Analyses

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Posté par marvin 28/02/2009 @ 02:37

Tags : analyses, bourse, finance, economie

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Brevet de technicien supérieur agricole - Analyses Agricoles Biologiques et Biotechnologiques

Le BTSA Analyses Agricoles Biologiques et Biotechnologiques (ANABIOTEC ou AABB) est un diplôme post-baccalauréat qui se prépare en deux ans dans un établissement agricole. Comme tous les BTSA, il dépend du Ministère de l’Agriculture.

Bien que les BTSA soient des diplômes à vocation professionnelle, un large choix de poursuite d’études s’offre aux étudiants du BTSA ANABIOTEC.

Il est possible d’obtenir une équivalence à Bac +2 et de poursuivre ses études en université, en 3ème année de licence à dominante biologie, pour poursuivre ses études dans le système universitaire (Licence, Master, Doctorat).

La multiplication des Licences Professionnelles ouvre de nombreuses possibilités de spécialisation en 1 an après le BTSA, dans des domaines très variés.

Le Technicien Supérieur Agricole ayant déjà un BTSA Analyses Agricoles Biologiques et Biotechnologiques peut préparer un second BTSA en un an. Selon le secteur professionnel, un tel profil peut être très recherché.

Cette classe préparatoire dépend, tout comme les BTSA, du Ministère de l’Agriculture.

A noter que le BTSA Analyses Agricoles Biologiques et Biotechnologiques est ouvertement considéré comme le BTSA qui constitue la "voie royale" pour accéder à la CGPE post BTS/BTSA/DUT et réussir le Concours Commun C.

L'enseignement scientifique et technique constitue la spécificité du BTSA Anabiotec, par rapport aux autres BTSA. Il permet au futur technicien de connaitre les bases scientifiques, et d'acquérir un savoir-faire spécifique vis-à-vis des techniques professionnelles qu'il peut être amené à effectuer au sein d'un laboratoire - d'analyse ou de recherche.

Notez que des listes légèrement différentes sont établies sur les sites PORTEA (portail du ministère de l'agriculture) ainsi que sur le site de l'ONISEP.

Les élèves possédant un baccalauréat général scientifique (S), technologique (STL, STAV (anciennement STAP ou STAE)) ou un diplôme équivalent (certains BTA) peuvent être admis. L’admission se fait sur dossier, qui comprend le dossier scolaire (notes et appréciations de première et terminale) avec parfois un entretien de motivation noté.

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Infos et analyses libertaires

Infos & Analyses Libertaires est le journal bimestriel français de la Coordination des Groupes Anarchistes. Il est réalisé et distribué par des militants.

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Laboratoire d'analyses de biologie médicale

Un laboratoire d'analyses de biologie médicale ou LABM est un lieu où médecins, pharmaciens et vétérinaires spécialisés en biologie médicale prélèvent et analysent divers fluides biologiques d'origine humaine ou animale dans le but d'aider au diagnostic médical.

On distingue deux types de laboratoires selon que l'on exerce en milieu public ou en milieu privé.

C'est la première phase très importante de l'analyse médicale. Elle comprend l'état du patient (à jeun ou non), la phase de prélèvement, celle de l'étiquetage des échantillons prélevés, de l'enregistrement des demandes d'analyses, de la centrifugation, de l'aliquotage des prélèvements et de leur prétraitement éventuel (filtration, lyse des cellules, etc...). Pendant cette étape un certain nombre d'opérations peut fausser les résultats comme par exemple l'utilisation d'un tube avec un mauvais anticoagulant ou la présence d'une hémolyse.

En France, cette partie du processus est parfaitement bien contrôlée en raison du maillage territorial et donc de la proximité des laboratoires d'analyses. En effet, dans les laboratoires privés, les prélèvements sont très souvent réalisés au sein même du laboratoire ce qui limite au maximum les erreurs liées au transport par exemple.

La phase analytique utilisent de plus en plus souvent des automates très sophistiqués qui permettent d'améliorer la rapidité du rendu de résultats et la reproductibilité des résultats.

