Alcatel-Lucent

3.3457013574554 (1105)
Posté par seb 14/03/2009 @ 05:09

Tags : alcatel-lucent, télécommunications, economie, environnement

Dernières actualités
Un avenir suspendu à la renégociation de la dette - Le Monde
Frédéric Rose, un ex-dirigeant d'Alcatel-Lucent, qui a repris les rênes fin 2008, tente de trouver un accord avec les créanciers. Une première échéance était fixée fin avril. Un sursis a été accordé, la nouvelle échéance étant fixée au mardi 16 juin,...
Alcatel-Lucent : confirme sa place de numéro un de l'accès haut ... - Boursier.com
(Boursier.com) -- Alcatel-Lucent confirme sa place de numéro un du marché DSL, IP DSL et VDSL pour le premier trimestre 2009 - selon le dernier DSL Access Concentrator Report1 de Dell'Oro. Alcatel-Lucent annonce en outre des chiffres de croissance...
Alcatel-Lucent : les solutions de centre de contact IP du groupe ... - Boursier.com
Alcatel-Lucent et sa filiale Genesys Telecommunications Laboratories, Inc. sont l'un des deux seuls fournisseurs que Datamonitor recommande de présélectionner lorsqu'une entreprise recherche un centre de contact IP. "L'analyse Decision Matrix met en...
ALCATEL-LUCENT : Aucun signal de baisse à très court terme - TF1
Le MACD est positif et supérieur à sa ligne de signal. Cette configuration confirme la bonne orientation du titre. On constate que le potentiel de hausse du RSI n'est pas épuisé. Les stochastiques, pour leur part, se trouvent dans la zone de surachat,...
Alcatel-Lucent : récupère une belle part des projets pilotes de ... - Challenges
Alcatel-Lucent réalisera environ 40% des projets pilotes FTTH (Fiber-To-The-Home) de China Telecom pour l'année 2009, annonce ce matin l'équipementier. "En utilisant la solution GPON (Gigabit Passive Optical Networking) dans 5 de ses déploiements,...
Alcatel-Lucent : nomination de Ted Leonsis au Comité Technologique - Boursier.com
(Boursier.com) -- Alcatel-Lucent annonce la nomination de Ted Leonsis comme membre du Comité Technologique du Conseil. Ted Leonsis ne sera pas membre du Conseil d'administration d'Alcatel-Lucent. Le Comité Technologique a pour mission d'examiner les...
Alcatel-Lucent : contrat avec une filiale de China Telecom - Boursier.com
(Boursier.com) -- Alcatel-Lucent annonce avoir été retenu par Guangdong Telecom, une filiale de China Telecom, pour déployer un réseau 'VDSL2' (Very high-speed Digital Subscriber Line 2) dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine....
02/06/09 11:56 Alcatel Lucent : ouvre le premier laboratoire et ... - Challenges
Alcatel-Lucent annonce aujourd'hui la mise en service du premier laboratoire et site pilote d'énergies alternatives au monde dédié au marché des télécoms. Située sur son site de recherche de Villarceaux en France, cette station fait partie d'un...
Alcatel-Lucent, critiqué, assure que la page est tournée - Le Point
Confirmant ses objectifs pour 2009, l'équipementier télécoms Alcatel-Lucent a annoncé au cours de son assemblée générale qu'il donnait toujours la priorité à son redressement financier. /Photo d'archiveS/REUTERS/Charles Platiau Alcatel-Lucent a tenté...
09/06/09 08:29 Alcatel-Lucent : un contrat de 500 à 600 M$ en vue ... - Challenges
Alcatel-Lucent serait proche d'un accord d'externalisation de 500 à 600 Millions de Dollars avec l'indien Reliance, qui cherche un prestataire pour la maintenance et les opérations de ses réseaux GSM et optique, selon le quotidien local 'Business...

Alcatel-Lucent

Logo de Alcatel-Lucent

Alcatel-Lucent est le nom de la société née en 2006 de la fusion entre Alcatel et Lucent Technologies. En février 2007, c'est le deuxième équipementier télécoms et réseaux au niveau mondial derrière l'américain Cisco Systems, mais devant le suédois Ericsson, et le germano-finlandais Nokia Siemens Networks .

La fusion entre les deux sociétés est effective depuis le 1er décembre 2006. L'annonce du rachat de Lucent par Alcatel avait été publiée le 2 avril 2006, cinq ans après une première tentative avortée. La répartition actionnariale étant de 60 % pour Alcatel, et de 40 % pour Lucent.

