Albi

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Posté par marvin 25/02/2009 @ 20:06

Tags : albi, tarn, midi-pyrénées, france

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HBC Albi

Logo du HBC Albi

Le Handball club albigeois est le club de handball d'Albi (localisé dans le Tarn qui se trouve dans la région Midi-Pyrénées), créé le 30 octobre 1969. Il connut son apogée en 1986, en jouant dans le championnat de la N3. Il est descendu en pré-nationale et alterne entre la régionale et la pré-nationale. On peut cependant remarquer que la vie de ce club reste exemplaire autant dans la victoire que dans la défaite.

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Albi

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Albi est une commune française, située dans le sud de la France, préfecture du département du Tarn en région Midi-Pyrénées. Archevêché.

Ses 51 199 habitants (92 927 pour l'agglomération) sont appelés les Albigeois et Albigeoises. La banlieue s'étend vers Arthès et St-Juéry. Albi est surnommée la ville rouge du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre ancien.

Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son Palais de la Berbie, ancien palais des archevèques d'Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant une très importante collection d'œuvres du peintre post-impressionniste. Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIIe siècle de la part de l'Église catholique connue sous le nom de Croisade des Albigeois.

Albi se situe sur le Tarn près des vignobles de Gaillac, du plateau cordais et de la forêt de la Grésigne. La commune est située au centre du département du Tarn entre le bassin aquitain et le Massif Central. La géologie du département présente l'aspect d'un amphithéâtre de plateaux et de collines inclinés vers le sud-ouest. À l'est d'Albi, les premiers plateaux de faible altitude forment les contreforts des Causses. Au sud-est, quelques moyennes montagnes, atteignant les 1300 m d'altitude, forment une barrière : monts de Lacaune, mont du Sidobre et la montagne Noire. Au nord d'Albi, existe un plateau de basse altitude appelé le Ségala.

Sa superficie est 4 226 ha et son altitude moyenne est de 170 m. Albi est situé à 50 minutes en voiture de Toulouse, moins de 3 heures des Pyrénées et moins de 2 heures de la mer Méditerranée. Les villes les plus proches sont : Castres, Toulouse, Mazamet, Graulhet, Lavaur, Gaillac, Montauban, Rodez et Carmaux.

La rivière du Tarn traverse la ville d'Albi. C'est le troisième affluent de la Garonne après la Dordogne et le Lot. Il prend sa source au mont Lozère, traverse les gorges du Tarn puis atteint Albi par l'est. Le Tarn forme une grande boucle séparant en deux la ville. Le centre historique se situant sur la rive gauche de la rivière. Elle traverse la ville aux pieds des remparts et continue sa course vers le sud-ouest pour se jeter dans la Garonne. La rivière est navigable depuis la Garonne. Elle permettait d'assurer le commerce du vin de Gaillac, du chanvre et du pastel grâce à des gabarres à fond plat. Le Tarn a longtemps été un élément important de l'industrie albigeoise grâce à la puissance et à la régularité de son débit.

La vallée du Tarn où se trouve Albi correspond aux terrains sédimentaires du bassin aquitain déposés dans le golfe de l'Albigeois et du Castrais. On y retrouve de la molasse datant du Quaternaire déposée sur des terrasses creusées par le Tarn et sensible à l'érosion. Autour d'Albi, les plateaux formant le Causse d'Albi ou de Carmaux fait de calcaire pauvre.

La ville bénéficie d'un climat tempéré doux en automne, avec des printemps le plus souvent doux et humides et des étés chauds et secs. La température moyenne annuelle est de 15,3 °C, l'ensoleillement moyen annuel est 2 300 heures environ ce qui offre à la ville un climat méridional particulièrement agréable et les précipitations moyennes annuelles sont de 70 jours. Les extrêmes ont été enregistrés à -20,4 °C le 16 janvier 1985 et à 40,8 °C le 12 août 2003. Le brouillard est souvent présent le long de la vallée du Tarn. La commune est peu touchée par les vents avec 25 jours de vent en moyenne par an. Le vent d'Autan touche particulièrement le département du Tarn mais il est peu présent à Albi contrairement à Castres et dans le Sidobre où le vent souffle 50 jours par an et jusqu'à 90 jours sur le causse de Labruguière.

Albi est située sur l'axe de communication entre Toulouse et Rodez. L'autoroute 68 permet d'accéder à Albi au sud-ouest depuis Toulouse. Elle se transforme en route nationale 88 à l'approche d'Albi. Cette même route nationale 88 continue au nord-est jusqu'à Rodez en Aveyron et Lyon . Le réseau principal est aussi complété par la route départementale 612 qui permet d'accéder au sud-est à Castres puis à Carcassonne via Mazamet. Sur le réseau secondaire, la départementale 999 part à l'est en direction de Millau en traversant le parc naturel régional des Grands Causses. Au nord-ouest, la route départementale 600 rejoint Cordes-sur-Ciel puis Saint-Antonin-Noble-Val et enfin Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Albi est située à 789 km de Paris, 390 km de Barcelone et 290 km de Gérone.

Albi possède deux gares ferroviaires : Albi Ville (la plus grande) et Albi Madeleine . La ligne principale est la ligne de chemin de fer Toulouse-Rodez qui passe aussi à Carmaux. Plusieurs lignes secondaires sont aujourd'hui fermées. C'est le cas de la ligne de chemin de fer Tournemire-Albi qui ne fut jamais terminée. La partie Albi-Saint-Juéry est ouverte en 1899 et fermée le 12 février 2001. Albi était aussi reliée par les chemins de fer à Castelnaudary entre 1865 et 1987 et gérés au début par la compagnie des chemins de fer du Midi.