Plusieurs entreprises se partagent le marché des bio-réactifs et des automates d'analyses médicales.

C'est la phase de validation technique, de validation biologique et d'interprétation du résultat par le biopathologiste et de rendu de résultats auprès des cliniciens et des patients. Elle repose fortement sur l'existence d'un système d'informatique de laboratoire ou SIL.

Ces laboratoires sont dirigés presque exclusivement en France par des pharmaciens, médecins et vétérinaires spécialisés en biologie médicale.

Certaines dérogations pour l'exercice en tant que directeur ont pu être accordées à des docteurs en sciences il y a quelques temps essentiellement dans les laboratoires non ouverts au public (laboratoires spécialisés de biologie médicale) et dans des domaines très spécialisés.

Les chefs de services dans les LABM hospitalo-universitaires sont des docteurs ès sciences quasiment exclusivement médecins ou pharmaciens mais pas toujours titulaires du DES de biologie médicale. Les chefs de services des LABM purement hospitaliers doivent être obligatoirement des spécialistes en biologie médicale.

Au minimum 75% du capital des LABM ouverts au public doit être détenu par des professionnels titulaires des diplômes permettant l'exercice de la Biologie médicale (Actuellement le DES de Biologie médicale).

Il existe une norme qualité internationale spécifique des laboratoires d'analyses médicales c'est la norme ISO 15189.

En France, cette norme n'est pas obligatoire. Le Guide de Bonne Exécution des Analyses (GBEA) est le seul référentiel qualité obligatoire en France.

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Soviétologie

La soviétologie est un terme qui renvoie à l'historiographie de l'URSS, ainsi que plus généralement à l'ensemble des analyses et des études de ce régime. La soviétologie, traversée par plusieurs courants, ne suit pas la même périodisation selon les pays, du moins jusqu'à 1989. En effet, le contexte de guerre froide a pesé lourdement sur les études occidentales de l'URSS, et particulièrement sur la soviétologie anglo-saxonne. La difficulté d'accès aux archives a rendu encore plus délicat le travail des chercheurs au cours de cette période.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les études universitaires sur l'URSS sont faiblement développées. Les rares travaux sérieux sont produits par des journalistes, comme William Henry Chamberlin. Ce n'est qu'à partir de l'après-guerre, et surtout du début de la guerre froide, que la soviétologie va connaître une forte croissance. Les pionniers sont Georges Vernadski de Yale, Michael Karpovitch et Alexander Gerschenkron de Harvard. Les historiens de l'école du totalitarisme ont dominé la production historique sur l'URSS au cours des années 1950-1960, où ce courant est représenté dans le monde anglo-saxon par Merle Fainsod, Leonard Bertram Schapiro et Adam Ulam notamment.

Les plus extrêmes représentants de cette école pensaient que la société soviétique n’existait tout simplement pas, étant donné le contrôle implacable exercé par le Parti-État sur l’ensemble du pays. Néamoins, Merle Fainsod, partisan lucide du modèle, a tôt admis la distance entre celui-ci et les pratiques réelles, en particulier la subsistance de nombreuses zones d'autonomie échappant au contrôle de l'État. Après examen des archives de Smolensk, Merle Fainsod parle dès 1958 d'un totalitarisme « inefficace » : « derrière la façade totalitaire se multipliaient les contradictions internes ».

Ce courant de la soviétologie de la fin des années 1940 et du début des années 1950 est appelé ironiquement ainsi par ses opposants du fait de son principal terrain d’investigations, le Kremlin de Moscou. Il qualifiait notamment les études journalistiques sur l’URSS. Les défenseurs de cette pratique, comme Robert Conquest, se sont ensuite appropriés le terme.

