Afrique du Sud

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Posté par hal 25/03/2009 @ 10:07

Tags : afrique du sud, afrique, international

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Afrique du Sud

Drapeau de l'Afrique du Sud

« L'unité dans la diversité » (littéralement : « Divers peuple unis »).

L'Afrique du Sud est un pays situé à l'extrémité australe du continent africain. Elle est frontalière au nord avec la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe et au nord-est avec le Mozambique et le Swaziland. Le Lesotho est pour sa part un État enclavé dans le territoire sud-africain.

L'Afrique du Sud compte plus de 48,7 millions d’habitants (selon les résultats du recensement de 2008) répartis en 79,2 % de Noirs, 9,2 % de Blancs, 9 % de Métis et 2,6 % d'Asiatiques. Nation aux phénotypes très variés, l'Afrique du Sud est ainsi en Afrique le pays présentant la plus grande portion de populations dite « colorées », blanches et indiennes. L'Afrique du Sud est parfois appelée « nation arc-en-ciel », notion inventée par l'archevêque Desmond Tutu. Il s'agit de mettre en contraste la diversité de la nouvelle nation sud-africaine, par rapport à l'idéologie séparationniste de l'Apartheid, qui n'est plus en vigueur depuis 1991.

L'Afrique du Sud se caractérise par d'importantes richesses minières (or, diamant, charbon, etc.) qui l'ont rendue indispensable pour les pays occidentaux durant la guerre froide et par une importante population de souche européenne. L'Afrique du Sud est la première puissance économique du continent africain. L'économie de l'Afrique du Sud est en effet l'une des plus développées du continent et profite d'infrastructures modernes couvrant tout le pays.

L'Afrique du Sud était appelée autrefois l'Union sud-africaine.

Les khoïsans, regroupant les Khoïkhoï et les Bochimans, sont les premiers habitants connus de l'Afrique du Sud (- 40 000 ans avant notre ère).

Les premiers peuples de langues bantoues émigrent du delta du Niger vers l'an 500 de notre ère et atteignent l'actuelle province du KwaZulu-Natal. C'est au Xe siècle que des tribus Bantous (xhosas) s'installent dans la région de la Fish River (Transkei).

En 1488 débute l'histoire européenne de l'Afrique du Sud quand le navigateur portugais Bartolomeu Dias atteint le cap des Tempêtes (cap de Bonne-Espérance) suivi en 1497 par le navigateur portugais Vasco de Gama, qui longe la côte du Natal.

L'implantation définitive d'européens en Afrique du Sud date de 1652 avec l'établissement, pour le compte de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, d'une station de ravitaillement au Cap dirigé par le néerlandais Jan van Riebeeck.

En 1657, plusieurs salariés de la compagnie sont autorisés à s'établir définitivement au Cap alors que des esclaves sont déportés de Batavia et de Madagascar pour pallier le manque de main d'œuvre sur place. En 1688, deux cents huguenots français rejoignent les 800 administrés du comptoir commercial et fondent Franschhoek. En 1691, la colonie du Cap est mise en place.

Ce n'est qu'en 1770 que sont relatés les premiers contacts sont noués entre les bantous et les boers (les fermiers libres d'origines franco-néerlandaises) à la hauteur de la Great Fish River (à 900 km à l'est de la cité mère). Les relations sont rapidement conflictuelles et en 1779 débute la première des neuf guerres cafres (1779-1878).

En 1806, les Néerlandais cèdent définitivement la place aux Britanniques qui deviennent la nouvelle puissance coloniale.

De 1818 à 1825, lors du Mfecane, le Roi des Zoulous, Shaka, étend son empire sur l'est de l'Afrique du Sud au prix d'une conquête sanglante sur les autres peuples tribaux.

En 1835, les Boers quittent la colonie du Cap pour les territoires intérieurs de l'Afrique du Sud afin d'échapper à l'administration britannique. C'est le Grand Trek, parsemé de tragédies et de batailles (bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838). Deux républiques boers indépendantes sont finalement fondées et reconnues par la Grande-Bretagne : la république sud-africaine du Transvaal (1852) et l'État libre d'Orange (1854).

En 1866, la colonie du Cap étend également son territoire et annexe la cafrerie britannique alors que les premiers diamants sont découverts à Kimberley puis des gisements d'or dans le Witwatersrand au Transvaal.

En 1879, durant la Guerre anglo-zouloue, les Britanniques subissent une défaite historique lors de la bataille d'Isandhlwana avant de finalement s'imposer au Zoulouland.

Après l'annexion d'autres territoires tribaux, la deuxième Guerre des Boers (1899-1902) et l'annexion du Transvaal et de l'État libre d'Orange consacre la domination britannique sur toute l'Afrique du Sud, au prix de l'internement et de la mort de milliers de civils boers dans des camp de concentration. En 1910, le dominion de l'Union de l'Afrique du Sud est fondé à partir du regroupement des colonies du Cap (dont le Griqualand, le Transkei, le Stellaland et le Bechuanaland britannique), du Natal (dont le Zoulouland), du Transvaal et de l'Orange.

