Ahmed Ould Daddah

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Posté par talos 30/04/2009 @ 14:11

Tags : ahmed ould daddah, mauritanie, afrique, international

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Ahmed Ould Daddah

Ahmed Ould Daddah (né le 7 août 1942), est un homme politique mauritanien. Candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il est gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie dès sa création en 1973 et ce jusqu'à 1978. Il est en 1978, ministre des Finances et du Commerce.

Candidat aux présidentielles de 1992, puis de 2003, il obtient respectivement la deuxième place avec 32,73% et la troisième avec 6,89%.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle qui se déroule le 11 mars 2007, il obtient la seconde place avec 20,70%. Le 25 mars, au second tour, avec 47,11% des voix, il est battu par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Ahmed Ould Daddah a été désigné chef de l’opposition en Mauritanie par le conseil constitutionnel le 30 mai 2007. Il préside le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), qui, avec 17 députés et 5 sénateurs, est le principal parti de l'opposition.

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Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.jpg

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (né en 1938), est un homme politique mauritanien. Président de la République islamique de Mauritanie depuis le 19 avril 2007, il est suspendu le 6 août 2008 à la suite d'un coup d'État militaire mené par le général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il est de 1971 à 1978, ministre d'État, ministre de l'Économie dans le gouvernement de Moktar Ould Daddah.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle qui se déroule le 11 mars 2007, il obtient 24,80% des voix. Le 25 mars, il est élu lors du second tour avec 373 519 voix, soit 52,89% des suffrages exprimés, face à Ahmed Ould Daddah qui lui a obtenu 47,11% (premier tour 20,70%). Il est investi président le 19 avril. Il est le président qui a souhaité le retour des réfugiés politiques mauritaniens après le départ du colonel Maouiya son prédécesseur.

Il a inscrit la restauration de l’unité nationale, la consolidation de l’Etat de droit « par l’approfondissement de la démocratie » et la lutte contre la pauvreté au rang des axes prioritaires de son mandat pour les cinq prochaines années. Le nouveau président s’est engagé à promulguer une nouvelle législation pour enrayer définitivement le phénomène et à mener « une politique de discrimination positive » à l’égard des anciennes victimes. Une meilleure répartition des richesses nationales dans un pays de 3,1 millions d’habitants pourvu de nombreuses ressources naturelles et où l’incidence de pauvreté reste encore au-dessus de 40% va, enfin, constituer un chantier important du nouveau pouvoir, estiment les observateurs.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a recueilli 52,85% des suffrages lors du 2ème tour d’un scrutin présidentiel qualifié de « transparent et crédible » par l’ensemble des observateurs. Cette élection a mis un terme à 19 mois d’une transition militaire marquée par pas moins de cinq consultations électorales.

Le 6 août 2008, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est arrêté avec le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghf par des militaires lors d'un coup d'État militaire. Le responsable du putsch n'est autre que l'ex-chef de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, limogé par décret quelques heures auparavant par le président. Ce dernier a été emmené dans un endroit tenu secret par les militaires et sa résidence privée n'est plus desormais sous surveillance.

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Rassemblement des forces démocratiques (Mauritanie)

Le Rassemblement des forces démocratiques est un parti politique mauritanien, membre de l'Internationale socialiste.

Principal parti de l'opposition, il dispose de 17 députés et 5 sénateurs.

Il est dirigée par Ahmed Ould Daddah (né en 1942) qui fut gouverneur de la Banque centrale (1973-1978) et ministre des Finances et du Commerce. Il fut candidat aux présidentielles de 1992 (32,73%), de 2003 (6,89%) et de 2007 (20,70%).

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Mauritanie

Drapeau de la Mauritanie

La Mauritanie, officiellement la République islamique de Mauritanie, est un pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest.

Elle possède une côte de 600 km donnant sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie, du Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc depuis 1975), du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.

Le nom dérive de la Maurétanie romaine qui concernait la partie nord du Maghreb actuel. La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott.

