose l'équipe de France, elle prépare ses matchs soit à Twickenham, soit à l'université de Loughborough.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Angleterre, il est mis à jour au 10 février 2008.

L' équipe d'Angleterre présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant le Pays de Galles, la France, l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations. Avant les années 1960, les Anglais ont accumulé une avance importante par rapport à l'équipe de France, tout particulièrement avant leur première défaite en avril 1927, mais de 1977 à 2007 les Anglais sont menés par les Français : 18 victoires, 19 défaites et un match nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période 1977 à 2007, les Anglais ont un bilan plus positif par rapport aux Gallois avec 20 victoires, 14 défaites et un match nul (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) alors que les Gallois ont dominé de 1977 à 1990.

Les données qui suivent sont valables au 19 août 2007. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Le record de sélections dans le XV de la rose est détenu par Jason Leonard. Ce record semble inaccessible.

Quelques joueurs en activité peuvent progresser dans ce classement mais ils ne participent pas actuellement aux matchs du XV de la rose.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Rory Underwood est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de la Rose. Son record sera difficile à battre.

Le record de points marqués est détenu par Jonny Wilkinson avec 1099 points (7 essais, 151 transformations, 225 pénalités, 29 drops).

Les droits de retransmission au Royaume-Uni des matchs du XV anglais sont détenus par la BBC qui possède l'exclusivité pour les matchs du tournoi des six nations. Le nombre de téléspectateurs qui suivent le Tournoi est stable, il est en moyenne de 5,3 millions de téléspectateurs pour les matchs de l'Angleterre et peut atteindre potentiellement 7,5 millions.,.

La groupe privé Sky Sports transmet aussi des test matchs disputés par l'équipe d'Angleterre.

Les droits de télévision, le sponsoring et la vente de billets d'entrée aux matchs du Tournoi sont des sources de revenus importantes pour les fédérations de rugby. Un match du Tournoi disputé dans le stade de Twickenham rapporte 4 à 5 millions d'euros à la fédération anglaise (RFU).

La finalisation des travaux d'agrandissement du stade de Twickenham devrait permettre d'augmenter les recettes de 7 à 8 millions de Livres grâce à l'augmentation de la capacité du stade mais aussi grâce aux revenus générés par les services annexes.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tournoi des six nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs du Tournoi des six nations, la présence d'une marque sur les panneaux publicitaires qui entourent le terrain représente environ 1,6 million d'euros d'équivalent publicitaire.

En haut



Équipe d'Angleterre de football

Logo

L'équipe d'Angleterre de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs anglais sous l'égide de la FA. Elle joue ses matches au Wembley Stadium. Pendant la rénovation de celui ci, l'équipe jouait plutôt à Old Trafford, stade de Manchester United. Ses joueurs sont sélectionnés selon les Conditions d'admissibilité en sélection d'un joueur britannique.

L'Angleterre a disputé le premier match international officiel de l'histoire du football le 30 novembre 1872 contre l'Écosse au Stade Hamilton Crescent de Glasgow. Cette partie s'est soldée par un match nul sans but. Dès le 5 mars 1870, un premier match de football international non officiel entre l'Angleterre et l'Écosse avait déjà eu lieu à Londres (Kennington Oval) : match nul 1-1. De nouvelles oppositions non-officielles entre l'Angleterre et l'Écosse eurent lieu le 25 février et le 18 novembre 1871 et le 24 février 1872.

Les Anglais alignent longtemps leurs meilleurs joueurs seulement pour les rencontres face aux autres sélections britanniques. Dans les années 1920, les formations amateurs ou de professionnels en vacances connaissent leurs premiers revers face à des formations du continent. La défaite enregistrée à Paris en 1921 face à la France n'est, bien évidemment, pas reconnue par la FA, mais entraîne une réaction : désormais, l'Angleterre alignera ses meilleurs joueurs face à la France. Ce mouvement engagé dès 1921 se poursuit durant les années 1920 et 1930, car les amateurs anglais sont clairement dépassés par des formations comme l'Autriche ou l'Espagne, notamment. L'Angleterre ne prend pas part aux trois premières éditions de la Coupe du monde.

La fin de la Seconde Guerre mondiale marque l'entrée en scène, de la sélection anglaise sur la scène mondiale. Tous les espoirs sont permis à la veille du tournoi final de la Coupe du monde 1950 qui se déroule au Brésil. Mais l'Angleterre se fait éliminer dès le premier tour, battue même par les États-Unis qui s'imposent 1-0.

Ce premier rendez-vous officiel raté, l'Angleterre peine à signer des résultats probants. L'invincibilité sur ses terres face aux équipes continentales cesse en 1953 face aux hongrois qui s'imposent sur le score de 6-3 à Wembley.

