Amboise

3.4142857142831 (1120)
Posté par talos 26/03/2009 @ 17:11

Tags : amboise, indre-et-loire, centre, france

Dernières actualités
AMBOISE Il pleut...dans la maison de retraite! - maville.com
Les orages s'étant abattus à Amboise et de Bléré dans la nuit de dimanche à lundi ont particulièrement mobilisés les pompiers. Comme lundi à 4h50, à la maison de retraite Saint-Denis, quai du Général de Gaulle. La pluie s'est écoulé dans...
Excentrique à Amboise c'est le week-end prochain - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Amboise est sur la route de la quatrième édition du festival et proposera donc un week-end de spectacles les 20 et 21 juin, avec l'aide du service culturel de la ville, de la MJC, de l'office du tourisme et du lycée viticole. – Casrolparc Dut....
Un rassemblement régional sous le signe de la jeunesse - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Si Amboise et ce site prestigieux avaient été choisis, c'est pour le cadre, mais aussi parce que le nouveau gouverneur de ce district est un Amboisien. En effet, samedi, dans un lieu qu'il connaît bien pour l'avoir fréquenté toute sa jeunesse,...
Communiquez-nous vos infos cambrai@lavoixdunord.fr - La Voix du Nord
Annexe du centre social Saint-Roch à 15 h, 10, rue d'Amboise (résidence La Forêt), accès à 14 h. BROCANTES Cantaing-sur-Escaut.- De 8 h à 18 h, centre du village. Escaudoeuvres.- De 6 h à 18 h, rues des Prés, d'En-Bas, des Fossés, d'Erre et Jean-Jaurès...
Européennes : Amboise dans la tendance nationale - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Les résultats des Européennes à Amboise et son canton font apparaître un vote renforcé pour l'UMP alors que le PS devance de peu les Verts. Avec des taux de 43,04 % (canton) et 43,74 % (Amboise), la participation des électeurs a été légèrement...
La quinzaine culturelle lesquinoise lancée sur les meilleures bases - La Voix du Nord
Tapis rouge au programme, pour le célèbre Brass Band Concordia de Lesquin, qui vient de remporter le deuxième prix international d'Amboise (Indre-et-Loire). Il se produira en concert dans le cadre de la Quinzaine culturelle, ce samedi à 17 h....
Rue Amboise: les citoyens veulent un dédommagement - Journal L'Action
Des citoyens de la rue Amboise, à Saint-Paul, estiment avoir été pris en otage par leur Municipalité. Ils en ont contre leur compte de taxes qui, affirment-ils, leur coûte plus cher que ce qui leur avait été annoncé. Le développement de la Place des...
Joué FC Touraine répond présent, Amboise aussi… - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Buts : pour AC Amboise, Gougé (23 e ), Hakaoui (38 e ), Breyne (64 e ) ; pour Vineuil, Viera (57 e ). L'AC Amboise a présenté une équipe très jeune. En effet quelques joueurs expérimentés sont allés renforcer les réserves. Le moins que l'on puisse dire...
A Amboise, n'est imposable qu'un foyer sur deux - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Alors qu'il ne reste que quelques jours pour faire sa déclaration de revenus, petit coup de projecteur sur l'impôt sur le revenu payé à Amboise. Le contribuable qui est actuellement en train de remplir sa feuille de déclaration de revenus 2008,...
Le touraine-amboise désigne ses “ Bacchus d'or ” - Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
Les vignerons de l'appellation touraine-amboise étaient invités à présenter des échantillons de leur production pour recevoir ce label décerné par un jury composé d'œnologues, de restaurateurs, de passionnés de vins. Hier matin, ils étaient donc une...

Amboise

Carte de localisation de Amboise

Ville historique d'Indre-et-Loire, Amboise est située sur les bords de la Loire, dans l'arrondissement de Tours.

Cette cité est l'une des grandes étapes touristiques du Val de Loire. Elle doit sa renommée au célèbre château qui la domine, à la porte de l'Horloge, à l'église Saint-Denis, au Clos Lucé, où s'éteignit Léonard de Vinci, et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560.