Le terme « Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899 par Xavier Coppolani à une partie de l’ « ensemble mauritanien », supplante progressivement d’autres noms : le « Chinguett » connu de l’orient arabe, le « Sahara occidental » des explorateurs européens ou Trab el Bidhane des populations locales.

Le pays a, de tous temps, été une terre de brassage et d’échanges.

La Mauritanie est un pays de l'Afrique du nord-ouest. Sa superficie est de 1 030 700 km².

Elle possède des frontières avec l'Algérie 463 km, le Sahara occidental 1 561 km, le Mali 2 237 km et le Sénégal. Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français, ce qui explique les lignes droites sauf pour le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique 700 km.

L'est est constitué de zones de pâturage alors que le sud constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve Sénégal.

La majorité du territoire se trouve dans le désert du Sahara avec des plaines et des reliefs peu accidentés avec quelques regs (roches). Pourtant au Nord, il existe de hauts plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : le mont Kédia. Dans le centre du pays, la cuvette du Hodh est bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant). La façade maritime a une longue bande de dunes de sable.

Son climat est extrêmement aride ce qui explique la faible densité de population. De plus, des sécheresses successives ont accentué la désertification du pays.

Les écarts de températures peuvent être très importants entre le jour et la nuit. Les températures sont plus tempérées sur la côte grâce aux vents venant du large et la région du fleuve est plus humide.

Un vent de sable chaud balaye parfois des régions, ensevelissant des cultures voire des villages qui luttent contre l'avancée du désert.

La Mauritanie est divisée en 12 wilayas, auxquelles s'ajoute le district de la capitale Nouakchott.

De nombreuses peintures pariétales ou gravures rupestres, au fond de grottes ou sur des falaises, témoignent de présence humaine préhistorique sur l'actuel territoire mauritanien. L'environnement a donc été différent de ce que l'on connaît actuellement : autrefois, la Mauritanie n'était pas un désert mais une région humide avec des cours d'eau et du gibier.

Des bifaces témoignent des débuts de la présence de l'homme, au paléolithique inférieur. Ces outils acheuléens changent de formes, deviennent ovales, triangulaires puis sont accompagnés de hachereaux (outil à biseau tranchant réalisé sur éclat massif). C'est dans l'Adrar et plus particulièrement à Aghmakou et El Beyyed que l'on peut se rendre compte de ces évolutions.

Des grattoirs, pointes, racloirs moustériens nous parviennent du paléolithique moyen. Au nord de la Mauritanie actuelle, l'atérien qui venait sans doute d'Afrique du Nord, nous apporte des outils améliorés avec une extrémité transformée en pédoncule pouvant être emmanché. Les humains anatomiquement modernes du paléolithique supérieur s'établissent sur la côte atlantique vers la baie du Lévrier.

Au début du Néolithique, l'Atérien disparaît avec l'arrivée de population du nord de l'Afrique. La présence humaine est attestée au néolithique par des habitats structurés pendant deux millénaires dans la région du Dhar Tichitt. Des pointes de flèches ont été retrouvées également.

Des populations noires du Bafour, en partie sédentaires, se sont établies en Mauritanie, plus particulièrement dans la région de l'Atar. Ils étaient chasseurs-pêcheurs puis ils ont développés une civilisation agro-pastorale. Ensuite le Sahara s'est étendu, d'autres populations venant de l'est sont parvenues dans cette région comme les Peuls (des pasteurs qui suivent leurs troupeaux) ainsi que d'autres nomades du nord qui sont venus dès le premier millénaire avec leur dromadaires.

L’empire du Ghana — peuplé de noirs (probablement Soninkés) et ethnies vassalisées — qui avait pour capitale Koumbi Saleh (dans le Hodh charghi), est antérieur aux premiers Capétiens de France.