Albi possède un réseau de transport urbain appelé « Albibus ».

Et aussi concerné Le Futur Projet de Tramway d'Albi.

Le site sur lequel est implantée la ville se trouve sur un promontoire creusé par la rivière du Tarn.

Albi est délimitée par douze quartiers formés en tenant compte du sentiment d’appartenance exprimé par les habitants, de l’histoire d’Albi et de caractéristiques urbaines et géographiques. Au nord se trouvent les quartiers Le Breuil-Mazicou, Madeleine et Cantepau, au sud, Rayssac-Veyrières-Ranteil et le Lude-Bellevue, au centre, le Grand-Centre, à l'ouest, les quartiers Ouest, Pointe de Marre, et à l'est, la Piscine et la Plaine du Gô, la Renaudié, la Viscose, Lapanouse-Saint-Martin, Jarlard-Le Peyroulié et le Marranel-Le Roc.

Albi comptait 24 472 logements en 1999 pour 46 500 habitants soit environ 2,1 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 65 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 26 % du parc.

89,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 57,2 % en maisons individuelles et à 42,8 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région). Albi possède donc beaucoup de logements collectifs. 48,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 47,5 % qui ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)'.

À noter qu’avec 3 083 logements HLM soit 14,1 % du parc en 1999 (8,5 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8,4 % du parc contre seulement 7,5 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (60,4 %), ou 3 pièces (18,4 %), puis 2 pièces (11,9 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 9,4 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements'. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 94,6 % ont le chauffage central et 64,3 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80 % et 66,6 % pour la région).

Au début du XXIe siècle, la ville connaît un vaste chantier d'embellissement. De nombreux lieux publics et de nombreuses rues ont été réhabilités et rénovés dans le respect architectural de la ville. Ainsi, la ville a investi dans un nouvel espace culturel avec la médiathèque Pierre Amalric. La place du Vigan au cœur du centre-ville a été rénovée et est désormais totalement piétonne. Le marché couvert a été rénové afin de devenir un lieu d'échange et de communication. Enfin, la place Sainte-Cécile a été entièrement repensée pour le public.

Le périphérique d'Albi est en cours de doublement. Il contourne l'est de la ville par l'axe majeur menant à Toulouse au sud et à Rodez au nord. Depuis février 2007, les travaux ont permis l'aménagement des ponts de la rocade et la mise en place de murs anti-bruits. Le sud de la rocade, la voie express Albi-Marssac, a été aménagée pour rejoindre l'autoroute A68 vers Toulouse. Seul l'échangeur de Terssac est encore en travaux. La fin des travaux est prévue pour le début de l'année 2009.

La création d'un centre commercial de 10 hectares nommé les « Portes d'Albi » dans le quartier de Fonlabour au bord de la rocade avec de nombreuses enseignes et plusieurs centaines d'emplois à la clé est prévu pour la fin de l'année 2009. La construction sera dite écologique avec des panneaux solaires et des récupérateurs de pluie.

Le nom d'Albi aurait deux origines. L'une viendrait de Alp qui est un préfixe qui désigne un lieu escarpé ou un oppidum, tandis que l'autre origine serait Albius qui était le nom d'un notable romain qui vivait à Albi à l'époque romaine. Une autre hypothèse est alba (blanc en latin) des falaises calcaires entourant la ville. On note aussi l'orthographe (vieillie) d'Alby.

La ville d'Albi est une ville antique dont l'histoire est riche. D'abord fief des seigneurs Trencavel au Moyen-Âge puis du catharisme, elle devient une cité épiscopale dès le XIIIe siècle. C'est durant la Renaissance que la ville s'enrichit grâce à la culture du pastel. Plusieurs hôtels particuliers restent les témoins de cette époque. À la Révolution française, les biens du Clergé sont vendus et les différents bâtiments deviennent des centres administratifs. Le XIXe siècle est marqué par l'essor de l'industrie avec la verrerie et la chapellerie ainsi que l'extraction de la houille près de Carmaux.

Les premiers hommes s'installent sur les bords du Tarn attirés par l'eau et par l'abondance de galets. Ils laissent derrière eux de nombreuses pierres taillées comme des bifaces, des racloirs ou des choppers. Puis des restes d'objets en bronze puis en fer sont retrouvés dans les environs d'Albi. Un atelier de fondeur est découvert près de l'oppidum naturel du Castelviel. Le Tarn est navigable à partir d'Albi d'où l'installation des premiers hommes dans cette région. De plus, le site est proche de vallées fertiles et de richesses minières exploitables. Durant la seconde moitié du IVe siècle avant J.-C., les Ruthènes, des Gaulois, créent un large domaine correspondant aux futurs diocèses d'Albi et de Rodez.

En 120 avant notre ère, la région est envahie par les Romains, mais la romanisation est faible et Albi conserve son caractère de petite cité gauloise. Le port d'Albi devient un lieu d'échange et de transit de nombreuses marchandises et de voyageurs. L'agriculture reste tout de même l'activité économique majeure de la cité. Le premier évêque d'Albi est Diogène vers 405 et la première mention de Civitas albigensium date de 406.

En 418, les Wisigoths envahissent la région et en prennent le contrôle, puis les Francs s'en emparent en 507. Le duc Didier la soumet de façon temporaire à la tutelle de Chilpéric Ier, le roi de Neustrie. Rapidement, le royaume des Francs récupère l'Albigeois sous la gouvernance de Clotaire II. En juillet 666, un grand incendie ravage la ville.

