Alberta

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Posté par talos 01/04/2009 @ 13:16

Tags : alberta, canada, amérique, international

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Alberta

Armoiries de l'Alberta

L'Alberta est l'une des provinces du Canada. La capitale est Edmonton ; les autres grandes villes sont Calgary, Red Deer, Lethbridge, Fort McMurray, Grande Prairie, et Medicine Hat. De plus, les villes touristiques de Banff, Jasper, et Lac Louise sont situées dans les Montagnes Rocheuses de la province.

En 2001, la population de la province était de 3 064 249 habitants (Albertains) et, en 2008 (1er avril), la population était de 3 512 368 habitants . Près de 81% de la population habite dans des zones urbaines et 19% habite à la campagne. La population est majoritairement anglophonone. 2,3% de la population (65 995 habitants) parle le français comme langue première et 205 000 peuvent parler le français. La population de langue française croît à un taux de 13,2%, plus rapidement que la majorité (10%). Plusieurs acadiens font maintenant partie de cette province. Le Premier ministre de la province est Ed Stelmach.

L'Alberta prend son nom de la Princesse Louise Caroline Alberta, la quatrième fille de la reine Victoria.

La province moderne d'Alberta jusqu'à la latitude 53°N était une partie de la terre de Rupert de l'incorporation de la Compagnie de la Baie d'Hudson (1670). Les Français furent les premiers colons au Nord-Ouest en 1731 où ils établirent des communautés sur les cours d'eau et les postes de traite (aujourd'hui, autour des Lac La Biche et Sainte-Anne ainsi que la région de Saint-Paul, Bonnyville et Athabasca). Fort La Jonquière a été établi près de la ville de Calgary (1752). La Compagnie du Nord-Ouest de Montréal a occupé la partie nord du territoire d'Alberta avant que la Compagnie de la Baie d'Hudson ne prenne finalement possession du territoire.

Le premier explorateur européen en Alberta, Peter Pond, visita la région d'Athabasca au nom de la Compagnie du Nord-Ouest et il construisit Fort Athabasca à Lac La Biche en 1778. Roderick Mackenzie, cousin d'Alexander Mackenzie, construisit Fort Chipewyan à Lac Athabasca dix ans après, en 1788. Mackenzie suivit la rivière Saskatchewan Nord jusqu'à son degré plus au nord près d'Edmonton, puis plaçant au nord à pied, il allait à la rivière Athabasca qu'il a suivi au lac Athabasca. C'est là qu'il a découvert la rivière puissante qui porte son nom, le fleuve Mackenzie. Il l'a suivi à sa sortie dans l'océan Arctique. En retournant au lac Athabasca, il a suivi la rivière de la Paix et il a finalement atteint l'océan Pacifique. Il sera ainsi le premier européen à traverser le continent au nord du Mexique.

La région d'Alberta a été créée comme une partie des Territoires du Nord-Ouest en 1875. Des privilèges additionnels et une législature locale ont été ajoutés en 1905 quand l'Alberta a été agrandie et a reçu le statut de province avec sa capitale à Edmonton. L'assemblée législative compte 83 membres.

L'Alberta est à l'ouest du Canada et occupe une superficie de 661 190 km² (260 000 mi²). Elle est sise entre la Colombie-Britannique à l'ouest, la Saskatchewan à l'est, le Montana au sud et les Territoires du Nord-Ouest au nord.

La province compte des dizaines de rivières et de lacs idéaux pour la natation, le ski nautique, la pêche et une gamme complète d'autres sports nautiques. Il y a une multitude de lacs d'eau douce, tous de moins de 260 km². Il y a les deux lacs les plus grands : le lac Athabasca, 7 898 km² (dont une partie se trouve en Saskatchewan), et le Lesser Slave Lake, d'environ 1 550 km².

La province possède un grand nombre de parcs naturels dont 5 parcs nationaux : Banff, Elk Island, Jasper, Lacs-Waterton et Wood Buffalo.

La frontière de l'Alberta s'étend sur 1 200 km du nord au sud, et sur environ 600 km de l'est à l'ouest. Il est normal que le climat change considérablement entre les parallèles de 49° et 60° Nord et également entre 110° et 120° Ouest. Le climat est également encore influencé par les différentes altitudes de la province.

