Ali Babacan

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Posté par woody 10/04/2009 @ 01:09

Tags : ali babacan, turquie, europe, international

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Ali Babacan

Ali Babacan, le 20 septembre 2006.

Ali Babacan (né en 1967 à Ankara, Turquie), est un homme politique turc. Négociateur en chef dans le cadre du processus d’accession à l’Union européenne depuis 2005 et ministre des Affaires étrangères depuis 2007.

En 1985, il est diplômé du prestigieux lycée TED d’Ankara. Il suit ensuite des études d’ingénieurs à Ankara dans l’Université technique du Moyen-Orient, puis aux États-Unis où il obtient en 1992 un MBA en marketing et commerce international (Kellog University).

Il travaille ensuite deux ans comme associé dans un cabinet spécialisé en conseil financier à Chicago. En 1994, il revient en Turquie pour occuper les fonctions de chef du cabinet du maire d’Istanbul, l’actuel Premier ministre Recep Erdogan.

Parallèlement, il préside le conseil d’administration de l’entreprise familiale spécialisée dans la vente de textile en gros. Elle est aujourd’hui leader dans son secteur d’activité, après avoir conclu une coentreprise avec une entreprise espagnole.

Le 3 novembre 2002, il est élu député de l'Adalet ve Kalkınma Partisi (AKP ou Parti de la Justice et du Développement) et est nommé ministre de l’Economie le 18 novembre.

Le 24 mai 2005, Recep Erdogan le nomme négociateur en chef auprès de l’Union européenne.

Le 29 août 2007, il devient ministre des Affaires étrangères en remplacement d'Abdullah Gül devenu président la République.

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Recep Tayyip Erdoğan

Recep Tayyip Erdoğan en compagnie de l'ancien ministre des affaires étrangères américain Colin Powell et du président des États-Unis George W. Bush, le 10 décembre 2002

Recep Tayyip Erdoğan (né le 26 février 1954 à Istanbul) est le Premier ministre de la Turquie depuis le 11 mars 2003.

Né en 1954 dans un vieux quartier populaire sur la rive européenne d’Istanbul (Kasımpaşa), il est issu d'une famille de la communauté laze, originaire de Rize (nord-est de la Turquie, sur la côte de la mer Noire). Son père était un ancien capitaine du port d'Istanbul.

Très jeune, il doit vendre des simit (petits pains en anneau) pour nourrir sa famille très pauvre. Sa famille l'envoie étudier dans une école religieuse qui forme des imams et les prédicateurs (« imam-hatip »). Ce type de lycée est très prisé en Turquie par les familles traditionalistes, mais il ne destine pas nécessairement à la carrière d’imam.

À 16 ans, Erdoğan remplace l'imam à la mosquée pour réciter des prières, pour les naissances ou pour organiser le rituel des décès.

Erdoğan n'avoue pas à son père son amour du football et cache ses crampons dans un sac de charbon. Son père met 7 ans pour découvrir le secret de son fils.

Puis Recep Tayyip Erdoğan joue avec son coéquipier Yaso Aga dans un club de football et veut passer professionnel, mais son père l'en empêche.

Erdoğan rencontre sa femme Emine dans un meeting politique. Le mariage est célébré 6 mois après leur rencontre, en 1978.

Il a étudié la politique et l'économie à Istanbul et a travaillé en tant qu'employé de l'entreprise de transport de la municipalité d'Istanbul et en tant qu'entrepreneur indépendant. Au milieu des années soixante-dix, il adhère à l'organisation de jeunesse du Parti islamiste du Salut National MSP de Necmettin Erbakan.

Sa carrière politique est interrompue par le putsch militaire du 12 septembre 1980 et l'interdiction de son parti, mais en 1983, il redevient actif politiquement dans le Parti de la Prospérité (Refah Partisi), dont le chef est Necmettin Erbakan (il rompt politiquement avec lui en 1999).

Après un travail méticuleux de terrain, Erdoğan devient en 1994 maire d'Istanbul grâce à une campagne anti-corruption au porte à porte. Il essaie de réorganiser la vie chaotique de cette mégalopole de 12 millions d'habitants. Ses opposants lui concèdent quelques belles réussites : les coupures d'électricité ou d'eau se font rares et les projets d'infrastructures (métro) dépassent le niveau du simple projet. Il s'attaque aussi à la corruption, il est allé jusqu'à piéger des chefs d'entreprise réunis autour d'un projet de construction, en leur lançant « Quelle est ma commission ? » Erdoğan avait pris soin d'inviter des journalistes incognito.

Les milieux laïcistes - particulièrement les militaires - demeurent toutefois très suspicieux quant aux velléités d'islamisation de la municipalité. Quelques établissements publics, dépendant de la ville, ne servent plus d'alcool depuis 1996.

En 1998, il est condamné à une peine de prison, après un discours qualifié d'incitation à la haine incluant un poème du poète nationaliste Ziya Gökalp. De son propre aveu, il vit mal son séjour en prison. À sa sortie, Erdoğan change radicalement de tactique et renonce à affronter les militaires.

En automne 1998, Erdoğan quitte le Parti de la Vertu (FP) - le parti successeur du Refah Partisi - et se prononce en faveur d'une séparation de la religion et de l'État. En Turquie, les imams sont des fonctionnaires affiliés au Directorat des Affaires Religieuses, lui-même dépendant directement du Premier ministre.

Erdoğan fonde en 2001 le Parti de la Justice et du Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi ou AKP), qui offre une patrie politique à un large spectre de forces conservatrices. Le noyau dur de l'AKP est constitué par l'aile modérée du Parti de Vertu, interdit la même année. Erdoğan lui-même en prend la présidence. L'AKP sort vainqueur des élections parlementaires de 2002, mais Erdoğan ne peut immédiatement se charger du bureau du Premier Ministre du fait de sa condamnation qui le privait de l'activité politique pendant 5 ans suivant la décision de la cour. À la fin de ce délai, il entre à la Grande assemblée nationale de Turquie comme député de Siirt et devient chef du gouvernement à partir de mars 2003.

Dès le début de son mandat, Erdoğan joue la carte de l'intégration européenne, coupant l'herbe sous les pieds de ses opposants laïcistes. Son gouvernement obtient en décembre 2004 la promesse de l'UE d'entamer des négociations d'adhésion le 3 octobre 2005. Promesse tenue l'année suivante, malgré l'absence de reconnaissance de la République de Chypre.

Il vit aujourd'hui dans une villa d'un quartier modeste d'Ankara, et demeure passionné de football.

Son mandat fut marqué par quelques réformes politiques et économiques ambitieuses.

La mise en œuvre de ces réformes s'est toutefois heurtée aux résistances de l'appareil d'État.

L'AKP domine largement le Parlement (363 députés sur 550), à cinq sièges seulement de la majorité des deux tiers qui lui permet d'amender la Constitution. Depuis 1987 c'est le premier parti à disposer d'une majorité stable et le seul depuis 1945 à n'avoir qu'une autre force politique en face de lui au Parlement. Cela permet au gouvernement Erdoğan de mener sa propre politique sans entrave de l'opposition.

L'arrivée de l'AKP au pouvoir a fait craindre à l'Union européenne, et à beaucoup d'Européens et aussi aux Turcs du CHP, que la laïcité kémaliste pourrait être menacée. Mais la laïcité n'a jamais été vraiment remise en question même si le port du voile dans les universités a été autorisé en février 2008 par le Parlement. Erdoğan estime toutefois qu'il faut introduire en Turquie une plus grande liberté religieuse. Son mandat a aussi été marqué par une loi sur l'adultère, qui devait criminaliser l'infidélité. Ce projet de loi a été vite abandonné sur la pression de l'armée, des médias, et de l'union européenne.

Erdoğan récuse les accusations d'islamisme et se déclare « démocrate conservateur » ou « démocrate musulman » (en référence aux démocrate chrétiens européens), il s'affirme respectueux de la démocratie et de la laïcité et relègue la religion à la sphère privée. Erdoğan est proche des partis chrétiens-démocrates européens. Il a gommé toute référence à l'islam dans ses discours et son programme est pragmatique : économie, vie quotidienne etc.

Cependant, depuis le début de son deuxième mandat, Erdoğan a commencé une véritable chasse aux opposants, s'apparentant au McCarthisme américain: 49 personnes dont des journalistes connus pour leurs prises de position contre le gouvernement de l'AKP et des opposants politiques ont été mis en détention provisoire de plusieurs mois sans aucune charge.Le journaliste Ergün Poyraz, auteur d'un livre critiquant le gouvernement notamment en matière de corruption, preuves à l'appui, est en prison depuis juillet 2007, également sans charges à son égard.

La victoire de l'AKP (Parti de la justice et du développement) est due essentiellement aux protestations contre la corruption et à la banqueroute d'un système financier obsolète. La Turquie a affronté sa plus grave crise financière de son histoire récente en 2000 et en 2001. Mais les turcs ont aussi été véritablement marqués par le tremblement de terre de l'année 1999, qui leur a montré l'étendue de la corruption dans leur pays. Ainsi le gouvernement Erdoğan a promis de faire de la lutte contre la corruption une de ses priorités.

Mais la victoire de l'AKP doit beaucoup à l'exaspération de la classe moyenne, victime de plein fouet du chômage. Mais pour trouver une solution, c'est-à-dire rééquilibrer les comptes (elle est le deuxième plus gros débiteur du FMI après le Brésil, avec 16 milliards de dollars, sa dette extérieure atteint 30% de son PIB et sa dette publique est de 80%), l'AKP suit la politique économique du FMI.

Dans le domaine économique, le gouvernement essuie de vives critiques des milieux d'affaires, notamment celles de la puissante association laïque Tüsyad, qui représente les grandes entreprises turques. Le ministre de l'économie, Ali Babacan affirme que le programme économique du FMI sera mené à son terme, mais en rappelant que certains volets de l'accord seraient repoussés pour mieux combattre l'inflation et la corruption, réformer le système des impôts, et attirer les capitaux étrangers (en particulier européens).

Aujourd'hui la Turquie a la croissance la plus rapide de l'OCDE, et le taux d’inflation a fortement reculé et pourrait revenir à un taux annuel à un seul chiffre en 2005, pour la première fois en trente ans. Un nouveau cadre institutionnel pour les politiques monétaire et budgétaire a été mis en place, idem pour les marchés des produits, du travail et des capitaux, les secteurs d’infrastructure et des aides agricoles.

