Afghanistan

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Posté par woody 30/03/2009 @ 20:09

Tags : afghanistan, asie, international

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Afghanistan

Drapeau de l'Afghanistan

L'Afghanistan, officiellement la République islamique d'Afghanistan (pachto : د أفغانستان اسلامي جمهوریت, dari : جمهوری اسلامی أفغانستان), est un pays d'Asie centrale sans accès à la mer entouré du Pakistan, du Tadjikistan, de l'Iran, du Turkménistan, de l'Ouzbékistan et de la Chine.

Ses habitants sont les Afghans. Ses langues officielles sont le pachto et le dari.

Le nom Afghanistan dérive de l'autre nom donné aux Pachtounes : les Afghans. Le suffixe du nom tient son origine du mot dari stān (« pays »). Afghanistan signifie donc pays des Afghans.

En outre, on a longtemps pensé qu'Al Biruni, le célèbre mathématicien, encyclopédiste et philosophe persan, fut le premier à avoir évoqué les Afghans dans son Histoire de l'Inde (1030). En réalité, le terme Afghan avait déjà été cité en 982 par Houdoud al Alam, géographe persan et Ibn al-Athir qui avait cité le nom 10 ans avant le premier.

De nombreuses légendes entourent le nom de ce peuple mystérieux dont le passé est relativement mal connu. Ainsi Khwadja Niamat-Ullah, historien et géographe indien à la cour de l'Empereur moghol Jahangir, écrivit dans son Histoire des Afghans que le peuple afghan serait issu d'un officier du Roi Salomon nommé Afghâna. Les descendants de cet officier auraient été chassés d'Israël par Nabuchodonosor et se seraient installés dans l'actuel Afghanistan, notamment dans la région des monts Sulaymân. Cette légende n'est pas confirmée et dans l'Ancien Testament on ne retrouve nulle part le nom de ce fameux officier de Salomon. Cette théorie peut aussi être réfutée par les origines du peuple pachtoune, ethnie majoritaire du pays. En effet, les Pachtounes font partie des peuples indo-aryens et ne sont pas sémites.

D'autres explications, toutes aussi originales, ont été avancées. Ainsi, l'une prétend que le mot « afghan » aurait des origines albanaises (du grec Al-Ab, on aurait fait Agvan, puis Avgan). L'autre, celle de Vera Marigo, se rapporte aux « épigones » — les successeurs d'Alexandre le Grand : Epigonoï aurait évolué en Aphigonoï (Afigani). Ces théories n'expliquent pas les mille ans qui séparent la fin des royaumes grecs de la toute première apparition du mot « Afghan ».

L'Afghanistan, considéré comme un carrefour de l'Asie centrale, a une histoire mouvementée. À travers les âges, la région, aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan, a été occupée par l'Empire perse, par Alexandre le Grand et Genghis Khan.

Les Afghans menèrent de nombreuses batailles contre les envahisseurs qu'ils aient été perses, indiens, russes ou britanniques. Ces derniers ont notamment subi en Afghanistan des défaites marquantes, notamment celles de Gandamak en 1842 où le 44e régiment britannique fut totalement anéanti et de Maiwand où le 66e régiment n'a compté que quelques survivants. L'Afghanistan fut le seul État asiatique avec le Japon à tenir tête aux puissances coloniales européennes. Son histoire et sa création comme État-tampon entre les possessions de l' Angleterre et de la Russie ne se comprend pas sans une analyse géopolitique du Grand Jeu des Puissances, réactivé aujourd'hui dans un contexte de contrôle des routes pétrolières et gazières.

Convoité par de nombreuses puissances tant régionales que mondiales, l'Afghanistan se trouve toujours sur le chemin de l'Inde lorsque les Perses, Grecs, Moghols, ou Turcs rêvent d'en prendre le contrôle. Inversement, l'Afghanistan s'est toujours trouvé sur le chemin des empereurs indiens comme Ashoka, dans leur volonté d'expansion vers l'ouest.

Parallèlement, l'Afghanistan a également été le centre de nombreux pouvoirs forts d'origine grecque sous l'Empire bactrien, bouddhiste sous l'Empire kouchan, moghol sous le règne de Bâbur ou encore turc sous le règne des empereurs comme Mahmûd de Ghaznî, ou Muhammad Ghûrî.

Son emplacement géographique sur les routes commerciales fait de ce pays un enjeu stratégique majeur encore aujourd'hui.

Cet emplacement stratégique a profité à de nombreux royaumes qui se sont succédé sur ce territoire. Ainsi, après l'effondrement des royaumes grecs et un bref contrôle exercé par l'empereur Ashoka, le peuple Yuezhi, avec à sa tête le chef Kujula Kadphisès s'empare du pays et se taille un gigantesque Empire qui sera nommé l'Empire kouchan. Son territoire s'étendait de l'Iran actuel jusqu'en Inde, probablement plus loin que Delhi et de la Mer d'Oman jusqu'à la Mer d'Aral. Pour beaucoup d'historiens, c'est grâce à cet Empire kouchan et plus précisément à son Empereur Kanishka Ier que le bouddhisme a pu s'étendre jusqu'en Chine, en Corée et au Japon par les voies commerciales et non par des conquêtes militaires.

Le rôle de l'islam est également fondamental dans l'histoire de ce pays. Les premières armées arabes ont pu profiter de la faiblesse de l'Empire perse sassanide, en plein effondrement, et s'emparer ainsi de la presque totalité des possessions de celui-ci. L'islamisation de l'essentiel du pays a pris plus de 200 ans. La résistance légendaire des shahs de Kaboul, encore bouddhistes, a considérablement retardé l'islamisation. La région du Nourestân a été la dernière région du pays à se convertir à l'islam. En effet, les Nouristanis ne sont musulmans que depuis le XIXe siècle, soit plus de 1200 ans après les toutes premières conquêtes arabes.

Après l'installation définitive de l'islam en Afghanistan, celui-ci ne s'est plus étendu grâce aux Arabes mais surtout grâce aux Turcs comme l'Empereur Mahmûd de Ghaznî et Muhammad Ghûrî. En ce qui concerne l'islamisation de l'Inde, le chef militaire afghan Sher Shah Suri y a joué un très grand rôle où il fut suzerain juste et ingénieux à Sasaram. Ce dernier a notamment été à l'origine de la route Grand Trunk Road connue par les Européens sous le nom de la Grande marche. Cette route relie le Bengale à Delhi, s'étend jusqu'au Pakistan et finit en Afghanistan passant par le Khyber Pass. Le tombeau du suzerain, appelé aussi le deuxième Taj Mahal en Inde, figure sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

L'Afghanistan en tant qu'État ne commence à exister qu'à partir de 1747. Cette date correspond à la dislocation de l'Empire perse afsharide, après la mort de l'empereur Nader Shah de Perse. Très rapidement, l'Afghanistan s'impose comme une puissance militaire de premier ordre dirigée par des généraux hors pair comme Ahmad Khan Abdali. Ce chef militaire, devenu Padishah Ahmad Shâh Durrani, cette même année, après son élection par la Loya Jirga, mène de nombreuses campagnes militaires et étend l'empire afghan aux confins de l'empire perse et indien où il met définitivement fin au règne des Moghols. Les Afghans remportent de grandes victoires en Inde : par exemple, la troisième bataille de Pânipat dont l'issue fit entrer Ahmad Shâh Durrani dans l'histoire.

