Agriculture biologique

3.3146341463269 (820)
Posté par seb 16/03/2009 @ 09:09

Tags : agriculture biologique, agriculture, environnement, agriculture biologique, agriculture, economie

Dernières actualités
La région Ile-de-France veut tripler ses surfaces bio d'ici trois ans - Actu-environnement.com
La région Ile-de-France a présenté le 18 juin son plan visant à développer l'agriculture biologique avec pour objectif de multiplier par trois les surfaces bio en trois ans. L'Ile-de-France ne compte que 0,8% de sa Surface Agricole Utile (SAU) en Bio...
le bio comme nouveau départ - 20minutes.fr
Cultiver bio, ce n'est pas bon que pour la santé. Depuis dix-huit ans, le réseau des Jardins de Cocagne y associe la réinsertion. Ces jardins d'agriculture biologique ont pour vocation de faire travailler, sous contrat aidé, des personnes en difficulté...
Vincent Aubert et Marc Fricot : le bio par conviction - Région Pays de la Loire
C'est aussi grâce à ces aides extérieures que Vincent Aubert et Marc Fricot ont pu connaître puis obtenir les aides régionales en faveur de l'installation en agriculture biologique (lire ci-cessous). Aujourd'hui, les deux associés ne regrettent en rien...
Dans la peau d'un paysan bio - Sud Ouest
Derrière les conversations, amicales ou sérieuses - car sur les allées, entre laitues et haricots maïs, on blague comme on parle politique - les participants apprennent ce qu'est l'agriculture biologique, ses pratiques, ses principes....
IDF - Une région trois fois plus bio d'ici 2013 : le plan - Blog d'AdmiNet (Communiqué de presse)
En dépit de la forte demande des consommateurs en produits sains et respectueux de l'environnement, l'agriculture biologique est sous-représentée en Île-de-France. Pour encourager son essor, les élus régionaux ont adopté le 18 juin le plan de...
CH/Bio Suisse: le nouveau directeur s'appelle Stefan Flückiger - Romandie.com
Bâle (awp/ats) - Stefan Flückiger prendra à la mi-août la tête de Bio Suisse, l'association des organisations d'agriculture biologique, basée à Bâle. Ce docteur en agronomie de 49 ans succédera à l'actuel directeur Markus Arbenz....
Et si les cantines passaient au bio? - Rue89
Et l'agence bio est claire : « Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. » Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise....
Le vin à la recherche de nouveaux clients - La Tribune.fr
Par ailleurs, la problématique de l'agriculture biologique au sein de la filière sera traitée au cours d'une dégustation. En mai dernier, le cabinet d'études Xerfi estimait que le marché du vin français pourrait sortir la tête de l'eau grâce au bio,...
L'Aude presque à la pointe de la bio - LaDépêche.fr
Cent dix-huit porteurs de projets (à court et moyen terme, de 2009 à 2011) ont toqué à la porte de l'association œuvrant au développement de l'agriculture biologique. Laquelle en a instruit quarante-deux, ce qui représente un volume de 1,2 million...
Paris-IDF: 3 fois plus de bio - Bloob
Demain, la Région Ile-de-France dévoile l'intégralité de son plan de développement de l'agriculture biologique 2009-2012. Objectif, tripler les surfaces dédiées au bio pour répondre à la demande croissante. La Région Ile-de-France ne dénombre que 84...

Agriculture biologique

Logo européen de l'Agriculture biologique

L’agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclut l'usage d’engrais et de pesticides de synthèse, et d'organismes génétiquement modifiés.

Il s'agit d'un système qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d'agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l'engrais vert, le compostage, la lutte biologique, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites. Les méthodes biologiques sont étudiées en agroécologie.

L'agriculture biologique peut être considérée comme une des approches de l'agriculture durable, la différence étant que l'épithète « biologique », ou son abréviation « bio », implique une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d'agriculture ont été définis, dont le Label AB. Dans le monde, environ 31 millions d'hectares sont consacrés à l'agriculture biologique.