Franz Borkenau a été le principal représentant de cette école. Il a travaillé pour le Komintern dans les années 1920 et considérait les luttes au sommet de l’État comme une clé servant à la compréhension de la politique soviétique. Franz Borkenau interprétait le cours entier de l’histoire soviétique comme une chaîne ininterrompue de conflits internes opposant les dirigeants soviétiques. Le but des kremlinologues était d’établir la nature de leurs conflits, les problèmes en jeu et les effets de ces conflits sur la politique soviétique. Les sources privilégiées pour cela étaient les journaux soviétiques et les comptes rendus des discours officiels. En se spécialisant dans les prédictions de l’avenir, la kremlinologie a souvent entraîné des erreurs d'appréciation. Car une déclaration qui semblait à contre-courant n’était pas nécessairement le signe de l’existence d’un conflit d’intérêts ou d'une activité subversive.

La kremlinologie privilégiait l’étude des décisions, des opinions et des ambitions des grands acteurs politiques soviétiques, ainsi que l’analyse des mouvements du personnel dans les institutions (nomenklatura). La politique décidée par le centre était considérée comme le seul facteur d’importance qui déterminait le comportement du « système » soviétique. Cela explique l’importance du genre biographique dans les études soviétologiques. De très nombreuses biographies ont été rédigées sur les personnalités du Kremlin et, en particulier, sur Joseph Staline.

En 1964, Leopold Haimson, un élève de Michael Karpovitch, publie un article décisif, fondateur du « révisionnisme », dans lequel il remet en cause certains postulats de l'historiographie américaine. Il y expose la situation révolutionnaire en Russie au début du XXè siècle et démonte l'idée selon laquelle l'insurrection d'Octobre se résumerait à un coup d'État réussi. La Révolution russe n'était donc pas un « accident », mais bien un événement inscrit dans l'évolution sociale de la Russie.

À partir de ce moment-là, la soviétologie anglo-saxonne s'oriente majoritairement vers l'histoire sociale de la période révolutionnaire et des débuts du régime soviétique. En Grande-Bretagne, Robert William Davies et Alec Nove, aux côtés de Moshe Lewin notamment, ont posé les fondations de l’étude de la société soviétique par leurs analyses du fonctionnement concret du régime. À la différence des kremlinologues, ils refusaient d’individualiser la politique dans leurs analyses, et postulaient que l’économique et le social en URSS pouvaient être autonomes par rapport au pouvoir politique.

Parmi les révisionnistes de cette génération, mais dans le domaine de la science politique ou de l'histoire politique, on compte aussi Isaac Deutscher, Edward Hallett Carr, Stephen F. Cohen et Robert C. Tucker. Chez certains, l’analyse de la guerre civile russe et de la période des années 1920 n’est pas sans rappeler l’interprétation trotskiste : le triomphe de Staline représentait une « déviation » du Parti communiste par rapport aux principes du bolchevisme. L’évolution du régime pendant la guerre civile et surtout après la mort de Lénine en 1924 serait due au fait que la révolution russe a eu lieu dans un pays rural et arriéré.

Le politologue Jerry Hough entendait remettre en question « les vieilles images d'un État tout-puissant, dirigeant la société et menant la politique étrangère à partir d'un plan établi de longue date ». Jerry Hough, en cherchant à étudier la société soviétique en tant que société comme une autre, défendait le modèle du « pluralisme institutionnel ». Selon lui, le fossé qui séparait le pluralisme classique (celui des démocraties occidentales) du pluralisme institutionnel provenait de ce qui était toléré ou non dans le comportement politique. Dans le pluralisme institutionnel, ceux qui voulaient peser sur la dynamique politique devaient travailler à l’intérieur du cadre institutionnel existant. La bureaucratie jouissait donc d’une bien plus grande autonomie que la théorie du totalitarisme ne le suggérait, les bureaucrates jouant par exemple un rôle important dans l’élaboration des politiques.

Les historiens « révisionnistes » de la seconde génération (la « nouvelle cohorte ») ont entrepris de revisiter la période stalinienne, à la manière de Moshe Lewin. Ils ont cherché à renverser les jugements universitaires prédominants sur cette période de l’histoire soviétique en s’opposant de manière radicale au « modèle totalitaire ». Sheila Fitzpatrick était le chef de file de cette seconde génération, qui a été largement influencée par ses études foisonnantes et novatrices. Au cours des années 1980, les historiens « révisionnistes » sont majoritaires aux États-Unis et la majorité des spécialistes anglo-saxons récusent plus ou moins le modèle du totalitarisme.

