Agen

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Posté par marvin 10/03/2009 @ 07:11

Tags : agen, lot-et-garonne, aquitaine, france, environnement, su agen, clubs, rugby, sport

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Agen

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Agen (occitan : Agen) est une commune française, située dans le département du Lot-et-Garonne – dont elle est le chef-lieu départemental (préfecture) – et la région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés Agenais (ou Agenois, appellation ancienne tombée en désuétude). Le pays qui l'entoure, sur les deux rives de la Garonne, est l'Agenais.

Agen est situé dans le sud-ouest de la France dans le sud-est du département du Lot-et-Garonne sur la rive droite de la Garonne et au bord du canal latéral à la Garonne (l'entre deux mer). La ville se trouve entre Toulouse (107 km) et Bordeaux (132 km).

La ville bénéficie d'un climat tempéré doux en automne, avec des printemps le plus souvent pluvieux et humides, des étés assez chauds et secs et des hivers doux. L'hiver est doux et le mois de janvier le plus froid comporte des températures proches de 5°C. Le record de température minimale a été enregistré à -17,4 °C en janvier 1985. Au printemps, les températures sont en hausse régulière avec des mois d'avril et de mai souvent pluvieux. L'été est chaud et sec et les records de chaleur sont réguliers. Les orages sont des phénomènes réguliers dont les précipitations sont abondantes et ponctuelles. Enfin, l'automne est doux et peu pluvieux.

Agen est situé à mi-chemin entre Bordeaux et Toulouse sur un axe majeur de la vallée de la Garonne emprunté depuis plusieurs milliers d'années. Aujourd'hui, la commune est traversée par la RD 813 (ancienne RN 113) menant au sud-est vers Toulouse et au nord-ouest vers Bordeaux. Un deuxième axe principal, l'autoroute A62, passe au sud de la ville. Ces deux axes de communication longent la Garonne et le canal latéral de la Garonne. Un troisième axe principal, la route nationale 21, mène au nord à Villeneuve-sur-Lot puis à Bergerac dans le département de la Dordogne. Au sud, cette même nationale permet de rejoindre Auch dans le Gers, Tarbes et Lourdes (Hautes-Pyrénées). Le réseau secondaire est composé de plusieurs routes départementales. Au nord-est, la route départementale 656 rejoint Tournon-d'Agenais puis Cahors dans le département du Lot. Au sud, la route départementale 931 rejoint au sud-ouest Condom et Eauze dans le département du Gers.

L'Aéroport Agen-La Garenne est situé sur la commune du Passage, à 3 km au sud-ouest d'Agen sur un ancien terrain militaire et est géré par le syndicat mixte pour l'aérodrome départemental de Lot-et-Garonne composé du conseil général de Lot-et-garonne, de la communauté d'agglomération d'Agen, de la Chambre de commerce et d'industrie et de la Chambre des métiers. Deux vols par jour sont assurés par la compagnie Airlinair, et permettent de rejoindre l'aéroport d'Orly à bord 'un ATR 42 de 48 sièges. Le service a repris le 7 janvier 2008 après une suspension de plusieurs mois consécutive à la faillite de la compagnie portugaise Aerocondor. Depuis 1993, le nombre de passagers avait évolué entre 20 à 31 000 par an. L'aéroport n'assure pas le fret de marchandises.

Réseau TRANSBUS exploité par la société Kéolis et desservant les 7 communes de la Communauté d'Agglomération d'Agen (CAA) : AGEN, LE PASSAGE, BOE, BON ENCONTRE, FOULAYRONNES, COLAYRAC St CIRQ et LAYRAC représentant 65000 habitants sur les 75000 que compte la totalité de l'agglomération.

Agen comptait 17 983 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 7,9 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 39,4 % du parc.

86,3 % des logements sont des résidences principales, réparties à 36,4 % en maisons individuelles et à 63,6 % en appartements (respectivement 70,7 % et 29,3 % dans la région). La ville possède donc une majorité de logements collectifs contrairement au reste de la région'. 31,6 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 58 % et 36,6 % dans la région)'.

