Alejandro Valverde

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Posté par talos 06/04/2009 @ 18:09

Tags : alejandro valverde, cyclistes, cyclisme, sport

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Alejandro Valverde

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Alejandro Valverde Belmonte, né le 25 avril 1980 à Las Lumbreras de Monteagudo, Murcie, est un cycliste espagnol de l'équipe Caisse d'Épargne.

Valverde un coureur complet. Il est à la fois léger et très explosif, ce qui fait de lui en même temps un excellent grimpeur et un excellent sprinter (notamment dans les sprints en montée). Il a écrit les plus belles lignes de son palmarès sur les courses d'un jour, remportant notamment deux fois Liège-Bastogne-Liège, mais peut aussi s'illustrer dans les courses par étapes, comme le prouvent ses nombreuses places d'honneur sur le Tour d'Espagne ou ses victoires sur le Critérium du Dauphiné Libéré et le Tour du Pays Basque.

Alejandro Valverde est issu d'une famille de cyclistes : son père Juan a été coureur amateur « vétéran » et lui a acheté son premier vélo lorsqu'il avait six ans. Son frère Juan Francisco a également été coureur amateur.

Il dispute sa première course dans la région de Murcie, à Jumilla : il se classe deuxième. La semaine suivante, il remporte sa deuxième course à Yecla.

Il aurait remporté plus de cinquante victoires consécutives entre 11 et 13 ans, ce qui lui a valu d'être surnommé El Imbatido (L'Imbattable)..

Grâce à ses victoires, Valverde se voit offrir une place au sein de l'équipe amateur élite de Banesto. L'équipe est basée en Navarre, il effectue le trajet aller-retour pour rejoindre son domicile en Murcie tous les week-ends et ses résultats s'en ressentent alors.

Il rejoint le centre de formation de l'équipe Kelme où il est entraîné par Francisco Moya. Kelme lui promet la signature d'un contrat professionnel s'il réalise de bonnes performances. Il remporte la Coupe d'Espagne amateur et le championnat national des moins de 23 ans 2001 et à l'issue de sa première saison, il intègre l'équipe professionnelle.

Peu en vue au cours de sa première saison, Valverde se révèle au cours de la saison 2003. Régulièrement placé sur les courses espagnoles, Valverde parvient au Tour d'Espagne avec 7 victoires, dont le Challenge de Majorque, la Klasika Primavera, le Prueba Villafranca de Ordizia, et une étape du Tour du Pays Basque, qu'il a terminé cinquième. Il remporte alors deux étapes de montagne du Tour d'Espagne, au Port d'Envalira et à Sierra de la Pandera, et termine troisième du classement général, derrière Roberto Heras et Isidro Nozal. Il finit également deuxième du Championnat du Monde à Hamilton, derrière son compatriote Igor Astarloa. Il termine la saison 7e du classement UCI.

Pour sa dernière année chez Kelme, Valverde semble invincible sur les courses du calendrier espagnol. Il termine la saison avec pas moins de 16 victoires, dont le Trofeo Cala Millor, le Tour de Valence, le Tour de Murcie, la Klasika Primavera, trois étapes du Tour de Castille et Léon, le Tour de Burgos (dont il remporte trois étapes sur quatre) et une étape du Tour du Pays-Basque qu'il termine à la sixième place. Valverde manque de peu le titre de champion d'Espagne, battu seulement par Francisco Mancebo, et s'illustre une nouvelle fois sur le Tour d'Espagne. Il y remporte la 3e étape et termine quatrième du classement général. Il achève sa saison au Championnat du Monde de Vérone, où il termine sixième, et est classé 4e du classement UCI.

En 2005, Valverde quitte Kelme pour une équipe qui participe à toutes les grandes courses internationales, Caisse d'Épargne-Illes Balears. Son début de saison ne souffre pas de ce changement d'équipe. Vainqueur en début de saison du Trofeo Soller et du Trofeo Manacor, il termine deuxième de Paris-Nice pour sa première participation, devancé de 10 secondes par Bobby Julich, et y remporte la dernière étape. Il termine également deuxième du Grand Prix Miguel Indurain et gagne deux étapes du Tour du Pays Basque.

Il confirme ses prédispositions pour les grands tours en remportant une étape de montagne du Tour de France devant Lance Armstrong, à Courchevel, pour sa première participation. Alors qu'il porte le maillot blanc de meilleur jeune, il doit abandonner quelques jours plus tard à cause de douleurs au genou.