L’histoire soviétique des années 1930 était regardée, non plus « par le haut », mais « par le bas », à travers le prisme des profonds changements sociaux de la période. Les « révisionnistes » ont surtout remis en question l’atomisation complète de la société et le caractère central de la terreur, considérant que les théoriciens du totalitarisme avaient exagéré la soumission de la population. La société soviétique était davantage que l’objet passif de la manipulation du régime, elle n’acceptait pas en l’absence de tout esprit critique les messages, même les plus convaincants, transmis de manière massive par la propagande.

Les révisionnistes estimaient que l'école du totalitarisme avait accordé une attention exclusive au politique et à l’idéologique dans l’histoire de l’URSS. Ils ont choisi pour leur part de se focaliser sur l’analyse des processus sociaux, en faisant éclater l’idée même de « système ». Plutôt que de traiter de la planification et du contrôle exercé par le régime, ils se sont attachés à rendre compte de l’improvisation, de la spontanéité et des erreurs commises au sein de la structure étatique. De même, le politique n’étant pas indépendant d’autres facteurs, la société influençait parfois les décisions prises au sommet. C'est pourquoi les révisionnistes ont reproché à l’école du totalitarisme d’avoir surévalué le rôle des dirigeants soviétiques. Les biographes n’hésitait pas à faire porter tout un contexte par un personnage. Pourtant, si le pouvoir de Staline et son influence sur les événements étaient évidents, ils ne permettent pas à eux seuls de comprendre toutes les initiatives politiques prises en URSS de 1928 à 1953, ni même le phénomène du stalinisme.

Pour un grand nombre de révisionnistes, le concept de totalitarisme avait un sens insuffisamment précis pour servir d’outil dans l’analyse de l’URSS. Pour d'autres, le totalitarisme était inefficace à un tel point que l’on ne pouvait pas parler de totalitarisme du tout. Ainsi, John Arch Getty rejetait l’emploi de ce terme car, selon lui, « la sophistication technique et technologique qui distingue le totalitarisme de la dictature manquait dans les années trente ».

D’après la plupart des historiens de la « nouvelle cohorte », la période allant de la révolution de 1917 au stalinisme suivait une progression continue. Dans la vision de Sheila Fitzpatrick, « l’analyse de Trotsky de la société soviétique développée de la manière la plus impressionnante dans le travail de Moshe Lewin comporte des préjugés inhérents, et explique certaines choses très bien et d’autres mal. Elle mérite la même attention critique que le modèle totalitaire ».

En comparaison avec la soviétologie anglo-saxonne, la soviétologie française suit un cheminement à peu près inverse. Peu après l'abandon par les auteurs américains et britanniques de l'analyse en termes de totalitarisme, les spécialistes français semblent alors découvrir le concept.

Dans les années 1930, des auteurs communistes anti-staliniens dénoncent le totalitarisme en URSS, comme Victor Serge, et surtout Boris Souvarine, précurseur de la soviétologie, dans son ouvrage sur Staline publié en 1935. Par la suite, jusqu'aux années 1970, les travaux français sur l'URSS sont extérieurs à la problématique du totalitarisme. L'oeuvre d'Hannah Arendt n'est d'ailleurs traduite en français qu'à partir de 1972.

Une histoire de l'Union soviétique a été écrite par des universitaires membres du Parti communiste français (PCF). Il s'agissait d'une histoire militante, mais non officielle, puisqu'elle était soumise aux règles scientifiques. On note, dans la collection « Que sais-je ? », l'Histoire de l'URSS de Jean Bruhat (1945) et L'Économie de l'URSS du géographe Pierre George. L'économiste et historien Charles Bettelheim, écarté du PCF en 1937, étudie la planification soviétique puis s'oriente vers une analyse critique du « capitalisme d'État » soviétique.