En 1912, un parti politique africaniste, le Congrès national africain (ANC), est fondé à Bloemfontein.

En 1915, l'Afrique du Sud, dirigée par Louis Botha et Jan Smuts, conquiert le Sud-Ouest Africain (future Namibie).

En 1918, le Broederbond, une société secrète de type franc-maçonne, est fondée avec pour objectif la promotion politique, sociale et économique des Afrikaners (la nouvelle dénomination des Boers). La révolte ouvrière des Afrikaners du Witwatersrand en 1922, durement réprimée, permet aux nationalistes blancs de s'unifier et de remporter les élections générales de 1924 sous la direction de James Barry Hertzog. En 1934, face à la crise économique, il s'unit néanmoins aux libéraux de Smuts pour former un gouvernement d'union nationale.

En 1948, le parti national remporte les élections générales. Le nouveau premier ministre, Daniel François Malan, met en place la politique d'apartheid.

En 1960, le massacre de Sharpeville puis l'interdiction de l'ANC et des mouvements nationalistes africains mènent à la condamnation de la politique d'apartheid par les Nations-Unies et la communauté internationale. Le 31 mai 1961, le pays rompt ses derniers liens institutionnels avec la Grande-Bretagne avec la proclamation de la république d'Afrique du Sud et le retrait du Commonwealth. L'ANC débute alors la lutte armée avec Umkhonto we Sizwe. En 1963, Nelson Mandela, l'un des chefs de Umkhonto we Sizwe est condamné à perpétuité pour terrorisme et les autres chefs de l'ANC, emprisonnés ou exilés. En 1966, Hendrik Verwoerd, premier ministre d'Afrique du Sud et grand architecte de l'apartheid, est assassiné.

En 1976, les émeutes dans le township de Soweto contre l'enseignement obligatoire en afrikaans conduisent le gouvernement à déclarer l'état d'urgence alors que le bantoustan du Transkei est déclaré indépendant dans le cadre de la politique d'apartheid.

En 1984, pour sortir du blocage politique, le régime politique est présidentialisé et un parlement tricaméral, ouvert aux Indiens et Métis, est inauguré. Néanmoins, l'état d'urgence est de nouveau proclamé en 1986 alors que des sanctions économiques et politiques internationales isolent le pays en dépit de l'abrogation de lois symboliques de l'apartheid comme le passeport intérieur.

En 1990, le nouveau président sud-africain, Frederik De Klerk, légalise l'ANC, le parti communiste sud-africain et tous les mouvements noirs. Nelson Mandela est libéré. En juin 1991, le gouvernement abolit les dernières lois de l'apartheid et entame un processus de transition constitutionnelle (Codesa) qui aboutissent le 27 avril 1994 aux premières élections multiraciales de l'histoire du pays. Celles-ci sont remportées par l'ANC et Nelson Mandela devient le premier président noir du pays.

En 1995, une Commission vérité et réconciliation est mise en place puis l'année suivante est adoptée une nouvelle constitution sud-africaine.

De 1999 à 2008, le pays est présidé par Thabo Mbeki. Son bilan est contrasté suite aux difficultés économiques et sociales apparues lors de son second mandat, manifesté en 2008 par une grave pénurie d'électricité en Afrique du Sud et la dégradation des infrastructures. Le 21 septembre 2008, suite à la décision de son parti, l'ANC, de lui retirer son mandat, Thabo Mbeki remet sa démission au Parlement qui élit alors Kgalema Motlanthe pour terminer son mandat jusqu'aux élections générales de 2009.

Le gouvernement sud-africain est parlementaire, mais les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l'État se confondent sous le titre de Président de la République d'Afrique du Sud.

Le président est élu par l'Assemblée nationale.

Le Parlement d’Afrique du Sud est composé de deux chambres : une chambre basse, l’Assemblée nationale et une chambre haute, le Conseil national des Provinces (en anglais : National Council of Provinces, NcoP). Les 400 membres de l'Assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel de liste. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces .

Chaque province est dotée d'une Législature Provinciale unicamérale, et d'un Conseil Exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s'agit alors d'un système fédéral modéré. L'État compte 11 langues officielles.

Depuis la fin de l'apartheid, l'ANC n'a cessé d'augmenter sa domination politique. Cependant, l'opposition reste vivace bien que diminuée, et on estime ordinairement que l'Afrique du Sud est l'État le plus démocratique d'Afrique. Sa constitution est par exemple l'une des plus généreuses du monde du point de vue des droits de l'homme.

Le gouvernement doit résoudre le problème des violences qui touchent les campagnes du pays : la réforme agraire impose la redistribution des terres aux Noirs et les fermiers afrikaners doivent souvent vendre leurs exploitations au gouvernement, ce qui suscite des résistances. Ces fermiers, au nombre de 35 000 environ, sont parfois attaqués par des bandes organisées et certains s'inscrivent à des stages commandos pour pallier le manque d'aide du gouvernement. Plusieurs partis d'extrême droite continuent de recruter au sein d'une frange de cette population qui se sent délaissée.