Amboise s'étend, pour l'essentiel, sur la rive sud de la Loire, à un endroit où le fleuve se sépare en deux bras. Il enserre une île (dénommée île Saint-Jean, en souvenir d'un prieuré malmené par les crues, Grande-Île ou Île-d'Or), qui fait partie du territoire communal.

La ville est protégée des crues de la Loire, au sud, par de très puissantes digues (promenade du Mail, en forte surélévation par rapport aux premières maisons). Le faubourg établi sur la vaste île fut cantonné dans sa partie la plus élevée et défendu des hautes eaux par une digue (1780).

La cité ancienne est surplombée par le plateau sur lequel est établi son château.

Amboise s'est également développée au nord de la Loire, avec le quartier de la gare.

Communes limitrophes : Lussault-sur-Loire, Saint-Martin-le-Beau, La Croix-en-Touraine, Civray-de-Touraine,Souvigny-de-Touraine,Saint-Règle, Chargé, et du coté nord de la Loire : Nazelles-Négron, Pocé-sur-Cisse et Limeray.

Le plateau des Châtelliers, sur le bord duquel est bâti le château d'Amboise, recèle un des plus importants site néolithique chasséen des Pays de Loire, découvert lors de fouilles effectuées par A et S Högström entre 1954 et 1957. On y découvrit en particulier une idole féminine remarquable.

Les fouilles mirent également à jour un dépôt de l'âge du bronze final et un atelier de fondeur. Selon la tradition, vers -300 les druides du pays chartrain auraient formé un établissement, administré par un vergobret, sur le rocher qui domine la zone marécageuse où la petite rivière l'Amasse se jette dans la Loire. Pour certains, Amboise pourrait avoir été le centre religieux et commercial initial de la tribu des Turones.

D'après une chronique de la fin du XIIe siècle, Jules César y installa un camp, après le siège de Bourges en -51. Il y aurait construit un palais foteresse et une colossale statue du dieu Mars. Près du château il existe en effet, sur le plateau des Châtelliers, un lieu-dit "le camp de César" qui est bordé par un fossé considérable et garni en son centre d'un tumulus important. On n'y a pas trouvé de vestiges romains, mais de nombreuses monnaies celtiques. On pourrait en déduire qu'il s'agirait effectivement d'un campement romain provisoire contenant des restes de pillages, mais il semble plus probable que se soit les restes d'un oppidum, ultime retranchement Turones durant la révolte de Sacrovir, à l'époque de Tibère, en l'an 21.

Vers 285, la région fut envahie par les Bagaudes, troupe hétéroclite révoltée contre l'occupation romaine. Entre autres ravages, ils démolirent la construction romaine mais laissèrent en place la statue de Mars. Vers 376, Anicien, envoyé par l'empereur Gratien en qualité de comte de Tours prit possession des lieux et y fit reconstruire la forteresse. Il contruisit également les ponts de bois qui traversaient la Loire de part et d'autre de l'Ile d'or.

Le lieu prit alors le nom latin d'«Ambacia», «Ambatia» ou « Ambasi», appellation qui apparaît pour la première fois dans les textes qu'au IVe siècle. Une ville se développa sur le coteau opposé au promontoire, par delà le marais de l'Amasse progressivement assèché, aux alentours de l'actuelle église Saint Denis, quartier qui fut longtemps surnommé « la vieille Rome  ». C'était une étape sur la voie suivant la Loire entre Orléans (Genabum) et Angers (Juliomagus) en passant par Tours (Turonorum). C'est sur ce site que fut construite la première chapelle chrétienne qui devint une église dès 475. Saint Perpet, évêque de Tours y légua une croix et des reliques qui furent conservées en l'église Saint Denis jusqu'à la révolution.

Durant la période gallo-romaine, Anicien avait été nommé comte de Tours par l'empereur Gratien. A sa mort, Amboise devint la propriété de sa fille Placide, qui légua la ville à sa fille Fauste, épouse d’un certain Billejus avec lequel elle eut une fille nommée Lupa (Louve). Ses enfants étant morts prématurément, elle légua tous ses biens à Clovis 1er qui devint ainsi propriétaire d'Amboise.

