Accident domestique

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Posté par rachel 12/03/2009 @ 22:07

Tags : accident domestique, accidents, sécurité, société

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Publié le mercredi 10 juin 2009 à 06h00 - Nord Eclair.fr
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Accident domestique

Chaque année en France métropolitaine, les accidents de la vie courante causent environ 20 000 morts (soit 3,6 % des décès) dont 340 enfants, 80 000 morts dans l'Union européenne et plusieurs millions de morts dans le monde.

Les accidents domestiques représentent 61% des accidents de la vie courante.

Avec 400 000 consultations médicales (dont 10 000 à l'hôpital), les brûlures représentent 80 % des accidents.

En France, les incendies domestiques font : 10 000 victimes par an (soit environ 16 victimes pour 100 000 habitants), dont 460 décès (0,74 pour 100 000 hab.). La plupart des accidents se déclarent le jour, mais la plupart des morts ont lieu la nuit. Un incendie domestique sur quatre est dû à une installation électrique défectueuse.

Au Canada en 1999, on a dénombré 55 169 incendies entraînant 388 décès (1,2 pour 100 000 hab.) et 2 287 blessés, dont 22 150 incendies domestiques ayant entraîné 284 décès (0,9 pour 100 000 hab.).

Aux États-Unis en 2001, les morts par le feu ont représenté 1,34 morts pour 100 000 habitants, dont 80 % à domicile.

Certains pays, comme le Royaume Uni, le Canada, les Pays Bas et les États-Unis, ont rendu obligatoire l'installation de détecteurs d'incendie chez les particuliers, ce qui a permis de réduire d'environ 50 % le nombre de décès.

Un extincteur à poudre de type ABC peut permettre d'éteindre un feu naissant.

Prévision : éteindre un feu de friteuse, un feu de gaz, extincteur, évacuation du domicile, alerte précoce aux sapeurs-pompiers.

En France, on estime qu'il y a environ 250 000 à 750 000 intoxications alimentaires par an (soit 400 à 1 210 pour 100 000 habitants), dont environ 70 000 ont fait l'objet d'une consultation aux urgences (113 pour 100 000 hab.) et 15 000 personnes ont été hospitalisées (24 pour 100 000 hab.). Elles causent environ 400 morts par an (0,65 pour 100 000 hab). Aux États-Unis, on dénombre environ 76 millions d'intoxications (soit plus de 26 000 pour 100 000 habitants !), et plus de 2 millions au Royaume-Uni (près de 3 400 pour 100 000 hab.).

La prévention contre les intoxications alimentaires relève essentiellement de l'action de l'État, en mettant en place un service de veille vétérinaire pour surveiller la chaîne agro-alimentaire depuis l'élevage et la culture jusqu'au conditionnement en magasin ou la préparation en restaurant, doté d'un pouvoir d'inspection et de répression ; également en mettant en place une obligation de traçabilité (identification des lots de produits alimentaire pour pouvoir les retirer en cas de découverte d'un problème).

De la part des professionnels, il convient d'adopter des mesures d'hygiène stricte ainsi qu'une surveillance des risques.

Pour les particuliers, il faut respecter les conditions de stockage des aliments (date de péremption, température du réfrigérateur, ne pas recongeler un aliment décongelé, jeter les conserves gonflées) et d'hygiène élémentaire (se laver les mains avant de préparer un repas et de manger, nettoyer les ustensiles de cuisine et la vaisselle, dégivrer et désinfecter le réfrigérateur régulièrement, mettre les déchets dans une poubelle qui sera vidée par les services municipaux).

Voir l'article détaillé Intoxication alimentaire.

Voir l'article à détailler chaîne du froid.

Les intoxications médicamenteuses constituent la première cause d'accident domestique pour les enfants de moins de quatre ans en France.

Ingestion et inhalation d'objet (normes pour les jouets, cacahouètes, bouchons de stylo percés).

Chaque année les défenestrations causent environ 250 victimes, en particulier chez les enfants de moins de 10 ans.

Ingestion et inhalation de produits toxiques ou médicaments, brûlures chimiques (identification des bouteilles, placard fermé ou hors de portée des enfants).

Risque électrique : cache-prise.

Brûlures thermiques : queues des casseroles.