Le drapeau de l'Afrique du Sud a été adopté le 15 mars 1994 et est officiellement l'emblème du pays depuis le 27 avril 1994.

Son prédécesseur était contesté pour son symbolisme exclusivement lié à l'histoire afrikaner et britannique du pays.

Dans la partie Sud du pays se trouvent les Monts du Drakensberg, s'étendent du Kwazulu-Natal jusqu'à la province du Cap, soit environ 1 000 km.

L'altitude moyenne est de 3 000 m, le point culminant de ce relief et du pays est le Thabana Ntlenyana à 3 482 m.

Ce massif du Drakensberg est plutôt ancien avec des sommets arrondis, c'est une zone verdoyante et lieu de vie du peuple San. C'est également dans ce massif, que le fleuve Orange prend sa source.

Au Nord du pays, se trouve une ancienne zone volcanique, Pilanesberg. C'est une zone relativement escarpée sur laquelle se trouvent des cratères. La faune y est très riche, mammifères, cervidés... On y trouve également une flore typique tels les Adansonia, Teck, ébène, Hibiscus...

Enfin l'altitude suffisamment élevée pour cette latitude permet la pratique du ski lors de l'hiver austral. Il n'est pas rare comme lors du mois de juin 2007 de voir tomber de grosses quantité de neige (30 cm) en une journée.

Les plaines se situent principalement dans le N-O et dans l'État libre d'Orange, ce sont les greniers céréaliers de L'Afrique du Sud, grâce à la production de blé, maïs, coton et de par l'élévage de moutons.

Les sous-sols y sont également très riche en or, diamants, uranium et charbon; comme dans les villes de Kimberley et Bloemfontein.

Mais le N-O du pays est également occupé par le désert de Kalahari qui s'étend également sur le Botswana et la Namibie, il représente près de 1 millions de km². Caractérisé par ses dunes de sables rouges, c'est un désert semi-aride comportant de nombreuses zones de savanes et quelques arbres tels les acacias à épines et baobabs. On y observe de nombreuses migrations animales.

Le long de la façade de l'Atlantique le littoral est plutôt régulier. Dans le Namaqualand on observe une explosion florale pendant un mois où plus de 4 000 espèces végétales fleurissent en même temps (Lys, aloes...) entre mi-août et mi-septembre. Cette zone est très touristique. La zone du cap de Bonne-Espérance est principalement rocheuse, où des colonies de manchots sont installées. On trouve également l'Île aux Phoques (Seal Island) qui accueille des phoques venant principalement de l'Antarctique.

Plus à l'est, le littoral est une alternance de côtes rocheuses et plages de sable fin. Certaines zones de baignades sont délimitées par les filets anti-requins, très nombreux le long de certaines côtes sud-africaines.

Les principales stations balnéaires sont à l'est du pays comme, East London, Jeffrey's Bay, Port Elizabeth, ou encore Durban.

On trouve également des zones maritimes protégées dans le cadre de Parcs Nationaux comme la réserve Finda située sur terre et au large, où l'on peut pratiquer la plongée sous-marine.

L'Afrique du Sud possède grâce à sa grande variété de paysages une faune et une flore très diversifié. Les déserts, savanes arides, savanes humides, forêts, fynbos, montagnes et côtes offrent de nombreuses niches écologiques pour les nombreuses espèces animales et végetales. Des populations très importantes de mammifères marins vivent au abord des côtes, notamment atlantiques. Parmi lesquelles: Baleines, dauphins, globicéphales et de très importantes colonies de pinnipèdes.

L'Afrique du Sud pays parti des 17 pays mégadivers, pays dont la biodiversité est la plus importante de la planète.

L'économie sud-africaine est la plus puissante du continent africain. Depuis 1994, l'Afrique du Sud a opté pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l'État afin de réguler l'économie, de modifier la répartition inégalitaire des richesses et d'assurer une meilleure protection des catégories sociales historiquement et économiquement les plus défavorisés. Depuis 1994, le pays a affiché une croissance régulière de 5% en moyenne. En dépit d'un certain nombre de difficultés structurelles ou conjoncturelles, l'Afrique du Sud reste la première économie du continent africain représentant un quart du produit intérieur brut (PIB) de celui-ci, l'un des premiers producteurs mondiaux d'or et de platine et dispose de sociétés et d'entreprises nationales extrêmement prospères et compétitives sur les marchés internationaux.

Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d'affirmative action (discrimination positive) visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une indemnité de départ. Un des résultats fut l'appauvrissement d'une partie de cette minorité blanche (10% de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).

