All Blacks

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Posté par woody 13/03/2009 @ 00:15

Tags : all blacks, rugby, sport

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Équipe d'Australie de rugby à XV

L'équipe d'Australie de rugby à XV

L’équipe d’Australie de rugby à XV est l'équipe nationale qui représente l'Australie dans les compétitions majeures internationales de rugby à XV.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement cinquième au classement des équipes nationales de rugby.

Elle porte le surnom de « Wallabies » et dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection australienne est la seule équipe, avec l'Afrique du Sud à compter deux titres de champion de monde, en 1991 et 1999. John Eales, Jason Little, Tim Horan et Phil Kearns participèrent à ces deux finales historiques.

Les « Wallabies » ont également disputé la finale de l’édition 2003, mais ont perdu contre l’Angleterre dans la prolongation.

Elle est placée sous le patronage de l’Australian Rugby Union.

Le premier match de rugby en Australie a lieu le 25 juillet 1839. Le club de l'université de Sydney, le premier club officiellement reconnu, est fondé en 1864. En 1874 un nombre suffisant de clubs existe à Sydney pour que soit créée une compétition des clubs métropolitains de Sydney avec les règles éditées par la Rugby Football Union.

Une équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union) dispute les premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion d’une tournée en Nouvelle-Zélande contre des équipes locales. Les Australiens jouent contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island. Les Australiens remportent quatre matchs et en perdent trois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée en Australie, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous.

La première tournée d’une équipe britannique en Océanie a lieu en 1888, les Lions britanniques jouent en Australie et en Nouvelle-Zélande . Cette tournée des Lions est organisée par deux joueurs de cricket, Arthur Shrewsbury et Alfred Shaw, qui recrutent principalement des joueurs du nord de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette tournée n’a pas le soutien de la fédération anglaise car l’organisation de la tournée est faite par des entrepreneurs privés, en contradiction avec la règle d’amateurisme imposée par la fédération anglaise, et de ce fait aucun test n’est disputé.

En 1899, la première équipe officielle des Lions britanniques joue en Australie. Elle dispute quatre tests matchs contre l’Australie: (trois à Sydney, un à Brisbane). Alors que toutes les équipes portent le nom de l’"Australie", les joueurs ne représentent en fait que la région où le match est disputé. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles-du-Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane. Les visiteurs remportent tous leurs matchs excepté le premier, qui a lieu au Sydney Cricket Ground et qui voit la victoire de l’Australie 13-3.

Le premier match joué par l’Australie face à son voisin néo-zélandais se déroule le 15 août 1903 au Sydney Cricket Ground. Les Néo-zélandais l’emportent par 22 à 3. Malgré cette défaite, la tournée augmente grandement la popularité du rugby à XV et la foule commence à venir assister aux matchs-retours à Sydney et Brisbane. L’ailier de la Nouvelle-Zélande Billy Wallace inscrit 13 des 22 points. Il n’y a pas encore de trophée pour couronner la compétition entre les deux équipes voisines.

La même année, les premiers Wallabies, font une tournée mondiale. Parcourant les océans à bord du 'Omrah', l’équipe passe neuf mois au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Ils gagnent 32 des 38 matchs disputés.

En 1903, le football australien crée la New South Wales Football League (NSWFL) et recommence les hostilités avec le rugby à XV. Les écoles privées restent loyales envers le code anglais alors que les écoles publiques adoptent le football australien. La bataille des codes affaiblit le rugby à XV en Australie plus que dans n’importe quel autre pays à culture rugbystique.

En 1907 la New South Wales Rugby League est créée, le joueur vedette Dally Messenger passe d’un "code" à l’autre (du rugby à XV au rugby à XIII), et une grande partie du public le suit. La tournée de 1908 en Grande Bretagne est pourtant un succès. Le docteur H.Moran est le capitaine des Wallabies, il joue pour un club qui devient le "Drummoyne Rugby". Les médias anglais veulent appeler les Australiens les lapins ("rabbits"). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un animal nuisible ("pest") importé par les anglais dans leur pays. Ils choisissent un animal originaire d’Australie : le wallaby. La tournée de 1908 coïncide avec les Jeux Olympiques de Londres. L’équipe australienne dispute l'épreuve de rugby à XV des jeux Olympiques de 1908 où elle est la seule participante avec celle du Royaume-Uni. L’Australie remporte la médaille d’or en battant l'équipe du "Cornwall", le comté champion d’Angleterre qui représente le Royaume-Uni. Quand l’équipe rentre en Australie, onze membres de cette tournée rejoignent les clubs de rugby à XIII.

Daniel Carroll et Tom Richards, deux joueurs au parcours atypique, font partie de cette tournée.

En 1909, les Kangourous (Kangaroos, l’équipe d'Australie de rugby à XIII) et les Wallabies disputent quatre matchs d’exhibition .

L’équipe d'Australie, entre 1910 et 1980, a toujours été une équipe de valeur, cependant elle n’a pas l’envergure d’équipes majeures comme celles de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud,. Ce manque de capacité est dû principalement au fait que le rugby à XV est un sport amateur en concurrence avec le rugby à XIII, sport majeur en Australie, devenu rapidement attractif pour la classe moyenne, les aborigènes australiens et une majorité de joueurs-vedettes du rugby à XV qui ont abandonné le code amateur pour le rugby à XIII.

Le dernier test match avant le début de la Première Guerre mondiale se dispute le 15 août 1914 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande.

Pendant la période 1899-1914, l'équipe d’Australie a disputé 24 matchs et en a remporté 5, soit 21% de réussite. Parmi les 24 matchs, 14 sont des confrontations avec les All Blacks. Le bilan contre le grand rival de l’Australie est de 11 défaites, 1 nul, 2 victoires. Les Wallabies ont aussi un bilan négatif contre les Lions britanniques (6 défaites, 1 victoire), mais par contre de meilleurs résultats d'ensemble contre les autres nations: deux victoires contre l’Angleterre et les États-Unis et une défaite contre le pays de Galles.

La Première Guerre mondiale a un effet dévastateur sur le développement du rugby à XV en Australie. Avec de très nombreux joueurs engagés sur le front, les fédérations décident qu’il n’est pas patriotique de jouer au rugby à XV. Toutes les compétitions sont arrêtées en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland, où aucune compétition ne recommence avant 1928. Les joueurs qui veulent continuer n'ont d'autre alternative que de rejoindre les rangs du rugby à XIII.

Pendant les années 1920 la seule équipe représentative au niveau international est celle des New South Wales Waratahs. Les trente neuf matchs qu'ils disputeront ont, avec effet rétroactif, le statut de test match des Wallabies. En 1921, l’Afrique du Sud se déplace pour la première fois en Australie et en Nouvelle-Zélande et elle remporte les trois tests disputés en Australie. La plus célèbre équipe des Waratahs est celle de 1927-1928 qui fait une tournée au Royaume-Uni, en France et en Amérique du Nord. Elle introduit un jeu ouvert, du rugby tout en mouvement jamais vu auparavant, mais qui est toujours la marque de fabrique du jeu australien. Ils gagnent 24 matchs et concédent deux nuls sur 31 matchs officiels.

La réémergence de la Queensland Rugby Union en 1928-1929 donne immédiatement du tonus aux performances de l’équipe australienne qui remporte pour la première fois les trois matchs d’une série contre les All Blacks (Cyril Towers fait partie de cette équipe). L'Australian Rugby Union adopte le vert et le jaune comme couleurs officielles en 1929 avec un maillot vert portant le blason de l’Australie.

En 1931, le gouverneur général de Nouvelle-Zélande, Lord Bledisloe fait don d’un trophée pour renforcer les liens sportifs entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Bledisloe Cup prend naissance. La première compétition est remportée par la Nouvelle-Zélande par deux victoires contre une.

Les Wallabies effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs, qui est gagnée par les Springboks 3 victoires à 2. L’Australie remporte la Bledisloe Cup pour la première fois en 1934. La tournée de 1939 des Wallabies est interrompue par la seconde Guerre mondiale déclarée un jour après l’arrivée de l’équipe en Angleterre. Après avoir patienté deux semaines sur le sol anglais, l’équipe retourne chez elle.

Après une interruption de huit ans due à la seconde Guerre mondiale, le premier test match est disputé à Carisbrook en 1946 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande, les All-Blacks l’emportent par 31-8. L’Australie ne remporte aucun match lors de cette série de trois test matchs, perdant 20-0 contre les Māori néo-zélandais, puis perdant de nouveau 14-10 contre les All-Blacks la semaine suivante. Après avoir perdu deux test matchs contre les All-Blacks, les Wallabies font une nouvelle tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1947-1948.

Les Wallabies de 1947-1948 ont marqué l’histoire car ils restent la première et seule équipe australienne à garder inviolé leur en-but. Ils l'emportent sur l’Écosse 16-7, l’Irlande 16-3, ils perdent contre le pays de Galles 6-0, ils battent l’Angleterre 11-0, et n’encaissent aucun essai lors de ces quatre matchs. Ils perdent ensuite à Paris contre la France avant de perdre à nouveau contre les Barbarians. Trevor Allan, Cyril Burke, Nicholas Shehadie ou Col Windon font partie de cette tournée.

Au retour de la tournée européenne, les Wallabies accueillent les Māori néo-zélandais pour une série de 3 test matchs en 1949. Chaque équipe l’emporte une fois et fait un match nul, ce qui conduit à un résultat équilibré. En septembre de la même année, les Wallabies jouent deux fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande, ils l’emportent à l’Athletic Park et également à l’Eden Park dans le second test réalisant une des plus grandes performances australiennes. Les Lions britanniques jouent en Australie en 1950, et remportent tous les tests disputés contre les Wallabies. En 1951 les Australiens perdent les trois rencontres contre les All-Blacks. Les résultats sont mitigés en 1952, les Wallabies gagnent un premier test en juillet 1952 contre les Fidji et perdent le second test de deux points. L’Australie se rattrape contre les All Blacks, puis ils perdent le second test.

En 1953 l’Australie fait une tournée en Afrique du Sud pour la deuxième fois et même s’ils perdent la série 3-1 ils sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après une victoire 18-14 dans le 2e test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains. C’était la première défaite des Springboks depuis 15 ans et 1938.

De 1954 à 1958 les mauvais résultats s’enchaînent. En 1957-58 la tournée en Europe est catastrophique. Les Wallabies sont la seule équipe de l’hémisphère sud à perdre leurs quatre rencontres d'une tournée contre le pays de Galles, l’Irlande, l’Angleterre et l’Écosse. Ils perdent également contre les Barbarians et la France.

Les Australiens adoptent leur maillot jaune maintenant familier lors de la tournée de 1961 en Afrique du Sud. En effet, leur maillot précédent vert peut prêter à confusion avec le maillot Springbok. La tenue nationale reste depuis à dominante jaune. Le rugby à XIII n’a pas connu ce problème: il n’est presque pas pratiqué chez les Sud-Africains qui n’ont pas d’équipe nationale de bon niveau.

Aucun test match n’est prévu en 1960, aussi le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1961 contre les Fidji. La série est remportée par 2 victoires et un nul. Les Wallabies affrontent alors les Sud-Africains, et perdent deux fois contre les Springboks à Port Elizabeth et à Johannesburg. À leur retour en Australie, ils affrontent la France et ils connaissent une nouvelle défaite 15-8.

En 1962, les Wallabies sont confrontés à cinq reprises aux All-Blacks, perdant 4 fois et concédant un match nul (9-9) à l’Athletic Park de Wellington. Ils battent les Anglais en 1963 à Sydney, puis les Wallabies se déplacent en Afrique du Sud (2 victoires à 2 au final) et ils battent les Springboks à deux reprises chez eux lors de deux tests consécutifs. Ils sont la première équipe à réaliser cette performance depuis l’équipe des Lions britanniques en 1896.

En 1964, les Wallabies jouent trois fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande et les Australiens gagnent un match. L’année suivante l’Australie reçoit les Springboks pour deux tests qu'elle remporte tous les deux. L’équipe des îles britanniques se déplace en 1966, les Lions gagnent contre les Wallabies 11-8 puis 31-0. L’Australie part ensuite en tournée en Europe et elle gagne contre le pays de Galles et elle perd contre l’Écosse.

La tournée continue au début de l’année suivante, l’Australie gagne contre le XV de la rose, puis elle perd contre l’Irlande et la France. L’Australie accueille ensuite les Irlandais, et les visiteurs l’emportent à Sydney, défaite suivie d’une autre défaite de 20 points contre les All-Blacks.

En 1968, les Wallabies perdent leur 1er test contre les All-Blacks nettement et le 2e d’un seul point (18 à 19), ils gagnent contre la France par la même marge. Lors d’une tournée d’automne ils perdent contre l’Irlande et l’Écosse, les Wallabies reçoivent les Gallois et les battent. John Ballesty, Alan Cardy, John Cole, Greg Davis, John Hipwell ou Peter Johnson, le capitaine, participent au match perdu 19-18 contre les All-Blacks.

Les résultats semblent plutôt médiocres; mais il ne faut pas oublier qu'ils doivent souvent affronter les Sud-Africains et les All-Blacks. Les Australiens ont une bonne équipe mais pas la meilleure du rugby à XV, et ils affrontent régulièrement les deux meilleures équipes du monde.

Le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1970 contre les Écossais, que les Wallabies remportent nettement 23-3. La tournée des Springboks en Australie devient infâmante dans l’histoire du sport australien. Avant la tournée, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république en raison de la politique d’apartheid. La tournée a lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid, . Si les Sud-africains l’emportent 3 victoires à 0, il n’y aura plus de confrontation pendant 21 ans. L’Australie se déplace en France en novembre 1971, elle bat la France à Toulouse, mais perd le second test à Paris.

La France rend visite à l’Australie en juin 1972, disputant une série de deux test. Les Wallabies concèdent un nul 14-14 et une défaite 15-16. Les Wallabies se rendent ensuite en Nouvelle-Zélande où ils concèdent 3 défaites. L’Australie vierge de tout succès en 1972, s’arrête aux Fidji pour une victoire 21-19 à Suva.

