Amazonie

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Posté par hal 23/03/2009 @ 13:12

Tags : amazonie, environnement

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Amazonie

Vue aérienne de la forêt amazonienne.

L'Amazonie est une région d'Amérique du Sud. C'est une vaste plaine traversée par l'Amazone et par ses affluents, et couverte sur une grande part de sa surface par la forêt amazonienne. Sa superficie est de 4 500 000 km².

Son climat est chaud et humide durant toute l'année. La température moyenne régnant en Amazonie est de 26 °C. Les précipitations moyennes sont de 2 100 mm/an à 2 450 mm/an, avec cependant des zones au nord-ouest présentant plus de 10 000 mm de pluie/an. L'Amazonie est une des régions la plus humide au monde; c'est grâce à ce phénomène qu'elle est très riche en biodiversité.

Au Nord de l'Amazonie existe un phénomène très rare : deux bassins fluviaux sont reliés par un cours d'eau naturel qui franchit la ligne de partage des eaux (invisible dans cet espace parfaitement horizontal) : le canal du Casiquiare, reliant le bassin de l'Orénoque à celui du Rio Negro, affluent de l'Amazone.

La culture itinérante prédominait (ramassage d'urucum par les indiens Yawanawa en Amazonie). Les plantations sur brûlées duraient un ou deux ans; les habitants produisaient uniquement pour leur seul usage du manioc, du riz et de la canne à sucre. Certains faisaient un petit commerce de piments, de jute, de cacao.

À côté des produits traditionnels de l’extraction destinés aux États-Unis et à l’Europe (bois, noix du Brésil, sorbe, guarana, avec lequel on fabrique des boissons, fibres de jute et de malva, etc.) sont apparus des produits nouveaux de technologie avancée (appareils de télévision, chaînes hi-fi, circuits imprimés, machines à calculer électroniques mais aussi rasoirs, verres pour lunettes, bicyclettes, bateaux, etc.). Le mouvement commercial est intense. À partir des années 1970, les pays amazoniens, et notamment le Brésil, ont encouragé l'occupation et l'aménagement du territoire forestier afin de l'intégrer à l'économie nationale. L'objectif était de constituer de grandes exploitations, de mieux contrôler les frontières et d'amener des populations pauvres sur les nouvelles terres. Des projets grandioses de colonisation ont été lancés, qui ont abouti, avec l'accord du gouvernement brésilien, à la formation de grands domaines privés.

Le gouvernement se réserva le contrôle de toutes les terres publiques situées dans une bande de 100 kilomètres de part et d’autre des routes amazoniennes (1971). Ces mesures permirent d’ouvrir environ 2,25 millions de kilomètres carrés à la colonisation. Au début, ce furent de petits agriculteurs qui cultivèrent les terres (en particulier ceux du Nordeste brésilien frappé par la sécheresse: on créa des lots de colonisation d’une superficie de 100 hectares ainsi que des villages, les agrovilas).

Malheureusement, l'exploitation des ressources a été mal conduite et les résultats sont très décevants. L'État brésilien, obligé de revoir ces projets, est confronté, depuis la fin des années 1980, aux interventions de la Banque mondiale, qui lui impose de sévères contraintes financières.

À partir de 1974 apparurent de grands domaines contrôlés par de puissants groupes financiers brésiliens et surtout multinationaux. Le groupe Rockefeller possède ainsi 500 000 hectares; une autre société américaine, la Georgia Pacific, plus de 646 000 hectares; Volkswagen do Brasil 220 000, etc.

Ces groupes ont créé des pâturages sur lesquels sont élevés plus de 6 millions de têtes de bétail. Le milliardaire américain Ludwig (1897-1992) est le plus célèbre de ces nouveaux fazendeiros: dans les années 1960, sa société « Jari » avait constitué au nord de Belém un immense domaine agro-industriel d'environ 6 millions d’hectares; il élevait 50 000 bovins par an dans « le plus grand élevage du monde », et produisait de la canne à sucre, du soja, du maïs, du blé. Il possédait également des unités agro-alimentaires, des usines de traitement de bauxite, de fabrique de cellulose et de pâte à papier. Le tout destiné à l’exportation, notamment vers le Japon. Quelque 30 000 ouvriers y étaient employés dans des conditions parfois qualifiées de «semi-esclavagistes». L'échec économique de Jari le conduisit à abandonner ce projet en 1981. Les terrains ont été acquis par diverses sociétés brésiliennes, pour de la production de cellulose.