Le passage d'Erdoğan au pouvoir a aussi été marqué par la libéralisation de l'économie et la diminution du nombre de fonctionnaires. L'AKP a aussi mis de côté les grandes entreprises turques (Sabancı, Koç, Cukurova, Anadolu, Profilo, etc.) qui tiraient jusqu’à présent l’économie du pays. Ce sont les « tigres anatoliens » qui ont pris leur place. Ils sont représentés par les hommes d’affaires et industriels indépendants (Müsiad). Un lobby qui réunit 2000 membres dans 10 000 entreprises. Grâce à leur petite taille, ces petites entreprises ont su s'adapter à la crise économique de 2001, contrairement aux grands groupes qui ont dû entreprendre une restructuration douloureuse.

L’AKP poursuit la politique entreprise par les anciens gouvernements, c’est-à-dire mettre fin au protectionnisme d'état et libéraliser les échanges commerciaux, en abaissant les droits de douane, et en supprimant les quotas sur les importations.

Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis, après quinze ans de lutte pour l'indépendance et 37 000 morts, avait décrété un cessez-le-feu en 1999 avec l'ancien gouvernement. Le cessez-le-feu a été rompu en 2004 et les opérations contre l'État turc ont augmenté depuis, notamment les attentats contre des touristes étrangers.

Le gouvernement Erdoğan a mis fin à quinze ans d'état d'urgence dans le Sud-Est du pays. Il a également autorisé la diffusion de programme en langue kurde à la radio et à la télévision et a aussi permis l'ouverture d'instituts privés d'enseignement du kurde. Des réformes et des actes qui n'ont pas toutes été suivies d'effets.

Les Kurdes réclament également que le gouvernement fasse quelque chose pour sortir la partie kurde de Turquie de la pauvreté et de la morosité économique. Erdogan a affirmé que le gouvernement n'y prévoyait pas d'investissements industriels, et il a au contraire encouragé les hommes d'affaire locaux à prendre l'initiative, en profitant des mesures d'incitation récemment mises en place.

Abdullah Öcalan, le leader de l'organisation séparatiste PKK, à échappé à la peine de mort (il avait vu sa peine commuée en réclusion à perpétuité en 2002, lors de l'abolition de la peine de mort) qu'il attendait et il va être également rejugé sous pression de l'Union européenne qui accuse la Turquie de ne pas lui avoir fait un procès équitable. Le président turc Abdullah Gül a cependant déclaré que même en le jugeant « cent fois, il recevra le même châtiment ».

Le 1er janvier 2009, Erdoğan inaugure la première chaine publique turque en langue kurde et prononce quelques phrases en kurde en direct.

Le Vatican a dénoncé la « christianophobie institutionnelle en Turquie ». Edmond Farhat, nonce apostolique à Ankara, a affirmé que la liberté religieuse n'existe que sur le papier en Turquie. L’Église catholique se plaint notamment de ce qu'aucune reconnaissance juridique ne lui ait été accordée, reconnaissance juridique qu'elle réclame depuis 1970.

L'Église orthodoxe de Constantinople attend toujours la réouverture de sa Faculté de théologie, et les églises se voient retarder sans date les autorisations de faire des réparations indispensables sur leurs églises.

Le commissaire européen chargé de l'élargissement, Olli Rehn a d'ailleurs averti par écrit le gouvernement turc que la liberté religieuse appliquée en Turquie ne répondait pas encore à l'un des critères fixés par l'Union.

Par contre Erdoğan a promis la restauration de la vieille église arménienne d'Aghtamar, qui va être restaurée après un siècle d'abandon par l'état. Le gouvernement a décidé de financer les deux millions de livres turques des travaux (1,2 million d'euros), qui ont débuté au mois de mai 2005.

La diplomatie turque n’a pas changé de cap politique avec la venue d'Erdoğan au pouvoir ; la Turquie est toujours un grand allié d'Israël et des États-Unis, mais elle sert de médiateur avec les Palestiniens et les Syriens. Mais elle a enclenché un rapprochement avec la Grèce et l'Union européenne. Par ailleurs, avec le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, Erdogan est à l'origine de la fondation, en 2005, de l'Alliance des civilisations à l'ONU, un projet visant à contrer le terrorisme par des moyens politiques, économiques et sociaux, et non militaires, à l'inverse de la « guerre contre le terrorisme » menée par George W. Bush. Erdogan a aussi annoncé, en 2007, la construction de trois centrales nucléaires.

Pendant la guerre en Irak, le gouvernement américain a demandé la permission aux autorités turques de pouvoir survoler son territoire, ainsi que le déploiement de 62 000 soldats américains dans le pays. Un grand débat a eu lieu à cette occasion en Turquie. Le gouvernement turc s'est prononcé contre le survol de la Turquie par l'aviation américaine, et contre le déploiement de soldats américains en Turquie. Pour faire pression, les américains ont proposé un chèque de 15 milliards de dollars à la Turquie en dédommagement du coût de la guerre. Le gouvernement a demandé l'avis du Parlement, qui a également refusé.

Bien qu'hostile à la guerre en Irak, Recep Tayyip Erdoğan, avec le soutien de l'armée, à estimé qu'un soutien aux américains était dans l'intérêt à long terme du pays, notamment pour prendre part aux décisions sur l'avenir des zones kurdes irakiennes.

Erdoğan n’a pas changé radicalement la politique de la Turquie vis-à-vis de l'État d'Israël qui reste un allié majeur pour la Turquie. Cela n'a pas empêché Erdoğan de dénoncer la politique jugée trop musclée du gouvernement d'Ariel Sharon.

Au lendemain de l'assassinat du Cheikh Ahmed Yassine (chef spirituel du Hamas), Tayyip Erdoğan n'hésitait pas à qualifier cette opération d'« acte terroriste » puis il dénonce le « terrorisme d'État » pratiqué par Israël dans la Bande de Gaza, avant de rappeler temporairement son ambassadeur à Tel-Aviv et son consul à Jérusalem « pour consultations ».

Lors de l'opération Arc-en-ciel qui a eu lieu dans la ville de Rafah, Erdoğan a dénoncé la « terreur d’État » de l'État israélien. Il déclare d'ailleurs que « les Israéliens traitent les Palestiniens comme ils ont été traités eux-mêmes, il y a cinquante ans ». Mais le partenariat stratégique et notamment militaire entre les deux pays n'est pas menacé.

Les relations israélo-turques se sont toutefois nettement réchauffées depuis. Erdoğan a proposé le 2 mai 2005 lors d'un voyage officiel en Israël et dans les territoires palestiniens de servir de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. Même si Israël s'est aussitôt opposé à la proposition du premier ministre turc par la voix de son ministre des affaires étrangères Silvan Shalom, les tensions ont nettement baissé.

Le 29 janvier 2009, Erdoğan a brutalement quitté un débat au Forum économique mondial à Davos après avoir été interrompu lors de son argumentaire par le modérateur, suite a un plaidoyer du président israélien, Shimon Peres, en faveur de la récente offensive menée par son pays dans la bande de Gaza et qui a fait plus de 1 330 morts palestiniens. Erdoğan a notamment déclaré « Vous avez la psychologie d'un coupable (...) Vous savez très bien tuer les gens. » Le lendemain, le DTP, parti kurde d'opposition, a dénoncé les propos d'Erdoğan. Ainsi Emine Ayna, une députée du parlement turc a affirmé dans un communiqué de presse que « le Premier ministre Erdogan essaye de reconquérir l'opinion publique en Turquie », puis, s'adressant à Erdogan : « votre gouvernement aussi sait bien tuer » en faisait référence à un épisode durant lequel des enfants kurdes ont été tué à Diyarbakir en 2006. Selahattin Demirtaş, député de Diyarbakir, a rappelé au Premier ministre turc, sa responsabilité dans la mort de six personnes au Newroz 2008 (nouvel an kurde) en Turquie. Demirtaş a affirmé qu'à ce jour, le gouvernement turc n'avait fait aucune déclaration officielle sur la situation au Proche Orient et qu'Erdogan avait signé il y a quelques jours un accord avec Israël sur l'achat de huit Herons (drone de fabrication israélienne) destinés à la récolte d'informations dans le Kurdistan turc et que les pilotes de l'aviation israélienne s'entrainait à Konya (ville du centre de la Turquie).

Le gouvernement turc a invité le premier ministre Kóstas Karamanlís à se rendre à Ankara. C'est ainsi la première visite officielle du genre depuis 1959.

L'AKP cherche activement une solution à la question chypriote, bien que l'ancien ministre des affaires étrangères, M. Abdullah Gül reconnaisse que le dossier « n'est pas totalement dans mains ». Les négociations directes actuelles entre les présidents de la république turque de Chypre Nord et la République chypriote laissent entrevoir un accord sur une réunification de l'île.

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Relations entre la Turquie et l'Union européenne

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Dès 1959 la Turquie, pays à cheval entre l'Asie Mineure et l'Europe, a souhaité adhérer à la Communauté européenne, maintenant l'Union européenne. La Turquie a été officiellement reconnue candidate pour l’adhésion le 10 décembre 1999 au sommet européen d’Helsinki, étant un pays associé depuis 1963.

Dans la vision purement géographique, l'Europe est usuellement séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural et le fleuve Oural. Au sud-est, la mer Caspienne, le massif du Caucase, le détroit du Bosphore la sépare du Proche-Orient (Voir cette définition dans l'article Europe). Les limites géographiques de l'Europe n'incluent donc pas le territoire de la Turquie, que l'on situe en Asie mineure. La carte ci-après montre la position respective de l'Europe et de la Turquie ("Asiae Pars") telle qu'elle était vue du temps de la Thrace antique.

L’effondrement de l’Union soviétique a rendu à ce pays sa place centrale dans cette région du monde : aux limites du Proche et du Moyen-Orient, de l’Asie centrale, du Caucase et de l’Europe balkanique.

Depuis 1980, la Turquie a fortement accru ses exportations et ses importations. Ainsi, la part des exportations dans le PIB turc est passée de 7 % en 1980 à 21 % en 1987. Le montant de ces exportations a augmenté de 12,9 milliards de $ en 1990 à 46,8 milliards en 2003, cependant que les importations sont passées de 22,3 à 68,7 milliards.

En 2002, des clients et fournisseurs de la Turquie appartiennent à l'Union européenne (l'Allemagne, l'Italie, la France, la Grande-Bretagne, l'Union économique belgo-luxembourgeoise, les Pays-Bas et l'Espagne). Ils absorbent à eux seuls 45,4 % des exportations turques, contre 14 % pour les pays de l'Organisation de la conférence islamique, 9,2 % pour les États-Unis et 1,8 % pour les républiques d'Asie centrale.