Pour beaucoup d'Indiens, parmi les quelques raisons qui ont permis aux Britanniques de s'installer durablement sur le sous-continent indien figurent deux événements majeurs. D'une part, la troisième bataille de Pânipat pendant laquelle les forces militaires sikhs et indiennes furent anéanties par les Afghans et qui auraient pu résister aux forces armées britanniques. D'autre part, l'inaction des souverains afghans, sourds aux innombrables appels des Maharajahs indiens pour les aider face aux Britanniques. Les souverains afghans, bien qu'excellents guerriers, ne furent jamais de fins politiciens, n'ayant pas mesuré l'importance de la pénétration des armées britanniques. Les Afghans ont dû aussi faire face à l'avancée des armées russes au nord du pays et ont dû céder d'importantes villes comme Samarcande et Boukhara.

Ahmad Shah Durrani règna sur l'Afghanistan jusqu'en 1772, l'année de sa mort, laissant son Empire à son fils Timour. On présume qu'il est mort d'un cancer de la face, mais personne ne le sait vraiment. Le fondateur de l'Afghanistan porte aussi le titre de « Bâbâe Mélat » qui, en pachto, signifie Père de la Nation, il est seul avec Mohammed Zaher Chah, le dernier roi d'Afghanistan, à détenir ce titre.

Le règne du fils aîné d'Ahmad Shâh Durrani, Timour Shâh Durrani a commencé en 1772 et durera 21 ans. À 24 ans, le jeune Timour est déjà un administrateur et un commandant confirmé. Sous le règne de son père, Ahmad Shâh Durrani, Timour Shâh fut gouverneur de Lahore, de Multan et de Herat mais aussi Vice-Roi du Penjab. Contrairement à son père, Timour Shâh n'a jamais aimé le faste et les conquêtes militaires, la priorité du jeune souverain fut de contenir son Empire dans ses limites de l'époque ce qui fut déjà extrêmement complexe.

Timour Shâh a accédé au trône dans un climat de confusion et de guerres d'influence en coulisses. N'ayant laissé aucune instruction ni protocole quant à sa succession, Ahmad Shâh a rendu compliquée la succession au trône afghan. Pour les dirigeants de l'époque, il n'était un secret pour personne que Timour Shâh avait la préférence de son père. Le jeune Timour Shâh avait montré ses capacités de gestionnaire et de bon chef militaire en gouvernant les provinces les plus difficiles (hormis Herat). Il a également assuré la vice-régence de Penjab, une région reculée de l'empire, très difficile à gouverner pour cause de dissensions internes et attaques incessantes des sikhs. Bien qu'indéniablement Timour Shâh avait la préférence et la confiance de son père, les chefs de tribus, notamment les chefs Ghilzai (adversaires traditionnels des Durrani) ne souhaitaient pas voir Timour Shâh succéder à son père, très probablement parce que d'une part le jeune Timour n'avait pas le charisme de son père et d'autre part qu'il était très indépendant, ce qui ne convenait pas aux chefs de tribus qui préféraient un Padishah facilement contrôlable.

C'est ainsi que le Vizir d'Ahmad Shâh Durrani, Shah Wali Khan Bomezaï a convaincu son beau-fils et le frère cadet de Timour Shâh, le prince Sulayman Khan Durrani de revendiquer le trône en 1773. Alors loin de la capitale, Timour Shâh, apprend la nouvelle de l'intronisation de son frère Sulayman Khan comme Padishah de Kandahar, alors la capitale de l'Empire. Ce fait inacceptable poussa le jeune Empereur à marcher sur la capitale, soutenu par tous les clans de la tribu Durrani. La ville a opposé une forte résistance sur ordre de Shah Wali Khan Bomezaï afin de protéger Sulayman Shâh . Mais il échoua finalement dans son entreprise d'installer au pouvoir un Padishah pantin. Tentant de se faire pardonner par Timour Shâh, ce dernier voulut donner l'exemple en ordonnant à la garde impériale de décapiter Shah Wali Khan Bomezaï alors qu'il demandait audience. Ce châtiment eut pour conséquence de calmer toutes les velléités et tentatives de coup d'État pour une courte durée mais a attisé la haine des tribus Ghilzaï à laquelle appartenait Shah Wali Khan Bomezaï. Le jeune Timour a pu entrer dans la ville de Kandahar et se faire couronner Padishah de l'Empire afghan.

Sous le règne de Timour Shâh Durrani, l'Afghanistan connaît une relative stabilité mais reste rongé par des dissensions internes, notamment parmi les familles pachtounes, l'ethnie dont est issue la famille impériale. Les tribus Ghilzaï et Durrani, deux branches pachtounes, se battent depuis la création du pays pour accéder au pouvoir. On retrouve cet affrontement tout au long de l'histoire afghane, notamment contemporaine. À titre d'exemple, les talibans sont essentiellement dirigés par les Ghilzai, la tribu de Mollah Mohammad Omar, alors que le président actuel, Hamid Karzai, est un représentant de la tribu des Durrani, branche Mohammadzaï, clan Popalzaï.

Timour Shâh se sent à l'étroit dans sa capitale Kandahar où il est sans cesse pris à partie par certains membres de sa cour. Fatigué des agissements de la cour qui provoqua la révolte de 1774 et proclama Padishah un certain Abdul Khaliq Khan, Timour Shâh décida de transférer la capitale de Kandahar à Kaboul en 1776. La révolte de la cour tient à deux faits majeurs : les chefs de tribus entendaient profiter de la mort d'Ahmad Shâh Durrani pour étendre leur pouvoir féodal déjà considérable que Timour Shâh a commencé à réduire sous son règne et parce que le jeune Empereur fut très indépendant, refusant de suivre les chefs de clan. Afin de minimiser les risques de coup d'État et son éventuel assassinat, Timour Shâh choisit Kaboul pour capitale. D'abord parce que la ville était très appréciée de plusieurs souverains qui y avaient établi leur capitale avant Timour Shâh, comme l'Empereur Babûr Shah, surnommé d'ailleurs le Roi de Kaboul. En outre la ville était appréciée pour sa fraîcheur, alors qu'une chaleur écrasante régnait à Kandahar. Par ailleurs la ville était prospère et fut le centre des arts, de la culture et des sciences de l'Empire. Son multiculturalisme permettait d'amoindrir le rôle des pachtounes assoiffés de pouvoir.

