Alger

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Posté par talos 28/02/2009 @ 15:38

Tags : alger, algérie, afrique, international

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Alger

plan d'Alger au 17e siècle

Le nom d'« Alger » est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezghenna. Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri. Une première explication voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent plus tard rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îlots », en français « Les Îles des Mezghenna » (Djezaïr Beni Mezghenna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge également désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir. Une seconde explication voudrait que le nom soit donné en l'honneur du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr viendrait alors de D'ziri, du berbère (Amazigh) Tiziri qui signifie « clair de lune ». Mezghenna serait également une forme arabisée de Imezren, ou « Berbères », ce qui donnerait la forme originelle Tiziri n' at Imezran, « Ziri des berbères ». En outre, les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri ; le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger. Enfin, il est d'une extrême importance de préciser que Al Bakri, célèbre polygraphe andalou, dans sa Descriptionde l'Afrique septentrionale, cite dans son chapitre sur La route d'Achir à Djzayer Beni Mezghenna (vers l'an 1068, soit 6 siècles avant les Turcs, 4 siècles avant Ibn Khaldoun, 1 siècle avant les Almohades et une décennie avant les Almoravides, soit à peine 2 siècles après l'islamisation de l'Afrique du Nord), cite la ville d'Alger comme encore imposante et certie de voûtes et autres assises monumentales prouvant qu'elle fut « la capitale d'un vaste empire ». Louis Mas Latrie, reprend les propos d'El Bekri sagissant de ses inductions quant à Icosium « capitale d'un vaste empire », Icosium n'étant qu'une cité parmi d'autres au sein d'empire romain. Concernant le nom même, Al Bakri dit que la ville s'appelle « Djzèyer Beni Mezghanna » et l'orthographie en arabe « Djzèyèr » (ﺟﺯﺍﻳﺮ) et non « El-Djaza'ir » (الجزائر). De plus, très prolixe dans ses descriptions, il ne précise à aucun moment du chapitre que « Djzèyèr » signifie « les îles », bien au contraire assimilant le nom de la ville aux Beni Mezghenna. La version arabe, très claire à ce sujet fit régulièrement par la suite l'objet d'excès en interprétations. Ainsi, dans la traduction faite par William Mac Guckin de Slane, ce dernier rajouta l'explication « les îles de la tribu Mezghenna », mention qui n'existe nullement dans la version du texte arabe originel. De plus, De Slane ortographia « Djazaïr » au lieu de « Djzèyer » tel que transcrit phonétiquement par Al Bakri qui lui, s'obstint dans son texte de toute interprétation superflue. Nous saurons alors de manière formelle que le nom d'Alger ne comporte pas l'article défini « El » propre à la langue arabe, nous laissant croire que Djzèyer ne fait pas référence à un nom commun, ni à un qualificatif ou adjectif, alors précédés de l'article « El », mais qu'il s'agit plutôt d'un nom propre tout comme Mezghenna, Achir (qui ne se disent pas El-Mezghenna ou El-Achir, etc). Ainsi, le « El » de « El-Djazaïr » généralement admis est un rajout ultérieur, ayant induit à une fausse interprétation du nom d'Alger, faisant coïncider la ressemblance phonétique du mot avec la présence d'îlots. La tradition orale, plus conservatrice et au plus près de l'origine n'aura-t-elle pas conservé le vocable alors initial tel que transcrit alors par Al Bakri : Djzèyer/Dzèyer, qui sans l'article « El », est plus apte à désigner Ziri que des îlots (sachant en outre qu'en arabe l'île se dit El-Djazira et au pluriel El-Djouzour ). Et être un « Dziri » (c'est à dire Algérois), signifie en toute logique davantage être un « Ziride » (la ville devint sous Bologhine ibn Ziri la capitale de la dynastie Zirides, tribu des Ziri) qu'un îlien ou insulaire. Al Bakri est considéré comme le tout premier polygraphe ayant couché par écrit la géographie de l'Afrique du Nord médiévale (il associait encore le terme « El-Maghrib » avec celui de « Ifriqya », il ne citait pas « d'îles du Maghreb »). Par conséquent, si l'on doit retranscrire rigoureusement en langue arabe le nom d'Alger tel que écrit pour la première fois, il ne faudra plus l'orthographier « El-Djazaïr »(الجزائر : avec la cassure entre le « a » et le « i »), mais « Djzèyèr » avec le « y » et sans « El » : ﺟﺯﺍﻳﺮ selon l'orthographe d' Al Bakri alors au plus proche du parler de l'époque de la dynastie Ziride. Le nom de Tigzirt : Tigzirt aurait pu être associée aussi au terme « île », sorte de berbérisation du mot arabe « el-djazira », qui deviendrait Tidjzirt puis Tigzirt, mais la ville située sur la côte de la Grande Kabylie, demeurée berbérophone, a gardé sa signification ancienne venue de ighzer (la source/ruisseau), devenue « Tighzert » (la petite source/petit ruisseau), toponyme alors extrêmement répandu dans toute l'Afrique du Nord jusqu'aux confins du Sahara. En face de Tigzirt il y a aussi une série d'îlots, tout comme le cas d'Alger, la ville possède en outre des ruines romaines ainsi que les restes d'une importante fontaine, ce qui est en tout point semblable avec le cas d'Alger...mais aussi Ténès, Cherchell, Carthage, Tunis, Tanger, Essaouira Mogador, Barcelone, Marseille, etc., tous les ports protégés sont devancés d'îlots, un fait commun. Tigzirt n'aura pas connu de doute sur son toponyme dans la mesure où aucun enjeu idéologique ne vint disputer la paternité de la ville, contrairement à Alger qui connut un développement croissant, notamment depuis sa reppropriation par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides (Iziryen en Tamazight et el-ziriyoun en arabe, branche de la nation Sanhadja et allié au Kutama, d'abord alliés, puis vassal des Fatimides, et fondateurs d'El Qahera, alias Le Caire).