Le mouvement religieux musulman de rite malékite Almoravide formé par des tribus berbères Sanhadja (nomadisant entre le Nord l'actuel Sénégal , l'actuelle Mauritanie et le Sud de l'actuel Maroc) est né sur les rives du fleuve Zenaga (fleuve Sénégal) ou sur les rivages de l’Atlantique . Ce mouvement religieux a donné un empire Almoravide contemporain et rival de l'empire du Ghana. Au Xe siècle, il unifiera certains peuples de l'Adrar et étendra, au XIe, sa domination sur l'empire du Ghana (victoire sur les villes Aoudaghost et Koumbi Saleh). Au XIIe, la Mauritanie devient province de deux empires : l'empire du mali et l'empire Songhaï.

XIVe siècle, plusieurs villes comme Oualata, Chenguiti, Ouadane se développent.

Au XVe siècle, l’arrivée des Arabes Beni Hassane (ou tribu des Hassanes) venus de Haute-Égypte se fixent dans le Nord et combattent les tribus sanhajas. Ils vont modifier la structure sociale et la composition ethnique de la société mauritanienne, imposer progressivement leur arabe dit encore hassaniyya et dicter, jusqu’à l’occupation française, les rapports de force par l’émergence de leurs émirats à côté de l’émirat des Idawiich. Les émirats qui bordaient le Sénégal — ou «  Tass maures » riverains du fleuve selon les terminologies usitées par les gouverneurs français du Sénégal — croiseront longtemps le fer avec les autorités de cette colonie.

Au XVIIe siècle, les tribus Maghfras et zouaya vont se combattre pendant près de 30 ans avant de constituer un nouvel État mauritanien. Un foyer de culture islamique va émerger avec de nouvelles villes florissantes telles que Tinigui, Tidjikja, Tichit, Kasr el-Barka, Rachid. Les tribus gèrent des régions et c'est ainsi que des émirats tels que Trarza, Brakna, Tagant et Adrar arriveront à se maintenir.

D'autres empires à domination musulmane vont s'établir dans le sud tels que l'empire peul du Fouta-Toro ou l'empire du Oualo. Ces empires seront souvent en guerre avec les émirats du nord.

Les Portugais avaient déjà eu des contacts avec les habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du Sénégal deviennent une région servant de base à l'expansion économique des colonies.

Faidherbe considère que les émirats sont source d'insécurité et commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de conquérir l'autre rive du fleuve. Les peuples maures du Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une Mauritanie occidentale tout en reconnaissant en 1900 les intérêts des espagnols établis au cap blanc.

Le protectorat français s'impose aux émirats. La forte résistance du nord est combattue par les français qui s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis du Hodh en 1911. Les frontières sont fixées suite à un accord franco-espagnol. En 1920, la Mauritanie devient une des colonies de l'Afrique occidentale française (l'AOF). 1934 est l'année qui sonne le glas de la résistance puis 1936 sera l'achèvement de l'occupation militaire de la Mauritanie.

Il n'y aura pratiquement pas de développement du pays et juste une domination militaire en se servant des chefs traditionnels afin de sécuriser le territoire (les aménités entre les différentes tribus seront utilisés avec profit par les français). Ce sera Saint-Louis du Sénégal — capitale de l'AOF et du Sénégal — qui sera donc la capitale administrative de la Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir s'ériger des installations portuaires ou des aéroports. Durant cette période, les populations nomades deviennent de plus en plus pauvres.

Novembre 1945, les sénégalais Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor sont députés de la circonscription qui réunissait le Sénégal et la Mauritanie.

En 1946, la Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et le 10 novembre 1946, Ahmeddou Ould Horma Ould Babana devient le premier député mauritanien. Cela permet dès 1948, le développement d'une élite et de partis politiques. La loi-cadre Gaston Deferre du 23 juin 1956 permettra la création d'un pouvoir exécutif local dont la mise en place sera confiée à un avocat Mokhtar Ould Daddah.

Le référendum de 1958 permettra la création, en 1959, de la Constitution mauritanienne de type régime parlementaire. L'indépendance sera proclamée le 28 novembre 1960. Le pays est reconnu officiellement par l'Organisation des Nations unies le 27 octobre 1961 et devient membre fondateur de l'OUA en 1963.