Cependant, tout au long de cette année, Valverde, peu habitué aux longues classiques, déçoit sur les grandes courses d'un jour, où il n'obtient pas de résultat notable, à l'exception d'une nouvelle deuxième place aux Championnat du Monde, à Madrid, où il est devancé par Tom Boonen.

Après une année d'apprentissage, Valverde obtient ses premières performances sur les classiques, et réalise le doublé Flèche Wallonne / Liège-Bastogne-Liège, prouvant sa polyvalence.

En effet, il obtient dans le même temps d'excellents résultats sur les courses par étapes. Vainqueur d'étape, il termine deuxième du Tour du Pays Basque. Il remporte également une étape du Tour de Romandie, qu'il termine troisième. Enfin, sa septième place finale sur le Critérium du Dauphiné Libéré fait de lui un des favoris de son deuxième Tour de France. Malheureusement, une mauvaise chute lors des premiers jours lui cause une fracture de la clavicule et le contraint à l'abandon. En fin d'année, il gagne une nouvelle étape de montagne sur le Tour d'Espagne et porte le maillot de leader pendant 7 jours, mais termine finalement deuxième, derrière Alexandre Vinokourov. Il se classe enfin troisième du championnat du monde à Salzbourg, derrière Paolo Bettini et Erik Zabel. Grâce à sa remarquable régularité tout au long de la saison, il remporte le classement général du Pro Tour.

L'année 2007 est un peu moins réussie pour Valverde. En début de saison, il remporte le Tour de Valence et le Tour de Murcie pour la deuxième fois. Il termine également troisième du Critérium International et cinquième du Tour du Pays-Basque. Cependant, il échoue de peu à remporter à nouveau la Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège, terminant deuxième de chacune de ces deux courses, chaque fois derrière Danilo Di Luca. Il est également battu par son coéquipier Joaquin Rodriguez Oliver pour le titre de champion d'Espagne.

Après deux abandons consécutifs, il termine pour la première fois le Tour de France, mais pèse peu sur la course, terminant à la 6e place. Deuxième du Tour de Burgos, il fait alors l'impasse sur le Tour d'Espagne pour se préparer pour les championnats du monde de Stuttgart, mais fait l'objet le 19 août d'une interdiction de concourir à cette épreuve de la part de l'UCI du fait de sa possible implication dans l'affaire Puerto. Il est finalement autorisé à prendre le départ par le Tribunal arbitral du sport le 26 septembre, mais ne peut bien figurer.

En 2008, Valverde remporte à nouveau le Tour de Murcie, dont il détient désormais le record de victoires, mais modifie sa préparation des classiques, préférant au Tour du Pays Basque Paris-Camembert, qu'il remporte. Preuve de son bon choix, il termine troisième de l'Amstel Gold Race, puis remporte pour la deuxième fois Liège-Bastogne-Liège.

Il remporte ensuite deux étapes et le classement final du Dauphiné libéré, puis devient enfin Champion d'Espagne sur route. Il aborde donc le Tour de France en favori, et remporte la première étape à Plumelec au terme d'un sprint très spectaculaire. Cependant, victime d'une défaillance lors de la première étape de grande montagne dans les Pyrénées, à Hautacam, il perd toute chance de figurer sur le podium. Peu à l'aise dans les Alpes, il termine finalement 8e du classement général, laissant passer une nouvelle chance de remporter un grand tour.

Après ce Tour de France décevant, il remporte la Clasica San Sebastian au sprint. Sélectionné en équipe nationale pour disputer la course en ligne des Jeux olympiques à Pekin, il fait partie des favoris, avec notamment l'Italien Paolo Bettini, tenant du titre. C'est cependant son compatriote Samuel Sanchez qui remporte la course devant Davide Rebellin et Fabian Cancellara.

Sur le Tour d'Espagne, il remporte la 2e étape et porte à nouveau le maillot de leader, mais termine cinquième du classement général. Il figure ainsi pour la quatrième fois dans les cinq premiers de la Vuelta, sans être encore parvenu à la remporter.

Il remporte pour la deuxième fois le classement final de l'UCI Pro Tour à l'issue de la saison 2008.