À noter qu’avec 3 059 logements HLM soit 19,7 % du parc en 1999 (10% dans la région), la ville ne respecte pas tout à fait les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 11,4 % du parc contre seulement 6,7 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (44,4 %), ou 3 pièces (26,3 %), puis 2 pièces (17,7 %). Les petits logements sont assez nombreux (studios : 11,6 %). La ville possède par conséquent des logements de taille modeste. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 94,8 % ont le chauffage central et 45,2 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 79,8 % et 65,9 % pour la région).

Depuis les élections de mars 2008, la nouvelle équipe municipale conduite par Jean Dionis du Séjour a entrepris un vaste programme de revitalisation du centre-ville : création de places de parkings en périphérie avec navettes gratuites vers le centre, piétonnisation en cours des rues commerçantes, création d'un multiplexe aux portes du centre, création d'une zone 30, etc.

Le site d'Agen fut vraisemblablement peuplé au moins dès le néolithique mais il est difficile d'en dater l'origine exacte. Les vestiges que nous avons actuellement à notre disposition témoignent d'un peuplement d'origine Ibère aux VIIIe et VIIe siècles avant Jésus-Christ. Cependant, le site occupé à cette époque était différent de celui que nous connaissons actuellement : c'est le plateau de l'Ermitage. C'est d'ailleurs cette situation (sur un éperon rocheux) qui donnerait la clé de la toponymie de la cité.

Le site, bien que se trouvant à la confluence de la vallée de la Masse et de la Garonne, n'est pas un des endroits les plus stratégiques de la vallée. Il est donc difficile d'expliquer par la seule géographie la raison pour laquelle les Nitiobroges (peuple Celte arrivé vers 400 avant Jésus-Christ) ont choisi cet endroit pour en faire la capitale de leur royaume. Ils avaient édifié sur ce site une place forte d'environ 50 hectares, située à 100 mètres au dessus du lit de la Garonne. On a trouvé des traces de cette occupation du sol au XIXe siècle et plus récemment, grâce au travail de l'équipe des archéologues de l'Agenais.

Le déplacement de la ville vers les terrasses de la Garonne est sans doute antérieur à l'occupation romaine. Il faut mettre en relation ce transfert avec la richesse des échanges commerciaux qui avaient lieu le long du fleuve ainsi que vers les Pyrénées et le Massif central. La découverte de la très riche tombe à char de Boé atteste de l’opulence des élites locales à la fin du premier siècle avant Jésus-Christ.

La ville gallo-romaine a laissé d'importantes et assez nombreuses traces. Malheureusement, elles ont pour la plupart été détruites et en particulier les plus intéressantes. Tout d'abord le théâtre, chose assez rare pour une ville de moyenne importance, d'autant plus qu'Aginnum était aussi doté d'un amphithéâtre (daté de 215 après Jésus-Christ) pouvant accueillir 10 000 à 15 000 personnes, chiffre considérable. On a également des indices concernant l'existence d'au moins une nécropole. La ville s'étendait sur 80 hectares et était donc assez riche et surtout peuplée. Mais la prospérité était davantage liée à une activité de transit qu'à un véritable rôle de pôle commercial. Ce passage intense est à mettre en relation avec l'implantation précoce de la religion chrétienne. Dès la fin du IIIe siècle les chroniques relatent les martyres de saint Caprais et sainte Foy. Au siècle suivant, l'église chrétienne s'organise avec son premier évêque connu, Phébade, dont les travaux théologiques lui valurent un prestige dans toute la chrétienté.

Comme pour beaucoup de cités, nous avons peu de documents concernant l'époque dramatique des Grandes Invasions. Pendant quatre siècles, Agen vit passer les Vandales, les Wisigoths puis les Francs avant de subir les Normands au IXe siècle. En 732, c'est au tour des sarrasins de l'envahir, mais leur progression est arrêtée par Charles Martel entre Poitiers et Tours. Pepin le Bref continue la conquête de toute l'Aquitaine. Plus tard, son fils Charlemagne deviendra roi de Francs La ville se replia sur elle-même et se fortifia dans sa première enceinte (une dizaine d'hectares) autour de la cathédrale Saint-Étienne (emplacement de l'actuel marché-parking) et dont la fondation est difficile à dater. N'ayant jamais été totalement terminé, l'édifice s'est détérioré et menaçant de s'effondrer il a été démoli au début du XIXe siècle. C'est autour de ce noyau que s'est développée la ville médiévale dont la trame urbaine était organisée à partir de la rue des cornières (dont il reste une partie) qui aboutissait place du Marché (aujourd'hui place des Laitiers) c'est-à-dire au pied de la cathédrale. Les principaux vestiges de l'Agen médiéval sont des édifices religieux. On a déjà vu que la cathédrale Saint-Étienne a disparu. Mais le monument le plus magnifique est sans conteste l'église des Jacobins (aujourd'hui transformée en centre culturel). L'église est le dernier vestige du couvent des Jacobins (ou Dominicains) et date du XIIIe siècle. La construction, à l'exception des trois piliers centraux (en pierre) qui séparent le vaisseau en deux nefs est en briques. Les récents travaux de restauration ont dégagé des peintures murales où figure Alphonse de Poitiers (seigneur de la ville et protecteur du couvent à sa construction). Elle fut le lieu de grands évènements locaux ou régionaux : en 1354, le Prince Noir y reçut l'hommage de 40 barons et en particulier celui de Gaston Phébus.