La Coupe du monde de football 1966 se dispute à domicile. En finale, l'entraîneur de l'Angleterre Alf Ramsey mène son équipe à la victoire. Elle s'impose face à la RFA (4-2) après un match marqué par un but litigieux. Trois buts sont signés par Geoffrey Hurst ; c'est le seul footballeur à avoir inscrit un triplé en finale de Coupe du monde sur un seul match.

C'est le triomphe de joueurs comme le milieu Bobby Charlton (toujours recordman des buteurs en sélection anglaise avec 49 buts), le défenseur Bobby Moore ou le gardien de but Gordon Banks. Cette génération ne parviendra toutefois pas à conserver son titre quatre ans plus tard lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique. Les Allemands les éliminent (3-2) en quart de finale.

Durant ces deux décennies, bien que ses clubs dominent la scène européenne lors des années 70 et 80 (à eux trois, Liverpool FC, Nottingham Forest et Aston Villa remportent pas moins de 6 des 7 coupes des champions disputées entre 1978 et 1985), l'équipe d'Angleterre échoue dans la quête d'un second trophée international. Elle manque même plusieurs phases finales comme les coupes du monde 74 et 78 ou l'Euro 84.

Ce, malgré nombre de joueurs de talent, de Kevin Keegan à Gary Lineker en passant par Bryan Robson ou Glenn Hoddle.

Même si les clubs anglais ne disputent pas de compétitions européennes entre 1985 et 1991 (en raison du Drame du Heysel), le retour de balancier ne joue pas pleinement en faveur de l'équipe nationale coachée depuis 1982 par Bobby Robson, un entraîneur qui restera 8 ans à la tête de l'équipe, soit le plus long règne après celui de Sir Alf Ramsey.

Au Mexique, lors de la Coupe du monde 1986, les anglais perdent en quart de finale contre l'Argentine sur un but marqué de la main par Diego Maradona.

Après s'être fait éliminée lors de l'Euro 88 (3 défaites en 3 matches), l'Angleterre est toute prête de disputer une deuxième finale de Coupe du monde lors du Mondial 90 en Italie.

Avec Peter Shilton dans les buts et des attaquants comme Gary Lineker, Paul Gascoigne, David Platt ou le « Marseillais » Chris Waddle, elle est battue en demi-finale par la RFA aux tirs au but.

Les espoirs sont grands en 1996 avec un championnat d'Europe organisé à domicile, trente ans après la victoire de 1966. Si son avant-centre Alan Shearer termine meilleur buteur de la compétition avec 5 buts, la sélection nationale est éliminée en demi-finale, après une séance de tirs au but perdue contre l'Allemagne.

Les années 2000 voient émerger de nouveaux joueurs au niveau international comme David Beckham (surnommé le spice boy en raison de son mariage avec Victoria Adams des Spice Girls), Michael Owen et un peu plus tard Steven Gerrard et Wayne Rooney.

L'Angleterre est éliminée du Mondial 98 (par l'Argentine en huitièmes de finale aux pénalties) et de l'Euro 2000 (dès le premier tour, après deux défaites face au Portugal et à la Roumanie et un succès face à l'Allemagne).

Après l'échec de l'Euro 2000, la Fédération Anglaise confie pour la première fois la sélection anglaise à un entraîneur étranger, le Suédois Sven-Göran Eriksson.

Eriksson confie le brassard de capitaine à David Beckham et l'Angleterre réalise lors du Mondial 2002 un parcours qui s'achève en quart de finale contre le futur vainqueur brésilien (1-2).

À l'Euro 2004 comme à la Coupe du monde 2006 les joueurs de Sven-Göran Eriksson perdent dans des conditions quasi identiques au stade des quarts de finale, aux tirs aux buts face au Portugal. Lors du match de 2006 à Gelsenkirchen, le gardien portugais Ricardo Pereira arrête les tirs de Lampard, Gerrard et Carragher.

L'Angleterre est éliminée lors des éliminatoires pour l'Euro 2008, perdant ses deux derniers matchs décisifs contre la Russie (2-1) et la Croatie (2-3 à Wembley), alors qu'il ne lui fallait qu'un seul point. Le sélectionneur Steve McClaren est alors démis de ses fonctions. Fabio Capello, ancien entraîneur du Real, prend sa place. C'est la première fois depuis la Coupe du monde 1994 que l'Angleterre est absente d'une grande compétition internationale. Son précédent échec dans les qualifications à un championnat d'Europe de football remonte à celles de l'Euro 1984, alors que la phase finale ne retenait à l'époque que huit qualifiés.

En haut



Championnat d'Angleterre de rugby à XV

Guinnesspremiership.png

Le championnat d'Angleterre de rugby à XV rassemblant les douze clubs de l'élite anglaise a été créé en 1987. Ce championnat a successivement été dénommé Courage League (1987-1997), Allied Dunbar League (1997-2001), Zurich Premiership (2001-2005), puis Guinness Premiership depuis 2005, au gré des parrainages.