Timour Shâh fut finalement assassiné, probablement par empoisonnement le 18 mai 1793. Sa mort resta suspecte et n'a jamais été élucidée. L'Empereur se portait très bien, comme tous les guerriers, si bien qu'une mort subite comme la sienne ne peut que laisser interrogatif. Son tombeau à Kaboul est resté inachevé.

L'Empereur Timour a finalement commis la même erreur que son père en ne désignant clairement aucun de ses fils comme successeur et en ne mettant en place aucun protocole de succession. Néanmoins, il laissa entendre que son préféré était son fils Zaman Shâh qui fut d'ailleurs élevé au rang de gouverneur de Kaboul, alors la fonction la plus prestigieuse après celle de Chef de l'État.

La mort subite de Timour Shâh et l'absence d'héritier au trône clairement désigné plongeront l'Afghanistan dans une profonde instabilité qui durera deux siècles et que les Britanniques sauront exploiter au détriment des Afghans tout au long du XIXe siècle.

La mort subite de Timour Shâh ouvre une ère de guerre et de déchirures pour la succession au trône. Alors gouverneur de Kaboul, Zaman Shâh, le cinquième fils de Timour Shâh est couronné Empereur en 1793, succédant ainsi à son père. Mais ses 22 frères réclamaient le trône aussi, arguant que leur père n'avait clairement désigné aucun de ses fils et qu'il n'y avait aucune loi qui permettait à Zaman Shâh de devenir souverain. Ce fut alors le début d'une guerre civile qui déchira le pays pendant plusieurs années.

Les dirigeants historiques furent issus de la tribu des Abdali de l'ethnie afghane, dont le nom fut changé en Durrani lors de l'accession du Shah Ahmad. Ils prolongèrent jusqu’à la dynastie Saddozay du clan Popalzay ou de la dynastie Mohammadzay du clan Barakzay de l'ethnie pachtoune. Les Mohammadzay donnèrent fréquemment les rois Saddozay ainsi que des conseillers suprêmes, qui servirent occasionnellement comme régents, identifiés avec l'épithète Mohammadzay.

La dernière période de stabilité en Afghanistan eut lieu entre 1933 et 1973, lorsque le pays était sous la direction du roi Zaher Chah. Néanmoins, en 1973, le beau-frère de Zahir, Sardar Mohammed Daoud entreprit une action non sanglante le 17 juillet 1973. Coup d'État de Daoud qui, avec l'appui militaire soviétique, renverse son cousin Zaher. Ce dernier abdique en août et s'installe en Italie.

L'invasion soviétique de l'Afghanistan s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide, puisque les États-Unis soutiennent le Pakistan face à une Inde qui se voulait le fer de lance des pays non-alignés ; l’URSS soutient l’Afghanistan qui avait, depuis 1919, des revendications territoriales sur les régions à majorité pachtounes du Pakistan, ce qui aurait permis à l’Afghanistan de se désenclaver en possédant un accès vers la mer d’Oman.

Suite à un coup d’État fomenté en 1973 par le prince Daoud, l’état afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter sa perte d’influence dans la région, l’Union soviétique décide d’intervenir en Afghanistan, dès 1978, pour y placer un régime à ses ordres. Le coup d'État du Parti Démocratique Populaire d'Afghanistan le 27 avril 1978 renverse le gouvernement Daoud et assassine de nombreux membres de sa famille. Muhammad Taraki (1917-1979), leader du Khalq (fraction radicale et majoritairement pachtoune du PDPA) devient président de la nouvelle République démocratique d'Afghanistan. Socialiste, elle est pro-soviétique. Ce régime entretient des relations privilégiées avec l’URSS et met en place une série de réformes collectivistes et sociales (alphabétisation, droit des femmes, réformes agraires…) qui contrarient les coutumes conservatrices afghanes.

Une partie des Afghans entre en résistance contre le pouvoir central soutenu massivement par l'Union soviétique et fomente un nouveau coup d'État le 28 décembre 1979, ce fut le début de la 1re guerre d'Afghanistan. Babrak Karmal devient président. L'Union soviétique soutient le nouveau régime et intervient massivement à partir de janvier 1980 pour reprendre le contrôle des zones rebelles (sud-est du pays principalement). Une vive résistance nationale se met en place face à un occupant soviétique qui ne s’attendait pas à une telle réaction. De plus cette agression soulève une grande émotion dans l’ensemble de l’Oumma et de nombreux islamistes issus de divers pays (Algériens du GIA, Bosniaques, Philippins, Saoudiens, Palestiniens, Egyptiens, voire quelques Européens d'origine maghrébine) se joignent à la résistance afghane (Moudjahidines). Les Soviétiques ne pourront jamais défaire ces combattants qui utilisent le terrain montagneux afghan pour mener une véritable guérilla financée et soutenue militairement par les États-Unis, le Pakistan, l’Arabie saoudite et diverses associations musulmanes à travers le monde.

Le 30 novembre 1986, Mohammed Nadjibullah devient président de l'Afghanistan à la place de Karmal. Les troupes gouvernementales doivent faire face à l'aide moindre de l'URSS d'année en année (pour cause de Perestroïka) et à une intensification des combats soutenus par le Pakistan voisin et ses moudjahiddin (« combattants d’islam ») ainsi que par les états occidentaux dont les États-Unis qui financèrent et armèrent des groupes islamistes pour lutter contre le pouvoir en place.

L'Union soviétique décide unilatéralement de quitter le pays en février 1989, laissant à Nadjibullah le contrôle du pays. Le régime tombe le 29 avril 1992 après la prise de Kaboul et la démission de Mohammed Nadjibullah le 16 avril. Les troupes gouvernementales, fidèles à Mohammed Nadjibullah, ont résisté fièrement contre des troupes mieux armées et plus nombreuses qu'elles.

Le 9 avril 1992, Ahmed Chah Massoud, futur chef de l'alliance du nord, entre dans Kaboul avec plusieurs milliers d'hommes et devient ministre de la défense en mai. Le 28 juin, Burhanuddin Rabbani, islamiste modéré du Jamiat-e-Islami, est nommé président intérimaire, puis élu chef du gouvernement en décembre. De 1992 à 1995, un gouvernement issu de la résistance afghane prend le pouvoir, mais il y a des dissidences internes. Massoud démissionne du gouvernement afin de permettre à Gulbuddin Hekmatyar, un fondamentaliste appartenant à l'ethnie pachtoune, majoritaire dans le pays, de devenir Premier Ministre. Mais les affrontements continuent dans Kaboul entre Talibans, forces du gouvernement (Massoud) et moudjahidins (Hekmatyar, ...).