Selon Jean-Baptiste-Bonaventure, dans son dictionnaire de la langue française, il rapporte que les Ottomans et les Autochtonnes appelaient la ville d'Alger du nom nom d'Al-Ghazi, de « ghazw » en arabe, la conquérante, puisque la piraterie navale était un acte de foi contre les chrétiens. Il précise aussi que Alger, de Al Djazaïr, est un royaume situé entre la Tunisie et l'Empire du Maroc, sachant que ce royaume (ou ville ?) était « une île » qu'il fallait relier au continent. Ainsi, il est question ici de tout un territoire dénommé île, et non plus la seule ville d'Alger (et celle-ci n'est pas située sur une île, ni une péninsule), ce qui rejoint les propos d' Al Idrissi qui traversant le Maghreb pour rejoindre le Maroc (fondateur de Fès), considéra ce territoire comme une suite d'îles (massifs montagneux habités, verdoyants et riches en eaux et cultures) coincées entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique d'une part et le Sahara d'autre part. Ainsi le lien entre « Alger » et sa signification « île » est ici joint à l'idée d'une île parmi d'autres au sein d'un territoire plus grand, le Maghreb ou « les îles du Couchant » selon Al Idrissi (et non pas les îlots qui font face à la ville elle-même) coïncidant avec la phonétique Dzyer/Dziri/Dziryoun pour Ziri en berbère et Djazira en arabe.

Selon Smaïl Medjeber, Alger fut prise par Bologhine ibn Ziri et il lui donne le nom de Ziri pour honorer son père. Alger vient de l'anthroponyme Ziri.

Enfin il faut noter que Al Bakri, repris par Louis Mas Latrie, à plusieurs siècles de distance, confirment le fait que les habitants d'Alger et de ses alentours (Mitidja) étaient Berbères (donc pour l'époque du haut Moyen-Age, une telle distinction révèle la berbérophonie de ces populations) et vivaient à la limite du royaume Hammadides encore en place. Alger ne pouvait signifier « El-Djazaïr/les îles » en parler berbère, d'autant que de fondation Zirides, les At Mezghan (Beni Mezghenna) ont été soumis, à une époque plus ancienne, à la conquête ziride et devenir les « Zirides Beni Mezghenna » après l'occupation de la ville par Bologhine ibn Ziri.

Alger est la plus grande ville du Maghreb, elle surpasse la ville de Casablanca.

Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. Les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par la Casbah, la vieille ville.

La ville d'Alger (ou plutôt l'Alger précolonial, la Casbah) a cinq portes : Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid.

Comme tout le nord de l'Algérie, Alger bénéficie d'un climat méditerranéen, caractérisé par de longs étés chauds et secs, et des hivers doux et plus humides. Les pluies, peu fréquentes, peuvent être violentes, comme en témoignent notamment les inondations de novembre 2001 à Bab-el-Oued. Gel et neige sont extrêmement rares, mais non inédits.