L’année suivante les Australiens accueillent le Tonga, et après un premier succès, le second test voit le Tonga l’emporter 11-16. Les Wallabies font une petite tournée au Royaume-Uni qui se solde par deux défaites cuisantes 24-0 contre le pays de Galles, et 20-3 contre l’Angleterre. En 1974, l’Australie reçoit les All-Blacks, elle perd deux matchs et réalise un nul qui met fin à une série de 7 victoires consécutives des All-Blacks.

Pour renouer avec le succès, les Australiens jouent d’abord les Anglais en 1975, et ils l’emportent deux fois. Les Wallabies jouent même contre le Japon pour la première fois et ils gagnent 37-7 puis 50-25. En fin d’année les Wallabies se déplacent en Europe et ils concèdent deux nettes défaites contre les Écossais et les Gallois sans inscrire aucun essai. La tournée continue début janvier et l’Australie concède une large défaite contre les Anglais à Twickenham mais elle l’emporte face aux Irlandais à Lansdowne Road. Les résultats sont décevants: défaits contres les Barbarians, les Wallabies gagnent les États-Unis, puis les Fidji à 3 reprises, avant de s'incliner 18-15 et 34-6 en France.

En juin 1978 le pays de Galles se déplace en Australie et perd ses deux rencontres, puis c'est une série de trois matchs contre les voisins néo-zélandais. Le résultat est presque équilibré contre les All-Blacks : 13-12, 22-6, 16-30 pour les joueurs à la fougère. Greg Cornelsen inscrit 4 essais lors du match remporté par les Wallabies.

En juin 1979 l'Irlande se déplace en Australie et gagne les deux matchs, mais l'Australie se rachète en gagnant les All-Blacks 12-6. En tournée en Argentine, les Wallabies concède une défaite pour une victoire.

En 1980, l’Australie gagne la Bledisloe Cup pour la quatrième fois seulement (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) , prenant l’avantage 2-1 dans une série de 3 test matchs disputés en Australie. C’est le début d’une ère de succès pour les Wallabies.

En 1984, l’Australie fait une tournée aux îles britannique et irlandaise avec une jeune équipe et un nouvel entraîneur Alan Jones. Les Wallabies de 1984 rentrent dans l’histoire car ils deviennent la première équipe australienne à réussir le "Grand Chelem" (GC) : un Grand Chelem lors d'une tournée s'obtient quand une équipe nationale en tournée l'emporte successivement sur chacune des nations britanniques et irlandaise à savoir : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande. Ils parviennent à battre également une solide équipe des Barbarians.

La tournée est un révélateur : elle signale l’émergence des Wallabies comme équipe de premier plan au niveau mondial.

De nombreux records sont établis lors de cette tournée: première équipe australienne à réussir le GC, 100 points sont inscrits lors des 4 test matchs ce qui est le score le plus élevé d’une équipe en tournée chez les nations britanniques et irlandaise, le jeune Mark Ella inscrit un essai lors de chaque rencontre, performance jamais réalisée. D’autres joueurs ont brillé : David Campese, Michael Lynagh, Nick Farr-Jones et Simon Poidevin, qui vont compter dans les années suivantes.

En 1986 les Wallabies font une tournée en Nouvelle-Zélande pour une série de trois test-matchs avec en jeu la Bledisloe Cup.

La tournée de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All-Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande, par suite ils ne disputent pas le premier match contre l'Australie disputé le 9 août 1986 à l’Athletic Park de Wellington. L’Australie remporte ce match 13 points à 12, mais pour le second test les bannis sont rappelés et les All-Blacks égalisent avec une victoire acquise sur le score inverse de celui du premier match (12-13). Le dernier match, disputé le 6 septembre 1986 à l’Eden Park d’Auckland, sacre l’Australie qui gagne le match 22-9 et remporte ainsi sa première série sur le sol néo-zélandais (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) .

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est co-organisée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’Australie joue dans le groupe A, avec les Anglais, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et le XV de la rose, qui voit la victoire des coéquipiers de David Campese 19-6. Les Australiens battent par la suite les États-Unis 47-12 et les Japonais 42-23 pour finir premiers de la poule, devant l’Angleterre. Ils affrontent l’Irlande en quart et l’emportent 33-15. Ils abordent en favoris le match suivant.

Cependant, la demi-finale contre la France, voit les Bleus éliminer les Wallabies. Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All-Blacks sur le score de 29-9.

L’Australie perd la petite finale contre le Pays de Galles.

Les trois années précédentes, les performances des Australiens sous la direction d’Alan Jones ont été d’un grand niveau et les résultats au rendez-vous, mais le style d’Alan Jones, son autorité, ne plaisaient pas à une partie des joueurs. Mark Ella a pris sa retraite en 1984, l’influent Nick Farr-Jones a eu des frictions. Avant et pendant la coupe du monde 1987, l’entraîneur australien Alan Jones a multiplié les autres activités comme le journalisme à la radio.

Il est donc remplacé après cette coupe du monde et Bob Dwyer, qui a déjà dirigé les Wallabies en 1982 et 1983 revient aux commandes en 1988.

Fin 1987, la série noire continue : une défaite contre les All-Blacks est concédée et la tournée en Argentine se solde par un nul et une défaite (voir Australie-Argentine en rugby à XV) .

Les Anglais perdent leurs deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) .

Les All-Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul). Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

Les Lions britanniques jouent en Australie en 1989 pour la première fois depuis 1966 (tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande ). L’Australie l’emporte lors du premier match puis perd les deux suivants et perd donc la série 1-2. Bob Dwyer identifie un déficit au niveau des avants comme le facteur décisif de la défaite et il tient à y remédier dans les années 1990.

La coupe du monde (CM) 1991 se tient en Angleterre du 3 octobre au 2 novembre 1991. Lors de la première phase, l’Australie l’emporte 32-19 contre les Argentins. Puis les Wallabies battent par la suite le Pays de Galles par 38-3 et les Samoa plus difficilement 9-3 pour finir premiers de la poule. En quart de finale les Australiens ne sont jamais capables de distancer les Irlandais, le XV du trèfle mène au score 18-15 en fin de match et quasiment lors de la dernière action, Michael Lynagh inscrit un essai en coin pour briser les cœurs irlandais et envoyer les siens affronter les champions en titres, la Nouvelle-Zélande.

Les All-Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule, sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Lors d’une des plus belles prestations des Wallabies, les Australiens mènent 13-3 à la pause. Ils défendent en deuxième mi-temps contre des All-Blacks qui font le siège de leur ligne. La finale a lieu dans un stade plein à Twickenham, les Wallabies remportent le titre prestigieux de Champions du monde en battant l’Angleterre sur un petit score de 12-6.

Des milliers de fans accueillent l’équipe australienne dont les héros ont pour nom John Eales, Tim Horan, Jason Little, Phil Kearns et Willy Ofahengaue, homme du match de la finale. L’équipe de 1991 compte aussi comme membre Bob Egerton qui a joué 9 matchs dans sa carrière et tous en 1991.

Les Australiens terminent 1er de l’épreuve, remportant 6 de leurs 6 rencontres. Michael Lynagh est le meilleur réalisateur des Wallabies (66 points). David Campese est le meilleur marqueur d’essais australien et de la coupe du monde avec six réalisations. Campese est le meilleur joueur de la coupe du monde, il est bien aidé dans les lignes arrières par Tim Horan qui inscrit pour sa part 4 essais.

Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All-Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney).

Après cette victoire, le rugby à XV australien connaît une période moins dorée pendant quelques années. La défense de leur titre lors de la coupe du monde (CM) 1995 disputée en Afrique du Sud est une cruelle désillusion. Défaits dès le match d’ouverture contre le pays hôte, ils connaissent une autre défaite en quart de finale contre le XV de la rose qui s’impose 25-22, avec notamment des points importants de Rob Andrew. C’est le plus mauvais résultat de la nation dans une épreuve de coupe du monde.

Cependant, le milieu des années 1990 fait entrer le rugby australien dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-nations et du Super 12, et le passage à l’ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Réellement, l’Australie, malgré des moments difficiles, a profité du passage à l’ère professionnelle. En particulier en Australie l’attente est plus forte pour la performance, quand le sport connaît un regain de popularité et une couverture média croissante. Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

La coupe du monde (CM) 1999 se tient au Pays de Galles du 1er octobre au 6 novembre 1999. Les matchs de la poule A se sont déroulés en Écosse, ceux de la poule B en Angleterre, de la poule C en France, de la poule D au Pays de Galles, et enfin, ceux de la poule E en Irlande. Les Australiens ont à nouveau un nouvel entraîneur, Rod McQueen, et de nouveaux jeunes joueurs talentueux : Matt Burke, George Gregan, Stephen Larkham, Joe Roff et Toutai Kefu. Les Wallabies gagnent difficilement la demi-finale 27-21 contre les champions en titre l’Afrique du Sud, après un mémorable drop goal dans la prolongation du trois-quart centre Larkham (son premier jamais tenté lors d’un test match). L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français, au Millennium Stadium. La majorité des points est l’œuvre de l’arrière et buteur Matt Burke, . L’Australie a su imposer un jeu très structuré, basé sur le pilonnage intensif, sur une défense de fer, qui n'encaisse qu'un seul essai. Déjà sacrée en 1991, l'Australie devient la première équipe à remporter deux fois le trophée William Webb Ellis.

De 1990 à 1999, pendant cette période, l'équipe d’Australie a disputé 98 matchs et remporté 73 victoires, soit 75% de réussite.

Les Wallabies jouent 6 matchs contre les Écossais et compte 6 victoires, 7 matchs contre les Gallois pour 7 victoires, 8 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires ; ils gagnent également 100% de leurs rencontres contres les Barbarians, le Canada, les États-Unis, les Fidji, l’Italie, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. L'Australie joue 9 matchs face aux Français, son bilan est de 7 victoires pour 2 défaites, avec une série de 6 victoires consécutives entre 1993 et 2000. Le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991.

Les Wallabies ont moins de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, cependant ils présentent à cette époque le bilan le plus favorable contre ces grandes nations. Ils présentent un bilan équilibré face aux Springboks avec sept victoires pour sept défaites, dont une défaite par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une victoire en demi-finale de la CM 1999.

Les Wallabies sont légèrement dépassés par les All-Blacks (13 défaites, 10 victoires) malgré une série de 7 défaites consécutives entre 1995 et 1997. Mais ce sont les Australiens qui ont remporté leur duel lors de la demi-finale de la CM 1991.

Quelques mois après avoir remporté la coupe du monde, les Wallabies confirment leur statut en remportant la Bledisloe Cup, le Tri-nations en 2000, ils battent aussi trois fois les Springboks. En 2001 ils gagnent leur première série contre les Lions britanniques par 2 victoires à 1. Cette même année, l'Australie est la première équipe qui réussit à battre les All-Blacks dans leur forteresse de Dunedin. Rod McQueen, l’entraîneur, et John Eales, le capitaine, se retirent alors que les Wallabies sont au sommet du rugby mondial. Ils laissent le soin au nouvel entraîneur Eddie Jones et au nouveau capitaine George Gregan de préparer l'équipe australienne qui aura la lourde charge de défendre le trophée de la coupe du monde à domicile en 2003. Sur leur lancée, les Australiens remportent à nouveau le Tri-nations en 2001.

Cette période voit aussi la fédération engager trois gros contrats de joueurs en provenance du rugby à XIII pour intégrer les Wallabies. Trois anciennes vedettes du Queensland qui disputaient le State of Origin, Wendell Sailor,, Mat Rogers, et Lote Tuqiri,, changent de code pour le rugby à XV et ils ne surprennent personne quand ils réussissent à gagner leur sélection en équipe nationale.

La nouvelle équipe établit un centre d’entraînement à Coffs Harbour et elle connaît un succès mitigé. Les joueurs sont compétitifs, mais inconsistants, et la ferveur publique manque au moment d’aborder la coupe du monde. C’est un déchaînement des médias australiens contre l’équipe et son entraîneur. Cependant le début de la campagne voit les Australiens vaincre l'Argentine 24-8 puis enchaîner sur deux victoires très nettes contre la Namibie et la Roumanie. L’équipe a du mal contre de coriaces Irlandais et gagne 17-16, cette victoire suffit pour assurer la qualification des Wallabies en quarts de finale. Ils défont l'Écosse 33-16, puis remportent une de leurs plus belles victoires contre la Nouvelle-Zélande sur le score de 22-10. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L'Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans la prolongation par Jonny Wilkinson, le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Ce résultat paraît logique dans la mesure où, entre 2000 et 2003, le XV de la rose a remporté les cinq matchs qu'elle a disputés contre les Australiens.

Les Wallabies prennent leur revanche sur les Anglais en remportant leurs deux confrontations en 2004 51-15 et 21-19. Ils réalisent un honnête Tri-nations 2004 en remportant leurs deux matchs à domicile. Mais la suite est plus dure.

Depuis la défaite en coupe du monde (CM) 2003 et surtout lors de la saison 2005, les résultats et le jeu des Wallabies ne sont pas brillants. En 2005, les Wallabies ont perdu sept parties consécutivement et, le bilan de leur tournée européenne comporte huit défaites lors de leurs neuf derniers matches. Le 2 décembre 2005, alors qu'il lui restait deux années de contrat (jusqu'à la Coupe du monde de rugby 2007), Eddie Jones est démis de ses fonctions.

En 2005 pour célébrer le 10e anniversaire du passage au professionnalisme du rugby à XV, une Wallaby Team of the Decade est désignée par vote de 30 jurés, John Eales en est le capitaine.

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006 . Les débuts de Connolly sont couronnés de succès avec deux victoires contre l'Angleterre par 34-3 et 43-18 et une victoire contre l'Irlande.

Le juge de paix permettant de connaître le véritable niveau des Wallabies est le Tri-nations 2006. L’Australie fournit de bonnes prestations, mais le résultat final traduit cependant une nette domination des All-Blacks sur les deux autres grandes puissances rugbystiques de l’hémisphère sud.

En 2007, à l'occasion du centième anniversaire de leurs confrontations, les équipes de rugby d'Australie et du pays de Galles ont créé un trophée James Bevan qui récompensera le vainqueur de leurs rencontres... James Bevan est né le 15 avril 1858 en Australie. C’était le premier capitaine de l'équipe du Pays de Galles qui a disputé son premier test match le 19 février 1881, contre l'équipe d'Angleterre. La première rencontre est équilibrée; les Gallois mènent dans les arrêts de jeu avant de perdre finalement 29-23. Le deuxième test match est gagné nettement par les Australiens 31-0.

