Allergie alimentaire

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Posté par seb 27/04/2009 @ 06:07

Tags : allergie alimentaire, nutrition, santé

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Allergie alimentaire

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L'allergie alimentaire est une allergie consécutive à l'ingestion de molécules alimentaires habituellement inoffensives.

L’allergie alimentaire ou hypersensibilité aux aliments se réfère aux réactions impliquant des mécanismes immunologiques. Elle doit se différentier des manifestations dues à des causes autres, toxiques ou infectieuses.

Dans la plupart des cas, une réaction dite « secondaire » à l’absorption d’un aliment n’est pas conséquente à une allergie alimentaire mais résulte le plus souvent d’une intoxication alimentaire, d’une aversion pour un aliment ou d’une intolérance à un ou plusieurs ingrédients.

L’allergie alimentaire est considérée comme une forme spécifique d’intolérance alimentaire. Celle-ci se manifeste par une activation du système immunitaire (absorption d’une protéine dans l’aliment incriminé – appelée allergène – qui provoque une réaction en chaîne dans le système immunitaire), aboutissant à la libération d’anticorps. Les anticorps libérés entraînent à leur tour la libération d’autres molécules, responsables des symptômes sous forme de manifestions immédiates (comme des problèmes respiratoires) ou des manifestions retardées (réactions cutanées par exemple).

L’intolérance alimentaire concerne les réactions pharmacologiques, métaboliques et toxiques où le système immunitaire ne joue aucun rôle.

La plupart des individus mangent une grande variété d’aliments sans encourir le moindre risque. Pour un petit pourcentage de la population, cependant, des aliments ou des composants spécifiques peuvent provoquer des réactions secondaires allant d’une légère rougeur à une sévère réponse allergique.

Ces réactions alimentaires secondaires peuvent être dues à une allergie ou une intolérance alimentaire. Une personne sur trois s’estime allergique à certains aliments mais la réalité de cette allergie n'est très souvent pas prouvée. Chez les enfants, la fréquence de l’allergie est plus fréquente : elle atteint près de 8% chez l'enfant de moins de 3 ans alors qu'elle ne dépasse pas % chez l'adulte.

La nature des aliments impliqués dans l’allergie alimentaire varie selon les habitudes alimentaires des pays mais surtout, transcendant celles-ci, selon l’âge. Si 50 % des allergies alimentaires sont d’origine végétale et 50 % d’origine animale, chez l’enfant ce sont surtout les allergènes animaux qui sont impliqués, remplacés progressivement par les allergènes végétaux. L'allergie peut parfois être induite par l'emballage ou un traitement (ex: pesticide) et non l'aliment lui-même.

Chez le nouveau-né et le nourrisson, l'allergie aux protéines de lait de vache est la plus courante. Elles peuvent déclencher des réactions d'allergie de façon précoce, voire très précoce, dès les premières heures de la vie. Les symptômes apparaissent dans 10 % des cas dans les deux heures suivant l'ingestion du premier biberon, dans 30 % des cas dans les premières vingt-quatre heures et dans 75 % à 100 % des cas avant l'âge de 3 mois.

Il existe d’autres aliments présentant des risques de réactions allergiques. Ainsi, les fruits, les légumes secs (soja, haricots), œufs, crustacés (crabe, crevettes, langouste, homard), poisson, légumes, graines de sésame, graines de tournesol, graines de moutarde et graines de pavot peuvent être la cause d’une réaction allergique d’ordre alimentaire.

La deuxième cause chez l'enfant (après les protèines de lait de vache) sont les œufs.

L’allergénicité de certains de ces allergènes est détruite au cours du processus industriel (chauffage, raffinage des huiles, traitement haute pression, fermentation et traitement enzymatiques diminue les risques d’allergénicité). La zone de risque la plus forte réside donc dans la présence de résidus d’allergènes dans les aliments préparés « Maison ». Une vigilance toute particulière quant aux aliments bruts utilisés reste la meilleure parade à l’allergie alimentaire identifiée.

L'allergie alimentaire peut disparaître avec les années, celle de l'œuf, par exemple, s'amendant dans près de trois quart des cas après l'âge de sept ans.

L'allergie à plusieurs éléments est fréquente, pouvant rendre particulièrement complexe la prise en charge.

Une atopie familiale (eczéma, urticaire, asthme, rhinite allergique) est retrouvée avec une fréquence atteignant 70 % des enfants allergiques aux protéines de lait de vache. La diversification alimentaire précoce semble augmenter le risque de dermatite atopique, affection cutanée dont l'une des manifestations est l'eczéma.

Globalement le risque de manifestations allergiques s'accroît en fonction du nombre de parents atteints. L'atopie est plus fréquente chez les garçons que chez les filles.

L'APLV (Allergie à la Protéine de Lait de Vache) domine le tableau de l'allergie aux aliments pendant les premiers mois de la vie.

Le tableau aigu est facile à reconnaître. Il se manifeste par un vomissement survenant dans les heures suivant la prise du biberon. Il peut s'associer à une émission de selles liquides et se compléter par les symptômes d'un état de choc avec chute de la pression artérielle, simple pâleur avec cyanose (asepct bleuté) péribuccale ou hypotonie avec troubles de la conscience. Les symptômes disparaissent en quelques heures. Un autre biberon déclenche les mêmes troubles.

La forme digestive chronique associe un syndrome de malabsorption avec stéatorrhée (diarrhée graisseuse) qui se constitue en quelques semaines après l'introduction du lait de vache. Elle entraîne une cassure de la courbe de poids, une anorexie (pert de l'appétit), un météorisme abdominal (glonflement du ventre) contrastant avec une dénutrition visible au niveau des membres.

Ces manifestations, qui peuvent s'associer ou se succéder, mettent en œuvre des mécanismes différents qui peuvent donc coexister chez une même personne. Elles peuvent être de type respiratoire avec un nez qui coule (congestion nasale), des éternuements, une toux, pouvant aller jusqu'à une crise d'asthme. Les manifestations cutanées peuvent comporter un gonflement des lèvres, de la bouche, de la langue, du visage et/ou de la gorge (angioedème), un urticaire, des éruptions ou rougeurs pouvant provoquer des démangeaisons, un eczéma. Les manistestions digestives comprennent des crampes abdominales, une diarrhée, des nausées avec parfois des vomissement un ballonnement de l'abdomen.

Dans les formes graves, l'allergie allimentaire peut se manifester par un choc anaphylactique (choc sévère généralisé).

L'allergie alimentaire est chez l'enfant une entité plus fréquente que chez l'adulte. La difficulté de son diagnostic est liée, chez le nourrisson, lorsque l'allergène est unique, au caractère protéiforme de ses manifestations cliniques et, chez l'enfant plus grand, à la multiplicité des allergènes possibles et au caractère pluri-factoriel des affections dans la genèse desquelles intervient l'allergie alimentaire.

Des méthodes scientifiques sont en mesure de diagnostiquer les intolérances et allergies alimentaires.

Passée la première étape de consultation médicale, visant à vérifier que les symptômes sont bien relatifs à une intolérance d’ordre alimentaire, une visite chez un allergologue ou un diététicien devient nécessaire.

L’examen commence avec le détail de l’histoire familiale. Une évaluation de la fréquence des symptômes et une première recherche des aliments à risque seront réalisées par le biais d’un questionnaire sur les habitudes alimentaires du patient. L’examen physique sera également entrepris selon plusieurs méthodes : les tests cutanés, les régimes d’exclusion, le test RAST, les tests de provocation en double aveugle (avec placebo). Le dosage des immunoglobulines E spécifique à l'allergène peut être également fait mais le niveau n'est pas toujours corrélé à l'allergie.

Bien que leur fiabilité soit contestée, ces tests sont particulièrement adaptés pour vérifier l’intolérance à certains aliments suspects.

Ils consistent à placer sur la peau, qui est ensuite griffée, un extrait d’un aliment spécifique pour observer les réactions de démangeaisons et de gonflements.

Beaucoup d'allergologue préfèrent utiliser des extraits d'aliments frais : ceci est valable pour l'œuf, le lait de vache, la moutarde, les poissons. Deux méthodologies existent : « Prick classique » où l'on dépose une goutte d'extrait sur la peau puis on pique a travers, ou « prick to prick » où l'on pique l'aliment puis on pique la peau.

Depuis quelques années, un test particulièrement fiable de l'allergie aux protéines de lait de vache est utilisé dans les services hospitaliers spécialisés. Cependant, l'absence de standardisation de ce test et sa difficulté technique de préparation réservent son usage aux médecins spécialistes.

Une petite quantité d'allergène est mise au contact de la peau et maintenue, fixée par un produit adhésif pendant 48 h. La lecture se fait 48 h et 72 h après la pose. Le test est positif lorsque la peau apparaît rouge et légèrement inflammatoire au niveau du patch. La lecture se fait par comparaison avec un patch témoin (ne contenant aucun produit allergène).

Bien connu dans l'allergie de contact, le patch-test est d'utilisation beaucoup plus récente dans le domaine de l'allergie alimentaire. Il a été mis au point pour l'exploration des allergies de type retardé ou semi-retardé. Il permet de recréer sur la peau une réaction observée au niveau d'un organe situé à distance comme le tube digestif.

Il est maintenant démontré que cette technique reste parfaitement fiable quel que soit l’âge de l’enfant.

Ils consistent à supprimer un ou plusieurs aliments suspects de l’alimentation du patient pendant 2 semaines avant une nouvelle exposition. Si les symptômes disparaissent, une réintroduction des aliments écartés sera faite progressivement pour déterminer celui qui est à l’origine des réactions. Une fois l’aliment identifié, le patient reprendra son alimentation normale en excluant l’aliment à risque.

Pour réaliser ce test, le médecin procédera au « mixage » d’extraits d’aliments avec le sang du patient dans une éprouvette. La production d’anti-corps, consécutive à une réaction allergique, sera alors repérée et l’aliment exclu du régime alimentaire du patient. Pour avoir recours à ce test, il faut que l’aliment à risque ait été identifié dans un premier temps, le test venant confirmer l’intolérance alimentaire. En effet, le test RAST ne peut être considéré comme une exploration exhaustive de l’ensemble des aliments consommés par le patient.

Dans ce test, un allergène suspect (i.e. lait, poisson, soja) est placé dans un comprimé ou caché dans un aliment et donné au patient dans des conditions cliniques strictes. Ce type de test permet à l’allergologue d’identifier les aliments et les composés causant les effets secondaires.

Le régime d'éviction alimentaire, avant d'être le traitement quasi-exclusif de l'allergie alimentaire, en est avant tout le principal test diagnostic.

L'éviction peut être difficile, l'allergène pouvant être présent à l'état de traces dans des préparations culinaires industrielles. Elle oblige ainsi à une lecture attentive des étiquettes de composition.

L'effet de la suppression de l'allergène est instantané sur les manifestations immédiates (éruption urticarienne, vomissements). Pour les manifestations retardées, l'efficacité du régime d'exclusion est moins rapidement évidente. La disparition des signes digestifs tels que la diarrhée ou le ballonnement abdominal peut prendre plusieurs jours, voire deux à trois semaines, au bout desquels apparait un rattrapage pondéral puis statural.

La lenteur de cette guérison clinique peut parfois à tort remettre en cause le diagnostic d'allergie aux protéines de lait de vache. Elle doit faire évoquer une relativement fréquente allergie aux hydrolysats de protéines, imposant de recourir à une formule de substitution à base d'acides aminés.

L'éviction alimentaire doit compléter, dans certains cas, d'autres précautions. Ainsi une allergie aux œufs contre-indique un certain nombre de vaccinations dans lesquels peuvent exister des traces d'allergènes, le virus du vaccin étant très souvent cultivé dans des œufs. De même, une allergie aux arachides doit rendre méfiant vis-à-vis de certaines crèmes pour la peau susceptible d'en contenir.

Le traitement préventif (éviction de l'allergène) reste capital. L’identification du ou des aliments responsables par les moyens appropriés puis leur éviction sont essentielles, tout en sachant que les facteurs de risque suivants doivent être pris en compte : antécédents de réaction anaphylactique, d’asthme instable ou difficilement contrôlé ; allergie avérée à l’arachide, aux noix/noisettes, aux poissons, aux crustacés.

Dans ces conditions, l’information appropriée : « risque d’anaphylaxie d’origine alimentaire », doit figurer sur une carte détenue par enfant/parents. Un projet d’accueil individualisé sera préparé pour les enfants d’âge scolaire, permettant le suivi du régime alimentaire approprié, l’observance du traitement médicamenteux de fond et la mise en oeuvre des mesures d’urgence. La prescription de la trousse d’urgence et des modalités d’utilisation fait partie intégrante de la rédaction de ce projet d’accueil.

Naturellement, l'allaitement maternel permet d'éviter l'allergie aux protéines de lait de vache, du moins jusqu'à la diversification alimentaire.