Reprendre l'œuvre inachevée de l'unification des diverses ethnies est l'objectif premier de cette jeune république. Son président Mokhtar Ould Daddah devra s'imposer face aux dissensions internes et l'influence de ses voisins telles que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est réélu à la présidence. Il sera confronté à une contestation syndicale marxiste et maoïste qui finira par intégrer l'unique parti au pouvoir quelques années plus tard en 1975.

Le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec le front Polisario soutenu par l'Algérie plonge la Mauritanie dans une misère noire (et une famine à cause de la sécheresse de 1978). Malgré le soutien de l'armée française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques de villes dans le nord et même de la capitale de Nouackchott par le front polisario ont fini par pousser les militaires mauritaniens à déposer le président Mokhtar Ould Daddah en 1978.

Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir. Le Comité militaire de redressement national signe un cessez-le-feu avec le front Polisario. Ce nouveau dirigeant, en proie à des luttes intestines, est remplacé le 6 avril 1979, par le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif. Un Comité militaire de salut Nntional est créé. Suite à un accident d'avion, il est remplacé le 2 juin 1979, par le colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla qui signe avec le front polisario et se retire du Sahara occidental. Divers putshs sont déjoués tandis que l'opposition ne cesse de se développer.

Le 12 décembre 1984, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des armées — Premier ministre (1981-1984) et ministre de la défense — accède au pouvoir par un coup d'état avec l'aide du Comité militaire de salut national dont il est président. Il libéralise l'économie, permet l'organisation des élections au niveau régional et départemental. En 1991, il proclame une nouvelle Constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il est élu président de la République et est réélu en 1997, malgré de fortes contestations sur l'état des libertés dans le pays. Crise économique et corruption empêcheront le processus de démocratisation d'arriver à sa fin.

Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour, officiellement, « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors que le président était sur le chemin du retour de Riyad où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd d'Arabie saoudite. Après un cours séjour au Niger et en Gambie, ce dernier se réfugia au Qatar où il obtint résidence permanente.

Le nouvel homme fort du pays, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus fidèles compagnons de route du président déchu. En effet, responsable de la Sûreté nationale (police mauritanienne) pendant 18 ans, il était à la base de toutes les politiques de répressions successives. Le 21 avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie.

Conformément à ses engagements formulés lors de sa prise de pouvoir, Ely Ould Mohamed Vall ne s'est pas présenté à l’élection présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun des candidats en lice n'avait pu obtenir 50 % des suffrages lors du premier tour. Un second tour a eu lieu le 25 mars 2007.

Le Premier ministre est Zeine Ould Zeidane mais le 6 mai 2008, il annonce sa démission ainsi que celle de tout son cabinet. Le 11 mai 2008, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf forme son premier gouvernement d'ouverture avec des personnalités de l'entourage du président déchu, ce qui sera peu apprécié par les militaires qui étaient à l'origine du putsch de 2005 sans oublier l'entrée de deux membres islamistes. Trois femmes dont deux du précédent gouvernement rejoignent ce cabinet. Mais une motion de censure est déposée par des députés, le 30 juin 2008. Cette motion n'aboutira pas puisque le gouvernement démissionnera.

Après trois semaines de crise constitutionnelle, le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un nouveau cabinet renouvelé par moitié mais sans ouverture vers l'opposition ni vers la deuxième force politique du pays qui faisait pourtant partie de la majorité présidentielle. Les anciens membres du gouvernement qui semblaient être source de conflit entre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires ont été écartés afin de permettre le retour à un apaisement mais les membres inconnus du public semblent susciter encore des interrogations.