L'agriculture biologique est réglementée au niveau international et définie légalement par de nombreux pays. Ces réglementations sont généralement basées sur les normes de la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM), association internationale coordonnant les organisations actives dans le secteur bio. Les cahiers des charges du Label AB ne portent pas sur la qualité des produits, mais sur le respect de l'environnement. Néanmoins, les recherches du Professeur Henri Joyeux, comparant agriculture biologique, raisonnée, et conventionnelle tendent à montrer que les aliments issus de l'agriculture biologique sont d'un point de vue nutritionnel qualitativement supérieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle. On parlera aussi d'achats durables pour les clients (entreprises, entités publiques et particuliers) achetant des produits biologiques.

Le mouvement de l'agriculture biologique s'est constitué en réaction à l'avènement de l'agrochimie, au milieu du XIXe siècle, et surtout au développement de l'usage des engrais minéraux issus de la chimiosynthèse, dans les années 1930.

On considère usuellement comme ses fondateurs Albert Howard, Rudolf Steiner, Hans et Maria Müller, Hans Peter Rusch, Masanobu Fukuoka, pour ne citer qu'eux.

Le rejet des produits de synthèse dans la production agricole et la volonté de produire des aliments de bonne qualité ne constituent ainsi, historiquement, que les aspects les plus superficiels du mouvement.

Comme équivalent anglophone (Organic farming), l'expression francophone Agriculture biologique apparue vers 1950 est, au sens littéral, un pléonasme car il n'existe pas d'agriculture non biologique ou non-organique. Mais elle a été choisie pour différencier cette agriculture des systèmes de production agricoles faisant appel aux intrants chimiques (engrais), aux pesticides dits « phytosanitaires » (tels que herbicides, insecticides ou fongicides, hormones de synthèses, antiparasitaires…), car polluants pour la santé et l'environnement et ne participant pas à ce que l'on appellera par la suite une agriculture durable.

Bien que l'utilisation massive de la chimie en agriculture soit relativement récente, on la désigne souvent comme agriculture conventionnelle face à l'agriculture biologique.

L'agriculture biologique est en plein développement et comprend tout un éventail de techniques allant de la micro-agriculture biointensive et la permaculture à des pratiques agricoles fondées sur une vision occulte ou ésotérique de la nature comme l'agriculture biodynamique qui prend en compte le cycle des saisons, le cycle lunaire et des planètes de façon très précise afin d'augmenter le rendement des cultures et de permettre leur développement de manière naturelle et plus efficace.

Le Président de la Conférence a souhaité la constitution d'un réseau international de recherche et de vulgarisation en faveur de l'agriculture biologique et des sciences agroécologiques, en estimant que plus d'argent et moyens publics devraient y être consacrés. Il estime aussi que les mêmes règles devraient être appliquées à tous.

Toutefois, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a fait le point sur la confusion entretenue sur cette conférence et la position de la FAO. En effet, s'il constate que l'agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim dans le monde, il n'en reste pas moins que selon lui, seule l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques ou de synthèse, de manière judicieuse, est à même de la combattre.

Elle dépassait en 2007 les 31 millions d'hectares, avec de fortes variations régionales.

Un nombre croissant d'agriculteurs au Québec se tournent vers l'agriculture biologique pour répondre à la demande des consommateurs. Deux organismes de certification agissent officiellement au Québec, l'organisme Québec Vrai et Garantie bio/Écocert.

Le bio a connu un bel essor, en grande partie grâce aux grandes surfaces. Le label le plus connu est le « Bourgeon ». Les productions sont contrôlées uniquement par Bio.inspecta (un organisme indépendant) depuis le 1er janvier 2007. Ce label est réputé pour être un des plus stricts d'Europe.

Les Suisses ont dépensé en moyenne 160 CHF en 2005, ce qui fait d'eux les plus gros consommateurs mondiaux de produits biologiques. En 2006, environ 11 % des exploitations agricoles sont certifiées « bio ».

Le marché biologique a commencé à stagner pour la première fois en 2005. On explique ce recul par un cahier des charges trop strict ou encore par les baisses de prix dans les grandes surfaces.

Malgré cela, les responsables du Bourgeon sont restés optimistes lors des 25 ans de Bio Suisse le 18 août 2006 et pensent que la qualité est supérieure et en rapport avec leur prix.

La Politique Agricole 2011 devra permettre à une exploitation de bénéficier d'un label bio, même si les parcelles ne sont pas toutes cultivées en bio. Bio Suisse qui détient le label Bourgeon conteste cet assouplissement.

