Alpes

3.3632812500466 (1280)
Posté par rachel 09/03/2009 @ 20:09

Tags : alpes, provence-alpes-côte d azur, france

Dernières actualités
La fonte des glaciers des Alpes suisses s'accélère - L'Express
ZURICH - Les glaciers des Alpes suisses ont reculé de 12% au cours des dix dernières années, fondant à leur rythme le plus rapide depuis un siècle et demi du fait de la hausse des températures moyennes et d'une diminution des chutes de neige,...
Trois morts dans un raid sportif dans les Alpes-Maritimes - L'Express
NICE - Deux hommes et une femme d'une cinquantaine d'années qui participaient à un raid sportif dans le massif du Mercantour, dans les Alpes-Maritimes, ont été découverts morts de froid dimanche, at-on appris auprès des organisateurs de la course....
Les soldes d'été feront-ils recette ? - Le Figaro
En Corse et dans les Alpes maritimes, il faudra cependant patienter jusqu'au 8 juillet. Si tous les secteurs sont autorisés à faire des soldes, celui de l'habillement et de la chaussure demeure le plus actif. Jusqu'à 60% de ristournes sont attendues...
Alpes : un facteur s'enferme dans les toilettes pour protester - La Provence
On ne peut pas décharger le camion qui monte le courrier depuis Saint-André-les-Alpes", explique M. Bichon. "Au moins deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, le centre est bloqué. Le courrier ne peut y être livré pour le tri ou la distribution...
Barcelone et Rhône-Alpes veulent se rapprocher - Le Progrès
Et pour Pascal Brice, le consul de France à Barcelone, Rhône-Alpes a de sérieux atouts pour prendre toute sa place dans la « Californie européenne ». D'autant que les opportunités ne se veulent pas seulement conjoncturelles. En effet, l'arrivée très...
Alpes : un mort et un blessé grave - Le Figaro
Les secours sont rendus particulièrement difficiles en raison du mauvais temps, a précisé le peloton de gendarmerie de haute-montagne du département de l'Isère. Considéré comme d'un des "4000" les plus accessibles des Alpes par sa voie normale,...
Rhône-Alpes. Lyon Parc Auto (LPA) négocie le virage de la ... - Gazette des communes
Lyon parc auto (LPA), première Sem de stationnement de France, va diversifier ses activités et services. “Nous engageons une mutation et nous allons élargir notre cœur de métier afin de mettre en phase LPA avec les besoins des usagers et des...
Etat des lieux de l'emploi des cadres en Rhône-Alpes - Fil Info sur l'emploi
Quel a été l'impact de la crise dans la région Rhône-Alpes, quels sont les métiers porteurs, les niveaux de salaires et les secteurs qui continuent de recruter ? Pour répondre à toutes ces questions nous avons interrogé Jérôme Lieutier,...
Planté coincé - Le Figaro
Courtisé par Grenoble, qui a finalement choisi Jody Viviani, Vincent Planté ne rejoindra pas les Alpes. Le gardien caennais reconnait être dans l'expectative. «A part Grenoble, je n'ai pas d'autre contact concret. Mes agents discutent sans doute,...

Alpes

Image satellite des Alpes en mai 2002.

Les Alpes sont une chaîne de montagnes qui s'étend en Europe, recouvrant la frontière nord de l'Italie, le sud-est de la France, Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, le sud de l'Allemagne et la Slovénie.

Les Alpes culminent à 4 810,90 mètres (relevés de septembre 2007), au sommet du mont Blanc. On recense 82 sommets majeurs de plus de 4 000 m d'altitude (Suisse 48, Italie 38, France 24). Les cols de montagne reliant les vallées ou les pays dépassent souvent les 2000 m d'altitude. Les Alpes forment une barrière de 1200 km entre la Méditerranée et le Danube.