Durant le Moyen Âge, la ville est un oppidum ceint de murailles. Au Xe siècle, le premier pont sur le Tarn est construit à Albi. Il s'agit de l'actuel Pont-Vieux. Ce pont permet le développement de la ville sur les deux rives du Tarn. Vers l'An Mil, Albi entre dans le fief de la famille Trencavel, les seigneurs d'Ambialet. La ville est pourtant fief ecclésiastique, mais comme un Trencavel était toujours évêque, la famille en use comme de son bien.

Aux XIIe et XIIIe siècles, Albi est un centre du mouvement religieux cathare ; une controverse qui s'y tient donne d'ailleurs aux Cathares le surnom d'Albigeois (ceux qui défendent la doctrine défendue à Albi). L'hérésie progresse rapidement et les diverses missions et prédications des prêtres de l'Église catholique n'empêchent pas son essor. Le catharisme est violemment réprimé lors de la croisade contre les Albigeois. Albi passe pourtant dans le camp catholique sans résistance ; le vicomte de Carcassonne, Raimond-Roger Trencavel, perd son fief en 1209 lors de la prise de Carcassonne. Par la suite la construction du palais épiscopal fortifié de la Berbie et de l'imposante cathédrale Sainte-Cécile ancre la ville dans le giron de l'Église. Les évêques veulent marquer le pouvoir de l'Église grâce à ces nouveaux bâtiments. La ville est aussi un important centre culturel connu pour son scriptorium. Il permet de copier des textes et des livres de la vie liturgique.

Au XIVe siècle, la structure de la ville se transforme de façon importante. Elle se divise en six quartiers, ou « gaches » entourés de murailles. Le Pont-Vieux est fortifié à la fois du côté du faubourg et de la ville, avec un pont-levis à chaque extrémité. Il est surmonté de maisons avec en son centre une chapelle dédiée à la Vierge. La Plassa est le cœur de la cité située au pied de la cathédrale. Dans les faubourgs se trouvent les moulins et les tanneries.

L'époque de la Renaissance est marquée par la prospérité grâce à la culture du pastel. La région est un véritable pays de cocagne. De nombreux bourgeois deviennent rapidement riches et influents dans la vie de la ville. C'est l'époque de la construction de nombreuses demeures et hôtels particuliers encore visibles de nos jours dans les rues d'Albi. La maison Enjalbert, l'hôtel Gorsse et l'hôtel de Reynès sont de bons exemples de l'architecture de cette période. Elle se caractérise par l'utilisation exclusive de la brique pour les murs et de la pierre pour les encorbellements et les entourages de portes et fenêtres.

En 1474, Louis d'Amboise est nommé évêque d'Albi. Il a été auparavant ambassadeur de France à Rome puis conseiller du roi Louis XI et Lieutenant général de la province du Languedoc. Il est à l'origine de l'installation de Neumeister, un maître-imprimeur originaire de Mayenne et collaborateur de Gutenberg. C'est l'un des premiers ateliers d'imprimeurs de France après celui de Paris et Lyon.

Au XVIe siècle, de nouveaux troubles apparaissent et avec l'arrivée du calvinisme en France vers 1540. Le 25 février 1560, Albi organise une grande procession expiatoire et la régente Catherine de Médicis nomme au siège épiscopal son cousin Laurent Strozzi. Il est chargé de défendre la ville contre les protestants. Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572 à Paris) se répète à Albi le 5 octobre, et donne lieu à des règlements de compte. Albi adhère à la fronde politique de la Sainte Ligue. En 1593, les États de la Ligue ont lieu en présence du duc de Joyeuse. Le Palais de Berbie devient une place forte armée jusqu'en 1598, date à laquelle la Ligue disparaît avec la nomination de Henry IV comme roi de France.

Le XVIIe siècle est une période de déclin économique pour Albi et sa région. Le pastel est en perte de vitesse et la ville recherche de nouveaux débouchés économiques. La verrerie, la tannerie et le tissage sont des activités importantes mais la ville n'arrive pas à revenir au niveau de prospérité passée. Plusieurs briqueteries se sont installées en périphérie et fournissent le matériau de construction de la ville. Le contexte économique à la veille de la Révolution française en 1789 est particulièrement difficile.

À la Révolution, Albi perd un temps son rôle moteur au profit de Castres devenu le chef-lieu du nouveau département du Tarn en 1790. Mais les républicains jugent Castres peu sûre et la fuient pour se réfugier à Albi. La ville devient chef-lieu en 1797, après cette brève période d'hégémonie castraise. Les biens du clergé sont vendus et le couvent des Carmes devient l'actuel palais de justice et celui des Cordeliers est transformé en prison. Le Palais de Berbie devient le siège de l'administration départementale jusqu'en 1823. En 1794, les archives du clergé sont brûlées sur la place du Vigan.

Au XVIIIe siècle, le marquis de Solages, seigneur de Carmaux, tente l'une des premières extractions industrielles de charbon en France. Il obtient l'autorisation de construire une ligne de chemin de fer hippomobile jusqu'à Albi. Ainsi naît le faubourg de la Madeleine.

Le chemin de fer arrive à Albi en 1864. Un deuxième pont, l'actuel Pont Neuf, est construit sur le Tarn ainsi qu'un viaduc pour le train. La métallurgie s'implante au Saut du Tarn entraînant l'apparition de fonderies spécialisées. Mais l'activité la plus connue est la verrerie, fondée en 1896 en coopérative ouvrière grâce à l'aide de Jean Jaurès. La chapellerie est aussi une industrie importante d'Albi, la plaçant parmi les premières de France au XIXe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subissent un épisode du Régime de Vichy, avec la création d'un Centre de rassemblement des étrangers. Peu avant la Libération, une colonne allemande tenta de passer le Tarn, en venant de la Madeleine. Des résistants locaux et étrangers (beaucoup de Polonais et d'Espagnols) livrent un combat acharné sur le Pont-Neuf avant de devoir décrocher. Un monument aux morts rappelle toujours leur action.