Les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé tendent à retarder cette diversification, en prétextant d'une possible immaturité du système immunitaire du nourrisson, cause possible des allergies futures. Il n'existe pas de preuve formelle comme quoi cela diminue les problèmes allergiques lors de l'enfance. Au contraire, des modèles animaux tendent à démontrer qu'une exposition précoce aux allergènes alimentaires pourrait induire une tolérance et diminuer ainsi le risque de développer une allergie durant l'enfance. Cela semble confirmé par certaines études observationnelles. La question n'est donc pas, pour l'instant, tranchée.

Un traitement désensibilisant peut être dans certains cas proposés mais il doit être institué en milieu spécialisé car non exempt de risques.

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Allergie au latex

L’Allergie au latex est une entité médicale qui désigne l’ensemble des réactions allergiques provoquées par le caoutchouc naturel, ou latex.

Les examens réalisés pour explorer l'allergie de type 1 au latex ou au caoutchouc naturel sont des dosages sanguins, destinés à identifier les protéines de type IgE capables de déclencher des réactions allergiques. Alors que le test de routine pour rechercher les allergènes est le prick test, il n'existe aucun réactif disponible actuellement aux Etats-Unis pour réaliser un test cutané destiné à la recherche de l’allergie au latex ou caoutchouc naturel. Ces réactifs pour tests cutanés sont utilisés dans d’autres pays. Certaines personnes allergiques au latex sont également allergiques à des vêtements, des chaussures ou autres objets contenant du latex - par exemple les [élastiques, les gants en caoutchouc, les préservatifs, les tétines de biberons, les ballons de baudruche, les voitures et les vêtements contenant des élastiques à base de caoutchouc naturel. Les élastiques synthétiques tels que le néoprène ou l’élasthanne ne contiennent pas de protéines capables de déclencher des réactions de type 1. L’allergie de type 1 au latex ou au caoutchouc naturel est provoquée par les immunoglobulines de type IgE qui sont les médiatrices des réactions contre les protéines présentes dans un arbre dénommé Hevea brasiliensis, une des espèces de l’arbre à caoutchouc. Les produits en latex synthétiques ne contiennent pas de protéines d'Hevea brasiliensis et ne provoquent donc pas ce type de réaction.

Les réactions de type 4 sont provoquées par les produits chimiques utilisés dans le processus de fabrication du caoutchouc. Des patch tests doivent être effectués pour déterminer quel est le produit chimique qui déclenche la réaction. Une fois identifié le produit chimique responsable, il devient possible à la personne de choisir des produits qui n’ont pas été traités avec la substance chimique en cause. Le caoutchouc naturel et le caoutchouc synthétique peuvent tous les deux provoquer des réactions de type 4.

Les estimations de l’incidence de la sensibilisation au latex dans la population générale varient de 0,8% à 6,5%, sachant que, parmi eux, tous ne développeront pas une réaction allergique notable.

Certaines personnes qui ont une allergie au latex peuvent également présenter une réaction allergique à un certain nombre de produits végétaux, généralement des fruits. Ce fait est connu sous le nom de syndrome latex-fruits. Les fruits (et les graines) impliquées dans ce syndrome sont notamment, la banane, l’ananas, l’avocat, la châtaigne, le kiwi, la mangue, les fruits de la passion , les fraises et le soja. Certains de ces fruits, mais pas tous, contiennent du latex. La Asthma and Allergy Foundation of America estime que près de 6 pour cent de la population des Etats-Unis présentent une allergie alimentaire et jusqu'à 4 pour cent une allergie au latex. Des réactions peu également survenir lorsqu’on touche des produits alimentaires contenant du latex dans les cas les plus graves. Il existe quelques cas connus d'allergies au latex provoqués par des organismes génétiquement modifiés tels que les tomates contenant des protéines de latex.

Certaines personnes qui sont allergiques au latex ont présenté des réactions allergiques à des aliments qui ont été traités ou préparés par des personnes portant des gants en latex.

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Eczéma nummulaire

Cette pathologie est récurrente et chronique, et peut apparaître à n'importe quel âge, bien qu'elle soit plus courante chez l'adulte d'âge moyen et avancé (jusqu'à la soixantaine). L'eczéma nummulaire ne semble pas être dû à un facteur génétique (bien que le gène de la filaggrine soit parfois mis en cause comme facteur secondaire ou aggravant) ou à une allergie alimentaire et n'est pas contagieux.

Les lésions sont disséminées sur n'importe quelle partie du corps mais touchent plus souvent les jambes et les fesses. La peau sèche favorisant leur apparition, l'hiver constitue la saison de survenue la plus souvent observée. On constate d'abord des éruption cutanées ayant l'aspect de plaques prurigineuses surélevées. On retrouve des vésicules qui se mettent à suinter puis développent des croûtes.

D'autres formes de dermatites peuvent survenir. Cette maladie étant chronique, des phases de poussée et de rémission se succèdent.

Bien que sa cause réelle soit mal connue, l'eczéma nummulaire peut être aggravé par le stress et la caféïne qui déshydratent la peau.

Bien qu'il n'existe pas de traitement miracle, une des clés du soin et de la prévention consiste à garder la peau hydratée. Les lotions, crèmes, and autres peuvent aider à prévenir la crise d'eczéma. Si celle-ci survient malgré tout, les soins appliqués comportent d'ordinaire des corticoïdes. Des antihistaminiques oraux peuvent aussi parfois aider ainsi que, rarement et seulement pour les cas les plus sévères, des UVs.

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Histamine

Histamine

L’histamine est un médiateur chimique synthétisé par les granulocytes basophiles (cellules appartenant à une variété de globules blancs).

L'histamine est stockée dans les cellules et libérée dans des circonstances telles que les réactions d'hypersensibilité.

L'histamine provoque une sécrétion de suc gastrique et d'acide chlorhydrique, un relâchement des petites artères, une contraction des bronches et des muscles de l'intestin, une accélération de la fréquence cardiaque (tachycardie), un relâchement des contractions de l'utérus.

L'histamine entraîne une vasodilatation et une bronchoconstriction. Dans l'estomac, elle stimule la sécrétion d'acide chlorhydrique. D'un point de vue chimique, l'histamine est la 2-(4-imidazolyl)éthylamine et a pour formule C5H9N3. L'histamine est synthétisée par décarboxylation de l'histidine (un acide aminé). Cette réaction est catalysée par l'enzyme L-histidine décarboxylase. C'est une amine hydrophile vasoactive (d'où le nom). Certaines formes d'intoxications alimentaires sont dues à la conversion de l'histidine en histamine dans des denrées alimentaires décomposées, comme du poisson, par l'action de décarboxylases microbiennes.

L'histamine joue un rôle important dans les mécanismes de l'intolérance alimentaire, de l'allergie (elle est responsable de manifestations allergiques telles que les vasodilatations et les œdèmes), de l'anaphylaxie, de l'urticaire, des inflammations et augmente pendant la réaction allergique. Les antihistaminiques sont des médicaments qui inhibent les récepteurs histaminiques H1 (manifestations allergiques) et H2 (estomac). Il existe en effet plusieurs sous-types de récepteurs histaminergiques (H1, H2, H3, H4). En bloquant les récepteurs de l'histamine, les antihistaminiques empêchent l'histamine d'agir.

L'histamine est aussi un neurotransmetteur synthétisé et libéré par les neurones appelés à juste titre « neurones histaminergiques ». On trouve le corps cellulaire de tels neurones dans une zone bien précise du système nerveux central : l'hypothalamus et plus précisément l'hypothalamus postérieur. Ces neurones histaminergiques projettent largement dans tout le cerveau et y libèrent de l'histamine, ce qui permet, entre autre, d'obtenir un état d'éveil satisfaisant (l'histamine n'est pas indispensable à l'éveil mais y contribue fortement). En effet, un déficit dans ce système histaminergique est probablement responsable de l'hypersomnie rencontrée dans la narcolepsie (maladie dans laquelle l'individu s'endort subitement). Le rôle de l'histamine dans l'éveil explique aussi pourquoi les antihistaminiques utilisés contre l'allergie ont pour effet secondaire la somnolence : ils bloquent l’action de l’histamine. Mais les nouvelles générations d'anti-histaminiques ne passent pratiquement pas la barrière hémato-encéphalique et ne devrait plus provoquer de sédation.

On sait aujourd'hui que, dans le cerveau, un autre type cellulaire est capable de synthétiser l'histamine, il s'agit des cellules microgliales. Ces cellules appartiennent à la famille des monocytes/macrophages.

Le système histmaminergique cérébral module le rythme de veille/sommeil, mais aussi la prise alimentaire et/ou prise de poids, ainsi que l'attention et la vigilance. L'action de l'histamine se fait par 4 récepteurs: récepteur histaminergique H1, H2, H3 et H4.

L’intoxication histaminique, ou syndrome de pseudo-allergie alimentaire , provient de la consommation d’aliments renfermant de fortes quantités d’histamine.

Les principaux symptômes observés sont liés à l’effet vasodilatateur de l’histamine. Les symptômes les plus souvent rencontrés sont : rougeur facio-cervicale, éruption cutanée, œdème du visage, bouffées de chaleur, sensation de brûlure dans la gorge, démangeaisons, picotements de la peau. Ces symptômes cutanés sont assez spécifiques de l’intoxication histaminique, ils sont généralement accompagnés de signes généraux à type de céphalées, palpitations cardiaques, étourdissements. Enfin des symptômes secondaires, de nature gastro-intestinale, peuvent apparaître : nausées, maux d’estomac, vomissements, diarrhée.

En général, les symptômes apparaissent rapidement, entre quelques minutes et quelques heures, puis disparaissent spontanément en quelques heures. Exceptionnellement, ils peuvent durer plusieurs jours dans les cas les plus graves. Cliniquement, cette intoxication mime une allergie alimentaire vraie avec pour conséquence une sous estimation de son incidence.

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Allergie

MEB de divers échantillons de pollen. Le Pollen est de plus en plus présent dans l'air, devenant allergène commun[1]

Le terme allergie a été proposé en 1906 par un médecin pédiatre autrichien, le baron Clemens Peter von Pirquet, né le 12 mai 1874 et mort le 28 février 1929. Le mot vient du grec allos, « autre », et il implique une modification du comportement normal. Il désigne une altération de la réactivité immunitaire de l'hôte face à une substance étrangère : (l'allergène) qui est habituellement bien tolérée par la plupart de la population. Toutefois, au contact de cet « antigène », il arrive que le système immunitaire d'un organisme déclenche une réaction inadaptée, excessive et pathologique : l'allergie appelée également hypersensibilité.

La prédisposition familiale, appelée aussi terrain « atopique » est un facteur aggravant.

La branche de la médecine qui étudie les allergies est l'allergologie. Les médecins spécialistes de cette maladie sont les allergologues.

Fonctionnellement, lorsque l'organisme produit une réaction allergique, il libère une substance, l'histamine, responsable majeure des symptômes. L'action de l'histamine peut-être bloquée par des médicaments spécifiques appelés « antihistaminiques ».

L'allergie alimentaire touche environ 3 % de la population, 8 % pour les enfants. les principaux allergènes alimentaires sont l'œuf, l'arachide, les rosacées (prune, pomme, cerise, pêche…), les ombellifères (persil, carotte, céleri, fenouil…), les fruits à latex (kiwi, avocat, banane…) les fruits de mer (huîtres), crustacés et les poissons. Il existe également des allergies au café et à certains additifs alimentaires. Il est souvent difficile, notamment chez les nourrissons, de distinguer les allergies aux protéines du lait de vache et les intolérances au lactose contenu dans ce lait. Car, en abrasant la muqueuse de l'intestin grêle, l'intolérance au lactose permet un contact intempestitif entre les protéines du lait et le système immunitaire, cf. infra. Et, en abrasant la muqueuse de l'intestin grêle, la réaction d'allergie aux protéines du lait détruit de nombreuses enzymes dont la lactase et favorise, ainsi, l'intolérance au lactose.