La ville comptait un grand nombre d'autres édifices à caractère religieux, couvents ou églises comme l'actuelle cathédrale : la collégiale Saint Caprais, en grande partie de style roman. Autour de l'église il y avait un ensemble architectural pour accueillir les chanoines : monastère, cloître... dont il ne reste que la salle capitulaire. Exploitant les rivalités féodales entre Plantagenêt (succédant aux comtes de Poitiers) et comtes de Toulouse puis entre rois d'Angleterre et Capétiens, évêques et habitants surent échapper à la tutelle de leurs seigneurs.

Dès le XIIe siècle, la ville jouit d'une certaine autonomie, elle possède une coutume, des libertés et des franchises. Cette autonomie s'affirme au XIIIe siècle (la charte date de 1248) et la tutelle du roi (ou du comte) et de l'évêque est de plus en plus lâche. La ville est administrée par des consuls qui apposent sur les actes solennels le grand sceau de la cité représentant sur l'avers une ville fortifiée avec à l'intérieur un clocher et au revers un aigle. Mais l'administration consulaire n'a rien de démocratique, c'est une oligarchie qui abusa souvent de ses pouvoirs, entraînant plusieurs révoltes populaires aux siècles suivants.

La ville s'est en effet notablement agrandie au cours du Moyen-Age : elle atteint désormais 60 hectares. Agen était une cité prospère et peuplée (peut-être 10 000 habitants alors que Toulouse en comptait moins de 40 000) vivant en particulier des activités liées à la Garonne : commerce, pêche, minoterie. Cependant, bien que la ville n'ait pas trop souffert directement des terribles affrontements de la guerre de Cent Ans (elle y a même gagné un peu plus d'autonomie) elle a subi les conséquences des ravages des contrées environnantes. De plus, XIVe et XVe siècles connurent la terrible épidémie de peste noire aggravée par des intempéries nombreuses et dévastatrices. La Garonne en particulier frappa par des crues meurtrières.

De la fin de la guerre de Cent Ans aux premiers troubles des guerres de Religion Agen connut une renaissance autant matérielle qu'intellectuelle. Une vague d'immigration venue du Massif central, de l'Ouest et des Pyrénées repeupla la région. En outre, le diocèse fut dirigé par cinq évêques italiens successifs dont plusieurs issus de la famille La Rovère, apparentée au pape Jules II. Ils étaient de fins lettrés, comme Mateo Bandello, auteur de nouvelles. C'est l'une d'elles, écrite probablement à Bazens, résidence des évêques d'Agen, qui inspira à Shakespeare Roméo et Juliette. Ils vinrent accompagnés de toute une suite composée de gens obscurs mais aussi très brillants comme le médecin et humaniste Jules César Scaliger, connu dans toute l'Europe, ou son fils, Joseph-Juste, acquis à la Réforme (c'est l'un des "illustres" agenais). Agen, cité catholique (et rivale de Nérac, capitale politique et intellectuelle des réformés), fut à plusieurs reprises occupée et pillée par les troupes protestantes durant cette période dramatique. Elle abritera quelques temps la reine Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