Le titre est attribué à l'issue d'une saison régulière qui débute généralement en septembre puis d'une phase play-off jusqu'à une finale disputée à Twickenham fin mai. Le dernier du classement est relégué à l'étage inférieur de la hiérarchie : la National Division 1. Les champions en titre sont les London Wasps alors que les Leicester Tigers sont les plus titrés avec sept victoires dans la compétition.

Depuis l'invention du rugby en 1823 par William Webb Ellis, et son officialisation le 8 décembre 1863 par les étudiants de l'Université de Cambridge, la pratique de ce sport se cantonne à des rencontres traditionnelles entre clubs, arrangées par ceux-ci, à l'instar des affrontements bisannuels entre le Blackheath RC et le Richmond FC instaurés le 19 décembre 1868 et qui constituent le plus ancien affrontement régulier entre deux clubs dans l'histoire du rugby. Cette organisation libre du rugby reste longtemps en vigueur car la Rugby Football Union, fondée en 1871, s'oppose à la création de toute compétition officielle estimant que la pratique de ce sport y perdrait son esprit d'amateurisme. Les County Cups disputées par les clubs et le County Championship disputé par les équipes des comtés sont pendant longtemps les seules compétitions organisées en dehors des rencontres traditionnelles entre clubs. La hiérarchie entre les différentes équipes pendant la saison se résume aux classements publiés par le Daily Telegraph et les journaux locaux comme le Yorkshire Post. Ces classements, établis à partir des résultats de chaque club, varient fortement d'un journal à un autre et ne constituent au mieux qu'une estimation de la performance des équipes au cours de la saison.

La première compétition officielle instaurée en 1972 par la Fédération anglaise de rugby à XV est la coupe d'Angleterre aujourd'hui connue sous la dénomination EDF Energy Cup du nom de son sponsor du moment. Apparaissent ensuite les championnats régionaux (regional merit tables) en 1976 et, au milieu des années 80, le championnat national (national merit tables). Il constitue les prémices de la future ligue entre les clubs de l'élite anglaise qui naît deux ans plus tard. La principale conséquence de l'introduction de ces championnats est la disparition progressive des rencontres traditionnelles par manque de place dans des calendriers trop chargés.

En 1987, la fédération anglaise de rugby instaure le système pyramidal de ligues sous le nom de Courage Leagues, disputées par 1 000 clubs répartis au sein de 108 ligues avec promotions et relégations en fin de saison. Le nom de la compétition provient du nom de son partenaire officiel, la marque de bière anglaise John Courage appartenant à la société Scottish & Newcastle. La première division ou Courage League Division One est composée de 12 clubs : Bath, Bristol, Coventry, Gloucester, Harlequins, Leicester, Moseley, Nottingham, Orrell, Sale, Wasps et Waterloo. Chaque équipe doit rencontrer une fois tous ses adversaires et le calendrier est établi par les clubs eux-mêmes de manière à satisfaire chacun des opposants. Une victoire rapporte 4 points, un match nul 2 et une défaite 1 seul. Le premier match de l'histoire de la compétition a lieu le 5 septembre 1987 à Beeston et il oppose Nottingham à Moseley, ces derniers remportant la rencontre 21-3. Le premier titre est remporté par les Leicester Tigers et les clubs de Coventry et de Sale sont relégués en seconde division. Cette première saison est un grand succès : les rencontres entre les clubs des divisions majeures attirent un public grandissant et suscitent l'intérêt de commanditaires locaux et d'entreprises nationales. La compétition permet aussi l'amélioration du niveau de jeu, les joueurs adoptant un rythme régulier de matchs. Par ailleurs, les craintes initiales d'une augmentation significative de la violence sur le terrain se révèlent infondées.

La saison suivante, la fédération anglaise de rugby ôte aux clubs la responsabilité d'établir le calendrier des rencontres et impose le samedi comme jour de match. Cette décision fait suite à l'échec partiel de l'organisation de la première saison puisque les deux matchs Gloucester-Leicester et Bristol-Waterloo n'ont pas été disputés. Le système d'attribution des points est également révisé : une victoire rapporte désormais 2 points, un match nul 1 et une défaite aucun. Cette seconde saison est remportée par le club de Bath. Pour l'édition 1989-90, le troisième titre est attribué aux Wasps. À la fin de la saison, seule la dernière équipe est reléguée en seconde division afin d'élargir la compétition à treize clubs pour la saison suivante. C'est l'équipe des Bedford Blues qui est reléguée après avoir terminé la compétition à la dernière place en ayant perdu tous ses matchs.