Ce programme a cependant contribué au développement d'une classe moyenne noire. Les black diamonds, qui gagnent plus de 6 000 rands par mois (520 euros), représentent environ 10 % de la population noire mais ceux-ci sont en général très endettés et souffrent de l'augmentation régulière des taux d'intérêt. Il est également reproché à cette politique de discrimination positive de ne favoriser qu'une toute petite partie de la population des noirs, ceux qui sont diplômés, vivant dans des centres urbains.

Par ailleurs, une étude rendue publique en 2006, et portant sur la période 1995-2005, montre que les blancs qualifiés émigrent en masse: en dix ans, 16,1% des Sud-africains blancs auraient quitté le pays. Suite aux critiques des partis d'opposition, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique de discrimination positive en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C'est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka qui est chargée de mettre cette réforme en œuvre en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays.

En juillet 2008, l'écrivain sud-africain André Brink s'en prend à la mise en œuvre de la politique de discrimination positive constatant que l’application de celle-ci a « atteint des extrêmes ridicules qui ont conduit à l’exil bon nombre des personnes les plus qualifiées et les plus habiles du pays, tandis que le gouvernement et ses officines remplacent avec constance la compétence réelle par la médiocrité et l’infériorité ».

En août 2008, des membres de la nouvelle direction de l'ANC, mise en place par Jacob Zuma, reconnaissaient, auprès des entrepreneurs et des représentants de la minorité blanche, les errements pratiqués dans le domaine de la discrimination positive et promettaient d'infléchir la politique du prochain gouvernement qui succéderait à celui de Thabo Mbeki. Ainsi, Mathews Phosa, trésorier général de l’ANC, reconnaissait le « déficit de compétences dans des secteurs comme la gestion financière, les technologies de l’information, la gestion du système judiciaire et des questions sécuritaires » causé par la pratique de la discrimination positive. Il indiquait par ailleurs que le « personnel Blanc qualifié serait bien accueilli par la prochaine administration » en 2009.

Depuis 1994, seulement 3,6% des fermes ont été redistribuées aux 1,2 million de noirs alors que 60 000 blancs possèdent et gèrent toujours 80% des surfaces cultivables. Le gouvernement s'était donné en 1994 comme objectif de redistribuer 30% des terres d’ici 2014.

La loi prévoit que les descendants des fermiers noirs, dépossédés par la force ou injustement indemnisés dans le cadre des lois adoptées depuis 1913, peuvent demander la restitution de leurs terres. En juillet 2005, la majorité des 4 000 participants au «Sommet sur la terre», a recommandé des expropriations alors que la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka demandait d'«importer des experts du Zimbabwe».

Cependant, cette redistribution ne doit pas affecter la rentabilité économique de ces terres car la restitution à des Noirs de la majorité des fermes des vallées fertiles du Limpopo a tourné au désastre, faute d'encadrement technique et financier alors que les fermiers Noirs ne cultivent que les surfaces suffisantes pour nourrir leur famille et laissent le reste en friche.

Depuis 1994 pratiquement tous les grands groupes miniers et les banques ont cédé entre 10 et 26% de leur capital à des noirs, indiens et métis. Dans un premier temps, une petite élite noire, issue des leaders de l'ANC, s'est reconvertie avec succès dans les affaires en bénéficiant de grosses cessions de capital d'entreprises. Le plus riche d'entre eux est Patrice Motsepe qui a accumulé une fortune de plus de 500 millions de dollars en à peine dix ans.

Depuis 2000, des objectifs précis ont été négociés dans certains secteurs (mines, banques, distribution du pétrole, etc.). Ainsi, selon la charte minière de 2002, toutes les compagnies doivent céder 26% de leur capital d'ici à 2014. Les Noirs devront représenter 40% des cadres en 2009. Les compagnies qui ne respecteront pas ces conditions pourront perdre leurs droits d'exploitation.

Un arsenal législatif est d'ailleurs en cours d'adoption. Des objectifs précis seront fixés notamment en matière de cession de capitaux et de promotion interne des Noirs dans les entreprises. Toutes les entreprises y compris les PME devront remplir un bulletin de note (ceux qui auront les meilleures notes auront plus de chance de remporter les marchés publics). Les multinationales sont cependant exemptées.

La monnaie nationale, le rand, s'est nettement dépréciée par rapport à l'euro et au dollar.

Si en 1970, un rand valait un dollar, la monnaie sud-africaine n'a cessé de se déprécier depuis les années 1980. En février 2008, l'euro vaut désormais plus de 11 rands alors le dollar vaut 7,50 rands (soit une perte de 12 % de sa valeur depuis le début de la même année).

En 2007, l'inflation qui avait été jusque-là maîtrisée, atteint 8,6 % alors que la hausse des prix dépasse les 6%, obligeant la Banque centrale sud-africaine à augmenter à 4 reprises ses taux d'intérêt.