La paix revenue, la ville connut un regain de prospérité après un Grand Siècle difficile, comme le reste du pays, en raison de conditions climatiques préjudiciables à l'agriculture, activité dont la ville était fort dépendante. Séditions populaires, pestes et famines font que le retour véritable à la prospérité n'eut lieu qu'au XVIIIe siècle, ce qu'attestent les nombreux édifices civils : hôtels particuliers des riches familles nobles ou bourgeoises enrichies dans l'activité commerçante et textile. Ce n'est qu'à la fin du siècle que fut bâti le magnifique palais épiscopal devenu par la suite siège de la préfecture. Agen est à cette époque une ville manufacturière spécialisée dans la toile à voile mais aussi les draps, cordes et tissus divers. La ville sort de plus en plus de ses remparts. Elle ne craint plus les troubles politiques mais seulement les humeurs de la Garonne. On n'hésite cependant pas à embellir les bords du fleuve en aménageant la promenade dite "du Gravier" plantée d'ormeaux (aujourd'hui amputée et défigurée par la voie sur berge et le mur qui sépare désormais la ville de son fleuve). Cet endroit accueillait les grands foires, en particulier celle de juin où les chalands venaient de toute l'Europe. La ville dépend en effet de plus en plus de son fleuve qui exporte vers les Amériques la farine du Haut Pays que l'on échange là-bas contre du sucre. On vend aussi aux marins les prunes séchées qui durant la traversée permettent d'éviter le scorbut. Le commerce du vin était aussi très important mais gêné par le privilège des vins de Bordeaux interdisant la vente des vins de l'amont jusqu'à Noël, une partie de la production était transformée en eau-de-vie.

La Révolution puis le blocus continental et les débuts de la révolution industrielle vont porter de rudes coups aux activités agenaises. Mais cet engourdissement économique que l'on constate au XIXe siècle est aussi à mettre au compte de la bourgeoisie locale, qui a perdu son dynamisme et se replie sur une rente foncière de moins en moins lucrative : le comice agricole d'Agen de 1855 cherche encore à démontrer la supériorité de la faux sur le volant ! Comme l'a écrit Peter Weissberg dans l'histoire d'Agen parue chez Privat en 1991 : « Agen n'a pas manqué sa révolution industrielle : elle ne l'a même pas tentée ». Ainsi, les atouts que constituaient le chemin de fer et le canal latéral de la Garonne, qui devait, après transformation en « canal des deux mers », selon les militaires "prendre la moitié du trafic de Gibraltar et éviter à notre flotte l'humiliation de passer sous les canons anglais", furent insuffisamment utilisés ou ne virent pas le jour. L'apport de populations venues du Massif Central, des Pyrénées et d’Espagne, compensa le très important déficit de main d’œuvre dans une région en grave déclin démographique mais essentiellement absorbé par la construction et l’agriculture. Le XIXe siècle fut cependant celui des grandes réalisations édilitaires. Dès 1827, Agen a enfin un pont (plusieurs tentatives ont avorté, du Moyen-Age au XVIe siècle et pendant 300 ans on traversa la Garonne par le bac), doublé par la passerelle suspendue en 1839 et enfin le Pont-Canal, achevé en 1843, véritable chef-d'œuvre doté de 23 arches qui enjambent le fleuve et son lit majeur. C'est en 1875 que la Garonne connut sa crue la plus dramatique (elle fit 500 morts à Toulouse et 8 à Agen) mais le Pont Canal avait résisté.

Les véritables transformations de la trame urbaine agenaise n'eurent lieu que sous le mandat de Jean-Baptiste Durand, entre 1880 et 1895 (la ville comptait à cette époque 20 000 habitants). On perça les deux grands boulevards actuels : République et Carnot, ce dernier aboutit à la gare, nouvellement construite (le bâtiment principal est achevé en 1858 et deux ailes latérales sont ajoutées en 1886 puis détruites en 1981). Sur le tracé des anciens remparts, démantelés à la Révolution, on réalisa des boulevards de ceinture. Ces grands chantiers détruisirent cependant des témoignages du passé comme la majeure partie de l'église Sainte-Foy. C'est en 1888 qu'est inauguré le nouveau lycée (Palissy), construit sur un tertre afin qu'il soit à l'abri des crues. Le second lycée de la ville (lycée technique Jean-Baptiste de Baudre, du nom de l'ingénieur concepteur du canal Latéral) occupe les murs du grand séminaire, imposante bâtisse de la fin du XVIIe siècle, construit par l'évêque Mascaron pour parfaire l'œuvre de la Contre-Réforme.