Un dernier test avant la Coupe du monde 2007 est fourni par le Tri-nations 2007. Le premier match oppose les Springboks aux Wallabies. Or, depuis 1992, en quatorze rencontres disputée sur le sol sud-africain, les Wallabies ne l'ont emporté qu'à deux reprises (1992 et 2000) pour 12 défaites. Les Sud-africains remportent le premier match 22-19, mais les Wallabies prennent leur revanche à Sydney (25-17). Les Australiens ont aussi un bilan équilibré contre les All-Blacks, victoire 20-15 à Melbourne et défaite 26-12 à Auckland.

L'Australie se qualifie facilement pour la deuxième phase de la coupe du monde 2007 en terminant premier de la poule B. Elle reussit à cummuler 20 points aux cours de 4 matchs victorieux, mais trébuche de justesse (10 -12) en quart de finale contre l'Angleterre.

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Australie l'a remporté en 2000 et en 2001.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

Les Wallabies jouent dans les couleurs classiques de la tenue vestimentaire sportive de l’Australie, à savoir les couleurs verte et jaune (qui sont les couleurs du mimosa doré, la plante emblème de la fédération d'Australie), et le maillot wallaby est considéré la tenue vestimentaire australienne la plus connue. En 1899, lors de la tournée des Lions britanniques en Australie, il n’y a pas de maillot national existant et pour les quatre test matchs disputés entre l’Australie et les Lions (trois à Sydney et un à Brisbane), les joueurs représentent en fait la région où le match est joué. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles du Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane, avec le blason australien pour remplacer le logo de l’État.

En 1928, les fédérations respectives de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland se mettent d’accord pour que la règle suivante soit adoptée : « les couleurs représentant l’Australie au niveau amateur sont le vert et le jaune ». L’année suivante, les All Blacks viennent en Australie, et le maillot est à dominante verte avec le blason australien et les chaussettes sont vertes avec des rayures sur le haut. Le maillot est resté le même, avec quelques changements intervenus principalement pendant les années 1930, les modifications étant dues à des conflits avec les maillots d'autres équipes. En 1961, le maillot jaune est utilisé pour une tournée en Afrique du Sud pour éviter une confusion avec le maillot des Springboks, depuis il a été conservé pour tous les matchs des Wallabies.

Les Australiens sont surnommés Wallabies en référence au Wallaby, un marsupial qui est assez commun en Australie. Le nom trouve ses origines dans la première tournée de l’équipe d’Australie au Royaume-Uni et en Amérique du Nord en 1908. La Nouvelle-Zélande vient de se produire, et les médias britanniques l’ont baptisée All Blacks en référence à la couleur de la tenue des joueurs. Les médias demandent alors aux Australiens de se trouver un surnom. Les médias anglais veulent les appeler les lapins (ou rabbits). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un nuisible importé. Ils choisissent l’animal originaire d’Australie, le wallaby.

Cependant, les internationaux australiens ne sont alors appelés les Wallabies qu’en tournée, alors que quand ils jouent à domicile, ils sont simplement appelés Internationaux. Les équipes en tournée sont nommées suivant l’ordre chronologique depuis les Premiers Wallabies jusqu’aux Huitièmes Wallabies pour la huitième tournée et la plus grande récompense pour un joueur international est de faire une tournée. Cette dénomination disparaît dans les années 1980 et à ce jour, tous les internationaux australiens portent le nom de Wallabies.

En 2006, à l'occasion de la célébration du 100e anniversaire de la première marque déposée fédéralement enregistrée, les hommes d’affaires et commerciaux élisent les 40 plus grandes marques déposées australiennes, l'une d'elles est les Wallabies. Cette liste est alors réduite à un top 10, et les Wallabies en font partie, parmi d’autres marques comme Vegemite et Qantas (qui sont aussi les sponsors officiels des Wallabies).

Contrairement aux autres équipes nationales, les Wallabies n’ont pas de stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades d'Australie, ce qui permet à la fédération australienne de ne pas privilégier un État par rapport aux autres. Les Wallabies jouent ainsi au Telstra Stadium de Sydney, au Telstra Dome de Melbourne, où ils ont établi le record du stade de 54 868 spectateurs contre les Anglais, au Suncorp Stadium de Brisbane où ils ont également établi le record de la pelouse avec 52 498 spectateurs, et le Subiaco Oval de Perth. Les Wallabies ont établi le record mondial d’affluence pour un match de rugby à XV avec un chiffre record de 109 874 spectateurs au Telstra Stadium de Sydney lors d’une rencontre contre les All Blacks. Le Telstra Stadium est le stade qui a accueilli la finale entre les Australiens et l'Angleterre, que l'Australie a perdue dans la prolongation, d'un magistral drop goal de Jonny Wilkinson.

Les Wallabies ont joué auparavant sur d'autres stades, y compris le Concord Oval de Sydney et le Sydney Cricket Ground (SCG), aussi bien que le Ballymore et le Exhibition Ground de Brisbane. C’est le SCG qui accueille le premier en 1899 : Australie - Lions britanniques 13-3.

La liste suivante comporte les 30 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007 (17 avants, 13 arrières).

Tout au long de son histoire, l’équipe d’Australie a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur australien de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Australie, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Wallabies, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l’équipe d'Australie. Par leur activité, ils couvrent la période 1960-2007.

En février 1984 ,Alan Jones fut nommé entraîneur des Wallabies en remplacement de "Bob Dwyer". En 4 ans, il disputa 102 matchs et il obtint 23 victoires sur 30 test matchs et quatre défaites ont été concédées d'un point. Il est un des entraîneurs australiens qui a connu les plus brillants résultats. Bob Dwyer revient aux commandes en 1988 et il a conduit l'Australie jusqu’à la coupe du monde victorieuse de 1991.

À la suite de la démission de Greg Smith, Rod McQueen fut nommé entraîneur en chef des Wallabies en septembre 1997. Il mena les Wallabies à la victoire lors de la coupe du monde de rugby 1999 aux dépens de la France qui fut battue en finale. L'Australie fut la première nation qui remporta par deux fois la Coupe du monde. Sous sa conduite, les Wallabies ont aussi remporté le Tri-nations en 2000. Il a pris sa retraite après une dernière victoire importante des Wallabies contre les Lions britanniques en 2001 (série gagnée 2-1). Eddie Jones est un ancien joueur. Il a conduit l'Australie à la finale de la Coupe du monde de rugby 2003. Il était l'entraîneur de l'Australie de 2001 à 2005.

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006. Il est remplacé après la coupe du monde par Robbie Deans.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Australie, il est mis à jour au 30 juin 2007.

L’équipe d’Australie présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Lions, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, le Pays de Galles, la France, l’Écosse, l'Irlande et l'Italie.

La plus large victoire de l’Australie est acquise sur le score de 142 à 0 contre l'équipe de Namibie, le 23 octobre 2003. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 22 à 61 contre l'Afrique du Sud le 23 août 1997.

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 22 septembre 2007. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

La liste suivante dresse le bilan des records individuels par poste pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 10 septembre 2006.

Les nombres de capes indiqués sont ceux obtenus pour le poste considéré, le nombre total de capes par joueur tous postes confondus apparaît entre parenthèses.

Michael Lynagh, né le 25 octobre 1963, est un ancien joueur de rugby à XV australien, qui évoluait au poste de demi d'ouverture. Il connaît son premier grand moment avec l'Australie lors de la victoire historique de 1986 en Nouvelle-Zélande, victoire qui permet reprendre la Bledisloe Cup. Lors de la première Coupe du monde en 1987, sa performance est irréprochable, ses 82 points en six rencontres et son impact sur le jeu font de lui le meilleur joueur australien du tournoi. En 1990, il devient le premier joueur à atteindre les 500 points en match international. Il marque son 911e point lors du quart de finale de la coupe du monde 1995 perdu contre l'Angleterre. Ce score constitua le record mondial jusqu'en 1999 où le record devient la propriété du gallois Neil Jenkins.

La pratique du sport en Australie est très populaire. Comme dans les pays occidentaux, la couverture croissante des medias, notamment par le premier d’entre eux, la télévision, et la pratique de jeux vidéos à thème sportif ont mis en lumière le sport. De nombreux sports sont pratiqués, les plus populaires sont la natation, le football australien, le golf, le football ou soccer, le rugby à XIII, le cricket et enfin le rugby à XV.

Contrairement à ce qui se passe chez leurs voisins néo-zélandais, le rugby à XV n’est pas le sport le plus populaire des Australiens.

La création de la Coupe du monde de rugby, puis la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations et le Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats. En Australie, une grand chaîne de télévision Fox Sports retransmet les matchs de Super 14 et des tests, Channel Seven retransmet également des test matchs.

Les droits de retransmission télévisuelle du Tri-nations et du Super 14 , et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l’économie australienne, on peut ajouter aussi la vente de maillots des Wallabies, l'un des maillots de sport les plus connus au monde.

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L'Équipe de l'Afrique du Sud de rugby à XV en tournée en 1981

En 1981, les Springboks rendent visite aux All Blacks, les Springboks perdent la série (2-1).

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande (encore connue en Nouvelle-Zélande comme la tournée), est marquée par des mouvements de protestation contre la politique raciale d'apartheid de l'Afrique du Sud,. L'apartheid a fait de l'Afrique du Sud un pariah des nations, et tous les pays sont fortement encouragés à éviter tout contact sportif avec celle-ci. Cependant, le rugby à XV est un sport très populaire en Nouvelle-Zélande, et les Springboks sont considérés comme l'adversaire numéro un des All Blacks. Il se produit alors une terrible division entre les Néo-Zélandais. Le sport et la politique doivent-ils être mêlés ? Cautionne-t-on la politique raciale et raciste d'apartheid en laissant se dérouler la tournée ?

Les Springboks font cette tournée à l’invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s’y oppose pas sous prétexte qu’il ne faut pas mélanger sport et politique. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite), mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés.

La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande en 1981 devient infâmante dans l'histoire du rugby et dans l'histoire de la Nouvelle-Zélande. Avant la tournée, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république en raison de la politique d'apartheid. La tournée a lieu, appuyée par fédération néo-zélandaise et le gouvernement, elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid inimaginables.

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Équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV

Bryan Habana lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est l'équipe qui représente l'Afrique du Sud dans les principales compétitions internationales de rugby à XV.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde. Au 25 août 2008, elle est deuxième au classement des équipes nationales de rugby.

Elle porte le surnom de « Springboks » (ou « Springbokke » en afrikaans et « Amabokoboko » en zoulou), du nom des gazelles d'Afrique méridionale, et dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Australie ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection sud-africaine a souffert de son isolement. Longtemps mise à l'index en raison de la politique d'apartheid, l'équipe d'Afrique du Sud n'a pas attendu longtemps pour retrouver son rang dans la hiérarchie mondiale. Les Springboks enlèvent en effet le titre de champion du monde à domicile en 1995 pour leur première participation à la coupe du monde de rugby, titre renouvelé en 2007 en France.

Le rugby est introduit en Afrique du Sud par les Britanniques. Les premiers joueurs de rugby sont des soldats de la Couronne britannique, présents pour imposer la pax britannica aux Zoulous et surtout aux Boers, installés depuis deux siècles. Un instituteur anglais, Canon George Oglivie, enseigne au Diocesan College du Cap où il introduit le football tel qu'il est enseigné au Collège de Winchester, c'est-à-dire le rugby-football. Un premier match oppose en 1862 des militaires à des civils du Cap, tous sont sujets de sa royale Majesté. Le match se conclut sur le score de 0-0.

Le rugby se développe au détriment du football. Des clubs de quartier poussent dans les agglomérations, comme Johannesburg, Le Cap et Pretoria. Le premier club, le Hamilton Rugby and Football Club, naît au Cap en 1875, puis c'est la Western Province Rugby Union en 1883. Le Griqualand West suit en 1886, l'Eastern Province en 1888, et le Transvaal en 1889. Le South African Rugby Board naît en 1889. Les jeunes Boers appréciant ce sport, et pour réunir un effectif suffisant, les clubs se composent de Britanniques et d'Afrikaners. Le rugby accueille deux communautés qui ne s'apprécient pas car la guerre des Boers (1899-1902) a laissé des traces.

Le rugby y gagne en popularité, il est même pratiqué par les prisonniers de guerre qui peuvent ainsi se changer les idées. La légende veut que la guerre soit interrompue en 1902 pour un « match » Angleterre-Afrique du Sud. Mais, selon l'historien du rugby Paul Dobson, le cessez-le-feu ne s'est jamais réellement matérialisé, car un groupe de Boers, les descendants des premiers colons européens d'origine néerlandaise, « ont, dans la nuit, pris en embuscade des militaires anglais et en ont tué quelques-uns ».

La première tournée des Lions britanniques a lieu en 1891, son déplacement est financé par Cecil Rhodes le Premier ministre de la colonie du Cap et par Paul Kruger, le président de la république du Transvaal. Ce sont les premiers matchs représentatifs disputés par les équipes sud-africaines qui apprennent encore le jeu. Les touristes jouent et gagnent un total de vingt parties, ne concédant qu'un seul essai durant toute la tournée. Trois matchs disputés contre des équipes régionales sont considérés comme des tests, quoique l'« Afrique du Sud » n'existe pas encore comme unité politique en 1891, et se terminent sur des scores serrés: 4-0, 3-0 et 4-0. Un des évènements marquants de la tournée est le fait que l'équipe britannique offre la Currie Cup au Griqualand West pour avoir fourni la meilleure opposition. Les Britanniques n'ont battu ces derniers que par 3-0 au Newlands Stadium du Cap .

La tournée suivante des Lions britanniques a lieu en 1896. La série est perdue 3 tests à 1 par la colonie, mais elle voit la première victoire des Sud-africains contre les Lions britanniques par 5-0 à Newlands Stadium. Les avants sud-africains sont déjà impressionnants.