Valverde a été accusé à plusieurs reprises d'être mêlé à l'affaire Puerto, sans jamais être condamné. Peu inquiété dans un premier temps, il est mis en cause par le journal espagnol ABC en janvier 2007. L'UCI a demandé à la fédération espagnole d'ouvrir une procédure disciplinaire contre lui la même année, mais celle-ci a soutenu le coureur, qui a été autorisé à participer aux Championnats du monde la même année.

Le 11 février 2009, Valverde a été convoqué par le Comité Olympique National Italien (CONI) à ce sujet . Celui-ci affirme détenir une poche de sang saisie chez le Dr. Fuentes et contenant le sang de Valverde : "Nous pouvons dire avec certitude que le sang dans la poche numéro 18 est celui de Valverde ". Outre les preuves formelles dont disposerait le CONI suite à une comparaison de l'ADN du coureur avec celui du sang contenu dans la poche, cette poche de sang correspondrait au nom de code "Valv . Piti", et le coureur aurait un chien appelé "Piti".

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Tour de France 2008

Carte des étapes du Tour 2008

La 95e édition du Tour de France a eu lieu du 5 au 27 juillet 2008. La course est partie de Brest. Elle comprenait 21 étapes pour une longueur totale de 3 559,5 km.

Cette édition s'est caractérisée par l'absence de prologue au départ, remplacé par une 1re étape en ligne, et par la suppression des bonifications de temps aussi bien aux sprints intermédiaires qu'à l'arrivée de chaque étape.

La société Amaury Sport Organisation (ASO), qui organise le Tour de France (parmi 11 courses cyclistes dont Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Paris-Nice), a décidé en 2008 de retirer ses épreuves de l'UCI ProTour. Les courses concernées ont été versées soit au calendrier de l'UCI Europe Tour (la Flèche wallonne), soit au « calendrier historique » proposé par l'Union cycliste internationale en janvier (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège). ASO a écarté ces solutions pour le Tour de France qui, comme Paris-Nice, est organisé sous l'égide de la Fédération française de cyclisme. En réaction à ce choix, l'UCI a suspendu la FFC de ses instances.

Le Tour de France 2008 ne figurant dans aucun calendrier de l'UCI, les coureurs n'y marqueront aucun point pour le ProTour. Ce retrait a également des conséquences sur la sélection des équipes et les contrôles antidopage.

En retirant ses épreuves du ProTour, ASO s'est soustraite à l'obligation d'inviter toutes les équipes ProTour à chaque compétition. La société avait déjà pris ses libertés avec le règlement en 2007 en refusant d'inviter l'équipe Unibet.com. En 2008, c'est l'équipe Astana qui fait face au refus d'ASO. En février, la société a annoncé la liste des équipes conviées à ses épreuves, et l'exclusion d'Astana en raison « des dommages causés par cette équipe au Tour de France et au cyclisme en général, tant en 2006 qu'en 2007 ». L'équipe avait en effet quitté le Tour 2007 suite au contrôle anti-dopage positif de son leader Alexandre Vinokourov. De plus, Astana prenait la succession de l'équipe Liberty Seguros/Astana-Würth, dont le dirigeant Manolo Saiz et plusieurs coureurs avaient été impliqués à divers degrés dans l'affaire Puerto.

Cette éviction écarte trois favoris potentiels du Tour : le vainqueur et le troisième de l'édition précédente Alberto Contador et Levi Leipheimer, et Andreas Klöden, deuxième en 2004 et 2006. Le manager d'Astana Johan Bruyneel, arrivé à l'intersaison en provenance de l'équipe Discovery Channel en compagnie de plusieurs coureurs dont Contador et Leipheimer, a déploré cette décision et estimé que « le Tour beaucoup de sa crédibilité en laissant de côté quelques-uns des meilleurs coureurs du monde, qui n'ont jamais été impliqués dans des affaires de dopage ». Il a ajouté qu'Astana dépenserait 460 000 euros en 2008 pour la lutte antidopage et que d'autres protagonistes avaient un passé suspect.

La sélection complète pour le Tour, annoncée en mars, comprend 17 équipes ProTour et trois équipes continentales : Agritubel et Barloworld, déjà présentes en 2007, et Slipstream Chipotle, qui prend le nom de Garmin Chipotle en juin. L'invitation de ces équipes est justifiée par ASO par l'« aspect préférence nationale » pour la première, avec la présence en son sein de Christophe Moreau, pour la seconde par ses résultats convaincants sur le Tour 2007 (deux victoires d'étapes et le maillot à pois). S'agissant de Garmin-Chipotle, les organisateurs ont déclaré que la « philosophie » de l'équipe américaine, fondée sur la lutte antidopage, leur convenait.