L'allergie devient un véritable phénomène de société. En 1980, 10 % de la population en souffrait, en 1999 plus de 30 %, et certains chiffres circulent faisant état de 50 % de malades d'ici 10 ans dans les pays industrialisés de l'hémisphère Nord. Une compréhension profonde de ses causes suppose une bonne connaissance du système immunitaire. Les immunoglobulines sont des glycoprotéines riches en ponts disulfures dont tout porte à penser qu'elles dérivent des protéines responsables de l'adhérence cellulaire. Qu'elles soient portées par les globules blancs ou qu'elles soient dissoutes dans les liquides de l'organisme, ces immunoglobulines reconnaissent avec une extrême précision la structure tridimentionnelle des atomes des substances avec lesquelles elles se lient. Par exemple, certaines de ces immunoglobulines, les IGE, sont sécrétées par des globules blancs dans les mucus de l'appareil respiratoire, du système digestif, de l'arbre urinaire... Quand des substances, habituellement présentes dans ces mucus, atteignent d'autres territoires de l'organisme, le système immunitaire devrait les reconnaître comme du non-moi et ses globules blancs devraient synthétiser des immunoglobulines M et G capables de s'y fixer et de provoquer leur destruction. En l'absence de ces immunoglobulines M et G, ces allergènes sont reconnus par les IGE qui se fixent aux mastocytes et déclenchent une réaction allergique en libérant de l'histamine et d'autres molécules qui engendrent un œdème local qui limite la propagation de ces molécules étrangères. L'accumulation de ces mastocytes et l'augmentation de la synthèse des IGE accentuent donc l'allergie. Une prise en charge globale de l'allergie ne saurait néanmoins se limiter à ses composantes immunitaires. Ainsi, l'allergie ORL peut provoquer une toux ou des éternuements qui favorisent les remontées de l'acidité de l'estomac jusque dans les bronches, et dans la spère ORL. L'abrasion des muqueuses provoquée par ces reflux favorise la diffusion des allergènes dans les muqueuses et dans les tissus qui les soutiennent. Les globules blancs qui y demeurent accentuent alors la réaction allergique dont le traitement peut, donc, passer par celui des reflux de l'estomac. Un phénomène similaire, cf. supra, favorise l'allergie aux protéines du lait, et une digestion incomplète de certains aliments laisse subsister, dans l'intestin grêle, des molécules qui y provoquent une allergie car elles ne devraient pas y être...

Des faisceaux concordants d'indices laissent penser que synergies, allergies croisées et potentialisations semblent possibles, et notamment liées à la pollution urbaine et industrielle, voire à l'usage de parfums, cosmétique, pesticides dans l'air intérieurs, etc : Les nano- ou micro-particules, notamment celles du diesel/mazout, émises par des carburants sales et une mauvaise combustion et des fumées non filtrés, auraient une incidence sur l'allergénicité de nombreux pollens. mais d'autres études (japonaises) infirment ce point.

L'augmentation des taux d'UV, l'air urbain pollué (acide, déshydratant et oxydant) contribuent à éroder la cuticule des pollens dont certains semblent alors devenir plus allergènes, d'autant que les pollinisateurs (dont abeilles) peu présents en ville emportent moins de pollens qu'ils ne le feraient dans la nature à nombre équivalent de fleurs.

Le diagnostic par l'allergologue est la première des mesures à prendre. Ce sont généralement des tests indolores sur le bras ou dans le dos, basé sur la mise en contact avec le corps de substances supposées allergisantes pour l'individu. Après quelques minutes, la réaction immunitaire fait apparaître une marque. Plus cette marque est importante par rapport au témoin (de l'histamine), plus l'allergie à la substance est importante.

Le korat est l'un des rares chats qui ne possèdent pas de sous poils, ces petits poils duveteux qui se cachent en général sous les poils plus longs. Cette particularité lui permet d'être très bien toléré par les personnes allergiques. Les observations effectuées par des particuliers ont permis de constater que les individus habituellement allergiques aux chats souffraient moins avec des korats.

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Intolérance au gluten

L'intolérance au gluten est une intoxication alimentaire souvent associé à la maladie cœliaque et provoqué spécifiquement par les aliments contenant du gluten.

Pour les personnes atteintes d'intolérance au gluten, ça présence dans les aliments provoque une réaction du système immunitaire. Si cette réaction utilise une boucle de mise en mémoire qui aboutis à la libération d'anticorps on parle préférentiellement d'allergie alimentaire qui est une forme spécifique d'intolérance plus rare dans le cas du gluten. On parle donc d'intolérance au gluten, pour signifier que l'ingestion de gluten entraine une réponse immunitaire non spécifique a savoir une réaction inflammatoire et une action localisé des globules blancs phagocytaires.

Cette intolérance est volontiers assimilé à la maladie cœliaque qui est un effet secondaire de l'intolérance à la gliadine une des protéines du gluten. Les personnes atteintes de cœliaquie sont dont par définition bel et bien intolérante au gluten. Par contre les symptômes de l'intolérance au gluten peuvent exister sans que l'on puisse affirmer qu'il s'agit d'une maladies cœliaque, dans ce cas on parle uniquement d'intolérance au gluten. Mais si scientifiquement les définitions sont bien distinctes, médicalement la reconnaissance de cette distinction est souvent évitée pour ne pas ouvrir les portes aux abus d'un potentiel effet mode des régimes sans gluten ni laitage.

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Oiseau

Structure du squelette d'une aile d'oiseau

Un oiseau (ou classe des Aves) est un animal tétrapode appartenant à l'embranchement des vertébrés. S'il existe près de 10 000 espèces d'oiseaux, très différentes tant par leur écologie que par leurs comportements, chacune d'elles présente un même ensemble de caractéristiques évidentes permettant de les regrouper. Celles-ci sont notamment leur bec, leurs plumes, leurs ailes et leur oviparité.

Les oiseaux sont notamment remarquables par la faculté de voler que possède la plupart d'entre eux, caractéristique particulièrement rare chez les vertébrés. Ils peuplent tous les milieux, des glaces de l'Antarctique aux forêts équatoriales et aux déserts. Ce fait a été rendu possible grâce à des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales (en particulier le phénomène migratoire) variées.

Initialement, la langue française disposait, pour désigner les oiseaux, de noms génériques basés uniquement sur la morphologie comme rapace, vautour, échassier, canard, perroquet, hirondelle, oie, cygne, etc. ou sur leur usage tels volaille ou sauvagine ; certains de ces termes ne désignant pas les mêmes oiseaux d'une région à l'autre, comme « chouan ». Puis avec l'apparition de la systématique, les ornithologues ont créé des noms davantage basés sur l'anatomie pour faire des regroupements adaptés à un classement taxinomique. Ceux-ci sont passés dans le langage courant, mais beaucoup se sont avérés polyphylétiques, par exemple palmipède. Au cours du XXe siècle, la classification a évolué en regroupant les différentes espèces selon des affinités plus subtiles. Une autre révolution dans la taxonomie s'est produite au cours des années 1990, avec l'apparition d'une classification basée sur la génétique, en l'occurrence des techniques basées sur l'hybridation de l'ADN. Celle-ci est dans l'ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe.

Contrairement à la plupart des autres animaux, chacune des espèces d'oiseaux dispose d'un nom français normalisé unique attribué par la Commission internationale des noms français des oiseaux.

Un oiseau est un animal à quatre membres, au corps couvert de plumes, avec un bec corné dépourvu de dents. Ses membres postérieurs sont des pattes et ses membres antérieurs des ailes permettant à la plupart d'entre eux de voler. Le type de vol et les performances que ces espèces peuvent réaliser sont très divers. Leur masse varie de quelques grammes pour les oiseaux-mouches à plus de 100 kg pour les autruches.

La morphologie des oiseaux est adaptée à leur habitat et à leur mode de vie. Les oiseaux vivant sur les plages ou dans les marais ont, par exemple, des longues pattes. De la forme du bec, tout observateur peut aisément déduire le régime alimentaire. De l'étude des ailes, il est aisé de déduire, par exemple, si l'oiseau peut voler. S'il est migrateur, ses ailes présentent une extrémité plutôt effilée ; des ailes à l'extrémité plus arrondie témoignent d'un caractère plus sédentaire.

La morphologie de la tête contient également de nombreux éléments particuliers qui permettent d'identifier les espèces comme la présence d'une huppe, d'une crête, de caroncule, de vibrisse, de barbillon, de cire de bec.

Le plumage et sa couleur peuvent également être des moyens de reconnaître une espèce. Certaines possèdent de surprenantes plumes décoratives comme les plumes de queues des pailles en queue, oiseaux-lyre ou celle des paons mâles.

Les oiseaux n'ont pas d'organes sexuels externes.

Les oreilles sont cachées sous le plumage et sans pavillon externe. Les plumes en forme d'oreille chez les hiboux ne sont pas utiles dans l'audition.

Les oiseaux sont les seuls animaux à posséder des plumes, leur plumage est d'ailleurs un bon moyen de reconnaître une espèce.

Les plumages et les différentes sortes de plumes spécialisées qui les composent ont de nombreuses fonctions pour l'oiseau, la plus universelle étant l'isolation thermique, qui participe au maintien de la température interne de ces tétrapodes homéothermes. Pour certaines espèces, le plumage peut offrir une tenue de camouflage efficace. Pour d'autres, le plumage des mâles est utilisé dans les parades nuptiales ou est indispensable à la séduction. Ainsi, les juvéniles et les individus sexuellement immatures disposent généralement d'un plumage particulier qui évolue, le plus souvent graduellement, jusqu'à leur première saison de reproduction. L'état du plumage permet par ailleurs à une femelle de déterminer la santé d'un mâle. Enfin, pour bon nombre d'espèces, les plumes sont indispensables au vol. La forme de certaines plumes permet de savoir si l'espèce est capable de voler ou non.

Leur nombre varie de 1 000 pour un oiseau-mouche à plus de 25 000 pour un cygne. Les plumes représentent un poids important, chez les frégates il représente plus de 50% du poids total et chez les passereaux, environs le tiers. À part chez les autruches, les toucans et les manchots, l'implantation des plumes n'est pas uniforme : elles poussent sur des surfaces déterminées (ptérylies); les zones nues sont appelées aptéries.

Chez les oiseaux, mâchoires et mandibules, dépourvues de dents, sont recouvertes de la rhampothèque, gaine constituée d'une ou plusieurs lames de corne. La corne repousse au fur et à mesure de son usure. La forme du bec est souvent adaptée au régime alimentaire de l'oiseau : le bec sera ainsi généralement crochu et robuste chez les rapaces, massif et conique chez les granivores, fin chez insectivores, allongé et sensible chez les espèces qui fouillent dans les sédiments, etc. La base du bec et les narines sont parfois protégées par une zone molle et nue, souvent colorée, appelée cire.

Les deux pattes sont recouvertes d'écailles ou scutelles, dont la couleur varie selon les espèces, et présentent des doigts munis de griffes. La disposition des doigts des pattes est très variable selon les groupes aviens.

En outre, certains oiseaux possèdent une palmure entre leurs doigts comme les sarcelles, les mouettes et les oies. Les espèces anisodactyles dont les quatre doigts sont reliés par une membrane comme les fous, les cormorans ou les pélicans sont dites totipalmidés. D'autre espèces ont une palmure lobées comme chez les grèbes et les foulques, ou semi-palmées comme chez les avocettes, les sternes, et les guifettes et non palmées comme chez les martins-pêcheurs, grues, engoulevents, perdrix, rapaces.

La forme des pattes dépend essentiellement du mode de vie de l'oiseau et de son régime alimentaire. Ainsi, les rapaces disposent de serres, les oiseaux aquatiques de pattes palmées ou lobées. Les oiseaux coureurs, telle l'autruche, sont didactyles.

La plupart des espèces possèdent un éperon, ou ergot, sur leurs pattes.

Certaines caractéristiques anatomiques des oiseaux rappellent celles des reptiles ou celles des mammifères. Ils sont homéothermes et ovipares. L'anatomie des oiseaux montre beaucoup d'adaptations inhabituelles dans le règne animal, dont un grand nombre a pour but de faciliter le vol ; ces adaptations existent même chez les espèces d'oiseaux qui ne savent pas voler.

Les adaptations anatomiques pour le vol se retrouvent évidemment dans la morphologie du squelette de l'oiseau mais aussi dans celle de ses os.

Plusieurs d'entre eux sont creux et fusionnent avec les sacs aériens qui sont des organes du système respiratoire. En fait, le squelette des oiseaux est très léger (environ 15 % du poids total de l'oiseau). Le système respiratoire des oiseaux est un des plus complexes et des plus performants du règne animal. À la base de la trachée se trouve l'organe vocal des oiseaux, le syrinx.

Les ailes sont également une adaptation au vol, mais comme le précise la théorie de l'évolution, l'aile a précédé le vol. La transformation du membre antérieur en aile s'est accompagnée d'une réduction du nombre d'os, au niveau des phalanges, du nombre de doigts, du carpe et du métacarpe.

On note aussi diverses adaptations au niveau de la colonne vertébrale dont les vertèbres de la région cervicale qui permettent une importante flexion ou rotation du cou pour beaucoup d'oiseaux ; par contre la flexion dans la partie postérieure du corps est très limitée en raison de la fusion de certaines vertèbres (pygostyle et synsacrum). Chez les oiseaux qui volent, le sternum, très développé, porte une crête médiane appelée bréchet, servant à l'insertion des muscles du vol (muscles pectoraux).

Tous les oiseaux, même ceux qui ne volent pas, possèdent une furcula, c'est-à-dire les deux clavicules soudées.

Le squelette est aussi simplifié au niveau des membres postérieurs : le péroné, très réduit, est soudé au tibia ; les os du tarse se sont soudés pour certains avec le tibia (formant le tibio-tarse) et pour d'autres avec le métatarse (formant ainsi le tarso-métatarse).