Le nord de l'Alberta a beaucoup moins de jours sans gel que le sud, qui est presque un désert sans pluie en été. L'ouest de l'Alberta est protégé par les montagnes Rocheuses et, en hiver, des vents chauds et secs provenant de l'ouest et appelés Chinook apportent des périodes de chaleur aux hivers au demeurant plutôt froids. L'est de l'Alberta est une prairie plate et sèche, où il peut faire très frais (-30°C en hiver) ou très chaud (+35°C en été). Le centre et le sud de l'Alberta sont les endroits les plus susceptibles au Canada aux tornades en raison de la chaleur, et des orages violents qui sont communs en été. La capitale de l'Alberta, Edmonton, est presque exactement au centre de la province, et la plus grande partie des réserves de pétrole de l'Alberta s'y trouve. Le sud de l'Alberta, là où est situé Calgary, est connu pour son ranching et l'élevage du bétail.

En général, l'Alberta a des hivers frais, avec une température d'environ -10°C pendant la journée, et des étés chauds, avec une moyenne d'environ 25°C.

L'Alberta est le plus grand producteur canadien de pétrole, de gaz naturel et de charbon. À Red Deer et à Edmonton, un grand nombre de compagnies fabriquent des produits de polyéthylène et de vinyl pour des clients du monde entier. Les raffineries de pétrole fournissent les matières premières pour une grande industrie pétrochimique à l'est d'Edmonton.

Les sables bitumineux de l'Athabasca (maintenant désignés sous le nom des « sables d'huile d'Athabasca ») ont des réserves de pétrole estimées à 2 trillions de barils. Avec l'amélioration des méthodes d'extraction, le bitume et l'huile synthétique sont produits à des coûts s'approchant de ceux des méthodes d'extractions pétrolières conventionnelles ; cette technologie fut d'ailleurs développée en Alberta. Fort McMurray , une des villes les plus jeunes et animées du Canada, a grandi entièrement en raison des grandes entreprises pétrolières multinationales. La région est aussi l'une des plus polluées du pays (par capita), avec un taux de cancer élevé, des pluies acides et une pollution des eaux souterraines et superficielles. L'extraction du pétrole est également coûteuse en énergie et nécessite de grands volumes d'eau. L'activité économique fait reculer la forêt et affecte la faune de cette partie de l'Alberta.

Bien qu'Edmonton soit considéré comme le centre de raffinage de la province, la plupart des compagnies pétrolières ont leur siège social à Calgary.

Le bœuf et l'agriculture tiennent également des positions significatives dans l'économie de la province. Plus de 5 millions de têtes de bétail passent par la province à un moment ou un autre, et le bœuf d'Alberta a une renommée mondiale.

Avec l'appui du gouvernement provincial, plusieurs industries de pointe ont trouvé naissance en Alberta, notamment l'invention et le perfectionnement des systèmes d'affichage à cristaux liquides. D'une économie croissante, Alberta a plusieurs institutions financières gérant plusieurs fonds civils et privés.

L'Alberta est une démocratie parlementaire. L'assemblée législative comporte 83 députés. La législature est dirigée par le Premier ministre, Ed Stelmach, le lieutenant-gouverneur et le cabinet. La ville d'Edmonton est le siège du gouvernement albertain. Les revenus de la province proviennent principalement des ventes de pétrole, de gaz naturel, de bœuf, de bois et de blé. Ils incluent également des concessions du gouvernement fédéral, principalement pour les projets d'infrastructures. Les villes et les villages albertains ont leurs propres gouvernements municipaux qui travaillent en coopération avec le gouvernement provincial.

La politique de l'Alberta est plus conservatrice que celle des autres provinces canadiennes. L'Alberta est aussi la province la moins favorable envers l'interventionnisme économique. Par conséquent, elle est la province avec le niveau de taxation le plus bas au Canada. L'Alberta a traditionnellement eu trois partis politiques, les progressistes-conservateurs, les libéraux et le Nouveau Parti démocratique. Un quatrième parti, fortement conservateur, le parti du crédit social, était puissant pendant plusieurs décennies, mais a disparu de la carte politique quand les progressistes-conservateurs sont venus au pouvoir dans les années 1970. Pourtant, un autre parti politique est apparu lors de la dernière élection en Alberta, l'Alliance albertaine. Elle a récolté 9% des suffrages et a fait élire un député. Depuis les années 1970, aucun autre parti politique n'a réussi à déloger les progressistes-conservateurs du pouvoir en Alberta.