L’équipe d'Afrique du Sud dispute trois test matchs en 1903 contre les Lions britanniques. Le temps des tournées faciles est terminé. Le 12 septembre 1903 l'équipe conduite par Ferdie Aston remporte le troisième test match contre les Lions britanniques 8-0, après deux matchs nuls. Il faudra attendre un demi-siècle pour que les Sud-africains perdent une série de test matchs à domicile ou à l'extérieur. Plusieurs britanniques jouent alors dans l'équipe sud-africaine, l'Écossais Saxon McEwan, l'Irlandais H.H.Ferris et le Gallois J.E.C.Partridge. La tournée a lieu peu de temps après la fin de la guerre entre Boers et Britanniques, plusieurs joueurs sud-africains avaient combattu dans les rangs des Boers . Les Lions disputent 22 matchs durant cette tournée, ils remportent 11 victoires, perdent 8 matchs et font 3 matchs nuls.

Les Sud-africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent contre l'Écosse 6-0 et l'emportent 15-12 contre l'Irlande. Mais surtout ils battent ensuite le pays de Galles 11-0 à Swansea, le pays de Galles en plein premier « Âge d'or ». Les Gallois invaincus en 1905 viennent de battre les All Blacks, et sont la seule équipe à parvenir à battre les Originals à Cardiff, par 3-0. Les Sud-africains font match nul 3-3 contre l'Angleterre,. Au cours de cette tournée, les Sud-africains disputent 28 matchs, ils remportent 25 victoires, ne perdent que deux matchs et font un match nul. La réussite de cette tournée a permis de rapprocher les Boers et les Britanniques, quatre ans seulement après la fin de leur conflit.

Le dernier match non officiel de la tournée donne lieu à une large victoire des Springboks par 55 - 6 sur la France à Paris, avec 13 essais à leur actif. La France est représentée par les deux clubs parisiens: le Stade français et le Racing Club de France, car l'équipe officielle joue en même temps contre l'Angleterre. Ces matchs se déroulent quatre ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques ». Les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot et d'une cause : battre les équipes de rugby à XV britanniques et irlandaise.

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV dispute la tête du rugby mondial aux All Blacks, aucune nation ne pourra les battre dans une série de test matchs pendant cinquante ans.

En 1910 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite permettent aux Springboks de remporter la série.

Avant une interruption due à la Première Guerre mondiale les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1912-1913. Les Springboks rentrent dans l’histoire : ils l’emportent sur l'Écosse 16-0, l’Irlande 38-0, le pays de Galles 3-0; ils battent ensuite l’Angleterre 9-3 et la France au Bouscat 38-5. C'est leur premier grand chelem.

La rivalité entre les Springboks et les All Blacks commence en 1921 à l'occasion d'une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-nations. À noter qu'après cette tournée, les Springboks refusent de jouer contre des Māori pendant 35 ans, jusqu'à une autre tournée effectuée en 1956, et que la fédération néo-zélandaise a ainsi longtemps accepté les exigences de la fédération sud-africaine.

En 1924 les Lions britanniques reviennent en Afrique du Sud, trois victoires et un nul consacrent les Springboks.

Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928, cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l'emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5).

Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Ils battent le pays de Galles 8-3 à Swansea, ils l’emportent 8-3 contre l’Irlande. Ils gagnent ensuite le 2 janvier contre l’Angleterre par 7-0, puis contre l’Écosse par 6-3 avec deux essais de Danie Craven et du capitaine Bennie Osler. C’est un nouveau grand chelem pour les Springboks qui comptent aussi Flip Nel dans leurs rangs.

Les Wallabies australiens effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs qui est gagnée par les Springboks par 3 victoires à 2. Ce sont alors leurs premières confrontations.

En 1937, les Springboks rendent visite d'abord aux Wallabies (2-0), puis les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d'un passage en Nouvelle-Zélande. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d’Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande. Ferdie Bergh, Gerry Brand, Danie Craven, Boy Louw, Fanie Louw, Flip Nel et Dai Williams participent à la tournée.

En 1938 les Lions britanniques font une nouvelle tournée en Afrique du Sud, la série est remportée une nouvelle fois par les Springboks qui comptent deux victoires et une défaite.

Après une interruption de onze ans due à la Seconde Guerre mondiale, le premier test match d’une série de quatre matchs est disputé en 1949 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande. Les All Blacks n'emportent aucun match de cette série, perdant 15-11, 12-6, 9-3 et 11-8. Danie Craven débute comme entraîneur en 1949 et il commence sa carrière en réalisant un exploit : une série victorieuse 4-0. Les Springboks enchaînent 10 victoires consécutives, ils font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1951-1952, période pendant laquelle ils ont marqué l'histoire. Ils l’emportent sur l'Écosse 44-0, l'Irlande 17-5, sur le pays de Galles 6-3, puis ils battent l'Angleterre 8-3. Ils gagnent ensuite à Paris 25-3 contre la France après une victoire contre les Barbarians. Hansie Brewis, Salty Du Rand, Chris Koch, Hennie Muller font partie de cette tournée.

En 1953, les Springboks disputent une série de 4 matchs contre les Wallabies, le premier test disputé à l’Ellis Park se termine sur une victoire de l’Afrique du Sud 25-3. Les Australiens sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après leur victoire 18-14 remportée lors du second test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains. C’est la première défaite des Springboks depuis 15 ans (en 1938),. Les deux matchs suivants se traduisent par deux victoires sud-africaines.

En 1955 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et deux défaites aboutissent à un résultat équilibré. L’année suivante, les Springboks gagnent les deux rencontres contre les Wallabies.

Les Sud-africains se déplacent ensuite en Nouvelle-Zélande, et la série est perdue trois défaites à une au bénéfice des All Blacks. La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande de 1956 voit la suprématie mondiale du rugby changer de tête : les Springboks perdent la place de numéro 1 au bénéfice du pays du long nuage blanc. La machine verte et or Sud-africaine n’avait jamais été battue dans une série depuis 1896. Dans les deux premières tournées des Springboks en Nouvelle-Zélande ils avaient réalisé un bilan équilibré (1921 : 1 victoire, 1 défaite, 1 match nul) et remporté la seconde série (1937 : pour les Springboks 2 victoires, pour les All Blacks 1 victoire).

Les Springboks affrontent les Français en 1958 dans une série historique pour les Bleus. Le 16 août 1958, l’équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l’Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias,, le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3.

En 1960, après avoir battu les Écossais lors de leur premier match, les Springboks disputent à domicile une série de quatre matchs contre les All Blacks. Le résultat est satisfaisant : victoire 13-0, défaite 3-11, match nul 11-11 et une dernière victoire 8-3 leur permet de remporter la série. En 1960, les critiques internationales de l'apartheid prennent de l'ampleur et le ton du Royaume-Uni change à la suite du massacre de Sharpeville, survenu le 21 mars 1960, qui heurte l'opinion mondiale. Une campagne de protestations a lieu en Nouvelle-Zélande avec le slogan « No Maoris, No Tour » (« pas de Māori, pas de tournée ») et la pétition obtient le soutien de 150 000 signatures. Même avant l'entrée en vigueur de l'apartheid en 1948, les équipes sportives en tournée en Afrique du Sud prennent la précaution de sélectionner seulement des joueurs blancs. Les équipes de Nouvelle-Zélande de rugby à XV ont ainsi exclu George Nepia et Jimmy Mill en 1928.

Les Springboks enchaînent sur une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1960-1961. L’équipe de 1960-1961 rejoint les glorieuses générations précédentes dans l'histoire en réalisant un grand chelem. Ils l’emportent sur le pays de Galles 3-0, l’Irlande 8-3, ils battent l’Angleterre 5-0 et enfin l’Écosse 12-5. Ils jouent ensuite à Paris et concèdent un nul 0-0 contre la France. Johan Claassen, Frik du Preez, Jannie Engelbrecht, John Gainsford font partie de cette tournée.

L’équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1962 contre les Lions britanniques. Les Springboks gagnent les trois derniers tests après le match nul initial. Johan Claassen dispute là ses dernières sélections.

En 1963 la réception des Australiens est sanctionnée par un partage des victoires 2-2. Les Wallabies gagnent même deux matchs consécutifs en Afrique du Sud, performance jamais plus réalisée depuis une tournée des Lions britanniques en 1896. En 1964, si les Gallois sont largement battus, la France l'emporte 8-6 en Afrique du Sud, début d’une série de sept défaites consécutives pour les Springboks. L’Irlande, l’Écosse, l’Australie deux fois, enfin la Nouvelle-Zélande par deux fois aussi, battent les Springboks. L’équipe est assez inexpérimentée devant, seul Frik du Preez compte une dizaine de sélections. Une victoire sur les All Blacks met fin à cette série calamiteuse.

En 1967 les Springboks et les Français s’affrontent à quatre reprises, le dernier mot revient aux Sud-africains. Les Bleus ont gagné durant cette décennie leurs lettres de noblesse. Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est de quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul. Les Français ont battu deux fois les Springboks sur leur terrain, à Springs en 1964 par 8-6 et en 1967 à l’Ellis Park sur le score de 19-14.

En 1968, l’Afrique du Sud gagne de nouveau trois test matchs pour un match nul contre les Lions. Elle se déplace en France pour la tournée d'automne., puis en l'année suivante elle remporte une série victorieuse 4-0 contre les Wallabies.

Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1969-1970. Ils n’emportent aucun match : défaites contre l’Écosse 6-3, l’Angleterre 11-8, nuls contre l’Irlande 8-8 et le pays de Galles 6-6.

En 1970, les Springboks reçoivent pour une série de quatre matchs les All Blacks. Le résultat est favorable à l'Afrique du Sud : victoire 17-6, défaite 8-9, victoire 14-3 et la dernière victoire 20-17 leur permet de remporter la série.

En 1971, avant la tournée des Springboks en Australie, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république d'Afrique du Sud en raison de la politique d'apartheid. La tournée a cependant lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, et elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid,. Si les Sud-africains l’emportent 3 victoires à 0 sur des scores de 18-6, 14-6 et 19-11, il n’y aura plus de confrontation pendant 21 ans.

La France effectue une tournée en Afrique du Sud en 1971, avec Roger Bourgarel, joueur antillais de couleur et ailier du stade toulousain qui joue les deux test matchs, aux côtés de son capitaine Jean Trillo.

En 1973, la tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande est annulée par le Premier ministre de Nouvelle-Zélande sous prétexte que la sécurité des joueurs et des spectateurs n'était pas assurée, cette annulation a en fait permis le bon déroulement, sans boycott, des Jeux du Commonwealth en Nouvelle-Zélande en 1974 .

En 1976, les Springboks accueillent les All Blacks et rééditent la performance de 1970. Cette tournée de l’équipe nationale de rugby néo-zélandaise en Afrique du Sud intervient alors juste après les émeutes de Soweto. Elle fait l'objet d'une polémique internationale. Pour protester contre la tournée de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud, plus de vingt pays africains refusent de participer aux jeux Olympiques d'été à Montréal.

En 1977, le Commonwealth signe un document dénommé le Gleneagles Agreement pour mettre au ban le sport sud-africain et protester contre la politique d'apartheid.

En 1980, les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. L'équipe des Lions remporte les 14 rencontres hors test mais elle perd les trois premiers tests avant de s’imposer lors du dernier.

Le 30 mai 1981 est un jour historique : pour la première fois, un non-blanc Errol Tobias, demi d'ouverture du club métis de Caledon, porte le maillot des Springboks lors d'un test match contre l'Irlande au Cap (23-15). Les blancs considèrent qu'eux seuls ont le droit de porter le maillot vert et or et s’opposent à cette décision, comme les métis et les noirs qui reprochent au joueur d'apporter une caution à la politique du gouvernement. Lui veut simplement jouer au rugby et prouver que la couleur de peau ne compte pas comparée au talent. Le second test, toujours contre l'Irlande, a lieu le 6 juin au Kings Park de Durban (12-10). Certes, il évolue au poste de deuxième centre, et non à son poste de prédilection d'ouvreur, mais Tobias est entré dans l'histoire.

Tobias participe ensuite à la tournée en Nouvelle-Zélande. Il appartient à la province du Boland, qui n'a fourni que douze Springboks dans toute son histoire, et non aux provinces les plus huppées que sont (Western Province, Northern Transvaal et Transvaal). Il est le premier joueur de cette province à être sélectionné depuis la dernière cape du légendaire Dawie de Villiers en 1970.

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande est marquée par des mouvements de protestation contre la politique d'apartheid de l'Afrique du Sud,. Les Springboks font cette tournée à l'invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s'y oppose pas sous prétexte qu'il ne faut pas mélanger sport et politique. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite), mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés.

La tournée en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d'une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande.

Pour tenter de briser leur isolement, l’Afrique du Sud rencontre une sélection de l’Amérique du Sud à huit reprises, de 1980 à 1984, à defaut de pouvoir jouer contre les Pumas.

En 1989, un XV mondial est invité à rencontrer les Springboks lors du centenaire de la fédération sud-africaine de rugby. Les espèces trébuchantes certes permettent d'organiser quelques matchs mais le rugby, lui, a incontestablement perdu , . Le soutien de l’International Rugby Board à l'Afrique du Sud doit beaucoup au président de la Fédération française, Albert Ferrasse, grand ami de Danie Craven.

Jusqu'aux années 1990, le bilan cumulé des Springboks dans les confrontations directes avec chaque nation affrontée est positif. La politique de l’apartheid est abolie le 30 juin 1991, par suite l’équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est de nouveau admise dans le concert international en 1992, mais il lui faut d'abord progresser pour retrouver le haut niveau.

Le retour des Springboks sur la scène internationale a lieu le 15 août 1992 lors de la tournée des All Blacks en Afrique du Sud. Celle-ci a lieu dans un contexte tendu après le massacre de Boipatong. Le Congrès national africain (ANC) a exigé que lors du test match à Johannesburg, une minute de silence soit observée avant le coup de sifflet initial et que le drapeau sud-africain ne soit pas levé ni l'hymne national Die Stem van Suid Afrika entonné. Or, ce 15 août 1992, aucune des conditions posées par l'ANC n'est respectée. Louis Luyt, le patron de la Transvaal Rugby Union, fait jouer l'hymne proscrit repris en cœur par le public et par les joueurs Sud-africains, le drapeau national abondamment brandi par les spectateurs et la minute de silence bafouée par des cris, des hurlements et des insultes . Cette première rencontre voit les Springboks perdre 27-24 à domicile contre les All Blacks. Seuls Naas Botha et Danie Gerber ont une dizaine de sélections à leur actif. Les résultats difficiles s'enchaînent, sans que ces fois là, l'hymne national ne soit diffusé ou entonné : défaite 26-3 à domicile contre les Wallabies le 22 août 1992, une victoire 20-15 et une défaite 29-16 contre la France, une défaite 33-16 contre les Anglais lors de la tournée d'automne 1992.