Des unités militaires ont stationné à Albi: le 143e Régiment d'Infanterie en 1906.

De nos jours, Albi est un pôle d'innovation prometteur avec l'école des mines d'Albi-Carmaux (recherches sur l'énergie solaire, les voitures et les carburants propres). La ville met en avant ses atouts naturels (climat agréable et paysages) et culturels pour développer le tourisme vert, qui est en expansion. Par ailleurs, la ville fait des efforts soutenus pour s'améliorer et s'embellir : la place du Vigan, ainsi que, tout récemment, celle de la Cathédrale, ont été entièrement refaites.

Albi est le pilier de la communauté d'agglomération de l'Albigeois qui, créée en 2003, regroupe aujourd'hui 17 communes. Elle possède une police municipale, un commissariat de police et un poste de gendarmerie nationale. La ville abrite désormais une nouvelle caserne de pompiers dernier cri sur le site d'une ancienne usine qui a servi à plusieurs entreprises comme Spanghero ou Fleury Michon.

Le palais de justice d'Albi fait partie de la juridiction de l'arrondissement judiciaire d'Albi regroupant le tribunal de grande instance, le tribunal pour enfants, les tribunaux d'instance, le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes, et bien sûr y siègent les assises du Tarn.. Le bâtiment est l'ancien couvent de Carmes dont il reste le cloître du XIVe siècle.

Le conseil municipal d'Albi est composé de quarante-trois membres, dont le maire, Philippe Bonnecarrère, et treize adjoints. Le maire est également le président de la communauté d'agglomération de l'Albigeois et le secrétaire de la Fédération Française des Maires des villes moyennes. De plus, un conseil municipal des enfants est formé de 43 élèves de classes de CM1 et CM2.

Politiquement, Albi est une ville de droite depuis l'élection de Philippe Bonnecarrère en 1995. Cependant, le maire précédent était de gauche et les élections présidentielles de 2002 et 2007 montrent une légère préférence pour les candidats de gauche.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20,51 %, suivi de Jacques Chirac avec 19,95 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14,55 % et enfin François Bayrou avec 6,65 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 6,03 %, Noël Mamère avec 5,91 % et Arlette Laguiller avec 5,06 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,74 % pour Jacques Chirac contre 13,26 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 15,72 %, résultat supérieur aux tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) avec cependant quatre points supplémentaires pour Jacques Chirac.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les albigeois ont voté contre la Constitution européenne, avec 52,61 % de Non contre 47,39 % de Oui avec un taux d’abstention de 26,7 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont inférieurs à la tendance départementale du Tarn (Non à 59,21 % ; Oui à 40,79 %) démontrant le caractère rural du département et de sa petite ville. L'électorat ayant choisi le vote positif est, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 29,30 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 26,95 %, François Bayrou avec 18,78 %, Jean-Marie Le Pen avec 10,58 %, puis Olivier Besancenot avec 3,94 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 50,71 % (national : 46,94 %) contre 49,29 % pour Nicolas Sarkozy (résultat national : 53,06 %). La victoire au premier tour et au second tour de la gauche à Albi indique que les habitants de la ville sont plutôt favorables à une politique de gauche.

Lors du vote du budget primitif principal 2007, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 74 189 135 € et la section investissement à 47 633 038 € (les deux étant équilibrées en dépenses et en recettes). Le budget de fonctionnement est utilisé en grande partie par l'administration générale de la collectivité (18,3 %) et par l'enseignement (13 %). En ce qui concerne les investissements, ce sont les travaux de voirie et de réseaux qui utilisent 16,4 % du budget, suivis de l'aménagement urbain avec 12,3 %.

Les taux des quatre taxes de 2006 votés par le conseil municipal d'Albi sont les suivants : 14,31 % pour la taxe d'habitation, 26,90 % pour la taxe foncière bâti, 91,25 % pour la taxe foncière non bâti, et 22,5 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal). Les taux départementaux étaient respectivement la même année de 8,45 %, 18,39 %, 62,83 % et 14,86 %.

Le taux de la taxe d’habitation est passé de 13,75 % en 2003 à 14,45 % en 2007.

Il existe un jumelage entre Albi et la ville de Gérone en Catalogne espagnole depuis le 9 juin 1985, ainsi qu'un jumelage avec Palo Alto en Californie, ville souvent désignée comme étant le berceau de la Silicon Valley. La ville entretient aussi un accord de coopération décentralisée depuis 2004 avec Abomey, une ville du Bénin dont le musée historique est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et qui est la capitale historique du royaume du Dahomey.

La ville d'Albi comptait 46 284 habitants au dernier recensement de l'INSEE en 1999 ce qui la place au 102e rang national. En 2006, la population est de 48 712 habitants. Albi est la ville la plus peuplée du département du Tarn suivi de Castres (43 141 hab. Les communes de Graulhet possèdent 11 991 habitants, de Gaillac 12 397 habitants, de Mazamet 10 158 et Carmaux 10 273. La densité de la commune est de 1 100 hab/km². C'est aussi la plus densément peuplé du département. Castres n'ayant qu'une densité de 269 hab/km². Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse (3 299 hab/km²), Montpellier (3 965 hab/km²) ou Perpignan (1 544 hab/km²). C'est aussi l'aire urbaine la plus peuplée du département avec 95 960 habitants couvrant 44 communes avant Castres (61 760 hab) et Mazamet (26 186 hab).