En 2007, le groupe est secoué par un conflit social majeur suite à l'annonce de suppressions d'emplois importantes.

Devant les mauvais résultats du groupe, et une fusion qualifiée d'échec, Serge Tchuruk et Patricia Russo annoncent leur départ de la tête du groupe le 29 Juillet 2008.

En haut



Thales

Thales, anciennement Thomson-CSF jusqu'en 2000, est une société d'électronique spécialisée dans l'aérospatial, la défense et les technologies de l'information. Elle est cotée à la bourse de Paris. Présent dans 50 pays et employant 68 000 collaborateurs, Thales est leader mondial des Systèmes d'information critiques sur les marchés de l'Aéronautique et de l'Espace, de la Défense et de la Sécurité.

Le groupe Thales est organisé en six divisions : Aéronautique, Naval, Solutions de Sécurité & Services , Systèmes Aériens, Spatial, Systèmes Terre & Interarmées. Le succès du groupe s'explique par sa capacité à développer des systèmes critiques multidomestiques. Fin 2007, Thales employait 61 195 salariés et a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 12,30 milliards d'euros pour un bénéfice net de 887 millions d'euros.

Le groupe, qui est devenu le numéro deux de la défense en Grande-Bretagne, coopère avec son homologue britannique BAE Systems sur le projet des deux futurs porte-avions de la Royal Navy : le HMS Queen Elizabeth et le HMS Prince of Wales, dont la mise à l'eau est prévue en 2014 et 2016.

Le groupe Thales est organisé en six divisions : Aéronautique, Naval, Solutions de Sécurité & Services , Systèmes Aériens, Spatial, Systèmes Terre & Interarmées.

Les principaux produits et services de cette division sont : des équipements aéronautiques pour avions civils et militaires, de l’électronique de mission pour avions de combat, et des systèmes aéroportés de surveillance et de mission.

Cette division conçoit et fournit : des solutions globales de sécurité aérienne.

Denis Ranque est président directeur-général de l'entreprise depuis sa création en 2000.

Le 19 novembre 2008, Dassault Aviation annonce racheter intégralement les parts que possédait Alcatel-Lucent pour un montant 1,57 milliard d'euros, devenant ainsi avec l'État l'actionnaire de référence dans le groupe. Cet accord se serait décidé durant l'été 2008, lors d'une négociation directe entre Serge Dassault et Nicolas Sarkozy.

La société Thomson-CSF est créée en 1968 de la fusion de la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF) et des activités d'électronique professionnelle de la société Thomson-Brandt. Ces deux sociétés ont elles-mêmes toutes les deux déjà une longue histoire : Thomson-Brandt est issue de la Compagnie Française Thomson-Houston. Cette société avait été créée en 1893 pour exploiter en France les brevets de la société américaine Thomson-Houston Electric Company, dans le domaine alors émergent de la production et du transport de l'électricité, brevets dus aux inventeurs éponymes Elihu Thomson et Edwin Houston. La société C.S.F., quant à elle avait été créée en 1918 et avait dès la fin de la première Guerre mondiale été l'un des pionniers des transmissions hertziennes. Avec sa filiale Société française radio-électrique SFR, absorbée en 1957, elle a joué un rôle primordial, avant la Seconde Guerre Mondiale, dans le développement de la radiodiffusion, des radiocommunications sur ondes courtes, de l'électro-acoustique et, déjà, du radar et de la télévision.

Thomson-CSF se développe dans les composants (notamment les semi-conducteurs silicium), l'imagerie médicale (avec sa filiale la CGR (Compagnie Générale de Radiologie) et revient à la commutation téléphonique, activité qu'elle avait quitté dans les années 1950.

En février 1982, le gouvernement décide de nationaliser Thomson SA. Le groupe est alors dans une situation difficile : le portefeuille d'activités, très diversifié, inclut de nombreux domaines où la taille et les parts de marché, et donc la rentabilité, sont insuffisantes, et par ailleurs l'endettement s'est fortement accru. Thomson-Csf définit son cœur de métier : électronique professionnelle et de défense, et recentre ses activités. La situation financière se redresse. L'activité de télécommunications civiles est cédée à la Compagnie Générale d'Électricité, l'imagerie médicale à General Electric, l'activité composants électroniques est fusionnée avec celle du concurrent italien pour donner naissance à la société SGS-Thomson.