Les Sud-africains perdent les séries contre la France et l'Australie lors de la tournée de juin 1993 des Bleus (1 nul, 1 défaite 17-18) et la visite en juillet-août des Springboks en Australie (1 victoire, 2 défaites). Après une tournée en Nouvelle-Zélande durant l'été 1994, qui se solde par 2 défaites et un nul, Ian McIntosh (avec un bilan de 4 victoires, 2 nuls et 6 défaites) est renvoyé n'ayant guère fait mieux que John Williams (1 victoire et 4 défaites) en 1992. Kitch Christie prend les rênes de l'équipe, il la mènera à 14 victoires consécutives, l'heure est pourtant au doute avant le grand rendez-vous que constitue la coupe du monde de rugby à XV 1995 qui s'est tenue en Afrique du Sud du 25 mai au 24 juin 1995.

Pour leur coupe du monde, les Sud-africains jouent dans le groupe A avec l’Australie, la Roumanie et le Canada. Les Sud-africains battent l’Australie tenante du titre 27-18, puis la Roumanie 21-8 et le Canada 20-0. Les Sud-africains terminent premiers de poule et battant les Samoa en quart de finale sur le score de 42-14. Le samedi 17 juin 1995, la France en demi-finale est opposée à l'Afrique du Sud, chez elle, dans son stade du Kings Park de Durban. La pelouse est inondée ce qui entraîne que le coup d’envoi de la partie est retardé. Le match se déroule tout de même mais dans des conditions difficiles, les Sprinboks gagnent par 19-15 et se qualifient pour la finale.

Les All Blacks sont favoris pour la finale : ils sortent premiers de leur poule puis éliminent l'Écosse en quart de finale et l'Angleterre en demi-finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi-finale. Malgré tout, les Néo-zélandais s'inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d'un match très disputé pendant lequel aucun essai n'est marqué. Thierry Lacroix est le meilleur réalisateur (112 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun. Cette coupe du monde est forte en symboles : François Pienaar, capitaine des Springboks, reçoit des mains de Nelson Mandela, premier président noir du pays, le trophée William Webb Ellis, Mandela portant le maillot de François Pienaar. Elle symbolise la naissance d’une nation, puisque jusqu’au début des années 1990, les ethnies vivaient séparées par l'apartheid. Chester Williams est le seul joueur non-blanc de l'effectif d'Afrique du Sud qui est victorieux de la Coupe du Monde 1995.

Le milieu des années 1990 fait entrer le rugby sud-africain dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-nations et du Super 12, et le passage à l'ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Les Springboks sont les premiers joueurs sud-africains qui adoptent le statut de joueur professionnel proposé par le World Rugby Championship, mais très vite la SARFU leur propose un contrat plus avantageux qu'ils acceptent, ce qui ne se traduit pas par de meilleurs résultats pour les Springboks en 1996-1997.

Si tout un peuple a soutenu les Springboks lors de la coupe du monde en 1995 (« Une équipe, un pays », slogan de Morne du Plessis), l'ouverture au peuple noir se fait attendre et des crises éclatent. Kitch Christie, atteint de leucémie, doit quitter son poste. L’entraîneur Andre Markgraaff part en 1997 à cause de commentaires racistes et son successeur Carel du Plessis est renvoyé en 1997 et remplacé par Nick Mallett. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le Tri-nations. La dernière rencontre au Parc des Princes de la France voit les Springboks infliger une sévère défaite 52-10 aux Bleus le 22 novembre 1997. Le groupe s’appuie sur des avants solides et conquérants, James Dalton, Adrian Garvey, Mark Andrews, André Venter et Gary Teichmann, le capitaine de l'équipe, et sur des demis efficaces Joost van der Westhuizen et Henry Honiball.

La coupe du monde 1999 commence par une polémique nationale à la suite de l'exclusion du capitaine Gary Teichmann du groupe. Malgré des scores record contre l’Italie puis l’'Angleterre (44-21), l’Afrique du Sud est éliminée en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens.

Pendant la période allant de 1990 à 1999, l’équipe d'Afrique du Sud a disputé 82 matchs et remporté 54 victoires, soit 66% de réussite.

Les Springboks jouent 4 matchs contre les Écossais et comptent 4 victoires, 6 matchs contre les Argentins pour 6 victoires, 3 matchs contre les Irlandais pour 3 victoires. Ils gagnent également 100% de leurs rencontres contre les Italiens, le Canada, l’Espagne, les Fidji, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. Les Sud-africains jouent 6 matchs face aux Gallois et ils en remportent 5, alors que contre les Français leur bilan est de 6 victoires pour 2 défaites et un nul, avec une série de 5 victoires consécutives entre 1994 et 1999. Le XV de la rose est largement dominé par les Springboks (5 défaites, 3 victoires) dans les duels qui les opposent, en particulier le quart de finale de la CM 1999.

Les Springboks ont moins de réussite face aux nations de l'hémisphère Sud, ils présentent à cette époque le bilan le plus défavorable contre ces nations (Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud-Australie). Ils ont certes un bilan équilibré face aux Wallabies avec sept victoires pour sept défaites, dont une victoire par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une défaite serrée en demi-finale de la CM 1999, par contre, les Springboks sont dominés par les All Blacks (11 défaites, 5 victoires, 1 nul). Les Sud-africains ont à leur actif d'avoir remporté leur duel lors de la finale de la CM 1995 et lors de la petite finale de la CM 1999.

Les Springboks débutent l'année 2000 par une victoire contre le Canada alors que leurs deux rencontres contre le XV de la Rose se soldent par une victoire et une défaite. Après un Tri-nations 2000 assez morose, Nick Mallett démissionne de son poste. Il est remplacé par Harry Viljoen qui reste quatorze mois à la tête des Springboks, avec un bilan de huit victoires, un nul et six défaites. L’Angleterre et la France gagnent à deux reprises contre les Springboks, imités par la Nouvelle-Zélande qui l’emporte lors du Tri-nations 2001.

Rudolf Straeuli succède à Harry Viljoen comme entraîneur des Springboks pour la période 2002-2003, il ne réussit pas mieux que son prédécesseur avec un bilan de treize victoires pour douze défaites. Les résultats sont décevants dans le Tri-nations et la coupe du monde 2003 : l'Afrique du Sud ne remporte que deux des dix-sept rencontres disputées contre les six meilleures nations mondiales, elle termine dernière des Tri-nations 2002 et 2003 et, pour la première fois, elle n’atteint pas les demi-finales de la coupe du monde. Les Springboks subissent même une défaite historique contre l’Angleterre, le 23 novembre 2002 ils sont battus sur le score sans appel de 53-3.

La coupe du monde 2003 commence pour les Sud-africains par un score élevé contre l'Uruguay 72-6, mais l'Angleterre remporte le match au sommet de la poule 25-6 à leurs dépens. L'Afrique du Sud est par suite seconde de poule, puis elle est éliminée en quart de finale par les All Blacks. La préparation dans le camp d'entraînement Kamp Staaldraad avant la Coupe a jeté encore plus de discrédit sur la prestation des Springboks.

En février 2004, Jake White devient le nouveau sélectionneur. Il a eu auparavant en charge l'équipe qui a gagné la coupe du monde des moins de 21 ans en 2002.

Les Springboks débutent l'année 2004 par deux matchs victorieux contre l'Irlande. Après une victoire sur le pays de Galles et les îles du Pacifique, le Tri-nations 2004 sert de test. L'équipe d'Afrique du Sud remporte le tournoi avec seulement deux victoires, les Sud-africains ambitionnent alors de faire aussi bien que leurs glorieux anciens et tentent un grand chelem en tournée dans les îles britanniques et irlandaise, fin 2004. Ils perdent contre les Anglais après avoir été battus de manière controversée lors du match contre les Irlandais. Même si l'objectif ambitieux n'est pas atteint, les Springboks ont battu le pays de Galles et l'Écosse. Ils ont dominé l'année 2004 et trustent des titres, certes sans importance: meilleur équipe, meilleur entraîneur et meilleur joueur du Monde IRB avec un jeune talent de 21 ans, Schalk Burger. Avec la deuxième ligne Bakkies Botha-Victor Matfield, le capitaine John Smit, le retour d'Os du Randt et de Percy Montgomery, l'Afrique du Sud dispose d'un solide cinq de devant et d'un buteur efficace.

La première rencontre de 2005 contre l'Uruguay permet aux Sud-africains de réaliser un score record (134-3) et Tonderai Chavhanga dépasse le record d'essais inscrits sur un match, ce record était auparavant détenu par Stefan Terblanche avec six réalisations. L'équipe termine deuxième du Tri-nations, mais son bilan est meilleur qu'en 2004 avec des victoires sur l'Australie (22-16), la Nouvelle-Zélande (22-16), l'Australie (22-19) pour une défaite finale contre la Nouvelle-Zélande (31-27). Ce sont les All Blacks qui remportent le Tri-nations car ils terminent également avec trois victoires mais comptent davantage de points de bonus.

En 2006, après deux victoires contre l'Écosse, la situation dégénère pour les Springboks avec cinq défaites successives : une à domicile contre la France, qui met fin à une longue invincibilité à domicile, une autre par 49-0 à Brisbane contre les Wallabies, et trois autres défaites dans le Tri-nations. Les Sud-africains relèvent la tête ensuite en battant les All Blacks et les Wallabies. Leur tournée d'automne en Europe s'achève sur une victoire 25-14 en Angleterre après une première défaite contre ces mêmes Anglais et une défaite en début de tournée contre les Irlandais.

En 2007, à l'occasion d'une tournée effectuée en mai-juin, les deux rencontres qui opposent les équipes d'Afrique du Sud et d'Angleterre se soldent par deux très nettes victoires des Springboks.

Le Tri-nations 2007 est l'occasion d'un dernier test avant la Coupe du monde 2007. Les Springboks battent les Wallabies (22-19) et s'inclinent contre les All- Blacks (26-21), par la suite Jake White fait tourner l'effectif et privilégie la préparation de la Coupe du monde de rugby 2007 qui est l'objectif principal pour 2007 et dont l'Afrique du Sud fait partie des favoris pour la victoire finale.

Elle entame la Coupe du monde contre les Samoa qu'elle bat 59-7. Pour le choc contre les Anglais, tenants du titre, les Springboks sont encore une fois présents, très appliqués dans le jeu au pied et très réalistes, et ils s'imposent 36-0. Après deux autres victoires contre le Tonga et les États-Unis, l'Afrique du Sud termine première de sa poule et affronte le Fidji en quart de finale pour une victoire difficile 37-20. En demi-finale, les Springboks confirment leur suprématie sur les Argentins (douze victoires et aucune défaite) et se qualifient pour la finale. Bryan Habana rejoint Jonah Lomu comme meilleur réalisateur lors d'une coupe du monde avec huit essais inscrits. En finale, les Sud-africains confirment leurs belles prestations en s'imposant contre les Anglais par 15 à 6, au cours d'un match sans aucun essai marqué.

L'Afrique du Sud, qui n'avait pas été invitée aux deux premières coupes du monde (1987 et 1991) pour cause d’apartheid, présente un excellent bilan : deux titres (1995-2007), une défaite en demi-finale contre l'Australie futur vainqueur (1999) et une présence en quart de finale (2003). Elle devient également numéro un au classement IRB. La victoire des Springboks est fêtée dans toute l'Afrique du Sud bien que des voix s'élèvent, notamment au gouvernement, contre le fait que la population noire soit sous représentée dans l’équipe nationale,, . Cela n'empêche pas le Président Thabo Mbeki de revêtir le maillot des Springboks lors d'une réunion de son Cabinet, en hommage aux vainqueurs de la coupe du monde de rugby 2007.

Les Springboks ont été invaincus pendant la compétition, ils possèdent le meilleur réalisateur de l'épreuve, Percy Montgomery et le meilleur marqueur d'essais, Bryan Habana, qui est désigné comme le meilleur joueur de rugby à XV de l'année par l'IRB.

Même si sur la durée la meilleure équipe depuis vingt ans (ou huit ans) est celle des All Blacks (sur la base des résultats contre toutes les autres nations et des résultats du Tri-nations), les Springboks sont avec les Wallabies l'une des deux seules sélections qui ont remporté deux titres de champion du monde.

Peter de Villiers succède à Jake White comme entraîneur des Springboks pour 2008. Les Springboks débutent l'année 2008 par trois victoires contre le pays de Galles et l'Italie. Les résultats sont décevants dans le Tri-nations. L'Afrique du Sud joue les trois premières rencontres à l'extérieur, elle s'impose le 12 juillet 2008 à Dunedin et gagne enfin en Nouvelle-Zélande après dix ans de disette. Mais le 16 août 2008, ils sont battus sur le score sans appel de 19-0 à domicile. Percy Montgomery a à cette occasion obtenu sa centième sélection. Une nouvelle défaite à domicile contre les Wallabies compromet les chances des Springboks pour le Tri-nations 2008. Le dernier match est gagné largement 53-8. Percy Montgomery annonce qu'il met un terme à sa carrière internationale.

Les Springboks jouent en vert et or. Le maillot a toujours comporté un col de couleur or. Les joueurs portent également un short blanc et des chaussettes vertes avec deux cercles jaunes et le logo de l'équipementier. Le drapeau national est visible sur la manche. Les joueurs ont également un maillot alternatif de couleur blanche. Quand l’équipe d'Australie fait sa première tournée dans le pays en 1933, les visiteurs portent des maillots bleu ciel afin d'éviter toute confusion, les deux équipes étant toutes les deux en vert sombre à l’époque. En 1953, lors d’une nouvelle tournée des Wallabies, les hôtes portent un maillot blanc. Lors d’un test match contre l’Irlande en novembre 2006, les Sud-africains portent une réplique du maillot porté par leurs prédécesseurs en 1906 : un tee-shirt vert avec un col blanc, un short bleu et des chaussettes bleues et aucun sponsor n’apparaît. Toutefois le springbok sur le maillot saute dans la direction opposée à d’habitude.