À partir de 1994, les Talibans conquièrent peu à peu les différentes provinces du pays. De 1994 à 1996, soutenus par l'armée pakistanaise, ils conquièrent l'essentiel du pays (sauf le réduit tadjik au nord-est) et instaurent une dictature fondamentaliste. Des membres du Hezb-é-islami (parti de Hekmatyar) entrent au gouvernement du président Rabbani tandis que Hekmatyar devient Premier ministre. Durant l'été 1996, Oussama Ben Laden, fuyant l'Arabie saoudite et après un séjour de deux ans au Soudan, retourne en Afghanistan. Il diffuse une déclaration de djihad contre les Américains.

Le 27 septembre 1996, les Talibans prennent Kaboul, la secrétaire d'État Madeleine Albright déclare alors que « c'est un pas positif », et les fondamentalistes s'emparent dès lors du pouvoir. Le Mollah Omar, chef charismatique du mouvement et « Commandeur des Croyants », dirige le pays sans aucun titre politique ou constitutionnel. Mohammed Nadjibullah et son frère sont assassinés. Selon Ahmed Rashid, le mollah Abdoul Razzaq se trouvait à la tête du groupe qui s’empare de Nadjibullah, quelques heures avant l’entrée des Talibans dans la capitale.

En 1997, les Talibans – « étudiants » en théologie –, appuyés par des groupes armés étrangers, prennent le contrôle du pays, à l'exception d'une région au nord-est, à dominance Tadjik, sous le contrôle d'une nébuleuse de groupe armés qui forment l'Alliance du Nord, dont le commandant Massoud est la figure centrale. Les Talibans instaurent une paix relative après des années de guerre, au travers de la mise en application d'une loi islamique stricte, avec pour objectif d'instaurer « le plus pur État islamique du monde », fondé sur une stricte application de la charia, émanant de l'école déobandi.

En 2001, la destruction des statues de Bouddha pré-islamiques de Bâmiyân (VIe - IVe siècle av. J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, attire l'attention de la communauté internationale. Les autorités du Pakistan dénoncent alors publiquement leur politique extrémiste. Des relations étroites entre des groupes fondamentalistes pakistanais et les talibans perdurent néanmoins, notamment dans la région frontalière.

Le 9 septembre 2001, Massoud est assassiné lors d'un attentat suicide déguisé en une fausse interview par des pseudo-journalistes. Cet évènement est suivi quelques jours plus tard des attentats du 11 septembre aux États-Unis, provoquant un revirement de la politique américaine qui dès lors ne soutiennent plus les talibans.

Accusant Oussama Ben Laden et la mouvance terroriste Al-Quaïda d'être responsable des attentats du 11 septembre, avec le soutien des autorités talibanes, les États-Unis déclenchent une nouvelle guerre d'Afghanistan. Avec l'aide des forces terrestres de l'Alliance du nord et un soutien aérien des forces de l'OTAN, ils renversent en quelques mois le régime taliban. Hamid Karzaï devient alors le nouveau président de l'Afghanistan.

La situation à la mi-2002 semble se stabiliser, même si l'insécurité reste présente dans des régions hors du contrôle du nouveau gouvernement et à cause des attentats dans les zones sous le contrôle des armées américaine, occidentale ou afghane. Notamment, le 5 septembre 2002 alors qu'il voyageait dans la région de Kandahar, le président Hamid Karzaï est victime d'une tentative d'assassinat, évitée de justesse par ses gardes du corps.

Le 11 août 2003, l'OTAN prend le commandement de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS), à laquelle contribuent 37 pays ; elle s'emploie à étendre l'autorité du pouvoir central et à faciliter la reconstruction du pays. Au 7 décembre 2004, une force internationale de près de 10 000 hommes était en Afghanistan, en plus des 20 000 soldats américains toujours présents. Cette coalition, décidée par l'Organisation des Nations unies, tente d'installer des structures favorisant un retour de la démocratie.

Mais les activités terroristes perdurent : le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG sont tués dans une embuscade au nord-ouest de l’Afghanistan. Le 16 juillet 2004, une roquette tombe près d'un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï. Le 29 août 2004, à Kaboul, un attentat à la voiture piégée fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés. Les Talibans visaient l'entreprise de sécurité américaine Dyncorps, qui s’occupe de la protection du président afghan Hamid Karzaï.

Entre la chute des Talibans durant la guerre d’Afghanistan de 2001, et la Loya Jirga de 2003, l'Afghanistan a été appelé État islamique transitoire d'Afghanistan par l'Occident. Depuis l'élaboration de sa nouvelle constitution, le pays est maintenant officiellement nommé République islamique d'Afghanistan.

En 2004, deux ans après l'intervention internationale, l'Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot (papaver somniferum) dont le latex est utilisé pour produire l'opium et l'héroïne.

À partir de 2005, la situation s'aggrave. Les Talibans, en parallèle ou avec des volontaires étrangers, s'infiltrent dans certaines régions. En août 2006, l'OTAN lance une offensive (opération Méduse) à l'ouest de Kandahar, mais après la perte d'un avion de surveillance avec 14 militaires et plusieurs morts au sol notamment par feu ami, son commandant réclame des renforts. Sur les dix premiers mois de 2006, la guérilla et les combats ont fait plus de 3 000 morts en Afghanistan, alors que la production d'opium a augmenté de 60 % pendant l'année.

Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï dont la gestion du pays est de plus en plus contestée. Il a gagné les élections générales de 2004 en obtenant 55,4 % des voix. L'ancien monarque Mohammed Zaher Chah est retourné dans le pays, bien que très populaire il ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limita seulement à des pouvoirs cérémonieux, jusqu'à sa mort en 2007.

Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 1er septembre 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.

Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour maintenir la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations Unies, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.

L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige la FIAS à Kaboul depuis le 9 août 2004. Les pertes parmi ces troupes sont le plus souvent provoquées par des erreurs d’identification, des attentats à la voiture piégée ou des accidents routiers aggravés par l’absence de ceintures de sécurité.

Des élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés sur les listes électorales. Plus de 17 candidats s'opposant à Hamid Karzaï boycottèrent les élections, soupçonnant une fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Hamid Karzaï gagna 55,4 % du vote. Il fut investi de la présidence le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque des élections parlementaires furent tenues pour la dernière fois.