L'équipe de Bath Rugby imprime sa domination sur l'épreuve en remportant consécutivement quatre titres de champion au cours des saisons suivantes. L'édition 1993-94 marque un nouveau changement dans le format de l'épreuve avec l'introduction de confrontations en matchs aller-retour. L'élite est donc réduite à dix clubs pour ne pas trop surcharger le calendrier. C'est pourquoi les quatre clubs des London Scottish, des Saracens, de West Hartlepool et des Rugby Lions sont relégués en deuxième division à la fin de la saison 1992-93. C'est lors de la saison 1994-95, remportée par les Leicester Tigers, que sont diffusées pour la première fois à la télévision des rencontres de la compétition. Le tout premier match est retransmis sur la chaine Sky Sports le 10 septembre 1994 et il oppose Bath à Bristol. Sky Sports devient dès lors un partenaire privilégié de la ligue puisque la chaîne continue de diffuser les matchs aujourd'hui. Le contrat d'exclusivité liant la chaîne et la compétition se terminera en 2010.

La saison 1995-1996 est de nouveau remportée par Bath. Par contre, aucune équipe n'est reléguée en fin de saison suite à la décision de la fédération anglaise de revenir à douze équipes au sein de l'élite la saison suivante. Cela permet au club de West Hartlepool de garder sa place en première division malgré une saison catastrophique avec 18 défaites en autant de matchs. Le système de relégation est lui aussi modifié en donnant à l'avant-dernière équipe du classement une chance de conserver sa place en première division lors de deux matchs de barrage contre l'équipe classée seconde de la division 2.

Après le succès de la coupe du monde en Afrique du Sud, l'International Rugby Board prend la décision de professionnaliser le rugby à XV en 1995. Cette décision est immédiatement suivie par la professionnalisation du sport en France et dans les nations de l'hémisphère sud ainsi que par la création de la Coupe d'Europe de rugby à XV. La fédération anglaise ayant été longtemps réticente à la professionnalisation de la discipline, le championnat ne devient professionnel qu'un an plus tard pour la saison 1996-1997. Les clubs de l'élite se regroupent alors au sein de l'association Premier Rugby Limited qui est destinée à gérer la ligue et à les représenter dans tous les dialogues avec d'autres organisations comme la Rugby Football Union ou l'ERC. Cette année-là, les Wasps terminent en tête du classement et deviennent la première équipe sacrée championne de l'ère professionnelle.

Ce changement de statut s'accompagne de l'arrivée d'un nouveau sponsor officiel pour la compétition lors de la saison suivante. La société Allied Dunbar, une des filiales financières du groupe Zurich Financial Services signe un contrat de trois ans avec la direction de la ligue et remplace la marque de bière John Courage, et la compétition est renommée Allied Dunbar Premiership. Cette même année, pour la première fois dans l'histoire du rugby à XV, les bancs de pénalité destinés aux expulsions temporaires de 10 minutes sont introduits dans le règlement officiel. Ils sont utilisés pour sanctionner les fautes volontaires et les mauvais comportements qui ne sont toutefois pas assez graves pour mériter une expulsion permanente du joueur. Cette nouvelle règle qui a pour but de rendre le jeu plus fluide et de limiter les conflits et bagarres entre joueurs s'avère un succès et est ensuite étendue par l'International Rugby Board aux compétitions internationales trois ans et demi plus tard. Les cartons jaunes attribués aux joueurs pour officialiser ces expulsions temporaires sont introduits deux ans plus tard lors de la saison 1999-2000. Pour leur retour au sein de l'élite en 1997-98, les Newcastle Falcons réalisent un exploit en terminant en tête de la compétition. Ils mettent ainsi fin au règne sans partage du trio Bath-Leicester-Wasps depuis la création de la compétition en 1987.

Au cours de l'été 1998, l'association des joueurs de rugby professionnels - Professional Rugby Players' Association (PRA) - est créée pour représenter et défendre les intérêts de tous les joueurs professionnels (des jeunes joueurs au sein des académies à ceux disputant les compétitions nationales et internationales). Pour l'édition 1998-1999, le championnat est étendu à quatorze équipes pour combler les trous du calendrier consécutifs à la non-participation des clubs anglais (parmi lesquels Bath, le tenant du titre) à la coupe d'Europe en signe de protestation contre son organisation. Trois équipes sont donc promues en début de saison pour atteindre ce format à quatorze. Il s'agit des Bedford Blues, de West Hartlepool et des London Scottish, ces derniers remplaçant le club de Bristol Rugby qui est relégué en Premiership 2. Les Leicester Tigers terminent en tête de la compétition et sont sacrés champions. Le club de West Hartlepool termine la compétition à la dernière place et est relégué en seconde division. Un accord ayant été trouvé avec les clubs anglais concernant l'organisation de la coupe d'Europe en cours de saison, la Rugby Football Union décide de revenir à un format de la compétition comptant douze clubs pour la saison 1999-2000. Un appel au volontariat subventionné est donc lancé par la fédération anglaise pour déterminer les deux clubs qui accompagneront West Hartlepool en Premiership 2. Cette proposition est à l'origine de la fusion de la section professionnelle des London Scottish au sein des London Irish tandis que la section amateur est reléguée neuf divisions plus bas. L'équipe de Richmond est la seconde à quitter l'élite en raison de la mise en redressement du club après qu'Ashley Levett, son principal partenaire financier, a décidé de se retirer. Les Leicester Tigers réussissent le doublé en remportant un second titre consécutif lors de la saison 1999-2000.