Depuis le début de l'année 2008, la croissance sud-africaine est minée par des coupures d'électricité qui paralysent les grandes villes, provoquent des embouteillages monstres sur les grandes artères et menacent l'économie du pays et de la région, en provoquant notamment la fermeture provisoire des principales mines d'or, de platine et de diamant. Suite à cette crise qui remet en cause l'activité salariée de 450 000 personnes, le gouvernement fait son mea culpa pour n'avoir pas modernisé ou construit de centrales électriques depuis la fin de l’apartheid. Cette crise menace la valeur du Rand en chute libre ainsi que la capacité de l'Afrique du Sud à organiser la Coupe du monde de football en 2010 .

Pour pallier cette pénurie et l'entrée en service d'ici 2012 de nouvelles centrales, le gouvernement prévoit d'imposer des quotas de consommation aux ménages et entreprises ainsi que l’installation d’un million de panneaux solaires en trois ans.

Néanmoins, à la fin du mandat du président Thabo Mbeki, de nombreuses faiblesses ou erreurs de sa gestion sont mises en exergue par la presse, notamment la dégradation de l'état des routes (qui demeure le meilleur réseau routier d'Afrique, devant celui de l'Algérie), les carences du système de santé publique, la dégradation des hôpitaux publics et des écoles publiques. La corruption et l'inefficacité de l'administration, par manque de personnel, de motivation et de moyens complètent le tableau des difficultés structurelles auxquelles fait face l'Afrique du Sud .

Selon l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d'extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit aujourd'hui 8,8 % de la population. Près de 40% des villes en Afrique du Sud sont composées de townships et cette différence entre les riches et les pauvres est très visible ainsi que très présente, elle crée à l'origine beaucoup de tension entre les deux classes sociales. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2%selon l'OIT, mais les syndicats l'estiment proche de 40 %.

En 2006, le pays détient la 121e place au classement mondial. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d'études fiables et plus représentatives (comprenant les données relatives aux anciens bantoustans), mais serait surtout due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. Une partie de la minorité blanche rendue mal à l'aise notamment par la hausse de la criminalité (541 fermiers blancs ont été massacrés entre 1998 et 2001), par la discrimination positive, par la pandémie du Sida, et par les évènements survenus au Zimbabwe à l'encontre des fermiers blancs, émigre massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Ainsi, près d'un million de sud-africains blancs auraient quitté le pays depuis 1994.

De nombreux Africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d'argent que dans leurs pays d'origine, mais le sida et la criminalité en font partir certains au bout de quelques années.

En mai 2008, Johannesburg et d'autres villes du pays connaissent de violentes émeutes anti immigrés qui font environ 50 morts, 25 000 sans-abris et provoquent l'exode de plusieurs milliers d'immigrés clandestins.

La population sud-africaine est inégalement répartie : la plupart des habitants réside à l'est du pays. Le KwaZulu-Natal est la région la plus peuplée et les densités sont très importantes dans le Gauteng. L'aridité explique en partie les faibles densités du nord-ouest.

Le pays est confronté à l'augmentation de la séropositivité au VIH : à partir des tests anténataux, il a été déduit que 19% des 15-49 ans sont séropositifs . La prévalence globale de cette séropositivité est estimée à 11% . Cependant les estimations de population pour 2007 se fondant sur cette prévalence (44 millions) ne concordent pas avec les tout derniers recensements organisés par les services gouvernementaux sud-africains (48,5 Millions).

Le recensement (2001) permet d'établir la répartition ethnique du pays: 79 % des Sud-Africains sont noirs, 9,6 % blancs, 8,9 % coloureds(métis), 2,5 % asiatiques. Les Indiens se concentrent essentiellement dans le KwaZulu-Natal.

Au sortir de l'apartheid, les Sud-Africains blancs représentaient 16% de la population totale, cependant 1/3 de cette population a depuis lors choisi l'exode.

Parmi la population blanche du pays, la plus ancienne, les Afrikaners (ou Boers), les descendants des colons néerlandais, représentent une proportion de 60% des Blancs, les autres étant surtout d'origine britannique, mais aussi portugaise et allemande.Il y a également une partie non négligeable de descendants de Huguenots français qui s'installèrent ici durant les guerres de religion en France (ces derniers font cependant partie de la communauté Afrikaner, on estime d'ailleurs que 25% des noms de familles Afrikaners sont d'origine française).

Suite à l'augmentation des cambriolages au début des années 1990, les sud-africains ont commencé à se barricader chez eux, élevant des clôtures et des murs pour se protéger de la rue, puis de leurs voisins. Devant l'hardiesse des cambrioleurs, les plus aisés d'entre eux ont installé des détecteurs de mouvement et des alarmes dans leurs maisons puis des grilles électrifiées à 9 000 volts et des barrières à infrarouges. Les malfaiteurs s'en sont alors pris à leurs victimes devant chez elles, leur mettant un pistolet sur la tempe pour les forcer à ouvrir leur maison et à désamorcer le système d'alarme. Les habitants aisés de Johannesburg se sont retranchés dans des quartiers aux allures de forteresses, murés et sécurisés, uniquement accessibles par un portail surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Si dans ces quartier la criminalité a chuté, parfois de 70 %, les municipalités ont souvent cependant interdits de se barricader de la sorte, afin notamment d'éviter le repli des riches entre eux. D'après le journal Le Monde du 28 décembre 2004, l'Afrique du Sud bat des records en matière de criminalité : on y compte environ 20 000 meurtres par an, 30 000 tentatives de meurtre, plus de 50 000 viols et environ 300 000 cambriolages.

