Andy Roddick

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Posté par rachel 23/03/2009 @ 20:10

Tags : andy roddick, tennismen, tennis, sport

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Andy Roddick

Andrew Stephen " Andy " Roddick, né le 30 août 1982 à Omaha dans le Nebraska, est un joueur de tennis américain.

Il fut numéro 1 mondial à la fin 2003 pendant 13 semaines, l'année de sa victoire à l'US Open. Il a en outre participé à trois autres finales de Grand Chelem (Wimbledon 2004, Wimbledon 2005, US Open 2006), perdant à chaque fois contre le Suisse Roger Federer.

Andy Roddick est connu pour son service atypique mais efficace car il est d'ailleurs le détenteur du service le plus rapide du tennis professionnel, avec une mise en jeu à 249.4 km/h (155 mph). Il a par ailleurs battu son propre record trois fois. Il possède aussi un coup droit puissant.

Son entraineur actuel est Larry Stefanki.

Andy Roddick fait partie des 4 joueurs ayant dépassé les 1000 aces en une saison avec : Pete Sampras, Ivo Karlović et Goran Ivanišević. Roddick peut donner l'impression qu'il fait du n'importe quoi, tant il met peu de temps pour servir, en totale opposition par rapport à Djokovic ou Karlovic par exemple, un autre gros serveur. Il sert de façon peu académique, mais la force qu'il parvient à mettre dans la balle fait la différence et rend les retours des adversaires difficiles. De plus les services de Roddick ne sont pas seulement puissants, ils apparaissent aussi être aussi précis et variés.

Andy Roddick est né à Omaha (Nebraska), le 30 août 1982. Son père, Jerry, était homme d'affaires et sa mère, Blanche, institutrice. C'est elle qui dirige sa fondation. Andy a deux frères ainés, Lawrence et John, qui étaient promis à un bel avenir dans le tennis. À l'âge de 5 ans, Andy déménage avec sa famille en Floride, à Boca Raton. Il déménagea plus tard dans la capitale texane, Austin. Son frère John est son coach et, depuis 2006, la Team Roddick a été complétée par Jimmy Connors, qui voyage souvent avec Andy lors des tournois majeurs.

Côté vie privée, le 31 Mars 2008, Andy Roddick annonce ses fiancailles à Brooklyn Decker, un mannequin de "Sports Illustrated" rencontré moins d'un an plus tôt.

En 2001, Andy Roddick devient le plus jeune joueur à figurer en fin d'année dans le top 20 de l'ATP. Il montra d'ailleurs à Wimbledon cette même année son potentiel en prenant un set à Goran Ivanišević.

Andy Roddick se révèla au grand public en 2003, cette année il joua un quart de finale à l'Open d'Australie, contre le Marocain Younès El Aynaoui. Ils se battirent durant cinq heures, et le résultat en fut d'ailleurs un record. Le 21-19 en faveur de Roddick était le set le plus long en Grand Chelem durant l'ère Open. Il dura en effet 2h 23. (Le record a été battu en 2007, à Wimbledon, lors d'un match de double du deuxième tour. Les Brésiliens Marcelo Melo et Andre Sa ont battu Paul Hanley / Australie et Kevin Ullyett Zimbabwe 28-26 dans le cinquième set, qui dura 3h 05, 5h 58 pour le match entier.) Par la suite, Roddick perdit rapidement à Roland-Garros, puis gagna au Queen's et atteint les demi-finales de Wimbledon, perdant en trois sets contre le futur vainqueur du tournoi Roger Federer.

Puis, en Amérique du Nord, Andy Roddick gagna ses deux premiers Masters Series. Il remporta en effet le Masters du Canada, puis celui de Cincinnati. Puis vint l'US Open. Après avoir facilement atteint les demi-finales, il est accroché par David Nalbandian, contre qui il gagne en cinq sets, après avoir sauvé une balle de match. Il battit en finale l'Espagnol Juan Carlos Ferrero 6-3, 7-6, 6-3. À la fin de l'année, à 21 ans, il était numéro 1 mondial, et premier Américain depuis Andre Agassi en 1999 à l'être en fin de saison. Il est aussi le plus jeune Américain à occuper cette place depuis le début des classements informatiques.

En 2004, à l'US Open, il est éliminé à la surprise générale en quarts de finale par Joachim Johansson, autre grand serveur, qui s'imposa en cinq sets. Aux JO, il perd contre le futur médaillé de bronze Fernando González, au troisième tour. Andy Roddick faisait partie de la délégation américaine, qui comprenait également Taylor Dent, Mardy Fish, Vincent Spadea, Mike Bryan, Bob Bryan, Martina Navrátilová, Venus Williams, Chanda Rubin et Lisa Raymond. Puis, Andy fit à nouveau équipe avec Mardy Fish et les frères Bryan dans l'équipe américaine de Coupe Davis, mais il perdirent en finale contre l'Espagne de Rafael Nadal à Séville. Andy perdit son match contre Nadal, qui allait gagner l'année suivante les Internationaux de France. À la fin de l'année, Andy se sépara de son entraîneur Brad Gilbert avec qui il collaborait depuis 18 mois. Andy finit l'année numéro 2 mondial, derrière Roger Federer. Sur cette année, il a été le joueur ayant servi le plus grand nombre d'aces (1017).

Andy Roddick a montré une très grande force de caractère quand il sauva le joueur hollandais Sjeng Schalken et d'autres invités d'un hôtel ayant pris feu en 2004. Il sauva également du feu Ben Campezi et Dean Monroe.

En mai, Roddick eut une balle de match contre l'Espagnol Fernando Verdasco. Verdasco servait, tentant de sauver la balle de match sur son deuxième service, quand le juge de ligne annonça faussement le service out. Si cet annonce avait été suivie, Andy aurait gagné le match. Mais Andy montra à l'arbitre la marque de la balle qui était bonne. L'annonce changea. Finalement Verdasco gagna le match. Beaucoup aux États-Unis dirent qu'Andy Roddick avait choisi le "fair-play plutôt que la victoire". Cependant, l'arbitre serait certainement descendu de sa chaise car Verdasco s'apprêtait à protester et l'on aurait vu que la balle était bonne. Roddick a juste dit qu'il voulait éviter un voyage à l'arbitre.

À Roland-Garros, Andy Roddick perdit au deuxième tour contre l'Argentin José Acasuso et à Wimbledon, il perdit en finale contre Roger Federer pour deuxième année de suite. À l'US Open, Andy a été battu par le Luxembourgeois Gilles Müller (ATP 70) au premier tour. Sa dernière défaite au premier tour de l'US Open remontait à 2000. Au Grand Prix de tennis de Lyon, Andy gagna contre Gaël Monfils en finale et remporta le tournoi sans perdre un set ni concéder son service. Mais bien qu'il atteignît la finale de Wimbledon et les demi-finales de l'Open d'Australie, TENNIS Magazine et d'autres le critiquèrent pour son jeu pauvre cette année-là.

Après une première moitié d'année 2006 très décevante (malgré une finale à Indianapolis perdue contre James Blake) il décide à la fin juillet de faire appel à la légende du tennis américain Jimmy Connors pour l'entraîner. Malheureusement, en raison d'une douleur persistante au côté gauche, il est contraint de déclarer forfait pour les tournois de Washington et de Toronto. De retour aux affaires à Cincinnati, il remporte son quatrième Masters Series aux dépens d'un autre revenant Juan Carlos Ferrero après une semaine très convaincante. Le 10 septembre 2006, il parvient en finale de l'US Open mais est battu par le numéro 1 mondial Roger Federer en quatre sets. Grâce a cette fin de saison plus que convenable, Roddick obtient pour la 3e fois ( après 2003 et 2004 ) le droit de disputer la Masters Cup.

En 2007, Roddick commence par une victoire au tournoi d'exhibition de Kooyong contre Roger Federer (6-2, 3-6, 6-3) en finale et parvient en demi-finale de l'Open d'Australie où il s'incline contre ce même Federer (4-6, 0-6, 2-6), ce qui est pour lui une énorme désillusion. Dans une conférence de presse hors du commun, Roddick déclare: "Comment je me sens ? Dépressif ! C'est terrible. Je ne m'attendais pas à ça. J'ai reçu une fessée ce soir." Après deux semaines de pause, il enchaîne par une demi-finale à San Jose et une finale à Memphis perdue contre l'Allemand Tommy Haas.

À Indian Wells, il parvient en demi-finale en battant notamment Ivan Ljubičić en quart mais s'incline face au futur vainqueur de l'épreuve Rafael Nadal (6-4, 6-3). Il enchaîne avec un quart au masters de Miami mais doit abandonner face au jeune Britannique Andy Murray. Ce résultat l'empêche d'enchaîner une 5e demi-finale d'affilée sur 5 tournois depuis le début de l'année.

Sa saison sur terre battue, la surface où il se sent le moins à l'aise, est très moyenne avec notamment une défaite au premier tour de Roland-Garros.

En revanche, la partie sur gazon commence mieux avec une victoire (la quatrième) au tournoi du Queen's. Il élimine en finale la surprise du tournoi, le Français Nicolas Mahut (4-6, 7-67, 7-62) en sauvant une balle de match au deuxième set. À noter que cette victoire lui permet de reprendre la troisième place mondiale, qu'il avait quittée à l'issue du Grand Chelem parisien.

Il semble donc bien préparé pour le tournoi de Wimbledon où il a été finaliste en 2004 et 2005, à chaque fois battu par le quintuple tenant du titre Roger Federer. Après un bon parcours où il élimine notamment Paul-Henri Mathieu, il est éliminé par Richard Gasquet en quart de finale au terme d'un match épique en 5 manches. L'été sur dur de Roddick est assez bon, il commence par le tournoi d'Indianapolis où il perd en demi-finale face au canadien Dancevic (4-6, 6-7), il enchaîne avec une victoire à Washington face à la révélation américaine de ce tournoi le géant John Isner, c'est le 23e tournoi gagné par Roddick depuis le début de sa carrière sur le circuit professionnel. Les deux Masters Series seront moins éclatant, tout d'abord un quart de finale perdu à Montréal face au futur vainqueur Djokovic (6-7, 4-6) puis une défaite au 3e tour à Cincinnati contre le redoutable contreur espagnol David Ferrer (6-7, 4-6). Puis arrive l'US Open, Roddick semble avoir retrouvé un bon niveau de jeu et se fraye un chemin jusqu'en quart de finale où il se mesure au numéro un mondial Federer, une fois de plus Roddick perd, après deux sets accrochés perdu au tie-break, il sombre dans la 3e manche (6-7, 6-7, 2-6). Sa fin de saison est axée sur la Coupe Davis, Roddick veut remporter ce saladier d'argent que les États-Unis attendent depuis 1995. Il gagne ses deux simples de la demi-finale remportée face aux Suèdois. Les USA participeront à la finale en décembre à domicile face à la Russie. Roddick joue le tournoi de Lyon où il perd dès le 1er tour contre Santoro (6-7, 6-2, 4-6), annule sa participation aux deux Masters Series de fin d'année et se prépare pour la finale de la Coupe Davis via le Masters. Cette préparation est une réussite puisqu'il gagne ses deux premiers simple face à Davydenko (6-3, 4-6, 6-2) puis Gonzalez (6-1, 6-4). Il accède au demi-finale du Masters avant même son 3e simple perdu face à Federer (4-6, 2-6). Sa demi-finale est mal négociée, il perd la rencontre face à Ferrer alors en état de grâce et qui joue son meilleur tennis (1-6, 3-6). La saison 2007 de Roddick se termine de fort belle manière puisqu'il permet aux Etats-Unis de gagner le saladier d'argent en gagnant son simple face à Tursunov (6-4, 6-4, 6/2). Sa saison est plutôt bonne avec deux titres ATP, 1 finale et une 6e place mondial à la clé.

En 2008, Roddick débute sa saison à l'Open d'Australie par une défaite inattendue au troisième tour contre l'allemand Philipp Kohlschreiber, récent vainqueur du tournoi de Open d'Auckland.

Il enchaîne par une victoire difficile contre l'autrichien Jürgen Melzer lors du premier tour de la Coupe Davis. Il gagne ensuite deux tournois en s'imposant à San José puis à Dubaï où il bat notamment Rafael Nadal en quart de finale puis Novak Đoković, numéro 1 du classement ATP Race, en demi-finale.

En mars, il est battu précocément au deuxième tour d'Indian Wells par l'Allemand Tommy Haas. À Miami, il bat Roger Federer pour la deuxième fois de sa carrière (7/6(4), 4/6, 6/3), il se fait éliminer par Nikolay Davydenko (7/6(5), 6/2) en demi-finale après un match trop passif de l'Américain. Il commence sa saison sur terre battue à Rome où il atteint les demi-finales mais il abandonne face à Stanislas Wawrinka à cause de problèmes au dos et à l'épaule droite, il doit donc renoncer à jouer à Hambourg, à la coupe du monde de tennis à Düsseldorf et à Roland-Garros. Il reprend la compétition pour défendre son titre au Queen's. Son retour sur le gazon anglais se termine en demi-finale face à Rafael Nadal après une défaite en 2 sets serrés 5/7 4/6. Roddick se concentre alors sur l'un de ses tournois favoris : Wimbledon. Mais cette édition 2008 tourne court : il est battu à la surprise générale par le Serbe Janko Tipsarević au second tour 7/6 5/7 4/6 6/7. Après cette défaite dure à encaisser, Roddick prépare sa saison estivale sur le dur nord-américain mais une blessure l'empêche de s'exprimer normalement. Il perd au 3e tour du Masters Séries du Canada face à Marin Čilić 4/6 6/4 4/6, renonce à l'un de ses tournois préférés — Cincinnati — puis dispute le tournoi de Los Angeles pendant que la majorité des joueurs de renom disputent les JO de Pékin. Il va jusqu'en finale où il perd face à la révélation de l'été 2008 : Juan Martín del Potro 1/6 6/7. La semaine suivante, il dispute le tournoi de Washington où il est tenant du titre, l'aventure tourne court, il est battu par Viktor Troicki après avoir pourtant gagné le 1er set 6/0, il perd les deux sets suivant 2/6 4/6. Son esprit est alors tourné vers SON tournoi l'US Open, au cours duquel il se fraie un chemin jusqu'en quart de finale où il perd en 4 manches face au Serbe n° 3 mondial Novak Đoković. Il remporte par la suite le tournoi de Pékin face à l'Israélien Dudi Sela, en trois sets : 6/4 6/7 6/3. C'est son troisième titre de cette année 2008, après San José et Dubaï. Roddick poursuit sa tournée asiatique à Tokyo où il parvient jusqu'en demi-finale, il perd face à Tomáš Berdych dans un match accroché 6-7(3) 7-5 7-6(3).

Andy Roddick dispute ensuite le Masters de Madrid où il s'incline face à Gaël Monfils le français. Puis il va en France disputer le Grand Prix de tennis de Lyon, il parvient en quart de finale battu par Robin Söderling en deux tie-break. Il dispute leOpen de Paris-Bercy pour valider son accession à la Masters Cup ce qu'il réussit puisqu'il réalise un bon tournoi seulement battu en quart de finale par le futur vainqueur Jo-Wilfried Tsonga. Roddick tombe dans le groupe rouge avec Roger Federer, Andy Murray et Gilles Simon. Il est défait lors de son premier match par l'Écossais Andy Murray 6-4, 1-6, 6-1 et est contraint de déclarer forfait pour son second match prévu initialement contre Roger Federer en raison d'une blessure contractée à l'entrainement. Il est remplacé au pied levé par Radek Štěpánek pourtant seulement 26e à la Race. En novembre, Andy Roddick s'attache les services de Larry Stefanki, ancien entraîneur du Chilien Fernando González.

Andy Roddick est souvent appelé "l'autre A-Rod" en référence à la star du baseball Alex Rodriguez qui avait déjà ce surnom. Sur le court, il est connu pour discuter avec les arbitres de chaise et les juges de ligne, bien qu'il applaudisse souvent le coup gagnant adverse. Andy est aussi connu pour son sens de l'humour, et il a souvent surpris à la télévision par ses plaisanteries avec le public durant les matches. Andy imite aussi occasionnellement d'autres stars du tennis pour le public durant des matches d'exhibitions, y compris John McEnroe, Maria Sharapova et Andre Agassi.

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Tennis

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Le match se gagne en remportant un maximum de points, de jeux, puis de sets, conformément aux règles du jeu, variables selon le sexe, l'âge...

Le tennis est l'un des sports de raquette les plus populaires, au même titre que le tennis de table, ou le badminton, qui restent les disciplines les plus pratiquées en Asie.

Lorsqu'au Moyen Âge on jouait à la paume, le serveur avait coutume d'annoncer son envoi à l'adversaire en lui criant « Tenez ! ». En ancien français, l'impératif du verbe tenir se prononçait « Tenèts ! ». Quand les Anglais empruntèrent le jeu de paume et sa terminologie, ils entendirent « Tenèts », « Tenis », d'où « tennis » .

Le tennis est une adaptation anglaise du jeu de paume. À la suite de la bataille d'Azincourt (1415), le duc d’Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre. À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement.

Le tennis est né selon les sources entre 1858 et 1870 soit plus de quatre siècles plus tard. En 1858 le major Harry Gem esquisse une sorte de court de tennis sur le gazon de sa propriété : il joue un jeu assez similaire au tennis actuel. Vers 1863 le Major Walter Clopton Wingfield, le descendant du châtelain de Wingfield, pratique aussi une sorte de tennis dans sa résidence à Londres. Vers 1869 dans le Warwickshire, Harry Gem et son ami espagnol Augurio Perera expérimentent une nouvelle version du jeu qu'ils appelèrent d'abord pelota puis plus tard lawn rackets. Gem, Perera, Frederic Haynes et Arthur Tomkin forment un club à Leamington : c'est le premier club de lawn tennis du monde. C'est donc probablement Harry Gem qui a inventé le « tennis moderne » (issu du jeu de paume français) mais c'est Wingfield qui est passé à la postérité car il a commercialisé ce sport sous le nom de « Sphairistike » le 23 février 1874 mais il ne l'a pas inventé comme la légende le prétend. Le sphairistike est la conséquence du jeu de paume et de l’invention du caoutchouc qui permet de réaliser des balles pouvant rebondir sur l’herbe. C'est le chaînon manquant entre le jeu de paume et le tennis. Le tennis en Angleterre a d'ailleurs pour nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis). Le mot « tennis » lui-même provient de l'avertissement « Tenez ! » que donnait le lanceur de balle au départ d'un échange au jeu de paume.