Suite à un changement de sponsor le 26 juillet 2000, la compétition porte désormais le nom de Zurich Premiership du nom de la Banque de Zurich,. Cette nouvelle dénomination n'est pas la seule nouveauté lors de la saison 2000-2001 puisque la fédération anglaise remanie le format de la compétition pour encourager le spectacle. D'abord, le système d'attribution des points est modifié avec une victoire dorénavant à 4 points et un match nul à 2 points. À cela s'ajoute un système de points de bonus : une équipe gagne 1 point de bonus offensif si elle marque 4 essais ou plus, et 1 point de bonus défensif s'il elle perd par un écart de 7 points ou moins. En outre, la saison se termine pour la première fois sur une phase finale par élimination directe - les play-off - appelée Zurich Championship, dont la finale est disputée au stade de Twickenham à Londres. Les clubs classés aux huit premières places sont qualifiés pour les quarts de finale et les affrontements sont définis comme suit : le club classé premier affronte à domicile l'équipe classé huitième, le second reçoit le septième, le troisième reçoit le sixième et le quatrième reçoit le cinquième. Dans l'annonce initiale, le titre reste attribué à l'équipe en tête du classement à la fin de la phase régulière et le vainqueur de la finale obtient simplement le titre de vainqueur du Zurich Championship. Cependant, en plein milieu de la saison, alors que les Leicester Tigers sont très bien lancés pour remporter leur troisième titre consécutif, les instances dirigeantes de la ligue annonce que le titre sera remis au vainqueur de la phase finale et non à l'équipe terminant première de la phase régulière. Cette annonce soudaine surprend tout le monde et provoque un tollé parmi les fans, ce qui pousse les dirigeants de la compétition à revenir sur leur décision. Finalement, les Leicester Tigers ne laissent pas place à la polémique à ce sujet puisqu'ils terminent premiers de la saison régulière et remportent également la Zurich Championship après avoir battu le club de Bath Rugby lors de la finale à Twickenham le 13 mai 2001. Ils sont donc sacrés champions pour la troisième année consécutive.

Le système d'attribution du titre n'est pas remis en cause la saison suivante et cela profite cette fois-ci aux Tigers qui remportent leur quatrième titre consécutif, égalant ainsi le record de Bath. En effet, ils terminent en tête de la phase régulière mais échouent dès les quarts de finale des play-off. Ils sont battus à domicile par les Bristol Shoguns ce qui met un terme à leur invincibilité record de 57 victoires consécutives à Welford Road initiée le 30 décembre 1997. La Zurich Championship est remportée par Gloucester qui bat Bristol 28-23 lors de la finale à Twickenham le 9 juin 2002. Cette même année, bien qu'ayant terminé à la dernière place du classement, le club des Leeds Tykes n'est pas relégué en National Division 1 après la décision de l'England Rugby Limited de refuser la promotion des Rotherham Titans car leur stade ne remplit par les critères imposés pour la participation à la première ligue,. Suite à de nombreuses critiques de la part des joueurs à propos de l'intérêt et du format de la phase finale, la direction de la ligue modifie de nouveau le format de la compétition pour la saison 2002-2003. Elle supprime le double trophée et met fin à la règle atypique d'attribution du titre : le champion est désormais le vainqueur de la phase finale. Celle-ci est par ailleurs fortement raccourcie puisqu'elle ne compte plus que deux matchs. Une demi-finale entre le second et le troisième de la phase régulière désigne l'équipe qui affronte l'équipe arrivée en tête lors de la finale à Twickenham. Bien que Gloucester ait terminé la phase régulière à la première place avec une confortable avance, le club perd la finale contre les London Wasps après être resté trois semaines sans compétition.

Les London Wasps remportent les deux titres suivants sans avoir terminé à la première place de la phase régulière. Ils réalisent le doublé en 2003-2004 contre Bath et le triplé en 2004-2005 contre Leicester. Le contrat liant la Banque de Zurich avec la compétition arrive à son terme en 2005 et un nouveau partenariat est signé avec la marque de bière Guinness en avril, le contrat débutant le 2 septembre 2005. La compétition change une nouvelle fois de nom et s'intitule désormais la Guinness Premiership. La seconde phase de la compétition est aussi réorganisée selon un système connu sous le nom de Shaughnessy play-off déjà utilisé dans d'autres compétitions comme le Top 14 : les quatre premiers du classement participent à une phase finale en deux temps (demi finales et finale). Le titre est remporté cette année-là par les Sale Sharks. En battant les Tigers 45-20 lors de la finale, ils deviennent la cinquième équipe à remporter le trophée.