En 2005, l'Afrique du Sud a compté quelques 19 000 personnes assassinées, 55 000 personnes violées et 120 000 hold-up selon les chiffres cités par le Sunday Times. André Brink, le romancier sud-africain, a dénoncé cette criminalité et l'inaction du gouvernement en la matière dans deux articles du journal Le Monde en septembre 2006, y voyant un risque pour la stabilité politique du pays. Il y a dénoncé également la corruption, l'arrogance de certains ministres et les ravages du Sida, et appelé à la démission pour incompétence des ministres de la santé et de la sécurité. En juillet 2008, après l'assassinat de son neveu à son domicile de Pretoria, André Brink, pessimiste pour l'avenir du pays, dénonce encore une fois l'incompétence des forces de police, mais aussi plus globalement dénonce « l'incompétence, l'irresponsabilité, la corruption » des dirigeants du pays et la « démagogie » des principaux chefs de l'ANC. En 2007-2008, les autorités ont relevé quelque 18 487 meurtres.

Pour les années 2007 et 2008, les statistiques ont encore recensé quelque 240 000 cambriolages chez les particuliers, pas moins de 60 000 vols dans les magasins, les usines et les bureaux, près de 140 000 cas de dégradation lourde de matériel, ainsi que 18 487 assassinats et 18 795 tentatives de meurtre. Les violences se concentrent au Cap, à Durban, mais aussi à Johannesburg et à Pretoria. Ainsi, presque tous les habitants d'Afrique du Sud ont une fois dans leur vie fait l'expérience directe de la criminalité.

L'Etat sud-africain dispose pourtant de 170 000 policiers et de 60 000 militaires pour rétablir l'ordre et la sécurité mais les agents de police sont généralement mal formés et mal payés. La police fait elle-même surveiller certains commissariats par des sociétés privées. Ces dernières, qui emploient 420 000 agents de sécurité privés, sont à ce jour chargées de la protection d'un million et demi d'entreprises et de foyers sud-africains.

Onze langues officielles (anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, zwazi, ndebele, sesotho, setswana, xitsonga, tshivenda, ndebele sont reconnues par la Constitution en Afrique du Sud. Selon l'article 6 de sa constitution, l'État et les provinces doivent faire la promotion de langues parlées par les communautés vivant en Afrique du Sud : allemand, grec, gujarâtî, hindi, portugais, tamoul, télougou, ourdou, arabe, hébreu, sanskrit. Le zoulou est la langue la plus pratiquée dans les foyers sud-africains (environ ¼ des habitants). L'anglais reste la langue des affaires et de la communication. ¾ des Sud-Africains se déclarent chrétiens, 18 % sans religion.

Dans le domaine du sport, l'Afrique du Sud est surtout connue pour son équipe de rugby qu'ont représenté des joueurs d'exception tels que François Pienaar, Frik du Preez ou Joost van der Westhuizen .

Percy Montgomery (arrière) et Bryan Habana (ailier) sont actuellement classés parmi les meilleurs joueurs du monde.

L'Afrique du Sud organisera la Coupe du monde de football de 2010 (devenant ainsi le premier pays du continent africain à accueillir cette compétition).

L'Afrique du Sud organisa la coupe du monde de cricket, en 2003.

L'Afrique du Sud fut championne d'Afrique de football 1996 à Johannesbourg (FNB Stadium).

L'Afrique du Sud compte notamment Jody Scheckter qui fut champion du monde de Formule 1 en 1979 sur Ferrari et son fils Tomas qui fait une carrière en IRL.

L'Afrique du Sud organise aussi plusieurs épreuves du Championnat du monde de surf.

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Politique en Afrique du Sud

Chambre de l'Assemblée nationale d'Afrique du Sud (2007)

La Politique en Afrique du Sud s'inscrit depuis 1910 autour des 3 pouvoirs définis par les constitutions successives.

Depuis 1984, le président est à la fois le chef de l'état et le chef du gouvernement. Les ministres sont désignés par le président.

Le président est élu par le Parlement. Il est généralement le chef du parti majoritaire.

Avant 1984, le poste de chef de gouvernement était tenu par un premier ministre alors que la fonction de chef de l'état était purement honorifique et découlait de celui autrefois dévolu au gouverneur-général d'Afrique du Sud.

La fonction fut supprimée en 1984 lors de l'instauration du parlement tricaméral.

La fonction fut créée en 1961 au moment d ela fondation de la république sud-africaine. La fonction présidentielle remplaçait celle qui était dévolue depuis 1910 au gouverneur-général d'Afrique du Sud.