Au début du VIe siècle des rivalités permanentes, à la fois territoriales et religieuses, opposaient les Francs saliens, chrétiens, dirigés par Clovis, qui occupaient le nord de la Gaule, et les Wisigoths, ariens, dirigés par Alaric II, qui en occupaient le sud-ouest. Pour tenter d’y mettre fin, le roi des Ostrogoths, Théodoric le Grand, écrivit des lettres aux deux protagonistes pour les convaincre de trouver un accord. Cette démarche aboutit en 504 à une rencontre entre les deux rois qui se déroula sur l’île d’Or d'Amboise (actuellement Ile saint Jean). Les deux rivaux se promirent une alliance éternelle qui demeura lettre morte, puisque le différent ne fut réglé que par la mort d’Alaric II à la bataille de Vouillé en 507. En 546 le seigneur d’Amboise était Saint Baud évêque de Tours, sans que l’on sache au juste la nature de son lien de dépendance au roi Clotaire Ier. Ensuite on ne dispose plus d'informations historiques jusqu'au milieu du IXe siècle.

En 840, au cours des invasions normandes, les ponts de bois qui traversaient la Loire furent détruits. Le château fut à nouveau ravagé par les normands en 853, puis en 878. Dans le dernier quart du IXe siècle, une certaine Aelindis reçut en dot de ses oncles Adalard (Adalardus) archevêque de Tours de 875 à 890 et Rainon ou Renaud (Regino) évêque d’Angers, le fief d’Amboise, lors de son mariage avec Ingelger, vicomte d'Angers. Vers 878, à la demande des deux prélats, Louis II de France dit le Bègue fit relever et fortifier le château et reconstruire les ponts. A cette époque le territoire d'Amboise était divisé en trois seigneuries dont la plus importante (La Maison consulaire) était celle attribuée à Ingelger. La seconde seigneurie (dite de la Tour) appartenait à Sulpice Ier de Buzançais, père d’Hervé, futur trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours. La troisième était celle dite de la Motte. Ces trois seigneurs s'opposaient fréquemment, ce qui n'était guère favorable au développement de la ville d'Amboise. Très occupé à rétablir la paix dans la région, Ingelber confia Amboise à Robert, fils de Haimo, un homme puissant qui lui était fidèle et qui possédait une partie de la forteresse par droit héréditaire.

Au retour de croisade, Foulques Nerra confia la garde du château à Lisois dont il avait apprécié l'intelligence et le courage à ses côtés. Lisois épousa Hersende de Buzançais, fille d'Archambaut et nièce de Sulpice, réunissant ainsi château et bourg et créant la Maison d'Amboise.

L'histoire de la ville se confond pour l'essentiel avec celle de son château. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé sa métamorphose au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François 1er, qui donna ici fête sur fête, poursuivirent les aménagements.

Pendant la bataille de France, à partir de fin mai 1940, Amboise devient le point de passage d’un flot continu de réfugiés fuyant l’avancée ennemie, bientôt suivis par les soldats en déroute. La solidarité des habitants s’organise autour de la Croix-Rouge, permettant d’offrir de l’assistance aux plus fragiles et de servir jusqu’à 50 000 repas par jour.

Après la chute de Paris le 10 juin, le haut commandement militaire tente d’établir une ligne de résistance sur la Loire. Les 16 et 17 juin, des avions ennemis bombardent la cité et détruisent notamment la gendarmerie. Le 17 juin à 16h30 les soldats du génie font sauter la partie du pont séparant l’île d’Or du pied du château. La défense de la ville est assurée par une unité de chasseurs, renforcée par le 21e bataillon d’infanterie coloniale du Maroc et quelques autres éléments.

Les premiers dommages importants sont causés le 18 juin par une erreur de tir de la batterie française de 155 installée à Chanteloup : un obus destiné aux assaillants incendie le pavillon de Penthièvre du château qui est totalement détruit. En empruntant la partie nord du pont restée intacte, les allemands s’installent sur l’île d’Or et dirigent un feu intense sur les défenseurs réfugiés dans le château. Des salves de l’artillerie française infligent des pertes considérables aux convois allemands, mais ne peuvent empêcher le franchissement par bateaux de la Loire en amont, à hauteur de Chargé. Malgré la résistance acharnée de ses défenseurs, la ville tombe le 19 juin en fin d’après-midi.