Autre conséquence de la sortie du Tour du giron de l'UCI : les contrôles antidopage ne sont pas effectués par cette dernière mais par l'Agence française de lutte contre le dopage. En outre, celle-ci ne bénéficie pas des données du passeport biologique mis en place en début de saison, l'UCI refusant de les communiquer,.

Au départ de Brest, les 3 et 4 juillet, l'AFLD a effectué des prélèvements sanguins sur les 180 coureurs afin de permettre un ciblage des contrôle durant la compétition. Les résultats de ces prélèvement sont remis aux coureurs et transmis à l'UCI en vue d'être intégrés au passeport sanguin des coureurs.

Avant la deuxième étape, 36 coureurs subissent un contrôle sanguin. Tous sont autorisés à prendre le départ.

En l'espace de quelques jours, trois coureurs sont contrôlés positifs à l'EPO. L'Espagnol Manuel Beltran, coureur de l'équipe italienne Liquigas, est contrôlé positif à l'issue de la première étape. Il est mis hors-course par son équipe après la 7e étape et le soir, des perquisitions sont menées dans son hôtel par la police. L'Espagnol Moisés Dueñas est également contrôlé positif à l'EPO à l'issue de l'étape de contre-la-montre disputée à Cholet le 8 juillet. Le coureur de l'équipe Barloworld, premier de son équipe au classement général est mis hors course le 16 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Enfin l'Italien Riccardo Ricco est controlé positif au CERA, une EPO de troisième génération. Le coureur de l'équipe Saunier Duval-Scott, porteur du maillot à pois ainsi que du maillot blanc de meilleur jeune, 9e au classement général, et victorieux des 6e et 9e étapes de montagne, est mis hors course le 17 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Celle-ci a décidé dans la foulée de se retirer de la compétition puis de licencier Ricco et son compatriote Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape à Hautacam.

Le Kazakh Dimitri Fofonov a été contrôlé positif à l'heptaminol à l'issue de la 18e étape et exclu quelques heures après l'arrivée de la dernière étape.

Le 9 août est révélé que des traces de glucocorticoïdes ont été retrouvées dans les urines du coureur français Jimmy Casper (Agritubel). Le cycliste en a imputé la faute à un problème de prescription de médicaments lors du renouvellement d'une autorisation à usage thérapeutique. Il est blanchi par la Ligue nationale de cyclisme le 15 septembre.

En septembre, l'AFLD a décidé d'effectuer de nouvelles analyses sur les échantillons de 10 coureurs en utilisant un nouveau test de dépistage de la CERA. Ces contrôles révèlent une positivité au CERA des échantillons de Stefan Schumacher, vainqueur de deux contre la montre, Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape, et Bernhard Kohl, vainqueur du maillot à pois et troisième au classement général.

Deux coureurs sont considérés comme les principaux favoris : Cadel Evans et Alejandro Valverde. Deuxième en 2007, Evans est le seul coureur du podium de l'édition précédente au départ à Brest. Il s'est montré régulièrement en forme depuis le début de saison, de sa victoire d'étape à Paris-Nice sur les pentes du mont Ventoux à sa deuxième place au Critérium du Dauphiné Libéré. Le vainqueur sortant Alberto Contador en a fait son favori. Alejandro Valverde a remporté cette saison le Tour de Murcie, Liège-Bastogne-Liège, et, en juin, le Dauphiné Libéré et le championnat d'Espagne.

Plusieurs autres participants sont considérés comme des vainqueurs potentiels. Il s'agit notamment de Denis Menchov (Rabobank), double vainqueur du Tour d'Espagne (2005 et 2007), de Damiano Cunego (Lampre), vainqueur du Tour d'Italie 2004 et de l'Amstel Gold Race 2008, et de Carlos Sastre, leader du Team CSC, et quatrième en 2007. Il compte à ses côtés deux outsiders, les Luxembourgeois Andy et Frank Schleck. Le premier s'est révélé en terminant deuxième du Tour d'Italie 2007 ; le second s'est imposé à l'Alpe d'Huez lors du Tour de France 2006.