En raison de la coupe du monde de rugby, le calendrier du championnat est aménagé pour que la saison 2006-2007 se termine deux semaines plus tôt qu'à l'accoutumée. Ainsi l'équipe d'Angleterre bénéficie d'une préparation plus longue pour la défense de son titre acquis en 2003. Leicester remporte son septième titre après avoir battu l'équipe de Gloucester en finale. Sujet à controverse entre la fédération anglaise et la Premier Rugby Limited depuis la professionnalisation du sport, la mise à disposition par les clubs des internationaux anglais trouve une issue satisfaisante pour les deux parties avec la signature de l'accord Elite Player Squad (EPS) en 2007. Cet accord stipule qu'en échange d'une compensation financière de la part de la fédération (110 millions de livres pour la période 2008-2016), les clubs s'engagent à libérer les internationaux 13 ou 14 jours avant les rencontres du XV anglais. Cette décision apaise les esprits et permet aux deux institutions du rugby anglais de travailler de concert.

Le championnat 2007-2008 couronne une nouvelle fois les London Wasps lors de la finale contre les Leicester Tigers, remake de celle de la coupe d'Europe l'année précédente. Fin 2008, la direction de la ligue projette de réduire le plafond salarial (ou salary cap) pour faire face à la crise économique,. Mais cette décision ne plaît pas aux clubs estimant qu'elle nuirait à leur compétitivité, en particulier vis-à-vis des clubs français, et finalement la décision prise le 15 janvier 2009 statue seulement le gel du plafond salarial pour deux ans. Cependant, cette mesure est insuffisante et la Premier Rugby Limited prévoit d'augmenter le nombre des rencontres au cours d'une saison pour accroître ses revenus. Cela provoque un nouveau conflit avec la fédération anglaise, cette dernière estimant que la mesure serait contraire à l'accord EPS qui régule la mise à disposition des internationaux pour l'équipe nationale. La ligue anglaise s'engage alors à prendre une décision qui n'alourdirait pas le calendrier et propose pour cela de supprimer la coupe anglo-galloise. Aucune décision officielle n'a été prise à ce jour.

Cette première partie de l'histoire de la compétition est dominée par l'équipe de Bath Rugby qui empoche six titres de champion dont quatre consécutifs. Le club termine dans le trio de tête à la fin de chaque saison exceptée lors des éditions 1987-88 et 1998-99. Viennent ensuite les Leicester Tigers, les Wasps et les Newcastle Falcons avec respectivement quatre, deux et une victoire du championnat.

On accède à l'article qui traite d'une édition particulière en cliquant sur l'année.

Depuis l'apparition des play-offs, la compétition est dominée par les London Wasps et les Leicester Tigers qui sont respectivement couronnés quatre et trois fois. Le club de Gloucester finit la phase régulière en tête à trois reprises, mais échoue à chaque fois lors des phases finales. La seule année où il remporte la finale, le titre est décerné aux Tigers vainqueurs de la phase régulière.

En 21 éditions, seulement cinq clubs ont été sacrés champions et le trio composé de Leicester, de Bath et des London Wasps totalise 19 des 21 titres. Bath (de 1991 à 1994) et Leicester (de 1999 à 2002) ont réussi le quadruplé. Les London Wasps ont fait le triplé entre 2003 et 2005.

Quatre équipes ont réussi le triste record de perdre tous leurs matchs au cours d'une saison : les Bedford Blues en 1989-1990, Liverpool St Helens en 1990-1991, West Hartlepool en 1995-1996 et les Rotherham Titans en 2003-2004.

À l'image du palmarès de la compétition dominé par le trio Bath-Leicester-London Wasps, les joueurs les plus titrés sont ceux qui sont restés fidèles à ces trois équipes.

Depuis la création de la discipline, de nombreux trophées récompensent également les joueurs de la ligue chaque année. Ces distinctions qui couronnent les meilleurs joueurs et meilleurs espoirs de la compétition sont décernés par les instances dirigeantes, par les joueurs eux-mêmes, par les clubs, par les journalistes ou par les supporters. Parmi la multitude de récompenses distribuées, deux d'entre elles revêtent une grande importance en raison de la valeur de l'institution qui les délivre. Il s'agit du trophée du meilleur joueur de la saison - Premiership player of the season award - décerné par la Premier Rugby Limited au mois de mai lors d'une cérémonie officielle retransmise à la télévision et de celui du meilleur joueur de l'année - PRA player of the year award - attribué depuis 1999 par la Professional Rugby Players Association lors d'un dîner de gala. Seuls trois joueurs ont réussi à obtenir les deux trophées : Mike Catt, Jason Robinson et Martin Corry, ces deux derniers les ayant reçus au cours de la même saison.