Les dégâts infligés par les combats touchent essentiellement le château et les bâtiments alentours dans la ville et sur l’île d’or : chapelle Saint-Hubert gravement atteinte, toitures éventrées, tours et terrasses criblées d’impacts, plusieurs habitations très endommagées. Dès le 20 juin, les allemands installent un pont de bateaux, remplacé en juillet par une passerelle en bois et un bac. Pendant l'occupation, un camp de 600 soldats prisonniers est installé au lieu-dit « la Patte d’Oie ».

L'importance du château royal explique souvent que le nom de nombreux personnages relativement connus ou célèbres soit attaché à Amboise.

Les habitants sont appelés Amboisiens ou Ambaciens.

En haut



Canton d'Amboise

Le canton d'Amboise est une division administrative française, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre.

En haut



Louis d'Amboise

Armes : écartelé, aux 1 et 4 palé d'or et de gueules de six pièces (Amboise), aux 2 et 3 d'or semé de fleurs de lys d'azur au franc-quartier de gueules (Thouars)

Louis d'Amboise (1392-1469), vicomte de Thouars, prince de Talmont, seigneur d'Amboise, Bléré et Montrichard, Comtes de Guines, Marans, de l'Île de Ré, etc... Il est né au château de Rochecorbon. Il était fils d'Ingelger II d'Amboise et de Jeanne de Craon. Il est donc le petit-fils d'Isabeau de Thouars et d'Ingelger Ier d'Amboise.

Immensément riche, Louis d'Amboise provoqua la jalousie et les convoitises des rois de France Charles VII et Louis XI.

Rien que la vicomté de Thouars, comptait, à elle seule, plus de 3000 vassaux. C'était la plus importante vicomté du royaume et ses revenus étaient considérables.

Elle comportait vingt baronnies dont les plus importantes étaient: Bressuire, Argenton-les-Vallées, Argenton-l'Eglise, Mortagne-sur-Sèvre, Tiffauges, Pouzauges, La Garnache, Beauvoir-sur-Mer, Île de Noirmoutier,Châteaumur, La Chaize-le-Vicomte, La Grève (Vendée), Les Essarts (Vendée), Palluau, Apremont (Vendée), Mareuil-sur-Lay, Sainte-Hermine, etc., plus une trentaine de châtellenies, une vingtaine d' abbayes, telles que: Saint-Laon-de Thouars, la Grainetière, Orbestrier, Saint-Michel, Angles, etc. , ainsi que les terres d'Olonne, de La Chaume (Vendée),de La Mothe-Achard (Brandois), de Braix et plusieurs autres domaines considérables.

Il était prince de Talmont, Mauléon et Marans, comte de Guines et de Bénon, vicomte de Thouars, seigneur d'Amboise, de Bléré, de Montrichard, Rochecorbon, Berrie, Leugny, Château-Gontier, Civray, de l'Île de Ré et autres lieux.

À la mort de son oncle, Pierre II d'Amboise, il devint vicomte de Thouars. Louis d'Amboise participa à la guerre de Cent Ans aux côtés du connétable Arthur de Richemond. Dès le 24 janvier 1429, il était aux côtés de Jeanne d'Arc, à Orléans, où il participa à toutes les actions pour faire libérer la ville assiégée.

Ayant projeté, avec Lezay et Vivonne, d'enlever Georges de La Trémoille, favori de Charles VII, et de conduire le roi dans sa seigneurie d'Amboise, il fut arrêté. Le parlement, qui siégeait alors à Poitiers, les condamna tous les trois, le 8 mai 1431, à la peine de mort.

Lezay et Vivonne furent exécutés, mais Charles VII fit grâce de la vie à Louis d'Amboise. Il commua sa peine de mort, en prison à vie, et confisqua tous ses biens. Il fut enfermé au château d'Amboise, puis, dans celui de Châtillon sur Indre.

Le 14 mai 1431 le capitaine du château de Thouars Jacques de Montbéron, Seigneur d'Azay-le-Rideau, remit la place au roi Charles VII. En 1432, ce même roi transféra les biens de Louis à sa soeur Jacqueline, femme de Jean de la Trémoille, seigneur de Jonvelle.