La ville d'Alger compte 4 029 936 habitants. L'agglomération d'Alger, avec ses 6 000 000 habitants, regroupe plus de 12% de la population algérienne et se place à la première place des agglomérations les plus peuplées du Maghreb, suivie par Casablanca.

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.-C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.

Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien. En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba I et Ptolémée.

Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreux dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef. Et il combat les résisitants berbères soulevés par Tacfarinas, dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoie une colonie vers Icosium pour arrêter les révoltes.

Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure)(berbère), natif de l'actuelle Kabylie, détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVesiècle.

C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie. Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.

En 711, la conquête musulmane convertit l'Afrique du Nord à l'Islam. Alger était un territoire qui appartenait au Maghraoua, une tribu Berbère Zénète. Ziri ibn Menad était vassal des Fatimides. Il prouve sa bravoure au Fatimide lorsqu'il gagne les berbères Zénètes Kharidjites ( Maghraoua, Banou Ifren, etc). Et après la mort d' Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et il fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides (la première race des Sanhadja occupait les régions de M'Sila, de Médéa et d'Alger). Le fils de Ziri ibn Menad ayant l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes.

Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle , en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960 d'après.

La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971 dans une bataille contre les Maghraoua, sa tête est rapportée à Cordoue par les Maghraoua pour qu'ils aient de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Et les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid. À ce moment-là, Moez, Calife Fatimides désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Les Zénètes alors demandent l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri prend à ce moment presque tout le Maghreb en suivant les directives du Moez (Calife Fatimides).

Bologhine avait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama vont être jaloux des Zirides et la guerre se fera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires en particulier des Maghraoua. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta. En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. Il s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides. Les Zénètes regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia de la tribu des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes des Zénètes y compris Alger. Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie. À la fin, ils décident d'abandonner le projet pour prendre garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souvrain dans leurs territoires dans l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja). Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes. la première grande mosquée du rite malékiste Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades), est un berbère Zénètes, il reprend Alger des Almoravides et reprend tout le Maghreb et l'Andalousie. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Mérinides, Hafsides, Zianides et des Maghraouas. Longtemps elle fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Zénètes berbère.

En 1510, Ferdinant le Catholique prend Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demandent l'aide des Turques.

En 1516, Arudj Barberousse devient maître de la ville après avoir assassiné le cheïkh Selim Etteumi, gouverneur de la cité, celui-même qui avait imploré son aide contre les espagnols. En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'une Algérie largement indépendante mais affiliée à la Sublime Porte.

C'est ainsi durant la période de la régence ottomane que les frontières orientales (avec la Tunisie) et occidentales (avec le Maroc) furent définitivement tracées. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe: El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah désigne la ville précoloniale. Elle est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Après la prise de Tunis en 1534 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décide, lors de la diète de Ratisbonne en 1541, de s'emparer d'Alger qui est devenue une véritable base corsaire sous la houlette des frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.

En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de plus de de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son l'amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouve une expédition à pareille époque de l'année. Alger était alors sous l'autorité d'un pacha intérimaire, nommé Hassan Agha, d'origine sarde et fils adoptif de Khayr ad-Din Barberousse, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. Hassan Agha, renforce les fortifications, les arsenaux et fait raser les arbres autour des remparts. Après avoir débarqués sur la plage du Hamma, le 23 octobre, l'empereur installe son camp sur les hauteurs sur la colline du Coudiat saboune, au lieu-dit du marabout de Sidi Yacoub (futur Bordj Moulay el Hassen et Fort l'Empereur). La défense de la ville est assurée par mille cinq-cent janissaires et six mille maures réfugiés andalous et algériens, alors que l'expédition impériale est composée d'une troupe de 12300 matelots et 23000 combattants : 6000 espagnols et siciliens, 5000 italiens, 6000 allemands, 3000 volontaires de toutes nationalités, 150 chevaliers de Malte, 200 gardes de la Maison de l'Empereur, 150 officiers nobles dont le célèbre Hernán Cortés et 2000 cavaliers.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu'un quelconque avantage se dégage ; le 25 octobre, en fin d'après-midi, un orage d'une violence inouïe éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses ; plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d'autre ont coulés à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales sont alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers venus des campagnes environnantes. L'armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou dès le 29 octobre, sur les conseils d'Andrea Doria.