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Butterfly McQueen

Butterfly McQueen dans Affectionately Yours (1941)

Butterfly McQueen était née à Tampa, en Floride le 7 janvier 1911, et elle décédée le 22 décembre 1995) c'était une actrice noire américaine de cinéma et de télévision. De son vrai nom Thelma né McQueen , a commencé sa carrière en tant que danseuse et a pris son prénom d'artiste d'après une danse, la « Butterfly Dance» . Butterfly McQueen a tourné son premier film en 1939 , où elle incarne une jeune bonne dans Autant en emporte le vent. Sa carrière se poursuit, en jouant surtout des bonnes et des petites parties. Mais en 1947 fatiguée de jouer des rôles stéréotypés elle met un terme à sa carrière au cinéma. En 1950 au côté d' Hattie McDaniel sa partenaire d'Autant en emporte le vent elle joue un autre rôle très stéréotypé pendant deux années dans la série de télévision Beulah. Elle a recommencé de tourner pour le cinéma en 1986 dans le film "Mosquito Coast". Elle est morte à Augusta, en Géorgie dans un accident domestique dû à des brûlures.

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Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec est une série de bande dessinée créée par Jacques Tardi (textes et dessins).

À l'exception de l'album « le Secret de la Salamandre » où sa présence est anecdotique, le héros central de l'histoire (9 albums) est Adèle Blanc-Sec. Ces aventures se déroulent entre 1911 et 1922. Adèle disparaît entre 1913 et le 11 novembre 1918. Elle n'assiste pas à la Grande Guerre de 1914 à 1918. L'ensemble de ces aventures se déroule à Paris (France) ou dans la proche banlieue parisienne.

Elle semble attirer perpétuellement les ennuis et la haine de ses contemporains. Bien que surveillée par la police, elle échappe aux poursuites grâce aux révélations qu'elle pourrait faire. Elle est la proie de savants plus ou moins fous et mégalomanes, de policiers idiots ou violents. Il faut dire qu'elle est d'une perpétuelle curiosité et ne résiste pas à un rendez-vous, même (surtout) bizarre. Sa simple présence semble attirer des monstres venus de la préhistoire, des sectes ayant traversé l'histoire, et, d'une manière générale, la bêtise. Elle est blessée à deux reprises, dont une fois grièvement. Elle échappe plusieurs fois à des attentats.

En 1911, elle habite une maison à Meudon (1), puis à partir de 1912 un appartement à Paris (2) (3) (4) (6) (7) (8). L'emplacement exact de son appartement n'est pas connu. Il est situé dans un immeuble de six étages. Bien que le facteur pense qu'elle habite au troisième étage (3), elle habite en fait au cinquième gauche.(4) (6).

Les murs du séjour de son appartement sont recouverts de livres. Elle possède une momie conservée dans une vitrine (2) (3) (4). Elle lui a été léguée par un arrière-grand-oncle qui l'a apportée d'Égypte (4). Son appartement comporte une salle de bains, qu'elle fréquente assidûment.

Adèle Blanc-Sec est jolie et plaît beaucoup aux hommes, qui le lui disent. En revanche, les femmes la haïssent et la jalousent (1) (7) (8). Elle fume. À partir de 1918, elle semble avoir arrêté cette habitude. Elle ne dédaigne pas boire un verre et n'hésite pas à soigner une rage de dent au « Pisco Maximo » qui est un alcool à 50° (8).

Elle est toujours bien habillée. Elle porte systématiquement des chapeaux que certains jugent parfois ridicules. Elle a des cheveux long qu'elle fait couper le 11 novembre 1918.

Adèle vit seule. Elle a perdu sa mère le 6 juin 1902, dans des circonstances inconnues, et son père le 6 juin 1903 à la suite d'un accident domestique (8). Après ce décès, elle a été séparée de sa sœur qu'elle ne retrouvera qu'en 1922 (8). Au moment de la séparation, sa sœur avait cinq ans alors qu'Adèle travaillait. On peut donc estimer qu'Adèle a environ 24 ou 25 ans au début de ses aventures. Sa sœur exerce la profession de modèle nu dans une école de dessin (8).

Elle a un amant qui disparaît assassiné en 1911 (1). Elle est aimée par Mouginot, un scientifique spécialiste de la vie après la mort qui n'aura pas le temps de le lui dire (4). Il meurt également assassiné, en lui sauvant la vie.