La ville connaît quelques différences par rapport à la pyramide des âges de la région Midi-Pyrénées. Les parts des 15-29 ans et des 30-44 ans sont les plus représentées avec 22,3% et 19,5% en 1999 (respectivement : 19,7 et 22,1 % pour la région). La population albigeoise est donc relativement plus jeune que le reste de la région. Les personnes âgées sont peu représentées avec 9,2 % en 1999 comme dans le reste de la région (7,4 %)'.

L'enseignement secondaire regroupe plusieurs lycées. Trois lycées publics sont présents à Albi avec le Lycée Bellevue, le Lycée Lapérouse où Jean Jaurès a enseigné, et où Georges Pompidou a étudié, le Lycée Louis Rascol. Elle possède aussi deux lycées privés : le Lycée Amboise et le Lycée Sainte-Cécile. Enfin, Albi possède aussi deux lycées professionnels publics, le Lycée Rascol et le Lycée Toulouse-Lautrec et deux privés, le Lycée Sainte-Cécile et le Lycée Saint Dominique. Le lycée agricole Albi-Fonlabour offre aussi un enseignement spécialisé en agriculture.

Albi est aussi un centre universitaire dynamique avec 3 790 étudiants en 2006. Le Centre universitaire Jean-François Champollion, créé sur le site d'une ancienne caserne, dans le but de décentraliser l'offre universitaire de Toulouse, avec comme prochain objectif la mutation en une université autonome, la 5ème de Midi-Pyrénées, regroupant autour d'Albi les centres universitaires et IUT du Tarn, de l'Aveyron et du Lot (Albi, Castres, Rodez et Figeac, ville natale de Champollion) . Cette faculté est complétée par l'École des Mines d'Albi-Carmaux, créée en 1992 à l'initiative du Ministère de l'Industrie, dont l'enseignement est tourné vers les équipements pour les procédés industriels, à l'interface entre le génie des procédés, le génie mécanique, le génie électrique et le génie industriel.

Albi est le principal siège des hôpitaux du Tarn. Elle possède un centre hospitalier général et deux cliniques : la clinique Claude Bernard et la clinique Toulouse-Lautrec. Elle dispose aussi de l'important CHS Pierre Jamet, hôpital privé (appartenant à la fondation du Bon Sauveur d'Alby) intervenant principalement dans la psychiatrie et le médico-social, et qui compte aussi un Laboratoire d'exploration du sommeil dirigé par le docteur Eric Mullens, précurseur et reconnu dans ce domaine. L'Union Mutualiste Tarnaise y a aussi installé une grande clinique de rééducation fonctionnelle.

Albi possède l'antenne locale de France 3 Tarn. Le principal journal est La Dépêche du Midi mais des journaux locaux comme le Tarn libre sont diffusés à Albi. Outre les chaînes de radios nationales, Albi reçoit des chaînes locales comme Radio Albigès et RCF Pays Tarnais, Radio cent pour cent. La mairie diffuse également un mensuel d'information appelé Albimag.

Le club de rugby à XV du Sporting Club Albigeois a fait partie du Top 14 deux saisons consécutives 2006 puis 2007, élite du rugby français. Bien qu'ayant gagné son maintien sur le terrain, le SCA a été victime d'une décision administrative discutable de rétrogradation et évolue en Pro D2 en 2008 avec pour objectif de remonter immédiatement en Top 14. Les Albigeois évoluent au stadium municipal possédant 12 000 places. Le SCA bénéficie du soutien d'un public fidèle avec une moyenne de spectateurs de 7 000 personnes par match. Ce public fidèle lui a certainement permis de se maintenir en 2006 en décrochant une très honorable 9e place, alors que beaucoup de journalistes condamnaient les « jaunes et noirs » à la descente immédiate. Durant la saison 2006-2007, le SCA aura fait montre de la puissance de son paquet d'avants, notamment grâce à sa première ligne. Avec un jeu largement axé sur la puissance physique, le SCA a démontré la solidité d'un groupe, capable de se surpasser pour gagner de nombreux matchs, notamment à domicile (21-18 face à Bourgoin, 16-7 face à l'USAP, 13-13 face au Stade toulousain).

À treize, le Racing Club Albi XIII retrouve l'élite (2007), le Championnat de France de rugby à XIII. Le club qui partage le Stadium municipal avec les quinzistes compte cinq titres de champion de France (1938, 1956, 1958, 1962, 1977).

Chez les féminines, l'USSP Albi Volley-Ball joue aussi au plus haut niveau national, la Pro F.

Le club de football principal de la ville est l'US Albi qui utilise le stade Maurice Rigaud en Championnat de France Amateurs. Les Albigeois ont terminé en 2006-2007 à la 2e place de leur groupe de CFA, derrière Rodez.

La ville est assez bien dotée en équipements sportifs. Elle possède six stades dont le Stadium municipal et le Stade Maurice Rigaud, quatre salles omnisports, deux bases de loisirs à Pratgraussals et Cantepau ainsi que la base nautique de Canavière. Enfin, un parcours de golf, le Golf Albi Lasbordes, borde le Tarn dominé par la Cathédrale Sainte-Cécile sur soixante hectares.

La ville d'Albi a un riche passé de compétition automobile, le Circuit automobile d'Albi (Les Planques) a accueilli de nombreuses épreuves jusqu'en 1957.

En 1959 un nouveau circuit a été inauguré, le Circuit d'Albi.