La retraite est désastreuse pour les forces impériales car la route est coupée par une crue de l'oued El-Harrach tandis que les troupes algéroises et irrégulières les harcèlent, leur occasionnant de grandes pertes - plus de 3000 morts. Les survivants arrivent le 1er novembre à Tamentfoust, où Andrea Doria s'était mis à l'abri avec la flotte rescapée. Les troupes de Charles Quint, lèvent l'encre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa (Bougie), alors toujours aux mains des espagnols, qu'ils quitteront le 27 novembre pour l'Espagne. La défaite de l'Empereur sera accueillie avec une joie immense par la France et son roi, Francois Ier, alors ennemi déclaré du Habsbourg.

Après cette débâcle célèbre, qui est connue sous le nom de « désastre d'Alger », la ville va devenir la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La Régence d'Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu'en 1830.

En 1830, suite à l'affaire dite « de l'Éventail », Charles X envoie un corps expéditionnaire français prendre possession de la ville. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants en 1830.

En effet, la ville devient la capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, et à partir de 1848, préfecture du département du même nom. Elle se développe rapidement, se peuplant d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, principalement d'origine française. Ceux-ci s'installent principalement dans les faubourgs, comme le quartier populaire de Bab El-Oued. La population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.

La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne, ce bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de l'exode rural.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, reste sous les ordres de la métropole, donc à compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger voit débarquer les forces alliées, dans le cadre de l'Opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur. 400 combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger, occupent les principaux points stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce putsch permit d'éviter toute résistance du 19e Corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du général Juin.

Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud (voir Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), puis convoque l'Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siège à Alger jusqu'après la libération de Paris.

Alger joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants.

Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes recourant à des attentats anti-français et l'Armée française menant des opérations de police et pratiquant parfois la torture. Des contestataires de l'ordre colonial, comme le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent aujourd'hui leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général Bigeard, reste cependant une grande réussite au plan militaire : en quelques mois, les principaux dirigants du FLN sont arrêtés et Alger est à nouveau une ville sûre.

Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. Dans l'espoir d'une résolution rapide de la crise algérienne, on peut alors voir d'immenses manifestations mêlant dans une liesse commune Européens et indigènes affirmant leur attachement indéfectible à la France et leur foi en la politique du général de Gaulle.

Plus tard, en avril 1961, c'est encore à Alger que les généraux Salan, Challe, Zeller et Jouhaud échouent dans leur tentative de soulèvement de l'Armée française contre la politique algérienne du général.

Alger perdra, lors de l'exode de 1962, sa population d'origine européenne et juive (350 000 personnes).

En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger » (voir l'article : Émeutes d'octobre 1988 en Algérie). Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une période de violences opposant les algériens aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes terroristes armés, jusqu'en 1999. L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu.

De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.

Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que Carrefour, Societe Generale, ou encore Siemens. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro d'Alger, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc.

Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ». Le 11 avril 2007, un double attentat à la bombe vise le palais du gouvernement (où siège le premier ministre et le ministre de l’Intérieure) et le commissariat de Bab-Ezzouar.Ces attentats sont revendiqués par l'Organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (ancien GSPC). Et le 11 decembre 2007, un double attentat cette fois ci visant le conseil constitutionnel et la Cour suprême à Ben Aknoun, puis devant les immeubles du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Hydra.

C'est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, divisée en deux : la ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du XVIIe siècle ; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) flanquée de deux minarets, mosquée el Djedid (1660, à l'époque de la régence Turque) avec sa grande coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fut construite par l'almoravide Youssef Ibn Tachfin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), Dar Aziza, palais de la Jénina. La Casbah, c'est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l'on s'y perd, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.

El-Harrach écrivit également une grande page d'histoire sportive avec la boxe et le football. Après l'indépendance, El-Harrach devint progressivement un quartier d'Alger, et ultérieurement chef-lieu de Daira avec un nouveau découpage en quartiers, comme Mohammadia (Lavigerie), Belfort, Bellevue, Le Parc, Oued-Smar, Cinq-Maisons, Les Dunes, Les Pins-Maritimes, Beaulieu, etc.

Les arrondissements périphériques d'Alger abritent aujourd'hui plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. On peut citer notamment El-Harrach (ex-Maison Carrée), Hussein-dey, Bab Ezzouar, Bouzareah, Chevalley et Kouba. On peut aussi y ajouter les banlieues de Chéraga, Bordj el Kiffan (ex- Fort de l'eau), Rouïba, Dély-Ibrahim, Draria, Aïn Benian (ex-Guyotville), Aïn Taya, Bordj El Bahri (ex- Cap Matifou) et Birkhadem.