Au sein de l’Union européenne, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (Règlement n° 2092/91), suivi en août 1999, de règles relatives à la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage (Règlement n° 1804/1999). Les règles de base sont l'interdiction d'utiliser des engrais chimiques et pesticides ou herbicides de synthèse. L'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est également interdite. Les produits de l'agriculture biologique bénéficient d'un logo protégé au niveau européen.

Ensuite un "Plan d'action européen en matière d'alimentation et d'agriculture biologiques" a été élaboré par la Commission européen (COM (2004) 415 final du 10.06.2004). Son but était de définir l'orientation de la politique européenne. Après consultations et débats, il a réuni un consensus des Etats membres de l'UE pour constituer encore aujourd'hui le socle de la politique européenne pour le bio. Ce plan contient 21 actions concrètes qui sont autant d'objectifs de développement autour de thèmes comme le marché des produits bio, y compris l'information au consommateur, le soutien des producteurs par le développement rural, et l'harmonisation du standard européen -c'est-à-dire le cahier des charges - et des contrôles y afférents.

Le nouveau règlement n° 834/2007 du Conseil remplace l'ancien à partir du 1er janvier 2009. Il en reprend toutes les caractéristiques essentielles, précise quels sont les objectifs et les principes de l'agriculture biologique - qui jouissent désormais une reconnaissance formelle de l'UE - tout en établissant les niveaux de compétences en matière de législation bio : au Conseil des ministres (et au Parlement européen lorsque le Traité instaurera la co-décision) les grands principes et les objectifs, à la Commission les règles détaillées d'application, et aux Etats membres les contrôles, ou du moins leur supervision, puisque ceux-ci sont généralement délégués à des organismes de contrôle privés. La Commission européenne a fixé les règles d'application détaillées par le règlement n° 889/2008 . Le régime particulier des importations de produits de l'agriculture biologique en provenance des pays tiers fait l'objet d'un règlement séparé , la Commission devant progressivement établir ds listes d'équivalence entre le standard de l'UE et celui de pays tiers ou celui employé par des organismes de contrôle opérant en dehors de l'UE.

Les réformes de la PAC ds années 2000 ont profondément modifié le soutien à l'agriculture européenne.Les agriculteurs sont désormais tenus de respecter certaines normes environnementales de base pour pouvoir bénéficier des aides publiques. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Au-delà des normes de base, ceux qui mettent en oeuvre des techniques plus favorables à l'environnement et au respect de la nature - comme l'agriculture biologique - peuvent recevoir uen aide supplémentaire, amis cela n'a rien d'automatique. Ce sont les mesures agri-environnementales, qui proposent de rémunérer les agriculteurs souscrivant à des engagements allant au-delà des bonnes pratiques agricoles. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de percevoir des primes à l'hectare ainsi que des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre à favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique, mais elles relèvent de programmes de développement rural(PDR) qui sont décidés par chacun des 27 Etats membres,(ou des régions). L'ensemble du dispotif des aides au bio est donc très variable d'un pays à l'autre et finalement assez disparate.

Ensuite, en France, les agriculteurs bio peuvent bénéficier d'une aide au maintien. Ces aides sont cumulables avec les aides accordés à l'agriculture conventionnelle. Il existe, de plus, de nombreux programmes locaux d'aides à l'agriculture biologique et un crédit d'impôt réservés aux agriculteurs « biologiques ».

Depuis l'adoption du règlement européen de 1992, de nombreuses exploitations se sont converties à ce nouveau type de production agricole.

Le nouveau règlement européen sur le bio est entré en vigueur en 2009 sans modifier ces dispositifs.

3 9 % de la superficie agricole utilisée de l'UE-25 en 2005 (6,5 millions d'hectares) était consacrée à l'agriculture biologique, mais avec de fortes variations de surface selon les pays. Globalement, l’agriculture biologique reste marginale.

Surface (en Bio) par pays : la plus grande était en 2005 en Italie (1,1 million d'hectares, soit 17 % du total de l'UE-25), devant l'Allemagne et l'Espagne (0,8 million d'hectares chacun, soit 13 %).

Pourcentage de la surface agricole utilisée : l'Autriche était en 2005 en tête avec 11,0%, suivie de l'Italie (8,4 %), la République tchèque et la Grèce (7,2 % chacun). Les taux les plus faibles étaient mesurés à Malte (0,1 %), Pologne (0,6 %) et Irlande (0,8 %).