Le choronyme « Alpes » qui définit l’ensemble de la chaîne apparaît dès le premier siècle avant J.C. Selon une première hypothèse, l'origine est issue de l'appelatif gaulois alpe, lui-même issu d'une racine celtique ou pré-celtique alp qui viendrait de albos signifiant selon Delamarre « le monde lumineux, le monde d'en haut ». Ainsi, il y aurait une forte connotation religieuse dans cette racine. Selon P.L. Rousset, le choronyme « Alpes », trouve son origine dans la somme de très nombreux lieux élevés contenant la racine alp (par exemple « alpage ») et ceci à travers tous les pays alpins. L’explication de cette racine posait déjà des problèmes aux historiens et géographes romains (Strabon), qui la retrouvaient bien au-delà du monde celte. En effet, il y a de fortes probabilités que l’origine de la racine alp soit en corrélation avec la famille des langues altaïques (R. Loriot). Les mots « alp », « alpaut » ou « alpagut » ont le sens de haut, élevé, puissant dans les différentes langues altaïques. On retrouve par exemple dans l'histoire turque de nombreux héros qui portent le nom "Alp", comme Sungur Alp (Sungur Le Grand), Alp Er Tunga (Le Grand Soldat Tunga) ou encore Alp Arslan (Le Grand Lion), qui était un puissant souverain Seldjoukide. Si ces « lieux élevés » ont pris des noms dont l’origine proviendrait de la Haute-Asie, cela signifierait qu’il y aurait eu des migrations pré-indo-européennes sur l’ensemble des Alpes et une grande partie de l’Europe occidentale.

Le peuplement de l'arc alpin par l'homme est attesté à partir du Paléolithique moyen (vers -100 000 ans).

En moyenne, la température diminue de 0,65°C pour 100 m.

La population sur l'ensemble de l'arc alpin était de 12 295 000 habitants en 2001.

Les deux plus grandes villes du massif sont Grenoble (France), aire urbaine de plus de 500 000 habitants surnommée par les français la « capitale des Alpes », et Innsbruck (Autriche).

En comptant Monaco, la chaîne alpine est partagée entre huit pays. Ainsi avant d'être reconnue comme « un territoire alpin », c'est d'abord huit petits morceaux de huit nations bien différentes. Les politiques de protections de l'environnement et de développement durable sont donc très différentes en fonction des territoires alpins. La Commission Internationale pour la Protection de Alpes (CIPRA) fondée en 1952 a pour objectif de tirer profit des potentiels de l’espace alpin et de sauvegarder sa diversité culturelle et naturelle, en initiant un développement durable à de multiples niveaux. Elle a longtemps œuvré pour qu'un outil juridique international puisse aider à la mise en place de politiques de développement durable sur l'ensemble des Alpes.

Il aura fallu 40 ans pour que ce traité international voie le jour. En 1991, les ministres de l'environnement des États alpins signent la Convention alpine. Aujourd'hui, la CIPRA accompagne la mise en œuvre de la Convention alpine : elle possède un statut officiel d'observatrice, participe aux Conférences alpines et s'engage dans différents groupes de travail.

La convention alpine se compose de plusieurs protocoles traitant des thématiques suivantes : aménagement du territoire et développement durable, protection des sols, protection de la nature et entretien des paysages, agriculture de montagne, forêts de montagne, tourisme, transports, énergie.

D’autres protocoles sont actuellement à l'étude.

Les Alpes peuvent être subdivisées en trois parties, les Alpes occidentales (de la Méditerranée au mont Blanc), les Alpes centrales (du Val d'Aoste au Brenner) et les Alpes orientales (du Brenner à la Slovénie).

Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque, qui s’étendent du Maghreb à l’Extrême-Orient. Une partie des ces chaînes de montagnes (les chaînes péri-méditerranéennes) est issue de l’ouverture, puis de la fermeture de bassins océaniques du système téthysien. L’existence de ces orogènes est liée à la convergence des plaques africaine et européenne et à l'interposition de blocs ou de microplaques.

Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gênes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et 400 kilomètres.

On peut les subdiviser sur des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : les Alpes occidentales, qui forment un arc entre la mer Méditerranée et le Valais, les Alpes centrales, entre le Valais et les Grisons (Suisse orientale) et les Alpes orientales et méridionales, qui s’ensellent dans la plaine de Pannonie à l’ouest des Carpates.