De façon à faire face à la décroissance des budgets de défense en Europe, et afin de conserver sa rentabilité, Thomson-CSF fait l'acquisition de plusieurs sociétés dont les activités militaires du groupe Philips en 1989, et la prise de contrôle de Sextant Avionique. En dix ans, la contribution des filiales étrangères passe ainsi de 5 à 25% des ventes consolidées.

Le gouvernement français organise en 1998 un accord de coopération entre les sociétés Aerospatiale, Alcatel et Dassault qui prévoie, d'une part, des apports d'actifs à Thomson-CSF (société Dassault Électronique et activités d'électronique professionnelle et de défense d'Alcatel), d'autre part, le regroupement au sein de la société commune Alcatel Space des activités spatiales des sociétés Alcatel, Aérospatiale et Thomson-CSF. Thomson-CSF consolide ainsi son périmètre d'activité, ses positions concurrentielles dans la défense et l'électronique industrielle, ainsi que son implantation dans plusieurs pays européens. L'État français qui possédait 58% des actions n'en possède plus que 40%, Alcatel et Dassault Industries deviennent actionnaires.

Le développement du groupe, par croissance interne et par acquisitions, notamment le rachat en juin 2000 de la société britannique Racal Electronics modifie en profondeur le domaine d'activités du groupe, notamment les marchés civils des technologies de l'information, les télécommunications mobiles. En juillet 2000, une nouvelle organisation en trois pôles est mise en place, autour de la défense, l'aéronautique, et des technologies de l'information et des services. En décembre 2000, Thomson-CSF devient Thales.

L'affaire Zuma en Afrique du Sud intéresse deux sociétés locales représentant Thales : Thint et Thint Holding. Elles ont été inculpées le 4 novembre 2005 dans le procès pour corruption de l'ancien vice-président Jacob Zuma remercié en juin 2006. Elles ont comparu devant la justice en juillet 2006. « Un tribunal sud-africain a fixé au 25 août 2009 la date du procès pour corruption du chef du parti au pouvoir Jacob Zuma, donné favori pour accéder à la présidence du pays à l'issue des élections générales du second trimestre 2009 ».

En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP de Nice, a été mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une filiale de Thales. La direction de cette filiale a elle-même saisi la justice niçoise pour dénoncer les activités passées de ses anciens cadres qu'elle avait licenciés.

En haut



Patricia Russo

Patricia F. Russo, née le 12 juin 1952 à Trenton dans le New Jersey, était la directrice générale de la société Alcatel-Lucent.

Patricia Russo a grandi dans une famille aisée.

Elle sortit diplômée de l'université de Georgetown avec un diplôme de sciences politiques et d'histoire.

Patricia Russo rejoigint en 1973 le département ventes et marketing d'International Business Machines, aussi apellée IBM. Elle y resta huit ans, jusqu'à y occuper la position de responsable marketing.

Elle rejoignit ensuite AT&T, de 1981 à 1992, où elle occupa des fonctions dirigeantes au sein de la stratégie, du marketing, des ressources humaines et des opérations. De 1992 à 1996, elle était CEO d'AT&T's Business Communications Systems unit. De 1997 à 1999, elle était vice-présidente de la division Corporate operations.

Lorsque Patricia Russo rejoignit les rangs du géant des télécommunications AT&T, elle lanca sa spin-off appelée Lucent Technologies. Lucent se développa alors en tant que constructeur de télécommunications, et connut une forte croissance de son activité à la fin des années 1990. Lorsque le secteur des télécommunications fuy touché par la crise, dans les années 2000, Patricia Russo quitta Lucent pour devenir la numéro deux chez Eastman Kodak, en 2001. Sa carrière y fut toutefois courte ; un an plus tard elle revint à nouveau à Lucent. Après avoir été nommée présidente du conseil d'administration et CEO en 2002, elle opèra des réductions de coûts et des plans sociaux drastiques pour améliorer les comptes financiers de l'équipementier américain.

Le 2 avril 2006, il a été annoncée qu'elle serait la dirigeante exécutive de la nouvelle société regroupant Alcatel et Lucent Technologies, devenue aujourd'hui Alcatel-Lucent (Euronext Paris: ALU FR0000130007, NYSE: ALU). Depuis le 1er décembre 2006, Alcatel-Lucent était une des plus grandes entreprises au monde en termes d'effectifs et en termes de revenus, plus de $25 milliards, de surcroît dirigée par une femme.