Il semble que le premier tournoi de tennis eut lieu en août 1876 sur un court aménagé dans la propriété de M. William Appleton à Nahant dans le Massachusetts et remporté par James Dwight. Suit le Tournoi de Wimbledon en 1877 du 9 au 16 (ou 19) juillet, futur Internationaux amateurs de Grande-Bretagne, qui est donc le plus vieux tournoi encore existant. La finale de la première édition se joue devant 200 spectateurs. L’Anglais Spencer Gore s’impose en simple messieurs (24 participants). À l’occasion de ce tournoi, les règles du sphairistike de Wingfield sont modifiées par les organisateurs qui deviennent, de fait, et pendant une décennie, la seule autorité en matière de tennis.

La France, jadis terre d'élection par excellence du jeu de paume, n'attend pas longtemps pour succomber aux charmes du tennis promu par Wimbledon. Dès 1878, le premier club de tennis est fondé en France à Dinard, en Bretagne. Dans le même temps, les premières parties ont lieu en Australie.

D'autres tournois suivent très vite : en 1878 un tournoi aurait été organisé au Montréal Cricket Club, et les premiers championnats amateurs d'Écosse eurent lieu en indoor sur bois cette même année, les Championnats amateurs d'Irlande débutèrent en 1879 au Fitzwilliam Club de Dublin, ceux de Bohême la même année et ceux de la colonie australienne du Victoria à Melbourne en 1880, chaque colonie australienne crée d'ailleurs son tournoi bien avant le 1er championnat national australien, organisé en 1905 et intitulé « Internationaux d'Australasie », futur Open d'Australie. Les championnats des États-Unis sont organisés pour la première fois à Newport en 1881 (la 1re édition réservée aux citoyens du pays est l'ancêtre de l'US Open, etc.). Le tennis est donc né sous l'ère victorienne avec des règles victoriennes : le sport dans ces conditions ne peut être pratiqué que comme un loisir par de riches aristocrates, donc sans besoin d'argent pour vivre, et ne peut donc faire l'objet d'une profession rémunérée. Ceci explique pourquoi les professionnels du tennis sont longtemps bannis du circuit traditionnel et considérés comme des pestiférés. De plus les responsables du tennis, très jaloux de leur autorité, un autre héritage de l'époque victorienne, ne souhaitent absolument pas avoir affaire à des joueurs professionnels indépendants de leur volonté : c'est ainsi une autre raison pour écarter les « pros » du circuit traditionnel. Plus tard est créé en 1891 le Championnat de France de tennis qui devient véritablement international en 1925 sous le nom « Internationaux de France de tennis ».

En 1933 quand l'Australien Jack Crawford qui a gagné les Internationaux amateurs d'Australie, de France à Roland Garros, de Grande-Bretagne à Wimbledon, atteint aussi la finale des Internationaux amateurs des États-Unis à Forest Hills, les journalistes John Kieran et Allison Danzig utilisent pour la première fois l'expression « Grand Slam » (tirée du brigde et aussi du golf) en évoquant une possible victoire de l'Australien dans les quatre tournois la même année. Ces championnats commencent à prendre de l'importance car les quatre pays hôtes sont les seuls pays de l'époque qui ont remporté la Coupe Davis qui est la plus grande compétition amateur internationale pendant au moins 40 ans de 1920 à 1960 (elle désigne souvent le numéro 1 mondial amateur et a bien plus d'importance que Wimbledon ou Forest Hills). Cette compétition est créée par Dwight Davis en 1900 et oppose dans un premier temps uniquement les Îles Britanniques aux États-Unis. Il n'y a pas d'édition en 1901. Puis d'autres pays souhaitent participer et jusqu'en 1973 seuls les 4 pays cités remportent cette compétition par équipes. En 1938 Donald Budge a l'idée de gagner les championnats des 4 pays vainqueurs de la Coupe : il est donc le premier joueur à consciemment tenter le Grand Chelem (Crawford n'avait aucune intention à l'origine d'aller aux États-Unis car notamment il souffrait du climat new-yorkais) et à le réussir. Ceci devient la véritable référence individuelle du tennis amateur dans les années 1950, plus précisément en 1956 lorsque Lew Hoad est à deux doigts (deux sets précisément) d'accomplir cet exploit. Lorsque le tennis devient « Open » en 1968 le Grand Chelem devient le Graal de tous les joueurs. La version féminine de la Coupe Davis est la Coupe de la Fédération, mieux connue aujourd'hui sous le nom de « Fed Cup ».

La rivalité, jadis très vive, entre amateurs et professionnels, n'a pas rendu possible, pendant longtemps, d'établir des classements objectifs des meilleurs joueurs. Les professionnels sont interdits jusqu'en mars 1968 de toute compétition organisée par la Fédération Internationale (Coupe Davis…) ou par les Fédérations nationales (Internationaux des pays comme ceux du Grand Chelem…). Néanmoins certaines comparaisons entre ces différents joueurs furent possibles (par exemple : en janvier 1963 Rod Laver, vainqueur du Grand Chelem en 1962, fut opposé aux deux meilleurs professionnels de 1962, Kenneth Robert Rosewall et Lewis Alan Hoad, dans le cadre d'une tournée en Australasie sur gazon : Laver a remporté 2 matches et a subi… 19 défaites, indiquant clairement la suprématie des vieux professionnels) : il semble qu'à partir de 1948 le meilleur joueur du monde fut probablement toujours un joueur professionnel. Depuis 1931 tous les plus grands champions de l'ère pré-« open » sont passés professionnels et, si on excepte Henri Cochet, ils ont tous atteint leur apogée dans le circuit pro : Bill Tilden, Henri Cochet, Ellsworth Vines, Fred Perry, Donald Budge, Bobby Riggs, Jack Kramer, Pancho Segura, Pancho Gonzales, Frank Sedgman, Tony Trabert, Ken Rosewall, Lew Hoad, Rod Laver.

En 1966 des pourparlers s'engagent entre les dirigeants de Wimbledon et Jack Kramer alors promoteur de tennis professionnel pour organiser un tournoi professionnel dans le « Temple » l'année suivante : un mois et demi après le tournoi traditionnel amateur de Wimbledon, BBC2 sponsorise un tournoi professionnel de huit joueurs du 25 au 28 août 1967. Ce tournoi rencontrant un très vif succès auprès du public et des téléspectateurs, le président de Wimbledon, Herman David, décide à l'automne 1967 que le prochain Wimbledon traditionnel (en 1968) serait « Open » c’est-à-dire « ouvert » aux joueurs professionnels. Le 30 mars 1968 la Fédération internationale accepte qu'une dizaine de tournois soient ouverts à tous les joueurs : le premier d'entre eux est organisé à Bournemouth et démarre le 21 avril 1968. Malgré tout La Fédération Internationale et les promoteurs du jeu professionnel continuent de se combattre : il faut attendre plus de quatre ans (août 1972) pour que le tennis soit totalement « Open » c'est-à-dire que la ségrégation entre pros et amateurs vole en éclats.

Pour ne plus être complètement dépendants de leurs dirigeants (d'un côté les fédérations pour les joueurs amateurs et d'un autre côté les promoteurs pour les joueurs professionnels) qui leur imposaient les compétitions qu'ils devaient (ou ne devaient pas) disputer, les joueurs s'unirent en septembre 1972, lors de l'US Open, le seul tournoi du Grand Chelem de l'année où tous les meilleurs joueurs participent (à Wimbledon et à Roland Garros les professionnels sous contrat sont exclus en 1972), pour créer le premier syndicat regroupant tous les joueurs qui le souhaitent : the Association of Tennis Professionals (ATP). Cette association tente d'organiser le circuit tennistique en « collaboration » avec les Fédérations et met en place en août 1972 le circuit de l'ATP Tour : dès lors l'ATP, qui échappe d'ailleurs un peu aux joueurs eux-mêmes, gère toutes les épreuves du circuit principal hormis les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis qui relèvent, eux, de la Fédération Internationale et des Fédérations nationales respectives. L'ATP publia le 23 août 1973 son premier classement mondial, dont le Roumain Ilie Năstase fut le premier numéro un.

De son côté, Wimbledon reste un bastion du conservatisme. Tandis que tous les autres tournois autorisent désormais le port de vêtements colorés aux joueurs, le Tournoi de Wimbledon maintient l'obligation de la tenue blanche, fidèle à ses traditions.

Suzanne Lenglen a, quant à elle contribué au succès du tennis, étant la première véritable vedette féminine de la discipline ; elle participera notamment à ce que l'on appellera le match du siècle, à Cannes, qu'elle remportera contre Helen Wills; la même année elle quittera le tennis amateur et deviendra la tête d'affiche de la 1re tournée professionnelle en Amérique du Nord. Mais malgré ce précédent, le tennis féminin peine ensuite à s'affirmer et il faut attendre les années 1960 pour voir des joueuses influer sur le cours des événements. À l'image des garçons, les filles mettent en place un circuit professionnel qui peine à s'établir. La WTA installe définitivement le tennis féminin professionnel.

En 1968, le tennis moderne et professionnel naît véritablement avec le début de l’ère Open. Les quatre tournois du Grand Chelem, rendez-vous majeurs de la saison abandonnent leur statut de tournoi réservé aux amateurs, et ouvrent leurs portes aux joueurs professionnels. Peu à peu, l'ensemble des joueurs de circuit se professionnalise. C'est à partir de cette date que l'on considère le tennis professionnel comme moderne ; l'ère des statistiques et des records commence.

La carrière de Martina Navrátilová, débutée en 1973 fut marquée par l'utilisation de nouvelles techniques de préparations, avec une préparation physique et une préparation psychologique poussées, avec notamment l'utilisation de l'informatique pour analyser les matches et étudier les séquences de jeu. L'informatique tient à présent une place importante dans l'évolution des joueurs, puisque les entraîneurs l'utilisent même de nos jours à un niveau amateur.

La politique de dirigeants comme Philippe Chatrier, président de la Fédération internationale de tennis de 1977 à 1991, est déterminante sur le plan international, mais plutôt mal préparée au plan national. En effet, si le tennis quitte son habit de sport pour privilégiés et devient accessible, la mise en place d'une opération dénommée « 5000 courts », lancée par Philippe Chatrier et la Fédération française de tennis, aura pour effet de déstabiliser économiquement les clubs existants en France en créant des micros-clubs composés d'un ou deux terrains sans réelle structure d'accueil ; l'effet de saupoudrage en termes d'adhérents se fera ressentir pendant des décennies et sera à l'origine de la crise du tennis français.

Le tennis se démocratise et compte plus d'un million de licenciés en France depuis le début des années 1980.

L'exploit majeur du tennis masculin comme féminin demeure le Grand Chelem : gagner les quatre tournois majeurs la même année. Don Budge l'a réussi mais à une époque où tournois amateurs et professionnels étaient séparés ; l'Australien Rod Laver a réussi l'exploit de le réaliser à deux reprises : en 1962, mais aussi en 1969 sous l'ère « Open » alors que tous les joueurs étaient réunis sur un circuit mondial (l'ère Open démarre pour le tennis en 1968), ce qui constitue un authentique exploit. Les femmes sont plus nombreuses à l'avoir réalisé, avec notamment l'Australienne Margaret Smith Court en 1970, et l'Allemande Steffi Graf en 1988.

La comptabilité singulière du tennis est également tributaire du jeu de paume. Cette façon de compter, par multiple de quinze, nous vient de ce jeu, issu tout droit du Moyen Âge où le chiffre 60 était le symbole numérique le plus répandu. À l’époque, on comptait le temps (60 minutes) et l’argent (un denier d’or valait 15 sous) de cette façon. C’est pourquoi on ne sait plus très bien aujourd’hui si c’est en faisant référence aux chiffres de l’horloge ou bien à la monnaie que l’on y pariait goulûment (incidemment, on appelait les jeux de paume des tripots) que l’on commença à compter 15, 30, 45 et jeu. On ne sait pas trop pourquoi le 45 a fait place au 40 dans le pointage. Certains croient qu’il s’agit simplement de l’utilisation d’un diminutif qui, avec l’usage, est devenu la règle. L’humain étant paresseux de nature, il était plus court de prononcer 40. Hypothèse contestée qui demeure néanmoins la seule.

L’expression «deuce» serait un emprunt culturel au système comptable du jeu de paume. Rendu à égalité, l’arbitre déclarait «à deux», ce qui signifiait que les joueurs étaient à deux points (consécutifs) de gagner le jeu. Ce «à deux» répété par des bouches anglaises aux Français, prît la forme écorchée de «deuce». Cet usage est pratiqué dès le Moyen Âge en jeu de paume.

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce système, mais aucune n'a pu être validée. Chronologiquement, la première hypothèse avancée date de 1431. Le juriste flamand Jan Van den Berghe publie Le Jeu de paume moralisé. Pour expliquer la manière de compter, il énonce une explication pieuse : le joueur qui marque un point est assimilé à un juste et voit sa récompense multipliée par 15. Autre piste, les paris, qui étaient courants lors des rencontres de jeu de paume. Certains numismates font alors remarquer que la monnaie française comprenait depuis 1340 le double d'or qui valait 60 sous et le denier d'or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15. Toutefois, l'étude des lettres de rémission montrent que les enjeux n'atteignaient pas souvent des sommes aussi importantes. Au début du XVIe siècle, Érasme avoue dans ses Colloques, que la manière de compter les points au jeu de paume est un mystère, dont même les joueurs parisiens ont perdu le souvenir. Malgré cet avis d'Érasme qui apparaît définitif, que reprennent les encyclopédistes du XVIIIe siècle , d'autres hypothèses, plus ou moins fantaisistes, sont énoncées depuis la fin du XVIe siècle. Selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l'astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d'angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part. Pour Charles Delahaye, joueur de paume au XIXe siècle, 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu'à ce qu'il atteigne le filet et remporte alors le jeu.

Dans une rencontre de simple comme de double, chaque joueur sert à tour de rôle pendant la durée d'un jeu. Le joueur qui sert doit impérativement être placé derrière la ligne de fond de court au moment où il frappe son service. Le serveur possède en outre deux services : s'il manque le premier, souvent frappé avec un certain risque, il bénéficie d'une seconde balle de service, en général frappée avec davantage de précaution. Le receveur, en revanche peut se placer où il le souhaite sur le court pour retourner le service. Il lui est néanmoins interdit d'intercepter à la volée (c’est-à-dire sans laisser de rebond) le service de celui qui sert.

La plupart du temps, il est nécessaire de remporter deux sets afin de gagner la partie. La seule exception est celle des matches du tableau masculin des tournois du Grand Chelem, qui se jouent en trois sets gagnants. Pour gagner une manche, il faut être le premier à marquer six jeux avec au moins deux jeux d'écart, dans le cas contraire la manche se poursuit. Les scores possibles pour remporter un set sont ainsi : 6/0, 6/1, 6/2, 6/3, 6/4 et 7/5 (si les deux joueurs n'ont pu se départager au bout de dix jeux). Si les deux joueurs n'ont pas été en mesure de se départager au cours des douze premiers jeux (donc à égalité à 6/6), ils disputent un jeu décisif (tie-break en anglais), qui vaut un jeu, et permet donc de remporter la manche 7/6. En revanche, dans les tournois du grand chelem, exception faite de l'US Open, chez les hommes comme chez les femmes, il n'y a pas de jeu décisif dans la manche décisive (la cinquième chez les hommes, la troisième chez les femmes), et le match n'est remporté que lorsque l'on parvient à avoir deux jeux d'avance sur l'adversaire; par exemple 8/6, 9/7, 10/8, etc.

L'invention du jeu décisif date de 1970, soit deux ans après le début de l'ère open. La finalité de ce jeu était d'empêcher des matches interminables, car il arrivait à l'époque que des sets soient gagnés sur le score de 29/27 par exemple. Le principe du jeu décisif est assez simple. Les joueurs servent à tour de rôle. Celui qui débute ne sert qu'une fois de droite à gauche, puis son adversaire sert deux fois de suite, de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. Le gagnant de la manche est le premier joueur à atteindre sept points avec au moins deux points d'écart (Ex: 7/2, 7/5, 9/7…) La manche est alors gagnée sur le score de 7-6.

Chez les joueurs les plus jeunes, les règles de jeu sont assouplies. En effet, jusqu'à l'âge de onze ans, en France, une manche est gagnée lorsqu'un joueur atteint 5 jeux avec deux jeux d'avance sur son adversaire. En cas d'égalité à 4 jeux partout, les joueurs se départagent également avec un jeu décisif.

Dans le jeu en double, le match se déroule au meilleur des 2 sets, il faut donc remporter les 2 sets pour remporter le match. Si les deux équipes remportent chacune un set, par exemple : 6-3 3-6 ; on procède à un "super tie break" de dix points pour départager les deux équipes opposées : il est considéré comme set décisif. Le "super tie break" se déroule de la même façon que le "jeu décisif", il faut donc remporter dix points avec au moins deux points d’écart (Ex : 10/5, 10/7, 11/9…).

Lorsque les deux joueurs ont marqué trois points, (donc à 40/40), il y a égalité. Celui qui marque le point suivant obtient un avantage. Pour marquer le jeu, un joueur qui a l'avantage doit marquer un autre point. Si c'est le joueur qui n'a pas l'avantage qui marque le point suivant, on revient à égalité, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un des deux joueurs remporte le jeu. Chez les jeunes enfants âgés au plus de 11 ans, la règle de l'avantage n'existe pas. C'est la règle du No-ad (No advantage) qui s'exerce. Le joueur qui reçoit choisit sa zone de retour de service pour le point décisif (toujours à 40-40).

Au niveau de l'arbitrage, on donne toujours le score du serveur en premier. Par exemple, si le serveur marque trois points contre deux à son adversaire, le score est 40/30. Dans le cas contraire, le score est 30/40. Il en est de même au niveau des avantages, lorsqu'il y a égalité dans un jeu. Lorsque c'est le serveur qui a l'avantage, l'arbitre annoncera avantage puis le nom du joueur ou de la joueuse. En double, l'arbitre annoncera le nom du serveur ou du relanceur. Toutefois, en cas de Championnat par équipe ou d'équipes nationales (Coupe Davis ou Fed Cup, par exemple), le nom du club ou du pays est alors donné.