Le championnat se déroule en deux phases : une phase régulière avec un classement et une phase finale (ou play-off) par élimination directe sur deux tours pour déterminer le champion.

Au soir de la 22e journée, les quatre premières équipes du classement s'affrontent en demi-finales : le club classé premier reçoit celui classé quatrième et le second reçoit le troisième. Les deux vainqueurs se retrouvent pour se disputer le titre lors de la finale au stade de Twickenham à Londres.

Le classement final de la phase régulière permet de déterminer les clubs qui sont admis à participer à la Coupe d'Europe et au Challenge européen. Le nombre de clubs anglais admis à participer à une édition donnée de la Coupe d'Europe dépend de la prestation de ces mêmes clubs lors de l'édition précédente. Si un club anglais avance plus loin dans la compétition que tous les clubs français du Top 14 et italiens du Super 10, alors sept clubs participent à la coupe d'Europe la saison suivante. Autrement ils ne sont que six à y représenter le rugby anglais. Les cinq (ou six) premières équipes de la phase régulière sont qualifiées pour la coupe d'Europe, la sixième (ou septième) étant l'équipe anglaise arrivée le plus loin dans la coupe anglo-galloise. Les six (ou cinq) équipes restantes, le promus inclus, sont admises à participer au Challenge européen.

Chaque rencontre de la compétition est orchestrée par un quatuor d'arbitres : un arbitre de champ, deux juges de touche et un arbitre suppléant. Ils sont choisis parmi les membres de l'unité des arbitres d'élite - Elite Referee Unit - par l'équipe de direction de l'arbitrage de la Rugby Football Union composée de Colin High, Ed Morrison et Brian Campsall. L'unité des arbitres d'élite est composée de 14 arbitres de champ et de 20 juges de touche. Les arbitres de champ membres de cette section passent par tous les niveaux d'arbitrage (du niveau régional au niveau national) avant de devenir arbitre d'élite. Leur progression aux différents échelons est soumise à une série d'examens, leur prestation au cours des rencontres est évaluée par un arbitre assesseur et leur forme physique est contrôlée régulièrement. Les juges de touches sont soumis aux mêmes règles de promotion, mais certains d'entre eux sont d'anciens arbitres de champ de la section reconvertis.

Fondée en 1996 par les clubs professionnels, la Premier Rugby Limited est une association qui représente les douze clubs dans tous les dialogues avec d'autres organisations comme la Rugby Football Union ou l'ERC. Elle a pour objectif d'assurer la viabilité financière de la compétition tout en permettant le développement des clubs et l'attraction d'un public de plus en plus large. C'est elle qui négocie et signe les contrats de partenariat financier avec les sponsors et les médias. Chaque année, elle reverse une grande partie des profits de manière équitable entre les clubs (plus de deux millions de livres chacun). Elle gère également le déroulement de la compétition au travers de l'England Rugby Limited, partenariat commercial avec la fédération anglaise de rugby.

Les revenus de la ligue proviennent de plusieurs sources : les contrats avec les partenaires, les droits de diffusion télévisuelle et les fonds reversés par l'ERC et la fédération anglaise. Outre la marque de bière Guinness qui est le sponsor officiel de la compétition, les autres partenaires actuels de la ligue sont Coral, EDF, Gatorade, les hôtels Hilton, Land Rover, Bank of America, Gilbert et le Sunday Times. Au cours des premières années de l'ère professionnelle, les sommes obtenues par les contrats signés avec les sponsors sont à peu près équivalentes à celles provenant des droits télévisuels. À titre d'exemple, en 2000 Sky Sports paye 87,5 millions de livres pour les droits de retransmission sur cinq ans alors que les sponsors de l'époque (Allied Dunbar, Tetley's, Nike et BT Cellnet) engagent environ 45 millions de livres à la Premier Rugby Limited sur trois ans. Mais ces dernières années, les droits de télédiffusion ont fortement augmenté, devenant la première source de revenus pour la compétition.

Cet envol des droits s'explique par la popularité grandissante de la compétition au cours de ces dernières années : le nombre moyen de spectateurs dans les stades a quasiment doublé entre la saison 1998-1999 et la saison 2004-2005. Dès lors, la ligue crée des évènements autour de la compétition pour entretenir cet engouement du public. Depuis la saison 2004-2005, le championnat s'ouvre sur le London Double Header, une double confrontation de gala au stade de Twickenham mettant aux prises les quatre équipes londoniennes au cours de deux rencontres consécutives : les Harlequins, les London Irish, les London Wasps et les Saracens. Lors de la saison 2005-2006, les Leeds Tykes remplacent les Harlequins alors relégués en National Division 1.