C'est enfin Jean-Baptiste Durand qui fait édifier sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale le marché couvert, dans le style des halles de Baltard, malheureusement lui aussi disparu. Fort heureusement, à l'écart de ces grands travaux subsistent encore de petites artères, rues et venelles aux maisons à colombages et en encorbellement ou vieux hôtels de pierre ou de brique. Ces constructions, dont les plus anciennes sont datées du XIVe siècle, donnent à Agen un cachet particulier que l'on retrouve dans d'autres cités de moyenne importance, à l'abri d'une trop boulimique expansion.

Aujourd'hui, la ville s'est considérablement étendue, bien au delà du noyau primitif, seul endroit à l'abri des inondations. Les travaux d'endiguement du fleuve doivent protéger le lit majeur des crues dévastatrices (le siècle a connu deux crues "centenaires" : 1930 et 1952 et la dernière inondation importante eut lieu en décembre 1981). Si la population de la ville stagne à un peu plus de 30 000 habitants, l'agglomération s'est étendue vers le sud et l'est, profitant aux communes de Bon-Encontre, Boé et Le Passage. Selon l'INSEE, elle compte actuellement environ 70 000 habitants (69 488 en 1999).

Au sein d'un environnement essentiellement rural et agricole, Agen doit tirer ses richesses du secteur agro-alimentaire. C'est pour cela qu'a été créé en 1990, l'Agropole, situé à côté de l'échangeur autoroutier, sur la commune d'Estillac. Cependant, la plus grande entreprise agenaise est la firme UPSA, laboratoire pharmaceutique fondé en 1935 par le docteur Bru et rachetée par le groupe américain Bristol-Myers Squibb. Le tissu industriel est aujourd'hui très diffus et c'est surtout le secteur tertiaire qui entraîne l'agglomération et la ville vers le XXIe siècle avec en particulier le pôle universitaire (antenne de la faculté de Bordeaux et I.U.T.) et l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire (ENAP) en 2000.

Agen est le siège d'un évêché dont le titulaire actuel est Monseigneur Hubert Herbreteau, depuis 2005.

Voir aussi la liste complète : liste des évêques d'Agen.

Au recensement de 2006 et à périmètre identique à 1999, l'aire urbaine compte 103663 habitants pour 56 communes, l'agglomération 76303 habitants pour 14 communes. C'est la quatrième agglomération d'Aquitaine. Les principales communes de l'agglomération en dehors d'Agen sont Le Passage d'Agen (9 097 habitants), Bon-Encontre (5 910 habitants), Foulayronnes (4 874 habitants), Boé (5 178 habitants) et Pont-du-Casse (4 306 habitants).

Elle est célèbre pour la culture du pruneau AOC.

Située au cœur d'une importante région agricole, l'industrie agro-alimentaire occupe une place de choix dans l'économie agenaise. l'Agropole, vaste zone industrielle dédiée à la transformation des produits alimentaires, occupe sur 70 hectares plus de 100 entreprises et emploie 1 700 personnes.

Elle est aussi le siège d'une grande entreprise de pharmaceutique UPSA, filiale du groupe BMS. Cette entreprise possède deux unités de fabrication sur la communauté d'agglomération d'Agen : une sur la commune même et l'autre sur l'autre rive de la Garonne au Passage, elles rassemblent plus de 1 200 employés.

L'entreprise de découpe de viande Bigard.

Agen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Lot-et-Garonne.

Hôpital Saint-Esprit (700 salariés) et Clinique Esquirol Saint-Hilaire (570 salariés).

Si Agen a été, sous l'Ancien Régime, une ville riche de monuments architecturaux, certains de ses monuments ont été démolis sous la Révolution et les municipalités successives.

Édifiée au XIIe siècle sur l'emplacement d'une basilique épiscopale construite au VIe siècle, saccagée par les Normands en 853 puis restaurée, elle constituait initialement une collégiale.

Saccagée en décembre 1561, elle devint en 1791 un magasin à fourrage avant d'être rouverte en 1796 et de devenir la cathédrale officielle d'Agen, en lieu et place de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne, en ruines.

L'orgue principal fut offert par l'impératrice Eugénie en 1858.