La politique intérieure du cabinet Karzaï est fondée sur un plan de reconstruction élaborée conjointement par ARTF et plusieurs ministères clés: du Commerce et de l'Industrie, Économie et Finances, Mines et Ressources Naturelles. Le plan prévoit une privatisation des entreprises publiques ainsi que la création des conditions juridiques et fiscales pour attirer des investissements étrangers. Cette stratégie semble porter ses fruits. En 2007 l'entreprise chinoise China Metallurgical Group Corporation a remporté l'appel d'offre du Ministère des Mines et des Ressources naturelles portant sur l'exploitation de la mine de cuivre Ainak avec un investissement initial de 3 milliards de dollars. En plus l'Afghanistan recevra en échange près 400 millions d'euros de royalties par an pendant 30 ans, durée de la concession. Le contrat prévoit également la construction d'une centrale électrique de 400 Mw, d'une ville pour les mineurs, d'un hôpital et de plusieurs écoles. La Chine a par ailleurs promis la construction d'un chemin de fer reliant le port d'Hairatan sur le fleuve Amou-Daria dans le nord, jusqu'à la frontière pakistanaise à Turkham d'une valeur totale de 10 milliards de dollars. Ce chemin de fer est considéré comme stratégique pour le développement du pays.

L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au Nord et au Sud-Ouest. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est Nowshak. De grandes parties du pays sont arides, et l'eau fraîche est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et des hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre.

Les villes principales de l'Afghanistan sont sa capitale Kaboul, Herat, Jalalabad, Mazar-i-Sharif et Kandahar.

L'Afghanistan est avant tout un pays agricole. Avant l'invasion soviétique de 1989 qui a totalement déstructuré le pays, l'Afghanistan était connu pour sa production de fruits. Profitant d'un climat très avantageux et ensoleillé au Sud et humide au Nord, l'Afghanistan produit une large gamme de fruits qui va du raisin aux pastèques en passant par les cerises, abricots et melons. Alexandre Burnes, explorateur britannique, décrivait ainsi les fruits afghans : « Kaboul est particulièrement renommé pour ses fruits, qui sont exportés en grand nombre vers l'Inde. Ses vignobles sont si abondants que les grains sont donnés, pendant trois mois de l'année, au bétail. Il y en a de dix sortes différentes (aujourd'hui on dénombre 30 variétés de raisins en Afghanistan). Le vin de Kaboul a un parfum proche de celui du Madère ; et il n'est pas douteux qu'une meilleure qualité pourrait être produite dans ce pays avec un peu de soin. Les habitants de Kaboul font de multiples utilisations des raisins, beaucoup plus que dans d'autres pays. Ils utilisent le jus pour rôtir la viande ; et, pendant les repas, ils se servent de poudres de fruits comme condiments. Ils sèchent également beaucoup de raisins, fabriquent beaucoup de sirop. Peshawar (aujourd'hui au Pakistan) est célèbre pour ses poires, Ghazni pour ses prunes, qui sont vendues en Inde sous le nom de "prunes de Boukhara", Kandahar pour ses figues et Kaboul pour ses mûres. » Les fruits afghans sont toujours autant prisés par les voisins qui absorbent la quasi totalité de la production. Mais force est de dire que l'agriculture afghane et les Afghans sont en danger à cause de la production du pavot. Beaucoup trop de terres sont occupées par cette activité ce qui empêche la production de céréales, de fruits et légumes. Cela a pour conséquence une raréfaction de denrées alimentaires sur le marché intérieur et le paradoxe est que l'Afghanistan devient ainsi un importateur de fruits, de céréales et de légumes pour répondre aux besoins intérieurs. En outre ces produits sont chers et les Afghans pâtissent du renchérissement de ces denrées.

L'Afghanistan fut également longtemps producteur de vin jusqu'à l'arrivée des islamistes au pouvoir. Bien que plus ouvert, le gouvernement actuel hésite à donner la permission de produire de l'alcool en Afghanistan. Avant 1992, l'Afghanistan produisait aussi des alcools forts comme la vodka.

Quant à ses céréales, la région de Badakhshan, à elle seule, est considérée comme le grenier à blé du pays. Le pays est largement autosuffisant si les terres sont correctement employées aux cultures licites.

Il est clair aujourd'hui que l'eau sera l'enjeu du XXIe siècle. En ce qui concerne l'Afghanistan, l'eau ne manque pas, bien au contraire. Le pays contient en son centre un massif montagneux qui culmine à plus de 7 000 mètres d'altitude appelé Hindou-Kouch, le Piémont de l'Himalaya. Ce massif montagneux contient des milliers de milliards de mètres cubes d'eau gelée en neiges éternelles. Plus d'une demi-douzaine de fleuves prennent leur source dans ce massif. Les problèmes de sécheresse sont essentiellement dus à l'absence d'un système d'irrigation efficace.

En outre, le pays dispose d'autres innombrables richesses en tout genre et un immense potentiel d'exploitation à l'échelle industrielle. La signature d'un protocole d'accord, le 21 novembre 2007, entre le Ministère des mines et deux compagnies chinoises China Metallurgical Group et Jiangxi Cooper Co sur les mines de cuivre d'Aïnak, témoigne de ce potentiel.

Une des richesses de l'avenir, le charbon est aujourd'hui exploité de manière quelque peu rudimentaire par des habitants environnant les gisements. L'utilisation de celui-ci est encore domestique, essentiellement pour le chauffage. Mais on estime que l'exploitation du charbon en Afghanistan pourrait rendre le pays autosuffisant en termes d'énergie. Reste cependant l'obstacle écologique qui est d'ailleurs parfaitement fondé. À l'heure où tout le monde cherche le moyen de réduire l'émission de CO2 dans l'atmosphère, le choix du charbon comme énergie serait une erreur stratégique pour le développement de l'Afghanistan.

L'Afghanistan regorge littéralement de métaux qu'ils soient ferreux ou non. La liste des métaux contenus dans les hautes montagnes afghanes est très longue. On peut notamment citer : le plomb, le zinc, l'alumine, le molybdène, le tungstène, la chromite, la baryte mais aussi des métaux très rares comme l'étain, le lithium, le pentoxyde de tantale sans oublier les incontournables que sont le fer et le cuivre. Pour ce dernier, l'Afghanistan vient d'annoncer la signature de la cession d'exploitation de la célèbre mine de cuivre Aïnak qui est considérée par des spécialistes comme l'une des plus pures au monde. En effet la teneur en cuivre est estimé à plus de 57 % ce qui est extrêmement rare. Les clauses du contrat prévoient un investissement chinois (les gagnants de l'appel d'offre sont China Metallurgical Group et Jiangxi Cooper Co) de 3 500 000 000 $US, la construction du chemin de fer reliant le nord de l'Afghanistan à la frontière pakistanaise, la construction d'une centrale électrique de 400 mégawatts et des royalties calculés sur 40 % des ventes de cuivre réalisées. En outre, l'Afghanistan a obtenu la construction d'une usine de transformation de minerai en lingots de cuivre, ce qui permettra au pays d'en maîtriser la technologie et connaître ainsi sa première remontée de filière.

Le fer peut également constituer une source importante de devises pour le pays. En effet selon Albert de Lapparent, ancien directeur de CNRS, la teneur en fer des gisements de fer découverts au Bâmiyân (centre de l'Afghanistan) est estimée à 61 % ce qui est plus que rare. L'exploitation des minerais de fer n'est pour l'instant pas à l'ordre du jour, mais représente un immense potentiel pour le pays.