Les échanges commerciaux avec la Grèce sont en forte hausse depuis la fin des années 1990, suite à l'amélioration des relations politiques et à la crise économique russe de 1998. De 1999 à 2003, les exportations turques vers la République hellénique ont presque triplé, et les importations ont crû d'un tiers. En octobre 2000, la chambre des métiers de Thessalonique et l'Union des chambres d'artisans et de commerçants d'Istanbul ont signé un protocole. En 2001, le gouvernement grec décidait d'attribuer des aides à l'exportation vers la Turquie, afin d'accroître le volume des échanges.

Les droits de douane avec la CEE/UE ont été abaissés par l'accord d'Ankara (1963), le protocole additionnel de 1970, le traité de 1992, puis supprimés par l'accord d'union douanière, signé en 1995 et effectif depuis le 1er janvier 1996.

Les industriels turcs du coton appartiennent au Comité des industries du coton et fibres connexes de l'Union européenne (Eurocoton). Le 6 avril 2004, Eurocoton s'est réuni à Istanbul.

Depuis la découverte des richesses énergétiques de la mer Caspienne, la question de leur transport vers les consommateurs finaux, les Occidentaux, a acquis une importance géostratégique.

La solution du Caucase permet d’éviter l’utilisation d’infrastructures des zones déjà fortement productrices. Des entreprises pétrolières de l’occident et les États-Unis ont déjà indiqué leur préférence pour la construction d’un pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan. Ceyhan est d’ores et déjà l’arrivée d’un oléoduc en provenance de Kirkouk, dans le nord de l’Irak.

Le nouveau pipe-line est entré en service en 2005. Il ne passe que par l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Il évite donc les ports de la mer Noire et le passage des pétroliers par Istanbul et les détroits. Il s’agit d’un pôle stratégique essentiel.

Le potentiel hydrologique de la Turquie est important, en comparaison des pays du Proche-Orient. L’un des rares moyens d’Israël pour faire face à sa pénurie d’eau est l’importation par tankers. En août 2002, Israël et la Turquie ont signé un accord portant sur 50 millions de mètres cubes d’eau douce par an pendant vingt ans, pour une valeur d’environ un milliard d’euros.

Voir l’article relations entre Israël et la Turquie.

En 2004, dans son rapport de progrès annuel, la Commission Européenne reconnaissait que la Turquie "satisfaisait suffisamment aux critères politiques de Copenhague", ce qui permit au Conseil européen de Décembre de décider l'ouverture des négociations d'adhésion. Celles-ci commencèrent effectivement le 3 octobre 2005, en même temps que la Croatie. La conclusion des négociations devrait prendre au moins une décennie. Cette période incompressible de dix ans a été qualifiée de « cliquet » dans le journal Le Monde.

Dans l’opinion publique européenne, l’éventualité de son adhésion, théoriquement possible dès 2014, cristallise les interrogations sur le futur de l’élargissement de l'Union européenne et se manifeste par un refus quasi-general.

La possibilité pour la Turquie d’adhérer à l’Union est signée en 1963, mais a été rendue solennelle par le Conseil européen d’Helsinki en décembre 1999. Cette candidature a été évoquée lors par les chefs d’État et de gouvernement au cours de quelque unes de leurs réunions mais tous ne sont pas du meme avis.

La Turquie, pays appartenant à l'Asie mineure, participe très tôt à la construction européenne. Elle est membre fondateur de l'Organisation européenne de coopération économique (1948) et adhère dès 1949 au Conseil de l'Europe. Déjà, en 1930, le mémorandum présenté par Alexis Léger sur l'unification européenne fut critiqué par certains Européens parce qu'il ne mentionnait pas la Turquie.

Le 11 novembre 1957, le Premier ministre turc présente son programme. Il annonce que la Turquie entend participer aux initiatives telles que la Communauté économique européenne, appelée Marché commun à cette époque, et qu'elle souhaite que ces initiatives conduisent à une Union politique européenne.

Le 31 juillet 1959, dix-huit mois seulement après l'entrée en vigueur des traités de Rome, la Turquie a présenté sa demande d’association à la CEE. En 1961, lorsqu'une nouvelle Constitution turque est adoptée, un alinéa est rajouté à l'article 65, concernant la ratification des traités internationaux, afin de faciliter l'adhésion turque à la CEE.

La Grèce avait présenté sa demande le 8 juin 1959 pour un accord d’association avec la Communauté économique européenne entrant en vigueur le 1er novembre 1962. Celui avec la Turquie entra en vigueur le 1er décembre 1964.

Au départ, la France était vraiment hostile à l'association de la Turquie. Celle-ci ressentit durement le refus de négociation, opposé par la France, au Conseil des ministres européens des 26 et 27 septembre 1961. Et cette postion demeure presque inchangée.

Le 27 juin 1967 le président de la République de Turquie est reçu à l’Élysée par Charles de Gaulle. Ce dernier déclara : « En Europe, l'intérêt de nos deux Républiques n'est-il pas de conjuguer leurs efforts pour qu'au lieu de l'opposition stérile de deux camps s'établissent la détente, l'entente et la coopération entre tous les peuples de notre continent ».

En 1987, le 14 avril, après que la Communauté économique européenne s’est élargie à six nouveaux membres, la Turquie a fait un dépôt formel de candidature. Le 18 juin de la même année, le Parlement européen publie la "résolution sur une solution politique de la question arménienne (18 juin 1987)" dans laquelle il conditionne l’intégration de la Turquie à la CEE à la reconnaissance du génocide arménien et au respect des minorités qui ne rentrent pas en compte dans les priorité Turque, outre mesures- notamment arméniennes - du pays. Cependant cette résolution n'est qu'une prise de position formelle, l'avis du parlement européen n'est pas formellement requis pour une adhésion.

Le 18 décembre 1989, la Commission européenne rend un avis négatif sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec ce pays, en raison « du contexte économique et politique de la Turquie ». L’avis note également que « la situation des droits de l’homme et le respect de l’identité des minorités, quoique ayant fait l’objet d’une évolution au cours des dernières années, n’ont pas encore atteint le niveau nécessaire pour une démocratie ». Cependant, cet avis est rendu au moment de la chute du rideau de fer ; la Commission précise donc dans son avis : « Toute position de la Communauté relative à un nouvel élargissement aura une portée dépassant les positions prises lors de précédentes adhésions, en raison à la fois des nouvelles ambitions de l’intégration européenne qu’impose l’Acte unique et de l’accroissement des droits et obligations qui s’attachent désormais à la qualité d’État membre ».

En 1990, le 5 février, le Conseil des ministres européens adopte les grandes lignes de l’avis de la Commission.

En 1992, la Turquie devient, aux côtés de l'Islande et de la Norvège, membre associé de l'Union de l'Europe occidentale, laquelle est progressivement intégrée au « deuxième pilier » de l'Union européenne. Toujours en 1992, un nouvel accord est signé : il rétablit l'aide financière interrompue après le coup d'État militaire de 1980, renforce l'association avec l'UE et annonce la création d'une union douanière.

Le 6 mars 1995, la Turquie signe avec l'UE un accord d'union douanière, poursuivant le processus d’intégration économique prévu par l’accord d’Ankara. L'accord est accueilli très favorablement en Turquie, sauf par les islamistes (qui se gardent cependant de remettre en cause l'accord pendant leur bref passage au pouvoir) et certains nationalistes. Le quotidien Hürriyet titre : « Un rêve centenaire » et le Premier ministre Tansu Ciller déclare : « Pour la Turquie, la vraie bataille pour l'Europe commence ». L'accord prend effet le 1er janvier 1996.

En préambule l’accord d’union douanière indique que « les objectifs fixés par l’accord d’association, et notamment par son article 28 , restent d'actualité au moment où des changements politiques et économiques importants se produisent sur la scène européenne ». La Turquie est depuis lors le seul pays ayant réalisé une union douanière avec l'Union européenne.

Suite à l'adhésion de dix nouveaux membres de l'UE, la Turquie a été invitée à signer l'actualisation de cette Union douanière. En 2005, la Turquie a signé cet accord, mais le lendemain, son ministre des affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel la Turquie annonçait qu'elle refusait de l'appliquer à la République de Chypre.

En décembre 1997, le Conseil Européen de Luxembourg décide de « lancer un processus d’adhésion englobant les dix États candidats d’Europe centrale et orientale et Chypre », Malte ayant à cette époque retiré sa demande de candidature. Le Conseil européen « décide de convoquer au printemps 1998 des conférences intergouvernementales bilatérales pour commencer les négociations avec Chypre, la Hongrie, la Pologne, l’Estonie, la République tchèque et la Slovénie . Parallèlement, la préparation des négociations avec la Roumanie, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie et la Bulgarie sera accélérée ». « Le Conseil européen confirme l’éligibilité de la Turquie à l’Union européenne » mais ajoute que « les conditions politiques et économiques permettant d’envisager des négociations d’adhésion ne sont pas réunies ».

Suite à ces déclarations, la Turquie considère qu’elle a fait l’objet d’un traitement discriminatoire par rapport aux autres pays candidats.

En novembre 1998, la Commission commence à publier pour chaque pays candidat à l’adhésion, dont la Turquie, un « rapport régulier sur les progrès accomplis sur la voie de l’adhésion ».

En décembre 1999, le Conseil européen d’Helsinki, s’approche d’une reconnaissance du statut de candidat à la Turquie, puisque « le Conseil européen réaffirme le caractère inclusif du processus d’adhésion, qui regroupe maintenant treize pays candidats dans un cadre unique ». La Turquie est donc, à partir de ce moment-là, partie intégrante du processus. Le Conseil européen précise : « Le Conseil européen se réjouit des éléments positifs qui ont récemment marqué l’évolution de la situation en Turquie, et que relève d’ailleurs la Commission dans son rapport sur les progrès réalisés par les pays candidats, ainsi que de l’intention de la Turquie de poursuivre ses réformes en vue de satisfaire aux critères de Copenhague. La Turquie est un pays candidat, qui a vocation à rejoindre l’Union sur la base des mêmes critères que ceux qui s’appliquent aux autres pays candidats. Dans le cadre de la stratégie européenne actuelle, la Turquie, comme les autres pays candidats, bénéficiera d’une stratégie de pré-adhésion visant à encourager et à appuyer ses réformes ».

En décembre 2000, sous présidence française, un partenariat pour l’adhésion a été conclu avec pour objectif d’offrir un programme politique et économique de préparation de la Turquie à l’adhésion.

Des Conseils européens ultérieurs ont permis aux Chefs d’État et de gouvernement de noter les « efforts consentis » ou les « mesures importantes prises » par la Turquie.