Comme mentionné ci-dessus, les joueurs servent à tour de rôle, et le serveur change à la fin de chaque jeu. Il est donc possible que le jeu soit remporté, soit par le serveur, soit par le receveur. Prenons le cas où le serveur mène 40/15. Il ne lui reste alors qu'un point à inscrire avant de remporter le jeu. Il aura donc deux occasions de servir pour remporter le jeu. Même si le point suivant est perdu, le serveur mènera toujours 40/30, et sera à un point du jeu. On parle alors de balle de jeu, et dans le cas présent, à 40/15, le serveur a deux balles de jeu. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si c'est le receveur qui mène ; par exemple à 15/40, on dira que le receveur possède deux balles de break. Si le jeu est converti par le receveur, on parlera alors de break. Lors du jeu suivant, le receveur passe au rôle de serveur. S'il remporte sa mise en jeu, le break est confirmé. Ainsi, si deux joueurs qui s'affrontent ne parviennent pas à se détacher l'un de l'autre (pas de break, ou un même nombre de break chez les deux joueurs), ils arrivent à 6/6, et disputent un tie break ou jeu decisif.

Le principe est le même avec les balles de set, et les balles de match, lorsque l'un ou l'autre des joueurs est à un point de remporter la manche ou la rencontre. Par exemple, si un joueur (qui sert) mène 5/4 40/15, il possède deux balles de set. Autre exemple, un joueur qui mène 3/6 7/5 5/1 40/30 s'offre une balle de match…

Depuis 2006, les joueurs et joueuses peuvent avoir recours à un système d'image de synthèse retraçant la trajectoire et surtout le point d'impact de la balle, appelé "Hawk Eye" (œil de faucon) afin de contester une décision arbitrale qu'ils jugent erronées. Plusieurs règles s'appliquent à l'usage de ce moyen.

En raison de son coût élevé, rares sont les tournois qui possèdent ce système. De plus, seuls les courts principaux en sont affublés, ce qui peut conduire à une certaine forme d'injustice vis à vis des joueurs mal classés, obligés de jouer sur des cours annexes dépourvus du Hawk Eye.

On distingue plusieurs types de fautes au tennis. Une balle sera par exemple annoncée faute (ou out en anglais) lorsqu'elle ne retombe pas dans les limites du terrain. Le point est alors accordé à l'adversaire. Lorsque la balle tombe dans le filet, du côté du joueur qui a frappé la balle, le point est également accordé à l'adversaire, mais il n'est pas nécessaire d'annoncer faute. L'arbitre ne doit d'ailleurs pas signaler une balle qui tombe dans le filet comme faute.

Le service doit être frappé en diagonale de telle sorte que la balle tombe dans le carré de service. Si la balle ne tombe pas dans le carré de service lors de la mise en jeu, l'arbitre annonce faute, et le serveur doit, soit servir une seconde balle si la faute survient sur le premier service, soit accorder le point à l'adversaire si la faute survient sur la seconde balle de service. Lorsque les deux services sont fautes (ils ne tombent pas dans les carrés de service, ou tombent dans le filet), on parle de double faute. Le point est alors accordé au receveur. Lorsqu'au service, la balle touche la bande du filet et retombe dans le carré de service où le joueur était censé servir, l'arbitre annonce let, la balle n'est pas faute, et le joueur peut rejouer le service. En revanche, si la balle du serveur touche la bande du filet et tombe en dehors du carré de service, la balle est annoncée faute, et le joueur doit soit passer à sa seconde balle, soit accorder le point à l'adversaire selon qu'il a frappé une première ou une seconde balle.

Une faute plus complexe concerne le serveur. En effet, pour effectuer un service valable, il est nécessaire que la balle soit frappée avant que le joueur ne franchisse la ligne de fond de court. Ainsi, lorsque le joueur frappe son service, et a déjà une partie de son corps qui touche le sol à l'intérieur du court ou bien lorsque le serveur "mordait" la ligne de fond de court au moment de son lancé de balle, le service est refusé. Le joueur peut alors soit frapper une seconde balle de service (si sa faute a été commise sur la première balle), soit accorder le point à l'adversaire si cette faute survient sur la deuxième balle. Cette faute, assez rarement signalée car difficile à juger, est nommée faute de pied. La faute de pied est également valable sur un plan latéral : le serveur doit se trouver du bon côté du terrain de telle sorte à servir dans une diagonale. Si le serveur sert à droite, il doit se tenir dans la partie droite du terrain, sans être dans le prolongement du couloir. En double, le serveur est autorisé à servir dans le prolongement du couloir.

Le court de tennis correspond à l'aire de jeu. Ses dimensions sont très précises en raison des mesures anglaises d'origine, en yards. Il doit obligatoirement posséder des lignes peintes avec une peinture blanche, afin de faciliter leur lisibilité. Les courts de tennis se déclinent en plusieurs surfaces, qui sont abordées dans la suite de l'article. Chaque surface possède ses caractéristiques propres (rapidité, rebond) ce qui contribue à la diversité des jeux possibles.

Il existe aussi des dimensions concernant la distance au fond du court et sur les côtés : des espaces de 5,50 mètres au fond et de 3,05 mètres sur les côtés (il s'agit des distances minimales imposées par la Fédération française de tennis dans les clubs).

Sa hauteur est fixée aux extrémités à 1,07 m, sa hauteur à son centre 0,914 m maintenue à l'aide d'un régulateur. Le régulateur est constitué d'une sangle blanche d'une largeur de 5 cm au maximum. Le système de fermeture du régulateur doit garantir le maintien de cette hauteur constante pendant une durée de quatre heures. Le filet doit être de couleur sombre et la bande de filet de couleur blanche avec une dimension de 10 à 13 cm, rabattue de chaque côté du filet.

Le filet est soutenu par deux poteaux ayant une section carrée ou ronde d'une largeur maximum de 10 cm. L'axe de ces poteaux est placé à 0,914 m à l'extérieur des lignes latérales du court. Lorsqu’une partie de simple est jouée sur un court équipé d'un filet de double, 2 piquets hauts de 1,07 m sont placés dans les couloirs à 0,914 m à l'extérieur des lignes de simple (soit aux 2/3 du couloir).

La raquette fut inventée au début du XVIe siècle pour pratiquer le jeu de paume. Elle se décline désormais en dizaines de modèles, destinés à tous les types de joueurs, et aux compositions parfois radicalement différentes.

L'innovation principale de ces dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre (partie rigide de la raquette), et qui ont permis de gagner à la fois en puissance et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable. Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite, le titane, l'acier, etc. Les différents équipementiers proposent également de nombreux concepts visant à faciliter le jeu (réduction des vibrations, puissance et contrôle optimisés…).

Il faut savoir que si les gammes et les technologies évoluent régulièrement, la plupart des joueurs de très haut niveau conservent leur ancien modèle de nombreuses années, maquillé à l'occasion par leurs sponsors pour ressembler aux derniers modèles disponibles.

De plus, leurs raquettes sont spécialement adaptées à leur demande (poids, rigidité, longueur) et n'ont donc plus grand chose à voir avec celles disponibles dans le commerce.

On peut adapter la raquette selon ses besoins par exemple bien equilibré, lourd en tête(en ajoutant du plombs) ou plus lourd dans le manche.

La taille du manche de la raquette est aussi variable.

Une raquette n'est en outre pas constituée que du cadre. Le choix du cordage est également très important pour le joueur. « Le cordage, c'est l'âme de la raquette » disait Arthur Ashe. Il existe plus de très nombreux modèles de cordages, fabriqués dans des matériaux différents (boyau de bœuf, matières synthétiques), disponibles dans plusieurs jauges et aux caractéristiques propres (puissance, confort, contrôle, stabilité de la tension…).

Les balles sont des sphères en caoutchouc, remplies d'air. Elles sont recouvertes de feutre, et doivent impérativement être jaunes ou blanches dans les compétitions officielles. Leur composition peut varier en fonction du type de joueur qui va les utiliser (joueur loisir, régulier ou intensif, adulte ou jeune). La différence se fera surtout au niveau de la longévité. Les balles de compétition sont en effet le plus souvent à pression, avec une qualité de rebond et de jeu optimale, mais une durée de vie assez limitée (de l'ordre de sept ou huit matches chez des joueurs de compétition).

La balle de tennis doit avoir un diamètre compris entre 6,350 et 6,668 cm, et sa masse doit varier entre 56,7 et 58,5 grammes. Lâchée de 254 cm de hauteur et tombant sur une base en béton, la balle doit rebondir entre 134,62 et 147,32 cm.

À l'origine, les balles étaient blanches, mais le jaune s'est imposé afin d'offrir plus de visibilité aux téléspectateurs. Les balles blanches sont cependant toujours autorisées.

Au début du siècle, le tennis évolue plus vite que la mode vestimentaire. Ainsi, les joueurs viennent jouer avec leurs cravates, leurs bustiers ou encore leurs flanelles. Puis, peu à peu, des robes apparaissent et les joueuses rivalisent de standing en s'affichant avec des vêtements de plus en plus élégants. La française Suzanne Lenglen libère alors le corps sportif de la femme, en devenant une icône de mode, la “divine”.

Les vêtements n'ont cessé d'évoluer depuis le début des années 1980, devenant de plus en plus légers et confortables; shorts et chemises chez les hommes, qui succèdent aux polos inspirés par René Lacoste, robes chez les femmes, qui portent progressivement des shorts et des débardeurs. L'arrivée de tissus nouveaux, tels que le polyester à la fin des années 1990 permet de gérer au mieux la transpiration, rendant les vêtements plus confortables encore. Les tenues les plus fréquentes actuellement sont T-shirt et short chez les hommes, débardeur et short chez les dames, cependant, le débardeur masculin et la robe restent appréciés par certains joueurs.

Devant l'arrivée de grands équipementiers dans le tennis, des règles ont été mises en place concernant la taille des logos autorisés sur les shorts, polos, jupes, robes…

Un match de tennis se joue sur un court, dont le revêtement peut varier. En effet, il existe différentes surfaces de jeu, dont les caractéristiques sont très variables, d'une part en ce qui concerne la vitesse de la balle (certaines surfaces sont lentes, d'autres très rapides), d'autre part la “qualité” du rebond (rebond bas, ou rebond haut).

On distingue ainsi quatre types de surfaces principales.

Le tennis est une discipline dont les coups de base : le coup droit, le revers et le service peuvent être appuyés par des effets imprimés à la balle, et qui font évoluer le comportement de celle-ci. Voici les principaux effets du tennis moderne.

Le jeu à plat ne correspond pas à un effet à proprement parler, mais il demeure très utilisé sur toutes les surfaces. Une balle frappée à plat va passer assez près du filet. C'est l'effet qui offre le plus de puissance, car la trajectoire de la balle est assez rectiligne. Les frappes à plat sont neutres au niveau de la vitesse après le rebond, celle-ci diminuant en moyenne de 50%, contre 25% pour le lift et 75% pour une balle coupée. Les frappes à plat sont utilisées en attaque comme en défense, et permettent la plupart du temps à un joueur en position d'attaque de terminer le point. Les balles à plat sont celles que l'on retrouve le plus sur les surfaces rapides qui favorisent un tennis d'attaque, où la puissance des joueurs peut s'exprimer le mieux.

Le lift est un effet très utilisé chez les joueurs de tous niveaux, car il est relativement simple à exécuter et procure plusieurs avantages. Son principal attrait tient à la sécurité qu'il procure par rapport au filet, car une balle liftée et tournoyante suivra une trajectoire bombée par rapport à une balle à plat. En outre, cette même rotation imprimée à la balle lui permet de retomber plus rapidement qu'une balle frappée avec un autre effet, et de perdre moins de vitesse après le rebond (la vitesse de la balle diminuera seulement de 25%). Une autre application efficace du lift est le lob (balle de défense qui vise à passer l'adversaire au filet) car un lob lifté va s'élever très rapidement, et retomber assez vite dans le court. Bien exécuté, il permet donc de passer un joueur au filet.

Le lift est un effet utilisé en attaque comme en défense. Sur une balle courte, il permet d'accélérer avec une marge de sécurité importante, mais peut aussi permettre de changer de rythme. Chez les joueurs professionnels, le lift est utilisé quasiment en permanence, même si cela ne semble pas perceptible: les balles totalement à plat ne sont en effet utilisées que pour terminer le point. En outre, certaines surfaces prennent mieux le lift que d'autres; la terre battue permet par exemple aux grands lifteurs de prendre l'avantage dans de longs échanges, alors que sur gazon, où le rebond est beaucoup plus bas, le lift est moins employé, ou en tout cas moins efficace.

Une balle coupée est une balle qui va être frappée, avec un mouvement de rotation de l'avant vers l'arrière. Une balle coupée aura ainsi tendance à être ralentie avant et après le rebond (où la vitesse de la balle diminue de 75%), et à s'écraser (rebond le plus haut dans des conditions similaires), en passant en outre assez près du filet. Un coup coupé confère cependant une certaine sécurité, car la balle est bien contrôlée. Le coup le plus facile à couper reste le revers, car le mouvement de raquette du haut vers le bas se fait de façon assez naturelle de ce côté. Utilisé le plus souvent en défense, le coup coupé permet de se sortir de situations difficiles, ou de casser le rythme après un échange dominé par le lift ou les coups à plat. Il est également possible de couper en coup droit, surtout en bout de course, mais le coup droit coupé reste souvent un coup défensif (ou une amortie), alors qu'en revers, il peut être utilisé pour monter au filet, ou réaliser un passing shot.

L'effet rétro est une variante très marquée du coup coupé, où le joueur va vraiment venir frotter la balle de l'avant vers l'arrière. Ce coup est souvent utilisé sur des balles amorties, particulièrement sur terre battue, afin de gêner l'adversaire dans sa course. Certains joueurs sont même capables de mettre un effet rétro qui fait revenir la balle dans leur propre camp après être tombée dans celui de l'adversaire.

Le terme de slice est appliqué la plupart du temps au service. Un service slicé est, fondamentalement un service coupé, même si les caractéristiques de ces deux types d'effets ne sont pas totalement identiques. Une balle slicée (« tranchée » en français) est frappée sur le coté, de telle sorte qu'un mouvement de rotation diagonal lui est imprimé. La trajectoire d'un service slicé ne sera pas rectiligne, contrairement à celle d'un service à plat, et la balle en vol aura tendance à suivre une trajectoire courbée. En outre, après le rebond, une balle slicée aura tendance à s'écraser avec rebond assez bas, et à partir sur le côté.

Le slice est un effet très utilisé sur toutes les surfaces. Il s'agit d'un effet relativement simple à donner au service en comparaison de l'effet lifté. C'est pour cette raison que de nombreux joueurs l'utilisent sur leur seconde balle de service, afin de mieux assurer cette dernière. En effet, l'effet slicé permet de donner à la balle une trajectoire curviligne, tout en permettant une marge de sécurité importante. Un service slicé est en outre généralement moins puissant qu'un service à plat. Il s'agit d'une arme particulièrement efficace sur le gazon où le rebond est déjà plus bas que sur d'autres surfaces, car il permet de faire sortir l'adversaire du terrain, et donc de s'ouvrir le court. Si l'adversaire n'utilise pas la même main que le serveur, le slice est souvent joué sur son revers, coup qui est souvent le point faible des joueurs. Le service slicé est de plus une arme très utilisée par les gauchers, étant donné qu'il est joué sur le coté "avantage", donc sur un point déterminant.

Le service lifté est sans doute celui qui requiert le plus de pratique et de technique. En effet, le lift est un effet qui nécessite de mettre la balle en rotation d'arrière en avant, ce qui est difficile à réaliser lorsqu'il s'agit de la frapper à l'arrêt et au dessus de la tête. Mais en compensation de ces difficultés techniques, le service lifté, et sa variante kickée sont extrêmement efficace, surtout en seconde balle. En effet, la rotation imprimée à la balle lui permet de plonger beaucoup plus vite une fois le filet franchi, ce qui permet de lui donner beaucoup de vitesse. Un service lifté réussi aura ainsi tendance à passer assez haut au dessus du filet avant de plonger, puis à rebondir très haut du fait de l'effet de la balle. La variante kickée du service lifté consiste à donner à la fois un effet lifté et un effet légèrement latéral à la balle, de telle sorte que celle-ci s'élève et se décale sur le côté après le rebond. La grande majorité des joueurs de haut niveau utilisent le service lifté sur leur seconde balle, car la marge de sécurité avec le filet est importante, et parce que le service lifté, une fois maîtrisé, se contrôle très facilement. En première balle, un service très lifté peut déstabiliser un adversaire en le contraignant à frapper la balle en hauteur, parfois même au dessus de l'épaule, ce qui est particulièrement difficile en revers, coup visé par le kick lorsque l'on joue contre quelqu'un de la même main que soi.

Le classement est attribué par la fédération à l'issue de chaque saison. On le calcule à partir du bilan de chaque joueur, en accord avec les matches qu'il a joué. Ainsi, un joueur classé à un échelon donné (N) obtiendra un certain nombre de points selon qu'il battra un joueur classé à l'échelon N+2 (150 points), N+1 (100 points), N (50 points), N-1 (30 points), etc. Ainsi, conformément à un barème pré établi, un joueur peut passer du classement N au classement N+1, N+2, etc. s'il possède le nombre de points nécessaires, mais aussi être relégué au classement inférieur s'il n'obtient pas les points nécessaires à son maintien à un classement donné. D'autre part lors du calcul des points en fin de saison, c'est le nouveau classement de l'adversaire qui doit être pris en compte compliquant ainsi un peu plus les calculs. Il faut aussi retenir que pendant la saison, il y a des classements intermédiaires. Cela vous donne votre classement d'avance avant la fin de la saison.