La cathédrale Saint-Caprais d'Agen présente plusieurs particularités architecturales : son abside romane est prolongée par un vaisseau gothique à une seule nef. Remplaçant un ancien campanile en bois, le clocher actuel fut édifié en 1835 à l'initiative de l'évêque Mgr de Levezou de Vezins et présente la particularité d'être composé des trois éléments stylistiques gothiques (gothique à lancettes, gothique rayonnant, gothique flamboyant) curieusement présentés dans leur ordre chronologique inverse.

Fondé en 1876, le musée des Beaux-Arts d'Agen, situé au cœur historique de la ville, est logé dans quatre superbes hôtels particuliers de la Renaissance, ouverts sur de belles cours intérieures. Il est l’un des musées les plus riches du Sud-Ouest et présente, dans un agréable parcours évoquant l’intérieur d’un riche collectionneur, un ensemble de peintures et de sculptures, de meubles et de faïences européennes du Moyen Âge au XXe siècle.

Le musée est particulièrement réputé pour son riche ensemble d’œuvres espagnoles des XVIIIe et XIXe siècles, parmi lesquelles cinq exceptionnels tableaux de Goya. Parmi les collections les plus remarquables, il faut aussi citer des natures mortes flamandes et hollandaises, des peintures du XVIIe siècle français (Champaigne) et italien (Le Tintoret), la collection de portraits des ducs d’Aiguillon (Greuze, Oudry, Drouais, de Troy, van Loo, Nattier...). Le XIXe siècle français est représenté par les grands maîtres de la peinture (Courbet, Millet), les paysagistes de l’École de Barbizon (Corot) et les peintres impressionnistes (Boudin, Sisley, Caillebotte, A. Lebourg).

Enfin des œuvres du XXe siècle sont présentées avec deux fonds remarquables du peintre français Roger Bissière d’une part, et de Claude et François-Xavier Lalanne, d’autre part.

La section archéologique du Musée est constituée d'objets provenant de sites lot et garonnais : la collection des époques celtique et gallo-romaine en constitue un des aspects majeurs. Enfin, une très belle donation d’archéologie orientale (objets de l’âge du bronze jusqu’à l’époque des Croisades, provenant du Liban et de Syrie) est venue enrichir le musée.

À la Révolution française, le couvent des Jacobins fut fermé et démoli tandis que l'église fut sauvegardée et transformée en écurie. Elle sera réaffectée au culte catholique en 1807.

L'église a été restaurée et sert désormais de salle d'exposition temporaire pour le Musée des Beaux Arts.

Église ogivale en brique dont la construction remonte au XIIe siècle, elle prend après 1339 le nom de Notre-Dame du Bourg et sert tout d'abord d'annexe à la cathédrale Saint-Étienne, avant d'être rattachée à l'église Notre-Dame des Jacobins. Elle fut entourée d'un cimetière, réservé aux grandes familles de la ville et supprimé en 1802.

Elle se présente sous la forme d'un long édifice de briques, le portail surmonté d'un clocher-mur, typique de l'architecture religieuse du sud-ouest de la France.

En 1874, son chevet est remplacé par un chœur à cinq pans tandis qu'en 1962, l'auvent recouvrant le portail est démoli.

Plus communément appelée église Saint-Hilaire, cette église est le seul vestige de l'ancien couvent des Frères Cordeliers : achevée en 1348, elle fut augmentée de deux campaniles en 1892, dont l'un fut découronné en 1963. Désaffectée à la Révolution, elle fut rendue au culte en 1827, alors que l'ancien couvent des Cordeliers avait été démoli et remplacé par une gendarmerie.

Vaste vaisseau gothique à une seule nef, elle doit sa notoriété à sa charpente, qui prend la forme d'une carène de navire renversée.

Notables sont les deux statues sur sa façade - à gauche Saint Pierre, à droite Moïse portant les tables de la loi. Sur les vitraux à l'intérieur on voit Saint Hilaire et en face de lui, à l'autre bout de l'église, une représentation de la trinité (car Saint Hilaire était très actif dans la défense de la doctrine de la trinité, critiquée à son époque).

La préfecture d'Agen est installée dans l'ancien palais épiscopal, construit de 1775 à 1783 par l'évêque Jean-Louis d'Usson de Bonnac afin de remplacer le précédent évêché, vieille construction féodale tombée en ruines. Elle fut construite sur les plans de l'architecte Charles Leroy, élève de Jacques-Germain Soufflot.