En 2005, Patricia Russo était classée par le magazine Forbes comme la treizième femme la plus puissante dans le monde. En 2006, elle était classée par Forbes comme la femme la plus puissante du monde, États-Unis exceptés, devant Anne Lauvergeon présidente du directoire d'Areva. Elle bénéficiait alors du salaire le plus élevé parmi les dirigeants du CAC 40.

En mai 2008, un article du journal Le Monde révèle une indemnité potentielle de départ de l'entreprise Alcatel-Lucent, de six millions d'euros, soit 3,3 fois la rémunération de Patricia Russo en 2007, bien qu'au cours de cet exercice, Alcatel-Lucent eut perdu 3,5 milliards d'euro et annoncé 16 500 suppressions d'emplois dans le monde.

Selon le cabinet de conseil Proxinvest, en dépit de performances financières très mauvaises d'Alcatel-Lucent, Patricia Russo aurait perçu en 2007 un salaire de 1,83 million d'euros, dont 1,2 million de part fixe et 635 000 euros de part variable, ou bonus. Son bonus "cible", ou maximum, s'établissait à 1,8 million d'euros. En d'autres termes, selonAlcatel-Lucent, tous avantages inclus, la rémunération totale de Patricia Russo s'établirait aux alentours de six millions d'euros. L'indemnité de départ réclamée par Mme Russo, dont le mandat expirait en 2010, fut présentée comme un héritage de Lucent. Ce parachute doré suscita l'émoi du monde des affaires en France. Ce présent injustifié fit une triste impression à une époque où la moralisation des pratiques et la plus grande "frugalité" des rémunérations des dirigeants était à l'ordre du jour. Patricia Russo démissionna en la fin d'année 2008. La nouvelle fut officialisée le 29 juillet 2008, à l'occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre 2008.

En haut



Calais

Statue des bourgeois de Calais par Rodin.

Calais (en néerlandais : Kales, en flamand occidental : Cales) est une commune française. Sous-préfecture du département du Pas-de-Calais dans la région Nord-Pas-de-Calais. Les habitants de Calais sont appelés les Calaisiens.

Calais est située sur le pas de Calais qui marque la limite entre la Manche et la mer du Nord.

Bénéficiant depuis très longtemps d'une situation privilégiée, comme port(e) vers l'Angleterre, elle fut protégée par de nombreux forts au cœur de la ville même et dans les environs immédiats, au Nord et à l'Ouest. Elle draine aujourd'hui l'activité des réseaux ferroviaires et autoroutiers. Dans l'alignement de l'autoroute venant d'Arras, de Lens, Béthune et Saint-Omer, elle voisine le point d'embarquement trans-Manche (à Coquelles, au sud-ouest), mis en service depuis le percement du tunnel.

En 1885 Calais a absorbé Saint-Pierre-lès-Calais qui comptait 33 290 habitants en 1881.

Ces 74 888 habitants (en 2006) font de Calais la 1ére ville du Pas de Calais.

Calesium en latin, ou Kaleis en vieux français était un village de pêcheurs et de marins, attesté dès le VIIIe siècle. Le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne. D'autres auteurs citent des titres mentionnant Calesium à partir du IXe siècle mais sans les mentionner. En 997, Baudouin VI fait améliorer le port en le faisant défendre par deux grosses tours (qui semblaient déjà exister puisqu'attribuées à Caligula, l'une située au milieu des sables au nord de la ville, et l'autre protégeant l'embouchure de la rivière de Guignes, alimentée par le marais de Guînes à l'époque situé sur le littoral qui était plus en arrière des terres qu'aujourd'hui (Cf Transgression maritime dite « Dunkerke II ») En 1224, Philippe Hurepel (aussi dit Philippe de France), comte de Boulogne et fils de Philippe Auguste, fait fortifier la ville, « d'un mur flanqué de petites tours de distance en distance » signe de l'importance stratégique de cette dernière. Trois ans après, il y fait élever un « vaste donjon », qui sera démoli en 1560 pour être remplacé par une citadelle.