Roger Portal, directeur de l'Institut d'études slaves, exerce une influence importante sur l'histoire de la Révolution russe et des systèmes agraires en Russie et en URSS. Au début des années 1960, il envoie en Union soviétique un certain nombre de ses étudiants : René Girault, François-Xavier Coquin, puis Marc Ferro, Alain Besançon, Hélène Carrère d'Encausse et Jean-Louis Van Regemorter. Marc Ferro renouvelle les perspectives sur la Révolution russe de 1917, grâce à sa thèse de doctorat en histoire sociale, publiée en 1967.

La mise en avant du concept de totalitarisme s'inscrit dans un contexte politique : publication en 1974 de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne, et puissante vague d'anticommunisme et de rejet du marxisme venant non seulement des libéraux mais aussi des intellectuels ex-militants du PCF alors stalinien (François Furet, Alain Besançon, Annie Kriegel). Le rejet du totalitarisme devient aussi le mot d'ordre des déçus du maoïsme tels les « nouveaux philosophes » (Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, etc.) ou des historiens comme Stéphane Courtois ou Pierre Rigoulot.

L'historienne Hélène Carrère d'Encausse produit dans ses ouvrages une synthèse du point de vue de l'« école totalitaire ». Elle dépeint l'Union soviétique rongée de l'intérieur par le réveil des nationalismes, condamnée à la fuite en avant sur le plan international et incapable d'évolutions durables car enfermée dans sa logique profonde : « le système soviétique est restée identique à lui-même depuis 60 ans », affirme-t-elle en 1985.

De son côté, Alain Besançon produit une analyse de l'Union soviétique comme idéocratie, c'est-à-dire comme régime engendré et structuré par une idée (il emprunte ce concept à Waldemar Gurian). Selon lui, l'originalité de l'État soviétique résidait dans la place qu'il accordait à l'idéologie, considérée comme le principe et la fin du régime.

Au cours de l'année du quatre-vingtième anniversaire de la Révolution d'Octobre, Le Livre noir du communisme, et en particulier son introduction rédigée par Stéphane Courtois, déclenche une forte polémique qui donne lieu à des intrumentalisations politiques (au moment de la parution de l'ouvrage, le gouvernement français comporte des ministres appartenant au Parti communiste). Le Siècle des communismes, paru en 2000 et rédigé lui aussi par un collectif de chercheurs, a tenté d'apporter une réponse aux visions développées dans le Livre noir.

L'effondrement de l'URSS en 1991 a entraîné l'ouverture des archives du régime soviétique au printemps 1992. Une nouvelle période de la recherche historique s'ouvre alors, accompagnée d'un renouvellement des perspectives. C'est aussi le temps des controverses médiatiques.

Le débat engagé à partir de 1987, connu sous le nom d'Historikerstreit (la « querelle des historiens »), autour des thèses d'Ernst Nolte sur le lien causal entre le Goulag et Auschwitz connaît alors un écho particulier. Le « génocide de classe » commis en Union soviétique serait l'original du « génocide de race » nazi. Les crimes communistes seraient non seulement antérieurs mais aussi logiquement déterminants par rapport aux crimes nazis, ceux-ci constituant une réponse en partie rationnelle aux menaces de destruction qu'auraient fait peser l'URSS et les Juifs sur l'Allemagne. Cela a débouché sur un autre débat, celui de la légitimité ou non de la comparaison nazisme-stalinisme ou nazisme-communisme.

Cette période ouvre ainsi la voie à une retour en force de la théorie du totalitarisme. Les tenants de cette approche ont cherché à limiter la portée des travaux des historiens « révisionnistes ». Richard Pipes a opté pour une position extrémiste en déniant tout intérêt à leurs travaux : « ce qui est vrai dans leurs écrits n’est pas nouveau, et ce qui est nouveau n’est pas vrai. Leur incapacité à proposer une étude originale de la révolution russe indique qu’il est peu probable que leurs efforts contribuent plus qu’en une note de bas de page aux histoires futures ». Dans son étude sur la Révolution russe, l'historien américain a pris le parti d’ignorer les apports de l’histoire sociale « révisionniste ». Il affirme malgré tout que son étude est « le premier , en quelque langue que ce soit, à offrir une vue d’ensemble complète de la Révolution russe ». Richard Pipes décrit les bolcheviks comme un groupuscule de conspirateurs qui sont parvenus à imposer leur dictature à une société désorganisée.