En 2001, la peine de mort est supprimée, sauf cas de « guerre, menace de guerre imminente ou actes terroristes ». En 2002, elle est abolie pour tous les crimes en temps de paix. Aucune exécution n'avait eu lieu depuis 1984, année où un moratoire avait été adopté par le Parlement.

En décembre 2002, lors du Conseil européen de Copenhague, les États membres prennent acte de la conclusion des négociations d’adhésion avec dix États membres et prévoient leur adhésion effective au 1er mai 2004. Parallèlement, « l’Union encourage la Turquie à poursuivre énergiquement son processus de réforme » et lui donne un « rendez-vous » : « Si, en décembre 2004, le Conseil européen décide, sur la base d’un rapport et d’une recommandation de la Commission, que la Turquie satisfait aux critères politiques de Copenhague, l’Union européenne ouvrira sans délai des négociations d’adhésion avec ce pays ».

En réponse à ces développements favorables, la Commission Européenne a recommandé en octobre 2004 que les négociations commencent en 2005, mais a également ajouté diverses mesures de précaution. Les leaders de l’UE sont tombés d’accord le 16 décembre 2004 pour démarrer les négociations d’adhésion avec la Turquie à partir du 3 octobre 2005. En 2004, l’éventuelle adhésion du pays devait faire face au processus d’approbation démocratique en Europe et dans les pays membres en fonction des procédures nationales.

Une des recommandations du rapport était que l’UE définisse ses perspectives financières pour la période de 2014 avant que les négociations ne soient conclues. Ceci ne garantit pas que la Turquie rejoindra l’Union ; il est très peu probable que l’intégration intervienne avant 2015 et certains officiels de l’UE ont avancé 2019 comme date potentielle.

Le 30 décembre, Le Conseil de sécurité nationale (MGK) de Turquie, institution réunissant les plus hautes autorités civiles et militaires du pays, demanda à l’Union européenne de n’imposer aucune condition à Ankara lors de l’ouverture des négociations d’adhésion prévue l’an prochain entre l’UE et la Turquie.

L'objectif commun des négociations est l'adhésion. Ces négociations sont un processus ouvert, dont le résultat ne peut être garanti à l'avance. Prenant en compte tous les critères de Copenhague, si la Turquie n'est pas en mesure d'assumer toutes ses obligations pour devenir membre (…), on devra s'assurer que la Turquie sera pleinement ancrée dans les structures européennes à travers le lien le plus fort possible. L'adhésion de la Turquie pouvant avoir des conséquences financières substantielles, les négociations ne pourront être conclues qu'après la mise en place des perspectives financières (budget communautaire) pour la période débutant en 2014.

En cas de violation sérieuse et persistante par la Turquie des principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'État de droit sur lequel l'Union est fondée, la Commission européenne (…) recommandera la suspension des négociations d'adhésion. Le Conseil décidera à la majorité qualifiée sur une telle recommandation.

L'adhésion implique l'acceptation des droits et des obligations attachés au système de l'Union et à son cadre institutionnel, appelé l'acquis de l'Union. L'acquis comprend notamment le contenu, les principes et les objectifs politiques des traités, la législation et les décisions adoptées, la jurisprudence de la Cour européenne de justice, les accords internationaux. L'UE pourra accepter des requêtes de la Turquie concernant des mesures transitoires à condition qu'elles soient limitées dans le temps et dans leur importance.

La capacité de l'Union à absorber la Turquie, en maintenant le rythme de l'intégration, est une considération importante dans l'intérêt général de l'Union et de la Turquie.

L'UE demande des efforts continus de la Turquie pour parvenir à un règlement global de la question chypriote dans le cadre de l'ONU, et des progrès dans la normalisation des relations bilatérales entre la Turquie et tous les États membres de l'UE, y compris la République de Chypre. L'UE demande que la Turquie remplisse ses obligations concernant l'accord d'union douanière et son extension aux dix nouveaux États membres (protocole d'Ankara).

Les négociations auront lieu dans le cadre d'une conférence intergouvernementale. Avant le début de ces pourparlers, la Commission entreprendra un processus d'examen de l'acquis, appelé screening, dans le but d'expliquer aux autorités turques, d'évaluer l'état de préparation de la Turquie à l'ouverture des négociations dans chaque domaine spécifique, et d'obtenir des informations sur les problèmes qui pourraient survenir pendant les négociations.

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est soumise à des critères concernant des valeurs communes aux membres de l’Union, ces valeurs ont été définies par le Conseil européen et on s’y réfère généralement comme « critères de Copenhague ».

Les principaux freins relatifs à l’entrée de la Turquie dans l’UE ont officiellement été les droits de l'homme en Turquie, le refus de la normalisation des relations avec Chypre et l’implication de l’armée dans la politique turque.

Sont suivis de très près, tant par les médias que par les gouvernements européen les progrès et les intentions de l’État turc en matière de démocratie et de Droits de l'homme (cf. sur ces règles, la constitution de l’UE et d'autres conventions ), sa capacité à rejoindre les standards européens sur ces sujets (en particulier l'égalité homme-femme, les droits des minorités — spécialement au sujet de la population Kurde — et la liberté d’expression 1). 1 À ce sujet voir Regular Report on Turkey’s progress towards accession, p. 36 et autres.

Dans son rapport du 11 janvier 2007 sur le rôle des femmes en Turquie dans la vie sociale, économique et politique, le Parlement européen souligne diplomatiquement « le ralentissement du processus de réforme au cours de l'année dernière et la persistance des problèmes dans le domaine des droits de la femme ». Ce rapport condamne en particulier les violences commises envers les femmes, et notamment les crimes d'honneur, les violences domestiques, les mariages forcés et la polygamie. Le gouvernement turc est invité à « faire de la lutte contre les violences en général et contre les crimes d'honneur en particulier une priorité » et à créer des refuges spéciaux fortement sécurisés.

La langue kurde a récemment été reconnue par les autorités turques. Le gouvernement (parti AKP) a levé une petite part de l’interdiction à grande échelle de l’enseignement du kurde — il existe deux écoles privées enseignant le kurde actuellement – même s’il n’accepte pas encore l’utilisation du kurde dans l’éducation normale (comme requis par des conventions européennes pour ces zones historiques et actuellement peuplées de Kurdes).

La Turquie se voit reprocher un « comportement intimidant » (bullying behaviour) envers ses voisins.

Depuis 1994, la frontière arméno-turque est unilatéralement fermée par la Turquie qui explique son embargo en faisant référence au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabagh. L’Azerbaïdjan est culturellement, linguistiquement et religieusement proche de la Turquie. Des rapports de l’UE établissent que la Turquie devrait prendre des mesures actives pour résoudre cette situation avant son adhésion éventuelle.

Le 6 septembre 2008, le président de la république de Turquie Abdullah Gül accepte l'invitation de son homologue arménien Serge Sargsian de se rendre en Arménie à l'occasion du match de football Arménie-Turquie pour la qualification au mondial 2010. Au cours d'une conférence de presse, les deux présidents ont affirmé qu'il existait une volonté politique des deux pays pour résoudre leurs différends. Ils se sont également entretenus sur la façon de favoriser la stabilité et la coopération dans le Caucase. Suite a cette visite le président arménien à accepté l'invitation de son homologue pour venir en Turquie assister au match retour.

Suite à cette première rencontre et à l'initiative de la Turquie, une réunion trilatérale entre la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie s'est tenue a New York en septembre 2008. Lors de cette rencontre les ministres des affaires étrangères Ali Babacan, Édouard Nalbandian et Elmar Mamedyarov ont évoqué l'importance des négociations au sujet du Haut-Karabagh.

Par ailleurs, le refus par la Turquie de reconnaître le génocide de 1915-1916 empêche toujours le rétablissement de relations diplomatiques normales.

Chypre est divisée depuis l'invasion et l'occupation de sa partie nord par l'armée turque en 1974. Partisane de la séparation de l'île depuis 1963, la Turquie profite d'un coup d'État de Chypriotes grecs soutenus par Athènes, voulant rattacher Chypre à la Grèce, pour occuper et soutenir la république autoproclamée turque de Chypre du Nord, non reconnue internationalement. La communauté internationale considère cette occupation militaire comme un acte illégal. La Turquie continue de reconnaître officiellement la RTCN mais pas la République de Chypre, pays membre de l’UE, qui du fait de l'occupation turque n’exerce en pratique sa souveraineté que dans la partie sud de l’île.

On peut remarquer que s'il était entré en vigueur, le projet de constitution européenne, qui prévoyait (art. I-41-7°) un soutien mutuel en cas d'invasion, aurait juridiquement conduit les États de l'Union européenne à soutenir Chypre en entrant en conflit avec la Turquie.

Les Chypriotes turcs avaient voté en faveur du plan de réunification proposé par l'Organisation des Nations unies en 2004 alors que les Chypriotes grecs avaient dit « non », ce qui avait conduit à une entrée de Chypre divisée dans l'Union Européenne.

En octobre 2006, Angela Merkel, chancelière de l'Allemagne, lors de sa première visite officielle en Turquie a déclaré que la reconnaissance de Chypre était un préalable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Elle demande aussi l’application du protocole d'Ankara de juillet 2005 permettant l'accès des ports et aéroports turcs aux navires et avions chypriotes.

Depuis le 3 septembre 2008, une série de réunions a lieu entre le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat et le président de la République de Chypre Dimitris Christofias en vue de réunifier l'île divisée.

Une série de problèmes géostratégiques dans la mer Égée entre la Grèce, membre de l’UE, et la Turquie a été la source de tensions militaires entre les deux pays, aujourd'hui résolues pour l'essentiel, avec l'accord de Madrid (1997), le rapprochement gréco-turc de 1999-2000 et les rencontres du printemps 2007 entre les principaux dirigeants turcs et grecs.

Les trois décennies d’hyperinflation ont longtemps constitué un frein majeur à la candidature de la Turquie à l’UE. Aujourd’hui, d’une part l’économie turque connaît une forte croissance et d’autre part la plupart des problèmes d’inflation se résolvent. L’inflation annuelle de 75 % dans le milieu des années 1990 a été réduite à 6 % ces dernières années.

La Turquie s’est investie sur ces sujets dans les années 1990 et 2000, avec un programme de réformes important sous le parti Adalet ve Kalkınma Partisi (AKP ou Parti de la Justice et du Développement), un parti populaire pro-européen ayant ses racines dans l’islam. La Turquie est également sortie du dernier plan de l'ONU de réunification de Chypre, soutenu par l’UE, en 2004, bien que son occupation militaire du nord de Chypre continue. La Turquie s’est engagée à reconnaître juridiquement la République de Chypre. Elle devrait donc signer le protocole additionnel à l’accord d’Ankara de 1963.