Ravagée par un incendie accidentel le 21 octobre 1904, elle fut reconstruite en 1909.

1- La cathédrale Saint-Étienne d'Agen, vaste basilique commencée au XIIIe siècle et dont la construction, sans cesse interrompue par le manque d'argent et les guerres de religion, ne fut jamais véritablement achevée. Son manque de grâce extérieure était compensé par une très grande richesse intérieure.

Reconstruite à neuf par l'évêque Jean-Louis d'Usson de Bonnac, elle fut démantelée à la Révolution française et ses ruines définitivement abattues en 1835, sous la municipalité du comte Adolphe de Raymond.

Saint-Étienne d'Agen fut assortie d'un campanile d'architecture fort curieuse : non adjacent à la cathédrale, construit sur une ancienne tour de la première enceinte d'Agen connue sous le nom de tour de l'Escuragno, il se présentait sous la forme d'une épaisse flèche en bois et en ardoises, à hourds, flanquée de quatre clochetons et surmontée d'une girouette. Cette flèche fut abattue en septembre 1793 tandis que la tour, vieille construction romane, fut abattue en 1885.

2- Le marché couvert d'Agen fut édifié en 1882, à l'initiative du maire Jean-Baptiste Durand sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne d'Agen. Inauguré en 1884, il était l'œuvre de l'architecte Lhéritier et se présentait sous la forme d'une vaste construction de pierre et de métal, inspirée des halles de Paris construites par Baltard.

Particulièrement aimé des Agenais, qui le jugeaient décoratif et bien adapté aux nécessités du marché local, il fut abattu sous la municipalité de Pierre Pomarède en 1970.

Située dans le voisinage immédiat de la cathédrale Saint-Caprais, cette tour est le dernier vestige de la deuxième enceinte d'Agen. Construite au XIIIe siècle, elle fut incorporée au XVIe siècle dans le couvent du Chapelet, auquel elle servit de campanile. Le couvent fut rasé après la Révolution française et cette tour servit de prison à partir de 1815.

À peu près carrée, bâtie en pierres de moyen appareil, elle comprend une vaste salle voûtée en berceau, surmontée de trois étages ajourés de fenêtres géminées et de fenêtres à meneaux.

Longtemps laissée à l'abandon, elle a été restaurée et abrite aujourd'hui un cabinet d'architecture.

La tour des pénitents, aussi appelé «Ancienne église Saint-Hilaire» est une église du XIIe siècle aujourd'hui en ruines.

Passage piéton, la passerelle construite au XIXe siècle a été récemment restaurée. Elle permet de traverser la Garonne à pied en reliant la ville d'Agen, située sur la rive droite, à celle du "Passage" située sur la rive gauche.

Le Pont-canal d'Agen permet au "canal latéral à la Garonne" (appelé également "canal des deux mers") de franchir la Garonne. Sa contruction s'est étalée entre 1839 et 1843. L'ouvrage comporte 23 arches et sa longueur atteint 550 mètres ce qui en fait le deuxième plus long pont canal de France.

Le théâtre DUCOURNEAU d'AGEN est un théatre à l'italienne, oeuvre de TRONCHET achevée en 1906. La première pierre a été posée par le président de la République Armand Fallières, originaire du Lot et Garonne. Ce théatre fût le premier a être construit en ciment armé.

Deux autres théâtres complètent l'offre culturelle : Le Théatre du Jour, fondé en 1994 par Pierre Debauche qui réunit une compagnie théatrale ainsi qu'une école supérieure d'art dramatique et de comédie musicale, et La Tannerie qui propose des spectacles tous publics.

En ce qui concerne le grand écran, deux cinémas se partagent la programmation : CAP CINE (8 salles) et LES MONTREURS D'IMAGES (1 salle d'art et essais).

La construction d'un Multiplexe est à l'étude depuis plusieurs années et ne verra pas le jour avant 2014.

L'ancien music-hall Le Florida a été transformé en une salle de concert et en studios d'enregistrement. Ce centre national de création et de diffusion des musiques amplifiées, structure unique en France, accueille régulièrement des artistes en résidence. Ils disposent dans des locaux municipaux de 5 studios de répétitions, d'une salle de spectacle de 800 places et d'un espace multimédia.