Le maillot est actuellement fabriqué par la société Canterbury of New Zealand et sponsorisé par Sasol.

Les Sud-africains sont surnommés Springboks en référence au springbok, une gazelle d'Afrique méridionale dont le nom afrikaner signifie « bouc sauteur » de par son aptitude à exécuter de grands bonds lorsqu'il est poursuivi par un prédateur tel que le guépard, le lion ou le léopard. Il constitue la seule espèce du genre Antidorcas.

Le nom trouve ses origines dans la première tournée de 1906-1907 en Grande-Bretagne et n'était réservée qu’à l'équipe formée de joueurs blancs. La Nouvelle-Zélande venant de se produire dans ce pays et les médias britanniques l'ayant baptisée All Blacks, il avait été suggéré aux Sud-africains de se trouver un surnom.

Le logo de l'équipe d'Afrique du Sud est dans le coin supérieur gauche du maillot. Un bouquet de protéa royale (fleur emblème traditionnelle du pays et symbolique des équipes noirs de rugby) a été ajouté à la célèbre antilope en 1992. Les deux emblèmes ont été encore modifiés en 1996 pour représenter la nation « arc-en-ciel ». Ansi, l'antilope a été changée de sens et une plus grande fleur de Protéa placée au-dessus à sa gauche.

Contrairement aux équipes nationales européennes, l’équipe nationale ne joue pas pour les rencontres à domicile dans un stade spécifique. Elle joue, en effet, dans la plupart des grands stades d’Afrique du Sud, ce qui permet à la fédération sud-africaine de ne pas privilégier un État par rapport à un autre. Parmi les stades utilisés se trouve l’Ellis Park de Johannesburg, avec une capacité de 60 000 spectateurs. Les Springboks jouent également au Lotus Versfield de Pretoria, au Newlands Stadium du Cap, à l’ABSA Stadium de Durban, à l’EPRFU Stadium de Port Elizabeth, lieu de leur première rencontre internationale. La plupart des stades utilisés appartiennent aux fédérations provinciales.

Les Springboks ont un net avantage sur les équipes en tournée quand ils jouent en altitude dans la province de Gauteng. Les matchs à l’Ellis Park ou au Loftus Versfeld posent des problèmes physiques et influent sur des facteurs du match, comme la longueur plus grande des coups de pied de déplacement. Des joueurs pensent au contraire que c’est un problème d’état d’esprit plutôt qu’une difficulté physique.

Depuis 1902, l’équipe nationale de rugby à XV, les Springboks, ont leur quartier général à l'université de Stellenbosch (les Maties sont le surnom des étudiants de Stellenbosch) où se situe leur stade d'entraînement.

Fondée en 1679, Stellenbosch est devenue rapidement une des villes les plus afrikaners de la province du Cap et un grand centre universitaire afrikaner avec l'Université de Stellenbosch (15 000 étudiants). Au XXe siècle, elle fut un bastion du Parti national et l’Université de Stellenbosch, un foyer des théoriciens nationalistes comme Hendrik Verwoerd. De nombreux hommes politiques afrikaners y sont passés.

L'université de Stellenbosch est historiquement un bastion afrikaner. Elle est aujourd'hui une des dernières universités sud-africaines à garder un enseignement en afrikaans aux côtés de l'anglais alors que les autres universités, autrefois afrikaners, se sont vu imposer par le pouvoir politique un enseignement exclusivement en anglais.

C'est dans cette université que s'est formée l'élite de l'apartheid et… de l'équipe nationale de rugby. À fin 2004, Stellenbosch a produit cent quarante-neuf Springboks (dont seulement cinq Anglophones et deux métis) et donné quatorze capitaines (dont Dawie de Villiers, qui est ensuite devenu ministre, Morne du Plessis, Tiaan Strauss, Bob Skinstad et Corne Krige). Stellenbosch reste le bastion springbok.

Au stade Danie Craven (ancien Matie, ancien joueur international de 1931 à 1939, capitaine puis entraîneur des Boks de 1949 à 1956 et ancien président de la Fédération), tout le savoir-faire, l’expérience, les moyens et le vivier sont en place pour produire des champions.

Danie Craven, parallèlement à la pratique du rugby, poursuit des études très poussées, qui le mènent à trois (!) doctorats (anthropologie, psychologie, éducation physique), et enseigne dans un collège de Grahamstown. Peu avant la guerre, il étudie l’éducation physique en Allemagne et voyage dans toute l’Europe, notamment en Angleterre, et réfléchit à son sport en termes plus cérébraux en observant les sportifs européens. Il met au point une approche nouvelle pour l'époque en développant les méthodes d'entraînement, la technique individuelle et collective, notamment à Stellenbosch qui devient l'« usine à Springboks ». Le stade de l'université porte d'ailleurs aujourd'hui son nom. Danie Craven devient entraîneur de l'équipe des Springboks en 1949 et par la suite président de la Fédération.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Afrique du Sud, il est mis à jour au 31 août 2008.

L'équipe d’Afrique du Sud présente un bilan négatif par rapport à une seule autre équipe majeure du rugby à XV, à savoir la Nouvelle-Zélande. Elle dépasse cependant l'Australie et toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, l’Écosse, la France, le pays de Galles, l’Irlande et l’Italie.

La plus large victoire de l'Afrique du Sud a été acquise sur le score de 134 à 3 contre l'équipe d'Uruguay le 11 juin 2005. Sa plus large défaite a été concédée sur le score de 53 à 3 contre l'Angleterre le 23 novembre 2002.

Le tableau suivant récapitule les performances des Sud-africains en coupe du monde. Les Springboks ont gagné l'épreuve dès leur première participation.

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Afrique du Sud l'a remporté en 1998 et en 2004.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV, il est mis à jour au 31 août 2008. La liste met en valeur les joueurs des 30 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la fin de l'isolement de l'Afrique du Sud, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés. Les joueurs en activité apparaissent en italique.

Joost van der Westhuizen est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec l'Afrique du Sud. Son record sera difficile à battre. Cependant si Bryan Habana continue au rythme de 3 essais inscrits pour 4 matchs disputés, il battra vite le record.

Le record de points marqués est détenu par Percy Montgomery avec 893 points. Percy Montgomery bute régulièrement en équipe nationale depuis 2004. Il détient également le record de points inscrits en un seul match : 35 contre la Namibie, le 18 août 2007 au Cap (1 essai, 12 transformations, 2 pénalités). La liste met en valeur les joueurs des 30 dernières années, le nombre de rencontres internationales par saison n'est pas comparable dans les années 1930, 1980 et 2000. Le poste de buteur et celui de demi d'ouverture sont particulièrement exposés à la critique, à la concurrence. Il apparaît clairement une grande instabilité au poste-clé de buteur de 1992 à 2003, contrairement aux autres grandes nations rugbystiques (Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande) exceptée la France, qui a le même souci.

Le record de capitanats est détenu par John Smit avec 52 sélections comme capitaine.

La liste suivante comporte les 22 joueurs sélectionnés pour la rencontre contre l'Australie le 30 août 2008 dans le cadre de la dernière rencontre du Tri-nations 2008.

L'équipe d'Afrique du Sud a compté de nombreux joueurs internationaux. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur sud-africain de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Afrique du Sud, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Springboks, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe d'Afrique du Sud. Par leur activité, ils couvrent la période 1924-2007.

Danie Craven devient entraîneur de l'équipe en 1949. Il entame sa nouvelle carrière en remportant 4 victoires à 0 une série contre l'autre grand du rugby mondial, les All Blacks, ce qu'aucune autre équipe n'avait jamais réalisé, et n'a réalisé depuis. Puis, il mène les Springboks à une tournée triomphale dans les îles Britanniques et en France, au cours de laquelle ils remporteront 30 de leurs 31 matchs, dont un grand chelem contre les cinq équipes du Tournoi des cinq nations. Avec une victoire supplémentaire contre l'Australie, les Springboks restent invaincus pendant 10 matches, une éternité à l'époque, avant de tomber lors du deuxième test de 1953 contre les Wallabies. Au total, il conduit son équipe à 17 victoires lors des 23 tests qu'il aura dirigés en tant qu'entraîneur.

Kitch Christie dirige les Springboks d'octobre 1994 à novembre 1995. Avec son capitaine François Pienaar, il gère au mieux un groupe qui compte avec lui 14 victoires en 14 matchs. Il offre à un pays uni et réconcilié le trophée tant convoité, la coupe du monde.

Nick Mallett devient entraîneur de l'équipe en 1997. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations 1998. La coupe du monde 1999 est réussie : larges victoires contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), élimination en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens. L'exclusion de Teichman, ses critiques publiques envers la SARFU, l'obligent à démissionner de son poste en 2000 sur un bilan de 38 matchs pour 27 victoires.

Jake White entraîne l'équipe d'Afrique du Sud de 2004 à 2007. Les Springboks enlèvent le Tri-nations en 2004, une victoire qui leur échappe depuis 1998. En 2005 ils remportent de nouvelles victoires contre les Wallabies et les All Blacks (seule défaite des Blacks en 2005). Les résultats des Springboks sont cependant moins bons en 2006, mais Jake White croit au potentiel de ce groupe et prépare sereinement la coupe du monde 2007.

La coupe du monde est réussie tant sur le plan du jeu que sur les résultats. Les Springboks sont invaincus pendant la compétition, ils possèdent le meilleur réalisateur de l'épreuve, Percy Montgomery, et le meilleur marqueur d'essais, Bryan Habana, qui est désigné comme le meilleur joueur de rugby à XV de l'année par l'IRB. Après ce succès en coupe du monde 2007, Jake White démissionne et quitte effectivement son poste à la fin de la saison 2007. Depuis 2008, Peter de Villiers dirige les Springboks.

L'Afrique du Sud a compté des succès sportifs dans des domaines autres que le rugby à XV, comme par exemple en football. Vainqueur de la CAN 1996 à domicile, puis qualifiée pour les phases finales des Coupe du monde 1998 et 2002, l'Afrique du Sud organisera la Coupe du monde 2010, ce sera la première fois qu'un pays africain organisera une phase finale. L'équipe d'Afrique du Sud de cricket est une des dix meilleures équipes mondiales. Mais c'est de loin le rugby à XV qui lui a procuré le plus grand nombre de succès et une plus grande visibilité dans le monde.

Contrairement aux Australiens, aux Anglais ou aux Gallois, jamais le rugby à XIII n'a pu s'implanter et concurrencer le rugby à XV. Le rugby à XV est un sport très populaire en Afrique du Sud, celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs chez la minorité blanche. Depuis les premiers succès de l'équipe sud-africaine au début XXe siècle, le rugby à XV a permis à l'Afrique du Sud d'être mieux connue sur le plan international. Près d'un siècle plus tard, les succès des Springboks lors des coupes du monde de 1995 et 2007 ont fait d'elle une grande nation du sport.

Depuis près de cent ans les Sud-africains blancs sont fiers des performances de leur équipe de rugby à XV, les Springboks sont connus dans le monde entier, même par des non spécialistes du rugby.

A partir de 1906, quatre ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques », les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot, d'une cause : battre les équipes de rugby à XV britannique et irlandaise, puis plus tard les équipes australes.

Le rugby va progressivement devenir l'apanage de la communauté afrikaner dès les années 20 et la langue afrikaans s'imposer comme langue de travail à égalité avec l'anglais dès 1930 . Parallèlement, les étudiants originaires de l'université afrikaner de Stellenbosch vont dominer les sélections provinciales (Transvaal) et internationales .

Cette place donnée au rugby par les Afrikaners s'explique d'abord par son rôle intégrateur entre les deux communautés anglaises et afrikaners mais aussi par le fait que les vaincus de la guerre des Boers trouvent dans ce sport de combat collectif, rude, dur, où il faut s'imposer pour « survivre », un corollaire à leurs fondements identitaires. Ceux-ci se basent notamment sur la conception d'appartenance à un même peuple, soudé par son histoire, sa religion et sa culture, langue comprise mais aussi par le mode de vie des Boers du XIXe siècle, leur lutte pour l’existence contre les Anglais et les populations africaines. Le rugby va ainsi constituer au cours de la première moitié du XXe siècle, un instrument privilégié de reconnaissance culturelle commune à tous les Afrikaners et par conséquent une véritable assise favorable à la divulgation du nationalisme afrikaner. Non seulement, l'université de Stellenbosch va ainsi devenir une pépinière de joueurs de rugby mais la South African Rugby Board elle-même sera infiltrée par les membres de l'Afrikaner Broederbond, la société secrète dont l'ambition est de promouvoir et défendre les intérêts des Afrikaners en Afrique du Sud face aux anglophones et aux noirs. Ainsi, entre 1960 et 1972, sur un total de 58 rencontres, les 52 titulaires du capitanat springbok seront des Afrikaners membres du Bond.

Par contre, la majorité noire a assimilé le rugby au pouvoir blanc et les ghettos de Soweto ont longtemps aimé exclusivement le football, délaissant le rugby ou même supportant les adversaires des Springboks.

En 1995, une nation unie a soutenu les Springboks. La victoire de ces derniers lors de la coupe du monde de rugby de 1995 fut considérée par de nombreux commentateurs et hommes politiques comme un symbole de la fin de l'apartheid et de la marche en avant vers la réconciliation des Sud-africains. Une image symbolise le fait que la victoire des Springboks a favorisé la réconciliation des blancs et noirs en Afrique du Sud, ce fut celle du Président Nelson Mandela et de l'archevêque Desmond Tutu portant tous deux le maillot des Boks.

Pendant la période qui sépare les coupes du monde de 1995 et 1999, le rôle symbolique des Springboks dans la politique de réconciliation montre cependant ses limites car la composition de l'équipe sud-africaine donne lieu à de nombreuses discussions et contestations, notamment sur le fait qu'elle comprend peu de joueurs noirs et que des quotas devraient être imposés.

Mais l'intégration de joueurs métis et noirs ne s'est pas faite sans scandale et facilement. Le président Thabo Mbeki, au lendemain de la victoire dans la Coupe du monde 2007, demande que l'Afrique du Sud soit prête à perdre un ou deux matchs s'il le faut pour atteindre le but de l'intégration raciale.