Concernant la montée à l'échelon supérieur, il faut non seulement le nombre de points nécessaires à l'accession au niveau supérieur, mais aussi le nombre de points nécessaires au maintien à ce classement. Par exemple, un joueur classé 30/2 (voir explications sur chaque classement par la suite) et désirant monter au niveau 30/1 doit dans un premier temps obtenir les points nécessaires à la montée (en l'occurrence 450.) Pour être harmonisé ensuite à ce classement, son bilan de victoires est recalculé, en considérant ainsi que le joueur est 30/1. Cela signifie par exemple qu'une victoire sur un 30/1 qui valait 100 points lors du premier calcul vaudra seulement 50 points lors du recalcul, conformément au barème expliqué ci-dessus. C'est alors s'il obtient le nombre de points de maintien (en l'occurrence 235) qu'il est harmonisé au classement 30/1, avec lequel il débutera la saison suivante.

Pour la petite histoire, ce classement découle en fait du système de comptage des points. En effet, à l'origine, un handicap fut créé afin d'équilibrer dans les différentes épreuves organisées les chances des compétiteurs les uns par rapport aux autres, compte tenu des divers niveaux de chacun.

La base de ce handicap fut appelée niveau 0.

A la fin de la saison de tennis, l'AFT reprend tous les matchs joués par le joueur et effectue le calcul.

Le premier calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement actuel des joueurs.

Le deuxième calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement calculé au premier passage des joueurs. Il est réalisé si le joueur est proposé à la descente ou à la montée. Dans le cas où le joueur est proposé au maintien, le deuxième calcul n'est pas nécessaire et le joueur maintiendra son classement.

Si lors du premier classement, le joueur est proposée à montée 2 classements. Le deuxième calcul est réalisé avec le classement calculé (classement actuel + 2). S’il obtient moins de 60 points le joueur ne monte pas de deux classements mais il est tout de même proposé à montée un classement et le deuxième calcul est réalisé avec (le classement actuel + 1).

Le haut niveau se compose donc de deux circuits principaux; le classement WTA, classement mondial féminin, et le Classement ATP, classement mondial masculin, remis à jour chaque semaine, et qui recensent les résultats obtenus lors des 12 derniers mois de compétition. Parallèlement à ce classement qui sert de référence (notamment pour l'attribution des têtes de séries dans les tournois) on retrouve le classement "Race" (qui existe depuis 2001 chez les hommes, et 2006 chez les femmes) qui recense les résultats obtenus au cours de la saison. Un joueur ou une joueuse qui réalise un très bon début de saison peut ainsi se retrouver au sommet du classement Race, et beaucoup plus loin au classement référence (ou technique). À la fin de la saison, ces deux classements se rejoignent évidemment.

Pour les classements avant 1973 voir Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux.

Depuis le début du XXe siècle, qui a été marqué par l'apparition de nombreux tournois qui existent toujours de nos jours, de très nombreux joueurs et joueuses se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1968, plusieurs champions ont marqué l'histoire du tennis. Les plus illustres d'entre eux sont sans doute l'américain Bill Tilden et l'australien Rod Laver, le premier ayant remporté dix tournois du Grand Chelem, et le second ayant réalisé deux des trois Grand Chelems à ce jour.

Les tournois du Grand Chelem sont les quatre tournois majeurs de calendrier professionnel : Open d'Australie, Internationaux de France de Roland-Garros, Tournoi de Wimbledon, et US Open. Ces tournois se déroulent sur deux semaines, et les joueurs et joueuses s'affrontent tous les deux jours. Les tableaux masculin et féminin regroupent 128 joueurs chacun, parmi lesquels 32 têtes de série (déterminées par le classement technique), des joueurs issus des qualifications, et des joueurs invités, qui reçoivent une wild-card. La principale différence entre les tournois du grand chelem et les autres tournois du calendrier réside dans le fait que les rencontres se disputent au meilleur des cinq sets chez les hommes, ce qui donne parfois lieu à des rencontres très longues.

Les tournois du grand chelem regroupent toutes les catégories de joueurs, ainsi, les différents tournois qui ont lieu lors de chaque grand chelem sont: simple hommes, simple femmes, double hommes, doubles femmes, doubles mixte, junior garçons et junior filles.

Les Masters 1000 sont une série de neufs tournois annuels qui se déroulent en Europe ou en Amérique du Nord, organisés par l'ATP. Ils furent mis en place en 1990 sous le nom de Super 9. Ils prirent ensuite le nom de Masters Series. On les connait maintenant sous le nom de Masters 1000. Moins prestigieux que les Grands Chelems, ils constituent la deuxième catégorie des types de tournois et rapportent plus de points que les tournois annexes. À la fin de chaque saison, les huit meilleurs joueurs du monde s'affrontent à l'occasion du Masters de tennis masculin qui a actuellement lieu à Shanghai.

Les ATP 500 series : 9 tournois sont classés dans la catégorie des ATP 500 series. Ces tournois sont moins prestigieux que les tournois Masters 1000 et que ceux du Grand Chelem, mais plus prestigieux que les ATP 250 series.

Les ATP250 series : 44 tournois font partie des ATP 250 series. Ce sont les tournois les moins prestigieux de l'ATP Tour.

Les ATP 500 series,et les ATP 250 series, tout comme les Masters 1000, tirent leur nom du fait des points ATP qu'ils rapportent au vainqueur du tournoi.

Connors détient aussi le record du nombre de victoires depuis le début de l'ère Open enregistrées par l'ATP, avec 1225 matches de simple remportés. Martina Navrátilová détient, chez les femmes, le record de tournois remportés en simple, enregistré par la WTA, avec 167 titres (contre 177 en double et 10 en double mixte). Elle devance sa rivale américaine Chris Evert qui a remporté 154 titres et l’Allemande Steffi Graf qui totalise 107 titres.

Les records de titres obtenus dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Pete Sampras (14 titres) qui devance Roger Federer (13 titres) et Roy Emerson (12 titres) chez les hommes et par Margaret Smith Court (24 titres) qui devance Steffi Graf (22 titres) chez les femmes.

Les records de titres successifs dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Donald Budge (6 titres amateurs de Wimbledon 1937 à Forest Hills 1938) chez les hommes et par Margaret Smith Court, Martina Navrátilová et Steffi Graf (6 titres respectivement de 1969 à 1971, en 1983-1984 et en 1995-1996) chez les femmes.

L'Allemande Steffi Graf est restée le plus grand nombre de semaines en tête du classement mondial. Elle a en effet occupé la place de numéro 1 pendant 377 semaines.

Le record masculin est détenu par l'américain Pete Sampras avec 286 semaines passées à la place de numéro 1 mondial. Roger Federer est le joueur resté numéro 1 le plus longtemps consécutivement (237 semaines - série arrêtée le 18 août 2008).

Seuls deux joueurs ont réalisé le Grand Chelem : Donald Budge en 1938 et Rod Laver qui signa deux fois l'exploit en 1962 et 1969.

Le record de temps séparant deux titres successifs en Grand Chelem par un même joueur (ou joueuse) est détenu par Rod Laver : 5 ans et 8 mois entre l'US amateur à Forest Hills 1962 et Wimbledon Open 1968, ceci s'explique par le fait que les professionnels étaient interdits de tournois du Grand Chelem avant 1968 : Rod Laver a disputé (et perdu) son premier match professionnel le 5 janvier 1963 contre Lew Hoad.

En 2006, Justine Henin a été finaliste lors des 4 levées du Grand Chelem mais n'en remporta qu'un seul.

Mark Edmondson est le joueur le plus mal classé à avoir remporté un tournoi du grand Chelem depuis le début de l'ère Open. Il était en effet classé 212e mondial lors de sa victoire à l'Open d'Australie en 1976.

L’Américain Andy Roddick détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 249,4 km/h, à l'occasion de la Coupe Davis en 2004. Roddick détenait déjà les précédents records avec des services dont les vitesses dépassaient les 240 km/h. Ivo Karlovic est recordman du plus puissant second service à 211 km/h. Chez les femmes, c'est Venus Williams qui détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 207,6 km/h lors du premier tour de l'US Open 2007 contre l'Hongroise Kira Nagy (Brenda Schultz-McCarthy a servi à 208 km/h, mais dans un tournoi non homologué).

Le Suédois Joachim Johansson co-détient le record du nombre d'aces réussis en un match, avec 51 services gagnants face à Andre Agassi lors de l'Open d'Australie 2005, dans un match lors des huitièmes de finale gagné 6/7, 7/6, 7/6 et 6/4 par Agassi. Le Croate Ivo Karlović l'a par la suite égalé au tournoi de Wimbledon 2005, lors d’un match du 1er tour gagné en 5 sets par son adversaire du jour Daniele Bracciali : 6/7, 7/6, 3/6, 7/6 et 12/10.

Le match le plus long de l'ère Open est, en date de 2008, celui qui a opposé les Français Fabrice Santoro et Arnaud Clément à Roland Garros en 2004. Le match a duré 6 heures et 35 minutes, avec un score final de 6/4, 6/3, 6/7, 3/6 et 16/14 en faveur de Santoro. Il s'est joué sur deux jours et la dernière manche a duré près de trois heures.

La Japonaise Ai Sugiyama détient le record du nombre de participations consécutives au tournois du Grand Chelem. Elle a en effet enchaîné 59 participations consécutives, série en cours, à raison de 4 par an, devançant le Sud-Africain Wayne Ferreira, avec 56 participations consécutives, et la Française Nathalie Dechy, qui a enchaîné 52 participations d'affilée, série en cours.

Le Français Fabrice Santoro détient, après l'Open d'Australie 2009, le record du nombre de participations non consécutives (66) aux tournois du Grand Chelem, record qu'il co-détenait auparavant avec l'Américain Andre Agassi, qui s'est arrêté à 63.

L'Américain André Agassi est, en date de 2008, le seul joueur de l'histoire du tennis à avoir gagné les 4 tournois du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes : Rebound Ace à l'Open d'Australie, terre battue à Roland Garros, gazon à Wimbledon et Decoturf à l'US Open.

La Belge Justine Hénin a participé aux 4 finales des tournois du Grand Chelem en 2006. Elle ne remporta qu'un seul des quatre trophées, celui de Roland Garros. Elle abandonne tout d'abord à l'Open d'Australie pour problèmes gastriques et s'incline 6 mois plus tard à Wimbledon contre Amélie Mauresmo, ce qui offre à la Française ses deux seules victoires en Grand Chelem de sa carrière. Hénin perdra l'US Open face à Maria Sharapova qui, à 19 ans, remporte son premier tournoi à Flushing Meadows. Venus Williams a réussi un grand chelem inédit entre Roland Garros 2002 et l'Open d'Australie 2003 : celui des finales perdues, toutes contre sa sœur Serena.

Rafael Nadal est depuis mai 2007 le recordman des victoires consécutives sur une seule surface (terre battue) : 81, Roger Federer ayant mis un terme à cette série au Masters d'Hambourg (2/6, 6/2 et 6/0). La série de Nadal avait commencé au printemps 2005. Le précédent record était détenu par John McEnroe avec 75 victoires en indoor entre 1983 et 1985.

Le Serbe Novak Đoković est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem.

Le Français Richard Gasquet est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir remporté un match dans un Masters Series (aujourd'hui Masters 1000), en 2002, à Monte-Carlo, alors qu'il était âgé d'exactement 5 780 jours, soit un peu moins de 16 ans, devançant ainsi de 29 jours son dauphin, Rafael Nadal.

Pour Roger Federer, voir Records personnels de Roger Federer.

Le tennis est surtout pratiqué en Europe, en Amérique et en Océanie. Ceci est très visible au niveau professionnel, tant pour les joueurs que pour les tournois. Sport très populaire, le tennis jouit d'une notoriété mondiale, et est, aux côtés du football le sport le plus médiatisé en France.

Le tennis africain est essentiellement représenté par des joueurs blancs d'Afrique du Sud (Wayne Ferreira, Amanda Coetzer, Marcos Ondruska…) ou du Zimbabwe (Byron Black, Cara Black, Kevin Ullyett…), ou des joueurs marocains (Younès El Aynaoui, Hicham Arazi, Karim Alami…). L'Afrique noire, victime de sa pauvreté (manque d'infrastructures, poignée de privilégiés…), n'a que quelques représentants épisodiques dans le top 100 mondial (Yahiya Doumbia, Dally Randriantefy…). Le champion afro-américain Arthur Ashe avait voulu développer le tennis sur ce continent mais sa seule véritable réussite fut de découvrir au Cameroun… le Français Yannick Noah !

On peut faire à peu près le même constat pour l'Asie, où il existe peut-être aussi un problème de culture. Seuls trois pays fournissent assez régulièrement des joueurs dans l’élite : le Japon (avec essentiellement des joueuses : Kimiko Date, Ai Sugiyama, Shinobu Asagoe…), la Chine (avec de nouveau d'essentiellement des joueuses de talent notamment en simple comme double Na Li, Zi Yan, Jie Zheng Shuai Peng...) et l'Inde (Vijay Amritraj, Mahesh Bhupathi, Leander Paes, Sania Mirza…), sans doute marquée par la colonisation anglaise (comme pour le cricket). Là aussi, on peut voir apparaître quelques réussites isolées, le plus connu étant le Thaïlandais Paradorn Srichaphan. À l'instar de Ashe pour l'Afrique, l'Américain d'origine asiatique Michael Chang a souvent œuvré pour la promotion de son sport sur le continent et il a sans doute réussi à influencer une jeune génération montante mais aussi l'implantation progressive de tournois professionnels (qu'il a souvent promu en y participant malgré leur faible retentissement international). Aujourd'hui le tennis asiatique a peut-être de beaux jours devant lui, contrairement au tennis africain encore embryonnaire. Un récent accord avec la Fédération australienne a permis de fournir une wild card par an à un joueur asiatique pour les Internationaux d'Australie à Melbourne, dans cette optique de développement du tennis en Asie.

Le tennis n'est pas le sport le plus présent dans les arts, qu'il s'agisse de littérature ou de cinéma. Cependant, plusieurs films ont mis le tennis au cœur de leur intrigue. Ainsi, le film La plus belle victoire, sorti le 20 octobre 2004 relate de la victoire du Britannique Peter Colt chez lui, à Wimbledon notamment grâce à une jeune joueuse, Lizzie Bradbury (Kirsten Dunst) qui lui redonne goût au tennis. Le tennis est également présent dans le film de Woody Allen, Match Point sorti en 2005 et où le héros est un joueur de tennis de haut niveau. Le tennis a aussi un rôle de figurant dans de nombreux autres films, comme par exemple L'Inconnu du Nord-Express, dont le personnage principal est un vainqueur de Wimbledon.

Les romans qui ont un lien avec le tennis ne sont pas légion ; en revanche, de très nombreux livres sur le tennis paraissent chaque année. Ils sont principalement de deux sortes, dans un premier lieu des livres qui relatent de la saison des professionnels, à parution annuelle donc avec l'exemple de la série de Jean Couvercelle et Guy Barbier L'année du tennis et d'autre part les livres qui visent à une évolution technique du joueur, c’est-à-dire des livre qui visent à le faire progresser, par des exercices à pratiquer, ou simplement des conseils techniques de base: prises à adopter, préparation physique, mentale, etc. Un échantillon de ces livres est présenté dans la bibliographie.

Le tennis n'est pas le sport le plus médiatisé au monde. Il est notamment devancé par le football qui est aussi le sport le plus populaire et le plus pratiqué au monde. Le tennis a été médiatisé dès les années 1920 par le biais de la radio. Ce n'est que plus tard que le tennis a été introduit à la télévision, notamment par la chaîne britannique BBC. En France, la première chaîne à diffuser du tennis fut TF1, qui céda ensuite en 1988 les droits au groupe France Télévision, actuel diffuseur des Internationaux de France de Roland-Garros.

Bien que seuls des cas ponctuels ont été repérés et sanctionnés ces dernières années, le tennis est touché par le dopage depuis au moins les années 1950.

Le premier cas connu de dopage dans le tennis concerne l'Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959 et qui a reconnu avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. Les premiers contrôles anti-dopage ont été effectué à la fin des années 1980 et ont permis de confondre au début des années 1990 le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Nováček contrôlés positifs à la cocaïne, ainsi que l’Espagnol Ignacio Truyol positif aux stéroïdes.

Depuis la fin des années 1990, le renforcement des contrôles ont permis de confondre plusieurs joueurs au plus haut niveau.

Le premier cas rendu public a concerné le Tchèque Petr Korda.

L'argentin Mariano Puerta a été contrôlé positif en 2003 au clenbuterol et condamné à 9 mois de suspension. Finaliste à Roland Garros en 2005, il fut à nouveau contrôlé positif, cette fois-ci à un anabolisant. Puerta a alors été condamné à une suspension de huit ans (qui signifiait la fin de sa carrière), réduite à deux ans en appel. Le rôle de cette suspension record était de dissuader les joueurs de consommer des substances illicites. Cependant, d'autres cas ont été signalés depuis. Ainsi, la jeune bulgare Sesil Karatantcheva a été contrôlée positive à la nandrolone en 2005, alors qu'elle n'avait que seize ans. Le compatriote de Puerta, Guillermo Cañas a lui été condamné à une suspension de deux ans en 2005, pour usage de produits dopants. Une suspension revue finalement à la baisse (15 mois), le caractère involontaire de l'absorption ayant été établi.

Le tennis est réputé comme étant une discipline exigeante pour le corps, et particulièrement pour le dos, car il nécessite l'intervention de nombreux muscles, notamment au service. Parmi les blessures les plus fréquentes chez les joueurs, on peut citer l'épicondylite aiguë, plus connue sous le nom anglais de tennis elbow. Il s'agit d'une inflammation (tendinite) du coude due notamment aux vibrations de la raquette lors de la frappe de la balle. Elle a été amplifiée par leur grande dimension. Les fabricants mettent en avant leur nouvelle conception et les matériaux composites censés réduire ces nuisances.

Mais le tennis elbow n'est pas la seule blessure fréquente au tennis, de nombreux joueurs se font des entorses à la cheville, ou encore des tendinites. La plupart de ces blessures peuvent être évitées grâce à un échauffement de qualité associé à des étirements sérieux en fin de partie ainsi qu'à une bonne hydratation.

Il est aussi à noter pour les sportifs que cette inflammation est aussi présente chez de nombreux gardiens de handball.