Jean Rieux, poète et chansonnier (né à Albi 9 juin 1883, mort à Paris le 4 janvier 1959), était élève du Lycée Lapérouse d'Albi. Il fut à l'affiche de nombreux cabarets parisiens : La Lune Rousse, La Tomate, le Théâtre des Deux Ânes, etc. En 1928 un référendum du Journal l'"Intransigeant" lui décerna à une énorme majorité le titre de "Prince des poètes chansonniers". Il publia en 1945 "Le Meunier en smoking" poèmes d'un chansonnier, et en 1950 le Président de la République lui remit la Légion d'Honneur.

De l'ère du charbon dans le bassin Carmaux-Albi, il subsiste encore des traces comme la Verrerie ouvrière d'Albi (VOA) et la centrale thermique EDF Le Pélissier (en cours de démantelement), anciens débouchés du charbon, tout comme le lieu-dit Le Saut du Tarn. Depuis les années 1990, le Centre universitaire Jean-François Champollion, né du regroupement des antennes des trois universités toulousaines (Le Mirail, les Sciences sociales et l'UPS) en 2002, et l'École des Mines d'Albi-Carmaux favorisent la ville située au cœur de la région Midi-Pyrénées. Albi est le deuxième pôle économique de la région avec 14 zones d'activités aménagées dans l'agglomération sur plus de 250 hectares. Albi est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Albi-Carmaux-Gaillac. Elle gère le CFA, l'aéroport d'Albi, les zones industrielles de Jarlard, de Fonlabour, de Le Garric, de Montplaisir.

Quelques industries importantes dynamisent la région comme les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre et des sous-traitants pour l'avionneur Airbus.

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois albigeois avec 0,80 %. L'industrie et la construction représentent aussi peu d'emploi avec respectivement 10,95 % et 4,98 % des emplois. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 83,28 %. Le taux d'Albigeois ayant suivi des études supérieures est de 19,8 %, contre 18,1 % en moyenne en France métropolitaine. Le taux de chômage est d’environ 9,8% (estimation 2005), soit légèrement supérieur à la moyenne nationale (9,6 %), et le revenu moyen par ménage est d'environ 15 158 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Au 1er janvier 2007, les plus gros employeurs de la région sont la Verrerie ouvrière d'Albi avec 297 salariés, puis Teddy Smith avec 161 employés et enfin S.A.F.R.A, une usine de carrosserie industrielle et agencement magasins comprenant 145 employés.

L'industrie à Albi est dominée par une entreprise qu'est la Verrerie ouvrière d'Albi (VOA) créée par Jean Jaurès en 1895. Elle appartient à Saint-Gobain depuis 1998. Ce rachat lui a permis de surmonter son endettement important. Aujourd'hui, VOA a un chiffre d'affaires de 66 millions d'euros et possède 297 salariés. C'est le numéro 2 mondial du conditionnement en verre avec 360 millions de bouteilles par an.

Dans le domaine de la chimie, l'entreprise Dyrup s'est spécialisée dans le traitement du bois et des matériaux. Elle a doublé son chiffre d'affaires (80 millions d'euros) en dix ans et emploie 70 personnes. En mécanique de pointe, l'entreprise Mécanuméric fabrique des équipements de découpe à commande numérique depuis 10 ans. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et possède 84 salariés. Elle exporte dans une cinquantaine de pays.

Albi est une ville touristique du sud de la France. En 2006, le nombre de nuitées en hôtels a augmenté de 10% pour toutes les catégories d'hôtels par rapport à 2005. C'est la plus grande progression des villes du Tarn, le département n'ayant lui-même qu'une progression de 3%. Pour 2006 cela représente 209 400 nuitées avec 133 400 touristes dans les hôtels d'Albi dont 84% de français et 16% d'étrangers. La durée moyenne des séjours est de 1,6 nuits, le taux d'occupation des hôtels étant de 50%. Cela correspond aux moyennes du département avec 1,6 jours et 47% d'occupations.

Le musée Toulouse-Lautrec à Albi est le premier musée du Tarn avec 137 566 entrées en 2006 dont 79 % d'entrées payantes soit 3 % de moins qu'en 2005. Mais le monument le plus visité d'Albi est sans conteste la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi avec un total de 700 042 entrées pour la cathédrale, le chœur et le trésor.

Albi est riche en monuments historiques. Le centre-ville est remarquablement bien préservé et possède de nombreux témoins de l'âge d'or d'Albi. De vieux quartiers sont riches en rues aux allures médiévales, aux hôtels Renaissance et les panoramas sur le Tarn et ses ponts donnent à cet espace urbain un caractère unique en France. La ville d'Albi tente depuis 1996 d'inscrire son centre urbain sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le Pont Vieux enjambe le Tarn depuis 1035 date de sa construction. Il a été plusieurs fois remanié et a permis le développement de la ville sur la rive droite avec le quartier de la Madeleine. Au XIVe siècle, il est fortifié et possède des ponts-levis. Un autre pont plus récent permet de traverser le Tarn. Il s'agit du Pont Neuf construit en 1868.

Durant le XVe et le XVIe siècle, Albi connaît une prospérité importante grâce à la culture et au commerce du pastel dans la région. De riches Albigeois font construire plusieurs hôtels particuliers avec des tours et des loggias italiennes. Ainsi, les plus beaux sont l'hôtel de la Rivière, l'hôtel de Gorsse et l'hôtel de Reynès. Ce dernier hébergeait la chambre de commerce et d'industrie. L'Hôtel Reynès est un hôtel d'art Renaissance construit en 1520 par un marchand de pastel du nom de Reynès. L'hôtel contient une cour construite en brique et pierre et bordée par une loggia et des sculptures de François Ier et de sa seconde épouse, Éléonore d'Autriche. C'est aujourd'hui le siège de la chambre de commerce et d'industrie.