Le club de rugby de Soweto a été créé en 1998, des clubs comme celui-ci font que près de la moitié des 450 000 pratiquants du pays sont noirs ou métis en 2007. Mais le groupe des trente Springboks de la Coupe du monde 2007 reflète un déséquilibre : deux métis sur les quinze joueurs titulaires, six joueurs noirs, métis ou indiens sur les trente pour une moitié des pratiquants qui sont joueurs noirs, métis.

Il est prévu que l'équipe parade à travers tout le pays. Les responsables de la fédération sud-africaine annulent la présentation prévue à Soweto, sous des prétextes de logistique et font marche arrière devant l'indignation soulevée. Ce sont toutefois tous les Sud-africains qui fêtent ensemble le titre de champion du monde.

Le rugby à XV étant resté un sport amateur jusqu'en 1995, les joueurs n'ont pas pu bénéficier pendant longtemps de leurs performances et valoriser leur talent en Afrique du Sud ou à l'étranger. Cette situation a changé avec l'avènement du professionalisme en 1995, de nombreux joueurs sud-africains se sont expatriés en Europe pour avoir des contrats plus lucratifs que dans leur pays. Plusieurs joueurs springboks renommés sont venus jouer en Angleterre, en France, en Irlande, au Pays de Galles ou en Italie. C'est le cas par exemple de Naas Botha (Italie), Francois Pienaar (Angleterre), Percy Montgomery (Pays de Galles et France), Stefan Terblanche (Pays de Galles), Cobus Visagie (Angleterre), Grant Esterhuizen (France), Butch James (Angleterre), Victor Matfield (France), John Smit (France) et Ashwin Willemse (France). La fédération a longtemps rendu inéligibles (pour la sélection) les joueurs expatriés pour promouvoir le championnat national. Jake White décide en 2004 de s'autoriser à aligner des joueurs ne jouant pas en Afrique du Sud comme Percy Montgomery.

La SARFU a mandaté la SA Rugby (Pty) Ltd pour manager la branche professionnelle du rugby sud-africain. Dès 2000, cette activité représente un chiffre d'affaires de 400 millions de rands (ou 40 millions d'euros) en droits de retransmission, revenus par les sponsors, ventes de tickets. SA Rugby a conclu alors un accord avec Supersport pour la retransmission exclusive des matchs des Springboks.

L'intégration de l'Afrique du Sud à la Coupe du monde de rugby, la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations et le Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats.

Les droits de retransmission télévisuelle du Tri-nations et du Super 14 et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l’économie sud-africaine, on peut ajouter aussi la vente de maillots des Springboks.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tri-nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la solidarité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs.

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Équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV

Rencontre All Blacks / Wallabies lors du Tri Nations

L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV , surnommée les All Blacks, est l'équipe qui représente la Nouvelle-Zélande dans les principales compétitions internationales de rugby à XV. D'autres sélections représentent la Nouvelle-Zélande lors de compétitions moins importantes de rugby à XV, c'est le cas notamment des Junior All Blacks qui est l'équipe réserve des All Blacks. Elle est considérée comme l'une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès. Au 18 août 2008, elle est première au classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est le sport le plus populaire de Nouvelle-Zélande, il attire principalement les meilleurs sportifs du pays et aussi ceux des îles voisines de l'Océanie. L'équipe de Nouvelle-Zélande, surnommée les All Blacks, dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes d'Australie et d'Afrique du Sud, elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes et rencontre ces équipes tous les quatre ans lors de coupe du monde de rugby à XV.

Les All Blacks sont régulièrement favoris pour remporter la coupe du monde de rugby mais ils n'ont gagné cette épreuve qu'en 1987. Ils ont cependant un palmarès inégalé dans le rugby à XV avec un fort pourcentage de victoires en test matchs, leur premier succès est acquis dès 1903 contre l’équipe d’Australie. Ils sont aussi connus pour leur tenue tout en noir et leur chant de guerre, le fameux Haka, qu’ils interprètent avant chaque test match pour impressionner l’adversaire.

Le rugby est introduit en Nouvelle-Zélande par Charles John Monro à la fin des années 1860. Monro avait découvert le rugby pendant ses études au Christ’s College Finchley, en Angleterre. Le premier match de rugby en Nouvelle-Zélande se déroule le 12 septembre 1870, il oppose les équipes de Nelson et de Wellington dans la ville de Petone. La première fédération néo-zélandaise, la Canterbury Rugby Football Union, est créée en 1879.

Les équipes de clubs néo-zélandais disputent leurs premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion de la tournée en Nouvelle-Zélande de l’équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union). L’équipe visiteuse joue contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une fois contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island. Les Australiens remportent quatre matchs et perdent trois fois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée à l’étranger, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous.

La New Zealand Rugby Football Union (NZRU) est formée en 1892, avec l’absence significative de représentants de Canterbury, Otago et Southland qui n’acceptent pas le point du règlement qui exige que les membres doivent résider à Wellington pour faire partie de la NZRU. L’unification au sein de la NZRU est réalisée dans les trois ans qui suivent.

Le premier match officiel de la Nouvelle-Zélande a lieu en Nouvelle Galles du Sud (New South Wales) en juin 1893. Son premier match international à domicile a lieu en 1894, la Nouvelle-Zélande perd ce match par 8-6 contre New South Wales (voir aussi Décompte des points au rugby à XV).

Le premier test match joué par la Nouvelle-Zélande se déroule le 15 août 1903 contre l’équipe d’Australie au Sydney Cricket Ground, les Néo-zélandais l’emportent par 22-3.

Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion, suite à ce qui aurait été une erreur d'imprimerie! Un journaliste du Daily Mail se serait exclamé "They are all backs"! (ils sont tous des arrières!) pour souligner la qualité du jeu à la main des avants, et le résultat aurait donné "They are all blacks" (ils sont tous noirs) dans les pages du journal. Toutefois, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le Pays de Galles à Cardiff, par 3-0. La victoire des Gallois est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3.

C'est également lors de cette tournée que l'équipe de Nouvelle-Zélande affronte la France et la domine 38-8 pour ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le 1er janvier 1906 dans l'ancien Parc des Princes, devant 3.000 spectateurs.

Le premier test match contre les Lions britanniques a lieu en 1908, les Lions étaient alors appelés les Anglo-Welsh car l’équipe était composée uniquement de joueurs anglais ou gallois. Les All Blacks remportent les deux test matchs.

La rivalité entre les All Blacks et l’équipe d’Afrique du Sud (les Springboks) commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-nations.

Ce n’est qu’en 1924 que les All Blacks reviennent en Europe. L’équipe est alors appelée les Invincibles, car elle réussit l’exploit de remporter tous les matchs de sa tournée. Ils auraient pu réaliser un Grand Chelem au Royaume-Uni mais l’équipe d’Écosse a refusé de les rencontrer, prétextant un différend sur les dépenses.

Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928. Cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l’emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5). Le bilan des All Blacks est globalement positif avec 5 défaites seulement en 23 rencontres contre les Springboks ou des équipes de provinces sud-africaines.

La première véritable équipe des Lions fait sa première tournée en Nouvelle-Zélande en 1930, la série est remportée par les All Blacks (3 victoires, 1 défaite). Les Lions remportent la première rencontre à Dunedin mais les All Blacks prennent leur revanche lors des trois matchs qui suivent.

Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Leur bilan est positif puisqu’ils remportent 26 matchs en 30 rencontres. Ils font un match nul et subissent trois défaites dont deux en test match contre le Pays de Galles et l’Angleterre. Lors du match contre l’Angleterre, le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais.

En 1937, les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d’Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande.

Les All Blacks jouent à nouveau contre les Springboks en 1949 lors d’une tournée en Afrique du Sud. Fait inhabituel, l’équipe des All Blacks perd deux test matchs le même jour (3 septembre), une équipe perdant contre les Springboks à Durban et une autre équipe représentant aussi la Nouvelle Zélande contre l’Australie à Wellington,. Cette année là, la Nouvelle-Zélande perd aussi son 2e test match contre les Wallabies (équipe d’Australie), permettant à ces derniers de remporter la Bledisloe Cup pour la première fois. C’est une année noire pour la Nouvelle-Zélande qui perd ses quatre test matchs contre les Springboks. Les All Blacks prennent leur revanche contre les Springboks en 1956 (3 victoires et 1 défaite) et remportent leur première série contre ces derniers. Les All Blacks font débuter un très grand buteur, Don Clarke, qui marque 16 des 41 points de son équipe durant cette série.

La victoire des All Blacks contre les Lions en 1959 (3 victoires et 1 défaite) marque le début d’une période faste pour les néo-zélandais. Les All Blacks dominent les britanniques durant les années 1960 sous la conduite de joueurs légendaires comme Colin Meads, Don Clarke et Wilson Whineray. Ils manquent de peu la réalisation d’un Grand Chelem en 1964, ne faisant que match nul (0-0) contre l’Écosse. Les All Blacks remportent leurs trois test matchs en 1967 mais n’ont pas la possibilité de jouer contre l’Irlande en raison d’une épidémie de la fièvre aphteuse dans ce pays. Ils battent aussi l’équipe de France au stade de Colombes en novembre 1967.

Les Lions britanniques sont battus à nouveau en 1966, et il faut attendre 1971 pour qu’ils battent les Néo-zélandais. Lors de leur tournée 1972-73 en Europe, les All Blacks remportent des succès contre les nations britanniques mais concèdent un match nul contre l’Irlande (10-10) et perdent en fin de tournée contre la France (6-13).

En 1976, les All Blacks effectuent une tournée très controversée en Afrique du Sud qui a entraîne le boycott de 22 pays africains lors des Jeux Olympiques d’été de 1976 à Montréal, ces pays voulaient ainsi manifester leur opposition à une tournée effectuée dans un pays africain qui pratiquait alors la politique d’apartheid) et protester contre le fait que la Nouvelle-Zélande était cependant autorisée à participer aux Jeux Olympiques.

Sous la conduite de leur capitaine Graham Mourie, les All Blacks réussissent un Grand Chelem en 1978. Leur succès acquis de justesse (13-12) contre les Gallois fut cependant controversé car acquis grâce à une pénalité accordée par l’arbitre en fin de match. Au cours de cette tournée, les All Blacks sont battus nettement par l’équipe du Munster (0-12) à Limerick.

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande est marquée par des mouvements de protestation contre la politique d’Apartheid de l’Afrique du Sud,. Les Springboks font cette tournée à l’invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s’y oppose pas sous prétexte qu’il ne faut pas mélanger sport et politique. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite), mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés.

La tournée en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande.

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est co-organisée par la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les All Blacks la remportent après avoir battu la France en finale (29-9). Ils survolent cette édition en ne concédant que 52 points et en marquant 43 essais en six rencontres.

Les All Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul). Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

L’année 1989 est encore meilleure pour les All Blacks qui remportent les 19 matchs qu’ils disputent, avec des victoires contre les équipes de France, d’Irlande, du Pays de Galles et d’Australie. Lors de la tournée en Europe des All Blacks, Grant Fox est à nouveau le meilleur réalisateur Néo-zélandais, grâce à ses talents de buteur, avec Frano Botica et John Gallagher.

Les All Blacks font une tournée en France en octobre et novembre 1990 afin de préparer la coupe du monde de 1991. Ils remportent leurs deux test matchs contre les Français et six autres matchs mais de manière surprenante sont battus contre deux sélections régionales de Provence-Côte d’Azur et de Côte basque-Landes.

Ces contre-performances annoncent l’échec à la coupe du monde de 1991. Elle se passe assez mal pour les All Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule et qui sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Les Néo-zélandais terminent 3e de l’épreuve, remportant 5 de leurs 6 rencontres. Grant Fox est le meilleur réalisateur des All Blacks (44 points), John Timu et Terry Wright sont les meilleurs marqueurs d’essais néo-zélandais, avec seulement 3 essais. Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney), mais battent les Springboks en Afrique du Sud.

L’année 1993 est plus favorable aux All Blacks qui battent notamment les Lions (2 victoires et une défaite) mais s’inclinent contre les Anglais à Twickenham. L’équipe est alors en reconstruction, en vue de la coupe du monde de 1995, ce qui n’est pas sans difficultés : les All Blacks concèdent deux défaites à domicile contre la France en 1994, à Christchurch et Auckland, et perdent leur seule rencontre contre l’Australie, bien qu’ils comptent dans leur rang deux ailiers de renom : John Kirwan et Jonah Lomu.

Les All Blacks sont à nouveau favoris pour l’édition de 1995, ils remportent facilement leur poule puis éliminent l’Écosse en quart de finale et l’Angleterre en demi finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi finale. Les Néo-zélandais s’inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d’un match très disputé pendant lequel aucun essai n’est marqué. Andrew Mehrtens est le meilleur réalisateur Néo-zélandais (84 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun.

Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Les All Blacks remportent le premier Tri-nations en 1996, ce fut aussi l’occasion pour les All Blacks de gagner leur première série de test matchs en Afrique du Sud, sous la conduite de leur entraîneur John Hart et de leur capitaine Sean Fitzpatrick. Ils remportent à nouveau le Tri-nations en 1997, 1999, 2002 et 2003, mais leurs résultats sont en dent de scie car ils terminent derniers en 1998 et échouent à deux reprises face aux Australiens en 2000 et 2001.

Leur irrégularité se confirme lors de la coupe du monde 1999 qui commence pourtant bien pour les All Blacks avec une victoire contre l’Angleterre à Twickenham, puis contre l’Écosse en quart de finale. Cependant les Blacks perdent ensuite en demi-finale contre l’équipe de France qui l’emporte 43-31 et aussi contre les Springboks (18-22), ce qui les fait terminer à la 4e place de la compétition..

Forts de plusieurs succès contre les Springboks et les Wallabies, les All Blacks sont à nouveau favoris de la coupe du monde de rugby 2003. Cette coupe du monde est une nouvelle désillusion car s’ils battent les Springboks en quart de finale (29-9), les Néo-zélandais s’inclinent en demi-finale contre l’Australie (10-22) et finissent à la troisième place grâce à leur victoire contre la France (40-13). Le sélectionneur John Mitchell est limogé et est remplacé par Graham Henry.

La saison 2004 est mitigée pour les All Blacks avec certes des succès contre l’Angleterre (qui est en perte de vitesse) et la France (45-6), mais ils échouent dans le Tri-nations 2004.