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Rafael Nadal

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Rafael Nadal Parera est un joueur de tennis espagnol né le 3 juin 1986 à Manacor en Espagne. Il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de terre battue de tous les temps,, établissant en effet des records majeurs sur cette surface dont 81 victoires consécutives, la plus longue série de victoires sur une seule surface de l'histoire du tennis chez les hommes. Nadal est vainqueur de Roland Garros (2005 à 2008), de Wimbledon (2008), de l'Open d'Australie (2009), champion olympique (2008) et vainqueur de 13 Masters 1000. Après avoir été classé n° 2 mondial durant 160 semaines, il devient n°1 mondial le 18 août 2008 à 22 ans, détrônant Roger Federer.

Rafael Nadal est né le 3 juin 1986 à Manacor, sur l’île de Majorque en Espagne. Il est le premier enfant de Sebastián Nadal et Ana María Parera. Il a une jeune sœur nommée María Isabel. Son oncle Miguel Ángel est un ancien joueur du FC Barcelone, de RCD Majorque et de la sélection espagnole durant les années 1990. Nadal supporte les clubs du Real Madrid et du RCD Majorque. Toni Nadal, un autre oncle, est son entraîneur depuis son plus jeune âge quand il s'entraîne intensivement au tennis. Il joue aussi au football mais son choix s'arrête sur le tennis : «I chose tennis. Football had to stop straight away» (« J'ai choisi le tennis. J'ai dû arrêter le football immédiatement »).

Quand il avait quatorze ans, la fédération espagnole de tennis lui a demandé de quitter Majorque et de déménager à Barcelone pour continuer ses entraînements de tennis. La famille de Nadal a refusé en partie parce qu'elle craignait pour son enseignement, mais aussi parce que Toni Nadal a pensé qu'il n'était pas nécessaire qu'il quitte la maison pour qu'il s'améliore. La décision de rester à la maison a conduit la fédération à revoir à la baisse son appui financier, le père de Rafael Nadal a couvert les coûts.

Nadal a une relation avec son amie d'enfance María Francesca Perelló, elle aussi mallorcaine.

Le 21 octobre 2008, il est désigné par Ask Men 30e homme le plus influent au monde,.

Dès son plus jeune âge, Rafael Nadal pratique différents types de sport comme le football ou le basketball, mais c'est le tennis, sport qu'il pratique dès ses 4 ans, qui révèle son potentiel sportif. Toni Nadal, son oncle, devient très tôt son entraîneur et apprend à son neveu à jouer avec le bras gauche. Rafael étant droitier, il estime que son revers à deux mains tirerait profit d'un bras droit fort,. La première compétition officielle de Rafael Nadal fut celle des Baléares qu'il remporta à 8 ans. Il gagna par la suite de nombreux autres tournois de sa catégorie.

En 2000, Nadal remporte le tournoi des « Petits As » à Tarbes, l'officieux championnat du monde des 13-14 ans.

En mai 2001, l'ancien vainqueur de grand chelem Pat Cash alla à Majorque pour jouer un match d'exhibition contre Boris Becker sur terre battue, mais ce dernier se blessa. On a dû lui trouver un remplaçant. On choisit Rafael Nadal, vainqueur des Petits As, alors âgé de 14 ans, que Cash accepta de jouer. Pat Cash, alors âgé de 36 ans, fut battu par le jeune Nadal. Après ce match, Nadal décida de devenir professionnel.

Rafael Nadal intègre le circuit mondial ATP après avoir, entre autres, atteint une place de demi-finaliste junior à Wimbledon en 2002 en jouant contre des garçons ayant 2 ans de plus que lui. Une fois sur le circuit professionnel, il élimine deux anciens vainqueurs de Roland Garros sur leur surface favorite, la terre battue ; Albert Costa au Masters de Monte-Carlo 2003 et Carlos Moyá au Masters d'Hambourg, montrant son potentiel sur cette surface.

En 2003, Nadal participe à ses deux premiers tournois du Grand Chelem. Il atteint le 3e tour de Wimbledon, ce que seul Boris Becker avait réussi par le passé, et est éliminé au troisième tour à Wimbledon par le Thaïlandais Paradorn Srichaphan. Il est sorti au deuxième tour à l'US Open par le Marocain Younes El Aynaoui.

En 2004, Nadal est sélectionné pour la première fois et participe avec l'équipe d'Espagne à la Coupe Davis où il gagne au premier tour contre Radek Štěpánek lors d'Espagne-République tchèque (3-2), puis en demi-finale contre Arnaud Clément lors d'Espagne-France (4-1). En finale, face aux États-Unis, il remporte son match contre Andy Roddick lors du second match et l'Espagne l'emporte finalement 3 à 2. Nadal remporte son premier trophée majeur.

Il va jusqu'en finale à Auckland, qu'il perd face au Slovaque Dominik Hrbatý en 3 manches. Il remporte également son premier tournoi majeur en simple à Sopot, sur terre battue, face a l'Argentin José Acasuso. Il devient, à 17 ans, le deuxième plus jeune joueur, après Michael Chang, à entrer dans le classement des 100 meilleurs joueurs mondiaux. Il est également le deuxième plus jeune joueur à remporter un tournoi de Masters Series, après Michael Chang.

C'est également en 2004 que Nadal affronte et bat pour la première fois Roger Federer, le numéro 1 mondial, au troisième tour du Masters de Miami. Rafael doit participer aux Internationaux de France mais une blessure l'empêche d'y prendre part. Il participe néanmoins à l'Open d'Australie et à l'US Open mais il est éliminé respectivement au troisième tour puis au second tour par l'australien Lleyton Hewitt et l'Américain Andy Roddick.

Il participe aux Jeux olympiques d'Athènes de 2004 en double avec Carlos Moyá où il perd au premier tour.

Comme chaque année, l'année 2005 commence par l'Open d'Australie. Nadal est éliminé en huitièmes de finale par l'Australien Lleyton Hewitt, qui l'avait éliminé dans le même tournoi un an plus tôt. Néanmoins, c'est la première fois de sa carrière qu'il atteint la deuxième semaine d'un tournoi majeur. Au Masters de Miami, Rafael est battu par Federer en finale. Nadal remporte les deux premiers sets et mène dans le troisième avant que Federer ne renverse la situation pour finalement s'imposer en 5 sets sur le score de 6-2, 7-64, 65-7, 3-6, 1-6.

Le 17 avril, l'Espagnol l'emporte sur Guillermo Coria à Monte-Carlo. Il gagne également face au Français Gaël Monfils. En demi-finale, pourtant mené par Richard Gasquet, il s'impose finalement. Sur sa lancée, il l'emporte contre son compatriote Juan Carlos Ferrero en finale du tournoi de Barcelone, et remporte le tournoi de Rome le 2 mai, après une dernière victoire contre l'Argentin Guillermo Coria en cinq sets 6-4, 3-6, 6-3, 4-6, 7-6 (8-6), lors d'un match de 5 h 14. Nadal déclara après le match qu'il venait de gagner « la plus belle victoire de sa carrière ». Il devient le favori des Internationaux de France. Il se qualifie en quart de finale sans grande difficulté. En quart de finale, il élimine son compatriote David Ferrer. En demi-finale, Nadal bat Roger Federer, numéro un mondial. En finale, l'Espagnol bat Mariano Puerta (6-7, 6-3, 6-1, 7-5), et remporte son premier titre en Grand Chelem à l'issu d'un match disputé. En effet, Puerta s'est offert deux balles de 4e set, mais ne conclut pas et s'incline. Mariano Puerta sera contrôlé positif à l'étiléfrine et suspendu par la Fédération internationale de tennis.

Nadal est éliminé au deuxième tour de Wimbledon par le Luxembourgeois Gilles Muller.

À Bastad, le Majorquin gagne en finale, contre Tomáš Berdych. Il enchaîne par le tournoi de Stuttgart, qu'il remporte. Il gagne également le Masters du Canada, face à Andre Agassi. Il est battu au troisième tour de l'US Open par l'Américain James Blake. Rafael Nadal obtient son dernier titre de la saison au Masters de Madrid, face au Croate Ivan Ljubičić.

Rafael Nadal commence la saison 2006 en déclarant forfait pour le tournoi de Sydney suite à une blessure au pied occasionnée en octobre 2005 lors du Masters Series de Madrid. Il fait également l'impasse sur les Masters de Shanghai et sur le tournoi ATP de Chennai, épreuve d'ouverture de la nouvelle saison. Il ne participe pas non plus à l'Open d'Australie. Il reprend la compétition au tournoi de Marseille, où il perd en demi-finale face à Arnaud Clément. Son tournoi suivant sera celui de Dubaï où il gagne en finale contre le numéro un mondial Roger Federer. Il va jusqu'en demi-finale du Masters Series d'Indian Wells, où il est éliminé par James Blake.

Rafael Nadal remporte son deuxième titre de l'année aux Masters de Monte-Carlo contre Roger Federer. Il remporte le 29 avril 2006 son deuxième Open de Barcelone consécutif en battant en finale son compatriote Tommy Robredo. Mi-mai, lors du tournoi de Rome, Rafael affronte à nouveau Federer en finale. Après cinq heures de match, l'Espagnol l'emporte en cinq sets : 60-7, 7-65, 6-4, 2-6, 7-65. Le Majorquin est mené 1-4 dans le cinquième set, et sauve deux balles de match à 5-6 (15-40), et est même mené 3-5 dans le jeu désicif, avant de l'emporter finalement 7-5. Tout comme son adversaire, il déclare forfait par la suite à Hambourg pour la troisième année consécutive pour cause de fatigue. Il arrive aux Internationaux de France de Roland-Garros 2006 comme tenant du titre et favori. Mis en difficulté au troisième tour par le Français Paul-Henri Mathieu, il passe finalement en huitième de finale en 4 sets. Rafael remporte son huitième de finale face à Lleyton Hewitt. En quart de finale, il gagne après le forfait de son adversaire, le serbe Novak Đoković. En demi-finale, il rencontre le croate Ivan Ljubičić, qu'il bat en trois sets. Le dimanche 11 juin 2006, il remporte le tournoi contre Roger Federer en quatre sets. Stefan Edberg, ancien joueur de tennis suédois, vainqueur de six Grands Chelems, lui remet la Coupe des mousquetaires.

Il se qualifie pour les quarts de finale à Wimbledon pour la première fois après avoir battu les Américains Robert Kendrick et Andre Agassi. Il bat le Finlandais Jarkko Nieminen en quart avant d'accéder à la finale grâce à sa victoire en demi-finale sur le Chypriote Márcos Baghdatís. En finale, il est défait en quatre manches par Roger Federer.

Il dispute les deux masters series sur le sol américain (Toronto et Cincinnati) où il s'incline respectivement au troisième tour et en quart de finale. À l'US Open, il est battu par Mikhail Youzhny en quart de finale. Il déclare forfait pour l'Open de Chine à cause d'une foulure à la cheville. Il reprend la compétition au Masters de Madrid mais est défait en quart de finale par Tomáš Berdych. Il finit la saison en atteignant les demi-finales du Masters de Shanghai où il est battu une nouvelle fois par Roger Federer.

Rafael Nadal commence l'année 2007 comme le principal rival de Roger Federer, surtout parce qu'il a été invaincu sur terre battue en 2006. Dès son premier tournoi de la saison, il atteint la demi-finale de l'Open de Chennai où il perd contre Xavier Malisse. Il participe également au Tournoi de Sydney mais, pour cause de douleurs aux adducteurs, abandonne au 1er tour contre Chris Guccione alors qu'il menait, préférant se soigner en vue de l'Open d'Australie débutant la semaine suivante. Il prend part ensuite à l'Open d'Australie où il atteint pour la première fois les quarts de finale après avoir éliminé successivement Robert Kendrick, Philipp Kohlschreiber, Stanislas Wawrinka et Andy Murray. Il s'incline en quart face à Fernando González. Blessé, Rafael Nadal déclare forfait pour le 1er tour de la Coupe Davis contre la Suisse (victoire de l'Espagne 3-2) puis pour l'Open 13. Il fait son retour sur les courts lors de l'Open de Dubaï mais perd pour la deuxième fois consécutive face à Mikhail Youzhny en quart de finale. Il participe ensuite au Masters d'Indian Wells qu'il remporte sans perdre un seul set, en dominant en finale le Serbe Novak Đoković. Il enchaîne la semaine suivante avec le Masters de Miami où il est battu en quart de finale par Novak Đoković.

Il remporte son premier tournoi sur terre battue de sa saison, le Masters de Monte-Carlo, en battant Roger Federer sans avoir perdu le moindre set durant le tournoi. Il est ainsi le premier à réaliser le triplé en Principauté depuis Ilie Năstase (1971-1973). Il remporte ensuite l'Open de Barcelone pour la troisième année consécutive contre Guillermo Cañas. C'est le 20e titre de sa carrière. Ces résultats lui permettent de prendre la place de Roger Federer en tête du classement ATP Race 2007 le 30 avril. Le 2 mai 2007, il remporte un match d'exhibition sur un terrain recouvert à moitié de terre battue et à moitié de gazon appelé La bataille des surfaces contre Roger Federer à Palma de Majorque. En battant Nikolay Davydenko en demi-finale du Masters de Rome le 12 mai, Rafael Nadal bat le record détenu par John McEnroe de victoires consécutives sur une seule surface (l'Américain était resté invaincu durant 75 matches sur surface rapide en salle entre 1983 et 1985). Nadal bat en finale Fernando González et devient le premier joueur à s'imposer trois fois de suite au Foro Italico. La semaine suivante au Masters d'Hambourg, Nadal est en course pour devenir le premier joueur à remporter la même année les trois Masters Series disputés sur terre battue.

Il atteint la finale où il est battu par Roger Federer sur le score de 6-2, 2-6, 0-6. Après un début de match laborieux, Federer se reprend et finit par s'imposer. Il s'agit de la première défaite de Nadal après 81 victoires d'affilée sur terre battue, cependant, il conserve la tête du classement ATP Race 2007. À Roland Garros, il se qualifie pour la finale après avoir éliminé Juan Martín del Potro, Flavio Cipolla, Albert Montañes, Lleyton Hewitt, Carlos Moyá et Novak Đoković. Il remporte pour la 3e fois consécutive en trois participations la finale en battant le Suisse Roger Federer.

Il participe la semaine suivante au tournoi du Queen's afin de se préparer à Wimbledon. Il est battu en quarts de finale par Nicolas Mahut. À Wimbledon, il atteint la finale après avoir battu Mardy Fish, Werner Eschauer, Robin Söderling, Mikhail Youzhny, Tomáš Berdych, et Novak Đoković sur abandon. À noter que le match contre Robin Söderling a duré 5 jours suite aux intempéries. Nadal s'incline en finale en 5 sets (67-7, 6-4, 63-7, 6-2, 2-6) contre Roger Federer après être pourtant passé très près de la victoire en obtenant les premières balles de break à 1-1 et 2-2 dans le 5e set. Cette 2e finale consécutive à Londres perdue contre Federer constitue une confirmation ses bonnes dispositions sur herbe puisque contrairement à l'édition 2006, il a hérité d'un tableau relevé. Il participe une semaine plus tard au tournoi de Stuttgart qu'il remporte face au Suisse Stanislas Wawrinka après avoir failli abandonner au 2nd tour pour cause de douleurs aux genoux. C'est son 6e titre de l'année et le 23e de sa carrière. Avec 5 445 points au classement technique ATP, Nadal atteint son meilleur résultat depuis ses débuts en tant que professionnel en 2001.

Il enchaîne avec la tournée américaine, qui débute au Masters du Canada où il s'incline en demi-finale face au futur vainqueur de l'épreuve, Novak Đoković. La semaine suivante, il participe au Masters de Cincinnati mais il abandonne au cours de son premier match face à l'Argentin Juan Mónaco pour cause de nouvelles douleurs aux genoux. Malgré les blessures récurrentes (tendinites) et le risque de se blesser très sérieusement, il participe au dernier Grand Chelem de l'année, l'US Open. Il se qualifie difficilement pour les 8e de finale après avoir éliminé Alun Jones, Janko Tipsarevic sur abandon et Jo-Wilfried Tsonga. Il s'inclinera face à son compatriote David Ferrer en 8e de finale . En raison de ces défaites, Nadal cède sa première place au classement ATP Race au profit de Roger Federer, qui aura fait mieux que l'Espagnol dans les trois tournois américains. Par la suite, Nadal déclare forfait pour les trois tournois suivants afin de soigner ses blessures : l'Open de Chine, l'Open du Japon et l'Open de Vienne. Il s'aligne au Masters de Madrid où, en jouant sur ses terres, il espère mettre fin à la une série de défaites qui dure depuis près de trois mois. Insuffisamment remis de blessures, il s'incline en quart de finale contre l'Argentin David Nalbandian. En novembre, pour sa première participation au Masters de Paris-Bercy, Nadal perd en finale contre David Nalbandian. Lors de la Masters Cup, Nadal s'incline en demi-finale face à Roger Federer.

Nadal reste numéro 2 mondial, mais n'a plus remporté le moindre titre depuis juillet 2007. Cependant, avec un titre à Roland Garros, une finale à Wimbledon et cinq autres titres, la saison 2007 constitue alors la meilleure saison de sa carrière. De plus, avec 5 735 points au classement technique ATP, Rafael Nadal se rapproche du numéro 1 mondial Roger Federer.

Au début de l'année 2008, le duel Federer-Nadal est au centre de toutes les attentions. Rafael Nadal dispute son premier tournoi de l'année à Chennai, où en demi-finale, il bat Carlos Moyá en 3 h 57 de jeu, le plus long match en trois sets de l'histoire du tennis. Il s'incline le lendemain en finale face à Mikhail Youzhny.

À l'Open d'Australie, Rafael Nadal a la possibilité de ravir la première place mondiale à Roger Federer si ce dernier est éliminé avant les demi-finales et que Nadal remporte le titre. L'Espagnol se qualifie pour les demi-finales en éliminant Viktor Troicki, Florent Serra, Gilles Simon, Paul-Henri Mathieu (abandon) et Jarkko Nieminen. Sa qualification pour les demi-finales lui permet de réaliser la meilleure performance de sa carrière à l'Open d'Australie et d'atteindre la barre des 6 000 points au classement ATP. Mais il est battu en demi-finale par Jo-Wilfried Tsonga. À l'issue de l'Open d'Australie, l'écart de points au classement ATP entre Roger Federer et Rafael Nadal se réduit de 1 400 points à 650 points mais parallèlement, l'écart de points avec Novak Đoković, n°3 mondial, se réduit également puisque l'Espagnol n'a plus que 815 points d'avance. Ayant renoncé à la Coupe Davis sur les conseils de son entraîneur, le tournoi de Rotterdam est le premier tournoi de Nadal depuis l'Open d'Australie. L'Espagnol s'incline en 8e de finale face à Andreas Seppi.