L’arc des Alpes occidentales est classiquement subdivisé en deux parties, séparées par le chevauchement pennique crustal : la zone externe et les zones internes. Ce chevauchement majeur juxtapose des unités paléogéographiques distinctes, ayant eu des histoires tectoniques et métamorphiques différentes : globalement, les unités de la zone externe correspondent aux parties proximales de la marge européenne, qui ont été peu raccourcies et peu métamorphisées lors de l’histoire alpine, alors que les unités internes correspondent aux parties plus distales et au plancher océanique, qui ont subi un métamorphisme et un raccourcissement plus fort. Les déformations dans les Alpes (observables grâce aux séismes et à la géodésie) sont actuellement faibles à très faibles. Cependant, des taux de soulèvement de l'ordre de 1mm/an sont observables en Suisse; des données comparables ne sont pas disponibles en France ou en Italie, mais il est probable que les vitesses verticales soient comparables. L'origine d'un tel soulèvement reste aujourd'hui largement débattu, le raccourcissement dans les Alpes occidentales étant faible à nul.

Les espèces suivantes se trouvent en assez grand nombre dans les espaces protégés.

La flore alpine est largement gouvernée par l'altitude, et dans une moindre mesure l'exposition et la latitude. La limite supérieure des forêts se situe habituellement entre 1 800 m sur les sommets exposés des Préalpes, et 2 500 m dans les vallées intérieures suisses du Valais et de l'Engadine. Cette limite s'est élevée ces dernières dizaines d'années. La cause peut en être, comme en Sibérie, le réchauffement climatique. Cependant, dans les Alpes, l'agriculture en baisse à haute altitude peut aussi en être la cause.

En haut



Provence-Alpes-Côte d'Azur

Logo Provence-Alpes-Côte-d'Azur.png

Provence-Alpes-Côte-d'Azur (ou Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec seulement 2 traits d’union horizontalement, orthographe officielle du Conseil régional) est une région administrative de la République française, au Sud-Est. Elle est souvent désignée par l'acronyme PACA ou Paca (gentilé Pacaïens) mais cet acronyme et ce gentilé artificiels sont contestés. Son nom en occitan provençal est Provença-Aups-Còsta d'Azur (norme classique) ou Prouvènço-Aup-Costo d'Azur (norme mistralienne), prononcé .

Elle est limitrophe de l'Italie dont elle est séparée par les Alpes méridionales. Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l'ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite. PACA est baignée au sud par la mer Méditerranée. Provence-Alpes-Côte d'Azur regroupe six départements issus des provinces d'Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie du Vaucluse est issue de l'annexion du comtat Venaissin pendant la période révolutionnaire et la majeure partie des Alpes-Maritimes du rattachement du comté de Nice à la France pendant le Second Empire, en 1860. Le logo du conseil régional rappelle ces quatre régions en reprenant leur ancien blason dans certaines publicités.

Colonisée déjà par les Grecs, la région faisait partie de la province romaine transalpine dénommée Provintia Romana et, postérieurement, Napolitaine, d’où dérive son nom actuel, du latin Provintia.

La région fut successivement habitée par différentes peuplades germaniques comme celles des Ostrogoths, des Burgondes et des Francs. En l'an 879 apr. J.-C., la région fut incorporée au royaume sous le nom de Provence (quelquefois appelée Bourgogne Cisjurane ou Cisjurásica) et ensuite, au Xe siècle, intégrée au royaume d'Arles.

Au commencement du XIIe siècle, elle fut soumise à la juridiction des comtes de Barcelone sous le règne de Pierre II d'Aragon. Postérieurement, elle perdit toute autonomie, restant soumise à la maison d'Anjou qui gouverna de 1245 à 1482 jusqu'au règne de Louis XI de France et fut définitivement annexée en 1483.

1720-1722 : la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les États pontificaux (comtat Venaissin).

Lors de la Révolution française, la Provence est divisée en départements : Bouches-du-Rhône, Var et Basses-Alpes (futur département des Alpes-de-Hautes-Provence). Le 14 septembre 1791, Avignon et le comtat Venaissin sont rattachés à la France. Le territoire est temporairement partagé entre Drôme et Bouches-du-Rhône jusqu'à la création le 12 août 1793 du département de Vaucluse.

Parallèlement, la Provence retrouve le comté de Nice et donne naissance au département des Alpes-Maritimes le 31 janvier 1793 avant que celui-ci ne repasse sous le contrôle piémontais. En 1860, suite à un plébiscite, le rattachement du comté de Nice à la France ramène Nice à la Provence. Quelques territoires alpins du comté restent cependant italiens jusqu´en 1947 où un nouveau référendum entraine leur rattachement à la France, mettant un terme à près de sept siècles de division de la Provence, la frontière passant désormais par la ligne de crête.