Lors du coup d'État militaire du 6 août 2008, le président de la République et le Premier ministre sont arrêtés et déposés suite au renvoi de quatre des plus importants officiers militaires du pays. Le rapporteur de la présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est détenu dans le palais présidentiel de Nouakchott. Le nouveau maître du pays est le général Mohammed Ould Abdel Aziz, il préside un Haut Conseil d'État et promet de rapides élections présidentielles. Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

La Constitution , de la République islamique de Mauritanie date du 12 juillet 1991. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l'islam et qu'elle adhère à la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi qu'à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu'en vertu d'une loi. Et toutes modifications du territoire (cession, échange, adjonction...) ne peut se faire sans le consentement du peuple.

Les engagements internations contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois.

En 2005, la Mauritanie se situe au 137e rang sur 177 pays de l'indicateur du développement humain. La moitié de sa population est agricole mais de plus en plus d'habitants rejoignent les grandes villes afin de fuir la pauvreté. Certains ont tout perdu lors des sécheresses des années 1970 et 1980. Une mauvaise gestion de ces crises dûes à la sécheresse n'a fait qu'augmenter la dette qui s'élève à plus de trois fois le total des exportations annuelles du pays. En décembre 2001, la Mauritanie a reçu — en tant que « pays pauvre fortement endetté » ou Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) — des aides de la part de pays donateurs. Une nouvelle fiscalité a été développée afin de favoriser les investisseurs étrangers. Le Fond monétaire international (FMI) a imposé des mesures et des réformes afin de résoudre le problème de la dette. La découverte de pétrole à 80 km au large n'a pu se traduire en une exploitation de ces gisements. Le gouvernement a souhaité accroître la réduction de la pauvreté, l'amélioration de l'éducation et de la santé et le développement du secteur privé.

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Mauritanie abritait environ 30 500 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 26 000 étaient de l'ethnie sahraouie de la partie marocaine occupée du Sahara occidental, et 3 500 provenaient du Mali.

Les mauritaniens sont principalement des musulmans sunnites malikites. Selon l’article 306 du Code pénal mauritanien, tout musulman qui apostasie, sans se repentir dans un délai de trois jours, est passible de la peine de mort.

Le livre de cheikh Khalil connu sous le nom de مختصر الشيخ خليل est la première référence de Malikit en Mauritanie. Il fit l'objet d'une longue étude et explication par El-Mourabit Abeih. ABEIH-آبيه-(Mourabit Abeih est son surnom) : cheikh Oumar ibn Mohamed El-khattat, père de la tribu Ehl Elfaqih El-khattat(أهل الفقيه الخطاط), né à Oulata, dans l'Est de la Mauritanie, d'une famille noble de Zawaya, mais il n'y a pas grandi. Il fut allé cherché les sciences religieuses depuis l'âge de 11 ans. Son premier cheikh est N'Djoubnan de Ewlad Habib-Allah dans la région de Trarza, proche de ville de Boutilimt (dans le Sud de la Mauritanie). À la fin de ses études, il quitta la Trarza pour s'installer à Inchiri (centre-nord de la Mauritanie). Il s'était marié avec Asma, dite Yaya, d'Ewlad-Ebéri. Il fut le premier savant de la Mauritanie et invente la Tourra الطرة, dans laquelle il explique la jurisprudence malikite selon Cheikh Khalil (مختصر الشيخ خليل); mort vers 1775 à Antre dans la région d'Inchiri (nord-ouest de la Mauritanie).Ses deux descendants sont: Mouhamedou, dit le Lion de sahel(سبع الساحل), mort à l'âge de 35 ans à Choum avec toutes les sciences qui a hérité de son père et Mohamed Mahmoud (dit el-mourabit Mohamed Mahmoud) qui fut l'exemple de son époque, mort à Achleychil en Inchiri.

Les langues sont inscrites dans la Constitution à l'article 6.

La langue officielle est l'arabe. À noter qu'il existe l'arabe littéral et l'arabe dialectal local : l'Hassaniyya.

Les médias connaissent des hauts et des bas suivant les régimes en place. Il n'est pas toujours facile pour les journalistes de faire leur travail mais cela dépend réellement de la situation politique du jour.