Sur la vague du succès du London Double Header, le club des Harlequins décide de faire un autre match de gala à Twickenham face aux Leicester Tigers le 27 décembre 2008. Cette initiative s'avère également un succès car la rencontre attire 50 000 spectateurs, ce qui devient le record en la matière pour un match de la phase régulière. Tout cet engouement autour de la compétition profite aux clubs car lors de la saison 2006-2007, les mi-temps des matchs sont allongées de 5 minutes, passant des 10 minutes traditionnelles à 15 minutes. Ce changement est issu d'un choix économique pour permettre aux clubs de profiter de l'augmentation de l'affluence dans les stades en vendant plus de boissons.

La présence d'un plafond salarial - salary cap - constitue une particularité du championnat dans le monde du rugby. Introduite en 1999, cette mesure, qui provient des sports majeurs américains, a pour but de limiter l'accumulation de gros salaires dans une seule équipe et donc de garantir une certaine équité. Depuis son entrée en vigueur dans la compétition, le niveau des équipes s'est homogénéïsé et la ligue est devenue la compétition nationale la plus âprement disputée dans l'hémisphère nord,. Bien que le palmarès récent de l'épreuve ne le laisse pas vraiment transparaître, les clubs de l'élite anglaise sont d'un niveau beaucoup plus homogène que celui du championnat de France où la domination de quatre/cinq équipes est favorisée par l'absence d'une telle règle. En effet, neuf des douze équipes (75 %) ont participé aux play-offs depuis la saison 2003-2004 alors que dans le même temps seuls 6 clubs français sur 14 (43 %) se sont partagés les places en demi-finale.

Toutefois, cette mesure ne possède pas que des avantages puisque la limitation des salaires rend les clubs anglais moins attractifs que leurs homologues français. Pour pallier ce problème, le montant du plafond est augmenté à plusieurs reprises passant de 2,25 millions de livres à 4 millions de livres,. Mais la crise économique de 2008 force les instances dirigeantes à geler le plafond pour les deux ans. Ce gel ajouté à la baisse de la livre par rapport à l'euro rend désormais les équipes du Top 14 beaucoup plus attractives. Cela provoque immanquablement l'amorce d'un exil des stars anglaises vers le championnat français. Andy Goode rejoint CA Brive en 2008 et est imité par son compatriote Riki Flutey en 2009. De même, les avants des London Wasps, James Haskell et Tom Palmer, viennent jouer au Stade français Paris en 2009,. Ces premiers départs inquiètent la fédération anglaise qui s'interroge sur l'impact que pourrait avoir un exil massif à la fois sur le championnat mais aussi sur l'équipe nationale,. Toutefois, il ne s'agit pour l'instant que de quelques joueurs. En outre, un sujet d'étude sur l'introduction d'un plafond salarial dans le Top 14 vient d'être lancé par la Ligue nationale de rugby, ce qui pourrait rééquilibrer la balance entre les deux compétitions.

Depuis la saison 1994-1995, Sky Sports retransmet certaines rencontres à la télévision (pas moins de 350 matchs entre 1994 et 2004 soit une moyenne de 35 par saison). En 2004, la chaîne conserve son monopole sur les droits de diffusion jusqu'en 2010 grâce à la signature d'un contrat avec la Premier Rugby Limited. À partir de la saison 2010-2011, elle partagera la retransmission des matchs avec la chaîne irlandaise Setanta Sports, qui diffuse déjà la compétition en Australie. À cette occasion, le nombre de rencontres diffusées au cours de la saison passera de 33 à 69. En France, bien que la compétition ne suscite pas autant d'intérêt que le Championnat d'Angleterre de football, des matchs de la ligue sont tout de même retransmis sur Sport+.

Lors des premières apparitions télévisées, les stades ne sont pas équipés pour recevoir les commentateurs, et ceux-ci sont juchés sur des plateformes temporaires montées sur des échafaudages. Aujourd'hui, la chaîne a considérablement modernisé les retransmissions avec la présence de studios in situ et un minimum de 12 caméras dans chaque stade. Des experts de la discipline interviennent en tant que consultants pendant et après les rencontres, tel le quintuple vainqueur de l'épreuve Martin Johnson ou l'ancien sélectionneur du XV anglais vainqueur de la coupe du monde en 2003 Clive Woodward. La chaîne propose également l'émission hebdomadaire The Rugby Club le jeudi soir avec au programme les résumés et analyses des rencontres du précédent week-end agrémentés par des débats entre spécialistes.

Suivi des modifications de l'article depuis la proposition.

En haut



Source : Wikipedia