L'essentiel du bassin de l'Amazone, dont la surface totale est d'environ 4 millions de km², est aujourd'hui encore couvert par des écosystèmes de forêts tropicales. L'Amazonie constitue de ce fait le plus important réservoir de diversité biologique de la biosphère. La principale menace pour l'environnement résulte de sa déforestation liée à l'exigence de son développement économique par les pouvoirs publics des divers pays qui se la partagent. Le Brésil par exemple a construit un gigantesque réseau autoroutier destiné à permettre sa « mise en valeur ». Ce même processus de déboisement s'observe sur toute la périphérie du bassin : en Colombie et dans les parties péruviennes et boliviennes de celui-ci, dans le sud du Venezuela et dans les Guyanes. Le Brésil a mis sa forêt vierge en coupe réglée. Les militaires ont tracé les routes et les pauvres de la région du Nordeste sont venus coloniser l'Amazonie, nouvelle Terre promise. Après des mois d'effort, les paysans cultivent une terre épuisée. Des millénaires d'érosion ont lavé le sol de toutes substances organiques. Au bout de deux ans, il faut aller défricher encore plus loin. Certains se résignent mais, de plus en plus souvent, paysans et chômeurs refluent vers les villes et se révoltent. Les paysans sont suivis par les aventuriers et les multinationales qu'attirent les richesses du sous-sol. Un tiers de la forêt a disparu. Le bilan écologique est alarmant. L'Amazonie est un gigantesque chantier. Des milliers d'hommes à l'aventure ont creusé la terre en espérant la fortune.

Les seules bêtes qui s'adaptent au climat sont les zébus de race africaine. Leur élevage est rentable, à condition d'investir et d'exporter leur viande. Ce que seuls réussissent les grands propriétaires.

Une nouvelle forêt : les pylônes. L'Amazonie possède peu de pétrole, mais des milliers de kilomètres de fleuves dont la puissance produira l'énergie nécessaire à l'essor industriel. Ils représentent un potentiel de cent millions de mégawatts.

Le poids de la richesse de l’Amazonie dans la biodiversité mondiale est variable suivant les groupes zoologiques : 2 % des arachnides mondiaux se trouvent en Amérique, 3 % des myriapodes, 28 % des ricinules, 9 % des schizomides et des scolopendromorphes, 7 % des pauropodes. Ces chiffres peuvent être délicats à interpréter car les inventaires sont encore très incomplets.

Une autre façon de comprendre la richesse de cette zone (similaire à l’ensemble des forêts tropicales humides) est de signaler que des inventaires ont découvert 95 espèces de fourmis différentes sur un seul arbre alors que 105 espèces vivent dans l’ensemble de l’Allemagne.

Portion du territoire brésilien définie par diverses lois en 1953, 1966 et 1971 avec comme objectif la programmation gouvernementale.

Elle comprend les États d'Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et une partie des États de Mato Grosso, Tocantins et Maranhão.

Couvre 406 000 km² et comprend les départements de Amazonas, Guainía, Vaupes, Putumayo et Caquetá. La forêt, selon certains scientifiques, pourrait disparaître d'ici quelques dizaines d'année si on continue à la défricher.

Correspond aux départements de Pando, Beni, Santa Cruz, une partie de celui de La Paz, de Cochabamba et de Tarija.

Sa zone orientale comprend les provinces de Morona-Santiago, Napo et Zamora-Chinchipe.

C'est la région Sud-Est. Le bassin de l'Orénoque est parfois considéré amazonien dans son ensemble, une généralisation quelque peu abusive.

Elle est constituée des départements suivants : Loreto, Madre de Dios, San Martín, Amazonas et Ucayali.

C'est la Guyane française, qui comprend un seul département, et fait de la France un pays sud-américain limitrophe du Brésil et du Suriname.