Rafael Nadal remporte pour la 4e fois consécutive le Masters de Monte-Carlo en battant Roger Federer en finale. C'est la première fois qu'un joueur remporte quatre fois de suite un Masters Series. Durant le tournoi, l'Espagnol n'a pas perdu le moindre set. Il remporte également la finale du double avec son compatriote Tommy Robredo, devenant ainsi le 2e joueur de l'histoire à remporter la finale du simple et du double au cours d'un même Masters Series ; Nadal-Robredo battent Bhupathi-Knowles (IND/BAH). La semaine suivante, Rafael Nadal remporte l'Open de Barcelone pour la 4e année d'affilée face à David Ferrer. C'est la première fois qu'un joueur remporte quatre fois ce tournoi. Suite à cette victoire, il devient n°1 au classement ATP Race 2008 devant Novak Đoković et Roger Federer. Une semaine plus tard, Rafael Nadal participe au Masters de Rome qu'il tente d'être le 1er homme à remporter quatre fois consécutivement. Pour cause d'ampoules aux pieds , il s'incline dès le 2e tour face à Juan-Carlos Ferrero. Il rétrograde alors à la 2e place du classement ATP Race 2008. Après une semaine de repos, Rafael Nadal fait son entrée au Masters d'Hambourg qu'il remporte pour la première fois face au n°1 mondial Roger Federer. Il remporte ainsi à 21 ans son 11e trophée de Masters Series (soit autant que Pete Sampras dans toute sa carrière), et le troisième titre de la saison après Monte-Carlo et Barcelone. Il devient également le 3e joueur à remporter, sur toute une carrière, les trois Masters Series joués sur terre battue (Monte Carlo, Rome et Hambourg) après Gustavo Kuerten et Marcelo Rios. À Roland Garros, Rafael Nadal se hisse en finale après avoir éliminé Thomaz Bellucci, Nicolas Devilder, Jarkko Nieminen, Fernando Verdasco, Nicolás Almagro et Novak Đoković. En finale, il bat le n°1 mondial Roger Federer (6-1, 6-3, 6-0) infligant au Suisse sa défaite la plus lourde en finale de Grand Chelem. Il remporte ainsi son 4e Roland Garros consécutif, la troisième de suite contre Federer, égalant le record de victoires consécutives de Bjorn Borg, présent pendant le sacre. Jamais depuis 1977 (et la victoire 6-0, 6-3, 6-0 de Guillermo Vilas contre Brian Gottfried) un joueur n'avait laissé si peu de jeux à son adversaire en finale de Roland Garros. Rafael Nadal est aussi le 5e joueur de l'histoire à remporter un Grand Chelem sans concéder le moindre set à ses adversaires. À l'issue du tournoi, il redevient n°1 au classement ATP Race 2008.

La semaine suivante, il remporte pour la première fois le Queen's considéré comme le tournoi de préparation pour Wimbledon. Il bat ainsi en demi-finale le tenant du titre et quadruple vainqueur Andy Roddick puis en finale Novak Đoković. Nadal est le 1er homme depuis 1973 à réaliser le doublé Roland Garros - Queen's et le 1er Espagnol à remporter un tournoi sur gazon depuis 1972. Il rejoint aussi les joueurs Lleyton Hewitt, Andy Roddick, Roger Federer et Richard Gasquet ayant remporté au moins un tournoi sur chacune des surfaces du tennis : terre battue, dur, gazon, synthétique. À Wimbledon, Rafael Nadal se qualifie pour la finale après avoir éliminé successivement Andreas Beck, Ernests Gulbis, Nicolas Kiefer, Mikhail Youzhny, Andy Murray et Rainer Schuettler. Il bat en finale le quintuple tenant du titre Roger Federer au terme d'un des matches les plus spectaculaires de l'histoire du tennis,,. Ce fut la finale la plus longue de Wimbledon, elle se conclut après 4 h 48 et deux interruptions à cause des intempéries sur le score 6-4, 6-4, 65-7, 68-7, 9-7 juste avant que la nuit tombe. Nadal devient le 1er joueur depuis Bjorn Borg à réaliser le doublé Roland Garros - Wimbledon et l'unique joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Queen's - Wimbledon. À l'issue du tournoi, Nadal n'est plus qu'à 545 points de Federer au classement ATP. Ainsi l'histoire se répète : Bjorn Borg avait été privé d'un 6e sacre consécutif à Wimbledon en 1981 par John McEnroe, un gaucher de 22 ans à l'époque, deuxième au classement. Nadal est également gaucher, 22 ans, dauphin de Federer à l'ATP, et il l'empêche de remporter un 6e Wimbledon consécutif en 2008.

La semaine suivante, il déclare forfait pour le tournoi de Stuttgart, dont il est tenant du titre, afin de se reposer. Il remporte ensuite le Masters du Canada pour la 2e fois de sa carrière en battant Nicolas Kiefer en finale. Il remporte ainsi le 12e Masters Series de sa carrière, devenant le 3e joueur le plus titré de l'histoire en Masters Series derrière Andre Agassi (17) et Roger Federer (14), mais devant Pete Sampras (11). Au Masters de Cincinnati, il bat Nicolas Lapentti 7-63, 6-1 en quart de finale, victoire qui lui permet de succéder à Roger Federer en tant que n°1 mondial, après être resté durant près de 160 semaines consécutives son dauphin. Il s'incline en demi-finale face au n°3 mondial Novak Đoković (6-1, 7-5), ce qui met fin à sa série de 32 victoires consécutives toutes surfaces confondues depuis le Masters d'Hambourg. Malgré cette défaite, Rafael Nadal prendra à Roger Federer sa place de n°1 mondial le 18 août (et ce quels que soient les résultats des deux joueurs aux Jeux olympiques). Il remporte les Jeux olympiques en battant en finale Fernando González 6-3, 7-62, 6-3. Il remporte pour la première fois les Jeux olympiques et offre une médaille d'or à son pays, l'Espagne. Nadal est le 1er joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Wimbledon - Jeux olympiques la même année. Lundi 18 août 2008, Nadal devient officiellement n°1 mondial, détrônant Roger Federer. À l'US Open, il se qualifie pour la première fois de sa carrière en demi-finale après avoir éliminé Bjorn Phau, Ryler De Heart, Viktor Troicki, Sam Querrey et Mardy Fish. Il perd ensuite contre Andy Murray. Le 3 septembre, Rafael Nadal remporte le Prix Prince des Asturies. En atteignant les demi-finales de l'US Open, Rafael Nadal devient le premier joueur de l'histoire à avoir disputé, sur une carrière, les demi-finales de toutes les grandes compétitions (Grands Chelems, Masters Series, Masters, Jeux Olympiques, Coupe Davis). Les 19 et 21 septembre, Rafael Nadal apporte en demi-finale de Coupe Davis les premier et troisième points à l'Espagne en dominant les Américains Sam Querrey et Andy Roddick. L'Espagne bat ainsi les États-Unis et se qualifie pour la finale contre l'Argentine. Au Masters de Madrid, il s'incline en demi-finale face à Gilles Simon en 3 sets et 3 h 22 de jeu. Le Français qualifiera cette rencontre comme le plus beau match de sa carrière. Grâce à ses performances, Rafael Nadal creuse l'écart avec Roger Federer au classement ATP, et s'assure de finir l'année n°1 mondial quoi qu'il arrive .

Au Masters de Paris-Bercy, il abandonne contre Nikolay Davydenko en quart de finale en raison d'une tendinite. Cette blessure au genou l'obligera également à déclarer forfait pour la Masters Cup (remplacé par Gilles Simon) puis la finale de Coupe Davis (remplacé par Marcel Granollers).

Rafael Nadal clôt, à 22 ans, la meilleure saison de sa carrière marquée par huit titres, dont deux Grands Chelems (Roland Garros et Wimbledon), trois Masters Series (Monte-Carlo, Hambourg et Canada), la médaille d'or en simple aux JO de Pékin, et des victoires dans deux autres tournois (Barcelone et Queen's). Il finit l'année n°1 mondial avec 1 370 points d'avance sur le n°2 Roger Federer qui devance le n°3 Novak Đoković de 10 points.

Rafael Nadal débute l'année 2009 à l'Open de Doha où il perd en quarts face à Gaël Monfils ; il remporte néanmoins le double messieurs avec son compatriote Marc López face aux numéros 1 mondiaux Daniel Nestor / Nenad Zimonjić. Nadal remporte ensuite l'Open d'Australie en battant en finale Roger Federer en 5 sets et 4h23. Il atteint pour la première fois la finale du tournoi de Rotterdam mais, handicapé par une blessure au genou droit, s'incline en finale face à Andy Murray. Cette blessure l'oblige à déclarer forfait pour l'Open de Dubaï deux semaines plus tard. Les 7 et 8 mars, il domine Janko Tipsarević et Novak Đoković, et qualifie l'Espagne pour les quarts de finale de la Coupe Davis aux dépens de la Serbie. Il joue ensuite le Masters d'Indian Wells et bat David Nalbandian (3-6, 7-65, 6-0) en 8e de finale au terme d'un match à rebondissements où il sauve 5 balles de match. Il remporte ensuite la compétition en battant Andy Murray en finale (6-1, 6-2). Il remporte là le 13e Masters 1000 de sa carrière.

Rafael Nadal est un des meilleurs relanceurs du circuit. Sa principale tactique consiste à exploiter le point faible de son adversaire (par exemple le revers de Roger Federer ou le coup droit d'Andy Murray) grâce à son lift, l'empêchant ainsi de passer à l'attaque. Si l'adversaire décide de se décaler pour se protéger, il doit alors laisser une grande ouverture, qu'exploite Nadal, l'obligeant à courir sans arrêt.

La première caractéristique du jeu de Nadal est donc son lift. En effet, ses balles jouées en coup droit reviennent très vite vers le sol, et rebondissent très haut après le rebond, ce qui lui permet une grande marge de manœuvre contrairement à la plupart des joueurs qui ont une frappe plus plate, plus puissante, mais aussi plus sujette aux fautes directes. La seconde est d'être gaucher. Effectivement, les gauchers posent souvent problème aux droitiers, que ce soit sur le service (les balles reviennent sur le corps à cause de l'effet de gauche à droite) ou dans le jeu (le coup droit croisé de gaucher de Nadal arrive sur le revers de son adversaire). La troisième caractéristique de son jeu est son service. Bien qu'il soit le moins puissant de ses coups, l'effet qu'il met dans ses frappes peut lui permettre de faire des aces même à 160km/h(slice), ou de mettre son adversaire en difficulté. Ces trois spécificités sont pour beaucoup dans l'hégémonie que Nadal entretient dans les tournois sur terre battue. On peut aussi y ajouter son passing.

Enfin, la grosse majorité des spécialistes s'accordent à dire que Nadal est un redoutable tacticien en dépit des allures de bulldozer qui sont les siennes. Sa connaissance du court et la maîtrise de sa frappe de balle lui valent de jouer le long des lignes avec régularité.

Le tableau ci-dessous récapitule le classement mondial de Rafael Nadal dans les différents secteurs de jeu au fil des années.

Le service est probablement le secteur de jeu de Rafael Nadal qui a le plus progressé au fil des années. Alors qu'il ne servait en moyenne qu'à 158 km/h en 2003, il a amélioré sa technique pour atteindre en 2008 les 184 km/h de moyenne, ce qui constitue une vitesse de service dans la moyenne des autres joueurs du circuit. L'amélioration de son service lui permet de remporter plus facilement ses engagements, ce qui explique en partie le succès croissant de l'Espagnol au fil des années. En 2008, il est en effet le 4e joueur du circuit à avoir remporté le plus facilement ses jeux de service, devancé par Andy Roddick, Ivo Karlovic et Roger Federer. Rafael Nadal sert rarement le T ; il affectionne plus particulièrement son long service slicé de gaucher qui est capable, même à faible puissance, de faire sortir l'adversaire du court sur son côté revers et lui permettre ainsi de remporter le point en deux coups de raquette.

Le coup droit de Rafael Nadal est son meilleur coup. Son coup droit long de ligne sort sur les côtés avant de revenir dans le court, grâce au puissant effet lifté qu'il imprime à sa frappe. Cette parabole ainsi décrite fait de Rafael Nadal l'un des meilleurs passeurs du circuit car la balle est très difficile à retourner du filet. Le type de cordage que Nadal utilise lui permet de frapper la balle avec puissance de n'importe quel angle sans commettre de faute (voir rubrique « Equipement » plus bas). Le coup droit de Nadal est l'arme grâce à laquelle il prépare sa stratégie d'attaque : parallèle, croisé, ou long afin de maintenir l'adversaire à distance, puis prendre avantage des mauvais retours pour conclure le point.

Point faible de Rafael Nadal, il s'est amélioré au fil du temps jusqu'à être capable de faire des points gagnants, mais a su surtout avoir une bonne longueur de balle. Le fait que son revers soit à deux mains lui permet de trouver des angles profonds, notamment en passing de revers. Cependant lorsqu'il s'engage dans une bataille en revers contre son adversaire, il se contente très souvent de renvoyer une balle croisée très profonde. Sa tactique, dans ce cas précis, est de repousser son adversaire hors des limites du court avant de conclure le point en coup droit dans le côté opposé. Contrairement à son coup droit qui est long et fluide, le revers de Nadal est parfois court, notamment en slice de revers.

Rafael Nadal est essentiellement un joueur de fond de court qui ne monte au filet que lorsqu'une occasion claire se présente. Il fait rarement des service/volée car ses coups d'approche mettent tellement de pression sur l'adversaire, que lorsqu'il monte au filet, il n'a souvent qu'à remettre la balle dans le court. Nadal est pourtant un excellent volleyeur comme il l'a montré lors de ses matches en double avec son compatriote Tommy Robredo. Sa volée sur dur est cependant un peu moins nette que sur terre où il a essentiellement à jouer des volées posées.

Au-delà de ses coups, la principale qualité de Rafael Nadal est la défense. En effet, il se bat sur tous les points comme si le sort du match en dépendait. Son jeu axé principalement sur la défense, qui est parfaitement adapté à la terre battue, peut toutefois constituer un handicap sur les surfaces plus rapides face à des joueurs ayant un tennis très tourné vers l'avant tel que Roger Federer en premier lieu. Ses services avec beaucoup d'effet mais relativement peu puissants et ses longs coups droits liftés lui procurent beaucoup moins d'avantages sur ces surfaces que sur terre battue, surface où il est aujourd'hui le meilleur. Mais ces défauts que possède Nadal sur surface rapide sont toutefois à relativiser puisqu'à seulement 22 ans, il compte des titres à Wimbledon et à l'Open d'Australie.

Rafael Nadal a hérité de bonnes qualités physiques. Au repos, son cœur bat à 60 pulsations par minute. En match, il atteint 180 et jusqu'à 200 en cas d'effort très intense. Ses résultats au test Bosco - évaluation de la force, et plus particulièrement de la force des jambes - montrent une puissance au-dessus de la moyenne des joueurs du circuit. Sa vitesse de course peut atteindre celle d'un sauteur en longueur. Durant l'effort, Nadal consomme 72 ml d'oxygène par kilo et par minute tandis que la plupart de ses rivaux ne dépassent jamais 60 ml. Rafael se situe au niveau d'un coureur cycliste ou d'un marathonien, ce qui explique sa résistance à l'effort. Nadal entretenait cette condition physique par de nombreuses séances de footing. Elles ont été remplacées en 2005 par des séances de nage, de rame et de vélo, suite à une blessure au pied apparue cette année-là. En 2007 et 2008, Nadal a réduit ses séances physiques afin de s'affiner et éviter les risques de blessures liés à l'usure des articulations.

Rafael Nadal sait faire preuve de sang-froid lorsqu'il se retrouve mené. Il parvient à élever son niveau de jeu alors que la majorité de joueurs perdraient leurs moyens. Ce mental d'acier pendant les instants décisifs a occasionné d'étonnants retournements de situation comme au Masters d'Indian Wells 2009 où, mené 3-5 au deuxième set par David Nalbandian, il sauve 5 balles de match et gagne 6-0 au troisième, ou encore au Masters d'Hambourg 2008 face à Roger Federer où Nadal réussit à remporter le premier set 7-5 après avoir pourtant été mené 1-5. Au Masters d'Indian Wells 2008, il remonte même un déficit de 2-5 au 3e set face à Jo-Wilfried Tsonga pour l'emporter 7-5. Si Nadal parvient à gagner en défiant la logique du score ou les qualités du jeu adverse, c'est parce qu'il ne joue pas en fonction du score : il joue tous les points avec la même intensité tout en étant particulièrement concentré sur les points importants. Il sent parfaitement la fébrilité adverse quand il s’agit de conclure, car il est lui-même soumis à cette même pression. S'il se retrouve derrière au score, il essaie de ne pas reculer, obligeant l'adversaire à tenter l'impossible pour le déborder et souvent il revient grâce à la précipitation de ses adversaires s'échinant à conclure trop vite et à déjouer.

Rafael Nadal joue actuellement avec la raquette Babolat AeroPro Drive Cortex. Celle-ci se caractérise par sa grande surface de frappe (645 cm²), son poids relativement léger (300 grammes non cordée) et son épaisseur de profil (26mm). Cependant, au niveau professionnel, la plupart des joueurs utilisent des raquettes personnalisées. Cela peut être un modèle assez proche d'un modèle de série, mais par exemple avec un équilibre différent, un poids différent (parfois 20-30g), des inserts de titane à certains points précis, etc. Il s'agit même parfois de paintjobs, c'est-à-dire d'anciens modèles repeints aux couleurs d'un modèle actuel. La raquette réelle de Nadal est donc très probablement un custom de Babolat, dont la construction diffère du modèle de série.

Son cordage est composé du Pro Hurricane de Babolat qui accentue les effets tout en restant assez confortable.