Le cousin de Louis, Pierre d'Amboise, seigneur de Chaumont, accompagné des sires de Bueil, de Coëtivy et des quatorze principaux barons du royaume, entrèrent alors secrètement, pendant la nuit, dans le château de Chinon où se trouvaient le roi Charles VII et son favori Georges de La Trémoille. Ils s'emparèrent de ce dernier et l'enfermèrent au château de Montrésor, d'où il ne sortit que contre rançon et avec la promesse de faire libérer Louis d'Amboise, ce qui fut fait en 1434. Il fut réhabilité en 1437 mais le roi se garda le droit de marier l'héritière de Louis.

La plupart des biens furent rendus à Louis, à l'exception des seigneuries et des châteaux d'Amboise, de Château-Gontier et de Civray qui furent annexés à la couronne. Louis qui aimait le luxe finit par avoir une vie dépravée, il se conduisit brutalement vis-à-vis de sa femme Louise-Marie de Rieux, qu'il fit enfermer au château de Talmont. L'affaire remonta au roi Louis XI qui, avec l'objectif de s'emparer de la vicomté de Thouars, en profita pour mettre Louis dans une situation intenable vis-à-vis de sa fille ainée Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne. Celle-ci était devenue veuve, et refusait de se remarier. En 1461, Louis d'Amboise finit par faire don, de tous ses biens, au roi Louis XI, mais les filles de Louis d'Amboise s'opposèrent à ce qui était une véritable spoliation des biens de la famille.

Louis d'Amboise épousa, en premières noces, Louise-Marie de Rieux (née vers 1405 et morte le 24 janvier 1465) dame de La Gacilly, fille de Jean III de Rieux, maréchal de France, et de Béatrice de Montauban.

Avec lui s'éteignit, en 1469, la branche aînée de la maison d'Amboise.

Louis XI fit immédiatement prendre les terres de Thouars, Berrie, Mauléon, Talmond, Olonne, Ré et Marans. Françoise d'Amboise se fit Religieuse Carmelite en mars 1468 et elle céda tous ses droits à son neveu Louis II de la Trémoille fils de sa soeur Marguerite.

En haut



Pierre II d'Amboise

Château d'Amboise

Pierre II d' Amboise, il naquit vers 1357 et décéda en 1426. Il était seigneur d'Amboise, de Bléré et de Montrichard et comte de Benon. C'était le fils d'Isabeau de Thouars et d'Ingelger Ier d'Amboise (seigneur d'Amboise et de Berrie) mort en 1373. Il était donc le petit-fils de Louis Ier de Thouars et de Jeanne de Dreux.

Il succèda à sa tante Péronnelle de Thouars en 1397. La vicomté de Thouars constitua un accroissement très significatif de la puissance de la maison d'Amboise.

Il fut un allié fidèle d'Arthur de Bretagne, comte de Richemond et connétable de France, y compris contre le Roi de France Charles VII. Ceci ne lui fut pas toujours très favorable. En 1404, il hérita de sa mère et de sa tante Isabeau et Marguerite de Thouars de la châtellenie de Talmont. Il mourut en 1426 et est enterré dans l'église des Cordeliers d'Amboise.

Il épousa vers 1377 Jeanne de Rohan (fille de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Léon) mais elle mourut en 1407 sans lui donner d'héritier. Il épousa en secondes noces en 1408 Anne de Goyon (fille de Bertrand III de Goyon-Matignon et de Marie de Rochefort), mais elle ne lui donna pas d'héritier non plus.

Sa nièce, Péronelle d'Amboise, fille de son frère aîné, Jean d'Amboise, se maria avec Olivier du Guesclin, frère de Bertrand du Guesclin.

En haut



Château d'Amboise

Chateau d'amboise 1.JPG

Le château d'Amboise surplombe la Loire à Amboise dans le département d'Indre-et-Loire. Il fait partie des châteaux de la Loire.

Avant d'être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille d'Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois de France.

Il a été en grande partie détruit après la Révolution.