Au Canada, l'éducation est de juridiction provinciale et l'Alberta a établi son propre système éducatif. Depuis 1905, le gouvernement albertain dirige les commissions scolaires publiques et religieuses, les universités, les collèges, les écoles techniques, les 'charter schools' (écoles alternatives), les écoles privées et les écoles à la maison.

Les premières écoles albertaines furent des écoles de paroisses, ce qui signifie qu'elles étaient dirigées par le clergé, aussi bien catholique que protestant. Les élèves devaient payer un dû (dîme) afin d'assister aux cours.

Les premières écoles gratuites (donc publiques) ont été établies à Edmonton en 1881. À cette époque, aucune loi ne régissait ces établissements : les habitants élisaient des représentants qui dirigeaient et administraient l'école. Une taxe informelle basée sur la solidarité locale permettait à l'école de s'autosuffire.

Entre 1883 et 1905, une éducation publique se développe en Alberta, initiée dans les communautés par la population locale. Une école à vocation religieuse pouvait être créée subséquemment, sous certaines conditions. Ce système qui assurait l'éducation publique universelle et l'éducation religieuse conditionnelle a été officialisée en 1905 dans la loi qui a créé l'Alberta (Alberta Act), par le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier.

On dénombre 42 regroupements d'écoles publiques ainsi que 17 regroupements scolaires privés en Alberta. Seize de ces regroupements privés sont de confession catholique romaine et un (St-Albert) est de confession protestante. De plus, un district scolaire indépendant, Glen Avon, existe dans la région scolaire de St-Paul. La ville de Lloydminster chevauche la frontière entre l'Alberta et la Saskatchewan et tant les écoles publiques que les écoles privées suivent le système scolaire de la Saskatchewan.

En 1982, la Charte canadienne des droits et libertés amena l'émergence d'une éducation francophone en Alberta. Il existe cinq regroupements francophones, publiques et privés, qui couvrent la province entière, mais ils n'ont l'obligation de créer une école francophone que lorsque la demande est assez élevée.

Avant 1994, les regroupements scolaires albertains avaient le pouvoir de lever une taxe scolaire (foncière). En 1994, ce droit fut éliminé pour les regroupements publiques, mais pas pour les regroupements privées. Le gouvernement provincial dirige le taux de taxation, les autorités locales collectent la taxe puis la renvoie au gouvernement provincial. Le gouvernement redistribue cette taxe à travers la province aux regroupements publiques, privés et francophones.

En plus de la taxe foncière, le gouvernement accorde des enveloppes à partir du 'General Revenue Fund' afin de soutenir le projet éducatif 'K - 12' qui vise à donner une scolarité de 12 ans à tous les jeunes Albertains.

Les charter schools ne chargent pas de frais de scolarité et reçoivent la même somme gouvernementale par élève qu'une école publique. Les écoles privées et les écoles à la maison reçoivent un certain financement, mais les parents défrayent une bonne partie des coûts.

Depuis 1994, tous les regroupements (publiques, privés et francophones) peuvent également permettre aux écoles de demander un montant pour les livres, le matériel spécialisé, les programmes et services particuliers, etc. Ces coûts vont de 20$/an/élève à 750$/an/élève.

L'Alberta compte environ 595 000 élèves.

Tous les élèves albertains suivent le Program of Studies (programme d'études) et le curriculum approuvé par le ministère de l'éducation. Tous les enseignants sont certifiés par le ministère, administrent aux élèves des test d'aptitudes provinciaux et ont le pouvoir d'accorder les diplômes d'études secondaires.

La plus ancienne et la plus grosse université albertaine est l'Université de l'Alberta, située à Edmonton. L'Université de Calgary, autrefois affiliée avec l'Université de l'Alberta, est devenue autonome en 1966 et est maintenant la 2e université en importance dans la province. La Athabasca University est spécialisée dans la formation à distance. La quatrième université de la province est l'Université de Lethbridge. L'Université DeVry fait parti du secteur privé d'éducation post-secondaire.

Il existe 15 collèges et deux institutions techniques (Northern Alberta Institute of Technology et Southern Alberta Institute of Technology) financées par l'état.