Alger est le premier pôle économique et commercial d'Algérie et le seul pôle financier important du pays. Néanmoins Alger peine à s'imposer au niveau international, ou même encore à l'échelle régionale. Après 40 années de dirigisme et de centralisme acharné, la lenteur des réformes n'arrive toujours pas à donner à « la Blanche » des airs de grande Métropole. Sur le plan financier, le manque cruel de grandes banques privées de de banques d'affaires bâillonne le secteur des PME-PMI et globalement dégrade l'environnement économique qui est trop dépendant de la rente pétrolière et qui survit à peine lorsqu'il s'agit de domaines non-pétroliers ou non gaziers. De plus l'Etat de la Bourse des Valeurs d'Alger suffit a lui seul pour lever le voile sur un secteur privé souvent latent voire atonique sur certains domaines(services, assurances, banques, conseil, tourisme, industrie de pointe...). En effet cette bourse a enregistré une capitalisation dérisoire s'élevant a 67 Millions d'euroscontre 5 Milliards d'euros pour la bourse de Tunis et 61 Milliards d'euros pour la bourse de Casablanca, chiffre illustrant parfaitement le manque de dynamisme algerois par rapport aux deux autres capitales économiques des pays voisins. En ce qui concerne l'industrie des loisirs et du tourisme Alger ne fait guère mieux. Aujourd’hui l’Algérie présente une situation économique extrêmement favorable tant sur le plan interne qu’au niveau externe, suite notamment à l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays a suivi une progression constante et stable, passant de 2,1% en 2001 à 5,3% en 2005, avec un pic de 6,8% en 2003, les projections pluriannuelles associées à la loi de finances 2005 tablent sur un taux moyen de croissance de 5,3% par an pour la période 2005-2009. Malgré la présence de surliquidités liée à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerce la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5% contre 3,6% pour 2004. Sur le plan externe, l'Algérie est la deuxième puissance économique du continent africain avec un PIB de 135 milliards USD, derrière l'Afrique du Sud avec 255 milliards USD, le montant du PIB par tête d'habitant est estimé en 2007 à 3 968 USD.

L'Algérie compte 553 000 logements précaires. L'annonce a été faite jeudi dernier par le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Noureddine Moussa, à l'Assemblée populaire nationale. Le chiffre représente 8% du parc de logements en Algérie. Comment le gouvernement compte-il procéder pour trouver une solution à ce problème ?

Pour le ministre de l'Habitat, «l'Etat a pris les mesures nécessaires à même de permettre l'éradication des constructions précaires», comme le prouve la loi de finances 2008. Cette dernière consacre en effet une enveloppe financière à la réalisation de 70 000 logements. En termes de répartition géographique, Noureddine Moussa a indiqué que 15% de ces logements sont concentrés dans quatre villes principales : Alger, Annaba, Oran et Constantine. Ces quatre villes réunissent environ 85 000 logements précaires.

Le ministre ajoute que «le nombre des logements programmés dans ce cadre est de 164 000, dont 70 000 inscrits dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2007. En plus des 24 000 logements inscrits auparavant, 70 000 autres sont également inscrits au titre du budget 2008». Dans l'explication des contours du programme du gouvernement visant à l'éradication des habitations précaires, le premier responsable du secteur note que «des solutions progressives seront apportées. Il comporte 149 000 logements de type « socio-locatif » financés entièrement par l'Etat». Noureddine Moussa ajoute qu'une moyenne de 70 000 logements seront réalisés chaque année et ce, jusqu'à l'éradication totale de ce phénomène. Un objectif a priori très difficile à concrétiser quand on constate la prolifération de ces constructions à travers le territoire national. A propos des vieilles constructions ou de celles menaçant ruine, le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme a annoncé que les pouvoirs publics ont réservé 840 millions de dinars pour effectuer des opérations d'expertise avant de passer à la phase de la restauration. La question liée à l'opération de distribution des logements a été également abordée par le ministre. Il a indiqué à ce sujet que «les présidents d'APC sont membres à part entière de ces commissions et de celles de recours et aucun membre n'a été mis à l'écart». La réponse de Noureddine Moussa fait suite au bruit ayant couru ces derniers temps quant à la mainmise des membres des daïras sur le dossier. La question est d'autant plus sensible que des mouvements de protestation sont signalés à chaque affichage des listes des bénéficiaires de logements. Le ministre de l'Habitat a rappelé par ailleurs que «le programme quinquennal 2005-2009 englobe toutes les catégories sociales», précisant que «480 000 logements locatifs ont été affectés aux citoyens dont le revenu ne dépasse pas 24 000 DA, dont 200 000 sont destinés à la résorption graduelle de l'habitat précaire. Quelque 980 000 logements ont été subventionnés par l'Etat, y compris ceux de type socio-participatif, location-vente et rural.