La partie senestre du blason rappelle le blason de la Provence historique. C'est celui de la maison de Barcelone. Sur la partie dextre figure, en haut, le dauphin emprunté au département des Hautes-Alpes (lui même emprunté au blason du Dauphiné historique) et en bas, l'aigle emprunté au département des Alpes-Maritimes qui est en fait le blason de la ville de Nice et de l'ancien Comté de Nice.

Les départements de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont: les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes, le Var, et le Vaucluse. Sa géographie se caractérise par la grande diversité et par la nette division de son territoire.

Située en bordure de la mer méditerranée, au sud -est de la France, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur est peuplée de 4,8 millions d’habitants. Son territoire avec une superficie de 31 400 Km2 représente 5,8 % de la superficie nationale.

C'est l'un des territoires les plus beaux et variés de l'Hexagone, plein de contrastes, même dans sa population inégalement répartie : dense sur la côte, rare en montagne.

Elle comprend des zones de haute montagne, constituées par l'extrémité sud-ouest de l'arc alpin, des reliefs côtiers isolant des plaines littorales restreintes, et dans sa partie occidentale des zones de plaine dans la basse vallée du Rhône se terminant par un delta marécageux (la Camargue). Le point culminant de la région se situe à la Barre des Écrins (4102 m) dans les Hautes-Alpes.

La région connait donc à la fois la chaleur et la fraicheur avec deux climats (méditerranéen et montagnard), lesquels avantages sont à peine distants d’une centaine de kilomètres.

Du fait de sa grande variabilité de climat et de végétation, allant des sommets alpins jusqu'aux côtes méditerranéennes, la Provence est la région de France la plus dotée d'espèces animales et végétales. Le climat méditerranéen fait croitre une faune et une flore diversifiées depuis ses territoires plus au nord jusqu'à ceux de l’ouest. Près des littoraux, la végétation est majoritairement composée de pinèdes, maquis, garrigues et chênes verts. La douceur méditerranéenne permet également à la région de se spécialiser dans certaines activités économiques telles que la culture de la vigne et la production de vins (notamment les rosés) ainsi que la culture de la lavande et des oliviers, productions qui ont fait connaitre à travers le monde ses traditions et tout ce qui concerne son tourisme. Plus au nord, on trouve une région avec un climat alpestre et sa taïga de montagne comme végétation avant que celle-ci ne disparaisse à une certaine altitude.

La région comprend 3 parcs nationaux, 4 parcs naturels régionaux et 3 des 10 réserves de biosphère de France.

Provence-Alpes-Côte-d'Azur est une région très urbanisée avec une population de 4,5 millions de citadins (90 % de sa population) qui résident dans ses quatre grandes métropoles, Marseille, Nice, Toulon et Avignon et dans les nombreuses villes moyennes de plus de 20 000 habitants.

Les habitants de Provence-Alpes-Côte-d'Azur ou PACA sont les Provençaux, Alpins et Azuréens, ces appellations sont utilisées par le Conseil régional et ses élus. Le gentilé "Pacaïens" est également utilisé mais est discutable et discutée par ceux qui se nomment plus volontiers Provençaux ou Azuréens voire Dauphinois dans les Hautes-Alpes, Bas-alpins dans les Alpes-de-Haute-Provence (du fait de son ancien nom : Basses-Alpes) la région PACA n'ayant pas à proprement parler une unité historique et/ou culturelle.

La morphogéologie riche qu'offre de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, son ensoleillement et la diversité de ses climats ont permis le développement de cultures riches et variées. Culture maraichère en Camargue, fruits et légume en Vaucluse, vignes ou encore plantes et herbes aromatiques comme la lavande vraie sur les plateaux de Valensole ou des monts de Vaucluse en sont quelques exemples. Celle-ci a du mal a se développer a cause d'un microclimat ne permettant pas une agriculture régulière et intensive.

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur est la première région de France pour l’accueil des touristes français et la seconde pour les touristes étrangers.