Dans les dernières années, l'augmentation des frais de scolarité post-secondaire a engendré la controverse. En 2005, le premier ministre Ralph Klein a promis de geler les frais de scolarité et de chercher des solutions afin de réduire les coûts en éducation . Jusqu'à ce jour, aucun projet de loi n'a été proposé à cet effet.

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Alberta Watson

Alberta Watson est une actrice canadienne, née le 6 mars 1955 à Toronto (Canada).

Elle incarne également le rôle de Madeline dans la série télévisée canadienne "La Femme Nikita" de 1996 à 2001.

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Université de l'Alberta

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L'Université de l'Alberta (University of Alberta) est située sur la rive sud de la rivière Saskatchewan-nord, au cœur de la ville d'Edmonton, dans la province de l'Alberta, au Canada.

L'université de l'Alberta a été fondée en 1908, soit deux ans après son acte de création adopté lors de la première session de la nouvelle assemblée législative de l'Alberta, avec le premier ministre Alexander C. Rutherford comme donateur principal.

En Alberta tout comme en Saskatchewan, deux villes se disputaient à la fois le titre de capitale provinciale et l'établissement de l'université: Edmonton et Calgary. Si Edmonton reçut le titre de capitale provinciale, ce fut la ville de Strathcona, située au sud d'Edmonton et fusionnée avec celle-ci en 1912, qui accueillit finalement l'université. Encore aujourd'hui, cette décision crée des remous().

L'Université de l'Alberta compte approximativement 35 000 étudiants, dont 5 800 aux cycles supérieurs (maîtrise, doctorat) et 3 000 étudiants internationaux provenant de 121 pays. La bibliothèque de l'université est la deuxième plus importante parmi les universités de l'ouest du Canada, après celle de l'Université de la Colombie-Britannique. L'université compte 20 facultés, dont celle des arts, d'éducation, d'agriculture, de médecine, d'éducation physique, de droit, ainsi que plusieurs autres facultés spécialisées.

L'Université compte trois campus distincts: campus Riverside (premier campus de l'université), campus Saint-Jean (un campus secondaire situé à 10km à l'est du campus Riverside) et le campus Augustana (situé dans la ville de Camrose, 100 km au sud-est d'Edmonton). La faculté St-Jean est la seule institution post-secondaire francophone à l'ouest du Manitoba. Deux futurs campus sont prévus à Edmonton: le campus sud et le campus du centre-ville. Ce dernier devrait être situé dans l'édifice historique de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

L'Université de l'Alberta est considérée comme l'une des 5 plus importantes universités au Canada, avec l'Université de Montréal, l'Université de Toronto, l'Université McGill et l'Université de la Colombie-Britannique.

L'Université de l'Alberta compte plus de 400 laboratoires distincts de recherche, ce qui en fait un établissement de recherche de pointe au Canada. Depuis 1988, l'Université de l'Alberta a reçu plus de 2,6 milliards de dollars pour la recherche. Le département de recherche médicale a développé le Edmonton Protocol, un nouveau traitement pour un type de diabète qui permet de réduire la dépendance à l'insuline. Récemment, le gouvernement de l'Alberta, en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada et le gouvernement du Canada, a ouvert le National Institute for Nanotechnology, un laboratoire de pointe sur la nanotechnologie.

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Progressive Conservative Association of Alberta

La Progressive Conservative Association of Alberta (Association progressiste-conservatrice de l'Alberta) est un parti politique provincial de centre-droite dans la province canadienne de l'Alberta. Le parti a formé le gouvernement provincial sans interruption depuis 1971, d'abord sous la direction de Peter Lougheed (1971-1985), puis de Don Getty (1985-1992) et Ralph Klein (1992-2006) et Ed Stelmach depuis 2006.

Le 3 décembre 2006, les membres du parti ont élu Ed Stelmach pour diriger leur formation et succéder à Ralph Klein au poste de premier ministre de l'Alberta.

Le parti est né du Parti libéral-conservateur des Territoires du Nord-Ouest qui exista de 1898 à 1905. Contrairement à leur parti prédécesseur, qui a formé le gouvernement pendant toute son existence, les tories étaient un parti marginal en Alberta pour la plus grande partie de l'histoire de la province. Aux premières élections provinciales en 1905, les conservateurs, menés par le futur premier ministre du Canada Richard Bedford Bennett, ne gagnèrent que deux sièges et furent à peine capable d'améliorer leur performance lors d'élections subséquentes. La principale différence de politique entre les tories et le Parti libéral de l'Alberta était la convinction tory que la province devait contrôler ses ressources naturelles, ce qu'on leur avait refusé.