À quelque 20 km à l'ouest d'Alger se trouvent des stations balnéaires telles que Sidi Fredj (ex-Sidi Ferruch), La madrague, Palm Beach, Douaouda, Zeralda, le Club des Pins (résidence d'État) ; on y trouvera des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, des plages surveillées, etc. La ville est également dotée d'importants complexes hôteliers tel que l'hôtel Hilton(Au Pins Maritime), un hotel IBIS ( Inauguré en février 2009) prés de l'aéroport International d'Alger, El-Aurassi( Les Tagarins), L'Hotel Sofitel , prés du parc urbain d'el Hammma, ou encore El Djazair prés du siège de la télévison nationale.

Alger est doté de 2 parcs aquatiques : le Kiffan Club et l'Aquafortland. Entre les deux infrastructures, on trouve un karting.

Le tourisme algérois est en plein essor mais n'est pas aussi développé que celui des grandes villes de la Tunisie.

Avec sa collection composée de plus de 8000 œuvres et une superficie d'exposition de 4000 m², c'est le plus important musée d'Afrique et du Moyen-Orient. Miniatures, peintures, sculptures, gravures, céramiques, mobilier, arts décoratifs, photographies constituent un fonds d'une richesse et d'une variété remarquables.

Anciennement Musée Stéphane Gsell, il comprend deux sections. La section antique expose des objets retraçant l'histoire de l'Algérie depuis l'époque punique jusqu'à la pénétration Arabe. La section Art Musulman nous fait découvrir des éléments d'archéologie et d'artisanat du Maghreb, d'Andalousie musulmane et du Moyen-Orient.

Ce musée installé dans un djenan mauresque typique, est spécialisé en préhistoire et protohistoire, en ethnographie rurale, urbaine et saharienne. Le squelette de la reine des berbères « Tin-Hinan », datant du 4-5 siècle après Jésus-Christ, y est exposé avec son mobilier funéraire.

Abrité par un ancien palais privé du XVIe S. de la Basse Casbah : « Dar Khdaouadj El 'Amia », il expose les produits de l'art traditionnel algérien rural et citadin.

Ce musée retrace les épopées du peuple algérien pour préserver son indépendance et sa liberté tout au long de son histoire tumultueuse.

Ce musée, dont l'entrée est située sous le monumental Sanctuaire du Martyr a pour mission l'acquisition, la récupération, la restauration, la conservation et l'exposition au public des objets et collections se rapportant à la lutte de libération nationale.

Le MaMa, dernier né des musées d'Alger dans son écrin néo-mauresque fait office, en attendant la constitution de ses collections, de méga-galerie d'art.

La ville d'Alger reste assez dépourvue d'infrastructures pour l'accueil de spectacles et évènements majeurs. Les plus importants sont le Théatre National Algérien (TNA) (700 personnes), La Coupole (15000 personnes), Théâtre des verdures (4000 personnes), Théâtre du Casif (5000 personnes). Toutefois plusieurs spectacles ont eu lieu dans des infrastructures privées appartenant le plus souvent aux hôtels de luxe tels : hôtel Safir à Mazafran (5000 personnes).

Alger est le plus grand pôle sportif de l'Algérie. Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines, et qui ont conquis de nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complexe sportif (Complexe de l'OCO - Mohamed Boudiaf), qui regroupe le stade olympique du 5 juillet (d'une capacité de 70 000 places), un stade annexe pour l'athlétisme, une piscine olympique, une salle multisports (la Coupole), un golf 18 trous, et plusieurs courts de tennis.

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Mouloudia Club Alger

MC Alger

Le MC Alger est un club sportif amateur algérien fondé en 1921. Le club, basé à Alger.