Lors de la guerre de Cent Ans, le roi Édouard III d'Angleterre, issu de la maison angevine des Plantagenêts, revendiquait la couronne de France. Après avoir remporté la victoire à la bataille de Crécy-en-Ponthieu en 1346, recherchant une ville portuaire qui serait la clef pour le débarquement de ses troupes en France, il se pressa d’aller faire le siège de Calais et commença, le 4 septembre 1346, l’investissement de la place pour un siège qui devait durer onze mois. Début septembre 1346, la ville protégée par les marais qui l'entourent et qui sont envahis par les eaux à chaque marée, était défendue par une garnison placée sous le commandement d’un chevalier originaire de Bourgogne, Jean de Vienne secondé par un certain nombre de chevaliers d’Artois dont Jean Froissart nous a transmis les noms : Ernoulz d’Audrehem, Jehans de Surie (ou, de Sury), Baudouins de Belleborne (ou, de Bellebrune), Joffroy de le Motte, Pépin de Were (ou, de Wiere, ou, de Werie), auxquels la chronique normande ajoute les sires de Beaulo, de Grigny. Voyant l’armée anglaise définitivement établie (pour un siège au finish), Jean de Vienne, craignant avec raison d’être contraint par la famine à se rendre, résolut de se défaire de bouches inutiles et d’expulser de la ville les personnes dépourvues de biens et de provisions (entre 500 et 1700 personnes selon les chroniqueurs)… Il y eut peu de bataille sur terre autour de Calais, mais en mer, le roi anglais fit placer 25 bateaux devant Calais… Des navires génois, au service de la France, réussirent cependant à forcer le blocus, ainsi que des navires normands et des marins d’Abbeville, pour ravitailler Calais et ses assiégés… Le roi Édouard III résolut de bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles de toute nature et à partir de juin 1347, il fut impossible pour les Français de ravitailler Calais… En désespoir de cause, le capitaine Jean de Vienne écrivit une lettre au roi de France, Philippe VI de Valois, lui demandant de venir lui porter secours « …la garnison n’avait d’autres alternatives que de tenter une sortie désespérée : nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que de nous manger l’un l’autre !.. ». Cette lettre transmise par l’intermédiaire d’un bateau génois fut interceptée par la marine anglaise et ne parvint donc jamais à Philippe VI. Le 27 juin 1347, l’armée française parut néanmoins à hauteur de Sangatte. Des Flamands et des Teutons se portèrent du côté anglais, et des Hennuyers du côté français. Deux légats du pape furent expédiés à Calais et une trêve de trois jours fut conclue. Le blocage de tous les passages menant à Calais par les Anglais empêchant le roi de France d’intervenir, Jean de Vienne, pressé par la population de Calais assiégée depuis onze mois, demanda alors à parlementer avec le roi anglais sur la reddition de Calais à condition d’épargner la population et la garnison. Furieux de la résistance de Calais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais il accepta néanmoins, aux termes de cette négociation, de l’épargner à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus : ce furent Eustache de Saint Pierre, Jehan d’Aire, Jacques de Wissant et son frère Pierre, Jean de Fiennes, et Andrieux d’Andres. À leur arrivée auprès d’Édouard III, ces six bourgeois de Calais furent toutefois épargnés grâce à l’intervention de l’épouse du roi anglais, Philippa de Hainaut, qui, fondant en larmes, implora son mari de les épargner. Édouard III accepta encore de faire grâce, mais exila tous les Calaisiens qui lui ne faisaient pas serment d’allégeance pour les remplacer par des citoyens anglais. Face à l'hôtel de ville de Calais, l’original des neuf copies du monument exécuté par Auguste Rodin, les Bourgeois de Calais, est érigé en commémoration de cet évènement.

La ville fut occupée par les Anglais, fin août 1347, et le roi rembarqua pour l’Angleterre, laissant des troupes à la garde de Calais sous les ordres de Jean de Montgomery au service du roi anglais, avec les chevaliers français prisonniers – parmi lesquels les précités Jehan de Vienne, Jehan de Sury et Ernoul d'Audrehem. Philippe VI racheta ces nobles prisonniers lorsqu’ils furent mis à rançon en 1348 après être demeurés six mois en Angleterre. Pendant trois ans, à partir de 1347, Édouard III étant satisfait de maintenir Calais, des trêves furent conclues entre la France et l’Angleterre. La charte municipale de Calais précédemment accordée par la comtesse d’Artois fut confirmée la même année par Édouard. En 1360, le traité de Brétigny soumit Guînes, Marck et Calais - collectivement dénommés « Pale of Calais » ( «Calaisis» en Français ) - à la domination anglaise à perpétuité, mais cette soumission fut informelle et n’a été appliquée qu’en partie. En 1363, Calais devient port douanier. Devenue division administrative parlementaire, elle envoie, à partir de 1372, des représentants à la Chambre des Communes du Parlement d'Angleterre gardant toutefois un lien avec la France en continuant de faire partie du diocèse ecclésiastique de Thérouanne. Pendant ces années, Calais fut considérée comme faisant partie intégrante du royaume d’Angleterre. Au-dessus de la porte principale, une inscription (When shall the Frenchmen Calais win When iron and lead like cork shall swim) proclamait qu’elle ne serait française que lorsque le fer et le plomb flotteraient comme le liège. La grande importance de Calais comme lieu d’accès au commerce de l’étain, du plomb, du tissu et des laines – de loin, l’élément le plus important – lui vaut d’être qualifiée de « joyau le plus brillant de la couronne anglaise ». Ses recettes douanières s’élevaient parfois à un tiers du revenu du gouvernement anglais. Sur une population d’environ 12 000 habitants, 5 400 étaient liés au commerce de la laine. Le gouvernorat de Calais était une charge publique lucrative fort prisée ; ainsi, Richard Whittington fut simultanément seigneur-maire de Londres et de Calais en 1407.