Par ailleurs, des gisements d’or ont également été découverts dans des régions assez éloignées les unes des autres. Au Badakhchan, fut découverte dans les années 1960 une importante mine d'or qui n'est malheureusement toujours pas exploitée. Plus récemment une mine d'or a été découverte en 2003 près d'Herat à l'ouest de l'Afghanistan. L'exploitation a déjà commencé et c'est une entreprise britannique qui l'assure. D'autres opportunités existent.

Les futurs investissements en Afghanistan, certainement pour 10 ou 15 années à venir seront très vraisemblablement concentrés autour de ces gisements de métaux ferreux et non ferreux car ils constituent un potentiel de développement et de croissance considérable tant pour le pays que pour les entreprises qui envisagent d'y investir.

Depuis l'Antiquité, l'Afghanistan est la source principale de lapis-lazuli pour toute la planète. Cette pierre semi précieuse incrustée de quartz a servi à fabriquer des bijoux qu'on a retrouvés dans les tombes des nobles aussi bien en Inde, qu'en Chine et même en Egypte antique. En outre, le lapis-lazuli a servi de pigment bleu pour la peinture de la période de la Renaissance en Europe. À titre d'exemple, citons le bleu éclatant qui a servi à peindre le ciel sur le dôme de la chapelle Sixtine au Vatican, ce pigment bleu provient du lapis-lazuli venu sur le dos des chameaux afghans.

En ce qui concerne les pierres précieuses, hormis le diamant, l'Afghanistan contient quasiment toutes les autres pierres précieuses, parmi lesquelles on peut citer l'émeraude, le rubis, le saphir. Le pays a même donné son nom à une pierre : l'afghanite. Le commerce de l'émeraude et de lapis-lazuli a permis au Commandant Ahmad Shah Massoud de payer la guerre coûteuse qu'il menait contre les taliban.

Le pays possède d'importants gisements de gaz naturel dont l'exploitation avait commencé il y a plus de 60 ans déjà. Dans les années 1980, les réserves étaient estimées par la Banque mondiale à 140 milliards de m³. Aujourd'hui, les études préliminaires montrent que ces évaluations ont été sous-estimées d’au moins 18 fois, les réserves réelles seraient donc plus près de 2 520 milliards de m³. D'autres experts pensent qu'elles sont encore plus vastes puisque les estimations ne concernaient que le nord et l'ouest or certaines poches ont été découvertes dans le sud et l'est.

Les réserves de pétrole seraient 90 fois plus grandes que ce que pensaient les Soviétiques dans les années 1980. Aujourd’hui, des compagnies pétrolières comme Unocal, Texaco, BP et Total se sont installés à Kaboul en espérant remporter des appels d’offres du gouvernement.

L'Afghanistan est l'un des plus grands producteurs de tapis du monde.

Ce secteur d'activité emploie plus d'un million de personnes, soit 3 % de la population. Des millions d'autres personnes travaillent dans des branches d'activités connexes, telles que la production de la laine, la coupe, le lavage et le design.

En 2005, les exportations de tapis de l'Afghanistan ont atteint 140 millions de dollars US, ce qui en fait officiellement le produit d'exportation le plus important du pays.

Selon une étude réalisée pour le compte de l'Agence des États-Unis pour le développement international, l'importance de ce secteur doublerait si le pays pouvait faire revenir les entreprises qui se sont délocalisées au Pakistan.

Seule une petite proportion des tapis au dessin très élaboré et aux belles couleurs est vendue à l'étranger en tant que produits afghans, car plus de 90 % d'entre eux sont envoyés au Pakistan pour la coupe, le lavage et la finition. Ils sont alors exportés avec une étiquette indiquant qu'ils ont été fabriqués au Pakistan.

Depuis le retrait des troupes soviétiques, la production d'opium est une source importante de revenus pour les Afghans. Ainsi dans son livre Afghanistan - Opium de guerre, opium de paix, le journaliste et sociologue Alain Labrousse estime qu'un tiers de l'économie du pays repose sur le trafic d'opium ou de ses dérivés.

Même durant la période des Talibans, sa production a continué, avec plus ou moins un laisser-aller de la part des autorités talibannes. Le mollah Omar a même déclaré à des journalistes allemands : « À long terme, notre objectif est de nettoyer complètement l'Afghanistan de la drogue. Mais on ne peut pas demander à ceux dont l'existence dépend entièrement de la récolte de passer du jour au lendemain à d'autres cultures. » Il a tout de même ajouté que « si des non-musulmans souhaitent acheter de la drogue et s'intoxiquer, ce n'est pas à nous qu'il appartient de les protéger ». Durant l'été de l'an 2000, les Talibans ont malgré tout décidé de faire cesser complètement la production d'opium, la faisant baisser de plus de 95 %. Le peu d'opium encore produit en Afghanistan le fut très majoritairement sur des territoires contrôlés par l'Alliance du Nord, dont la province du Badakhchan qui produisit à elle seule 83 % du pavot afghan entre l'été 2000 et la fin de 2001 (estimation de 185 tonnes d'opium produits, dont 151 au Badakhchan).

Depuis la fin de la guerre d'Afghanistan en 2001 et la mise en place d'un nouveau gouvernement, la culture du pavot, qui était déjà diffuse à l’époque des Talibans, a aujourd’hui atteint des niveaux records estimée pour 2006 à 6 100 tonnes, ce qui dépasse largement la demande mondiale et concurrence durement les autres produits de la toxicomanie. La production par irrigation de légumes ou de fleurs peut s'avérer possible mais est très vulnérable aux sabotages.

Selon le rapport annuel de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), publié le 27 août 2007, la production d'opium en Afghanistan a augmenté de 34 % entre 2006 et 2007. Le montant total de la récolte de pavot s'élèvera à 8 200 tonnes pour 2007, contre 6 100 tonnes en 2006. En tout, les terres d'Afghanistan utilisées pour la culture du pavot sont passées de 165 000 hectares en 2006 à 193 000 en 2007. D'après les enquêteurs de l'ONUDC, la culture du pavot se développe essentiellement là où la présence des talibans est très importante, dans le sud, soit à 80 % dans quelques provinces le long de la frontière avec le Pakistan. .

Autre point de comparaison issu de l'ONUDC, d'après ses rapports "opium survey 2001" et "Afghanistan Opium Survey 2007", la surface cultivée en pavot est passée de 7 606 ha en 2001 (dont plus de 80 %, 6 342 ha, dans la province du Badakhshan, celle qui était à l'époque principalement contrôlée par l'Alliance du Nord), à 197 000 ha en 2007 (dont 70 % dans 5 provinces du Sud-Ouest bordant le Pakistan, principalement celle de Helmand). Ceci représente une multiplication par 26 de la surface cultivée entre la dernière année du régime des Talibans et la situation actuelle.