Surface moyenne des exploitations bio dans l'UE-25,en 2005 : elle est supérieure à celle d'une exploitation moyenne conventionnelle. 39 ha par exploitation certifiée biologique, contre 16 ha par exploitation moyenne. Les fermes bio couvrant les plus grandes surface étaient en Slovaquie (463 ha par exploitation), en République tchèque (305 ha), au Portugal (148 ha) et au Royaume-Uni (142 ha).

Evolution : pour l'UE-15, la part des cultures cultivées en bio est passée de 1,8 % en 1998 à 4,1 % en 2005. La part de la surface en cours de conversion dans le total des surfaces cultivées en bio, varie fortement, de moins de 10 % au Danemark (1 %), aux Pays-Bas (4 %), en Finlande (8 %) et en Suède (9 %) à plus de 80 % à Malte (100 %), Chypre (87 %) ou en Lettonie (83 %), pays où le développement de la certification bio est plus récent.

De nombreux labels existent avec des cahiers des charges très différents. La grande écocitoyenneté des Allemands est une des explications du grand développement de l'agriculture biologique.

La part belge de la superficie européenne cultivée en bio était de 1,7 %, cultivés sur 22 994 ha, soit 0,4 % de la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique.

La taille moyenne des exploitations biologiques était de 31,9 ha/exploitation, à comparer à une taille moyenne de 26,9 ha/exploitation (bio et non-bio). La part de la superficie en cours de conversion dans la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique était de 14,0 %réf. à confirmer : .

En France, l'AFAB, Association Française pour l'Agriculture Biologique, est fondée en 1962. Dans les années 1970, un mouvement sociétal de retour à la nature favorise le développement de modes de productions biologiques.

Le terme agriculture biologique est légalement protégé en France depuis la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et précisé les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques.

En 2005, le marché français des produits alimentaires biologiques s'élevait à 1,6 milliard d'euros, le poste le plus important étant celui des fruits et légumes, qui totalise 264 millions d'euros. Mais l'ensemble des produits vendus aux rayons crémerie - produits laitiers (132 millions d'euros), lait (99 millions) et œufs (95 millions) - représentent eux-mêmes 21 % de la consommation des aliments bio, avec un total de 326 millions d'euros.

L'agriculture biologique française représente 8,81% de l'agriculture biologique européenne). Fin 2006, 11 640 exploitations étaient engagées en agriculture biologique, soit 552 824 hectares représentant 2 % de la SAU nationale, dont 53 235 hectares sont en conversion.

En 2007, la Surface agricole utile (SAU) consacrée à l'Agriculture Biologique était de 2 %. Le nombre des agriculteurs bio a légèrement augmenté, passant de 10 000 producteurs en 1982 à 11 640 en 2007.

Le label Agriculture biologique : les pionniers de l'agriculture biologique en France ont mis plusieurs années à obtenir une reconnaissance officielle du label AB par les pouvoirs publics, acquis en 1993. Le label Agriculture Biologique (Logo AB) est aujourd'hui reconnu par le Ministère de l'Agriculture, un cahier des charges précis définit les règles permettant d'être certifié. Il garantit que l'aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique, ne comporte ni colorant chimique, ni arôme artificiel, ni additifs de synthèse, ni agent de conservation chimique et n'a pas été irradié. Plusieurs organismes certificateurs ont l'autorisation de délivrer la certification : Aclave, Agrocert, ECOCERT, Qualité France SA, Ulase, SGS ICS.

Le label Nature & progrès : Nature & progrès est à l'origine en 1970 du premier cahier des charges bio au monde, homologué en 1986 par les pouvoirs publics. La mention « Nature & progrès » intègre, dans une démarche globale, des domaines écologiques, économiques et humains.

L'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité.

D'autre part, l'interdiction de produits chimiques (les cahiers des charges les définissent précisément) n'est pas totale en agriculture bio, elle est plus restrictive, les pyrèthres naturels et la roténone, deux insecticides naturels tirés de végétaux sont autorisés, ils ont une biodégradabilité rapide et, s'agissant des pyrèthres, sont moins nocifs qu'un grand nombre d'insecticides issus de la chimie de synthèse. L'usage de la roténone est actuellement contesté, d'abord du fait de son très large spectre, et enfin suite à la découverte du fait que son exposition chronique provoque la maladie de Parkinson chez les rats, et que la banalisation de son emploi coïncide avec l'augmentation de cas de maladie de Parkinson.