L'anatomie de leur système digestif répond à la nécessité de satisfaire à un métabolisme élevé, le vol étant un moyen de locomotion gourmand en énergie.

Comme les reptiles, les oiseaux sont munis d'un cloaque et comme eux, les oiseaux sont principalement uricotéliques, excrétant de l’acide urique et des urates et non pas amino-uréolétique (excrétion d'une combinaison d’ammoniaque et d’urée). Parmi les excréments, on trouve de la créatine alors que les mammifères éliminent de la créatinine.

Si comme pour les mammifères et les crocodiliens, leur cœur possède quatre chambres, c'est cependant la crosse aortique de droite qui persiste alors que c'est celle de gauche chez les mammifères. De plus, les érythrocytes aviens possèdent des noyaux,.

Le système nerveux est, en moyenne, un peu plus volumineux que celui des reptiles mais moins que celui des mammifères. Sauf exception, l'aire visuelle est particulièrement développée ce qui témoigne des performances visuelles uniques et l'aire olfactive est réduite sauf pour certaines espèces comme les vautours ou les kiwis. La taille de leur télencéphale et de leur cervelet leur rend possible des vocalises étonnantes et des capacités d'apprentissage et d'abstraction assez élevées chez certaines espèces. L'œil est chez les oiseaux un organe très complexe. Les organes internes du sens de l'équilibre (canaux semi-circulaires) et de l'audition (cochlée) sont beaucoup plus développés que ceux des reptiles.

L'appareil reproducteur des oiseaux ressemble à celui des reptiles ovipares.

Certaines adaptions anatomiques peuvent dépendre du mode de vie, comme par exemple celles liées à l'alimentation, ce qui est très facilement observable au niveau des becs et des systèmes digestifs. Elles peuvent aussi être liées à la latitude où ils vivent et donc à l'adaptation au froid ; par exemple chez les oiseaux nordiques, la circulation est à contre-courant dans les pattes, de manière à réduire les pertes de chaleur. Certaines de ces adaptations sont temporaires : par exemple certains oiseaux migrateurs ont la capacité de réduire la taille de leurs viscères avant la migration.

Les régimes alimentaires aussi bien que les stratégies pour se nourrir sont très variées. Certaines espèces peuvent être opportunistes comme les charognards, ou peuvent trouver leur nourriture dans des lieux spécifiques comme les nectarivores ou frugivores. Les oiseaux peuvent aussi être herbivores, granivores, ou prédateurs comme les carnivores, insectivores, piscivores, planctonivores, voire cleptoparasites. Le Géospize à bec pointu est même connu pour être hématophage. Certaines espèces (Grand cormoran, Spatule blanche, etc.) peuvent chasser ou pêcher en groupe… De nombreux oiseaux sont généralistes ; les autres espèces, dites spécialistes, occupent des niches écologiques spécifiques et ne consomment qu'un seul type de nourriture, ou tout au moins un nombre très limité.

Le métabolisme élevé des oiseaux les oblige à consommer de grandes quantités d'énergie. Ainsi, la masse fraîche de nourriture avalée chaque jour peut équivaloir jusqu'à environ 40 % de la masse corporelle chez les grives, près de 100 % chez les hirondelles, pouillots, roitelets et troglodytes et 200 % chez les colibris. La résistance au jeûne est de fait généralement faible, par exemple 24 h ou moins chez les hirondelles et le martinet noir, mais peut atteindre plusieurs jours, voire plusieurs semaines chez les rapaces diurnes.

Comme ils n'ont pas de dents, les oiseaux avalent souvent leurs aliments entiers, mais ces derniers peuvent être écrasés à l'aide du bec, ou dépecés, plumés, déchiquetés, décortiqués, selon les espèces considérées et la nature de l'aliment. Les aliments seront broyés dans le gésier. Le système digestif particulier des oiseaux les rend assez sensibles aux toxines alimentaires.

Les oiseaux sont des animaux homéothermes, c'est-à-dire que leur température interne est maintenue constante, quelque soit la température extérieure. Leur métabolisme élevé et leur plumage participent à cette régulation ; la température interne moyenne des oiseaux est assez élevée (en général entre 40 et 42°C).

Le système de détermination sexuelle est de type WZ/ZZ. Dans le système WZ de détermination sexuelle, les femelles ont deux chromosomes sexuels de types différents (WZ), alors que les mâles ont deux chromosomes sexuels de même type (ZZ). Cependant le schéma général de détermination des sexes est mal connu et très différent de celui observé chez les mammifères.

Le génome des oiseaux est original sur plusieurs points, la taille physique du génome est faible parmi les vertébrés et de 2 à 8 fois plus courte que chez les mammifères. Le génome est assez homogène avec 60 à 75% de séquences uniques. La gamme de variations du nombre diploïde est assez étendue : de 40 pour l’œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) à 138 pour le martin-pêcheur (Alcedo atthis) avec une distribution de type gaussien avec un maximum vers 85.

Une des caractéristiques génétiques majeure et originale du génome avien est l'hétérogénéité de tailles des chromosomes. Le rapport entre le plus court et le plus long chromosome est de 1 pour 35 chez la poule domestique et de 1 à 15 chez les Accipitridae. Les microchromosomes des caryotypes classiques d’oiseaux, contrairement à ce qui était supposé dans les premières études cytogénétiques, constituent des éléments majeurs du génome.

Les éleveurs d'oiseaux sont particulièrement attentifs à la génétique de leurs oiseaux pour essayer de faire exprimer certains allèles visibles qui augmentent la valeur de ceux-ci. Cette pratique est courante pour de nombreux passereaux exotiques et les Psittacidae chez qui les éleveurs sélectionnent des couleurs insolites, c'est par exemple le cas de l'Inséparable rosegorge.

La génétique s'avère essentielle afin de déterminer leur phylogénie précise et donc de comprendre leur évolution. La nouvelle taxonomie dite de Sibley-Ahlquist est fondée sur les données résultantes des études utilisant les techniques d'hybridation de l'ADN.

La vie des oiseaux s'organise en fonction de plusieurs rythmes biologiques. Le plus commun aux vertébrés est le rythme circadien. La plupart des oiseaux sont diurnes, mais quelques oiseaux, comme la plupart des hiboux et des Caprimulgidae, ainsi que de nombreuses chouettes sont nocturnes ou crépusculaires. D'autres espèces, comme la plupart des limicoles, suivent un rythme de vie basée sur la marée.

Les oiseaux en raison de l'existence des saisons suivent également un rythme circannuel. Les oiseaux qui migrent sur de longues distances subissent généralement des changements anatomiques ou comportementaux (comme par exemple le Zugunruhe) ou une mue pour préparer ce voyage. Suivant les saisons, certaines espèces peuvent également effectuer des migrations journalières, altitudinales par exemple, ou pour se rendre sur des zones de nourrissage.

Les rythmes circadiens et saisonniers semblent liés à la durée du jour. Les cycles de reproduction sont annuels, plusieurs nidifications pouvant avoir lieu dans une saison pour certaines espèces particulièrement prolifiques.

L'activité journalière de la majeure partie des oiseaux comporte des périodes de repos et des périodes courtes de sommeil. Cette période est appelée sommeil vigilant, les oiseaux ouvrent fréquemment les yeux et observent les alentours pour permettre la fuite en cas de menace. Le sommeil des oiseaux présente une phase de sommeil paradoxal courte que l'on estime en moyenne à moins d'une minute, même si les Spheniscidae, qui détiennent un record dans la classe, capitalisent jusqu'à 80 minutes de sommeil paradoxal par jour. Certaines espèces, comme les albatros ou les martinets, sont réputées pouvoir dormir en volant, ou sont capables de rester plusieurs jours sans dormir. Il n'existe cependant pas de preuve expérimentale.

Le comportement associé au sommeil est très différent selon les familles d'oiseaux. Beaucoup d'espèces sont capables de faire diminuer la température de leur corps, voire même d'entrer en torpeur comme les Trochilidae tandis que l'engoulevent de Nuttall hiberne. Les Anserinae sont les seuls oiseaux connus chez qui s'observe une perte de tonus musculaire. L'état de sommeil est très reconnaissable chez ces espèces qui réfugient leur bec sous une aile et souvent ne posent qu'une seule de leurs pattes au sol. Beaucoup d'espèces nicheuses au sol, comme les Phasianinae, se réfugient en hauteur à l'abri des prédateurs, quelquefois en commun, pour dormir tandis que quelques perroquets du genre Loriculus se perchent tête en bas. De nombreuses espèces présentent une insertion particulière des tendons des muscles des doigts, de sorte que lorsqu'ils sont posés sur une branche, la flexion des doigts est automatique ; ceci leur permettrait de dormir perchés sans tomber de l'arbre.

Le plumage est régulièrement renouvelé, au minimum une fois par an, au cours de la mue. Suivant les espèces, celle-ci peut avoir plusieurs rôles. Elle permet à certaines espèces de changer de couleurs de plumage, aussi bien pour la reproduction que pour se camoufler, mais aussi de permettre une meilleure couverture thermique. Elle peut aussi précéder une migration. Les oiseaux réalisent aussi une mue pour passer du plumage juvénile au plumage adulte.

En dehors de la mue, avant de nicher, les femelles de nombreuses espèces perdent le duvet situé sous leur ventre. Sous la peau, à cet endroit précis alors dénudé que l'on appelle plaque incubatrice, se trouvent de nombreux vaisseaux sanguins. Les œufs pourront ainsi être en contact plus étroit avec la peau réchauffée par les vaisseaux sanguins : ceci favorise une bonne incubation.

La perte de plumes, tout comme l'absence de mue, peut être également le signal d'une maladie.

La migration est un déplacement régulier, d'annuel à journalier, observé chez de très nombreuses espèces d'oiseaux. Ces déplacement peuvent prendre des formes très différentes selon les espèces et induisent d'autres comportements, alimentaires par exemple, très spécifiques. C'est un effort important pour bon nombre d'oiseaux qui en meurent. Bien connues des hommes, ces migrations sont attendues par les chasseurs, craintes par les gestionnaires d'aérodrome et certains aspects confondent toujours les scientifiques, qui cherchent encore à comprendre comment font les oiseaux pour parvenir à leur destination.

Ces déplacements sont une manière pour les espèces migratrices d'échapper à un changement d'habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux rigueurs d'un climat défavorable, mais peuvent aussi s'interpréter comme une maximisation des chances de reproduction.

Les oiseaux utilisent une partie de leur temps dans des activités dites de confort. Selon certains auteurs, ils consacrent 9,2 % de leur période active à cela. Une des activités de confort les plus courantes est le lissage de leurs plumes avec les secrétions cireuses de leur glande uropygienne. L'utilité de cette pratique est discutée mais il semble que cette cire agit sur la flexibilité des plumes, et aussi comme un agent antimicrobien qui inhibe la croissance de bactéries dégradant les plumes. Plus de 250 espèces complètent ces sécrétions avec de l'acide formique tirées de fourmis. Les séances de toilettage peuvent être mutuelles.

De nombreux oiseaux aiment également se baigner dans de l'eau et certains (notamment les phasianidae et les moineaux) dans la terre ou la poussière.

La durée de vie des oiseaux est très variable selon les espèces, elle peut être de trois ou quatre ans pour certains passereaux à plus de 50 pour les albatros et puffins, et même plus de 60 ans pour certaines espèces rares comme le kakapo. Au sein d'une même espèce, les mues dépendent des saisons, mais aussi de l'âge des oiseaux et de l'état général de ceux-ci, ainsi la bonne connaissance de ce phénomène permet de déduire l'âge de nombreux oiseaux sauvages. La pneumatisation du squelette est une autre caractéristique utilisée pour estimer de l'âge des oiseaux.

Les parasites les plus courants chez les oiseaux appartiennent aux groupes des acariens, des poux aviaires et des vers. D'autres parasites microscopiques, comme certains protozoaires, provoquent des maladies.

Au moins 2 500 espèces d'acariens réparties dans 40 familles vivent en relation étroite avec les oiseaux, occupant leurs nids, leurs plumes, ou même leur bec comme certains acariens d'oiseaux-mouches. Ces acariens peuvent avoir une relation simplement phorétique ou peuvent perturber leurs hôtes en provoquant des démangeaisons, mais peuvent aussi être des parasites comme les Dermanyssus et Ornithonyssus. Toutes les espèces d'oiseaux sont concernées, même les manchots possèdent des tiques. Le mode de vie d'une tique d'oiseau dépend bien sûr de son espèce ; cependant, la larve vit le plus souvent uniquement dans le nid. Ces acariens ont des cycles de reproduction courts et sont capables de pulluler très rapidement. Certains acariens se nourrissent de peaux mortes, d'autres, comme chez les oiseaux-mouches, se font transporter de fleur en fleur et s'y nourrissent de nectar. Dans les nids, on a même découvert des tiques naines parasites de tiques aviaires.