L'Amazonie est le robinet, le poumon et l'aquarium de la planète. Ce massif forestier fournit près de 12 % des réserves en eau douce du globe, un dixième de la faune connue et plus de 40 000 espèces végétales. Mais l'Amazonie, déboisée à outrance, a déja perdu 17% de sa surface originelle. Selon les projections du WWF, si son exploitation se maintient à ce rythme, 55 % de sa surface aura disparu en 2030. Une perspective alarmante pour l'équilibre de la planète. La France a néanmoins créé, en 2007, le parc amazonien de Guyane, qui, avec les réserves brésiliennes, forme la plus vaste aire protégée de forêt tropicale au monde.

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Petite Amazonie

La terminologie "Petite Amazonie" désigne des lieux naturels humides et encore naturels, qui rappellent, toute proportion gardée, la nature sauvage de l'Amazonie.

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Petite Amazonie des Pyrénées

La vallée de la Gourgue d'Asque

La Petite Amazonie des Pyrénées désigne la partie encaissée de la vallée de la Gourgue d'Asque, qui s'écoule entre deux importantes barrières rocheuses, dans la région des Baronnies des Pyrénées, dans le département des Hautes-Pyrénées.

Sur plus de trois kilomètres on remonte le torrent jusqu'à l'"Œil de l’Arros", une source de résurgence de la rivière Arros, lorsqu’il pleut sur le versant opposé, du côté de Campan.

Cette profonde gorge est le résultat de l'érosion et du travail de l'eau depuis des millénaires sur la roche. Ce lieu au degré d'humidité proche de la saturation a permis le développement d'une grande forêt luxuriante aux allures de jungle, avec ses arbres et ses rochers recouverts de mousses, de lichens et de fougères lui donnant un aspect tropical.

Cette vallée montagnarde protégée et humide abrite une grande abondance de mousses qui tombent en cascade des arbres et des buis séculaires. La flore vasculaire y est particulièrement riche : nombreuses fougères – dont des scolopendres géantes (Phyllitis scolopendrium (L.) Newman) –, crépide des marais (Crepis paludosa (L.) Moench), pavot du Pays de Galles (Meconopsis cambrica (L.) Vig.) – une espèce atlantique qu’on rencontre dans les régions autour du Golfe de Biscaye, au Pays de Galles et en Irlande –, scille lis-jacinthe (Scilla lilio-hyacinthus L.) – une scille à gros bulbe écailleux qui ressemble à celui d’un lis –, julienne des dames à fleurs blanches (Hesperis matronalis L. subsp. candida (Kit.) Hegi & Em.Schmid), saxifrage hirsute (Saxifraga hirsuta L.), dentaire digitée (Cardamine pentaphyllos (L.) Crantz), androsème (Hypericum androsaemum L.) – dont les inflorescences fructifiées sont fréquemment utilisées dans les bouquets et les montages floraux –, etc. Sur les rochers ensoleillés pousse le millepertuis à sous (Hypericum nummularium L.), une espèce calcicole endémique, qu’on trouve aussi localement dans les Alpes françaises.

On peut y croiser un certain nombre d'animaux parmi lesquels la salamandre tachetée (Salamandra salamandra) ainsi que la loutre.

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Zápara

Bartolo Ushigua représentant Zápara au IIe congrès de la CONAIE 23 Décembre 2004

Les Zápara sont un peuple indigène d'Amazonie (Pérou et Équateur), appartenant à l'ensemble linguistique zaparoan.

Ils vivent le long des fleuves Conambo et Pindoyacu et sur le haut Curaray en Équateur (province de Pastaza), et le long du Tigre au Pérou (province de Loreto). Ils possédaient autrefois un territoire beaucoup plus vaste qui s’étendait (du XVIII et XIXe siècle) de près de 12000 km² des ríos Pastaza à Curaray et du piémont andin à la frontière péruvienne.

Le nom « Záparo » vient du panier fait de lianes bejuco fendues en deux et deux fois tressées, entre lesquelles des feuilles imperméables sont placées, et d’un couvercle travaillé de la même façon, dont les Zápara se servent pour mettre leurs vêtements et autres biens au sec (Simson). Eux-mêmes s’autodésignent káyapwö.

Aujourd'hui ils se désignent comme "Zápara". Ils sont estimés à 250 personnes en Équateur et une centaine au Pérou.

En Équateur, ils sont reconnus comme formant l’une des treize nationalités indigènes (voir : Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur - CONAIE).