Entre juin et juillet 1436, fut mené un nouveau siège de Calais par Philippe le Bon duc de Bourgogne avec les flamands, contre les anglais. Précédemment, en 1435, une rencontre fut proposée à Arras entre bourguignons, français et anglais en vue de faire cesser les hostilités : les anglais refusèrent cependant de participer aux négociations. Le roi Charles VII de France et Philippe le Bon duc de Bourgogne conclurent une alliance commune défensive (Le traité de paix d'Arras – 21 septembre 1435) ce qui mécontenta les anglais. En réaction, la population de Londres fut « autorisée » à piller les maisons des hollandais, flamands et picards (tous sujets bourguignons) établis dans la capitale anglo-saxonne. Les anglais avaient même courus sur les terres du duc et il y avait eu un combat dans le Boulonnais entre 2.000 anglais et 1.500 flamands menés par Jean de Croÿ, où ce seigneur avait été défait. Les flamands irrités contre l’Angleterre qui maltraitait leurs marchands se soulevèrent et le duc de Bourgogne, furieux d’apprendre que ses ambassadeurs avaient été malmenés à Londres, déclara dès lors, la guerre à l'Angleterre : il prit quelques possessions anglaises telles, le château d’Oye dont il fit pendre une partie de la garnison, Sangatte, Vaucliguen et diverses autres forteresses des environs. Puis, il vint faire le siège de Calais en juin 1436 (qui était une possession anglaise à cette époque) avec des milices flamandes (des gantois au nombre de 17.000 hommes d’armes et d’autres villes flamandes à proportion) ainsi qu’avec des troupes levées en Picardie et en Bourgogne et un grand nombre de ribauldequins, portans canons, coulevrines, arbalestres, et plusieurs aultres gros engins : environ 30.000 hommes aux ordres de Philippe le Bon se trouvèrent ainsi devant la ville de Calais. Le duc de Bourgogne ordonna aussi, au seigneur de Croÿ d’aller de son côté, faire le siège de Guînes aux mains des anglais. Les milices flamandes, qui avaient pris le siège de Calais à cœur, en faisaient une croisade populaire en y allant en corps de peuple, bannières par bannières, apportant avec eux quantité de bagages, meubles et, jusqu’à leurs coqs comme pour indiquer qu’ils y élisaient domicile jusqu’à la prise de la place. Après quelques temps, les assaillants flamands mirent cependant peu de zèle à continuer le siège, car la ville était trop bien pourvue en hommes d’armes anglais, en armes, en munitions et en vivres pour soutenir des assauts à longs termes. Les flamands, ennuyés par la lenteur du siège, alléguèrent pour excuses qu’ils n’étaient pas soutenus par d’autres sujets du duc, ni soutenus en mer par les Hollandais (la flotte menée par Jean de Hornes, sénéchal de Brabant, ne put bloquer le port de Calais au moyen de 5 à 6 gros vaisseaux), ni soutenus sur terre par la noblesse wallonne et, reprochant même au duc d'en faire une affaire trop personnelle (Le duc de Bourgogne avait accepté précédemment le défi, proposé par l’intermédiaire d’un héraut anglais, d’une prochaine bataille contre 10.000 anglais menés par le duke of Gloucester dont les troupes se mettaient en marche.) Philippe le Bon, devant la débandade des milices flamandes inconstantes et turbulentes, ne put retenir celles-ci et fut forcer de faire lever le siège en juillet 1346. Il fit stopper également le siège de Guînes et s’en retourna dans ses États, outré de l’indocilité de ses sujets et n’ayant pas même eu l’occasion de combattre les troupes du duke of Gloucester arrivées en renfort aux assiégés de Calais quelques jours plus tard après la levée du siège.