Le Sporting Union Agen est le grand club omnisports de la ville. Le SUA comprend notamment une section de rugby à XV (Sporting Union Agen Lot-et-Garonne) dont l'équipe fanion évolue en 2006-2007 Top 14 (il est désormais en proD2 pour la saison 2007/2008) et compte 8 titres de champion de France (1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988). Les rugbymen utilisent le stade Armandie (12 000 places).

Le section football du SUA (Sporting Union Agen Football) est plus modeste. Elle évolue cette saison en Championnat de France Amateurs 2.

Les courses hippiques se tiennent sur l'hippodrome de la Garenne.

Au Stadium d'Agen le Full contact Agen est un trés gros club qui compte 95 licenciés, parmi eux Romain CLIQUE Champion du monde ISKA et Adeline VARNIER 4 fois championne de France. ce club pratique le full contact, le kickboxing K1 rules, et le muay thai. L'entraineur est William VARNIER Moniteur fédéral de full contact, kickboxing et thai boxing.

De plus Agen à l'un des plus grands clubs de kayak-polo d'Europe, (Canoë-Kayak Club Agenais) dont plusieurs joueurs sont des joueurs classés haut niveau sur les listes nationales : Thibaud Chanuc, Manuel Courtin, Anthony Courtin, Martin Brodoux, Thibault Salbaing.

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Sporting union Agen Lot-et-Garonne

Logo

Le SU Agen est la section de rugby à XV d'un club omnisports français, basé à Agen (Lot-et-Garonne). Le club agenais est présidé par Alain Tingaud. L'équipe première, entraînée par Henri Broncan, évolue en championnat de Pro D2 (deuxième division française).

Le SU Agen évolue au Stade Armandie. Il possède un des palmarès les plus importants sur le plan national avec huit titres de champion de France (1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988), ainsi que quatre titres du Challenge du Manoir et deux titres en Coupe de France.

Rélégué pour la première fois de son histoire en Pro D2 en 2007, il effectue en 2008-2009 sa deuxième saison au sein de cette division.

Le Stade Armandie, construit en 1921 (sa capacité a été portée à 12 000 places en 2007).

On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.

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Liste des joueurs du Sporting union Agen Lot-et-Garonne sélectionnés en équipe de France A de rugby

Cette page présente une liste de joueurs du Sporting Union Agen Lot-et-Garonne sélectionnés en équipe de France de rugby à XV.

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Aire urbaine d'Agen

L'aire urbaine d'Agen est une aire urbaine française centrée sur la ville d'Agen.

D'après la définition qu'en donne l'INSEE, l'aire urbaine d'Agen est composée de 56 communes, situées dans le Lot-et-Garonne . Ses 94 659 habitants font d'elle la 82e aire urbaine de France.

14 communes de l'aire urbaine sont des pôles urbains.

Voici la liste des communes françaises de l'aire urbaine d'Agen.

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Communauté d'agglomération d'Agen

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La Communauté d'agglomération d'Agen (CAA) est le nom de l'entente entre Agen et ses communes limitrophes située dans le sud du département de Lot-et-Garonne et la région Aquitaine.

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Gare d'Agen

La gare d'Agen est une gare ferroviaire située sur la commune française d'Agen (département du Lot-et-Garonne), sur la ligne Bordeaux - Sète et terminus de la ligne Niversac - Agen.

Le chemin de fer s'est installé à Agen dans les années 1850. La gare fut édifiée de 1854 à 1858.

Sa halle métallique a été conçu par le bureau d'études de Gustave Eiffel et construite entre 1864 et 1866.

Le premier train s'arrête à Agen en 1856 et marque le début des bouleversements urbains et économiques de la ville à la fin du XIXe siècle.

Cette gare est exploitée par la compagnie des chemins de fer du Midi. En 1934, la Compagnie du Midi est absorbée par la compagnie Paris-Orléans, qui s'appelle alors la compagnie Paris-Orléans-Midi. Enfin, en 1938, toutes les compagnies de chemin de fer sont réunies et sont nationalisés pour devenir la SNCF. La gare d'Agen fait alors partie de ce vaste ensemble.

La gare est desservie par les trains TGV, Corail Téoz, Corail Lunéa et TER Aquitaine.

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Source : Wikipedia