Les Zápara sont considérés comme les premiers occupants de la région amazonienne qu’ils occupent toujours aujourd’hui. Avec d’autres populations disparues du même groupe ethno linguistique, ils formaient l’un des peuples les plus nombreux de l’ouest du bassin amazonien. A la fin du XVIIe siècle, époque des premiers contacts avec les descendants des colons venus d’Europe, on estime leur nombre à plus de cent mille personnes. Un siècle plus tard au début de la « fièvre du caoutchouc » il n’étaient plus que vingt mille. Décimés par les épidémies apportées par les nouveaux arrivants, l’esclavagisme et le travail forcé, les guerres et les conflits avec d’autres peuples délogés de leurs propres territoires, assimilés, jusqu’à ce que, pour finir les derniers survivants soient séparés par le conflit territorial entre l’Équateur et le Pérou en 1941 (ce dernier pays annexant la plus grande part de l’Amazonie équatorienne). Au point qu'au début des années 1990, un texte publié en Équateur affirme : «Dans ce pays, les Zápara ont officiellement disparu».

En 2001, leurs manifestations culturelles et orales ont été inscrites sur la liste du "Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité" par l’Unesco. Cette reconnaissance, a permis la mise en place par les indigènes, soutenus par des associations et parcimonieusement par les gouvernements de l’Équateur et du Pérou, de programmes de renaissance de la langue et de la culture. On compte aujourd'hui en Équateur moins de 5 locuteurs "fluides" (et âgés) de la langue. Au Pérou, il n'y a plus aucun locuteur. Pour pallier cette situation, de façon volontaire, les Zápara ont choisi de mettre en place un système éducatif trilingue (zápara, kichwa, espagnol), où les derniers locuteurs enseignent aux enfants la langue : vocabulaire, chants. Un dictionnaire a été réalisé (par Andrade) et distribué aux familles. Malgré de grandes difficultés et le manque de moyens, cet apprentissage produit déjà des résultats parmi la jeune génération. Les premiers futurs professeurs zápara sont en formation, ce qui représente un espoir supplémentaire face à la grande difficulté de trouver des enseignants, les métis s'adaptant mal aux conditions de vie amazoniennes. L’Unesco a également commandé une étude linguistique complète de la langue záparo dont les résultats doivent être remis en juin 2007.

Les langues usuelles actuelles sont principalement celles des populations voisines qui se sont installées sur le territoire traditionnel Zápara et mêlées à eux: le kichwa (quechua) en premier lieu, et l'espagnol dans une moindre mesure puisque l'on remarque que les femmes le maitrisent peu ou pas.

Autrefois semi-nomades, les Zápara ont développé une culture orale riche de connaissances sur leur environnement naturel, comme l'attestent le vocabulaire sur la faune et la flore, les pratiques thérapeutiques associées à la connaissance des plantes médicinales de la forêt. Ce patrimoine culturel s’exprime à travers leur cosmologie et leur mythologie ainsi qu’à travers leurs rituels, leurs pratiques artistiques et leur langue, dépositaire des mythes et légendes qui retracent l’histoire de leur peuple, mais aussi celle de toute la région.

Actuellement, comme les autres populations voisines, les Zápara tentent de s’opposer à l’exploitation des ressources minières, forestières et principalement pétrolières de leur territoire. La construction par des compagnies pétrolières, sous concession octroyées par l’état équatorien, de puits de pétrole, oléoducs, et routes, met gravement en danger l’intégrité du territoire et de l’écosystème, le mode de vie et la renaissance culturelle du peuple Zápara.

En Équateur, depuis quelques années, les Zápara ont créé leur organisation, qui leur permet de se faire entendre au niveau régional à travers de la CONFENIAE – (Confédération des Nationalités Indigènes de l’Amazonie Équatorienne), et au niveau national, au travers de la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur.

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Trumai

Le trumai est une langue amérindienne isolée parlée en Amazonie brésilienne, dans la réserve de Xingu. La langue est menacée car elle est remplacée par le portugais.

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Alter-do-Chão

Alter-do-Chão est une localité de l'Amazonie brésilienne, située entre Manaus et Belém, à la rencontre entre le fleuve Tapajós et le fleuve Amazone. Elle fait partie de la municipalité de Santarém, troisième plus grande ville de l'Amazonie, dont elle se trouve à 25 km du centre.