Les développements à l’intérieur de la Turquie peuvent également geler les négociations d’adhésion telle que l’interférence des militaires sceptiques dans les affaires civiles ou la montée en puissance d’une ligne dure islamique ou d’un gouvernement nationaliste.

Au delà des critères définis officiellement par l’Union pour l’adhésion de nouveaux membres (ces critères ne s’appliquant pas uniquement à la Turquie), divers éléments pèsent dans l’opinion des élus et des citoyens européens quant à l’adhésion ou au rejet de la Turquie.

Initialement hésitante, l'opinion européenne s'oriente vers un rejet de cette candidature. Dans un sondage publié en 2004, l'idée d'une adhésion de la Turquie était rejetée par 68% des Français et 63% des Allemands, mais 78% des Espagnols et 67% des Italiens y étaient favorables.

Dans le baromètre d'opinion européenne de 2006 61% des sondés européens considèrent que « les différences culturelles entre Turquie et UE sont trop importantes pour permettre une adhésion. » Cette opinion est majoritaire dans tous les pays, à l'exception du Portugal (49%) et du Royaume-Uni (47%). C'est également l'opinion majoritaire en Turquie (avec 55% d'approbation).

En 2008, une nette majorité d'Européens (67%) s'oppose à une éventuelle entrée de la Turquie dans l'Union européenne, et le rejet de l'adhésion est majoritaire dans tous les pays sondés. Même en Espagne, où le « oui » atteignait 78% en 2004, le « non » devient majoritaire (51%) en 2008.

Selon des personnalités politiques françaises telles que François Bayrou ou Philippe de Villiers, « la Turquie n’est pas européenne, ni par la géographie, ni par l’histoire ».

Des géographes (Pascal Clerc, maître de conférences à l'IUFM d'Aix-Marseille ; Michel Grésillon, professeur à l'université du Maine ; Éric Glon, professeur l'université de Lille-I, et Patrick Picouet, maître de conférences à l'université de Lille) et politistes (Jean-François Bayart, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique, ancien directeur du Centre d'études et de recherches internationales) ont fait remarquer que la pertinence scientifique des Détroits, comme frontière continentale, est nulle, et que la géographie seule, même physique, ne saurait établir de frontières immuables à l'Europe. Selon la convention cartographique héritée de Tatichtchev, le géographe officiel du tsar Pierre le Grand, 3 % seulement du territoire turc se trouve géographiquement en Europe, mais, dans ce cas, le territoire chypriote serait intégralement hors de l'Europe.

De son côté, la Turquie souligne son implication dans l’Histoire de l'Europe depuis 400 ans, essentiellement à travers l’Empire ottoman.

La Turquie insiste également sur le fait que la plupart de ses sultans sont d'origine européenne et que, jusqu'en 1922, les sultans s'intitulaient officiellement empereur des Romains en référence à leur prédécesseur Basileus. Le droit romain que lui lègue Byzance inspire dès le XIVe siècle la politique de l'État. Les sultans ottomans préféraient se marier avec des esclaves d'origine européenne , et en particulier avec des Albanaises, des Italiennes, des Arméniennes ou encore des Serbes. Des officiers de l'armée ottomane furent envoyés en formation en France chez Louis XVI puis en Allemagne, où ils reçurent une formation militaire et politique de type européen.

Pendant près de quatre siècles, l'Empire ottoman occupa l'Europe balkanique et une partie de l'Europe centrale, ce qui fait qu'aujourd'hui, plus de 40 % de la population turque a des origines ethniques européennes. La Turquie insiste également sur le fait que la majorité de sa population est de type gréco-anatolien.

Ses représentants actuels considèrent la Turquie comme un État européen. En effet, la culture et les valeurs de l'ouest du pays, qui est une parcelle territoriale européenne conquise après la chute de Constantinople, sont proches de celles de l'Europe occidentale. L'État turc s'est fortement inspiré de la France et de la Grande-Bretagne, depuis le XIXe siècle (premières réformes des années 1830, Tanzimat de 1839 et 1856, première Constitution du monde musulman en 1876) mais plus particulièrement en 1908, qui vit la révolution Jeunes-Turcs, puis avec les réformes kémalistes.

Le professeur au Collège de France d'histoire turque et ottomane Gilles Veinstein a critiqué dans la revue L'Histoire les tenants d'une histoire européenne « une et indivisible » à laquelle la Turquie serait « radicalement étrangère », se fondant, notamment, sur l'histoire politique et culturelle de l'empire ottoman aux XVe et XVIe siècles, sur les Tanzimat et les réformes kémalistes. Semih Vaner, directeur de recherches au CNRS, et Jean-Daniel Tordjman, président du Cercle des ambassadeur, ont développé des argumentations semblables.

Plusieurs conservateurs, comme l'ancien président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing et les socialistes belges Karel Van Miert et Willy Claes estiment que la Turquie ne connaît pas de démocratie laïque comme c'est la norme en Union européenne. Dès lors, ils estiment que la Turquie est culturellement incompatible avec l'UE.

Pour ceux qui regrettent que la religion catholique n’ait pas été mentionnée dans le projet de Traité constitutionnel, l’arrivée d’un pays historiquement multiculturel, mais à présent musulman à 95 % constitue une menace, ou tout au moins un déséquilibre, dans une Europe traditionnellement chrétienne, quoique de plus en plus laïque.

À l’opposé, pour les partisans de l’adhésion de la Turquie, l’intégration de la population musulmane de la Turquie est supposée améliorer les efforts européens de multiculturalisme. Cela pourrait contribuer à éviter un « clash potentiel de civilisations » entre européens chrétiens et musulmans, mais aussi avec les autres pays musulmans.

Les Turcs considèrent leur pays comme un État fortement séculier, de la même façon qu'une partie de l’UE se définit elle-même. Néanmoins, le renouveau religieux, dont témoignent le retour du voile et le vote islamiste, fait douter une partie des observateurs de la pérennité du «kémalisme» et des principes laïcs en Turquie.

Le problème posé par les droits des minorités religieuses et culturelles, restreints en 1983 par le régime militaire ont également été soulevés, mais ces droits, déjà restaurés partiellement dès 1991, ont été fortement étendus en 2001 et 2004, afin de se conformer aux critères de l'Union européenne.

Le premier ministre turc Erdogan s’est fait l’écho d’un point de vue prévalent en Turquie, selon lequel l’UE serait un « club chrétien », dénué de fondement légitime. Il considère que c’est la raison principale du refus d’accepter l’adhésion d’un État musulman dans l’Union.

Des analyses prévoient que la population de la Turquie pourrait atteindre 80 millions d’habitants d’ici 2014, sans immigration, et se rapprocherait ainsi de celle de l'Allemagne. La Turquie pourrait donc devenir l'une des premières nations de l’UE en population et donc en députés au Parlement européen. Le pouvoir politique de la Turquie au sein de l’Union pourrait être relativement important.

Avec une population comprise entre 70 et 80 millions d’habitants pour la Turquie, et de 450 + 70 à 80 pour l’Union européenne, le poids de la Turquie serait de 80/530, soit environ 15 %. Par ailleurs, la Turquie a une population jeune (24,4 % de la population à moins de 15 ans), relativement bien formée et dynamique, ce qui pourrait compenser le vieillissement de la population de l’UE à 27.

Pour les partisans de l’adhésion de la Turquie, la puissance militaire turque -l'une des plus grandes armées du monde- pourrait augmenter la puissance diplomatique de l’UE et sa capacité à intervenir dans des opérations internationales. Parallèlement, elle devrait renforcer l’alignement militaire sur les États-Unis, la Turquie étant un allié dans le cadre de l’OTAN. Pourtant, la Turquie s’est opposée à deux reprises à l’entrée des troupes états-uniennes en Irak, depuis le territoire turc, en 2003.

Pour les partisans de l’adhésion de la Turquie, tels que Jacques Chirac, les Verts ou certains membres du Parti socialiste, l’intégration de la Turquie apparaît être dans la continuité et dans la logique d’élargissement, qui a présidé récemment à l’intégration des pays de l’ancien bloc de l'Est. Ce calcul politique est lié à la volonté de stabiliser les flux migratoires, ouvrir de nouveaux marchés, et maintenir la Turquie hors de la mouvance islamiste.

Les mêmes estiment que l’adhésion de la Turquie cimenterait son alignement avec l’Ouest. La Turquie est un fort pouvoir militaire régional, qui serait potentiellement capable d’intervenir dans des points de conflits comme la Syrie, l’Irak ou l’Iran. Cet argument attise au contraire la crainte, chez certains européens, d’une expansion des conflits du Moyen-Orient à l’ensemble de l’Europe.

Grâce aux subventions européennes, l’entrée de la Turquie dans l’UE favoriserait une croissance économique plus stable, qui permettrait, à terme, la mise en place d’un gouvernement démocratique. En suivant la théorie des dominos, elle pourrait à ce titre fournir un modèle de démocratie séculière pour le reste du Proche-Orient, comparable au rôle joué par l’Europe de l'Ouest durant la guerre froide. Cependant, la religion majoritaire des pays voisins est différente de la religion turque, l’islam étant divisé en différents courants, il en est de même des ethnies.

En raison des histoires nationales différentes des pays membres, certains arguments ne sont valables qu’à l’intérieur de certaines frontières : la position face à l’adhésion de la Turquie à l’UE varie en 2004 d’un pays membres de l’UE à l’autre, de même que le support ou l’opposition aux négociations. Les chefs des États membres doivent s’accorder unanimement sur l’adhésion de la Turquie pour qu’elle puisse se réaliser.

De manière générale, les enquêtes réalisées à plusieurs reprises ces dernières années montrent une forte réticence des Français à l'égard de l'adhésion de la Turquie. En 2002, un sondage montrait que seuls 35 % des Français y étaient favorables contre 65 % plutôt contre ou totalement contre (Voir l'émission "Ripostes" sur "France 5").

Les sénateur français se sont exprimés, suite au rapport d'avril 2004, disponible en lien externe.

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Ministre des Affaires étrangères (Turquie)

Le Ministre des Affaires étrangères de Turquie représente celle-ci au niveau international.