Selon Martin Malia, dans un ouvrage paru en 1995, l'URSS était réellement socialiste : c'est la tentative de réaliser pleinement le socialisme qui a débouché sur la « tragédie soviétique ». Le régime soviétique est une dictature totalitaire car un groupe de fanatiques, mû par une idéologie à prétention totalisante, est parvenu à imposer sa volonté à la société. Martin Malia instaure donc une continuité très nette entre Karl Marx, Lénine et Staline : le totalitarisme était, selon lui, présent dans les "gènes" du marxisme-léninisme. L'autre grande synthèse fondée sur le concept de totalitarisme paraît la même année 1995 sous la plume de François Furet.

Dans Le Siècle soviétique, paru en 2003, Moshe Lewin revient sur l'Historikerstreit et « la tendance à perpétuer le stalinisme, en le faisant débuter en 1917 et en la prolongeant jusqu'à la fin de l'Union soviétique », proposant dans cet ouvrage une étude qui aborde « la complexité et la richesse du siècle soviétique ».

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Euarchontoglires

Les Euarchontoglires forment un clade de mammifères placentaires que des analyses phylogénétiques relativement récentes ont fait découvrir. Il est fondé sur la présence du marqueur Rétrotransposon dans l'ADN.

Il regroupe les taxons des rongeurs, lapins, lièvres... avec celui des toupayes, des primates et des lémurs volants. Les Euarchontoglires se sont certainement différentiés du groupe frère des Laurasiatheria il y a environ 85 à 95 Ma durant le Crétacé. Cette hypothèse satisfait aussi bien les conclusions de la recherche génétique que celles de la paléontologie.

Il remplace le groupe des Archontes en excluant le groupe des Chiroptera et en incluant celui des Glires. Également, les Macroscelidea, autrefois considérés comme proches des glires par leur morphologie, sont rattachés aux Afrotheria.

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Laurasiatheria

Lynx

Les Laurasiatheria forment un clade de mammifères placentaires que des analyses phylogénétiques relativement récentes ont fait découvrir. Il est fondé à partir d'analyse ADN sur la présence de marqueurs Rétrotransposon.

L'ordre Insectivora correspond pour d'autres auteurs aux ordres Soricomorpha, Erinaceomorpha et Afrosoricida.

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Noël Carroll

Noël Carroll en 2005

Noël Carroll (1947- ) - philosophe américain qui fait autorité pour ses analyses esthétiques dans le domaine du cinéma. Il travaille également sur la philosophie de l'art en général, la théorie des médias, ou encore la philosophie de l'histoire. Il est actuellement professeur à Temple University. En tant que journaliste, il a aussi publié de nombreux articles dans Chicago Reader, Artforum, In These Times, Dance Magazine, Soho Weekly News et The Village Voice.