Il joue avec les accessoires de Babolat et les habits que lui prépare Nike. Il porte généralement un bandana Nike dont la couleur est assortie à ses vêtements. À noter que c'est Nike qui a imaginé le style vestimentaire de Rafael Nadal qui remporte un grand succès chez les jeunes : bandana, tee-shirt sans manches mettant en valeur ses biceps saillants, et pantacourt (pantalon de pirate). Il utilise des chaussures Nike marquées de ses initiales RN .

Confrontations avec ses principaux adversaires (minimum 10 confrontations). Entre parenthèses le meilleur classement de la carrière du joueur.

Le 13 février 2008, Rafael Nadal lance à Manacor, sa ville natale, la fondation Rafa Nadal (« The Rafa Nadal Fondation »). Celle-ci focalise ses actions sur le territoire espagnol et dans les pays en voie de développement. Les objectifs de la fondation sont l'aide sociale et la coopération au développement, mais son but plus immédiat est la promotion du sport en tant qu'outil important d'intégration pour les personnes qui en ont le plus besoin, comme ceux ayant un handicap, les immigrants ou ceux dans une situation d'exclusion sociale, avec une attention spéciale pour les enfants et la jeunesse. La présidente de la fondation n'est autre qu'Ana Maria, sa mère, et les membres du comité sont Carlos Costa, son manager, et Toni Nadal son oncle.

Rafael Nadal a tourné de nombreux spots publicitaires, entre autres pour KIA Motors, ColaCao ou encore pour les parfums Lanvin. La marque française considère que sa jeunesse, son dynamisme et son empreinte magnétique sont emblématiques de la nouvelle modernité.

Rafael Nadal est l'un des sportifs les mieux payés d'Espagne, derrière le pilote de Formule 1 Fernando Alonso, et devant le golfeur Sergio García ainsi que le gardien de football Iker Casillas, avec des revenus en 2008 de 11 483 773 $.

Sa fortune personnelle est estimée début 2008 à 40 000 000 $ selon le magazine Forbes.

Rafael Nadal est à ce jour multimillionnaire en euros. Ses revenus proviennent en majeure partie des contrats de parrainage. Il en a signé un à dix-huit ans avec Nike, après sa première victoire à Roland Garros, contre la somme de 1 800 000 $ (1 200 000 €) par an. Début 2009, son contrat avec Nike est réévalué à 2 000 000 $ pour 5 ans. En échange, Nadal porte les vêtements et chaussures Nike lorsqu'il joue au tennis.

L'Espagnol a aussi un contrat avec Babolat depuis l'âge de 15 ans (contrat record pour un jeune sportif, effectué après la victoire du tournoi des « Petits As » à Tarbes, qui révèle les grand joueurs de tennis), d'abord de 800 000 $ par an puis de 1 000 000 $ par an depuis 2007.

En 2008, la célèbre marque de haute couture parisienne Lanvin a signé un contrat de 80 000 € (100 000 $) par an jusqu'en 2009 avec Nadal. Il reçoit également 100 000 $ pour le Prix Prince des Asturies en 2008.

Nadal reçoit aussi divers revenus publicitaires (télévision espagnole, KIA Motors, ColaCao, etc.), pour le montant approximatif de 700 000 $ par an. En mai 2008, la marque Kia motors réalise une publicité entièrement en pâte à modeler, où Nadal affronte un extraterrestre.

Depuis fin 2006, Nadal touche des royalties (dividendes) sur ses droits d'image (TV, journaux, internet, posters, jeux vidéo, etc.) pour un montant avoisinant les 500 000 $ par an.

Ci-dessous est établi un tableau récapitulatif des gains de Rafael Nadal (au 1er février 2009).

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Jo-Wilfried Tsonga

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Jo-Wilfried Tsonga Petsonga est un joueur de tennis français, né le 17 avril 1985 au Mans (France) d'un père congolais, ancien handballeur, et d'une mère française.

Après un début de carrière marqué par de nombreuses blessures, Jo-Wilfried Tsonga fait une percée sur le circuit ATP en 2008 où il atteint la finale de l'Open d'Austalie. Il remporte son premier titre sur le circuit professionnel à l'Open de Thaïlande en septembre 2008, puis le Masters de Paris-Bercy lui donnant accès à la Masters Cup regroupant les huit meilleurs joueurs de la saison. Il fut à la fin de la saison 2008 le 6e meilleur joueur mondial et numéro 1 français de tennis.

Jo-Wilfried Tsonga est membre du Tennis Club de Paris.

Le tennis n'a pas été le seul sport qu'il a pratiqué puisque, plus jeune, il a également joué au football dans le club de Savigné-l'Évêque (ville de la banlieue du Mans). Il a fait le choix de faire actuellement partie des structures de la Fédération française de tennis.

À 13 ans, il est admis au pôle espoir de Poitiers. Il y passe deux ans.

Sur le circuit junior, Jo-Wilfried Tsonga remporte quatre titres en simple dont l'US Open en 2003 et atteint la même année les demi-finales des trois autres tournois du Grand Chelem. Il obtient ainsi son meilleur classement junior en étant 2e mondial le 13 octobre 2003. Il décroche également trois titres en double aux côtés de Mathieu Montcourt et Richard Gasquet.

En 2004, Tsonga remporte deux Challenger (Togliatti ; Nottingham) et un tournoi Futur (Lanzarote) et passe de la 395e à la 163e place mondiale au classement ATP.

En 2005, malgré deux trophées, l'un en Challenger (León au Mexique), l'autre en Futur (Saint-Dizier), ainsi qu'un premier tour perdu contre Andy Roddick à Roland Garros (3-6 2-6 4-6), Jo-Wilfried Tsonga chute au classement passant de la 165e place à la 338e.

En 2006, il remonte la pente en remportant un Challenger (Open de Rennes) grâce à une Wild Card octroyée par les organisateurs du tournoi et trois Futures (Bath, Bath et Lille). Ces résultats lui permettent de finir l'année à la 212e place mondiale.

Il obtient une wild card pour jouer l'Open d'Australie 2007 et rencontre dès le 1er tour l'Américain Andy Roddick. Le premier set se conclut par un jeu décisif qu'il remporte 20-18 et qui devient le plus long tie break de l'histoire du tournoi. Roddick remporte par la suite le match 6-7(18), 7-6(2), 6-3, 6-3.

Il remporte quatre tournois Challenger au cours de cette année 2007 (Tallahassee, Mexico, Lanzarote et Surbiton), avant de se qualifier pour le tournoi du Queen's, en juin. Il parvient à battre au 2e tour Lleyton Hewitt, mais perd par la suite contre le Croate Marin Čilić.

Au tournoi de Wimbledon, où il bénéficie d'une wild card, il passe pour la première fois le premier tour d'un tournoi du Grand Chelem, en battant son compatriote Julien Benneteau. Il gagne les 2e et 3e tours contre Nicolas Lapentti et Feliciano Lopez mais est stoppé en 1/8e de finale par un autre Français Richard Gasquet, futur demi-finaliste.

Son nouveau classement (74e) lui permet de participer pour la première fois à l'US Open. Au premier tour, il se défait d'Óscar Hernández (7-5, 6-1, 6-3), puis bat le vétéran Tim Henman au deuxième (7-6 (2), 2-6, 7-5, 6-4). Il affronte ensuite Rafael Nadal au troisième tour, et malgré un premier set disputé, l'Espagnol hausse le ton et remporte facilement le match 7-6(3), 6-2, 6-1.

Le 28 octobre 2007, Tsonga remporte son premier tournoi ATP en double, au Grand Prix de Tennis de Lyon, aux côtés de Sébastien Grosjean.

Avec un 1/8e et un 3e tour en Grand Chelem, l'année 2007 lui permet d'obtenir son meilleur classement en atteignant la 43e place ATP.

Au tournoi d'Adélaïde 2008 Tsonga bat Lleyton Hewitt (6-4 6-2) avant de s'incliner en demi-finale face au Finlandais Jarkko Nieminen.

Lors de l'Open d'Australie, il fait sensation en éliminant l'Écossais Andy Murray (7-5, 6-4, 0-6, 7-65), tête de série no 9, au premier tour. Il continue son parcours jusqu'en finale en écartant Richard Gasquet (no 8) en 1/8e, Mikhail Youzhny (no 14) en 1/4 et bat Rafael Nadal (no 2) en 1/2 finale sur le score de 6-2 6-3 6-2. Il perd cependant la finale en 4 sets (4-6, 6-4, 6-3, 7-62), face au n°3 mondial, le Serbe Novak Đoković. Son classement ATP passe de la 38e à la 18e place mondiale.

Il obtient, dans la foulée, sa première sélection victorieuse en équipe de France pour le 1er tour de la Coupe Davis face à la Roumanie.

Cependant, la semaine suivante, au tournoi Open 13 de Marseille, Tsonga se fait éliminer dès le premier tour par le Croate Mario Ančić en deux sets (5-7, 6-7). Lors du Masters d'Indian Wells, il est cette fois battu en 8e de finale par Rafael Nadal en trois sets (7-63, 6-74, 5-7). Une semaine plus tard au Masters de Miami, il perd au 2e tour contre son compatriote Julien Benneteau (3-6, 3-6). Blessé au ménisque du genou droit , Tsonga arrête de jouer pendant plus d'un mois et fait son retour pour le Masters de Rome où il se fait éliminer dès le 1er tour par Gilles Simon en trois sets (6-2, 4-6, 7-66). Une semaine plus tard, Tsonga échoue au 2e tour du Masters d'Hambourg par le Suédois Robin Söderling en deux sets (6-2, 7-5). Tsonga réalise ensuite un beau parcours lors du tournoi de Casablanca, mais déclare forfait avant la demi-finale et annonce sa prochaine opération du genou, le contraignant à faire une pause de plusieurs mois dans sa saison. Le 26 mai 2008, il déclare également forfait pour Roland Garros et atteint paradoxalement le même jour son meilleur classement à l'ATP avec la 11e place mondiale. Suite à son forfait à Wimbledon, il redescend à la 19e place.

Afin de privilégier sa rééducation suite à son opération au genou, Tsonga ne participe pas aux jeux Olympiques d'été de 2008 à Pekin. Il fait son retour à l'US Open où il bat Santiago Ventura au 1er tour, puis Carlos Moyá au 2e tour, avant de perdre face à Tommy Robredo 7-6(2), 6-2, 6-3. Après le Heineken Stars 2008 sur le circuit challenger, qu'il remporte le 20 septembre au Vietnam face au Suédois Robin Söderling (7/6, 1/6, 6/4), il participe au tournoi de Bangkok où il s'impose en battant en demi-finale Gael Monfils 6-0, 6-3, et Novak Đoković en finale 7-6 6-4. Il prend ainsi sa revanche sur la finale de Melbourne et remporte à cette occasion son premier tournoi en simple sur le circuit ATP. Durant le Masters de Madrid, Tsonga rencontre pour la première fois Roger Federer contre lequel il s'incline 6-4, 6-1 en huitièmes de finale. Une semaine plus tard, il atteint pour la seconde année consécutive les demi-finales du Tournoi de Lyon, où il bat notamment Marc Gicquel 7-5, 4-6, 6-3, Fabrice Santoro 6-2, 5-7, 6-3, et Juan Carlos Ferrero 7-6(5), 6-1. Il trébuche finalement contre Julien Benneteau, pour la seconde fois de la saison, 7-6(4), 7-5.

Il remporte le Masters de Paris, le plus grand titre de sa carrière en éliminant Radek Stepanek (3-6, 6-4, 6-4), Novak Đoković (6-4, 1-6, 6-3), Andy Roddick (5-7, 6-4, 7-6(5)) et James Blake (6-4, 6-3). Il bat en finale David Nalbandian, le tenant du titre (6-3, 4-6, 6-4). Il s'agit de sa première victoire en Masters Series, qui lui permet de décrocher sa place pour la Masters Cup à Shanghai et de rentrer pour la première fois de sa carrière dans le top 10 mondial, à la 7e place. Il devient ainsi le numéro 1 français devant Gilles Simon qui l'accompagne également à la Masters Cup profitant du forfait de Rafael Nadal. Le tirage au sort des Masters le place dans le groupe or avec Novak Đoković, Nikolay Davydenko et Juan Martin Del Potro. Ses défaites lors des deux premiers matchs de poule, contre Nikolay Davydenko en trois sets accrochés, puis Juan Martin Del Potro 7-64, 7-65, l'éliminent de la course pour les demi-finales, mais il finit l'année sur une bonne note car il bat Novak Đoković 1-6, 7-5, 6-1, pour son dernier match de l'année. Cette victoire lui permet de finir l'année à la 6e place mondiale et en tant que numéro 1 français, juste devant Gilles Simon (n°7). Il renonce à participer aux Masters France à Toulouse de décembre.

Jo-Wilfried Tsonga débute sa saison à l'Open de Brisbane dont c'est la première édition. Tête de série n° 2, il bat Agustin Calleri (6-2, 7-5) et Jarkko Nieminen (0-6, 7-61, 7-65) avant de s'incliner face à son compatriote Richard Gasquet en quart de finale (1-6, 6-4, 6-2). Durant le même tournoi, il remporte en revanche avec Marc Gicquel son troisième titre en double (avec trois partenaires différents) en battant en finale la paire Fernando Verdasco/Mischa Zverev (6-4, 6-3). La semaine suivante, il dispute le tournoi de Sydney mais déclare forfait avant son quart de finale face à Jarkko Nieminen après avoir battu Simone Bolelli. Remis d'une blessure au dos, il participe à l'Open d'Australie. Il bat successivement Juan Monaco au 1er tour (6-4, 6-4, 6-0), puis Ivan Ljubicic (64-7, 7-68, 7-67, 6-2), et Dudi Sela (6-4, 6-2, 1-6, 6-1). En huitième de finale, il bat l'Américain James Blake (6-4, 6-4, 7-63), mais en quart de finale, il s'incline face à l'Espagnol Fernando Verdasco (7-62, 3-6, 6-3, 6-2). La semaine suivante, Tsonga remporte le tournoi de Johannesburg en battant Thiago Alves, Denis Istomin, Kristof Vliegen, Frederico Gil puis Jérémy Chardy en finale (6-4, 7-65).

La saison européenne débute par le Tournoi de Rotterdam, où il atteint les quarts de finale en s'inclinant face au numéro un mondial Rafael Nadal 6-4, 65-7, 6-4. Il remporte la semaine suivante l'Open 13 de Marseille en battant successivement Andrey Golubev (7-6, 6-2), Simone Bolelli (6-3, 6-2), Feliciano López(6-2, 6-7, 6-4), puis la tête de série n°1 Novak Đoković (6-4, 7-61), qu'il bat pour la quatrième fois en moins d'un an. En finale, il l'emporte sur son compatriote Mickaël Llodra en deux sets 7-5, 7-63, s'adjugeant ainsi son deuxième titre de l'année et le quatrième de sa carrière. Il est alors, à cette date, le joueur de tennis ayant gagné le plus de matchs depuis le début 2009 .

Tsonga est retenu pour participer à la rencontre de Coupe Davis du premier tour entre la France et la République Tchèque, du 6 au 8 mars et remporte le second simple face à Radek Stepanek (7-5, 6-2, 7-61) après la défaite de Gilles Simon. Sa victoire face à Jan Hernych (6-2, 65-7, 7-6o) n'empêchera pas la défaite de l'équipe de France 3-2. La semaine suivante, Tsonga se fait éliminer au 3e tour du Masters d'Indian Wells par le Russe Igor Andreev (7-5, 6-4). Il annonce ensuite son forfait pour le Masters de Monte-Carlo, tournoi de terre battue prévu le 13 avril.

Utilisant pleinement son gabarit (90 kg), il cherche à dominer le jeu de l'adversaire en frappant fort et à plat du fond du court, avec un revers à deux mains. Il peut aussi monter au filet pour conclure à la volée. Il possède un service puissant et lourd, difficile à breaker. En 2009, il est le deuxième meilleur serveur du circuit derrière Andy Roddick, avec 235 aces. Il a été comparé au boxeur Mohamed Ali de par sa ressemblance physique mais aussi pour son style de jeu qui consiste à imposer un duel physique à son adversaire. Son coup droit est également très performant, il est très régulier du fond du court. Cependant, son point faible reste le passing-shot, ce qui lui pose problème face aux serveurs-volleyeurs. Son jeu est résolument offensif, pouvant jouer à la fois du fond du court et varier en montant à la volée voir en faisant un service-volée. Il est l'un des rares joueurs à utiliser encore cette tactique, très efficace contre les joueurs excellents en fond de court. Son coup droit décroisé de fond de court et sa régularité de la ligne de fond lui permettent néanmoins d'être performant dans les longs échanges.

Blessé en 2005 et 2006 au dos il souffrait notamment d'une hernie discale. En 2008, un nouveau problème de fissure au ménisque se présente nécessitant une arthroscopie.

Jo-Wilfried Tsonga réside depuis janvier 2008 à La Rippe, en Suisse.

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James Blake

James Riley Blake est un joueur de tennis américain né le 28 décembre 1979 à Yonkers dans l'État de New York. Il est coaché par son entraîneur Brian Barker depuis qu'il a 12 ans. Les 10 titres en simple qu'il a remporté dans sa carrière l'ont été sur la même surface (dur). Tout comme Roger Federer, il n'a jamais abandonné en cours de match.

Le cadet des Blake a un discours pétri d’humanisme. Peut-être parce qu’il a grandi avec Arthur Ashe pour modèle. James répète souvent : " Arthur est une source d’inspiration pour moi et devrait l’être pour beaucoup d’autres athlètes, parce que sa carrière sportive a été éclipsée par le grand personnage qu’il est devenu par la suite. Il a beaucoup donné et rendu aux autres. C’est pour cela qu’on ne pense pas tout de suite qu’il était également un grand joueur de tennis. " Dans l’histoire du tennis, Ashe reste quand même le premier joueur noir à intégrer l’équipe américaine de Coupe Davis. Classé au second rang mondial en 1976, il se consacre après sa carrière à la réinsertion de jeunes Noirs par le biais du sport et lutte contre l’apartheid sud-africain. Atteint du virus du sida à la suite d’une transfusion sanguine, il décède en 1993.