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Fenerbahçe SK

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Fenerbahçe SK (Fenerbahçe Kulübü en turc) est un club turc omnisport basé à Istanbul crée en 1907 comprenant notamment une section football. Leur couleurs sont le marine et le jaune. Cet article concerne la section football. Celle-ci est présidée depuis 1998 par Aziz Yildirim. Actuellement, le club est entrainé par Luis Aragonés depuis le départ de Zico. Celle-ci évolue lors de la saison 2008-2009 en Super Ligue turque.

Fenerbahçe est le club de football de la rive asiatique d'Istanbul. Il a été fondé en 1907.

C’est à Kadıköy, à la fin du XIXe siècle, que les turcs jouent pour la première fois au football. Sur un terrain de ce quartier, connu sous le nom de "papazin çayiri" (le gazon du prêtre), que débutent l'histoire de Fenerbahçe, à l'emplacement de l'actuel stade.

En 1899, le premier club turc de football est créé, les Black Stockings. En 1902, le club s’appelle Union Club, et en 1907, il prend finalement le nom de Fenerbahçe Spor Kulübü. M. Nurizade Ziya Songülen, M. Şevkipaşazade Ayetullah et M. Necip Okaner, M. Hasan Sami Kocamemi, M. Asaf Beşpınar fondent le club dans le plus grand secret afin de ne pas s’attirer les foudres du sultan Abdülhamid II, qui voit d’un mauvais œil la jeunesse de son empire de se réunir et de s’intéresser à un sport pratiqué par les familles d’expatriés anglais.

Mais la popularité du jeu est telle que le gouvernement doit bientôt céder et autoriser la construction en 1908 d'un petit stade pour cette équipe, sur le terrain historique de Kadıköy. Le premier emblème du club est le phare qui est situé à Kadiköy sur le cap de Fenerbahçe, littéralement "le jardin du phare" (appelé Phanaraki par les grecs d'Istanbul), tandis que c’est le blanc et le jaune, en référence aux jonquilles qui ornent les maillots, remplacés en 1910 par les couleurs actuelles, le jaune et le marine, qui sont à l’origine de surnom "les Canaris jaunes", en turc "Sari Kanaryalar", attribué aux joueurs.

Le stade Fenerbahçe a été réaménagé en 1929 pour atteindre une capacité de 3.500 spectateurs et en 1949 pour accueillir 25.000 spectateurs. Le stade fut détruit en 1965 et reconstruit en 1983, avec une capacité de 32.000 spectateurs. Avec les dernières rénovations (2000-2003) il peut accueillir 52.500 supporters. Le stade prit alors le nom de "Şükrü Saraçoğlu", ancien président du club et ancien Premier ministre de la Turquie.

Le président Aziz Yildirim à introduit en Bourse la société Fenerbahçe Sportif A.Ş. (cotée à la Bourse d’Istanbul sous le nom de ‘FENER’). Galatasaray, l'équipe rivale, a eu un titre d'UEFA, et plusieurs titre de championnat.

Le Fenerbahçe SK a un parcours mitigé en coupe d'Europe. En 2004-2005, le club terminera 3e de sa poule de Ligue des champions avec 9 points derrière Manchester United (2-6, 3-0, 2ème avec 11 points) et l'Olympique lyonnais (1-3, 2-4, 1er avec 13pts), mais devant le Sparta Prague (1-0, 1-0).

En 2005-2006, le Fenerbahçe terminera dernier de sa poule avec quatre défaites face au Milan AC (1-3 et 0-4), au PSV Eindhoven (0-2) ainsi que Schalke 04 (0-2). Fenerbahçe glanera pourtant 4 points grâce à une victoire 3-0 face au PSV Eindhoven et un nul 3-3 face à Schalke 04.

En 2006-2007, le club manque la qualification en Ligue des Champions de l'UEFA en perdant face au Dinamo Kiev (1-3, 2-2). Alors relégué en Coupe UEFA, le Fenerbahçe SK se qualifie aisément face au modeste club danois du Randers FC (2-1, 3-0). Dans un groupe relevé pour la compétition, le Fenerbahçe finit 3ème de son groupe avec 4 points devant Palerme (3-0) et l'Eintracht Francfort (2-2), mais derrière Newcastle (0-1) et le Celta Vigo (0-1). Qualifié en seizième de finale, le Fenerbahçe rencontrait l'AZ Alkmaar et ne peut qu'obtenir le nul, 3-3, à domicile. Le match retour se jouera à peu de choses, et le score final, 2-2, éliminera le Fenerbahçe à la différence de buts.

En 2007-2008, mieux armé pour la compétition avec des joueurs comme Alex ou Roberto Carlos fraîchement arrivé, le Fenerbahçe se qualifie au tour préliminaire grâce à deux victoires contre le RSC Anderlecht (1-0, 2-0). En poule avec l'Inter de Milan, le CSKA Moscou et le PSV Eindhoven, le Fenerbahçe fait forte impression en battant dès le premier match l'Inter à domicile, 1-0. Fort de son succès, les turques reviendront de Moscou avec un nul 2-2 face au CSKA. Le Fenerbahçe fera un pas vers la qualification en obtenant un point contre le PSV Eindhoven à Eindhoven, 0-0. Enfin, le Fenerbahçe remporte 2-0 son match à domicile face au PSV. Malgré une défaite 3-0 à Milan face à Inter, le club s'octroiera la deuxième place qualificative grâce à une victoire 3-1 à domicile face au CSKA Moscou. Le Fenerbahçe évite les gros poissons pour son huitième de finale et se voit affronter le FC Séville, tenant en titre de la coupe UEFA. Les deux matches se termineront sur un score équivalent (3-2, 2-3) mais le Fenerbahçe se qualifiera aux tirs aux buts, 3 à 2, grâce aux exploits de Volkan Demirel pourtant coupable sur les deux premiers buts de Séville dans le jeu. Atteignant pour la première fois de son histoire les quarts de finale de la Champion's League, le Fenerbahçe tombe contre le Chelsea Football Club, tirage à priori difficile voire impossible pour un club de la trempe du Fenerbahçe. Malgré cela, et un but contre son camp de Deivid en début de partie, le Fenerbahçe finira finalement par l'emporter 2 buts à 1 avec un superbe but de Deivid mais perd le match retour 2-0 avec des buts de Ballack et de Lampard, Fenerbahçe est eliminé de la ligue des Champions.

Pour la saison 2008-2009 Fenerbahce commence au Second tour de qualification de la C1 et joue face au MTK Budapest elle gagne 2-0 a l'aller et 5-0 au retour ce qui fait 7-0. Au 3e tour Fenerbahce joue face au FK Partizan Belgrade et elle fait 2-2 a l'aller en Serbie et le match retour a Istanbul le Fenerbahce prendra l'avantage par Semih Şentürk qui marque de la tête en 1ere mi-temps et en seconde sur un centre de Daniel Güiza, alex marque de la tête et le FK Partizan Belgrade marque sur coup-franc ce qui fait 2-1 et qualifie le fener qui sera dans le groupe d'Arsenal FC de FC Porto et du Dynamo Kiev pour une revanche de 2006-2007 ou le Fener a perdu 3-1 a l'aller et a fait 2-2 au retour. Mais fener débutera par une défaite a Porto 3-1, ensuite fenerbahçe recevait le Dynamo Kiev et se neutralisait sur un score de 0-0. Mais la désillusion ne s'arrêtait pas là, en effet Fenerbahçe perdait 5-2 contre Arsenal FC sur sa pelouse, et se neutralisait 0-0 a Londres au Emirates Stadium.

Depuis la création du club (1907) le club a connu beaucoup de stars turques principalement mais aussi internationales. Parmi eux, Galip Kulaksızoğlu qui resta 17 ans dans le club turque et en fera alors l'un des plus "fidèles". Kulaksızoğlu évolua au club jusqu'en 1924 en jouant en tout et pour tout 216 matchs. Zeki Rıza Sporel est également une des figures de proue du vieux Fenerbahçe, avec 18 années sous les couleurs du club, jouant 352 matchs et marquant 470 buts, faisant de lui l'un des meilleurs buteurs de l'histoire du club. Il porta 16 fois le maillot de l'équipe nationale Turque pour 16 buts. Enfin, le gardien Cihat Arman resta 12 saisons au club stanbouliote pour un total de 308 matchs. Plus récemment, Tuncay Sanli, international turc mais également l'un des meilleurs footballeurs turc de l'histoire, quitta le club en 2007 pour rejoindre Middlesbrough.

Lefter Küçükandonyadis, est le premier turc à avoir joué en Europe. Avant de retourner au Fenerbahce, Lefter passa 2 saisons de suite à l'ACF Fiorentina puis à l'OGC Nice. Lefter a 423 buts en 615 matchs. Can Bartu fut aussi un des précurseurs de la découverte européennes des footballeurs turcs. Can Bartu fut le premier turc a jouer dans un match de finale de Coupe Européenne ( Fiorentina - Glasgow Rangers, 1 janvier 1961 ). Il jouera à Venise et à la Lazio avant de revenir à Fenerbahçe. Bartu aura joué au Fenerbahçe 330 matchs de Ligue pour 162 buts. Il aidera l'équipe a remporter 4 fois le championnat de Turquie.

La plus belle victoire du Fenerbahçe restera sans aucun doute celle au théâtre des rêves (Old Trafford) contre Manchester United en 1996, mettant fin à 40 ans d'invincibilité du club anglais à domicile en coupe d'Europe. Plus récemment, l'arrivée en quart de finale est la plus grande performance de Fenerbahçe au niveau européen.

Le Fenerbahçe est le seul club à avoir un bilan positif face au Galatasaray SK, son grand rival : 135 victoires, 115 défaites et 109 matchs nuls. De plus, aucun supporter du Fenerbahçe n'a oublié le match du 6 novembre 2002 contre le Galatasaray SK, où le Fenerbahçe a écrasé son rival 6-0. On peut également se rappeler le match incroyable de 1989 en coupe de Turquie face au Galatasaray. Lors d'un match de coupe, le Galatasaray accueille le Fenerbahçe. Menés 3-0 à la mi-temps, le Fenerbahçe réussit l'exploit de remonter son handicap, et de finalement s'imposer 4 à 3. Ces deux matchs font partie des moments forts du club face à son rival.

L'emblème de Fenerbahçe fut dessiné par Topuz Hikmet, joueur ailier gauche dans l'équipe de 1910 et réalisé par Tevfik Haccar (Taşcı) à Londres. L'écuisson est composé de 5 couleurs, avec le blanc, comportant l'inscription "Fenerbahçe Spor Kulübü 1907" qui représente la pureté et le courage. Le rouge fait référence au drapeau turc ainsi qu'à l'attachement et l'amour envers le club. Le jaune symbolise l'admiration et la fierté du club.