Les agriculteurs bio préfèrent maintenir les équilibres de la faune auxiliaire (y compris les bousiers nécessaires au recyclage rapide des excréments animaux dans le sols) en favorisant la faune utile et les prédateurs naturels plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale, même si l'usage autorisé de roténone n'est pas très sélectif.

Un exemple qui n'est plus controversé est celui de la bouillie bordelaise (à base de sulfate de cuivre) utilisée entre autre en viticulture et arboriculture fruitière (pas seulement en agriculture biologique) : elle est autorisée alors que la toxicité du cuivre pour les milieux aquatiques et les sols va conduire à une réduction drastique de son usage, y compris en agriculture classique ; déjà les effets nocifs du cuivre avaient entraîné une diminution des doses de cuivre autorisées et le recours de plus en plus fréquent à d'autres méthodes. Cette évolution constitue une contrainte forte pour la production biologique de vin qui s'appuie quasi exclusivement sur le cuivre pour contrôler Plasmopara viticola, agent du mildiou de la vigne.

Néanmoins, elle se diffuse très lentement dans le milieu agricole professionnel et reste marginale, malgré les aides importantes à la reconversion. Elle trouve la plupart de ses adeptes et défenseurs parmi les néo-ruraux et les mouvements écologistes des villes.

Nombreuses sont les collectivités territoriales à favoriser activement l'agriculture biologique, notamment en imposant l'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans les cantines.

Les détracteurs de l’agriculture biologique lui imputent un rendement à l’hectare très faible, en particulier du fait de la nécessité de laisser les sols en jachère (en réalité il est plutôt proposé d'y faire pousser alternativement des plantes à forte captation en azote comme le trèfle et d'y faire paître des vaches pour fertiliser le sol).

Cette vision est à relativiser car elle se base sur une vision à court terme et avec de grossières approximations. Par exemple, la statistique souvent citée selon laquelle une transition vers l’agriculture biologique aux Etats-Unis ne permettrait de produire qu’un quart de la nourriture produite actuellement est basée sur une étude du Département américain de l’agriculture montrant que tout le fumier des Etats-unis ne pourrait couvrir qu’un quart des besoins en engrais du pays - mais oublie que l’agriculture biologique ne dépend pas que du fumier. Une étude menée par l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse a montré que les fermes biologiques avaient un rendement inférieur de seulement 20% aux fermes conventionnelles sur une période de 21 ans car il faut du temps pour qu'un sol lavé par les intrants redevienne fertile. L’agriculture biologique a été comparée à l’agriculture classique dans des études, portant tant sur le riz au Bangladesh, sur l’élevage du mouton en Nouvelle-Zélande, les pommes, le maïs ou le soja aux États-Unis et les cultures de céréales en Suisse. Nombreuses sont les études qui révèlent des rendements similaires pour les produits biologiques et ceux obtenus selon les systèmes classiques,,,. Certaines études indiquent que les rendement biologiques sont de l’ordre de 80 % des rendements classiques ou même de 50 %,, . Il y a aussi des études qui affirment que les rendements biologiques sont supérieurs aux rendements classiques, certains de 200 à 300 %.

De la même manière contrairement à ce qui est avancé par ses détracteurs, le coût énergétique de l'agriculture biologique ne semble pas supérieur à l'agriculture intensive. Martin Entz, de l’Université du Manitoba, a comparé l’utilisation de l’énergie dans des parcelles de recherche. Il conclut que la production biologique utilisait moins de la moitié de l’énergie utilisée dans la production classique et qu’une grande partie de cette différence était due à l’apport des engrais. De plus, la production classique dégageait de 2 à 2,5 fois plus de CO2 et utilisait de 2,2 à 2,8 fois plus d’énergie que la production biologique. Les systèmes biologiques utiliseraient de façon constante moins d’énergie à l’acre ou à la calorie de produit alimentaire obtenu.