James n’a jamais rencontré son idole mais il aime savoir que le grand Arthur a visité le lieu où il a appris le tennis. Enseignant bénévole d’un programme de tennis dans le quartier d’Harlem à New York, Thomas Blake y enseigna les rudiments de la raquette aux deux fils conçus avec son épouse britannique Betty : James donc et son aîné Thomas Jr.

Bientôt, la famille quitte Harlem. Mais les rejetons continuent de taper dans la balle à Fairfield, dans le Connecticut. Cette fois le quartier est majoritairement blanc James s’en accommode sans problème et vit avec plus de douleurs la scoliose qui mine son corps. " Toute ma croissance, j’ai porté des attelles pour protéger mon dos. Je ne me sentais un gamin comme les autres que lorsque je sortais du court et qu’on me libérait de ce carcan. " Ce handicap passager n’empêche pas James Blake de mener tennis et études de front jusqu’à la prestigieuse université d’Harvard. Il fait ses premières armes sur le circuit universitaire.

Toujours est-il qu’il débarque en 1999 au milieu des requins du circuit tennistique. Trois ans plus tard, l’Américain remporte son premier tournoi à Washington et culmine à la 23e place du classement mondial.

En 2000, il remporte les tournois challenger de Houston (en battant Kratochvil) et celui de Rancho Mirage (face à Mamiit). L'année suivante, il s'incline en finale du challenger de Waikoloa face à Andy Roddick. La même année, il intègre pour la première fois l'équipe américaine de Coupe Davis opposée à l'Inde, compétition dans laquelle il s'illustrera en remportant ses deux matches en simple. Il termine sa saison 2001 en remportant le tournoi challenger de Knoxville (s'imposant face à Trifu).

En 2002, il remporte le tournoi challenger de Waikoloa (face à Martin Verkerk) et atteint sa première finale sur le circuit ATP à Memphis, où il s'incline face à son compatriote Andy Roddick. Il se hisse ensuite en finale du tournoi sur herbe de Newport où il se fait à nouveau battre par un compatriote, cette fois par Taylor Dent. Lors du tournoi de Washington, il s'impose face à Alex Corretja (en quart), Andre Agassi (demis) et Paradorn Srichaphan en finale pour devenir le quatrième afro-américain à glaner un titre ATP title dans l'ère Open. Associé à Todd Martin il gagne son premier titre en doubles à Cincinnati.

Il entame la saison 2003 avec un quatrième tour à l'Open d'Australie, chutant face au futur finaliste de l'épreuve Rainer Schuettler. Il se qualifie plus tard dans l'année pour la finale du tournoi de Long Island, sans toutefois parvenir à s'imposer face à Srichaphan. En doubles, il gagne son second titre à Scottsdale en compagnie de Merklein.

2004 est une année difficile pour James. Il parvient à se classer dans le Top 100 pour la quatrième année consécutive malgré une année gâchée par les blessures et maladies. Sa saison 2004 débute en Australie, où il atteint le quatrième tour de l'Open d'Australie pour la deuxième année consécutive (battu par le vainqueur Marat Safin). En mars, il se hisse en quarts à Scottsdale (perdant face au futur vainqueur Vince Spadea) et poursuit sa saison avec un 1/4 de finale aux Masters Series d'Indian Wells (où il perd face à Labadze). Vient ensuite la saison sur terre battue durant laquelle il gagne l'épreuve en doubles du tournoi de San Jose (avec Mardy Fish) et il se qualifie pour les quarts de finale du tournoi de Houston (en doubles, il remporte le tournoi avec son ami Mardy Fish). Lors du Masters Series de Rome, il s'incline au premier tour face à Jiri Novak et se fracture ensuite une vertèbre cervicale lors d'une séance d'entraînement en mai à Rome, accident qu'il l'éloignera des courts pendant deux mois. En été 2004, il contracte un zona, une maladie affectant l'ouïe, la vue et causant la paralysie temporaire d'une partie du visage. Au mois de juillet, son père décède d'un cancer. Il retourne néanmoins sur le circuit à Newport, épreuve où il perd au deuxième tour. En août, suite à sa défaite au premier tour lors du tournoi de Washington, la maladie le contrariant à faire l'impasse sur son tournoi préféré : l'US Open. Il tentera une nouvelle fois de revenir, cette fois à Delray Beach au mois de septembre, où il s'inclina au second tour. C'est ainsi que se termine sa saison 2004.

En 2005, l'Américain réalisera une de ses meilleures saisons sur le circuit ATP, remportant 2 tournois sur dur et terminant pour la première fois de sa carrière dans le Top 25. Il a également brillé en Grand Chelem, notamment avec un quart de finale à US Open. Relégué à la 210e place du classement en avril, il commence à obtenir des résultats réguliers en été, lors de son retour à Washington, où il atteint la finale et s'incline face à Andy Roddick. Trois semaines plus tard, il confirme son bon état de forme en remportant son deuxième titre ATP à New Haven (battant Feliciano Lopez). Mais son élan n'est pas près d'être brisé : de retour dans son tournoi favori, il crée la surprise en battant le numéro deux mondial Rafael Nadal au troisième tour, la tête de série #20 Tommy Robredo au quatrième, avant de s'incliner au tiebreak du 5e set d'un match qui restera dans les annales, face au Andre Agassi après avoir mené deux sets à rien. Il a ensuite participé à la Coupe Davis en Belgique (il s'est incliné face à Olivier Rochus lors du match d'ouverture). En octobre, il remporte son troisième tournoi ATP (premier sur le sol européen) de Stockholm en battant Srichaphan en finale.

En décembre 2005, James souffre d'un étirement d'un ligament au pied.

La saison 2006 de James débute à Adélaïde où malheureusement, il perd au premier tour. Mais il se rattrape la semaine suivante en remportant le tournoi de Sydney en battant le Russe Igor Andreev en finale. En mars 2006, James Blake remporte le tournoi de Las Vegas en battant l'Australien Lleyton Hewitt 7-5, 2-6, 6-3 pour remporter le cinquième tournoi de sa carrière, le second en 2006, et surtout signer sa première victoire face à un joueur contre qui il n'avait jamais gagné lors de leurs six précédentes confrontations. Grâce à cette performance, James se hisse à la 14e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière. La semaine suivante, à Indian Wells, James se hisse en finale, battant sur son passage Tommy Robredo, Tommy Haas, Igor Andreev et Rafael Nadal. En finale face à Federer, James a rapidement deux breaks d'avance dans le premier set mais cela ne suffit pas pour le remporter : Federer refait son retard pour s'imposer finalement sur le score de 7-5 6-3 6-0. Cette excellente semaine lui permet alors d'intégrer le top 10 (9e) pour la première fois de sa carrière.

La semaine qui suit, James participe au tournoi de Miami, où il inflige un double 6-0 à Berlocq. Il bat ensuite Jarkko Nieminen et Juan Ignacio Chela en trois manches, avant de s'incliner en deux sets au tour suivant face au maître incontesté du tennis mondial, Roger Federer. En avril 2006, il est sélectionné dans l'équipe américaine de Coupe Davis pour affronter le Chili sur le gazon californien du Mission Hills Country Club situé à Rancho Mirage. James perd in extremis son premier simple (10-8 au cinquième set), heureusement Andy Roddick sauve les USA, rendant ainsi anecdotique le dernier simple que Blake perd également.

Vient ensuite le tournoi sur la terre battue américaine de Houston : Blake, tête de série n°2 du tournoi est sorti au premier tour par le Français Anthony Dupuis : James Blake est-il à bout de souffle après un extraordinaire début de saison 2006 ? En tout cas, il a décidé de faire l'impasse sur les Masters de Monte Carlo. A Rome une nouvelle contre-performance l'attend (défaite au premier tour contre Florent Serra.

A Roland Garros, Blake perd au troisième tour contre Gael Monfils après une superbe bataille en 5 sets. Il échoue également au troisième tour à Wimbledon contre Max Mirnyi.

En juillet 2006, il obtient son meilleur classement (cinquième) après sa victoire à Indianapolis contre Andy Roddick. En octobre, il semble bien parti pour décrocher son billet pour les Masters. Il a en effet battu Ivan Ljubičić en finale du tournoi de Bangkok en deux manches 6-3 et 6-1. Grâce à ce succès, James remporte son quatrième tournoi de l'année et reste plus que jamais en course pour disputer les Masters (son principal adversaire, Márcos Baghdatís, étant blessé). La semaine suivante, il remporte pour la deuxième fois consécutive le tournoi de Stockholm (son 5e titre en 2006), épreuve du circuit ATP dotée de 635.000 euros, en battant en finale le Finlandais Jarkko Nieminen 6-4, 6-2 en 55 minutes.

En guise de consécration pour cette merveilleuse année 2006, James est le dernier joueur à décrocher son billet pour les Masters de Shanghai. Lors de son premier match de poule face à Rafael Nadal, James s'impose 6-4 et 7-6 (7/0) face au numéro deux mondial. Il enchaîne ensuite avec une victoire face à Nikolaï Davydenko sur le score de 2-6, 6-4 et 7-5. La victoire de Nadal sur Robredo lui ouvre les portes des demi-finales. Il lui restait cependant à disputer son dernier match de poule face à Tommy Robredo contre qui il s'est incliné en 3 sets. James affronte donc David Nalbandian en demi-finale et se qualifie pour la finale en battant l'Argentin 6-4, 6-1. L'Américain n'a eu besoin que de 75 minutes pour éliminer l'Argentin, tenant du titre. En finale, James affronte Roger Federer mais l'incontestable numéro un mondial remporte facilement son troisième Masters. Mais l'opération reste plus que positive pour James qui, grâce à son accession en finale du Masters, remonte de la huitième à la quatrième place du classement ATP. Il s'agit du meilleur classement à ce jour atteint par le joueur américain.

Lors de sa rentrée sur le circuit, James conserve son titre à Sydney en battant en finale l'Espagnol Carlos Moyá (6-3, 5-7, 6-1) après un peu plus de deux heures d'un match haletant. L'Américain empoche ainsi le 9e titre de sa carrière. Il enchaine ensuite avec L'Open d'Australie où il s'incline en huitième de finale contre le Chilien et futur finaliste de l'épreuve, Fernando González. Cette défaite relativement rapide le fait descendre à la 6e place mondiale, "doublé" par ce même Gonzalez.

Après une défaite en finale à Delray Beach face au belge Xavier Malisse et une descente à la 6e place mondiale, James s'incline prématurément au troisième tour d'Indian Wells face au Français Julien Benneteau, ce qui le fait chuter à la 8e place. Et sa série noire se prolonge puisqu'il s'incline dès le 2e tour du tournoi de Miami face au Français Florent Serra en 3 sets.

Il se ressaisi en Coupe Davis contre l'Espagne avec deux victoires à la clé notamment contre Robredo et une qualification des Etats-Unis en demi-finale.

Il enchaîne avec une demi-finale sur terre battue à Houston, stoppé par l'argentin Zabaleta avec au passage une belle victoire en 1/4 de finale contre Juan Monaco 7/6 au troisième set. La suite de sa saison sur terre battue est beaucoup plus médiocre avec des défaites en Masters à Rome contre Massu au second tour, 1/8 eme de finale contre Moya à Hambourg. Il perd au 1er à Roland Garros face au géant Karlovic 6/4 4/6 5/7 5/7.

Sa saison sur gazon ne sera guère plus heureuse avec une défaite en 1/4 de finale du tournoi de Halle contre l'allemand Kohlschreiber, et un 3eme tour à Wimbledon contre un spécialiste de la terre battue Juan Carlos Ferrero.

James Blake effectuera un très belle été sur le ciment américain, finale à Los Angeles contre le revenant Stepanek défaite en trois sets serrés. Puis 1/4 de finale à Indianapolis contre son compatriote Sam Querrey auteur notamment dans ce match d'un record de 10 aces consécutifs 6/7 7/6 6/7. Il déclare forfait au Masters de Montréal contre Hewitt après une victoire contre l'autrichien Melzer, puis enchaîne une finale au Masters de Cincinnati avec une défaite contre le maître Federer et une victoire au tournoi de New Haven contre son ami Mardy Fish. Pour son dernier tournoi du grand chelem de l'année 2007, il se hissera jusqu'en seconde semaine mais sera éliminé par Tommy Haas en 1/8 de finale après une superbe partie perdu en cinq sets 7/6 au dernier.

Sa défaite contre le suédois Johansson n'empêchera pas les Etats-Unis de disputer en fin d'année la finale de la Coupe Davis pour conquérir un nouveau saladier d'argent qu'ils n'ont remportés depuis 1995.

Blake se met à la chasse des points pour disputer un second Masters consécutif, il engrange des points à Stockholm en parvenant à se hisser en demi finale mais perd son titre acquis l'an dernier, il est à ce moment là 7 ème au classement mondial.

Il s'envole pour disputer le Masters de Madrid où il est éliminé dès son premier match contre Mario Ančić 3/6 4/6. Il perd aussi au second tour du tournoi de Bâle contre le serveur surpuissant croate Karlovic. Sa participation au Masters de Shangaï se décidera sur le dernier tournoi de l'année à Paris pour le Masters de Bercy puisque deux billets sont encore à pourvoir, un bon résultat lui permettrait de se qualifier pour le tournoi des Maîtres.

Malheureusement pour Blake, sa défaite en 1/8 de finale face à un concurrent direct pour la qualification en l'occurrence, le français Richard Gasquet lui sera fatal. Il se voit perdre le bénéfice de sa finale du Masters de l'an dernier en termes de point ce qui le fait reculer au 14ème rang mondial en cette fin d'année 2007. Cette année lui permettra de confirmer son statut au sein du top 15 mondial, avec deux titres ATP, trois finales dont une en Masters Series, deux demi-finale, 52 victoires et plus d'un million de dollars de gain. Il termine donc 13ème mondial. Mais le plus beau défi de Blake en cette fin de saison reste la victoire finale en Coupe Davis avec les Etats-Unis contre la Russie à domicile.

Et Blake participera activement au 32ème succès américain en Coupe Davis acquis à Portland en ce début de mois de décembre 2007. Les Etats-Unis l'emporte 4/1 et Blake remporte ces deux simples face à Youzhny en 4 sets et 3 tie-break dans un premier temps, puis face à Tursunov pour l'honneur ensuite.

James Blake aborde l'année 2008 par un bon tournoi à l'Open d'Australie, il y rencontre notamment au troisieme tour Sebastien Grosjean et le bat en 5 sets, puis Marin Čilić, la surprise du tournoi, avant de céder sous les coups de Roger Federer en quarts de finale 7/5 7/6 6/4.

James atteint ensuite la finale du tournois de Derlay Beach, pour la deuxième fois consécutive, qu’ il perdra face au japonais Kei Nishikori classé 244e 3-6, 6-1, 6-4. Il espère rebondir, après cette perte, à San José où il ira jusqu’en ¼ de final battu par son compatriote Robby Ginepri 6-2, 6-2.

Au Masters d'Indian Wells, James tête de série N.9, reçoit un bye pour son premier tour avant de battre Marc Gicquel 6-3, 6-7 (5), 6-1 au deuxième. Au troisième tour, Blake bat l’ancien numéro 1 mondial Carlos Moyá 6-3, 6-4, il a ensuite battu Richard Gasquet au quatrième tour avant de s’ incliner, en quart de final, face à Rafael Nadal, qui ne l’avait jamais battu auparavant, 7-5, 3-6, 6-3.

Au Masters de Miami, James atteint les quarts de finale, mais perd de nouveaux face à Rafael Nadal en 3 sets, 6-3, 3-6, 1-6.

En Coupe Davis, l’équipe américaine joue la France. Malheureusement pour la France, deux de leurs meilleurs joueurs Richard Gasquet et Jo Wilfried Tsonga déclarent forfait en raison de blessures. Michael Llodra et Paul-Henri Mathieu ont été les joueurs à jouer en simple pour la France. Après la victoire d’ Andy Roddick sur Llodra, James jouera Mathieu. Lors d'un énorme match qui aura duré 3 heures 48 minutes et après avoir sauvé 2 balles de match, James remporte le duel en 5 sets 7-6, 6-7, 6-3, 3-6, 7-5. Puis battra de nouveau Richard Gasquet lors du 5éme match en 3 sets.

James enchaîne la semaine suivante avec le tournoi de Houston, son premier tournoi de la saison, sur terre battue. Tête de série numéro 1, il prend sa revanche au premier tour face au japonais Kei Nishikori 6-4, 6-4. Au deuxième tour, il bat son compatriote Ryan Harrison, âgé de seulement 15 ans, 6-3, 6-1. Puis élimine la tête de série numéro 5 l'Argentin Agustin Calleri, toujours en deux sets. En demi il bat l’espagnol Oscar Hernandez 6-3, 7-6 et atteint ainsi la finale où il se fait surprendre par l'espagnol Marcel Granollers qui le bat 6-4, 1-6, 7-5.

Il réalisera une saison de terre-battue décevante ne remportant que 3 matchs en 4 tournois . James Blake enchaine avec l'Open de Halle sur gazon où il réalise une bonne performance atteignant les demi-finales battu cependant par Philipp Kohlschreiber . Ce tournoi préparatif à Wimbledon ne servira pas à grand chose puisqu'il s'incline dès le second tour à Londres face au futur demi-finaliste Rainer Schuettler .

James fera parti de l'équipe américaine pour les Jeux Olympiques. Il obtiendra la place la plus décevante , la quatrième place . Battu par Fernando Gonzalez en demi-finale au cours d'un match tumultueux , James s'inclinera dans le match pour la médaille de bronze face à Novak Đoković sur le score de 6/3 7/6 . Il a cependant réalisé un parcours remarquable en battant Chris Guccione , Dominik Hrbatý , Gilles Simon et un Roger Federer en plein doute . Il dispute ensuite l'US Open où il s'incline au troisième tour face à son compatriote Mardy Fish .

Blake effectue son retour sur les courts un mois après lors du Masters de Madrid , en s'inclinant dès son premier match face à Gilles Simon , futur finaliste . Il dispute 2 semaines après le Masters de Paris-Bercy afin d'obtenir un ticket pour la Masters Cup . James réalise un tournoi solide , atteignant les demi-finales grâce au forfait de Roger Federer en quart de finale , cependant il est défait par Jo-Wilfried Tsonga le futur vainqueur . Cette place de demi-finaliste ne sera pas suffisante pour disputer la Masters Cup.

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Source : Wikipedia