Noël Carroll est tout d'abord un analyste averti des productions issues de l'industrie culturelle. En ce sens, il s'est attaché à légitimiser l'art de masse, sans pour autant prendre sa défense aveuglément. Sa réflexion dans son plus célèbre et imposant ouvrage, A philosophy of Mass Art (dont une traduction française est en cours) tente de circonscrire les différentes positions philosophiques s'attaquant à la culture masse (Dwight MacDonald, Clement Greenberg, Theodor W. Adorno). Selon lui, les arguments avancés jusqu'ici n'étaient pas recevables, parce qu'ils ne justifiaient pas que l'art de masse ne soit pas de l'art comme tel. Au pis, ils ne faisaient que l'apologie d'un public jugé stupide, inapte à toute capacité d'analyse. Cette "résistance" remonte en fait à Kant, et sa théorie traitant du jugement de la beauté. De surcroît, ces thèses ne promettaient qu'un retour aux hiérarchies des genres - entre les objets issus d'une culture de masse et les œuvres authentiques du Grand Art. Toutefois, il serait fort présomptueux de croire que l'art de masse n'éprouva que résistance et incompréhension. Il existe deux figures notoires qui ont tenté d'appréhender autrement l'industrie culturelle, ou plutôt, selon N. Carroll, l'art de masse : Marshall McLuhan et Walter Benjamin. Sur le plan théorique, N. Carroll propose trois catégories ontologiques d'œuvres d'art situées côte à côte : les œuvres du Grand Art, les œuvres de la culture populaire et les œuvres de l'art de masse. Chacune d'entre elles sont définissables selon des propriétés non-représentationnelles : le type de support employée dans l'industrie culturelle en vue d'une diffusion massive est la distinction essentielle. Le réel danger de l'art de masse - si tant est qu'il le soit - serait plutôt de nous imposer un système de valeurs, digne de ce qu'il nomme un "art de propagande" - les œuvres d'art de masse incarne selon bon nombre de critiques actuels un système de valeurs (soft power) qui détournent les publics d'une réalité moins intransigeante, moins optimiste. L'art de masse vise-t-il à endormir les consciences ? La répétion des mêmes formules conditionne-t-il les esprits les plus fragiles ? D'après N. Carroll, l'art de masse propose des œuvres d'une valeur remarquable, à condition qu'on sache les interpréter correctement. Le systématisme et l'absence de considération épistémologique a conduit bon nombre de penseurs vers une impasse qu'il tente de contourner - ce qu'il parvient à faire très habilement. Noël Carroll apparaît donc comme le penseur de l'ouverture esthétique.

Au vu de sa position philosophique (issue de la tradition analytique), Noël Carroll s'attache à défendre une théorie déflationniste de l'art, qui s'oppose clairement au mythe moderne intitulé usuellement "l'art pour l'art". Une création artistique, bien qu'elle puisse être interprétée d'un point de vue formelle, ne peut être réduite à cela, à savoir sa beauté. Une œuvre est toujours liée à son contexte éthique et politique, à n'importe quel moment de l'histoire, comme l'a noté Arthur C. Danto. Influencé par ce dernier, dont il admire les réflexions sans pour autant se garder de les critiquer, il considère que les œuvres d'art sont intimment liées à leur contexte originel, aux intentions artistiques, mais aussi à leur environnement immédiat. Les œuvres de l'art de masse se réfèrent à leur propre contexte, celui de la massification des biens culturels. En France, la notion d'art contemporain a tranché une frontière nette entre l'art de masse et les œuvres muséales. Toutefois, le lien actuel entre les œuvres industrielles et les œuvres d'art "classiques" passe par de nouvelles technologies. L'art numérique (vidéo, cyberart, streaming...) peut-il démontrer que l'art contemporain ne se définit pas uniquement par les œuvres muséales. Le problème majeur est d'aborder les choses d'un point de vue purement esthétique, et les anglo-saxons ont une longueur d'avance sur le sujet. Le philosophe et esthéticien français Roger Pouivet, suivant également la méthode analytique, dont il est un des spécialistes reconnus, a repris pour l'essentiel l'approche carrollienne tout en y incorporant sa position philosophique dite "réaliste", et met en avant le fait que les arts de masse sont ontologiquement distincts du Grand Art ou des arts populaires.

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Laboratoire de chimie

Un laboratoire à l'institut de biochimie de Cologne.

Un laboratoire de chimie est un local équipé de divers instruments de mesure où sont réalisées des expériences, des analyses chimiques ou biologiques et des mesures physiques. C'est un cas particulier de laboratoire de recherche.