Un troisième Luxembourgeois, Kim Kirchen, a des ambitions au classement général après sa septième place en 2007. La formation Euskaltel-Euskadi se présente avec trois coureurs ayant terminé parmi les dix premiers de grands tours en 2007 : Haimar Zubeldia, Samuel Sanchez et Mikel Astarloza. La Barloworld est emmenée par le précédent lauréat du maillot à pois Mauricio Soler. Le jeune Roman Kreuziger (Liquigas) s'est ajouté à la liste des outsiders en gagnant le Tour de Suisse, même s'il déclare s'y présenter pour apprendre. Le leader de l'équipe Saunier Duval et dauphin de Contador sur le dernier Giro Riccardo Riccò dit viser les étapes de Super Besse et de l'Alpe d'Huez plutôt que le classement général.

Le Tour 2008 se caractérise par l'absence de prologue, remplacé par une première étape en ligne entre Brest et Plumelec. Un premier contre-la-montre intervient lors de la 4e étape autour de Cholet (29,5 km). La course se dirige ensuite vers le massif central pour deux étapes de moyenne montagne, la sixième et la septième. Les Pyrénées sont ensuite franchies avec des arrivées à Bagnères-de-Bigorre et Hautacam. Plusieurs étapes de transition mènent les coureurs jusqu'aux Alpes, pour une arrivée au sommet à Prato Nevoso, en Italie, lors de la 15e étape. Deux jours plus tard, l'Alpe d'Huez est le cadre de la dernière arrivée en altitude du Tour 2008.

Les coureurs effectuent un contre-la-montre de 53 kilomètres entre Cérilly et Saint-Amand-Montrond la veille de la traditionnelle arrivée à Paris, sur les Champs-Élysées.

Toutes les régions du Nord et de l'Est de la France sont évitées dans cette édition, et les seules incursions en territoire étranger se font en Italie, lors de l'arrivée à Prato Nevoso, le 20 juillet, et lors du départ de Cuneo, le 22 juillet.

Les points attribués dans les côtes hors-catégorie, 1re et 2e catégories sont doublés lorsqu'il s'agit d'arrivée en altitude.

Le compte rendu détaillé de chaque étape est obtenu en cliquant dans la colonne de gauche, à la ligne appropriée.

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Tour d'Espagne 2008

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La 63e édition du Tour d'Espagne s'est élancée de Grenade, en Andalousie, le 30 août 2008 pour se terminer trois semaines plus tard à Madrid. Le parcours de 3 173 kilomètres comptait 21 étapes, dont trois contre-la-montre. L'Espagnol Alberto Contador a remporté l'épreuve, ajoutant un troisième grand tour à son palmarès. Le Belge Greg Van Avermaet s'est imposé au classement par points et le Français David Moncoutié au classement de la montagne.

Seules 16 des 18 équipes ProTour sont présentes sur ce Tour d'Espagne. L'équipe Columbia a retiré sa candidature dès le mois d'avril, préférant se concentrer sur le Tour de Grande-Bretagne, le Tour d'Irlande et le Tour du Missouri en raison de ses intérêts commerciaux. L'équipe Scott-American Beef (ex-Saunier Duval-Scott) a été exclue par les organisateurs en raison du contrôle antidopage positif à l'EPO dont a fait l'objet son leader italien Riccardo Riccò durant le Tour de France.

Trois équipes continentales professionnelles ont été conviées : Andalucia-Cajasur, Xacobeo Galicia et Tinkoff Credit Systems. Les deux premières étaient déjà présentes lors de l'édition précédente. Pour Tinkoff, il s'agit de la première Vuelta, après deux participations consécutives au Tour d'Italie.

L'organisation n'a pas profité de l'absence de Scott-American Beef et Columbia pour inviter une ou plusieurs équipes supplémentaires. Cette Vuelta 2008 met ainsi aux prises 19 équipes pour 171 coureurs, contre 21 équipes pour 189 en 2007.

Des trois coureurs montés sur le podium de l'édition 2007, seul Carlos Sastre est présent cette année. Le vainqueur sortant Denis Menchov a annoncé dès le mois de février son intention de participer au Tour d'Italie et au Tour de France et de ne pas défendre son titre. Samuel Sánchez, troisième en 2007 et récent champion olympique, n'est pas non plus au départ.

Étant lauréat du Tour 2008, Sastre apparaît comme l'un des principaux favoris, tout comme Alberto Contador, vainqueur du Giro 2008 et qui tente de remporter son troisième grand tour. Il a à ses côtés dans l'équipe Astana deux coureurs ayant connu le podium du Tour de France, Levi Leipheimer et Andreas Klöden.