Lord Wentworth, gouverneur de la ville et les habitants anglais de Calais et de Guînes furent alors renvoyés en Angleterre et le Calaisis fut renommé « Pays reconquis » pour commémorer le rétablissement de la domination française. En 1740 on reconstruit l'hôtel de ville qui datait de 1231. En 1595 ou 1596, Calais fut, lors d’une invasion montée par la ligue à partir des Pays-Bas espagnols voisins, capturée par les Espagnols, mais l’Espagne la rendit en 1598 à la France selon les termes du traité de Vervins.

Calais « place de guerre de 1ère classe » fut à nouveau sur les lignes de front, lors du lors des guerres napoléoniennes opposant la France au Royaume-Uni. Après la révolution française elle possédait une « école d'Hydrographie ». En 1805, il a accueilli l’armée de Napoléon et la flotte d’invasion pour son invasion avortée de la Grande-Bretagne.

Lors de la Première Guerre mondiale, Calais sera la première ville française à subir une attaque de dirigeables. Le 23 février 1915, le zeppelin ZX survole la ville de nuit. À 4 h 20, une dizaine d’explosions réveille les Calaisiens, la gare des Fontinettes et les voies ferrées sont visées mais elles ne subissent que de légers dégâts. Toutefois, au 8 de la rue Dognin, il y a cinq morts. Un couvre-feu est établi, mais un autre raid du zeppelin ZX II a lieu le 18 mars 1915, frappant le Fort-Nieulay, les voies de chemin de fer, le boulevard Gambetta ainsi que la cathédrale Notre-Dame dont les vitraux sont pulvérisés. Un troisième raid suit, le 17 mai 1915, lorsqu’un autre zeppelin lâche ses bombes sur le Fort Nieulay, faisant des victimes. Il est cependant atteint par les avions et regagne péniblement sa base de Maubeuge. D’autres raids suivront le 28 juillet 1915, le 22 septembre 1916 et le dernier le 17 février 1917.

Après l’invasion de la France par les forces allemandes, la région fut administrativement rattachée par le Reich à la Belgique. À la fin de la guerre, craignant un débarquement des forces alliées à proximité, ils avaient instauré une zone interdite autour du port. On trouve encore aujourd’hui, à proximité de l’hôtel de ville, un vestige du mur délimitant cette zone.

En février 1945, alors que la ville est déjà libérée « par les Canadiens », Calais va subir un tragique bombardement dû à une erreur d'appréciation des Britanniques pensant survoler… Dunkerque ! L’incendie de la vieille ville, qui en résulta, détruisit une grande partie de son passé. On dénombra 106 morts parmi les civils.

Calais, dont le toponyme est étroitement associé au nom de son département, n’occupa, jusqu’au 9 janvier 1962, que le modeste rang de chef-lieu de canton. La sous-préfecture de Calais devient opérante le 10 janvier.

Blasonnement : de gueules à l’écusson d’azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or et accosté de deux croix de Lorraine d’argent, et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.

Boulevard des Alliés, vue sur le phare au coucher du soleil.

Le port de Calais est le premier port câblier d’Europe. Les câbles sous-marins pour le transport d'énergie ou les fibres optiques pour les télécommunications sont fabriqués à Calais par l'usine d'Alcatel-Lucent Submarine Networks, filiale d'Alcatel-Lucent.

Au plan économique le port représente en activités directes et induites plus du tiers de l'activité économique de l'agglomération calaisienne.

Calais est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Calais. Elle gère le port de Calais ainsi que l'aéroport (aérodrome Louis Blériot).

Géographiquement le tunnel sous la Manche débouche dans la ville de Coquelles, très proche de Calais.

Calais est connu pour "la dentelle de Calais", que l'on trouve dans la haute couture.

En 2015, le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais.

Le coût du projet, pris en charge par la région, est de environ 400 millions d’euros.

Le trafic fret a triplé ces 2 dernières décennies. Les prévisions dans le domaine pour les années et décennies à venir sont plus qu’optimistes. En 2007 plus de 41,5 millions de tonnes de trafic sont passées par Calais qui, par la même occasion s'est hissé au quatrième rang des ports Français. Le port de Douvres, l’équivalent de Calais de l'autre côté de la Manche, a déjà entrepris son agrandissement qui devrait être achevé d'ici 2012.

Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à cette augmentation du fret.Les compagnies SeaFrance et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, le plus long ferries naviguant entre Calais et Douvres est le SeaFrance Molière (203 mètres).

Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, commerce et de type RO RO en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce afin de compléter l’activité transmanche (presque la principale activité portuaire calaisienne actuelle).

Les débuts des travaux devraient être pour 2010.

La question du devenir du bassin ouest, qui accueille les bateaux de plaisance, est posée. Cet espace pourrait par exemple se transformer en un centre touristique grâce à son agrandissement et le développement de son potentiel urbain.

Un timbre postal, d'une valeur de 0,85 franc, représentant la ville a été émis le 9 octobre 1961.

Un autre timbre d'une valeur de 0,46€ montrant des monuments de la ville a été émis en 2001.

En haut



Caisse des dépôts et consignations

Logo de Caisse des dépôts et consignations

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est une institution financière publique française créée en 1816. Placée sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles. Sa devise est « Foi publique ».

La Caisse des Dépôts est créée par la loi du 28 avril 1816 pour rétablir la confiance dans les finances publiques, après les désordres du Premier Empire. Grâce à son statut d’autonomie, elle peut gérer des fonds privés indépendamment du budget de l’Etat et assurer ainsi la protection de l’épargne. Dès 1816, elle gère les consignations et les retraites des fonctionnaires et investit les fonds confiés à sa gestion.

La Caisse des dépôts et consignations est régie par les articles L. 518-2 et suivants du code monétaire et financier, revus en 2008 par la loi de modernisation de l'économie. C'est une personne morale de droit public sui generis. Elle est placée sous le contrôle d'une commission de surveillance qui comprend des représentants du Parlement, du Conseil d'État, de la Cour des comptes, de la Banque de France, de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et du directeur général du Trésor et de la Politique économique.

L'administration de la Caisse est confiée à un directeur général nommé pour cinq ans et à un caissier général. Dans les départements, elle s'appuye sur le réseau des comptables du Trésor. La Caisse des dépôts emploie à la fois des fonctionnaires et des personnels soumis au droit privé. Elle est soumise au contrôle de la Cour des comptes.

Le siège de la Caisse des dépôts est situé au 56, rue de Lille (Hôtel de Belle-Isle, à côté du Musée d'Orsay). Certains de ses services sont installés à Paris Rive Gauche, entre le quai d'Austerlitz et l'Avenue de France, Arcueil, Bordeaux et Angers. Mais La caisse des dépôts et consignations est également présente en région: Marseille (Nice et Montpellier, antennes dépendant de Marseille), Toulouse, Dijon, Ajaccio (Bastia) pour ne citer qu'elles.

Les missions de la CDC sont aujourd'hui décrites aux articles L. 518-2 et suivants du code monétaire et financier.

Informatique CDC (ICDC) : Créé en 1959 par la Caisse des dépôts, Informatique CDC est un groupement d'intérêt économique (GIE) dont les principaux membres sont la Caisse des dépôts (40 %), CNCE (30%) et CNP Assurances (30%).

Le directeur général Mayer avait fait de cette dimension de l'action de la CDC l'un des axes forts de sa stratégie, il avait en particulier décidé de faire nommer des directeurs de son établissement au conseil d'administration des grandes entreprises du CAC 40. C'est ainsi que ses collaborateurs ont eu des rôles importants au conseil d'administration de grands groupes : Dominique Marcel, administrateur d'Accor ou de Dexia, Etienne Bertier administrateur du Club Med, Jérôme Gallot chez Schneider ou Jean Sebeyran aux caisses d'Epargne. En tant qu'investisseur institutionel la CDC est présente dans le capital de nombreuses entreprises: Alcatel-Lucent (2%), Accor (8,6%), PSA Peugeot Citroën (3%), EADS (2,5%), Schneider Electric (4,4%), Danone (3,6%), Dexia (8,9%), Michelin, Suez (groupe) (2,8%), Areva (3,6%), Saint-Gobain (3%), Valeo (6,5%), Société générale (2%),Eiffage (19.4%) ... elle participe aussi au capital de Quick, Nexity, Cegelec... au travers de CDC Capital Investissement.

Profitant du départ de l'espagnol Sacyr après l'échec du raid boursier contre Eiffage, la CDC reprend une partie des titres vendus par la société espagnole et atteint désormais 19,46 % du groupe de BTP français Eiffage.

En haut



Erwan Baynaud

Erwan Baynaud, né le 29 juin 1983, a été acteur de cinéma et de télévision étant jeune. Il est actuellement ingénieur de recherche aux Bell Labs (Alcatel-Lucent).

En haut



Source : Wikipedia