Tous les laboratoires partagent quelques équipements en commun, principalement les équipements de laboratoire et la verrerie. Normalement, ils ont au moins une hotte de laboratoire où des produits chimiques toxiques et dangereux peuvent être manipulés sans risque. Cela réduit, et généralement, élimine le risque d'inhalation des gaz toxiques produits par la réaction des produits chimiques. Les laboratoires ont habituellement un évier pour laver les mains. Un extincteur y est installé, pour aider à éteindre le feu en cas d'incendie. Il y a également un dispositif pour laver les yeux et une douche au cas où les produits chimiques couleraient sur les vêtements, la peau ou les yeux sauf dans laboratoires de technologie et de physique, où on n'utilise pas de verrerie, de hotte et de produits chimiques toxiques. En annexe du laboratoire, il y a habituellement un ou des magasins où les produits chimiques secs et humides sont stockés et où l'on prépare tous les réactifs comme acides, bases, tampons, solutions titrées et d'où on distribue la verrerie, le petit matériel et les équipements de protection individuelle du personnel. Dans un laboratoire de technologie ou de physique, ces salles annexes, en général, sont utilisées pour le stockage des équipements et comme atelier de réparation.

Souvent, un local est réservé à la purification des réactifs ou, dans le cas de la biochimie, à la stérilisation des équipements.

L'équipement et l'orientation d'un laboratoire dépendront finalement de son but. Les laboratoires d'université, et en général ceux d'analyse chimique ou biochimique contiennent de la verrerie en grande quantité.

Comme équipements communs de laboratoire, nous avons les centrifugeuses pour séparer les solides des liquides, les spectrophotomètres pour mesurer l'absorbance optique d'un liquide à une longueur d’onde définie (mesure de la couleur), des trompes pour fournir l'aspiration , et des thermostats pour maintenir une température fixe et définie. Les laboratoires de microbiologie ont habituellement les salles séparées avec pression négative pour empêcher l'entrée de bactéries nocives. L'air passe, en général, par un certain nombre de filtres et est expulsé de la salle.

Les laboratoires prévus pour traiter des séries d'échantillons, comme ceux destinés à l'analyse pour le milieu ambiant ou les analyses médicales sont équipés d'appareils spécialisés automatisés conçus pour traiter beaucoup d'échantillons. La recherche et l'expérimentation ne sont pas une priorité dans ces laboratoires ; le but est de donner un résultat rapide et fiable.

Les hôpitaux, les centres de recherche et de nombreuses entreprises sont équipés de laboratoires grâce auxquels ils réalisent des travaux de recherches ou d'analyses.

Ils utilisent des techniques empruntées à la biologie, la chimie et/ou la physique.

La température ambiante normale est de 20 °C, avec quelques tolérances, dépendant du type d'expérience ou de mesure que l'on veut réaliser. Les variations de température (à l'intérieur de la bande de tolérance) doivent être douces. Par exemple, dans le laboratoire métrologie dimensionnelle, la variation de température doit être limitée à 2 °C/h (en étant l'intervalle de tolérance de 4 °C).

Normalement, il convient qu'elle soit faible parce qu'elle accélère l'oxydation des instruments métalliques. Néanmoins, on considère que l'humidité du laboratoire ne doit pas être inférieure à 50 %.

Dans les laboratoires industriels, la pression doit être légèrement supérieure à la pression atmosphérique (25 Pa de plus), pour éviter l'entrée d'air lors de l'ouverture des portes d'accès. Dans le cas de laboratoires qui présentent des risques biologiques (manipulation d'agents infectieux), la situation doit être opposée, c'est-à-dire que l'air qui peut être contaminé ne doit pas pouvoir sortir du laboratoire ; dans ce cas, la pression de l'environnement doit être légèrement au-dessous de la pression atmosphérique.

Les variations de tension dans le réseau doivent être évitées lors de mesures électriques. Ces variations de tension peuvent influencer les résultats des mesures.

Elle doit être contrôlée. Dans les laboratoires d'interférométrie , par exemple, la présence de poussière modifie le comportement de la lumière traversant l'air.

En plus de déranger le personnel, le bruit et les vibrations peuvent influencer le résultat des mesures réalisées par des techniques mécaniques. C'est le cas de mesures faites avec les instruments qui mesurent les coordonnées par exemple.

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Source : Wikipedia