À l'élection provinciale de 1913, les tories réussirent à briser la glace, remportant 18 sièges et 45% des suffrages. Malgré ce résultat, et celui encore meilleur de l'élection de 1917, ils étaient toujours incapables de défaire les libéraux. Les tories se divisèrent alors en deux camps : les "radicaux" et les "traditionnels". Le parti s'effondra, et fut incapable de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions à l'élection de 1921. Un seul député conservateur fut élu à l'Assemblée législative lors de ce scrutin au cours duquel le nouveau parti United Farmers of Alberta (UFA) réussirent à défaire les libéraux et prirent le pouvoir.

Pour les cinquante prochaines années, les tories furent incapable de faire élire plus qu'une demi-douzaine de députés à la législature albertaine. Le parti fut marginalisé après que le gouvernement UFA réussit à négocier avec Ottawa le contrôle des ressources naturelles de la province, coupant l'herbe sous les pieds des tories en leur enlevant leur principale raison d'être.

En 1935, l'UFA s'effondra. Le parti Crédit social prit le pouvoir sur une plate-forme programmatique faite de populisme et de conservatisme chrétien. Le Crédit social attira les voteurs conservateurs pendant des décennies, particulièrement après son abandon des théories économiques créditistes radicaux et son adoption d'une politique fiscale conservatrice.

À la fin des années 1930, les conservateurs et les libéraux formèrent un front uni dans leur tentative de défaire le Crédit social ; il n'y eut donc aucun candidat conservateur aux élections de 1940, 1944 et 1948. Les candidats des deux partis se présentèrent comme des indépendants.

L'échec de la stratégie de la coalition mena à la ré-émergence du Parti libéral et du Parti conservateur en deux entités distincts au début des années 1950. Les tories ne présentèrent que cinq candidats à l'élection de 1952 ; un seul fut élu.

Les tories devinrent les progressistes-conservateurs en 1959 afin de se conformer au nom du Parti progressiste-conservateur du Canada fédéral. Le parti fut incapable d'améliore son sort et perdit son unique siège à la législature.

En mars 1965, Peter Lougheed fut élu chef du parti, et entreprit de le transformer en une force politique en combinant des principes de conservatisme fiscal avec une perspective moderniste et urbaine. Cette approche faisait grandement contraste avec le ruralisme agraire du Crédit social.

Lors de l'élection de 1967, les tories de Lougheed réussirent à briser la glasse, faisant élire sept députés. Le parti devint l'opposition officielle de la province.

En 1968, le premier ministre créditiste Ernest Manning démissionna après 25 ans en poste, et fut remplacé par Harry E. Strom. Strom fut incapable de revigorer le Crédit social épuisé, qui avait formé le gouvernement depuis la grande dépression. Les albertains, particulièrement ceux associés à la florissante industrie pétrolière, commencèrent à se tourner vers les jeunes et dynamiques tories de Lougheed.

À l'élection de 1971, les progressistes-conservateurs réussirent à vaincre le Crédit social, remportant 49 sièges contre les 25 du Crédit social. Le parti forma un gouvernement majoritaire, avec Lougheed comme premier ministre.

Une fois au pouvoir, les progressistes-conservateurs menèrent une guerre longue et pénible contre le gouvernement fédéral sur la question du contrôle des ressources naturelles de l'Alberta (particulièrement le pétrole). L'industrie pétrolière fournissait de grands surplus budgétaires au gouvernement albertain, le permettant de maintenir l'Alberta comme la seule province ou territoire au Canada sans une taxe provinciale sur la vente. L'Alberta connut un important essor du développement, surtout à Calgary, dans les années 1970 et 1980.

Sous Lougheed, l'Alberta deving pratiquement un état à parti unique, remportant la presque totalité des sièges à la législature provinciale. Le successeur de Lougheed, Don Getty, fut incapable d'égaler le monopole quasi-absolu des tories de Lougheed, mais il jouit néanmoins de comfortables majorités parlementaires.