Le Parlement d'Afrique du Sud est composé de l'Assemblée Nationale (400 sièges; les membres sont élu par un suffrage populaire pour cinq ans) et du Conseil National des Provinces (90 sièges, 10 membres élus pour chacune des 9 provinces pour des mandats de cinq ans). La moitié des membres de l'Assemblée Nationale sont choisis sur les listes nationales des partis, l'autre moitié sur les listes des partis des provinces.

La justice est indépendante du gouvernement.

Avant 1994, le système judiciaire était calqué sur le système britannique et était dominé par la Suprême Court, compétente en droit commun uniquement.

En 1994, il a été décidé de construire une toute nouvelle cour constitutionnelle, composée de 11 juges, d'origines universitaires ou issus du Barreau, permettant à toute personne, ayant un intérêt à agir, de pouvoir la saisir aux fins d'annulation d'une disposition législative soit par la voie d'action soit par celle d'exception. Elle statue au fond et en dernier ressort .

La prééminance de la Cour constitutionnelle est marquée par la nécessité d'obtenir de sa part la confirmation de toute décision d'une juridiction inférieure invalidant un texte de loi pour donner force exécutoire à l'insconstitutionnalité de celle-ci.

La Cour constitutionnelle peut encore exercer un pouvoir d'injonction afin d'assurer que ses décisions ou les droits reconnus fassent l'objet d'une loi ou prendre des décisions de principe. Ce fut le cas pour la peine de mort en 1995 quand elle annula les textes de la procédure pénale de 1977. En 2001, dans une affaire impliquant un tanzanien transféré par l'Afrique du Sud aux États-Unis où il était poursuivi pour terrorisme, elle se mua en juge international quand elle affirma la prohibition de la peine de mort en matière de crimes relevant d'actes de terrorisme international. En juillet 2005, elle usera de son pouvoir d'injonction pour imposer au gouvernement sud-africain le respect constitutionnel du "droit aux soins" pour les victimes du SIDA. En 2006, le mariage homosexuel n'est adopté par le parlement qu'à la suite d'une injonction de la cour constitutionnelle suite à son invalidation de la loi sur le mariage datant de 1961 .

La Cour reconnaitra également les droits d'origine coutumière aux populations locales pour imposer la restitution de terres appartenant à l'état sud-africain venant aux droit de la Couronne Britannique.

De par sa compétence très large, la cour constitutionnelle d'Afrique du Sud constitue un contre-pouvoir qui peut mettre à la charge de l'état sud-africain de véritables obligations de faire que ces derniers doivent respecter.

L'Afrique du Sud est une démocratie multipartite depuis sa fondation en 1910 bien que le système politique fut ségrégationniste et inégalitaire jusqu'aux années 1991-1994.

Les premières élections générales multiraciales n'eurent lieu qu'en 1994. Depuis cette date, la vie politique du pays est dominée par l'ANC (70% des suffrages aux dernières élections générales).

L'ancien parti dominant, le parti national, qui avait institué l'apartheid et dominé la vie politique du pays entre 1948 et 1994, a disparu de la scène politique après sa fusion avec l'ANC en 2005.

L'opposition officielle est l'Alliance démocratique (12% des voix), héritière à la fois des anciens partis progessistes parlementaires et de la faction libérale et conservatrice du parti national.

L'extrême-droite identitaire (1%), l'extrême-gauche pan-africaine (1%) et quelques partis ethniques (7%) ou démocrates-chrétiens complètent le paysage politique.

Le floor-croissing est une pratique annuelle qui permet aux députés et aux conseillers municipaux de changer de parti politique sans perdre leur siège. Elle consiste pour un député à changer d'étiquette politique .

Institué en 2001 pour permettre aux membres du nouveau parti national de quitter l'Alliance démocratique afin de rejoindre l'ANC dans la gestion des exécutifs locaux, elle fut généralisée au niveau national et reconduite annuellement.

Cette pratique est cependant dénoncée chaque année par de nombreux Sud-Africains qui considèrent qu`elle viole les droits des électeurs. Comme chaque année, c'est le Congrès national africain qui sort vainqueur de la saison annuelle des changements d`étiquette. Ainsi, en 2007, l'ANC a gagné quatre sièges supplémentaires à l`Assemblée nationale, la chambre haute du Parlement sud-africain, faisant disparaitre de la représentation nationale deux partis minoritaires, qui comptaient respectivement un et deux représentants. Elle a également rallié 53 conseillers municipaux sur les 250 qui ont changé d`étiquette dans tout le pays lui permettant de prendre le contrôle de certaines municipalités locales.

En 2007, l'ANC détient désormais 297 des 400 sièges de l`Assemblée (représentant 74,25% des députés) .

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Kimberley (Afrique du Sud)

Le "Big Hole" de Kimberley

Kimberley est une ville d'Afrique du Sud située à 1 230 mètres d'altitude dans la province du Cap-du-Nord, en plein désert du Grand Karoo.