En 1921, un groupe de jeunes algériens de la Casbah (quartier historique d'Alger) entrèrent en contact avec leurs compatriotes de Bab El Oued (quartier populaire d'Alger) avec l'intention de fonder un club de football Algérien et le contact fut établi en grande partie grâce à Hamoud Aouf qui assurait la liaison entre les deux quartiers; la réunion qui donna naissance au club se tint à l'arrière-boutique du café "Benachere" (actuellement "Yahi"), et parce que ce jour le 7 août 1921 coïncidait avec le "Mouloud" le club fut appelé "Mouloudia Club d'Alger"; à noter que parmi les présents dans cette réunion figurait également El Hadj Derrich. Les couleurs choisies furent le vert et rouge : le vert représente le signe de l'espoir du peuple algérien et la couleur symbolique de l'Islam ; le rouge, le signe de l'amour de la patrie et du sacrifice pour elle.

Le Mouloudia est bien plus qu'un simple club de foot, c'était un club algérien musulman, le seul, mais il a provoqué par la suite un vrai mouvement sportif musulman avec sa popularité qui ne cessait de s'agrandir au point d'inquiéter le régime colonialiste français.

Sa première saison 1921-1922 dans la "ANAFA" avait connu des hauts et bas. La saison suivante, le MC Alger fut officiellement admis dans la ligue régionale algérienne (FFF) en 4ème division. Malgré ses belles prestations et la qualité de son jeu, le MC Alger ne put accéder à la division supérieure, à l'ombre de la presse française qui évitait de publier les résultats et les nouvelles du club par crainte d'augmenter sa popularité, mais aussi par l'apparition de la loi "Bordes" qui obligeait les clubs algériens à comporter au moins deux joueurs "européens", manifestement pour éviter le développement d'une équipe "identitaire" comme le... MC Alger. Il fallut attendre 14 saisons pour voir le MC Alger accéder à la Division d'Honneur, après une saison 1935-1936 totalement dominée par elle, se terminant par un match de barrage contre le club Français de l'Olympique Maringo (actuellement Hadjout), qui s'est vu être rejoué 3 fois après 2 matchs nuls, ce qui était une première dans l'histoire de la (FFF). Au terme de la 3ème rencontre, le MC Alger l'emporta sur le score de 2-1 : ce fut la première montée vers l'élite de l'histoire du club.

Durant ses premières saisons en Division d'Honneur, le MC Alger jouait les premières place dans le classement mais il voyait l'accession lui échapper chaque fois lors de la dernière journée du championnat, ce qui lui a valu le surnom par la presse française de "L'éternel dauphin", de par le fait que cela se reproduisit plusieurs années de suite.

1976 : le MC Alger arrive à faire un triplé qui jusqu'à aujourd'hui reste inégalé en Algérie (Championnat - Coupe - Coupe d'Afrique) le doyen gagne son 3e championnat, sa 3e coupe, et la première coupe d'Afrique pour l'Algérie.

Viendra alors la saison 77/78, le MC Alger change d'appellation en MP Alger (Mouloudia des Pétroliers d'Alger) et gagne le 4e titre de champion d'Algérie. Le Mouloudia frappe encore durant la saison 78/79 en remportant son 5e titre de champion mais aussi le 5e dans les années 70 , et sa 3e coupe en 76.

Cette année fut la fin de la série de bons résultats car c'était le dernier championnat avant 20 ans car il a fallu attendre jusqu'en 1999 pour redécouvrir la saveur de vaincre avec une équipe composée de plusieurs bons joueurs tels que Saifi, Ben Ali, Rahmouni, Dob...

À signaler aussi pendant les années 80-90 la coupe remportée par le club (83) et la relégation en D2 (84/85) et juste après, l'accession (85/86) , puis le MC Alger a frôlé le titre en (88-89) , par la suite, et pendant 10 ans l'équipe jouait sans ambition et se contentait du maintien en D1 avant que ne vienne le titre de la saison 1998/1999 avec un certain Saifi dans l'effectif mais aussi l'année du surnom de "Chnaoua" aux supporteurs du Mouloudia par leur nombre et leurs déplacement avec leur équipe. Mais après la délicieuse saison de 1998/1999 vint un véritable cauchemar pour les chnaoua car le MCA ne gagnait plus et cela pendant une période de plus d'un an depuis le match de Blida (1999/2000) au match de Blida (2000/2001) au stade du 5 juillet, le MCA n'échappe pas à la relégation durant la saison qui suit (2001/2002). Selon les professionnels et autres techniciens et observateurs le doyen ne pouvait pas espérer mieux pour lui en attendant. L'accession s'est faite avec une équipe qui s'est redessinée avec un entraineur du nom de Saadi, d'anciens joueurs comme Benali (à qui l'on doit une grande partie de l'accession) et des jeunes joueurs ou recrues tels : Belkheïr, Hamoutène, Fodhili..