Adèle est feuilletoniste.

Elle écrit des romans populaires. À l'origine, elle écrivait des romans policiers (2), puis décide un jour de raconter ses propres aventures. Elle tape ses manuscrits à la machine à écrire. Adèle est une littéraire qui a lu Frankenstein (3). Elle n'aime pas les illustrations que veut lui imposer son éditeur : « Je ne veux pas d'illustration sur les couvertures, je ne m'adresse pas à des bébés » (7).

Les titres connus : « Le Démon de la Tour Eiffel » (probablement 1912) (7), « Adèle et la Bête » (1912) (4) (7), « Momie en Folie » (1922) (4) (8). Le reste de son œuvre ne nous est pas parvenu. Pendant la Première Guerre mondiale, ses romans ont rencontré un grand succès. En 1918, devant ce succès, son éditeur procède à des rééditions (6).

Suite à une série de faillites des éditions Bonnot, elle a été éditée par d'autres éditeurs non identifiés entre 1918 et 1922 (8). Cependant, à chaque nouveau départ des éditions Bonnot, elle a signé un contrat.

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Ana Fidelia Quirot

Ana Fidelia Quirot, née le 23 mars 1963 à Santiago de Cuba, est une ancienne athlète cubaine, pratiquant le 800 mètres.

Après une première médaille d'argent sur 800 mètres aux Championnats du monde d'athlétisme 1991, elle remporte une médaille de bronze lors des Jeux Olympiques d'été de 1992 à Barcelone.

L'année suivante, elle connait un terrible accident domestique dans l'explosion d'une cuisinière. Elle y est sérieusement blessée, au visage principalement, mais elle y perd surtout l'enfant qu'elle était en train de porter. Elle revient à la compétition à la fin de l'année 1993.

Elle remporte enfin une médaille d'or lors des Championnats du monde d'athlétisme 1995 à Göteborg. Mais lors des Jeux Olympiques d'été de 1996 à Atlanta elle est devancée par la russe Svetlana Masterkova et remporte une médaille d'argent devant la mozambicaine Maria Mutola. L'année suivante, elle confirme son titre mondial en remportant le 800 mètres aux Championnats du monde d'athlétisme 1997 à Athènes.

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Chute (accident)

La chute est l'accident par lequel une personne ou un objet vient heurter le sol.

Dans le cadre de la vie courante (accident domestique), on estime qu'en France en 1999, les chutes de personnes ont causé 10 520 morts, dont 95 % sont des personnes de plus de 65 ans.

C'est également un accident du travail fréquent, notamment dans le bâtiment.

Traumatismes directs: la partie ayant heurté le sol peut présenter une fracture, une chute de hauteur peut entrainer un traumatisme de la colonne vertébrale.

Contre les chutes de plain-pied: éviter de courir, avoir des semelles adaptées à l'environnement, avoir un sol anti-dérapant, dégager les zones de circulation, signaler les zones glissantes (lavage du sol, tâche d'huile), bien éclairer les zones de circulation.

Contre les chutes de hauteur: rembardes, surveillance des enfants aux fenêtres, harnais et longe de sécurité, fixation des échafaudages.

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Téléphonie mobile

Antenne relais.

La téléphonie mobile est une infrastructure de télécommunication qui permet de communiquer par téléphone sans être relié par câble à un central. Le téléphone mobile en lui-même (parfois simplement appelé « mobile »), est également nommé « téléphone portable » ou « portable », « téléphone cellulaire » (en Amérique du Nord), « natel » (en Suisse), « GSM » ou familièrement « G » (en Belgique).

Cette technologie s'est diffusée de manière extrêmement rapide dans les populations depuis le début des années 1990, supplantant même dans certains pays (scandinaves principalement) le téléphone fixe. Elle bénéficie des améliorations constantes apportées dans le domaine de la miniaturisation des composants électroniques et du développement d'usages variés.

La téléphonie mobile est fondée sur la radiotéléphonie, c'est-à-dire la transmission de la voix à l'aide d'onde radioélectrique (fréquences dans la bande des 900 et 1 800 MHz) entre une base relais qui couvre une zone de plusieurs dizaines de kilomètres de rayon et le téléphone mobile de l'utilisateur.