En haut



Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique

L'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique (Agence bio) est un groupement d'intérêt public français créé en novembre 2001. Elle est actuellement basée à Montreuil-sous-Bois dans le département de Seine-Saint-Denis.

L'Agence bio est en relation étroite avec des partenaires ayant vocation à contribuer au développement de l'agriculture biologique, en particulier des organisations publiques, professionnelles et interprofessionnelles, chercheurs, circuits de distribution, organisations de la protection de l'environnement et de défense des consommateurs. En particulier, elle a pour mission de communiquer et d'informer sur l'agriculture biologique et ses produits, de développer et d'approfondir l'observatoire national de l'agriculture biologique, de faciliter la concertation entre partenaires, de contribuer au développement de la structuration des filières et de gérer les notifications des producteurs et autres opérateurs certifiés, ainsi que le logo AB désormais.

L'Agence bio gère les notifications des producteurs, préparateurs, transformateurs et distributeurs, acteurs de la filière de l'agriculture biologique. La conversion vers l'agriculture biologique (période de transition entre le conventionnel et l'agriculture biologique, pour les producteurs, mais aussi les préparateurs, les transformateurs et les distributeurs de produits biologiques) commence par l'identification auprès de l'Agence bio en remplissant le formulaire de déclaration.

Chaque année, l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique organise l'opération Printemps bio avec des acteurs de l'agriculture biologique.

Organisateur des assises nationales de l'agriculture biologique à partir de 2007, l'Agence bio participe chaque année au salon international de l'agriculture, au salon Natexpo tous les deux ans, au salon Marjolaine en tant que visiteur, au salon Biofach en Allemagne, au congrès mondial de l'IFOAM ou encore au salon bisannuel Tech&Bio.

L'Agence bio rassemble des représentants des pouvoirs publics (Ministère de l'Agriculture et de la Pêche et Ministère de l'Écologie de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) ainsi que des professionnels (FNAB, Chambres d'agriculture, Synabio et Coop de France) au sein de son conseil d'administration.

En haut



Label Agriculture Biologique

Label AB

Suivants les pays, il existe différents labels Agriculture Biologique.

Le « label Agriculture Biologique » (ou label AB) est un label de qualité français, créé en 1985, et défini par le ministère français de l’agriculture qui en est aussi propriétaire. Ce label est promu par l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, dite aussi Agence Bio.

Le logo peut être apposé sur l'emballage des produits qui sont labélisés. Il est reconnaissable par son logo vert et blanc, noté "AB" (Certifié Agriculture Biologique).

Il définit précisément les règles permettant d'être certifié.

Plusieurs organismes certificateurs ont l'autorisation de délivrer la certification : Aclave, Agrocert, Ecocert SA, Qualité France SA, Ulase, SGS ICS.

Le label « Biogarantie » est le label du bio en Belgique. Propriétaire du label, l'association sans but lucratif Biogarantie regroupe des associations professionnelles des cultivateurs, des transformateurs, des distributeurs et des points de vente. Les contrôles sont effectués par deux organismes agréés : Ecocert ou Blik-Integra.

Le label le plus connu est le « Bourgeon », né en 1981, et propriété de Bio Suisse (ex. Association Suisse des Organisations d’Agriculture Biologique). Ce label est réputé pour être un des plus strict d'Europe. Bio Suisse a confié la certification des produits Bourgeon confectionnés en Suisse à bio.inspecta.

De nombreux labels privés existaient jusqu'à présent au Canada. Mais le gouvernement fédéral Canadien est en train de mettre en place une nouvelle norme, ainsi que l'estampille : « Biologique Canada » (ou Canada Organic).

Un label européen, associé à de nouvelles normes a été décidé par le Conseil des ministres de l'Agriculture des 27. Il sera obligatoire sur les emballage à partir du 1er janvier 2009 (la date a été repoussée au 1er janvier 2010 ; le logo sera dessiné par des étudiants en design), date d'entrée en vigueur du règlement 834/2007 du 12 juin 2007. Il doit aider les consommateurs dans toute l’Europe à reconnaître plus facilement les produits « bio ». Cependant cette nouvelle réglementation remet tout en cause : Vote du nouveau réglement sur l'agriculture biologique.

La commission estime pour sa part que ce taux suffit à protéger les producteurs de bio de contaminations accidentelles par des OGM).

En haut



Source : Wikipedia