L’extrême diversité de la région est un atout très fort car elle permet la pratique de la plupart des formes de tourisme : tourisme balnéaire et nautique (135 ports de plaisance et prés de 60 000 places, environ 90 plans d’eau touristiques), tourisme urbain, villes d’art et d’histoire, tourisme rural, le golf (66 golfs et practices, praticables toute l’année) ou encore les activités liées à la neige (68 stations de sports d’hiver et centres de ski), tourisme vert (parcs), tourisme sportif (cyclisme au Mont Ventoux, etc.), etc.

Le patrimoine naturel est remarquable : 3 parcs nationaux, 4 parcs naturels régionaux, des réserves naturelles, etc. (les Écrins 800 000 visiteurs, le Mercantour 500 000 visiteurs, Port-Cros 500 000 visiteurs, Porquerolles 1 000 000 visiteurs, Gorges du Verdon 1 000 000 visiteurs).

Il en va de même de son patrimoine culturel : 1 800 édifices inscrits ou classés monuments historiques, des festivals en grand nombre dont plusieurs de forte renommée internationale (Aix, Orange, Avignon, Juan-les-Pins, Cannes...).

Pour accueillir les touristes, la région dispose d’une capacité d’hébergement élevée. Les 2,8 millions de lits touristiques représentent 14 % du parc d’hébergement national. Les résidences secondaires (hébergement non commercial) représentent plus de trois lits sur quatre. Le nombre de lits en hébergement commercial est proche de 700 000.

En termes de fréquentation, 34 millions de touristes ont été accueillis en 2006. Cela représente 8 fois la population régionale (4,5 millions d’habitants). Ces touristes ont généré 226 millions de nuitées en 2006.

La consommation touristique est estimée à prés de 10 milliards d’euros. La part du tourisme dans le PIB régional est de 12,2 % (6,6 % au niveau national). Prés de 200 communes de la région perçoivent la taxe de séjour pour un montant total d’environ 20 millions d’euros. Ce montant représente 19 % du montant total de la France (PACA 2e rang derrière Île-de-France).

Les emplois touristiques fluctuent en fonction des périodes de l’année. En moyenne, plus de 105 000 emplois touristiques salariés sont dénombrés (soit 7 % des emplois de la région selon l’INSEE). Les emplois salariés dans les « activités caractéristiques » du tourisme se répartissent dans les secteurs suivants : hôtels de tourisme, autres hébergements (auberges de jeunesse, campings…), restaurants et cafés, agences de voyage et autres (téléphériques, remontées mécaniques, activités thermales). Du tourisme dépendent également de nombreux emplois indirects, par exemple dans les secteurs du BTP, du commerce de détail, des transports, etc.

Chantiers navals : La Seyne-sur-Mer (fermés), la Ciotat, …

Pôles de recherche et activités de haute technologie : Sophia Antipolis, Cadarache.

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur est composée de 963 communes. La plupart d'entre elles sont regroupées en intercommunalité.

La langue propre de la Provence est le provençal, qui fait partie de la langue occitane ou langue d'oc. C'est une langue polynomique dont les variétés parlées en Provence sont : le vivaro-alpin dans les Alpes et le provençal stricto sensu au Sud (composé du maritime, du rhodanien et du niçois). Le niçois, forme archaïque du provençal la plus proche de la langue originelle des troubadours, est souvent revendiqué comme une variété littéraire à part entière. Il a néanmoins subi l'influence du piémontais.

De nombreuses œuvres littéraires évoquent la région dont l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines. On peut noter aussi les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet et qui se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire (20 km à l'est de Nîmes et en face de Tarascon), et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.

De nombreuses autres œuvres s'inspirent ou racontent la Provence, les Alpes du sud ou encore le territoire de l'ancien comté de Nice et dont les auteurs sont Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, René Char, Théodore Aubanel, Clovis Hugues, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard, Pierre Magnan, Jean-Yves Royer, Jean Giono et bien d'autres !