Un nombre trop important de tiques peut nuire à la couvée et même à la vie du poussin. Pourtant, certaines études pourraient suggérer que ce commensalisme n'est pas uniquement défavorable aux oiseaux. Il existe de nombreuses études sur ce sujet complexe des interactions entre les acariens et les oiseaux, beaucoup de facteurs entrant en ligne de compte. Il n'est pas facile d'établir des règles simples.

Les mallophages (dont les Ischnocera) sont des insectes aussi appelés « poux broyeurs ». Ils sont le plus souvent inféodés à une espèce précise d'oiseau.

Plusieurs espèces de plathelminthes, dont des cestodes ou trématodes, peuvent infecter les oiseaux qui peuvent les transporter d'un continent à l'autre. Par exemples, les oiseaux de mer en mangeant des coques, favorisent un parasitisme à trématodes (genre Meiogymnophalus, Himasthla, etc.) qui pourra par la suite atteindre plusieurs espèces d'hôtes, oiseaux ou mollusques.

Les oiseaux peuvent jouer un rôle important vis-à-vis des humains en étant vecteurs de maladies en les propageant sur des longues distances comme l'ornithose, la salmonellose, le campylobactériose, la mycobactériose (tuberculose aviaire), la grippe aviaire, la lambliase, et la cryptosporidiose. De ce fait, ces zoonoses sont étudiées et leur propagation soigneusement observée. Du fait également de l'importance économique des élevages de volaille, les découvertes de foyers de maladies aviaires peuvent amener les autorités locales à prendre des mesures radicales vis-à-vis de ces élevages. Ainsi en septembre 2007, 205 000 volailles ont été détruites en Bavière, 160 000 volailles au Bangladesh en février 2008 suite à la découverte de souche de la grippe aviaire, etc. Certaines maladies peuvent être plus spécifiques à un ordre comme la maladie de Pacheco pour les Psittaciformes.

Les sens des oiseaux ne doivent pas différer fondamentalement des mammifères, mais pour certains restent mystérieux : on ne sait pas très bien, par exemple, comment les oiseaux parviennent à se repérer lors de leur migration.

À de rares exceptions près (Kiwi, Vautour pape), l'olfaction est, chez les oiseaux, considérée comme peu performante, voire absente. Certaines études, tendent cependant à montrer que les oiseaux de mer de la famille des Procellariidae sont capables de repérer leurs proies, en particulier l'odeur de l'huile de poisson, à l'odorat.

Bien que les oiseaux n'aient pas de pavillon auriculaire, leur ouïe est développée, surtout chez certaines espèces comme les Strigidae, chez qui elle est suffisante pour localiser une proie dans l'obscurité complète. Cependant l'absence de pavillon les oblige à effectuer des rotations de la tête pour percevoir les sons provenant de différentes directions. Les Salanganes ou le Guacharo des cavernes sont capables, grâce à leur ouïe performante couplée à leurs cris, de se déplacer par écholocation. Contrairement aux Mammifères, l'oreille moyenne des oiseaux ne présente qu'un seul osselet, la columelle. Au niveau de l'oreille interne, la cochlée n'est pas en colimaçon, mais droite.

Les papilles gustatives ne se trouvent pas sur l'extrémité de la langue, mais sur le fond de langue et dans la gorge ; en outre elles sont peu nombreuses (200 pour un Anatinae contre 9000 pour un humain) mais d'autres mécanismes pourraient être mis œuvre pour le goût. Ainsi le sens du toucher (notamment au niveau du bec), pour beaucoup d'oiseaux, semble intervenir lors de la recherche de nourriture.

Le sens du toucher est conféré aux oiseaux par divers corpuscules : les corpuscules encapsulés de Merkel (au niveau de la peau et à l'intérieur de la bouche) et de Grandry (au niveau du palais) participent à la sensibilité tactile générale ; ils seraient les correspondants des corpuscules de Meissner des Mammifères. Les corpuscules de Herbst (qui coorespondraient aux corpuscules de Pacini des Mammifères) seraient davantage sensibles aux vibrations : ils sont particulièrement nombreux sur le bec et les pattes, particulièrement chez des espèces qui doivent trouver leur nourriture « à tâtons » : langue des Picinae, becs des Anatidae (oies, canards) et de nombreux Scolopacidae (bécasses, bécassines et bécasseaux), mais aussi bourrelets colorés qui bordent le bec des oisillons de nombreux passereaux et Picinae.

Les oiseaux possèdent plusieurs organes d'équilibre indépendants, l'oreille interne comme chez les mammifères, et un organe situé dans le bassin.

Un des sens les plus mystérieux est la détection du champ magnétique terrestre, l'organe qui le détecterait serait situé dans le bec ou près des yeux. Ce sens a été pour la première fois démontré expérimentalement en 1967 par Wolfgang Wiltschko sur des rouges-gorges.

Bien qu'« avoir une cervelle d'oiseau » signifie ne pas avoir une grande intelligence dans plusieurs cultures, certaines espèces d'oiseaux font preuve de capacités cognitives relativement élevées. Les Corvidae sont réputés être les plus intelligents des oiseaux ; les Psittacidae sont aussi capables de performances remarquables, mais avec beaucoup d'inégalités selon les espèces. D'autre part, il est difficile de définir le terme « intelligence » et aussi de distinguer ce qui fait partie du domaine de l'inné ou du domaine de l'acquis, et donc d'évaluer leur capacité de raisonnement.

Les oiseaux sont capables d'apprendre, on sait par exemple que les petits coucous apprennent le chant de leurs parents adoptifs ou que les corbeaux font leur apprentissage en imitant leurs semblables.

Les plus communes de leurs capacités sont certainement leur représentation spatiale (qui leur permet de s'orienter, de retrouver une source de nourriture ou de construire des nids sophistiqués) et leurs capacités de communication.

Une des capacités les plus surprenantes est l'aptitude assez répandue à se servir d'objet comme outil. Le Corbeau calédonien, par exemple, est capable de se servir d'un bâton pour déloger les insectes dont il se nourrit.

Certains oiseaux sont même capables de compter, comme les Psittacidae, qui sont aussi connus pour non seulement reproduire la voix humaine, mais aussi comprendre ce qu'ils disent et utiliser leur vocabulaire à bon escient.

On a également observé des oiseaux capables de se soigner, par exemple en ingérant de l'argile destinée à combattre les effets néfastes des toxines alimentaires.

Certaines facultés sont pratiquement uniques, le Guêpier d'Orient est capable de se « mettre à la place » de son prédateur, sous-entendu d'extrapoler ce que le prédateur peut voir ou non, faculté partagée uniquement par les Hominidae.

La plupart des oiseaux sont capables de voler, c'est-à-dire de se déplacer dans les airs; il n'existe qu'une soixantaine d'espèces d'oiseaux coureurs, qui en sont incapables. On estime que tous les ancêtres des oiseaux modernes étaient capables de voler. La perte de cette aptitude, souvent dans des endroits isolés, pourrait être due à l'absence de prédateur (comme pour le Dronte), ou à la faiblesse des ressources alimentaires rendant périlleux les efforts consommateurs en énergie que nécessite le vol ou encore à une adaptation extrême.

Il existe plusieurs techniques de vol, la forme des ailes témoigne du type de vol auquel chaque espèce est adaptée, l'étude de la longueur des os du bras permet même d'être plus précis.

Certaines espèces comme les Spheniscidae (dont les manchots), les petits pingouins, les puffins et les cincles « volent » sous l'eau pour s'y déplacer.

Les autres oiseaux coureurs disposent en général d'os de pattes plus robustes et une absence de bréchet. Une étude attentive du squelette permet de savoir si un oiseau peut voler ou pas, ces connaissances sont utilisées pour l'étude des fossiles d'espèces disparues.

Le degré de sociabilité varie selon les espèces et les saisons. La plupart des espèces sont, à une période de leur vie au moins, sociables, même si les différences de comportement entre espèces sont très importantes. Les oiseaux utilisent, dans ce cadre, plusieurs moyens de communication. Bien que leur plumage en soit un, ils utilisent surtout différents signaux visuels constitués de divers mouvements. Ils peuvent également émettre des vocalisations ou d'autres types de sons. La complexité de ces signaux est maximale lors des parades nuptiales et constitue un des moyens de communication les plus codifiés du règne animal.

95% des espèces d'oiseaux sont monogames. Dans un certain nombre de cas (en particulier chez les grandes espèces à longue durée de vie), ces couples sont constitués pour la vie. Les grues du Japon sont même symboles de fidélité en Extrême-Orient. D'autres espèces ne sont monogames que pour l'année, on parle de monogamie en série. Parmi les espèces monogames strictes, nombreuses sont celles chez qui la copulation avec d'autres partenaires peut intervenir, selon les circonstances. Dans ces cas, on observe des comportements collaboratifs du père génétique avec le couple. Pour certaines espèces, la monogamie est davantage liée à l'adoption du même territoire qu'à une véritable monogamie. La polygynie se retrouve chez 2% des espèces, la polyandrie ou la polygynandrie chez moins de 1% pour chaque. Chez les Anatidae par exemple, le « viol » est également pratiqué.

Si les mâles aident les femelles dans l'élevage des petits pour beaucoup d'espèces, ceci n'est pas systématique, mais ce comportement est beaucoup plus courant chez les oiseaux que chez les autres classes de vertébrés. La présence des mâles est donc souvent nécessaire à l'incubation et/ou à l'élevage des oisillons, et dans certains cas les femelles n'y participent pas (cas des phalaropes). Chez certaines espèces, les tâches sont strictement divisées: incubation, défense du nid, nourrissage des petits...

Les femelles sont sensibles à de nombreux critères et mettent les mâles en concurrence, bien que chez les Phalaropes, ce sont les mâles qui choisissent les femelles.

Un des critères les plus importants est la qualité du territoire proposé par le mâle, cela peut correspondre à quelques cailloux pour un manchot, à un nid très sophistiqué, ou un vaste territoire pour les espèces de rapaces solitaires. Le mâle peut également se mettre en valeur par des vocalisations, des signaux visuels très sophistiqués et codifiés, voire des combats. La santé du mâle peut également être évaluée par la couleur des plumes. Chez certaines espèces peu territoriales, ces parades sont faites par des groupes de mâles sur une petite surface appelée aire de parade. Le cas le plus connu est celui du combattant varié.

Après la fécondation, sauf exception comme par exemple chez le guillemot de Troïl qui pose son œuf sur la roche nue, la femelle pond dans un nid. Ce nid a des dimensions et une composition variable selon les espèces.

La ponte comprend un nombre d'œufs qui varie selon les espèces de 1 (par exemple chez les Procellariidés ou les grands rapaces) jusqu'à des pontes records de 20 chez la perdrix. Un nombre important d'œufs dans un même nid peut être occasionné par la ponte de plusieurs femelles : ce phénomène est régulier chez l'Autruche et occasionnel chez de nombreuses espèces comme le Tadorne de Belon et le Canard colvert chez les anatidae.

Ces œufs possèdent une coquille dure, composée surtout de carbonate de calcium, de couleur propre à chaque espèce. Leur dimension est variable, ainsi que leur masse qui varie d'un minimum de 0,027 g chez le Colibri jusqu'à un record de 2 350 g chez l'Autruche.

L'embryon, pour se développer, doit être maintenu à une température constante. La plupart des oiseaux incubent leur(s) œuf(s) en le(s) couvant. Cette pratique peut être gourmande en énergie et a une durée variable (de 9 à 10 jours chez le Gros-bec à un maximum de 82 jours chez l'Albatros hurleur).

Pour certaines espèces dites précoces ou nidifuges, les oisillons sont capables immédiatement de suivre leurs parents, le cas extrême étant celui des Mégapodes où les petits sont complètement indépendants ou celui des oisillons du guillemot à cou blanc qui abandonnent le nid la nuit après leur éclosion, en suivant les appels des parents vers la mer, où ils sont élevés loin des prédateurs terrestres.

A contrario, chez les espèces dites nidicoles comme les Ardeidae, les poussins naissent aveugles et sans plumes. C'est la Frégate du Pacifique qui détient le record de durée de dépendance avec un poussin qui n'acquiert son plumage qu'au bout de six mois et qui est nourri par ses parents durant quatorze mois. Les efforts que doivent faire les parents pour les nourrir sont donc également très différents selon les espèces.

Chez certaines espèces, le couple se fait aider par un autre membre de l'espèce. Ce phénomène est particulièrement présent chez les espèces de corvidés mais il a été également observé chez des espèces aussi diverses que le Xénique grimpeur, le Milan royal ou la Pie australienne. Les jeunes de la couvée précédente participent régulièrement au nourrissage des poussins de la nichée suivante chez la Poule d'eau.

Durant les quelques heures qui suivent l'éclosion, l'objet animé que l'oisillon voit, est considéré par lui comme son parent. Ce comportement, particulièrement fort chez les oiseaux, s'appelle l’imprégnation.