Les premiers systèmes mobiles fonctionnaient en mode analogique. Les terminaux étaient de taille importante, seulement utilisable dans les automobiles où ils occupaient une partie du coffre et profitaient de l'alimentation électrique du véhicule.

Les systèmes mobiles actuels fonctionnent en mode numérique : la voix est échantillonnée, numérisée et transmise sous forme de bits, puis re-synthétisée au niveau de la réception. Les progrès de la microélectronique ont permis de réduire la taille des téléphones mobiles à un format de poche. L'avantage des systèmes numériques sont la baisse du prix des terminaux, l'augmentation des services, l'augmentation du nombre d'abonnés et enfin une meilleure qualité de réception de la voix.

Les bases de transmission sont réparties sur le territoire selon un schéma de cellules. Chaque base utilise un groupe de fréquences différent de ses voisines. Les mêmes fréquences ne sont réutilisées qu'à une distance suffisante afin ne pas créer d'interférences.

Les systèmes mobiles sont standardisés pour être compatibles entre les réseaux des différents pays et s'interconnecter avec les réseaux de téléphonie fixe. Il existe dans le monde deux grands standards de systèmes mobiles, le standard IS41 d'origine américaine (norme ANSI-41) et le standard GSM, défini dans l'Europe par l'ETSI, le plus répandu.

Pour savoir sur quelle base diriger un appel entrant, le réseau mobile échange périodiquement avec les téléphones mobiles des informations sous forme de messages de signalisation.

Un code allant de quatre à huit chiffres (stocké dans la carte SIM) protège l'utilisateur d'une utilisation frauduleuse de son abonnement, c'est le NIP (plus connu sous l'appellation franglaise code PIN). L'appareil est identifié sur le réseau grâce à un numéro unique, ce numéro IMEI pour International Mobile Equipment Identity est à donner à votre opérateur dans le cas de perte ou de vol de votre téléphone, cela lui permettra de bloquer l'utilisation de ce dernier au niveau national et international. Malheureusement, en général, les opérateurs ne peuvent bloquer que son utilisation sur le réseau national, faute de pouvoir le faire à l'échelle internationale.

Des accessoires peuvent venir en complément des téléphones mobiles : housses, coques interchangeables, cordons décoratifs, etc.

L'une des tendances est celle des accessoires sans fil, comme les oreillettes ou les kits mains-libres de voiture. Le téléchargement de « logos » et de sonneries par le biais de numéros ou SMS ou encore les MMS surtaxés représentent également un marché lucratif.

L'utilisation du téléphone mobile a connu une augmentation brutale dans les années 1990, et est devenu un phénomène de société. D'abord réservé à une élite sociale pour une utilisation professionnelle, il s'est répandu jusqu'à devenir le moyen de communication privilégié d'un grand nombre de personnes.

L'usage de base du téléphone portable est la téléphonie.

Le téléphone mobile semble réussir là où ont échoué des technologies antérieures : devenir un couteau suisse numérique. Comme ce dernier, le téléphone mobile tient dans la poche, est relativement simple à utiliser et recouvre une multitude de fonctions liés au nomadisme : de simple téléphone à l'origine, il permet désormais d'envoyer des messages textuels (SMS, MMS, courriel), il sert de montre/chronomètre/minuteur, de télécommande (s'il est équipé de Bluetooth) et il remplace de plus en plus les PDA (c'est alors un smartphone) ou même l'appareil photo (c'est alors un photophone). Des modèles faisant office de caméscope numérique ou de console de jeu 3D mobile sont également disponibles depuis 2006. Il semble que la voie tracée par la plupart des producteurs soit une convergence des technologies et des concepts vers un seul appareil multimédia. Ainsi, les téléphones mobiles se sont vu ajouter, ces dernières années, des fonctions agenda, lecteur multimédia, appareil photo numérique et autres chronomètre ou dictaphone.

L'augmentation de l'aptitude des téléphones mobiles à transmettre des données numériques est à prévoir. De même que sur le marché résidentiel (ADSL, fibre optique, etc...), la course au débit est lancée dans le monde mobile. Ainsi en quelques années, le débit offert par le téléphone mobile a progressé de 9,6 kbits/s (en GSM) à plusieurs Mbits/s (en HSDPA en 2008). D'autres normes et technologies viendront améliorer encore davantage cette offre, comme par exemple la 4G.