Plusieurs rues du centre urbain possèdent des maisons à colombages et encorbellements typiques de l'architecture médiévale. La maison du Vieil Alby située à l'angle des rues Puech Béringuier et Croix Blanche est une maison albigeoise médiévale typique. C'est la maison d'Albi la plus visitée car elle offre aux visiteurs un lieu d'exposition unique. La Pharmacie des pénitents ou maison Enjalbert est une autre maison médiévale datant du XVIe siècle. Elle possède une sculpture de bois représentant un personnage phallique.

Le Palais et jardins de la Berbie forment avec la cathédrale l'ensemble de la cité épiscopale édifiée après la croisade contre les Albigeois. L'édification d'une telle construction permet de protéger les évêques d'Albi, devenus les maîtres de la ville, des hostilités des cathares et des bourgeois d'Albi. Elle permet aussi de se protéger d'éventuelles attaques extérieures et de renforcer la présence de l'inquisition. Le nom de Berbie vient de l'occitan bisbé qui signifie évêques. Au XIIIe siècle, l'évêque Bernard de Castanet est le personnage décisif dans la construction de cet ensemble. Il fait construire le donjon haut de cinquante mètres, les quatre tours et les murailles. Il entoure le palais de courtines et de remparts extérieurs jusqu'au Tarn. C'est à l'origine un château-fort qui se transforme au fil des siècles en résidence. En 1905, le palais devient le domaine du département et le maire Andrieu y installe le musée d'Albi. Il devient ensuite après la mort d'Henri de Toulouse-Lautrec en 1922 le musée en l'honneur de Toulouse-Lautrec avec la dotation de ses œuvres par sa mère à la municipalité.

La Cathédrale Sainte-Cécile a été édifiée entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle par les évêques d'Albi devenus seigneurs d'Albi après la croisade contre les Albigeois. C'est un chef-d'œuvre du gothique méridional grâce à son architecture unique de brique et son décor intérieur constitué du plus vaste ensemble de peintures italiennes réalisé en France. La cathédrale présente des dimensions importantes avec 114 mètres de long, 35 mètres de large et 40 mètres de haut, ce qui en fait le plus grand bâtiment en brique du monde. Les tours du clocher se dressent à 78 mètres de haut. L'entrée se fait sur le côté dans la nef et non par le portail d'entrée sous le clocher à cause du manque de place. La cathédrale a été restaurée au XIXe siècle par l'architecte César Daly qui suréleva les murs et les contreforts de sept mètres. D'autres modifications ont été faites au XVe siècle avec la porte Dominique de Florence et le porche ou baldaquin du XVIe siècle. En 1948, la cathédrale est élevée au rang de basilique. La place qui entoure la cathédrale Sainte-Cécile est la place du même nom qui a été réaménagée avec de nombreux espaces piétons en 2005.

La collégiale Saint-Salvy est la plus vieille église d'Albi élevée en l'honneur de saint Salvi, le premier évêque d'Albi au VIe siècle. L'ensemble de la construction mélange aussi la pierre et la brique. Son architecture a longtemps été modifiée du XIe au XVIIIe siècle. Elle possède un cloître du XIIe siècle mélangeant le style roman et gothique. Il est entouré de belles maisons anciennes servant autrefois de résidence aux chanoines. Le clocher est une tour dont la base romane date du XIe siècle et dont le premier étage est gothique. Le haut de la tour est surmonté d'un couronnement en brique surmonté d'une échauguette dite tour du guetteur, d'allure florentine.

Albi possède aussi une église plus moderne, l'église Sainte-Madeleine, une église orthodoxe, l'église orthodoxe Saint-Denis, et un temple protestant (temple réformé d'Albi).

Le musée Toulouse-Lautrec est un musée dédié aux œuvres d'Henri de Toulouse-Lautrec né à Albi. Le musée retrace l'ensemble de l'œuvre de l'artiste de sa première composition sur les chevaux jusqu'à sa dernière toile, Un examen à la faculté de Paris en passant par des œuvres majeures comme Au salon de la rue des Moulins.

Albi possède un autre musée important : le musée Lapérouse. Il regroupe la collection de l'explorateur Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse du XIXe siècle. Les collections permettent d'avoir un aperçu de la connaissance du monde avant Lapérouse, jusqu'au navigateur Cook, puis de l'après Lapérouse.

Albi possède de nombreux espaces verts ainsi que deux bases de loisir. Le square Lapérouse situé sur la place du même nom au sud de la ville est un petit jardin public construit en hommage à Jean-François de Galaup, Comte de Lapérouse, un grand voyageur qui a parcouru de nombreux pays exotiques. Le Jardin national est un autre jardin public situé au sud de la place du Vigan. Il est constitué de formes géométriques mêlant perspectives et chemins de promenade. Il possède un bassin circulaire central et un kiosque à musique. Les jardins du Palais de le Berbie sont des jardins de style renaissance situés autour du Palais de la Berbie, l'ancien palais épiscopal d'Albi. Ce sont d'anciens jardins en terrasses datant du XIIe siècle. Enfin, le parc Rochegude est un parc de quatre hectares possédant un hôtel du XVIIIe siècle et un petit cours d'eau. Il possède aussi le buste de l'Amiral Rochegude.

Albi est récompensée par quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris .

La ville possède aussi deux bases de loisirs situées le long du Tarn : La base de loisirs de Cantepau et celle de Pratgraussals.

La ville possède la distinction Quatre fleurs depuis 2002 décernée par le jury national pour le fleurissement de la France. Depuis 1997, les services municipaux embellissent la ville grâce à des compositions florales renouvelées chaque année.

Albi possède trois cinémas : le Arcé Athanor, le Lapérouse et le Tivoli.