Les frères Lumière, qui possédaient une belle maison à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, y réalisèrent leurs premières œuvres cinématographiques avec celles tournées à leur usine de Lyon : L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, L'Arroseur arrosé et bien d'autres. La première salle de cinéma de l'histoire, L'Éden, se situe à La Ciotat. L'Éden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du cinématographe y eu lieu le 28 septembre 1895. Michel Simon tombera amoureux de cette ville et y achètera une maison devenue propriété de la commune et siège de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces précurseurs du cinéma. Le matériel d'Auguste et Louis Lumière, à l'arrivée de la Première Guerre mondiale, a été sauvegardé dans une maison de Signes (Var). Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisés dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance a été tourné en Cinérama, l'ancêtre du CinemaScope, en 1927 à La Garde (Var). En 1935, sort Toni, réalisé et tourné à Martigues par Jean Renoir, film instigateur du cinéma néoréaliste italien. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol, tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années de l'entre-deux-guerres. Il est resté sept ans à l'affiche à New York. C'est en 1946 qu'Orson Welles, désirant faire la connaissance de Raimu, vient à Toulon, ville natale du célèbre acteur provençal. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira : « C'est dommage car il était le plus grand de nous. » La région, depuis le début du cinéma, possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes, le plus connu mondialement, font que la région est devenue une plaque tournante essentielle du 7e art.

En haut



Alpes cottiennes

Les Alpes cottiennes et le Viso depuis Rochemelon

Les Alpes cottiennes désignent à la fois un sous-ensemble des Alpes (Alpi Cozie) et une ancienne province romaine (Alpes Cottiæ). La traduction française ne permet pas de faire la distinction entre les deux, mais l'on trouve parfois l'appellation d'origine Cozie pour désigner le massif.

Néanmoins, tous deux font référence à une zone géographique à cheval entre deux pays : la France (Savoie, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) et l'Italie (Piémont).

Les Alpes cottiennes sont comprises entre les cols frontaliers du Mont-Cenis et de Larche et se situent entre les Alpes grées au nord et les Alpes maritimes (massif de l'Argentera) au sud. Elles sont drainées principalement par la Dora Riparia, le Pô, la Stura di Demonte, l'Ubaye, la Durance et l'Arc.

Elles sont formées par les massifs du Mont-Cenis, des Cerces, du Queyras et de l'Ubaye / Orrenaye.

Dès lors, l'appellation Alpes cottiennes désigne généralement exclusivement la partie nord du massif côté italien de la frontière.

Le massif du côté italien alterne entre les zones riches en schistes (Mont Viso) et les zones constituées de roches cristallines (massif cristallin interne : Dora Maira). Cette zone constitue la suture entre Europe et Apulie et montre des lambeaux de croûte océanique (ophiolites) plus ou moins métamorphiques (Viso, Bric Bouchet...) témoin de la dynamique d'océanisation passée (océan liguro-piémontais).

Les Alpes Cottiennes sont une ancienne province romaine impériale, créée par Auguste sur le territoire des Segusini. Cette province avait pour capitale Segusio (Suse) et englobait la région comprise entre le Mont-Cenis et le Mont Viso. Marcus Julius Cottius, le roi celto-ligure local, allié de Rome, avait ouvert aux Romains la route de la vallée de Suse. En remerciement de son attitude favorable, il fût nommé préfet par Auguste et continua de régner dans sa capitale. Il dédia à Suse en 8 av. J.-C. un arc de triomphe à Auguste. Cet Arc d'Auguste est un témoignage historique précieux car il indique le nom des 14 tribus qui composaient le royaume de Cottius. Il donna son nom à la province, que l'on nommait auparavant Alpes Julix.

À partir de 64 elle est gouvernée par un procurateur ou un préfet issu de l'ordre équestre. Le nombre de gouverneurs, procurateurs, connus est très faible : seulement six. Cette procuratèle donnait droit à niveau de salaire centenaire (100 000 sesterces par an). On ne connait qu'une exception passagère : celle de C. Iulius Pacatianus qui fut ducénaire dans son gouvernement. Ces 200 000 sesterces d'émoluement correspondaient à une tache spécifique : garder les cols des Alpes au moment de la lutte entre Septime Sévère contre Clodius Albinus pour empêcher ce dernier de passer en Italie. Ce poste de confiance ne pouvait pas être accordé à quelqu'un qui n'aurait pas été un proche de l'empereur.

En 297, cette province disparaît en partie au profit des Alpes-Maritimes.