En 2006, une des plus importantes entreprises du pays était l'entreprise de téléphonie mobile Roshan. Portée par les investissements du prince Karim Aga Khan IV, elle a pu se targuer d'être le premier employeur privé du pays.

L'Afghanistan n'a jamais réalisé un recensement systématique de sa population, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Les chiffres suivants, proposés par les gouvernements pachtounes, manquent de fiabilité.

Les Pachtounes forment le plus grand groupe estimé à plus de 42 % de la population. Le deuxième grand groupe linguistique parle le dari comprenant les Tadjiks (27 %) (ou les Fars) qui habitent a l'ouest et au nord-est et les Hazaras (10 %). Les Ouzbeks sont (9 %). Il y a également une présence non-négligeable de tribus telles les Aimak (4 %), les Turkmènes (3 %), les Baloutches (2 %), les Pashayis, les Kirghizes et les Nouristanis. Le bilinguisme est commun. Un petit nombre de minorités ethniques allogènes d'origine indienne, principalement des sikhs et des hindous, parlent le panjâbî.

Les Afghans sont majoritairement musulmans avec approximativement 80 % de sunnites et 19 % de chiites. Il existe aussi une minorités hindoue, sikhe et juive de 0,3 % qui, dans les années 1970, était de 1 %. Beaucoup de ces derniers ont fui pendant la guerre civile des années 1990 vers les contrées voisines, l'Europe ou l'Amérique. Avec la chute des Talibans, des sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.

Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes et d'autres détruits comme les deux célèbres statues de Bouddha dans la province de Bâmiyân en 2001.

Au printemps 2003, on estimait que 30 % des 7 000 écoles d'Afghanistan avaient été sérieusement endommagées pendant la vingtaine d'années de l'occupation soviétique et de la guerre civile. Seulement la moitié des écoles ont indiqué avoir de l'eau potable, tandis qu'un peu moins de 40 % estimait avoir un état sanitaire adéquat. L'éducation pour les garçons ne fut pas une priorité pendant le régime des Talibans, tandis que les filles en furent complètement bannies.

Les Afghanes portant un voile grillagé de toile obéissent à la tradition islamique la plus sévère. Elles doivent dissimuler tous leurs « appâts tentateurs », qu'elles soient sunnites comme les Pachtounes et les Tadjiks ou chiites comme les Hazaras. Sous les défunts régimes communistes, certaines osaient montrer leur visage.

En regard de la pauvreté et de la violence de leur environnement, une étude de 2002 par le groupe d'aide Save the Children indique que les enfants afghans s'adaptent. L'étude donne du crédit aux institutions fortes de la famille et de la communauté.

Plus de quatre millions d'enfants afghans, sans doute le nombre maximal, sont reconnus avoir été scolarisés pour l'année scolaire qui a débuté en mars 2003. L'éducation est maintenant disponible pour les garçons et pour les filles.

Le niveau d'alphabétisation de la population est estimé à 36 %.

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Équipe d'Afghanistan de football

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L'équipe d'Afghanistan de football regroupe les meilleurs joueurs afghans sous l'égide de la Fédération d'Afghanistan de football.

L'histoire de l'équipe nationale est aussi tourmentée que celle du pays.

Jusqu'à la fin des années 70, l'Afghanistan participe aux compétitions de football. En 1976, lors d'un match célèbre, l'Afghanistan réussit à battre à Kaboul l'équipe nationale du Pakistan. Le capitaine et buteur est Ali Askar Lali. En 1980, l'Afghanistan est envahi par l'Armée rouge. Les pays occidentaux en représailles boycottent les Jeux Olympiques qui se tiennent la même année à Moscou. En manque d'équipe, les soviétiques invitent alors l'équipe nationale afghane à y participer. Les joueurs refuseront et se réfugieront en Allemagne. Tous regroupés près de Dortmund, ils joueront désormais pour un petit club de la banlieue de cette ville. Suivront en Afghanistan, une période de guerre de résistance contre les soviétiques. Une équipe nationale est malgré tout reconstituée qui participe en septembre 2004 aux Jeux asiatiques en Chine. Après le départ des soviétiques en 1989, le pays est déchiré par une violente guerre civile empêchant toute pratique du football, puis est suivi par le régime intégriste taliban qui même s'il tolère le football (en pantalon !) ne permet pas à l'équipe nationale de se reconstituer. A la chute de ces derniers, la fédération afghane de football renaît mais sans ressource. L'équipe nationale est reconstituée et jouera plusieurs matchs entre 2002 et 2004 dans les compétitions continentales avec 3 très lourdes défaites pour son retour à la compétition dans les Jeux asiatiques en Corée du Sud en 2002. Le 16 avril 2004, lors d'un match de bienfaisance en Italie contre Vérone (série B), plusieurs joueurs s'enfuient. Suite à cet épisode et diverses autres difficultés, l'équipe nationale est démantelée. Ali Askar Lali revient en 2004 en Afghanistan et avec un entraîneur mis à disposition par la fédération allemande de football reconstitue une équipe nationale multi-ethnique mais quasiment sans moyen, même pas un terrain correct d'entraînement. Il arrive néanmoins à organiser un retour à la compétition de l'équipe nationale à Karachi pour le championnat d'Asie du sud en décembre 2005 : défaite contre les Maldives (1-9) et contre le Pakistan (0-1) mais victoire contre le Sri Lanka (2-1).

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Guerre d'Afghanistan (1979)

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La première guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine a opposé, du 27 décembre 1979 au 15 février 1989, l'Armée rouge (armée de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)) aux moudjahidines (« guerriers saints »). Durant dix ans, cette guerre a ravagé l'Afghanistan. Du fait de l'implication des États-Unis et de l'URSS, cette guerre est considérée comme une des dernières crises de la guerre froide.

L'invasion soviétique s’inscrit dans le contexte de la guerre froide : puisque les États-Unis soutiennent le Pakistan face à une Inde qui se voulait le fer de lance des pays non-alignés ; l’URSS soutient l’Afghanistan qui avait, depuis 1919, des revendications territoriales sur les régions à majorité pachtoune du Pakistan, ce qui aurait permis à l’Afghanistan de se désenclaver en possédant un accès vers la mer d’Oman.

À la suite d'un coup d’État fomenté en 1973 par le prince Mohammed Daoud Khan, l’État afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter sa perte d’influence dans la région, l'URSS décide d’intervenir en Afghanistan, dès 1978, pour y placer un régime à ses ordres. Celui-ci entretient des relations privilégiées avec l’URSS et met en place une série de réformes collectivistes et sociales (imposition d'un athéisme d'État, alphabétisation, droit des femmes, réformes agraires...) qui contrarient les coutumes conservatrices afghanes, ainsi qu'une politique répressive envers les élites et classes moyennes du pays. L’opposition grandissante menace le régime communiste de Kaboul, ce qui pousse Brejnev à intervenir en Afghanistan en décembre 1979.