La ville d'Albi propose un réseau de bibliothèques constitué de la médiathèque Pierre-Amalric, de la bibliothèque de Cantepau et du médiabus.

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Arrondissement d'Albi

L'arrondissement d'Albi est une division administrative française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

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Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi (vue générale)

La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est une église cathédrale de l'archidiocèse d'Albi situé dans le département du Tarn en France. Elle est posée sur un piton rocheux qui domine le Tarn et est l'un des plus grands édifices en brique du monde. Deux siècles auront été nécessaires pour son édification, de 1282 à 1480. Elle est aujourd'hui l'une des cathédrales les plus visitées de France. L'archevêque qui siège en la cathédrale est Pierre-Marie Carré.

La cathédrale est précédée de plusieurs édifices. Le premier est date du IVe siècle et est détruit en 666 par un incendie. Un second apparait dans les textes en 920 sous le nom de Sainte-Cécile, la patronne des musiciens. Au XVIIe siècle, cet édifice disparait au profit d'une cathédrale romane en pierre. Le parc municipal de Rochegude possède quelques restes des arcades de son cloître.

Église fortifiée, et à ce titre symbole du pouvoir temporel de l'Église, elle exprime aussi un renouveau catholique après la crise cathare. Elle a une porte Dominique de Florence et son art est influencé par la renaissance italienne. Son orgue est du XVIIIe siècle.

Fermée de toutes parts comme un navire de haut bord, la cathédrale d'Albi, contrairement à ses sœurs du nord, ne possède pas de "façade ouest" monumentale à vocation pédagogique, mais une seule entrée latérale en forme de baldaquin, unique élément extérieur de pierre sculptée dans cet amas de briques. On peut considérer que, quelques années avant la contre-réforme italienne et le "baroque" qui s'ensuivit, la cathédrale d'Albi présente par le luxe de sa décoration intérieure la première extériorisation d'une contre-réforme avérée quoique probablement inconsciente, exorcisant "naturellement" l’aventure cathare locale, une cinquantaine d'années après sa très sanglante éradication.

La peinture située sous l'orgue représente le "Jugement dernier" ; cet ensemble, remarquable par sa surface, par sa qualité, en miroir (création du monde/jugement dernier) et par le plus grand des hasards une sorte de « Sixtine albigeoise » inversée avant l'heure. Cette gigantesque peinture du Jugement Dernier (1474-1484) couvrait à l'origine près de 200 m². Peinte à la "détrempe", on distingue 3 registres : le ciel, la terre et l'enfer où gesticulent les impies dans les compartiments dédiés aux 7 péchés capitaux. Cette œuvre fut mutilée au XVIIIe siècle par l'ouverture, au centre de la paroi, d'un accès à une chapelle située sous le clocher, qui servit de chœur paroissial jusqu'en 1885. Les fresques de la voûte (1509-1512), riches en couleurs et aux dimensions exceptionnelles (97m de long sur 28 m de large) forment l'ensemble de la peinture renaissance italienne le plus vaste et le plus ancien de France. Ce bleu profond qui tapisse les voûtes au dessus du chœur est ce fameux « bleu de France » qu'on dit aussi « bleu-roi ». Contrairement à ce qui a longtemps été mentionné dans les guides touristiques, ce bleu ne provient pas du pastel (plante tinctoriale donnant une couleur bleue cultivée dans la region à la même époque) ; en effet à l'époque, le bleu de pastel n'était exploité que pour la teinture, car on ne savait pas en extraire les pigments et les utiliser sous forme de peinture. Lors de prélèvements au niveau de la voûte de la nef, on a pu établir que cette couleur avait été obtenue à base de lapis lazuli et d'oxyde de cuivre ; c'est sans doute le choix de matériaux de qualité qui explique le très bon état de conservation de la voûte.

L'étonnante clôture de chœur ou jubé (fin XVe) de style flamboyant est ornée d'une statuaire polychrome sculptée par les ateliers bourguignons de Cluny, d'autant plus précieuse que la plupart des jubés ont été détruits.

Une perception uniquement holistique de l'architecture extérieure serait absurde en raison de la finesse de la stéréotomie du matériau dominant, (ici la sévère et malgré tout chaleureuse brique), en particulier de la tour. Elle a par ailleurs, et de toute évidence, par sa répartition extérieure des masses, inspiré, quatre siècles et demi après sa dédicace, l’église Notre-Dame de Royan ainsi que nombre de très beaux silos.

Notons aussi à l'intention des musiciens, que la cathédrale d'Albi est l'une des rares églises et l'unique cathédrale dédiée à leur sainte patronne…

L'orgue de Moucherel, offert par l'archevêque Armand Pierre de La Croix de Castries, réalisé au XVIIIe siècle, contribue à la décoration de l'édifice, car il s'agit bien ici non seulement d'un instrument mais aussi et beaucoup plus qu'ailleurs, d'un décor "théâtral" en raison de son peu de profondeur (le nombre de jeux de l'orgue étant tout à fait "raisonnable" par rapport à la taille de son buffet). S'il est un buffet d'esprit "baroque" en France, c'est donc bien celui-ci… Notons ses dimensions hors du commun : 16,40m de largeur pour 15,30m de hauteur.

La plupart des personnes qui montent à l'orgue savent que la cathédrale d'Albi recèle dans les trompe-l’œil (façon marbre veiné à l'intérieur de multiples losanges) de son triforium sud, un ensemble étonnant, illisible de la nef, d'anamorphoses érotiques plus réjouissantes les unes que les autres, un peu comme un secret antidote à la négation absolue du corps et de la jouissance par la mystique fort rigide de l’« hérésie » environnante.

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Source : Wikipedia