Les All Blacks se reprennent en 2005 avec trois victoires en autant de tests contre les Lions , , une victoire dans le Tri-nations 2005 et un Grand Chelem réussi contre les équipes du Royaume Uni. Ils sont logiquement désignés comme l’équipe de l’année, Graham Henry est entraîneur de l’année et l’ouvreur Daniel Carter est le joueur de rugby de l’année 2005.

La saison 2006 voit une nouvelle domination des All Blacks, ils remportent largement le Tri-nations 2006 et battent nettement la France et l’Angleterre. Comme l’année précédente, les All Blacks sont l’équipe de l’année et Graham Henry est entraîneur de l’année. C’est Richie McCaw qui est élu meilleur joueur de rugby à XV de 2006.

Les All Blacks abordent la coupe du monde 2007 en position de grandissimes favoris. Ils survolent le premier tour et marquent 309 points en 4 matches. En quart de finale, ils perdent 20 à 18 face à l'équipe de France au Millennium Stadium de Cardiff. Cette défaite "historique" des All Blacks marque ainsi leur plus mauvais résultat en coupe du monde.

Les Néo-Zélandais se reprennent en 2008, ils remportent le Tri-nations 2008 puis remportent tous les matchs de leur tournée dans les îles britanniques. Ils battent successivement l'Écosse (32-6), l'Irlande (22-3), le pays de Galles (29-9) et l'Angleterre (32-6).

Selon Bill Wallace, un joueur vedette de la tournée 1905-06 interviewé en 1955, les Néo-zélandais sont surnommés All Blacks depuis qu’un journaliste britannique du Daily Mail, rédigeant un article à l’occasion de leur première tournée européenne, les qualifia de all backs (tous arrières ou tous trois-quarts) en hommage au jeu de mouvement de leurs avants. Pour le match suivant contre l’équipe de Somerset, c’est All Blacks qui aurait été écrit dans un journal à la suite d’une erreur typographique et le nom se serait propagé parmi les lecteurs du journal et les spectateurs. Pourtant, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée.

L’expression est en fait apparue pour la première fois dans le compte-rendu d’un match de 1905 contre Hartlepool publié dans le Northern Daily Mail, repris par la suite dans l’édition nationale du Daily Mail. L’auteur de l’article est vraisemblablement J. A. Buttery, chroniqueur rugby du Daily Mail sur cette tournée, qui l’a utilisée en référence à la couleur de la tenue des joueurs.

Selon Marie-Christine Garcia, journaliste sportive, les All Blacks sont habillés ainsi tout simplement parce qu'ils portent le deuil de leurs adversaires.

Le nom All Blacks, symbolique de l’équipe, est aujourd’hui une marque déposée et est à ce point confondu à l’équipe qu’elle est la seule équipe de rugby à jouer avec des maillots de la même couleur à domicile et à l’extérieur, à l'exception de quelques rencontres de Coupe du Monde - en blanc contre l'Ecosse en 1995, en gris, toujours contre l'Ecosse et contre la France en 2007.

Les All Blacks sont surtout connus par leurs tenues en noir (destinées à porter le deuil de leur adversaire), par la renommée de quelques joueurs tels que Jonah Lomu mais aussi par leur chant de guerre: le haka. Avant le début de chaque rencontre, chaque équipe de sport polynésienne ou mélanésienne, dont les Néo-zélandais (qui sont polynésiens), pratique une danse appelée le haka. Il y a traditionnellement plusieurs types de haka, selon qu’il s’agit d’une cérémonie de salut ou de départ à la guerre. Dans le contexte sportif, le haka permet surtout aux joueurs de se motiver, et de tenter d’impressionner ou de perturber l’adversaire. Depuis la Coupe du monde 1987, le haka, qui n’était pratiqué que pour les matchs à l’extérieur, est aussi exécuté à domicile. Le haka le plus connu et le plus utilisé des All Blacks est le Ka mate.

Tana Umaga a conduit le Kapa o Pango, un haka d’un genre nouveau très impressionnant et guerrier, lors des matchs contre l’Afrique du Sud le samedi 27 août 2005 à Dunedin et l’Angleterre le samedi 19 novembre 2005 à Twickenham. Une polémique est née à cause du caractère agressif de ce haka, en particulier du geste final qui simule un égorgement. Malgré cela il est encore pratiqué, notamment le 8 juillet 2006 contre les Australiens en ouverture du tournoi des Tri-nations.

Contrairement aux autres équipes nationales, les All Blacks n’ont pas de stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades de Nouvelle-Zélande, ce qui permet à la fédération néo-zélandaise de ne pas privilégier une province par rapport aux autres.

En 2005 et 2006, les All Blacks ont ainsi joué aux Eden Park (Auckland), North Harbour Stadium (Albany, près d'Auckland), Westpac Stadium (Wellington), AMI Stadium (Christchurch), Waikato Stadium (Hamilton) et Carisbrook (Dunedin).

Les All Blacks jouent habituellement dans les villes pré-citées, cependant en 1996 ils ont aussi joué au McLean Park de Napier.

Ce chapitre donne tout d’abord une vue d’ensemble des résultats obtenus par les All Blacks lors de ses matchs contre d’autres sélections nationales. Les performances des All Blacks sont ensuite données pour les deux épreuves principales auxquelles elle participe. On indique pour finir les autres compétitions qui ont la participation d’autres équipes néo-zélandaises.

Les All Blacks sont l’équipe de rugby internationale qui compte le plus grand nombre de victoires de l’histoire du rugby. Elle compte plus de victoires que de défaites contre chacun de ses adversaires. Beaucoup de nations n’ont jamais battu les All Blacks et ce malgré plus d’un siècle de rencontres : c’est le cas notamment de l’Écosse, l’Irlande, l’Argentine, l’Italie, le Canada, les Fidji, les Samoa et les Tonga, pour n’en nommer que quelques-unes.

Le tableau suivant récapitule les performances des All Blacks en coupe du monde. Les Néo-zélandais n'ont remporté qu'une seule fois la Coupe du monde, mais se sont toujours classés dans les quatre premiers, excepté en 2007, où ils se font sortir dès le quarts de finale, au Millenium Stadium de Cardiff, par l'équipe de France.

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, d’Australie et d’Afrique du Sud, dont la première édition eut lieu en 1996. Les All Blacks ont remporté huit des douze éditions disputées.

Les All Blacks ont largement dominé le Tri-nations 2006 avec 5 victoires remportées contre une seule défaite. Lors de cette édition 2006, chaque équipe a rencontré trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe. Ils dominent aussi l'édition 2007, dont le format a été limité à quatre matches, en raison de la Coupe du monde qui s'ouvre début septembre.

Victoire au Trophée Impérial (Imperial Trophy), compétition inter-armée disputée par les Kiwis sur le sol britannique en 1919. Les Kiwis était le nom d’une équipe de rugby néo-zélandaise composée de militaires stationnés en Grande-Bretagne à la fin du second conflit mondial, et auteurs à cette époque de nombreuses exhibitions sur les sols britannique et français. Kiwis est également le nom donné à l’équipe nationale civile avant 1906, après cette date l’équipe prend le nom de All Blacks.

Les Néo-zélandais ont gagné le Trophée Dave Gallaher (rencontre France-Nouvelle Zélande) depuis sa création le 11 novembre 2000 au Stade de France.

En 2006, les Junior All Blacks remportent l’IRB Pacific 5 Nations.

La Churchill Cup est disputée par l’équipe des Māori de Nouvelle-Zélande qui a remporté l’épreuve en 2004 et 2006. Cette équipe joue habituellement contre des équipes nationales qui sont en tournée en Nouvelle-Zélande. Elle participe aussi à la Churchill Cup mais n’a pas le droit de disputer d’autres compétitions où elle serait en concurrence avec les All Blacks. Pour faire partie de cette équipe un joueur doit être d’origine māori.

Tout au long de son histoire, les All Blacks ont compté un très grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur néo-zélandais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète. Les noms des joueurs les plus marquants sont donnés dans les chapitres suivants.

La figure qui suit donne l’équipe type actuelle avec le numéro et la position des joueurs. Dans le rugby moderne, le jeu se joue certes avec 15 joueurs sur le terrain mais plusieurs remplaçants sont amenés à participer aux matchs. Les joueurs suivants ont aussi joué lors de test matchs pendant la tournée des All Blacks en Europe en novembre 2006 ou sont susceptibles de participer à la coupe du monde de 2007: Rico Gear, Conrad Smith, Luke McAlister, Keith Robinson, Anton Oliver, Neemia Tialata, Aaron Mauger, Chris Masoe, Reuben Thorne, Doug Howlett.

Les listes suivantes donnent quelques statistiques significatives concernant les joueurs néo-zélandais. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité. Pour chaque joueur, on distingue l’ensemble des matchs joués et les test matchs, ces derniers n’étant disputés qu’entre sélections nationales. La différence correspond à des matchs joués par les All Blacks contre des équipes de clubs ou des sélections régionales.

Après avoir été capitaine des All Blacks, Brian Lochore devient leur entraîneur en 1983 et après une courte interruption les prend en charge jusqu’à la coupe du monde victorieuse de 1987. Alex Wyllie lui succède de 1988 à la coupe du monde de 1991. À la suite des mauvais résultats des All Blacks pendant cette coupe du monde 1991, il est remplacé par Laurie Mains de 1992 à 1995. L’échec des All Blacks à la coupe du monde 1995 entraîne un nouveau changement d’entraîneur, John Hart est en charge des All Blacks de 1995 à 1999. Les résultats moyens des Néo-zélandais et leur échec lors de la coupe du monde 2003 ont conduit à de fréquents changements d’entraîneurs : Wayne Smith est en fonction de 2000 à 2001, puis John Mitchell de 2001 à 2003. Une certaine stabilité semble être obtenue maintenant à ce poste d’entraîneur puisque Graham Henry est en fonction depuis 2003. Il a la redoutable tâche de préparer les All Blacks pour la coupe du monde 2007. Il est reconduit dans son poste en décembre 2007, malgré la défaite des All Blacks en quart de finale de cette compétition face à la France.

Contrairement à leurs voisins australiens ou aux pays concernés par le Tournoi des six nations, le rugby à XV est le sport le plus populaire en Nouvelle-Zélande, celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs. Depuis les premiers succès de l’équipe néo-zélandaise à la fin des années 1880, le rugby à XV a permis à la Nouvelle-Zélande d’être mieux connue sur le plan international et, avec les succès des All Blacks au début des années 1900, d’être reconnue comme une grande nation de sport. Depuis maintenant près de cent ans les Néo-zélandais sont fiers à juste titre des performances de leur équipe de rugby à XV, les All Blacks sont connus dans le monde entier, même par des non spécialistes du rugby, et ils sont généralement désignés chaque année comme les meilleurs joueurs de rugby au monde.

La Nouvelle-Zélande a compté des succès sportifs dans des domaines autres que le rugby à XV, comme par exemple en athlétisme avec des coureurs comme Peter Snell ou en yatching grâce à ses victoires dans la Coupe de l’America en 1995 et 2000, mais c’est de loin le rugby à XV qui lui a procuré le plus grand nombre de succès et une plus grande visibilité dans le monde. Le rugby à XV étant resté un sport amateur jusqu’en 1995, les joueurs n’ont pas pu bénéficier pendant longtemps de leurs performances et valoriser leur talent en Nouvelle-Zélande ou à l’étranger. Cette situation a changé avec l’avènement du professionalisme en 1995, de nombreux joueurs néo-zélandais se sont expatriés en Europe ou au Japon pour avoir des contrats plus lucratifs que dans leur pays. Plusieurs joueurs All Blacks renommés sont venus jouer en Angleterre, en France, en Irlande, au Pays de Galles ou en Italie. C’est le cas par exemple de Zinzan Brooke (Angleterre), Christian Cullen (Irlande et France), John Kirwan (Italie et Japon), Jonah Lomu (Pays de Galles), Justin Marshall (Angleterre et France), Andrew Mehrtens (Angleterre) et Tana Umaga (Toulon-France).

A l’inverse, la possibilité pour les meilleurs joueurs des îles voisines du Pacifique d’effectuer une carrière de joueur bien rémunérée en Nouvelle-Zélande a attiré de nombreux joueurs d’origine samoane, fidjienne ou tongienne vers les clubs ou franchises néo-zélandaises et par suite a donné la possibilité aux All Blacks de se renforcer en puisant largement dans ce vivier. Parmi les joueurs les plus célèbres qui sont venus renforcer les All Blacks, on peut citer le Samoan Tana Umaga et Sitiveni Sivivatu qui est d’origine fidjienne. Cette perte de très bons joueurs, qui ont fait le choix de défendre les couleurs des All Blacks, est un problème difficile à résoudre pour les îles du Pacifique qui ne peuvent pas aligner leur meilleure équipe lors des grandes compétitions internationales comme la coupe du monde. Pour espérer arrêter ou limiter cette perte de bons joueurs vers la Nouvelle-Zélande, il faudrait que les îles du pacifique aient une ou deux équipes professionnelles engagées dans le Super 14, mais cette possibilité leur est pour l’instant refusée.

La création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations et le Super 14 a attiré plus de sponsors dans le rugby, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats aussi en Nouvelle-Zélande. Le contrat actuel qui lie pour cinq ans SANZAR et une grand chaîne de télévision pour la retransmission des matchs est de 323 millions de dollars US pour cinq ans.

Les matchs du Tri-nations et du Super 14 sont retransmis dans le monde entier, ce qui représente des gains financiers intéressants pour les clubs et la fédération néo-zélandaise. Les All Blacks disputent chaque année quatre matches du Tri-nations, auxquels il faut ajouter des test matchs contre des équipes européennes et tous les quatre ans les matchs de la coupe du monde. Les clubs ou provinces disputent des compétitions nationales et cinq franchises de Nouvelle-Zélande participent chaque année au Super 14 qui met aux prises des équipes de Nouvelle-Zélande, d’Australie et d’Afrique du Sud.

Les droits de retransmission télévisuelle du Tri-nations et du Super 14 , et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l’économie néo-zélandaise, on peut ajouter aussi la vente de maillots All Blacks, l’un des maillots de sport les plus connus au monde.

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Source : Wikipedia