Le site d'Amboise, habité dès l'antiquité, est une étape stratégique le long de la Loire. Un oppidum y est construit aux Chantelliers, sur un plateau entre la Loire et l'Amasse. En 504 Clovis, Roi des Francs, et Alaric, Roi des Wisigoths, se rencontrent sur l'Ile d'Or (Saint Jean). Peu après, Clovis bat les Wisigoths à Vouillé en 507. Ces derniers abandonnent la Loire et se replient vers le sud.

Quatre-cents ans plus tard, à l'époque des Invasions Normandes et en accord avec les Rois de France Charles le Chauve et Louis le Bègue, Adalard, Archevêque de Tours, dont la famille contrôle Amboise, confie la garde de la place à deux de ses parents: Ingelger, le mari d'Adelais qui est une nièce d'Adalard, et Sulpice Ier de Buzançais. Ingelger relève les fortifications de la ville. Aux abords de l'An Mil, Amboise est la place la mieux protégée de tout l'ouest de la France. Au début du XIIe siècle les Seigneurs d'Amboise prennent le contrôle complet de la ville et de toutes ses forteresses. Louis d'Amboise, l'un des membres de la famille seigneuriale, participa en 1431 à un complot contre Louis de la Trémoille, favori de Charles VII. Démasqué, il est d'abord condamné à mort, avant d'être gracié. Son château en revanche, lui sera confisqué en 1434. Dès lors, Amboise entre dans le domaine royal. Rapidement, Amboise devient une véritable demeure royale, et Charles VIII en fait un véritable palais.

Le fils de Charles VII, Louis XI, fait élever son propre fils (le futur Charles VIII) à Amboise, pour des raisons de sécurité. Étant né en 1470 au château, le dauphin Charles apprécie Amboise et en fait sa demeure de prédilection. Il y est élevé sous la garde d'un seigneur de Touraine, Jean Bourré.

Passionné par la culture italienne qu'il a découverte pendant les campagnes d'Italie, Charles VIII invite à Amboise de nombreux artistes italiens en 1495 (Dominique de Cortone et Fra Giocondo notamment) qui vont totalement transformer le château à la mode de la Renaissance. Il fait aussi appel à l'horticulteur Pacello da Mercogliano pour l'aménagement des jardins. Bien sûr, d'autres éléments seront supervisés par des artistes français. La construction fut supervisée par Raymond de Dezest, bailli d'Amboise, avec l'aide de trois architectes: Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart assistés des maitres Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau. Plus de 250 maçons travaillaient en permanence sur ce chantier.

Charles VIII y mourut en 1498 à l'âge de 28 ans, après avoir heurté de la tête un linteau de porte le 7 avril, se rendant au jeu de paume.

Louis XII, son successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l'aile Charles VIII, dans un style renaissance. Il cède le domaine à Louise de Savoie, qui y élève ses deux enfants, Marguerite de François d'Angoulême, lequel était pressenti pour succéder à Louis XII. Lorsque Louis XII décède en 1515 et que François Ier monte sur le trône, la cour va peu à peu se désintéresser du château d'Amboise. Bien que la construction continue, avec l'achèvement de la tour Hurtault et le réaménagement de l'aile Louis XII, le roi va préférer d'autres demeures comme le château de Chambord, de Blois ou de Fontainebleau.

Il invita néanmoins Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le Clos Lucé, situé près du château. Un souterrain, permettant la communication entre les deux sites, fut percé. Le grand peintre mourut en 1519 à Amboise et fut inhumé premièrement dans la collégiale Saint-Florentin puis secondairement dans la chapelle Saint-Hubert.

Henri II, son fils, continuera l'agrandissement de l'édifice en ordonnant la construction de nouveaux bâtiments sur la partie est. En 1560, sous le règne éphémère de François II, Le château fut le théâtre de la conjuration d'Amboise, prélude aux guerres de Religion.

À partir d'Henri III, les séjours royaux se firent plus rares, pour devenir quasi inexistants. Peu à peu, le château se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l'état. En 1626, César, duc de Vendôme et son frère Alexandre, grand-prieur de France, y sont internés pour avoir conspiré contre Richelieu. Le château passe ensuite entre les mains du frère du roi, Gaston d'Orléans. Celui-ci y effectue quelques démolitions dans les années 1660. Confisqué de nouveau par le roi, Amboise redevient une prison. Louis XIV y enfermera Nicolas Fouquet et le duc de Lauzun.