Cette région d'Italie, à proximité de Turin, est probablement une des plus denses en stations de sports d'hiver du pays.

En haut



Géologie des Alpes

Failles normales conjuguées en Vanoise, accommodant une extension Nord-Sud

Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque, qui s’étendent du Maghreb (par exemple le Haut Atlas marocain) à l’Extrême-Orient (Himalaya). Une partie des ces chaînes de montagnes (les chaînes péri-méditerranéennes) est issue de l’ouverture, puis de la fermeture de bassins océaniques du système téthysien. L’existence de ces orogènes est liée à la convergence des plaques africaine et européenne et à l'interposition de blocs ou de microplaques. Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gênes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et 400 kilomètres. On peut les subdiviser sur des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : les Alpes occidentales, qui forment un arc entre la mer Méditerranée et le Valais, les Alpes centrales, entre le Valais et les Grisons (Suisse orientale), et les Alpes orientales et méridionales, qui s’ensellent dans la plaine de Pannonie à l’ouest des Carpates.

L’arc des Alpes occidentales est classiquement subdivisé en deux parties, séparées par le chevauchement pennique crustal : la zone externe et les zones internes. Ce chevauchement majeur juxtapose des unités paléogéographiques distinctes, ayant eu des histoires tectoniques et métamorphiques différentes : globalement, les unités de la zone externe correspondent aux parties proximales de la marge européenne, qui ont été peu raccourcies et peu métamorphisées lors de l’histoire alpine, alors que les unités internes correspondent aux parties plus distales et au plancher océanique, qui ont subi un métamorphisme et un raccourcissement plus fort. Les déformations dans les Alpes (observables grâce aux séismes et à la géodésie) sont actuellement faibles à très faibles. Cependant, des taux de soulèvement de l'ordre de 1 mm/an sont observables en Suisse; des données comparables ne sont pas disponibles en France ou en Italie, mais il est probable que les vitesses verticales soient comparables. L'origine d'un tel soulèvement reste aujourd'hui largement débattu, le raccourcissement dans les Alpes occidentales étant faible à nul.

La chaîne Hercynienne se forme du Carbonifère au Permien et disparaît à la fin du Paléozoïque par un amincissement crustal tectonique caractérisé par de grandes failles (normales et décrochantes), des bassins sédimentaires et des intrusions granitiques. Ces structures sont recouvertes par les sédiments triasiques. La direction Nord-Est-Sud-Ouest, actuellement très bien exprimée dans les Alpes par la foliation métamorphique et les failles d'âge hercynien (dans les massifs cristallins externes du mont Blanc et de Belledonne en particulier) est l’une des directions hercyniennes principales. Ces directions constituent un prédécoupage du continent pangéen qui a permis de localiser les déformations lors de l’extension jurassique et de la compression alpine.

Ainsi, le rifting (Jurassique inférieur) qui abouti au Jurassique moyen à l’ouverture de la Téthys alpine (océan liguro-piémontais) réutilise ces directions. Une autre ouverture océanique, au Crétacé reprend les sédiments post-rift et conduit plus au Nord à la formation de l’océan Valaisan. Ce bassin océanique étroit délimite le micro-continent briançonnais, également intégré au prisme alpin. Ces ouvertures océaniques font partie d’un contexte global d’extension qui voit l’éclatement de la Pangée et la formation de l’océan Atlantique au cours du Jurassique moyen. Elles s’expriment par un rifting créant des bassins en demi-graben de dimension décakilométrique séparés par de grandes failles normales crustales, puis la création de marges passives subsidentes. Les séries sédimentaires des marges continentales sont issues de blocs de socle basculés et de sédiments déposés sur ces blocs. Les séries sédimentaires océaniques, quant à elles, sont issues du plancher océanique (roches basiques et ultrabasiques) et des sédiments sus-jacents.

Au cours de l’orogénèse alpine, ces différentes unités paléogéographiques vont constituer la base des zonations métamorphiques et tectoniques. À une échelle locale, des distinctions importantes sont à faire, et des unités juxtaposées peuvent avoir eu des histoires métamorphiques différentes.