Alejandro Valverde, Damiano Cunego, Ezequiel Mosquera, cinquième de l'édition précédente, Yaroslav Popovych, leader de l'équipe Silence-Lotto en l'absence de Cadel Evans, et Igor Antón, Mikel Astarloza, tous deux chez Euskaltel-Euskadi figurent parmi les coureurs pouvant jouer le classement général. Le jeune espoir Robert Gesink (22 ans) dispute son premier grand tour.

Plusieurs sprinteurs sont présents au départ : Daniele Bennati, vainqueur du classement par points en 2007, Oscar Freire, Tom Boonen, Danilo Napolitano, Koldo Fernández, Greg Van Avermaet, et Erik Zabel.

Les spécialistes des classiques Paolo Bettini, et les deux Gerolsteiner, Davide Rebellin et Stefan Schumacher participent également à cette Vuelta.

La première semaine de course voit six coureurs différents occuper la première place du classement général. L'Italien Filippo Pozzato est le premier porteur du maillot or, grâce à la victoire de sa formation Liquigas dans le contre-la-montre par équipes de Grenade. Alejandro Valverde, victorieux le lendemain, lui succède pour une journée. Les deux étapes suivantes voient les succès des sprinters Tom Boonen et Alessandro Ballan, celui-ci prenant la tête de la course. Le premier contre-la-montre individuel de cette Vuelta est remporté par l'Américain Levi Leipheimer (Astana), qui devient à son tour leader. Parmi les coureurs jouant le classement général, Alberto Contador et Alejandro Valverde sont à moins d'une minute tandis que Robert Gesink, Igor Anton et Yaroslav Popovych perdent plus de deux minutes. Le Français Sylvain Chavanel (Cofidis), deuxième de l'étape, détrône Leipheimer le lendemain à la faveur des bonifications.

Les cyclistes présents dans le tableau ci-dessous correspondent aux leaders des classements annexes. Ils peuvent ne pas correspondre avec le porteur du maillot.

NP : Non-Partant ; A : abandon en cours d'étape ; HD : hors délai ; EX : exclu.

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Équipe cycliste Caisse d'Épargne

Caisse d'Epargne.JPG

L'Équipe cycliste Caisse d'Epargne est une formation espagnole de cyclisme professionnel sur route, intégrée au ProTour depuis sa création en 2005. Héritée des équipe Reynolds et Banesto, elles aussi dirigées par José Miguel Echavarri, c'est une des plus anciennes équipes du peloton (elle est présente depuis 1980), et l'une des plus titrées, grâce à Pedro Delgado, Miguel Indurain, José María Jiménez, Alex Zülle, Francisco Mancebo ou encore Alejandro Valverde.

L'équipe professionnelle nait en 1980 sous le nom d'une entreprise navarraise d'aluminium Reynolds, qui un an auparavant avait fait son entrée dans le monde du cyclisme en parrainant une équipe amateur dirigée par José Miguel Echavarri, alma mater de cette équipe. Son principal chef de file était Pedro Delgado, qui obtint les meilleurs résultats avec ses victoires dans le Tour de France 1988 et dans le Tour d'Espagne 1989. On pourrait citer d'autres coureurs, tant pour leurs victoires que pour leur trajectoire remarquable, Ángel Arroyo, José Luis Laguía et Julián Gorospe.

En 2006, l'équipe qui s'appelait auparavant Illes Balears a changé de nom et de maillot pour devenir Caisse d'Epargne-Illes Balears.

Le premier mois de la saison est très satisfaisant, avec des victoires d'étapes et au classement final du Challenge de Majorque (Vicente Reynes, Luis León Sánchez Gil), du Tour méditerranéen (Ivan Gutierrez, Vladimir Efimkin troisième, Marco Fertonani quatrième) et du Tour de Valence (Alejandro Valverde).

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Paolo Bettini

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Paolo Bettini est un ancien coureur cycliste italien né le 1er avril 1974 à Cecina Toscane. Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes des classiques durant les années 2000, il a notamment remporté Milan-San Remo, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie, le Championnat du Monde en 2006 et 2007 et la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004. Il a pris sa retraite sur route pendant les championnats du monde à Varèse. Mais sa dernière course fut les Six jours de Milan, qu'il a remportés avec l'Espagnol Joan Llaneras.