Kimberley compte 220 000 habitants et fait partie de la nouvelle municipalité post-apartheid de Sol Plaatje.

Elle est la capitale de la province.

Kimberley se trouve dans la région historique du Griqualand Ouest, abandonné au XIXe siècle aux métis émigrés du Cap.

C'est en 1867, à Hopetown, à 120 kilomètres au sud de Kimberley, que le diamant Eureka fut découvert par un enfant, déclenchant une véritable ruée vers le diamant.

En 1871, trois diamants sont découverts au sommet d'une petite colline autour de laquelle va naître la ville de Kimberley, du nom du secrétaire britannique aux colonies.

La colline est alors creusée par les centaines de mineurs et aventuriers à la recherche de diamant et devenir le « Big Hole », le grand trou, au bord duquel la ville va prospérer et devenir la première ville électrifiée d'Afrique.

Le Britannique Cecil Rhodes va fonder sa fortune à Kimberley en rachetant la compagnie minière De Beers puis devenir le 1er ministre de la colonie du Cap en 1890.

Assiégée en 1899 par les Boers en guerre contre les Britanniques, c'est une ville anglophone et métisse, rivale de l'africaine Bloemfontein dans l'État libre d'Orange.

C'est dans cette ville, qu'en mai 2000, a débuté le processus de Kimberley, un accord international signé en 2003 destiné à lutter contre les diamants de conflits.

La municipalité est politiquement aujourd'hui dominée par l'ANC mais l'opposition de l'Alliance démocratique y effectue d'excellents scores bien qu'elle ait échoué de peu à plusieurs reprises à emporter la majorité des suffrages. Le maire de la municipalité est, en décembre 2004, Patrick Lenyibi (ANC).

Lors des élections municipales de 2006, l'ANC remporte 40 des 55 sièges du conseil municipal en laissant seulement 10 à l'Alliance démocratique et 2 aux démocrates indépendants.

La ville est injustement ignorée par les visiteurs étrangers car elle est trop située hors des circuits touristiques traditionnels. Seuls les amateurs d'histoire et les spécialistes de l'Afrique du Sud se rendent à Kimberley.

La ville mérite effectivement une visite et pas seulement pour le Big Hole qui, il est vrai, est son attraction principale.

Ainsi la visite commencera par le Kimberley Mine Museum sur Tucker Street avec son impressionnant Big Hole, le plus grand puits jamais creusé par l'homme. Ce musée est en fait un village, reproduction à ciel ouvert sur 17 hectares de Kimberley à l'époque de la ruée vers le diamant.

Le centre-ville aligne buildings modernes et édifices coloniaux comme l'hôtel de ville sur lennox street. Tout proche, un mémorial de rocs en équilibre honore la 1ère colonne de pionners partis en 1890 débuter la colonisation de la future Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe). On peut aussi visiter dans le quartier la galerie d'art William Humphrey ou le musée Sol Plaatje, du nom du militant anti-apartheid, premier noir à écrire un roman en anglais et qui a donné son nom à la nouvelle municipalité.

Les visiteurs peuvent aussi admirer les bureaux historiques (1888) de la De Beers sur Stockdale Street.

Au sud-est de la ville, le "Honoured Dead Memorial", conçu par Herbert Baker, commémore les victimes du siège de 1899 et fait écho au "Concentration Camp Mémorial" sur Hertzog Square, qui honore les familles boers, vitimes des camps de concentration britanniques.

D'autres monuments sont notables, comme le "Kimberley War Memorial", le "Cape Corps Memorial" et surtout la statue équestre de Cecil Rhodes sur Du Toitspan Road.

Enfin, les visiteurs apprécieront le quartier de Belgravia avec ses maisons victoriennes notamment sur Milner Street et sur Carrington Road, la villa Dunluce sur Lodge Road, le McGregor Museum situé dans les bâtiments de l'ancien sanatorium (1897), le Duggan-Cronin Gallery et ses milliers de clichés photographiques de l'Afrique du Sud des années 1920 et 1930.

Les environs de Kimberley ne sont pas dépourvus d'intérêt.

Les visiteurs pourront se rendre au Parc National de Vaalbos à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest où une réserve de 23 000 hectares permet d'apprécier les paysages, la faune et la flore du Karoo et du Kalahari.

Situés à cinquante kilomètres au sud de Kimberley, les passionnés d'histoire ne manqueront pas de se rendre sur le champ de bataille de Magersfontein où se sont opposés Boers et Britanniques en 1899. Ils y visiteront aussi le musée et se rendront au Magersfontein Burgher Monument (1969) honorant les héros de la nation et sous lequel reposent près de 300 combattants de la guerre des Boers parmi lesquels le comte français Georges de Villebois-Mareuil, colonel de l'armée française, ancien commandant de la légion étrangère, volontaire promu général de l'armée du Transvaal, tué en 1900 au combat à Boshof.

L'aéroport de Kimberley (ex-B.J Vorster Airport) est situé à 7 kilomètres au sud du centre ville.

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Source : Wikipedia