Bien que la popularité des progressistes-conservateurs s'estompa quelque peu sous Getty, elle fut revifiée sous la direction de Ralph Klein, dont le gouvernement fut plus conservateur à la fois sur le plan fiscal et social. Le parti fut réduit à 51 sièges à l'élection de 1993, mais gagna des majorités plus solides aux élections de 1997 et 2001.

Des tensions se sont développées au sein de la société albertaine et même au sein du parti entre les conservateurs fiscaux et les conservateurs sociaux, ces derniers ayant soulevés des craintes sur les questions tels que le mariage homosexuel. Ces craintes ont poussé Klein à songer publiquement à invoquer la clause dérogatoire de la constitution canadienne afin de préserver la définition traditionnelle du mariage malgré les décisions des tribunaux. Toutefois, il a depuis renoncé à toute action du genre et s'est résigné à accepter la loi permettant les mariages gais partout au pays. De plus, l'Alberta sous les tories a été la province la plus vocale dans ses affrontements avec le système de soins de santé publique au Canada, faisant brandir des menaces d'introduire un système parallèle de cliniques privées et de se retirer de la Loi canadienne sur la santé, malgré les protestations de certains qu'il ne détient pas un mandat de l'électorat pour ses manœuvres. Dans les faits, toutefois, l'Alberta n'est pas parmi les provinces qui possèdent un système parallèle de soins de santé privé. Le Québec et la Saskatchewan en sont.

Il a toujours été considéré comme hautement improbable qu'un parti centriste ou de gauche (les plus grands étant le Parti libéral de l'Alberta et le Nouveau Parti démocratique de l'Alberta) fusse dans une position prometteuse pour poser un défi sérieux aux conservateurs à l'élection de 2004. Les libéraux et les néo-démocrates, ainsi qu'un nouveau parti de droite, l'Alliance albertaine, ont tous mené une campagne agressive contre les tories en 2004. Le gouvernement de Klein fut réélu, mais perdit une douzaine de circonscriptions urbaines. Plusieurs analystes s'attendaient à des pertes à Edmonton, mais les pertes au profit des libéraux à Calgary furent beaucoup plus significatives : les conservateurs détenaient jusque-là tous les sièges dans cette ville.

L'Alliance ne fut pas non plus une menace sérieuse à la majorité parlementaire des conservateurs, mais ils furent compétitifs dans plusieurs districts ruraux qui jadis avaient été des forteresses progressistes-conservateurs. Bien que l'Alliance ne réussit à gagner qu'un seul siège, dans un district du sud-ouest, celui-ci avait jusqu'à ce moment été acquis au tories. Certains analystes en ont conclu que bien que les suffrages accordés à l'Alliance n'atteignirent pas les 10% en 2004, le parti pourrait potentiellement être en position de présenter un réel danger aux tories à l'avenir.

Le 20 juillet 2004, Ralph Klein annonça son intention de prendre sa retraite en 2007. Plusieurs ministres de son cabinet sont vus comme des successeurs possibles. Toutefois, l'un deux (Mike Norris) fut défait dans sa circonscription d'Edmonton. Ted Morton et Jim Dinning étaient parmi d'autres candidats potentiels à la succession de Klein. Toutefois, la course est finalement remportée par Ed Stelmach le 3 décembre 2006.

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Alberta Party

Le Alberta Party Political Association, mieux connu sous le nom raccourci de Alberta Party, a été crée par la fusion du Parti Crédit social de l'Alberta, le Western Canada Concept, et du Heritage Party of Alberta en 1986.

Connu alors sous le titre de ' Alberta Alliance Political Association ou Alliance Alberta (à ne pas confondre avec l'Alberta Alliance Party, créé en 2002), cette coalition n'a pas duré. Lors de l'élection générale de 1986, le Western Canadian Concept party a décidé de refaire cavalier seul, sans succès.

Toujours aux provinciales de 1986, l'Alliance Party a participé au développement d'un nouveau parti fédéral, le Parti réformiste. Après la création de ce dernier, l'Alliance Party est revenu en politique provinciale.

Cette coalition politique a encore connue une division lorsque le Parti Crédit social de l'Alberta a mis fin à son appui de l'Alliance. Depuis, elle a tente de se proposer comme une alternative aux trois principaux partis de l'Alberta.

En 1998, l'Alliance Party a suivi l'exemple de ses homologues: le Parti saskatchewanais et le Manitoba Party en changeant son nom pour Alberta Party.

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Source : Wikipedia