Paolo Bettini débute le cyclisme à l'âge de 7 ans, et remporte 23 des 24 premières courses qu'il dispute. En 1996, il se classe quatrième du Championnat du Monde amateur, derrière trois de ses compatriotes. Il passe professionnel l'année suivante, en 1997 avec l'équipe « MG-Technogym ». Il s'engage ensuite chez « Asics-CGA » (1998) puis Mapei (1999-2002).

Durant les premières années de sa carrière, il est un coéquipier au service de Michele Bartoli, qui est alors l'un des meilleurs spécialistes des classiques. Grâce à ses bons résultats, Bettini acquiert une certaine autonomie au sein de l'équipe. Il remporte sa première victoire majeure en 2000 sur Liège-Bastogne-Liège. Cette victoire est suivie d'une autre à Dax sur le Tour de France. En 2001, après plusieurs mois sans victoire, il bat Jan Ullrich au sprint au Championnat de Zurich. Quelques semaines plus tard, sa mésentente avec Michele Bartoli culmine aux championnats du monde à Lisbonne : Bartoli refuse d'emmener le sprint de Bettini, permettant à Oscar Freire de remporter le titre une seconde fois.

La saison 2002 constitue une rupture pour Paolo Bettini, avec les départs des leaders Bartoli et Johan Museeuw de l'équipe Mapei. Il bat son coéquipier Stefano Garzelli sur Liège-Bastogne-Liège après une brillante course tactique de la Mapei. Au coude à coude avec Museeuw qui gagne Paris-Roubaix et la HEW Cyclassics, il remporte finalement la Coupe du monde.

Passé dans l'équipe Quick Step, il débute l'année 2003 par une victoire sur Milan-San Remo. Une blessure contractée sur Gand-Wevelgem l'empêche de courir jusqu'au Tour de France. Dans la foulée de celui-ci, il s'impose à Hambourg devant Ullrich, puis à la Classica San Sebastian et remporte la Coupe du monde pour la seconde fois.

En 2004, il déçoit sur les classiques ardennaises dominées par Davide Rebellin, puis termine second à Hambourg et San Sebastian. Leader de la coupe du monde, Bettini n'était pas assuré de la victoire avant la dernière épreuve, le Tour de Lombardie. Se contentant de marquer Rebellin, il remporte la dernière Coupe du monde avant l'avènement du ProTour, réalisant un triplé (2002-2003-2004) auquel s'ajoute une médaille d'or aux Jeux Olympiques à Athènes. Il ne parvient cependant pas à devenir champion du monde, se blessant le genou contre la voiture de son équipe.

En 2005, une blessure l'empêche de prendre part aux classiques de printemps. Victorieux d'une étape sur le Tour d'Italie où il porte le maillot rose pendant plusieurs jours, puis d'une étape sur le Tour d'Espagne, il échoue à nouveau lors des championnats du monde à Madrid. Il réussit néanmoins une excellente fin de saison en glanant le Championnat de Zurich et le Tour de Lombardie.

La campagne des classiques de printemps 2006 est un échec. Bettini se rattrape rapidement en gagnant une étape du Giro, une étape de la Vuelta, puis en devenant champion d'Italie et Champion du monde en battant Erik Zabel et Alejandro Valverde au sprint. Quelques jours après ce sacre, son frère Sauro meurt dans un accident de voiture. Après avoir un temps envisagé de mettre fin à sa carrière, il remporte à nouveau, en larmes, le Tour de Lombardie.

Ces succès lui valent de recevoir le Vélo d'Or du meilleur cycliste de l'année 2006.

Après un début de saison une nouvelle fois décevant en 2007, il remporte une étape de la Vuelta. Il porte durant plusieurs jours le maillot de leader du classement par points mais abandonne afin de se préparer au championnat du monde se déroulant à la fin du mois de septembre à Stuttgart. Sa participation est un temps compromise par les organisateurs qui lui reprochent de ne pas avoir signé la charte antidopage de l'UCI. Autorisé à courir par le tribunal d'instance de Stuttgart, il remporte la course en mimant un tir au fusil. Il est le 5e coureur à remporter deux titres de champions du monde consécutifs, après Georges Ronsse, Rik Van Steenbergen, Rik Van Looy et Gianni Bugno.

Le tableau ci-dessus présente les classements de Paolo Bettini aux championnats du monde et sur les classiques de coupe du monde, à l'exception de Paris-Roubaix, course à laquelle il n'a jamais participé.

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Source : Wikipedia