Le Fenerbahce compte un grand nombre de supporters, et sont, comme dit plus bas, à la base de l'économie du club Turque. Le club stanbouliote est l'un des plus populaire de Turquie.

Jeunes Fenerbahce - (GFB) est le plus gros groupe de supporters de Fenerbahçe. Ce groupe de supporters se divise en 6 petits groupes. Il a été créé en 2000 et a pris les initiales de GFB. Les différentes branches du GFB sont le GFB Europe (branche réunissant les supporters du club à travers l'Europe), le Lycée SIK (créé en 2002 par les lycéens Turcs), l'Uni GFB (créé en 2001 par les universitaires de la capitale), les GFB’s Angels (groupe réunissant les femmes supportrices) et enfin les Devil’s of GFB (créé en 2004). Le GFB se réunit dans la tribune Migros au stade Şükrü Saracoğlu.

Kill 4 You - Le KFY est créé en 1996 et se réunit dans la tribune Maraton au stade Şürkü Sakaroğlu.

UniFeb - Le groupe UniFeb fut créé en 2002 par les universitaires Turcs de la capitale Istanbul (à l'instar de l'Uni GFB) et se réunit dans la tribune Telsim.

Anti/Fenerlist - Groupe, ou plutôt fanclub basé sur internet, l'Anti/Fenerlist est créé par Metin Şen et Adnan Şen, les fils d'Ali Sen. Avec la présence de fans dans 33 pays, il regroupe environ 25 personnes. Les régionaux se regroupent dans la tribune Telsim au Şükrü Saraçoğlu.

Le Fenerbahçe est sponsorisé par grand nombre d'entreprise et marques, parmi lesquelles Adidas, et Avea.

Crée en 2000 par le club, il posséde en 2007 6 m² de points de vente dans le monde, sur 1 magasin (1 à Istanbul. Le siége de Fenerium se trouve dans le stade Stade Şürkü Saracoğlu.

Malheureusement le club de Fenerbahçe ne prête pas attention au centre de formation, donc le club n'a jusqu'a aujourd'hui sorti aucun bon joueur du centre de formation. L'équipe jeune de Fenerbahçe est comme tout club dans le classement des jeunes ligues. L'entraineur jeune de Fenerbahçe est Mehmet Hacıoğlu. Les mactchs à domicile se jouent dans le stade de Dereagzi.

La branche de Fenerbahçe la plus importante après le football est le basketball. Fenerbahçe possède une équipe masculine et une équipe féminine. L'équipe de Fenerbahçe joue à domicile dans la salle Abdi Ipekçi.

En 2006, le département de basket masculine a fusionné avec Ülkerspor, alors que le département de basket féminine a été sponsorisé par Aras Cargo.

L'équipe féminines de basketball est la plus glorieuse de toutes les équipe de Fenerbahçe, toutes branches confondues. En effet, au cours des 5 dernières années, l'équipe féminine a remporté 13 trophées sur 15 possibles.

La troisième plus grande branche de Fenerbahçe est la branche de volleyball. L'équipe hommes de volleyball a gagné le championnat turc en 2008.

La branche athlétisme est une branche importante du club omnisports Fenerbahçe. L'équipe a des athlètes importants qui possèdent des records turcs. Halil Akkaş est membre de cette branche, ainsi que Eşref Apak dans le passé. Le sprinter américain Justin Gatlin, le canadien Donovan Bailey et la slovène Merlene Ottey ont également fait partie de l'équipe.

L'équipe de boxe accueille des boxeurs importants, dont des champions turcs. On peut notamment citer Atagün Yalçınkaya, Gülsüm Tatar et Sümeyra Kaya.

L'aviron est une branche importante de Fenerbahçe.

L'équipe de Fenerbahçe possède également une branche de voile. La modèle Çağla Kubat, fait partie de l'équipe de voile de Fenerbahçe.

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Tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1974

     Équipes qualifiées     Équipes participantes

Ce sont 99 sélections qui s'inscrivent aux éliminatoires de la Coupe du monde 1974, la date limite d'inscription étant le 30 juin 1971. Parmi ces 99 équipes, la RFA et le Brésil sont qualifiés d'office pour la phase finale. Sept équipes se retirent avant le début de la compétition - Vénézuela, Jamaïque, Inde, Sri Lanka, Philippines, Madagascar et Gabon - il y a finalement 90 pays qui participent à ces éliminatoires et se disputent 14 places en phase finale.

Les trente-deux équipes participant aux éliminatoires de la zone européenne sont réparties en neuf groupes, quatre groupes de trois équipes et cinq groupes de quatre équipes.

Les équipes terminant à la première place des groupes 1 à 8 sont directement qualifiées pour la phase finale de la Coupe du monde en Allemagne de l'Ouest.

L'équipe terminant en tête du groupe 9 se qualifie pour le match de barrage face au vainqueur du groupe 3 de la zone Amérique du Sud, le vainqueur de ce match de barrage obtenant le droit de participer à la Coupe du monde.

Quatre équipes composent le groupe 1 : la Suède, la Hongrie, l'Autriche et Malte, qui dispute là sa première campagne qualificative pour une Coupe du Monde. La Suède et l'Autriche terminent à la première place du groupe égalité de points et avec le même goal-average. Un match de barrage est nécessaire pour les départager. C'est la Suède, vainqueur 2-1 à Gelsenkirchen, qui remporte ce barrage et décroche le ticket pour la RFA.

C'est l'Italie, finaliste de la dernière Coupe du Monde au Mexique, qui termine en tête du groupe 2, invaincue et avec une défense imperméable qui n'a pas encaissé un seul but en six matchs de qualifications. Peu de buts sont marqués dans ce groupe puisque la Suisse, la Turquie et le Luxembourg ne marquent que 9 buts à eux trois contre 12 aux Italiens, dont 9 contre le Luxembourg.

Dans le groupe 3, les Pays-Bas et la Belgique se livrent un mano a mano pour le ticket qualificatif. Ce sont finalement les Néerlandais qui terminent en tête grâce à un meilleur goal-average alors que la Belgique réussit à finir son parcours qualificatif sans encaisser le moindre but. Les deux équipes scandinaves du groupe, la Norvège et l'Islande n'ont pas joué un grand rôle dans le groupe puisqu'elles ont perdu tous leurs matchs contre les deux premiers.

Dans le groupe 4, c'est la RDA qui se qualifie pour la première fois pour la phase finale de la Coupe du Monde en terminant en tête devant la Roumanie, la Finlande et l'Albanie, qui participe là à sa première campagne éliminatoire de Coupe du Monde.

La Pologne termine première du groupe 5 devant deux équipes britanniques, l'Angleterre et le Pays de Galles, et se qualifie pour la phase finale.

La Bulgarie termine en tête du groupe 6 devant le Portugal, l'Irlande du Nord et Chypre et se qualifie pour la phase finale de la Coupe du Monde.

Un match de barrage est nécessaire dans le groupe 7 pour départager la Yougoslavie et l'Espagne, qui ont fini à égalité de points et de goal-average. Ce barrage est remporté par la Yougoslavie qui se qualifie ainsi pour la Coupe du monde. La Grèce termine dernière, après avoir perdu tous ses matchs.

L'Ecosse termine en tête de la poule 8 devant la Tchécoslovaquie et le Danemark et se qualifie ainsi pour la phase finale.

Le groupe 9 ne donne pas de place qualificative directe pour la phase finale de la Coupe du Monde 1974 mais seulement une place de barragiste contre l'équipe vainqueur du groupe 3 de la zone Amérique du Sud. C'est l'Union soviétique qui termine première, se qualifiant pour ce barrage, en devançant l'Irlande et la France. L'URSS remporte le barrage Amérique du Sud-Europe et obtient ainsi sa qualification pour la Coupe du monde.

Neuf pays sont inscrits aux éliminatoires de la zone Amérique du Sud. Le Brésil est qualifié d'office pour la phase finale en tant que champion du monde 1970 et ne participe pas aux éliminatoires. Le Vénézuela déclare forfait avant le début des éliminatoires.

Ces équipes sont réparties en deux groupes de trois et un groupe de deux équipes. Ces équipes se disputent les deux places qualificatives pour la Coupe du monde et la place de barragiste réservées au continent sud-américain. Les groupes 1 et 2 offrent à l'équipe terminant en tête de leur poule respective une place qualificative directe pour la phase finale tandis que dans le groupe 3, l'équipe qui termine première de ce groupe se qualifie pour un match de barrage contre le vainqueur du groupe 9 de la zone Europe.

L'Uruguay termine en tête du groupe et se qualifie pour la phase finale.

L'Argentine termine en tête du groupe et se qualifie pour la phase finale.

Le groupe 3 comporte au tirage au sort trois équipes : le Chili, le Pérou et le Vénézuela. Du fait du retrait du Vénézuela avant le début des éliminatoires, le Pérou et le Chili se disputent la place de barragiste contre une équipe de la zone Europe en matchs aller et retour, avec même un match d'appui pour les départager après deux résultats identiques. Le Chili se qualifie pour le barrage sur le score cumulé de 4-3.

Le barrage Amérique du Sud-Europe oppose le vainqueur du groupe 3 de la zone Amérique du Sud, le Chili, au vainqueur du groupe 9 de la zone Europe, l'URSS. Après un nul 0-0 à Moscou, l'URSS refuse pour des raisons politiques de se rendre au Chili pour disputer le match retour et est donc disqualifiée. Le Chili obtient du même coup sa place en phase finale.

Seize équipes asiatiques et deux équipes océaniennes se sont inscrites aux éliminatoires de la Coupe du monde. Le Sri Lanka et l'Inde déclarant forfait avant le début de la compétition, ce sont donc seize sélections qui se disputent la place qualificative attribuée à la zone Asie-Océanie.

La qualification se joue au sein de chaque zone, puis lors d'une finale. Les vainqueurs de chacune des zones A et B, l'Australie et la Corée du Sud, se rencontrent en finale. L'Australie l'emporte et se qualifie pour la Coupe du monde 1974.

Tous les matchs de la zone A se jouent à Séoul. Les 7 équipes de la zone A participants aux éliminatoires sont réparties en deux groupes A1 et A2 d'après le résultat de matchs préliminaires. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiées pour les demi-finales de zone. À l'issue des demi-finales et de la finale de la zone A, une équipe est qualifiée pour la finale de la zone Asie-Océanie. Il s'agit de la Corée du Sud.