Le boubou ou la derraa traditionnels des hommes est en coton bleu et permet de supporter les températures chaudes du pays. Les milieux plus aisés choisissent des tissus clairs avec des broderies blanches, dorées... Le sérouel se porte en dessous, c'est un pantalon bouffant qui laisse passer l'air.

Les femmes ont des tissus plus éclatants, avec des couleurs chatoyantes. Les femmes du sud ajoutent sous le boubou, un pagne et un foulard sur la tête. Le melehfa est un voile qui drape les femmes et qui est très souvent fortement colorés imitant parfois la soie.

Le haouli est une pièce de tissu rectangulaire indispensable pour le désert qui se met autour de la tête.

Art le plus apprécié des mauritaniens avec les contes.

La nuit à la belle étoile après une chaude journée, les mauritaniens aiment contempler leur environnement. Les choses sont magnifiées (sans les diviniser puisque interdit par l'Islam), les conteurs savent raconter des histoires qui permettent à l'imaginaire de s'échapper vers le contemplatif.

Les contes servent également à éduquer les enfants en leur transmettant des connaissances, préceptes avec des exemples développés sous formes de petites histoires...

Elle est surtout orale constituée de chants et de musique. Chaque groupe social (guerriers, tisserands...) a son chant.

C'est ici que l'on peut apprécier le carrefour des cultures de ce pays car la musique est influencée par les sons des peuples bérbères du nord et les peuples noirs du sud.

La musique traditionnelle rappelle les exploits des princes guerriers des grands empires qui ont existé en Mauritanie. Elle est assez élitiste. Aujourd'hui, une musique populaire jouée par des artistes actuels est écoutée dans les événements religieux tels que les baptêmes..

Les instruments de musique se modernisent et remplacent les Tidinit, Ardine, Tbel...

Le mariage unit non seulement deux individus mais aussi deux familles, deux ethnies. Par le passé, les enfants étaient désignés pour le mariage dès leur berceau. Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les parents, la communauté. Une dote est fixée lors d'une réunion entre les parents.

Après le mariage, la mariée tente de se cacher avec ses amies. Si le marié ne la retrouve pas, il paie une rançon au camp adverse. Après la nuit de noce, le marié montre le dessous tâché de sang en guise de témoignage de la virginité de la jeune épousée.

Mais actuellement, l'évolution de la société mauritanienne fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent surtout dans les villes.

La cuisine mauritanienne est composée de produits locaux tels que le mil, le blé, l'orge, le haricot, la pastèque, les dattes etc. C'est donc une cuisine typique des peuples du Sahel. Les plats les plus connus sont à base de couscous, El aiche, Baci, sakou, Echerchem, Leglyé, Bellakh, Belleghmane, Hacou, lemvassas, etc.

À part ces produits traditionnels d'autres denrées étrangères tels le riz, la pomme de terre sont également consommés et la mondialisation influence les méthodes et les usages culinaires.

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Chronologie de la décolonisation de l'Afrique

Dates d'indépendance des pays africains

La Chronologie de la décolonisation de l'Afrique reprend sous forme d'un tableau la liste des pays d'Afrique par date d'indépendance. L'Éthiopie n'ayant jamais été colonisée, elle n'est pas incluse dans la liste .

1 L'administration coloniale espagnole sur le Sahara Occidental s'est achevée de facto quand le territoire a été partagé entre la Mauritanie et le Maroc (qui a annexé la totalité du territoire en 1979), rendant la déclaration d'indépendance de la République arabe sahraouie démocratique caduque (elle ne contrôle qu'une portion limitée à l'est du Mur marocain). Puisque l'Espagne n'avait pas le droit de céder le Sahara Occidental, sous le droit international, le territoire est toujours, de jure sous administration espagnole. L'administrateur, dans les faits, reste cependant le Maroc (Voir Liste des territoires non-autonomes selon l'ONU).

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Source : Wikipedia