La majeure partie des espèces sont sociables, elles peuvent l'être toute l'année comme le corbeau freux, les sternes, les goélands ou sur une période restreinte de l'année comme les bécasseaux. Dans ce dernier cas, les regroupements peuvent avoir un objectif précis comme la migration ou la nidification. Certaines espèces vivent en groupe pluri-spécifiques, d'autres en groupe de la même espèce. Lorsqu'elles sont grégaires, elles font preuve de comportements sociaux ou collectifs qui peuvent être très complexes comme la chasse en groupe, la constitution de hiérarchie, la coopération filiale dans l'élevage des jeunes, la présence de guetteurs (bernache du Canada), la constitution de nuées ou volées mono ou pluri-spécifiques, ou tout simplement la constitution de colonies.

Ces comportements sont complémentaires au besoin de territorialité; ainsi les adultes de certaines espèces vivant en colonie deviennent très agressifs vis-à-vis de tout intrus en deçà d'une distance minimale de leur nid (fou de Bassan) correspondant le plus souvent à la distance que peut atteindre le couveur avec son bec sans quitter le nid.

Certains oiseaux sont cleptoparasites, c'est à dire qu'ils se nourrissent, au moins en partie, de proies dérobées à d'autres espèces. Il s'agit en particulier des Labbes et de certaines espèces de Laridés,, mais un grand nombre d'espèces sont concernées, notamment des rapaces et des limicoles.

Certaines espèces d'oiseaux pondent volontairement dans le nid d'autres oiseaux, de la même espèce ou non. Ce parasitisme de couvée existe sous deux formes, certaines espèces sont obligées d'utiliser cette méthode car elles sont incapables d'élever leurs propres jeunes, et d'autres n'utilisent cette méthode que ponctuellement, comme pour certains Phaethornithinae. Il existe environ une centaine d'espèce parmi les Cuculidae, Indicatoridae, Icterinae, Estrildidae, Anatidae qui sont des parasites obligatoires et les oisillons de la plupart d'entre eux tuent les petits des espèces parasitées et sont nourris par leur hôtes.

Les femelles de coucou gris, par exemple, pondent un œuf directement dans le nid de différentes espèces de passereaux et ceux-ci l'élèvent souvent au dépens de leur propre couvée. Ce coucou apprend même le chant de ses parents adoptifs. Le coucou geai parasite presque exclusivement la pie bavarde. Ce comportement existe également chez plusieurs canards comme la nette rousse qui pond généralement dans son propre nid mais dépose aussi fréquemment des œufs dans les nids d'autres espèces apparentées, en particulier le fuligule morillon,,.

Ce type de parasitisme, même chez la fuligule à dos blanc de la part de la fuligule à tête rouge où le but du parasitisme se limite à l'utilisation du nid, peut avoir un effet négatif significatif à plus ou moins long terme, même dans le cas où les poussins supplémentaires ne tuent pas ou ne concurrencent pas alimentairement les poussins de la portée.

Les oiseaux adultes des plus grandes espèces ont peu de prédateurs exception faite des hommes, d'autres espèces d'oiseaux mais aussi des félins, mustelinae et de certains viverridae.

D'autres espèces d'oiseaux comme le Xénique de Stephen ont disparu ou sont gravement menacées par la prédation d'animaux domestiques comme le chat. Mais ce sont les œufs et les oisillons qui sont les plus vulnérables et qui subissent une prédation importante.

Certains oiseaux sécrètent des composants chimiques contre leurs prédateurs, par exemples les Procellariiformes sont capables d'éjecter une graisse d'odeur désagréable. La peau et les plumes de quelques espèces de Pitohui de Nouvelle-Guinée contiennent une puissante neurotoxine.

Certains oiseaux, comme les piquebœufs s'alimentent en débarrassant les gros mammifères ou les reptiles de leurs parasites. Certains oiseaux aquatiques se nourrissent parfois en profitant des déplacements de proies occasionnés par d'autres espèces s'alimentant. De tels comportements commensaux ont été observés chez le grèbe castagneux en Europe, notamment en France vis-à-vis du cygne tuberculé et du canard chipeau, et à Madagascar vis-à-vis de l'érismature à dos blanc, du dendrocygne veuf, de l'anserelle naine et du canard à bec rouge. Ils ont également été notés chez l'aigrette garzette, la grande aigrette et le héron cendré vis-à-vis du grand cormoran. Chez le puffin de Parkinson, ce commensalisme alimentaire est semble-t-il obligatoire et s'exerce aussi bien sur d'autres espèces d'oiseaux de mer que sur des cétacés comme les dauphins.

Certaines espèces d'oiseaux granivores ou frugivores favorisent la dissémination des graines d'espèces végétales, comme le gui par la grive draine, et d'autres comme les oiseaux-mouches sont les seules à pouvoir polliniser certaines fleurs.

Bon nombre d'espèces, par leurs cris d'alarme, préviennent les proies potentielles de leur espèce et d'autres de l'approche d'un prédateur.

Les oiseaux constituent un des groupes les plus homogènes du vivant, leur architecture est en effet conditionnée par de rigoureuses adaptations au vol. On en répertorie, suivant les auteurs près de 10 000 espèces (de 9 800 à 10 050 espèces). Leur répartition est mondiale et dépend des saisons car de nombreuses espèces sont migratrices. La diversité la plus élevée se trouve dans les régions tropicales, en domaine continental, la moins élevée se situe au niveau des régions polaires.

Bon nombre d'espèces sont grégaires, les populations sont donc concentrées sur certains sites, principalement sous les latitudes élevées. Ceci peut être dû à une spéciation ou à une extinction plus élevée dans ces régions.

Certains oiseaux comme les Pétrels des neiges sont capables de s'aventurer jusqu'à 400 km en Antarctique, plus loin qu'aucun autre vertébré. Certains manchots peuvent plonger à plus de 500 mètres. Plusieurs espèces d'oiseaux marins se sont si bien adaptées aux milieux marins qu'elles ne regagnent la terre que pour la nidification.

Il semble que l'on puisse répartir les familles d'oiseaux en six groupes en fonction de leurs origines géographiques: la zone pantropicale, la zone panboréale ou holarctique, la zone pan-américaine devenue la zone néotropicale, la zone paléarctique, la zone néarctique, et le dernier étant un groupe formé à partir des oiseaux très mobiles. La dérive des continents a joué un rôle évident dans l'endémisme de certaines familles, par exemple les oiseaux-mouches ne sont présents qu'en Amérique tandis que les emeus ne sont présent qu'en Australie. La zone australasienne est, comme pour la classe des mammifères, l'écozone qui possède le plus fort taux d'endémisme avec 16 familles sur 64 et par exemple 308 passereaux sur 385.

La principale cause naturelle d'expansion de l'aire de répartition d'un oiseau est la recherche de nourriture. Elle peut se faire soit au hasard d'une migration erronée, soit d'une façon lente par adaptation.

L'extension des aires de répartition pour certaines espèces au détriment d'autres croît fortement depuis quelques années et elles sont probablement toutes dues à l'action de l'homme sur l'environnement, comme par exemple le réchauffement climatique, ou la perturbation des habitats d'origine. Ces changements d'aire ont toujours existé et provoquent à long terme des spéciations, et par conséquent ils sont un processus normal de l'évolution.

Cependant par l'accélération de ce phénomène, les changements d'aire témoignent d'un changement global de l'environnement. Outre le réchauffement, l'urbanisation et la déforestation sont aussi en cause. En Amérique du Nord, on a observé que Scardafella inca est peu à peu remplacée par la tourterelle triste, plus adaptée à la présence de l'homme. Certaines espèces sont devenues invasives après introduction directe par les humains comme par exemple les pigeons bisets, les étourneaux sansonnets ou les martins tristes en Australie. Ces espèces ont été introduites pour lutter contre les criquets. Le faisan de Colchide a été introduit dans de nombreux endroits pour la chasse. D'autres comme la conure veuve, oiseau domestique, se sont simplement échappés. On en retrouve des colonies installées en Amérique du Nord, en Espagne ou en Belgique. Quelques espèces sauvages se sont étendues au-delà de leurs aires naturelles suite à l'extension de certaines pratiques agricoles comme le héron garde-bœufs, Milvago chimachima, le Cacatoès rosalbin.

Enfin les espèces domestiquées se sont répandues dans le cadre des élevages humains comme le coq doré devenu coq domestique. Il est à noter que le moineau domestique qui n'est domestique que dans la mesure où il a suivi l'homme partout, vit des activités humaines.

Ces espèces colonisatrices, par leurs stratégies reproductives ou alimentaires, concurrencent et finissent par supplanter les espèces autochtones entraînant à l'échelle humaine, une baisse de la diversité génétique. Globalement, les populations d'oiseaux sont en déclins.

L'étude de l'histoire évolutive des oiseaux est rendue difficile du fait que les fossiles d'oiseaux en bon état sont difficiles à trouver. Cependant les plus anciens fossiles considérés comme appartenant à cette classe remontent au Jurassique supérieur, il y a plus de 150 Ma. Les oiseaux sont tous des dinosaures. Ils sont issus du groupe des théropode (dans lequel on trouve les velociraptores par exemple).

Cette classe a connu une première spéciation principalement en deux grandes branches qui allaient survivre à l'extinction du Trias-Jurassique, les Enantiornithomorpha et les Ornithurae.

Les Ornithurae et plus particulièrement les Neornithes vont connaître une importante radiation évolutive. De nombreuses espèces vont disparaître à l'extinction du Crétacé, y compris l'ensemble des Enantiornithomorpha. En fait seule la branche issue des Neornithes, les super-ordres des Paleognathae et des Neognathes, dont par exemple les ansériformes, galliformes et Neoaves, vont survivre.

Les oiseaux vont continuer à évoluer et à se différencier tout au long du cénozoïque (depuis 65 Ma). Ainsi les Craciformes sont issus de la branche des Galliformes ou les Passeriformes sont issus des Neoaves. On considère aujourd'hui 27 ordres différents.

Les oiseaux élevés pour la consommation sont appelés volailles. La volaille la plus consommée est le poulet domestique. L'espèce ancestrale nommée Gallus gallus a été domestiquée entre le 6e et le 3e millénaire av. J.-C. et de nombreuses races ont été sélectionnées. Depuis, l'élevage des volailles n'a pas cessé d'être un enjeu économique important. La production mondiale de volaille a décuplé avec la transformation de l'aviculture par la méthode des élevages en batterie. La production de poulets domestiques a été multipliée par quatre entre 1964 et 2004, les autres volailles usuelles dans une proportion au moins égale. En 2004, la production de l'ensemble des autres volailles ne dépasse pas en volume 10 % de la production de cette dernière et représente au total environ 81 millions de tonnes en 2005.

Les volailles élevées en fonction des caractéristiques de leur race sont dites de chair ou pondeuses. Certains éleveurs se sont spécialisés dans la production de poussins, d'autre en engraissement ou dans la production d'œufs. De ce type d'élevage résultent plusieurs controverses qui concernent par exemple le bien-être animal, la production de lisier polluant en trop grande quantité, la menace sur la diversité biologique des volailles par la réduction des races, l'introduction de résistance aux antibiotiques par une utilisation non raisonnée de ceux-ci, une sécurité alimentaire hasardeuse du fait à la fois de la mauvaise nutrition des oiseaux et de la multiplication des zoonoses, de la diffusion de zoonose par le transport.

À la stricte production des volailles sont associées une industrie spécialisée dans l'abattage, une industrie de transformation en aliment consommable, une industrie de transformation des produits dérivés et de conditionnement, une industrie de fabrication des aliments pour les volailles, une industrie du transport, ce qui fait de ce secteur agricole un enjeu industriel majeur. L'enjeu éclipse les problèmes posés.

Certaines espèces sauvages sont aujourd'hui domestiquées et élevées pour leur viande, leurs œufs et leurs plumes comme les autruches ou les cailles.

La chasse aux oiseaux, oiseaux qualifiés dans ce contexte de gibier, a été historiquement un enjeu alimentaire important ce qui a même mené des dizaines d'espèces à l'extinction ou au bord de l'extinction. Aujourd'hui, la chasse aux oiseaux n'est plus une nécessité alimentaire dans les pays développés, mais elle est considérée soit comme une distraction soit comme un sport.

Certaines chasses traditionnelles utilisent un oiseau pour la capture du gibier, comme la fauconnerie. En Asie du sud-est, des cormorans étaient autrefois utilisés pour la pêche. En occident, les chasseurs préfèrent utiliser des chiens pour débusquer les oiseaux et ensuite les tirer au fusil. La pratique de la chasse au collet et à la glue a également été utilisée mais est aujourd'hui interdite. En France, la chasse de certaines espèces sont très controversées comme la chasse à la palombe. Les pratiques de chasse aux oiseaux sont dans notre pays souvent en contradiction avec les lois européennes.