Lors du tirage au sort des éliminatoires, la zone A comptait 8 équipes à répartir en 2 groupes. Quatre matchs préliminaires devaient alors servir à déterminer la composition des groupes A1 et A2. La Corée du Sud est déclarée vainqueur de la quatrième rencontre suite au forfait de la sélection des Philippines.

Le groupe A1 comprend les vainqueurs des matchs 2 et 3, Sud-Vietnam et Hong Kong, ainsi que le vaincu du match 1, le Japon.

Les 3 équipes du groupe 1 se disputent les deux premières places pour accéder aux demi-finales du groupe A lors d'un tournoi disputé à Séoul. Hong-Kong et le Japon se qualifient pour les demi-finales.

Le groupe A2 regroupe les vainqueurs des matchs 1 et 4, Israël et la Corée du Sud, et les vaincus des matchs 2 et 3, Thaïlande et la Malaisie.

Ces quatre équipes du groupe 2 se disputent les deux places qualificatives pour les demi-finales lors d'un tournoi disputé à Séoul. Israël et la Corée du Sud se qualifient pour les demi-finales.

Les quatorze équipes de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes se disputent une unique place qualificative pour la phase finale de la Coupe du monde 1974. La Jamaïque déclare forfait avant le début des éliminatoires.

Les Antilles néerlandaises se qualifient directement pour le tour final, à la suite du forfait de la Jamaïque, après le tirage au sort des groupes préliminaires.

Le tour final réunit les 6 équipes qualifiées à l'issue du premier tour : Haïti, Trinidad-et-Tobago, le Mexique, le Honduras, le Guatemala et les Antilles néerlandaises. Ces équipes se retrouvent à Port-au-Prince pour un tournoi où les équipes ne se rencontrent qu'une fois. A domicile, c'est Haïti qui réalise un parcours parfait avant de perdre le dernier match contre le Mexique, sans conséquence puisque la qualification était acquise.

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Tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1978

Jamais autant de pays ne participèrent à un tour de qualification : 96 nations au total.

La Pologne termine en tête du groupe 1 après un parcours sans faute (5 victoires, 1 nul), devant le Portugal, le Danemark et Chypre.

Deux grandes nations du football européen se retrouvent dans le groupe 2 : l'Italie et l'Angleterre. Ils sont accompagnés de la Finlande et du Luxembourg. Comme attendu, la qualification s'est jouée entre les 2 favoris et a fini par se décider au goal-average : ce sont les Italiens, plus dominateurs dans les duels contre les 2 plus faibles du groupe qui se qualifient pour la phase finale en Argentine.

Dans le groupe 3 composé de l'Autriche, de la RDA, de la Turquie et de Malte, c'est finalement l'Autriche qui termine en tête et se qualifie pour la phase finale. Les Maltais terminent derniers, sans marquer le moindre but, en encaissant notamment deux 9-0 en Autriche et en RDA.

Dans le groupe 4, les Pays-Bas, finalistes malheureux de la dernière édition de la Coupe du monde 1974, terminent facilement en tête de leur poule avec un très bon bilan : 5 victoires pour 1 nul. Ils devancent leur voisin, la Belgique ainsi que l'Irlande du Nord et l'Islande.

Le groupe 5 compte 3 équipes : la France, la Bulgarie et l'Irlande. Après 12 ans d'absence (depuis le Mondial 1966 en Angleterre), c'est la France qui retrouve la phase finale en terminant en tête de la poule.

Le groupe 6 est composé de 2 équipes scandinaves (Suède et Norvège) et de la Suisse. La Suède finit en tête grâce à une victoire en Suisse (2-1) et se qualifie pour la phase finale.

C'est l'Écosse qui termine en tête du groupe 7 et qui se qualifie pour la phase finale de la Coupe du monde, devançant la Tchécoslovaquie et le Pays de Galles. Les Ecossais se qualifient grâce à une victoire contre le Pays de Galles, à l'extérieur à Liverpool (0-2).

L'Espagne se qualifie pour la phase finale de la Coupe du monde, en devançant la Roumanie et la Yougoslavie dans le groupe 8. La Roumanie perd ses chances de qualification après une défaite épique à domicile face à la Yougoslavie (4-6).

Comme lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1974, le vainqueur du groupe 9 de la zone Europe n'est pas directement qualifié pour la phase finale mais pour le barrage contre une nation d'Amérique du Sud. C'est la Hongrie qui termine en tête, devant URSS et la Grèce et qui se qualifie pour un barrage face à la Bolivie.

Les 3 équipes qualifiées du tour préliminaire (la Tunisie, l'Égypte et le Nigéria) se retrouvent dans une poule unique où chaque équipe rencontre ses adversaires lors de matchs aller et retour. C'est la Tunisie qui finit en tête et qui se qualifie pour la première fois de son histoire pour la phase finale de la Coupe du monde.

C'est le Brésil qui finit en tête de la poule 1, devant le Paraguay et la Colombie. Les Brésiliens sont qualifiés pour le tour final de la zone Amérique du Sud.

Le groupe 2 compte 3 équipes : la Bolivie, l'Uruguay et le Vénézuela. La Bolivie se qualifie pour le tour final après un parcours sans faute (3 victoires, 1 nul).

Dans le groupe 3, c'est le Pérou qui obtient son billet pour le tour final de la zone Amérique du Sud, en terminant devant le Chili et l'Équateur.

Le tour final regroupe les vainqueurs des 3 poules du premier tour : le Brésil, le Pérou et la Bolivie. Ces 3 équipes se retrouvent pour un tournoi disputé à Cali, en Colombie où chaque équipe rencontre ses adversaires une seule fois. Les 2 premiers se qualifient pour la phase finale tandis que le dernier obtient son billet pour le barrage contre la Hongrie, vainqueur du groupe 9 de la zone Europe.

Le groupe 1 se déroule à Singapour du 27 février au 9 mars 1977 sous la forme d'un tournoi où toutes les sélections se rencontrent une fois. Le Sri Lanka déclare forfait avant le début du tournoi. Les équipes classées aux deux premières places disputent la finale du groupe pour connaître le qualifié pour le tour final de la zone Asie.

Le tour final de la zone Asie compte les 5 vainqueurs du premier tour : la Corée du Sud, le Koweït, l'Iran, Hong-Kong et l'Australie. Chaque équipe rencontre les autres équipes lors de matchs aller et retour. C'est l'Iran qui termine en tête et invaincu, et qui se qualifie ainsi pour la première fois pour la phase finale de la Coupe du monde.

Le tour final réunit les équipes ayant fini aux 2 premières places des poules du tour préliminaire : le Mexique, le Canada, le Salvador, le Guatemala, Haïti et le Surinam. Les équipes vont rencontrer leurs adversaires une seule fois lors d'un tournoi organisé au Mexique, à Mexico et Monterrey. A domicile, le Mexique remporte aisément tous ses matchs et se qualifie pour la phase finale de la Coupe du Monde.

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Abdullah Gül

Abdullah Gül (Brasília, 19.1.2005).jpeg

Abdullah Gül (né le 29 octobre 1950 à Kayseri) est un homme politique turc du parti pour la justice et le développement (AKP). Il a été Premier ministre du 18 novembre 2002 au 11 mars 2003. De 2003 à 2007, il occupe le poste de ministre des Affaires étrangères, avant d'être élu président de la République de Turquie par le Parlement le 28 août 2007. Il entre en fonction le jour-même.

Originaire de Cappadoce, Abdullah Gül fait des études à l'Université d'Istanbul où il obtient un diplôme en sciences économiques en 1971. En 1980, il épouse Hayrunisa Ozyurt avec laquelle il a deux garçons et une fille.

Après avoir obtenu un doctorat en sciences économiques en 1983, il travaille comme économiste à l'Islamic Development Bank de Djeddah, en Arabie saoudite, de 1983 à 1991 et devient professeur associé d'économie internationale en 1991.

Élu député en 1991 pour le Refah Partisi (Parti du Bien-être) dont il devient en 1993 le vice-président, chargé des Affaires étrangères, réélu député en 1995, il reste membre de la commission des Affaires étrangères et devient, de 1996 à 1997, ministre d'État et porte-parole du 54e gouvernement turc. Réélu une 3e fois pour le Parti du Bien-être en 1999, malgré la dissolution de ce parti en 1998. Il crée alors le Parti de la vertu (en turc, Fazilet Partisi) en 1999 et à sa dissolution, il adhère à l'AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi).

De 1992 à 2001, il est membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. En 2001, il est décoré de la Médaille pour le Mérite du Conseil de l'Europe et devient associé honoraire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

En août 2001, il est un des membres fondateurs du Parti pour la justice et le développement (AKP).

Réélu encore une fois dans le collège électoral de Kayseri le 3 novembre 2002, il est choisi comme Premier ministre en raison de l'inéligibilité du principal dirigeant de l'AKP, Recep Tayyip Erdoğan. Ce dernier étant élu lors d'une élection partielle, il démissionne en sa faveur pour lui rendre le poste de Premier ministre.

Apprécié pour ses positions modérées et peu enclines aux extrémismes, malgré les partis politiques dans lesquels il a milité pendant sa carrière politique, responsable des réformes démocratiques nécessaires à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, il a joué un rôle de première importance comme ministre des Affaires étrangères, de 2003 à 2007, du 59e gouvernement (dont il est également vice-Premier ministre), notamment dans les discussions sur la réunification de Chypre.

Il fait partie des signataires de la Constitution pour l'Europe en tant que représentant d'un pays candidat.

Abdullah Gül est le candidat de l'AKP lors de l'élection présidentielle de 2007 après le désistement le 24 avril du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours au Parlement. Lors du premier tour (élection au parlement), Gül reçoit 357 voix sur les 367 qui lui étaient nécessaires (deux-tiers des voix). L'armée turque tient alors une conférence de presse concernant les risques que font porter les partis islamistes à la laïcité du pays.

Le dimanche 6 mai 2007, aprés l'échec du deuxième tour de scrutin car l'opposition a boycotté le vote, il décide de se retirer.

Le 28 août 2007, suite au troisième tour du scrutin réalisé au parlement, Abdullah Gül est déclaré 11e président de la République avec 339 voix.

Le 6 septembre 2008, à l'occasion du match de football Turquie-Arménie comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010, Abdullah Gül a accepté l'invitation de président arménien Serge Sargsian de se rendre à Erevan pour assister au match. C'est la première visite d'un dirigeant turc en Arménie depuis son indépendance. La Turquie a fermé ses frontières avec l'Arménie depuis 1994 en soutien à l'Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh. L'Union européenne, au travers de sa présidence française, accueille positivement ce geste de rapprochement.

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Source : Wikipedia