Cette ville s'est bâtie autour d'une lagune alimentée par plusieurs sources. Ces sources venues du sol se regroupent dans un lac naturel traversé durant la saison sèche par les berges du Tapajos. les berges de sable formant une corne dans la lagune donnent alors l'impression qu'une île apparaît. Avec ces plages au sable clair, de nombreuses personnes désignent cette lagune comme les Caraïbes de l'Amazonie.

Les 2 000 habitants qui vivent à Alter do Chão sont composés de descendants des tribus Indiennes Borari, de Caboclos issues du métissage historique entre les Indiens et les migrants Européens et de migrants contemporains venus du sud du Brésil pour développer une activité économique souvent liée au tourisme. En 2006, pour l'anniversaire de la ville, les professeurs du centre d'éducation infantile Cajueiro organisèrent avec les enfants de l'école des recherches pour déterminer les origines de la ville. Leurs recherches conclurent que les premières habitations furent construites il y a 248 ans.

Les traditions locales sont l’expression du métissage entre les Indiens et les différents migrants. La ville d'Alter do Chão est connue dans la région pour la fête du çairé qui se déroule la deuxième semaine de septembre. De grands travaux sont entrepris pour faciliter la circulation, les pousssadas se font une beauté pour accueillir les centaines de touristes et des payottes sont construites sur la place centrale et celle du Çairé pour permettre aux festivaliers de se restaurer. Les rues de la ville se remplissent de musiques, du parfum des poissons séchés, des viandes grillées et des vapeurs d’alcool dont la consommation se pratique sans modération. Le déplacement dans la ville devient frénétique, quelques danseurs improvisent une répétition pendant que les artisans (hippies) présentent leur travail aux passants pour essayer de se faire un petit pécule pour continuer leur voyage. Si Alter do Chão est habituellement un havre de paix et de tranquillité, pendant ces quatre jours, la ville catalyse tous les danseurs, les musiciens et les journalistes de la région.

Le premier jour est consacré à la partie religieuse avec la levée des mats qui place la fête traditionnelle Borori sous les auspices du catholicisme. Interdites pendant trente ans de 1943 à 1973, les cérémonies célèbrent les esprits de la faune et la flore de la forêt. L’alliance avec le Çairé, dauphin mythologique symbolisant la séduction, rappelle les origines amérindiennes des Caboclos. En effet, issus du métissage entre les collecteurs de caoutchouc venus s’établir en Amazonie au milieu du XIXe siècle et les populations natives, l’identité culturelle des Caboclos est présente dans toute l’Amazonie brésilienne. Démographiquement dominants ils occupent cependant un rôle social subalterne. Aussi, la fête du Çairé est un moyen de valoriser le patrimoine culturel de la région.

Composée d’un duel entre le dauphin rose (Boto cor do rosa) et le dauphin bleu (Boto Tucuxi), la population divisée en deux clans s’affronte par l’originalité des costumes et l’harmonie des danses qui, individuelles, en couple ou en groupe, font participer autant les jeunes que les personnes âgées. Sur le lago (la piste de danse), l’association des danseurs est organisée par une chorégraphie complexe, des cercles se forment, se recomposent en étoile, les groupes se mélangent avant de retrouver leur place. Les danseurs tournent sur eux-mêmes, des enfants courent imitant les bans de poissons tandis que des princesses tentent par des mouvements sensuels de séduire les dauphins. Le public partagé en deux groupes face à face fait vibrer les tribunes : c’est à celui qui applaudira le plus fort. D’immenses chars font leur apparition, ils symbolisent la puissance du fleuve qui permet à la fois de remplir les nécessités de la vie mais rappelle également la fragilité des hommes face à la nature.

Pour le final, le plus grand char s’ouvre, des danseurs déguisés en hommes préhistoriques jaillissent ! Ils symbolisent les origines de l’établissement des êtres humains dans la région qui remonte à des millénaires comme l’attestent des peintures rupestres, les seules découvertes au Brésil. Le spectacle se termine, place au groupe de forro le plus connu du brésil : Fala Mansa. Le public envahit alors la piste de danse, la compétition finie, place aux réconciliations et à la séduction…Le Sairé c’est aussi l’occasion pour les familles de se rencontrer, de raviver le sentiment d’appartenance au groupe et pour les jeunes de trouver l’amour.

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Source : Wikipedia