Propriété du duc de Choiseul au XVIIIe siècle, celui-ci l'abandonne ver 1760 au profit de Chanteloup à quelques kilomètres au sud d'Amboise. Le château passe ensuite entre les mains du duc de Penthièvre, avant d'être confisqué par la nation en 1792, en pleine révolution française.

Une grande partie du château fut démolie lors du premier Empire, lorsque Napoléon offre le château déjà en mauvais état à l'ex-consul Roger Ducos, lequel n'ayant pas les moyens de restaurer l'ensemble, préféra détruire les deux tiers du bâtiment (la collégiale Saint-Florentin et le logis des reines notamment) entre 1806 et 1810.

Louis-Philippe Ier hérita du château par le biais de sa mère. Il dégagea les anciens remparts en faisant détruire les maisons attenantes et redécora l'aile Louis XII. Il est de nouveau confisqué lors de la Révolution de 1848.

En 1848, à la suite d'un traité de reddition non respecté par les autorités françaises, l'émir Abd El-Kader et une centaine de compagnons y furent placés en captivité, avant d'être libérés par Napoléon III en 1852.

En 1873, le château repasse à la famille d'Orléans qui le transforme en maison d'accueil pour personnes âgées. Au tout début du XXe siècle, la restauration de l'édifice est entreprise par monsieur Ruprich-Robert et son fils. Aujourd'hui, le château est géré par la Fondation Saint-Louis.

Le logis fait face à la Loire, et se trouve au sommet de la colline castrale. Premier exemple de l'inspiration italienne sur les bords de la Loire, il traduit le passage progressif entre l'architecture gothique et Renaissance.

La chapelle Saint-Hubert fut édifiée et sculptée entre 1491 et 1496 par des artistes flamands dans le pur goût gothique flamboyant en pierre et craie de Touraine (Tuffeau) sur ordre de Charles VIII, avant que celui-ci ne découvre l'architecture italienne. La chapelle sert ensuite d'oratoire à Anne de Bretagne, avant de devenir la dernière demeure présumée du corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519.

Le linteau de la porte d'entrée représente la chasse de Saint-Hubert. Les vitraux, assez récents, retracent des épisodes de la vie de Saint-Louis, et le tympan datant du XIXe siècle, représente Charles VIII et Anne de Bretagne.

La tour des Minimes et la tour Hurtault, toutes deux très massives, permettaient aux carrosses et attelages de monter sur la terrasse. Elles se situent respectivement sur la façade nord et ouest du château.

La salle des gardes aux voûtes en croisée d'ogive permettait de contrôler l'accès à l'étage occupé par le roi. La salle est meublée de coffre, banc et buffets gothiques en chêne massif du style XVème et XVIe siècle.

Cette galerie ouverte permettait de surveiller la Loire et les alentours d'Amboise. Y sont exposés, des reproductions de dessins par Androuet du Cerceau illustrant l'importance du château au XVIe siècle.

La garde rapprochée du souverain était composée principalement de nobles. La salle des garde nobles contrôlait l'accès de l'escalier menant à l'étage supérieur. La pièce s'articule autour d'un pilier central ou "palmier gothique" soutetant l'ensemble. On observe des copies réalisées au XIXe siècle d'armures du XVIème siècle. Une armure de combat dite "à côté", et une armure de parade plus légère. On note également un coffre de marine du XVIIe siècle.

Cette salle correspond à l'emplacement d'une "chambre à parer" du roi. Son nom fait référence aux nombreuses fêtes et bals donnés au château sous le règne des Valois. Le sol est fait de carreaux de terre cuite fleurdelisés d'inspiration XVe siècle. Le mobilier se compose d'une table Renaissance, d'une chaire, ou cathèdre gothique ornée des armes du cardinal Georges d'Amboise, et un coffre datant du règne de Charles VIII. Sur les murs, une tapisserie des Flandres du XVIèms siècle représentant l'Hommage de la famille de Darius à Alexandre le Grand.