La faune aviaire devenant rare du fait des pratiques de chasses ou agricoles, certaines associations de chasse organisent des élevages d'oiseaux à l'origine sauvages comme des faisans ou des cailles pour être relâchés afin que les membres de ces associations aient des cibles pendant la période de chasse. Ces oiseaux sont souvent des hybrides stériles. Les observateurs remarquent qu'ils n'ont pas le comportement d'oiseaux nés en liberté.

D'autres oiseaux d'élevages peuvent également être utilisés à d'autres fins qu'alimentaires. Diverses races domestiquées à partir du Pigeon biset sont utilisées comme messagers ou comme aliments. Ils ont joué, comme messagers un rôle important durant la Seconde Guerre mondiale. Un de ces pigeons, Cher Ami, a même été décoré de la Croix de Guerre américaine. Aujourd'hui ces pratiques ont changé. La colombophilie est devenue une activité ludique.

Les coqs de combat sont sources de paris ; dans certains pays, on organise des courses d'autruches.

Plusieurs espèces d'oiseaux sont capturées et enfermées pour distraire l'homme, soit par leurs chants, soit pour leurs plumes. L'élevage d'oiseaux comme animaux de compagnie s'est généralisé.

La fauconnerie s'est transformée presque partout avec d'autres objectifs que la chasse, par exemple des rapaces sont des centres d'attraction destinés à faire venir les touristes dans certains parcs à thèmes comme le château des Milandes, le château de Valkenburg, le château de Bouillon, etc.

L'engouement pour les oiseaux a créé un tourisme spécialisé qui consiste en voyages d'observations. Des aménagements ont été réalisés sur certains sites pour faciliter ces observations. Pour les particuliers, un secteur devenu financièrement important s'est spécialisé dans la nourriture des oiseaux sauvages ou la construction de nichoirs. Une étude a estimé qu'au Royaume-Uni, 75% des ménages nourrissaient les oiseaux.

Les plumes d'oiseaux sont utilisés pour la confection de vêtements, de duvets et oreillers, etc. Les eiders ou les oies sont réputés pour leur duvet par exemple. Ces pratiques ont tendance à diminuer en ce qui concerne l'utilisation décorative des plumes.

Le guano, issu des excréments des oiseaux de mer, est utilisé comme engrais et est très recherché, son exploitation a été source de revenus considérables pour le Pérou au XIXe siècle.

D'autre part, plusieurs types de commensalisme entre oiseaux et humains sont connus : par exemple, les Indicatoridae sont une famille d'oiseaux qui sont utiles aux humains pour savoir où trouver des ruches sauvages.

Dans la publicité, comme symboles d'entreprise ou comme mascottes, outre les oiseaux de fiction célèbres, les images d'oiseaux sont très utilisées d'une manière plus ou moins stylisée (cf. Oiseau postal). Aux États-Unis, l'image des rapaces prédateurs, donc sans les vautours, est largement utilisée comme par exemple pour les Seahawks de Seattle. La chouette, symbole d'Athéna déesse de la sagesse dans la Grèce antique, est utilisée par diverses banques et compagnies d'assurances et est un symbole utilisé par l'état grec.

Les oiseaux sont également très représentés sur les timbres.

Les oiseaux ou leurs œufs, de par leur répartition, sont connus de toutes les cultures humaines et ceci a directement influencé leurs coutumes, leurs religions par le symbolisme qui leur est associé, et leur vie de multiple manière.

On leur a donc attribué, comme à tous les animaux familiers à l'homme, des caractéristiques plus ou moins anthropomorphiques suivant les espèces mais aussi d'une manière générale. L'oiseau ou ses caractéristiques associées (comme l'œuf, les plumes, les ailes ou les serres) peuvent être considérés comme symbole. Le vol de l'oiseau est naturellement porteur d'un symbole de liberté comme l'exprime le mythe grec d'Icare. Par exemple l'aigle est un symbole de majesté c'est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisée par la colombe de la paix.

La plupart des oiseaux sont considérés comme symboles positifs, mais il existe cependant des exceptions en fonction des cultures. Les vautours ont une réputation négative pour beaucoup de peuples, cependant les parsis et les zorostriens avant eux, donnent à ces oiseaux un rôle singulier. Ils offrent le cadavre de leurs morts aux vautours, l'inhumation ou la crémation étant une offense à la terre et au feu. Au Moyen Âge en occident toujours, les rapaces, surtout ceux nocturnes comme les Strigiformes (chouettes, hiboux) bien que très bénéfiques aux paysans car mangeant des espèces ravageuses comme les petits rongeurs, étaient jugés comme maléfiques ou nuisibles. Une coutume consistait à clouer sur les portes ces oiseaux pour chasser les mauvais esprits et tous les autres Strigiformes. Plusieurs espèces de rapaces d'ailleurs ont été pourchassées. Ces animaux sont aujourd'hui protégés et leur image actuelle de majesté est la plus forte, bien que les vautours avec leur aspect ingrat, soient toujours mal acceptés.

En Afrique, certains chants et cris sont interprétés et traduits par certains peuples qui en tirent une signification particulière, qu'elle soit néfaste ou positive. Les oiseaux produisant ces cris sont alors considérés comme bénéfiques ou maléfiques.

En français, par exemple, chanter comme un oiseau signifie chanter gaiement. Avoir un appétit d'oiseau signifie manger très peu. Une cervelle ou tête d'oiseau est un esprit léger, insouciant, étourdi, et un individu qui vit comme un oiseau, le fait sans souci du lendemain. Être libre comme un oiseau signifie n'avoir aucune entrave. Se faire donner des noms d'oiseaux signifie se faire copieusement insulter. Dans le langage populaire, un oiseau désigne un individu, avec un sens plutôt négatif. Un oiseau de passage désigne un individu dont on n'entendra plus parler une fois parti, un oiseau de mauvais augure est un porteur de mauvaises nouvelles. Un oiseau de nuit est un noctambule. Un oiseau rare est une personne que l'on cherche à contacter mais qui se rend peu disponible.

Bon nombre d'expressions sont liées à des espèces précises en fonction des symboles particuliers liés aux espèces considérées : faire le paon pour faire le beau, être un pigeon pour être un naïf, une oie pour une jeune femme naïve, être une mère poule pour une mère très attentionnée. Les termes vautour, corbeau, rapace et ainsi que ceux partagés par d'autres charognards ne sont pas des qualificatifs plaisants.

L'utilisation du mot oiseaux et du nom des oiseaux pour d'autres usages qu'une dénomination simple est très fréquente. De nombreuses œuvres artistiques, dans leur titre, font référence au terme « oiseau » comme L'Oiseau de feu, L'Oiseau et l'enfant, L'Oiseau au plumage de cristal, Les oiseaux, L'Oiseau bleu, Le Roi et l'Oiseau, L'Oiseau d'argile, L'Oiseau d'Amérique, L'Expérience avec l'oiseau dans la pompe à air sans qu'il n'y ait nécessairement un rapport direct avec les oiseaux. D'autres œuvres font naturellement référence à des espèces particulières comme par exemple dans L'Affaire Pélican ou d'une manière très indirecte dans Le Faucon maltais ou dans Bécassine, la bécassine étant un oiseau réputé stupide. Il peut aussi n'y avoir aucun rapport avec les oiseaux, comme le film Les Oies sauvages. Plusieurs plantes comportent aussi ce terme, par exemple la Néottie nid d'oiseau, Oiseau de paradis. On retrouve aussi ce terme dans des lieux comme la commune de Champ-d'Oiseau ou pour des objets manufacturés divers qui vont de l'Oiseau buveur à l'Oiseau de Feu.

Parmi les oiseaux mythiques, on peut citer le Rokh des « Les Mille et Une Nuits » qui est un rapace géant capable de capturer des bateaux.

Le Pouākai, selon les légendes māori, était capable de capturer un humain. Cet oiseau mythique étant probablement la sublimation de l'aigle géant de Haast, disparu avec l'extermination des moas par ces mêmes Māori.

Le Sphinx grec, la harpie, Pégase, les sirènes, les chimères sont des créatures hybrides possédant des traits d'oiseaux et sont plutôt hostiles à l'homme.

Le Phénix, symbole de la renaissance est une créature mythique qui a volontiers été utilisée par les chrétiens qui y voient un symbole de la renaissance de Jésus Christ.

Garuda est un oiseau géant de la mythologie indienne, incarnation de Vishnu.

Le Simurgh, oiseau de la mythologie perse, est également présent dans l'Avesta ou le Shahnameh.

Il existe de très nombreux contes et légendes mettant en scène des oiseaux.

En occident, dans certaines régions, pour cacher l'existence de la sexualité aux enfants, on raconte que les bébés sont apportés aux parents par les cigognes, faisant de cet animal un symbole positif. Cette légende a probablement sauvé de l'extinction les populations de ces espèces dans l'est de la France.

La Poule aux œufs d'or est à la fois un mythe sur la chance une allégorie sur l'importance économique de la volaille.

Les fables de Jean de La Fontaine par exemple, mettent en scène des personnages zoomorphes.

En occident, il existe des centaines de dessins animés ou bandes dessinées comportant des oiseaux comme personnages principaux et secondaires. Ce sont des caricatures auxquelles on attribue un caractère que l'on prête à ces oiseaux, ainsi, par exemple, la poule est mère poule ou frivole idiote, le coq est hardi et arrogant comme dans les animés de Charlie le coq produit par Looney Tunes, même si la graphie de certains long métrages, comme Birds in the Spring sont plus réalistes. Orville l'albatros de Bernard et Bianca, n'a pas simplement une démarche comique, il l'est. Les petits oiseaux sont gentils ou malins comme le canari Titi de Looney Tunes. Souvent, les canards sont colériques, bruyants et roublards comme Donald Duck de Disney et Daffy Duck de Looney Tunes. Les rapaces sont en général des méchants, comme Beaky Buzzard, Henery Hawk ou plus récemment le faucon de Stuart Little 2 et s'affrontent à de gentilles souris ou autres oiseaux tel que Woody Woodpecker. Face aux héros de ces œuvres manichéennes, les méchants finissent toujours bredouilles. Parmi ces oiseaux célèbres, on peut citer également Woodstock, le meilleur ami de Snoopy, Chilly Willy le manchot, Yankee Doodle le pigeon de Hanna-Barbera, et Bip bip, le Grand géocoucou de Bip Bip et Coyote.

Dans les dessins animés plus provocateurs, ces stéréotypes sont moins vrais comme dans Cléo et Chico, les personnages étant des anti-héros. A travers ces dessins animés, certains types de relations humains-oiseaux peuvent être évoqués comme par exemple l'élevage en batterie dans Chicken run et être ainsi dénoncées.

Le cinéma est riche de situations où les oiseaux sont montrés, évoqués, ou même au centre de l'action. Une œuvre a particulièrement marqué les esprits du XXe siècle est celle d’Alfred Hitchcock, Les Oiseaux, tirée de la nouvelle éponyme de Daphne du Maurier qui présente les oiseaux comme une menace, sous forme de nuées dangereuses. Birdy est une œuvre où un homme se prend pour un oiseau. Plusieurs films documentaires, sortis au cinéma, ont été réalisés, comme la Marche de l'Empereur de Luc Jacquet ou Le Peuple Migrateur de Jacques Perrin.

Les oiseaux apparaissent dans la culture et l'art pariétal depuis la préhistoire où ils sont représentés sur des peintures rupestres,, comme par exemple dans la scène du puits de la Grotte de Lascaux. Homère s'est servi des oiseaux dans son œuvre et notamment du Rossignol dans l'Odyssée. Du fait de l'élégance et de la complexité de son chant, de nombreux poètes l'ont imité.

Dans l'art médiéval aussi, le poète Sufi Iranien Farid ud-Din Attar, a écrit l'histoire d'une bande de 30 oiseaux pèlerins partant sous la conduite de la huppe à la recherche d'un Simurgh dans son livre (Perse منطق الطیر , « La Conférence des Oiseaux ») en 1177. À la fin de leur quête, ils découvrent leur moi profond (jeu de mots sur Simurgh = 30 oiseaux).

Les oiseaux n'ont pas cessé d'inspirer les artistes par leurs formes, leurs couleurs et les symbolismes auxquels ils sont associés comme le Trône du paon. Certains artistes se sont spécialisés avec succès sur les oiseaux comme John James Audubon qui allait donner son nom à la National Audubon Society. La relation entre les albatros et les marins, thème central de La Complainte du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge, est un exemple d'allégorie poétique.

Les oiseaux ont inspiré de nombreux poèmes, comme « l'albatros » de Charles Baudelaire dans « Les fleurs du mal », ou « la mort de l'aigle » de José-Maria de Heredia dans le recueil « Les trophées ».

Si plusieurs religions ont directement utilisé certains oiseaux comme symbole religieux, la plupart ont utilisé l'œuf, les plumes ou les ailes. Certaines religions considèrent certains oiseaux comme porteurs d'une essence divine car symbole de leur(s) dieu(x). Par exemple, à l'instar de plusieurs autres types d'animaux, la religion égyptienne antique élevait avec un grand faste et respect les spécimens de faucon, d'Ibis, de Huppe fasciée dans leur temple.