Durant les années 2003-2004 et 2004-2005, le MCA réalise de bons résultats mais ne parvient toujours pas à remporter un nouveau titre.

Le Mouloudia ne renoue avec le succès que durant la saison 2005-2006 ou plus précisément le 15 juin 2006, où sous la houlette du Corse François Bracci, il s'impose en finale de Coupe d'Algérie face à l'éternel rival, l'USM Alger dans un match explosif ou l'intensité fût de mise. Une rencontre que le MCA remporta finalement sur le score de 2-1 (Doublé de Nourredine Daham pour le MCA et un but de Doucouré pour l'USMA). Au coup de sifflet final, Alger explose, les rues sont remplies et la capitale rentre en ébullition. Les nuits blanches qu'avaient vécu les Algérois une semaine avant la finale continuent…

L'année suivante 2006/2007, le MCA remporte un autre titre face à la JSK en finale de la Supercoupe d'Algérie (mettant en opposition le champion sortant et le vainqueur de la coupe). Match où le Mouloudia s'illustra grâce aux buts de Bouguèche (40') et Belkaid (75'). La JSK était parvenu à égaliser à la 56' par l'entremise de Douicher.Ce sacre lui a donné le droit de disputer un match gala face aux violets de la Fiorentina et obtenir un méritoire match nul 1-1 Malgré ce succès, François Bracci est évincé peu de temps après le président Mohamed Messaoudi et il cède sa place à l'Italien Enrico Fabbro alors qu'un directoire s'installe à la tête du club dirigé par Omar Ketrandji durant la saison 2006/2007. Finalement, le nouveau coach parvint, malgré une saison très décevante ou l'équipe termina 11e, à rééditer l'exploit de la saison précédente en remportant à nouveau la Coupe d'Algérie 2007, encore une fois face au rival de toujours. Le match se termina sur le score de 1-0 grâce à un magnifique bolide de Fodil Hadjadj qui se logea en pleine lucarne du gardien adverse Mohamed Lamine Zemmamouche. À l'issue de cette rencontre, comme la saison passée, la capitale rentre en euphorie et les défilés ne s'arrêtent plus. Après ce match, le MCA confirme sa suprématie devant l'USMA (le Mouloudia ayant remporté 4 finales/4 face à son grand rival) et par la même occasion, démontre encore une fois qu'il reste imbattable en finale…La preuve vient encore d'être donné ce jour du premier Novembre 2007 ou le MCA devinera super champion pour la seconde saison de suite en battant en finale de la supercoupe d'Algérie une pâle équipe de l'ES Sétif sur le score sans appel de 4 buts à 0.

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Alger républicain

Alger Républicain (الجزائر الجمهورية) est un quotidien algérien fondé en 1938 par Pascal Pia.

Albert Camus y sera journaliste, ainsi que Kateb Yacine. Il est surnommé le « petit mendiant » par la presse colonialiste, du fait de ses difficultés financières et des nombreuses saisies. De tendance progressiste, il est proche du parti communiste algérien sans toutefois y être affilié. Il a été interdit d'octobre 1939 au 24 février 1943, peu après le débarquement allié de novembre 1942. Il sera de nouveau interdit à partir de septembre 1955 à la fin de la guerre d'indépendance pour reparaître le 17 juillet 1962. Durant la guerre d'Algérie, de nombreux de ses collaborateurs ont été tués pour l'indépendance algérienne, comme Henri Maillot, Georges Rafini, Amar Khalouf, Abdelkader Benamara, Mourad Ait Saada, Abdelkader Choukhal. Son rédacteur en chef est Henri Alleg jusqu'en 1965.

À l'indépendance, il est le premier journal d'Algérie en termes de tirage (75 000), devant l'organe du FLN (« Le Peuple »). Il est interdit pour la troisième fois le 19 juin 1965 suite au coup d'État de Houari Boumediene.

Il reparait comme quotidien à la suite des émeutes d'octobre 1988, mais soumis à des difficultés économiques considérables et à une obstruction de sa diffusion par le pouvoir et les islamistes, il disparait régulièrement à partir de mai 1994 pour revenir de temps à autre sous forme hebdomadaire, bimensuelle, mensuelle ou bimestrielle au gré des efforts militants et des obstacles dressés sur sa route.

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Source : Wikipedia