C'est dans cette vaste salle (la plus grande du château) que le roi réunissait son conseil, véritable pôle du pouvoir royal. La salle possède deux cheminées: la première, disposant d'une hotte trapézoïdale, est encore marquée par la tradition gothique tandis que la seconde (à l'autre extrémité de la salle), illustre le style Renaissance. Le blason d'Anne de Bretagne (fleurs de lys et mouchetures d'hermine), décorent de nombreux éléments de la salle: hotte de la première cheminée, piliers centraux, vitraux des fenêtres sur Loire. L'emblème de Charles VIII (épée flamboyante ou palmée) orne également la hotte de la première cheminée. Au plafond sont inscrit des monogrammes de Charles VIII (entrelacs de C) et d'Anne de Bretagne (lettre A).

Sur les côtés, adossés aux murs, on observe de grandes chayères, bancs à dossiers ornés de plis de serviette de style gothique. Sur les murs sont exposés des portraits de rois Bourbon: Henri IV (d'après Franz Pourbus), et Louis XIII (d'après Philippe de Champaigne).

Cette salle montre de nombreux changements apportés par le goût de la Renaissance, notamment dans les arts de la table. La salle est meublée à la fois de style gothique: un dressoir (appelé aussi crédence ou buffet), un coffre, deux chaires; et Renaissance: une chaire, des tables "à l'italienne" disposant d'allonges, un grand coffre en noyé sculpté et anciennement doré. Les murs sont décorés de tapisseries d'Aubusson du XVIIe siècle d'après des cartons de Le Brun.

L'embrasure de la fenêtre décorée de bâtons de pèlerins, de bourses pleines de pièces de monnaie et d'une besace, rappelle qu'Amboise était un étape des pèlerins qui se rendaient à Saint-Martin de Tours avant de poursuivre leur chemin jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle.

La chambre de Henri II possède un lit ouvragé de style Henri II aux grandes dimensions (2,18m x 1,82m). On note également un coffre bijou pourvu d'un double fond, ainsi que des portières et tapisseries de Bruxelles et de Tournai de la fin du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

Il s'agit de l'ancienne antichambre des appartements Renaissance (l'entrée a aujourd'hui disparu). Le manteau de la cheminée est orné d'entrelacs de cordes (symbole de l'ordre franciscain), ainsi que du collier de l'ordre de Saint-Michel, autour du blason d'Anne de Bretagne. Le panneau de bois au dessus de la cheminée est quant à lui décoré de la Salamandre, emblème de François Ier.

Dans cette pièce est reconstitué un cabinet de travail sous Louis-Philippe. On peut y admirer un Portrait de la duchesse d'Orléans, mère de Louis-Philippe, ainsi que, sur une commode, la maquette de la "Belle Poule", navire commandé par le prince de Joinville, fils de Louis-Philippe, lors du retour en France des cendres de Napoléon Ier.

Cette chambre est meublée de style "Premier Empire": un lit bateau ou "Récamier", un secrétaire, un guéridon au piètement de quatre colonnes, une commode en bois plaqué d'acajou; et de style "Louis-Philippe": semainier en acajou, chaise aux croisillons ajourés.

Sur les murs, on observe un Portrait de Madame Adélaïde, peint par Court, ainsi qu'un Portrait du duc et de la duchesse d'Orléans, d'après Franz-Xaver Winterhalter.

Le mobilier de ce vaste salon de musique se compose notamment d'un piano à queue Érard en placage de palissandre de Rio du XIXe siècle, d'un secrétaire et d'une console de style "Restauration", et d'une chaise à dossier barrette en acajou estampillé Jacob. Sur les murs sont exposés un Portrait de Louis-Philippe Ier représenté avec les insignes de la monarchie et la charte constitutionnelle de 1830, un Portrait de la reine Marie-Amélie, avec deux de ses fils, le duc d'Aumale et le duc de Montpensier, ainsi qu'un Portrait de Louis-Philippe-Joseph, dit "Philippe-Égalité". On note également un Portrait d'Abd El Kader, sur chevalet.

L'hôtel Château Marmont de Los Angeles a été construit sur le modèle du château d'Amboise.

En haut



Source : Wikipedia