Certaines populations dravidiennes considèrent les paons bleus comme divins, manifestation de la Terre mère.

D'autres peuples, plus simplement, représentent leur(s) dieu(x) sous la forme d'oiseau, comme les yézédis qui représentent Melek Ta'us sous la forme un paon, comme les chrétiens utilisent la colombe comme manifestation d'une des essences de leur Sainte Trinité, le Saint-Esprit. La Bible se sert aussi de la colombe avec plusieurs significations associées, effroi, passivité, deuil et beauté. La couleur de la « blanche colombe » en fait un symbole de pureté qui était très commune au Moyen-Orient durant l'antiquité.

Les interprétations humaines de ces messages ne sont pas uniformes puisque, la Huppe fasciée est sacrée en Égypte antique, elle est symbole de vertu en Perse et elle est signe de guerre dans les pays scandinaves.

Certains cultes ou mythologies ont attribué des pouvoirs à certains oiseaux, sans en faire des dieux, comme le rôle de messager des dieux attribué à Hugin et Munin, deux grands corbeaux dans les mythologies nordiques.

Ils peuvent également être simplement instrument sans conscience d'un dieu. La Bible, qui reprend le récit de l'Épopée de Gilgamesh, raconte que Noé lache une colombe puis un corbeau pour trouver une terre après le déluge. Dans le Livre des Rois, des corbeaux sont envoyés par Dieu pour nourrir Élie. Dans le Coran, un corbeau envoyé par Allah apprend à Caïn comment enterrer son frère.

Ils peuvent faire office de messagers des dieux pour les prêtres comme dans la mythologie Rapa Nui où Tangata manu, l'Homme-oiseau, le roi de l'Île de Pâques était désigné par une course à la découverte d'un œuf. Ceci était vraisemblablement le cas pour toutes les cultures méditerranéennes antiques. Philon d'Alexandrie, un philosophe juif hellénisé, reconnaît ce rôle de messager aux oiseaux. Dans la religion romaine par exemple, le vol des oiseaux ou leurs entrailles étaient interprétés par les haruspices et augures pour déterminer la volonté des dieux.

Également, pour certains cultes, les oiseaux peuvent être offerts en sacrifice. Le Lévitique précise que la colombe et les pigeons sont les seuls oiseaux offrables en sacrifice, le riche, lui, pouvant sacrifier du bétail.

Si les oiseaux adultes sont utilisés comme symbole religieux, il en est de même pour les œufs, symboles par excellence de la renaissance et de la pureté des formes, mais aussi pour certains de leurs comportements. La migration des oiseaux est considérée comme signe d'une perfection divine dans le Coran.

Les oiseaux sont perçus plutôt comme des symboles bénéfiques, une illustration possible de ce fait est qu'en iconographie occidentale les ailes des anges, créatures bénéfiques, sont représentées sous forme d'ailes d'oiseaux, animaux diurnes, alors que celles des démons, créatures maléfiques sont représentées avec des ailes de chiroptères, animaux nocturnes.

La discipline qui étudie les oiseaux se nomme l'ornithologie.

Vous pouvez consulter ici une liste d'ornithologues.

L'étude des oiseaux est une science pratiquée par une large majorité d'amateurs et non par les seuls ornithologues. Leur observation et la collecte d'informations relèvent souvent de techniques simples nécessitant peu de matériel. Les scientifiques « officiels » (peu nombreux dans la majorité des pays) s'appuient sur des réseaux d'observateurs amateurs, parfois très étoffés (2 millions de Britanniques adhèrent à la Royal Society for the Protection of Birds).

On distingue usuellement plusieurs branches à l'ornithologie par exemple l'Oologie pour l'étude des œufs, la Palaéo-oologie pour l'étude des œufs fossiles. L'Ethno-ornithologie étudie, elle, les rapports entre les hommes et les oiseaux. L'ornithologie scientifiques s'appuie aujourd'hui sur la systématique, la l'éthologie et la psychologie comparative, la biologie moléculaire, la génétique, la dynamique des populations, mais aussi la paléontologie (pour comprendre la phylogénétique des oiseaux). Les pinsons de Darwin sont par exemple à l'origine de notre compréhension du phénomène de spéciation et des mécanismes de l'évolution des espèces.

La classe des oiseaux est une des classes les plus étudiées en laboratoire. De nombreuses espèces y sont étudiées du fait de la facilité des conditions d'élevage. Certaines espèces sont plus étudiées pour leurs vocalisations comme les diamants mandarins (espèce ayant également fait l'objet d'études génétiques approfondies), d'autres pour leur intelligence comme celle du genre Corvus. Les poulets et les pigeons sont également populaires pour la biologie et la psychologie comparative.

Oiseau dérive du bas latin aucellus, qui est une forme syncopée de avicellus, diminutif de avis. Par oiseau, on entend habituellement l'ensemble des espèces existantes possédant des plumes, mais aussi bon nombre d'espèces disparues ancêtres ou apparentées aux espèces actuelles, qui sont regroupées dans la sous-classe des Neornithes.

Le petit de l'oiseau porte le nom d'oisillon ou de poussin. Le jeune oiseau est qualifié de juvénile ou d'immature.

Plusieurs espèces d'oiseaux comportent le terme oiseau dans un de leur nom vernaculaire comme l'oiseau-palmiste, les oiseaux-lyres ou ménures, oiseaux-mouches, oiseau du paradis, oiseaux-éléphants ou æpyornis, oiseaux des îles ou paradisier, l'oiseau royal décrit par Buffon..., mais certaines espèces le sont plus génériquement comme l'appellation « oiseaux des tempêtes » qui désignent les Hydrobatidae.

Contrairement à la plupart des autres animaux, chacune des espèces d'oiseaux dispose d'un nom français normalisé unique attribué par la CINFO.

On regroupe également les oiseaux en fonction de leur habitat, comme les oiseaux marins ou de la géographie, ou des biomes (oiseaux tropicaux), s'ils migrent ou s'ils sont sédentaires. Ainsi on parle d'oiseaux aquatiques, marins, terrestres ; oiseaux migrateurs, de passage, voyageurs, nicheurs ; oiseaux coureurs, grimpeurs, plongeurs, sauteurs ; oiseaux de proie ; oiseaux diurnes, nocturnes.

L'Histoire de la nature des oyseaux, avec leurs descriptions et naïfs portraicts retirez du naturel publiée en 1555 par Pierre Belon constitue un premier effort de classification depuis Aristote dont il s'inspire largement. Il décrit tous les oiseaux qu'il connaît et les regroupe suivant leur comportement et leur anatomie : les oiseaux de proie, les oiseaux d'eaux, les omnivores, les petits oiseaux (subdivisés à leur tour en insectivores et en granivores). De nouveaux termes, forgés sur des racines latines, vont être créés et passés dans le langage populaire comme palmipède.

La première classification scientifique est publiée en 1676 par Francis Willughby et John Ray sous le nom de Ornithologiae.

Petit à petit, surtout grâce aux travaux de Carl von Linné parus en 1758, cette classification va se perfectionner grâce (notamment) aux travaux sur l'anatomie comparée et l'embryologie.

La classification la plus communément admise est ensuite celle de Sharpe dans le Catalogue of the Birds in the British Museum, qui proposait les ordres des palmipèdes, échassiers, gallinacés, colombins ou pigeons, grimpeurs, passereaux, rapaces, coureurs. Par la suite, ces termes ne vont plus être considérés comme porteurs d'un sens scientifique comme échassier ou palmipède et sont aujourd'hui jugés comme obsolète d'un point de vue taxonomique.

Une des systématiques la plus importante de la fin du XXe siècle est celle élaborée par James Lee Peters. La classification de Howard et Moore en dérive. Dans la vision traditionnelle de l'évolution des oiseaux modernes (Neornithes), on place à la base de l'arbre phylogénétique, après les ratites et tinamous, les groupes d'oiseaux marins tels les manchots, les grèbes, les plongeons et pélicans, etc.

Vers la fin des années 1970 et durant toute la décennie suivante, Charles Gald Sibley et Jon Edward Ahlquist mènent des études fondées sur des méthodes d'hybridation de l'ADN, ce qui modifie profondément les connaissances sur la phylogénie des oiseaux. La nouvelle classification a montré que les canards et les gallinacés étaient les parents les plus proches des ratites (qui intègrent les tinamous) formant les paléognathes. Les Galloanserae constituent une lignée ancienne chez les Néognathes. Les groupes d'oiseaux marins traditionnellement considérés comme archaïques sont maintenant placés dans l'ordre des Ciconiiformes élargi, qui comprend aussi les rapaces diurnes (Accipitridae, Sagittariidae (Aves) et Falconidae) et les limicoles (Scolopacidae, Charadriidae, Laridae, etc.). Dans cette nouvelle taxinomie Sibley-Ahlquist du vivant, dite classification phylogénétique, les oiseaux font partie des archosauriens qui comprennent un grand nombre de fossiles appelés dinosaures. Cette systématique est dans l'ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe.

Les recherches pour comprendre la position relative de chaque groupe d'oiseaux continue et d'autres domaines que la génétique sont explorés. Un chercheur russe a démontré que la structure de la coquille des œufs pourrait être utile dans la détermination des relations entre oiseaux.

Les oiseaux peuvent être porteurs, sains ou non, de maladies transmissibles à l'homme (voir le paragraphe « Maladies aviaires »). Les oiseaux peuvent entraîner également des allergies liées en particulier aux plumes.

Certains oiseaux sont considérés comme nuisibles. Les causes en sont diverses et certaines très controversées. Par exemple, ils consomment des petits fruits ou du maïs comme les carouges à épaulettes, les moineaux, certains étourneaux, les gros-becs, certains corneilles et corbeaux. Les pigeons sont quant à eux une nuisance pour les bâtiments bien qu'en Angleterre on les voie attaquer certaines cultures.

Les moyens mis en place pour lutter contre eux peuvent être très différents.

L'abattage par certains chasseurs de rapaces, particulièrement utiles aux agriculteurs car chassant surtout les vermines mais perçus comme une concurrence déloyale pour la chasse aux Lagomorpha, a fortement réduit certaines populations. Les vautours dans le sud de la France, accusés sans preuves formelles de tuer les moutons et vaches, ont été exterminés, avant d'y être réintroduits.

D'autres espèces, devenues invasives suite à l'introduction humaine car jugées initialement utiles, font l'objet de mesures visant soit la réduction de leurs populations soit l'éradication.

Pour les espèces sauvages autochtones, les agriculteurs cherchent avant tout à empêcher les oiseaux de consommer les plantes qu'ils cultivent. Les moyens mis en œuvre sont divers, il peut s'agir de répulsifs sonores, de répulsifs visibles tels les épouvantails, la chasse, la destruction des nids, le piégeage, la protection des cultures par filets ou sacs, par produits chimiques répulsifs, par culture d'espèces végétales répulsives.

Certains rapaces sont élevés pour effrayer les autres oiseaux autour des aéroports afin de protéger les avions des collisions. Ils sont également réintroduits dans les villes pour lutter contre les pigeons considérés comme des fléaux. En effet, ces derniers, en plus de transmettre certaines maladies, endommagent les bâtiments publics avec leurs déjections. Il est d'ailleurs interdit de les nourrir dans de nombreuses villes. Des épines sont posées sur ces bâtiments pour les empêcher de se poser, des dispositifs analogues existent aussi sur certains panneaux solaires de façon à ce que leurs déjections ne fassent pas baisser les rendements.

Certaines nuées saisonnières, comme celle du jaseur boréal, sont considérées comme une malédiction dans de nombreux pays de l'est européen. Ils se déplacent en nuées vers l'ouest durant les hivers particulièrement rigoureux, semblant amener le froid avec eux.

Les gouvernements, et de nombreuses associations de protection de la nature ou de sociétés ornithologiques, travaillent à la protection des oiseaux de diverses manières, comme la loi, la protection et la restauration des sites, et le l’élevage de populations captives dans la perspective de leur réintroduction. Certaines d'entre elles visent aussi à la protection des races domestiques dont la diversité diminue.

Parmi les ONG les plus représentatives travaillant dans le domaine de la conservation des oiseaux se trouvent BirdLife International et ses délégations nationales, régionales et départementales, l'UICN, etc.

Des conventions et accords internationaux réglementent certains aspects ayant trait à la protection des espèces : Convention de Washington (CITES), Convention de Berne, Convention de Bonn, Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA), Migratory Bird Treaty Act, etc.

Les efforts menés par les différents partenaires ont permis en 2004, que seize espèces d’oiseaux qui auraient disparu sans mesures conservatoires, soient toujours existantes.

Voir aussi Orientation bibliographique en ornithologie et Liste de périodiques ornithologiques.

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Source : Wikipedia