Moscou envoie l'Armée rouge en Afghanistan, le 24 décembre 1979, pour ramener Babrak Karmal au pouvoir (son prédécesseur Hafizullah Amin, porté au pouvoir par un coup d'État en septembre 1979, étant jugé incapable de faire face à la guérilla par les communistes et éliminé par les Spetsnaz).

L'URSS justifie son intervention par la volonté de préserver le régime en place et de maintenir le calme en Asie centrale. Toutefois, il apparaît aujourd'hui que cette intervention fut également motivée par la présence de pétrole dans cette région, rendu d'autant plus précieux que la révolution en Iran a déclenché le deuxième choc pétrolier.

En décembre 1979, les hommes du général Sergei Sokolov prennent plusieurs villes afghanes après que les renseignement soviétiques (GRU) ont commandité la mort de Hafizullah Amin. Dans le même temps, des troupes aéroportés soviétiques occupent des villes du centre.

Une vive résistance nationale se met en place face à un occupant soviétique qui ne s’attendait pas à une telle réaction. De plus cette agression soulève une grande émotion dans l’ensemble de l’oumma et de nombreux islamistes issus de divers pays (Algériens, Bosniaques, Philippins, Saoudiens, Palestiniens, Égyptiens, voire quelques Européens d'origine maghrébine) se joignent à la résistance afghane moudjahidine.

Durant les trois premières années, les Soviétiques étendent leur contrôle sur le pays. Mais ils font ensuite face à la désertion des deux tiers de l'armée afghane (120 000 hommes), leur alliée, et les moudjahidines prennent progressivement le contrôle de la majorité du territoire (80%) à l'exception des villes principales. Les Soviétiques sont réduits à des opérations ponctuelles comme la protection de leurs convois ou le largage de millions de mines antipersonnelles.

En 1984, les troupes soviétiques comptent entre 108 000 et 118 000 hommes selon que l'on compte les détachements NKVD/KGB ou non .

En 1986, Mohammed Nadjibullah remplace Babrak Karmal à la tête de l'État afghan et veut négocier avec les rebelles en suivant un processus de réconciliation nationale sur le principe d'une perestroïka afghane. Les Soviétiques envoient des raids d'hélicoptères MI-24 Hind et des chasseurs bombardiers vers les places fortes afghanes, les Spetsnazs subissant de lourdes pertes au sol.

En 1986, les moudjahidines commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui fait perdre aux Russes le contrôle du ciel, bouleversant l'équilibre des forces. En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.

La trêve devient effective un an plus tard, le 15 février 1989, date de la fin du retrait soviétique d'Afghanistan.

Rapidement, la guerre civile s'installe entre les différents groupes armés moudjahidines et l'armée du gouvernement communiste fidèle au président Mohammed Nadjibullah.

Dans les années 1990, la guerre civile fait suite à la lutte contre l’URSS. Dès la chute du régime prosoviétique, des dissensions ont commencé à apparaître entre moudjahidines afghans et volontaires islamistes étrangers (des arabophones le plus souvent) qui entendent désormais faire de l’Afghanistan une base pour l’entraînement à la Guerre Sainte (jihad) contre l’Occident et un État respectant la charia. En 1996, les talibans, soutenus par le Pakistan et les États-Unis, prennent le pouvoir et contrôlent, avec l’aide des islamistes étrangers, la majeure partie du pays en repoussant progressivement les moudjahidines du célèbre commandant Massoud dans les confins du nord-est du pays. Durant cette période de trouble, le Mollah Omar, chef militaire et religieux des taliban, impose la loi islamique à l'ensemble du pays. L'Afghanistan deviendra effectivement un camp d'entraînement pour les terroristes islamistes. Il est en effet assez largement reconnu que c'est en Afghanistan qu'ont été formés les présumés terroristes accusés d'avoir causé les attentats du 11 septembre 2001.

Au cours de la guerre froide, les États-Unis, via l'Opération Cyclone de la CIA, ont dépensé 3,3 milliards de dollars américains et l'Arabie Saoudite presque autant durant les dix ans de la guerre d'Afghanistan, pour alimenter la résistance antisoviétique et anticommuniste incarnée par les moudjahidines du commandant Massoud et de Oussama Ben Laden. L'amateurisme règne, Ben Laden coordonne l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il met en place une véritable organisation et assure la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entrainement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il prend en charge les familles. Il s'occupe des veuves et de l'éducation religieuse des enfants. L'organisation devient alors une véritable fraternité et une nouvelle force politique dans un Afghanistan déjà morcelé.

Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité de Jimmy Carter, a affirmé en janvier 1998 que c'est « le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul », six mois avant l'intervention des Soviétiques (Le Nouvel Observateur, 15-21 janvier 1998, p.76) avec pour objectif d'entrainer l'Armée rouge dans le « piège afghan ».

En janvier 1989, John Glassman, le chargé d'affaires américain à Kaboul, avait annoncé au moment de l'évacuation de son ambassade : « Je rouvrirai la boutique en septembre ». De son côté, Marin Strmecki du Centre de sociologie de l'innovation expliquait : « Il y aura une guerre et une victoire rapide des rebelles dans les régions du Sud et de l'Est Puis le siège et la prise de la capitale. Enfin, la conquête du Nord. Le régime devrait ainsi s'effondrer, six mois après le départ du dernier soldat soviétique ».

Cette déclaration de John Glassman a été contredite par les faits, le régime ayant tenu plus de trois ans après le départ des Soviétiques, en effet Kaboul ne tombera aux mains des rebelles que le 28 avril 1992 suite à la résistance des troupes du président Nadjibullah.

Au total, durant leur 110 mois de présence militaire, plus de 900 000 Soviétiques servirent en Afghanistan, 14 000 furent tués et 75 000 blessés, 800 hélicoptères et avions, 1 500 blindés et plusieurs milliers de véhicules ont été détruits. Le coût financier pour l'URSS est estimé entre 2 et 3 milliards de dollars américains par an.

Les pertes afghanes (tous bords confondus) sont estimés à 1 242 000 morts dont 80 % de civils. On estime que 30% de la population avait quitté le pays ou s’était déplacé à l’intérieur des frontières. Depuis 1992, sur les 6 millions d’expatriés afghans, environ 3 millions étaient revenus en 1998 .

L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS a provoqué un vaste mouvement de protestation parmi les gouvernements pro-occidentaux. L'une des conséquences fut le boycott des jeux Olympiques d'été de 1980 à Moscou par de nombreux pays pro-occidentaux.

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Source : Wikipedia