Au Crétacé supérieur, l’ouverture de l’Atlantique Nord provoque l’arrêt de l’ouverture de la Thétys alpine, le rapprochement entre l'Afrique et l’Europe et l'initiation d'une subduction à vergence Sud-Ouest. La marge européenne subducte sous la micro-plaque adriatique. Cette micro-plaque, en relation avec la plaque africaine, a joué un rôle déterminant dans l’histoire alpine. La subduction (crétacé à éocène) transporte à grande profondeur certaines parties de la marge européenne (nappes Lépontines, ou nappes Penniques Inférieures), du micro-continent Briançonnais (mont Rose, Grand Paradis et Dora Maira) et les planchers océaniques Ligure (Schistes lustrés) et Valaisan (Flyschs métamorphiques). Le métamorphisme éoalpin, de haute pression indique des profondeurs d’enfouissement de 50 à 100 km suivant les unités affectées. Certaines parties du plancher océanique ne sont pas subductées, et on observe dans les Alpes une suture, caractérisée par des roches basiques, d’affinité océanique, obductées et intégrée au prisme pennique (ophiolites du mont Chenaillet).

La subduction est suivie dès l’Oligocène par une collision continentale s.s. entre les marges européenne et apulienne (« africaine »). Cette collision provoque de grands charriages, des plis, des chevauchements, des schistosités, et, d’une manière générale, une importante déformation ductile compressive à vergence pro- (vers le Nord et l’Ouest) puis rétro- (vers le Sud et l’Est). Cette déformation ductile est complexe et polyphasée. La juxtaposition des unités Austro-Alpines (klippe de la Dent-Blanche), penniques (zones internes métamorphiques) et externe (marge européenne peu métamorphique) est directement issue des stades précoces de cette collision. Au Miocène, la déformation s’exprime principalement en domaine plus cassant, avec des chevauchements qui se propagent des domaines internes vers les domaines plus externes (vers le Nord et l’Ouest) et qui affectent principalement la marge européenne. Les nappes de couverture (nappes dauphinoises / helvétiques) mises en place au cours de l’Oligocène sont déformées par le soulèvement des massifs cristallins externes. Les massifs subalpins plus externes (Dauphinois) continuent à se déformer pendant le Miocène, en avant des massifs cristallins externes qui se soulèvent. La formation, au Miocène supérieur des chaînes d’avant-pays (« fold and thrust belt ») du Jura et de la nappe de Digne signe les derniers épisodes compressifs de l’orogène alpin.

Au cours de cette longue histoire compressive, un important bassin d’avant-pays (le bassin molassique) subside par flexure, en avant de la chaîne alpine de l’Oligocène au Miocène moyen. Les sédiments qui s’y déposent sont progressivement déformés et intégrés aux structures alpines. Le transfert de la déformation en avant du bassin molassique, au front du Jura, provoque le soulèvement de celui-ci et l’arrêt de la sédimentation de molasse. L’histoire alpine est également marquée par une importante déformation décrochante qui affecte toutes les unités tectoniques. Le rôle de ces mouvements décrochants liés à des rotations est considéré comme majeur par certains auteurs. L’origine géodynamique de ces décrochements reste discutée, mais ils sont pour une grande partie liés aux mouvements et à la rotation anti-horaire de la micro-plaque apulienne.

L’histoire la plus récente des Alpes occidentales internes s’exprime par une déformation principalement extensive et décrochante, alors que l’évolution précoce se caractérisait dans des déformations principalement compressives. Des déformations extensives des zones internes sont décrites dès l’Oligocène, en condition ductile. Des déformations extensives cassantes ont été observées dans l'ensemble des zones internes, et reflètent un mécanisme prépondérant dans la partie interne de l’arc alpin occidental; elle se place nécessairement pendant le Néogène, pendant que les zones externes sont soumises à un régime compressif. La déformation active, caractérisée par la sismotectonique, est principalement extensive dans les zones internes, alors que le régime tectonique de la zone externe est décrochant et compressif. La comparaison avec d’autres orogenèses (Himalaya, Andes, Apennins, Basin and Range, chaîne hercynienne…) montre que l'évolution tardive d'une chaîne de montagne passe par des processus extensifs. Les origines géodynamiques de ces processus extensifs sont nombreuses, et dépendent de l'équilibre entre les forces internes (forces de volumes) et externes à la chaîne (forces aux limites).

En haut



Source : Wikipedia