Du point de vue de la distribution et de la vente de contenu sous forme numérique, comme la musique, le marché devrait grandir et proposer de nouveaux produits. Les MVNO, NRJ Mobile et M6 Mobile en font même leur principal produit d'appel. Il s'agit en fait d'un système de radio personnalisée, qui après inscription et définition des goûts n'envoie que les morceaux qui sont le plus susceptible de plaire à l'utilisateur. Cette technologie fonctionnerait sur le même principe que les PodCasts, avec des morceaux téléchargés précédemment et que l'on peut écouter à son gré.

Le téléphone mobile est également amené à évoluer vers les systèmes de paiement : porte-monnaie électronique. Par exemple, au Japon, l'opérateur de téléphonie mobile japonais NTT DoCoMo et l'établissement de crédit JCB déploient en 2005 un téléphone mobile équipé du système de paiement QuicPay qui communique par radio, sans contact, avec le terminal du commerçant (opération pilote en 2005 avec les taxis de Yokohama près de Tōkyō). Actuellement Sagem, Nokia, Toro-Asia, ING, le Crédit Mutuel et NRJ mobile intègrent la technologie NFC pour permettre également le paiement sans contact.

Les portables devraient permettre la localisation automatique (ou géolocalisation) : comme la couverture des antennes relais est réduite et que celles-ci se recoupent (il y en a environ 35 000 en France), il est facile, par triangulation, de localiser assez précisément la position du téléphone mobile. Les opérateurs vont mettre cela à profit pour offrir des services de guidage automatique pour piétons ou des informations locales. En France, ce service est disponible pour les mobiles équipés d'i-mode de Bouygues Telecom depuis novembre 2003.

Le changement d’opérateurs est facilité par la Portabilité.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est chargé de veiller au maintien de la concurrence dans ce secteur d'activité propice à un monopole naturel (coûts fixes liés aux réseaux élevés, coût marginal faible).

Il y a cinq opérateurs sur le marché français, trois en métropole (Orange, Bouygues Telecom, SFR) et deux spécifiquement en France d'outre-mer (Only, Digicel). Depuis 2005, les trois réseaux physiques français sont également utilisés par des opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) ; leur nombre est en forte augmentation (une douzaine en mai 2007). Aux Antilles et en Guyane sont présents trois opérateurs (Orange Caraïbe, Digicel et Only) et un opérateur de réseau mobile virtuel (Trace Mobile) utilisant le réseau de Digicel.

En mai 2008, la chambre commerciale de la Cour de cassation a confirmé une condamnation des trois opérateurs de métropole à l'amende record de 442 millions d'euros pour « entente illicite » sur les prix de 2000 à 2002. En 2002, l'Union fédérale des consommateurs - Que choisir avait initié une procédure devant le Conseil de la concurrence qui avait abouti à un procès en novembre 2005.

Orange, Neuf Télécom et Only (dans les DROM) proposent des offres globales (Téléphonie fixe, mobile, Accès Internet, et TV).

En France, la proportion de la population française équipée d'un téléphone portable est passée en douze ans de 3 % en 1995 à 85,6 % en décembre 2007. Le Bi-Bop a été le premier mobile en France.

Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), fin mars 2008 pour la France entière il y a 36,9 millions de consommateurs à facturation récurrente post-payées (essentiellement des forfaits) et 18,9 million de consommateurs à facturation prépayée (carte,...). En mars 2008, les opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) représentaient 4,98 % des parts de marché.

La procédure de portabilité des numéros entre opérateurs, destinée à renforcer la concurrence, a été simplifiée et raccourcie le 21 mai 2007, permettant un changement d'opérateur en 10 jours. Le relevé d'identité opérateur imposé par la règlementation facilite la portabilité.

Selon le New York Times, 80 % de la population mondiale vit à portée d'un réseau et n'a plus besoin d'être solvable ou de disposer d'un logement pour obtenir une ligne. En 2005, une étude de la London Business School affirmait aussi que, chaque fois que le taux d'équipement en portables d'un pays augmente de 10 %, le PIB croît de 0,5 %.

La téléphonie portable, rapidement et largement diffusée, a engendré de nouveaux comportements qui peuvent déboucher sur divers types d'accidents liés à la réduction de l’attention des individus, effet statistiquement établi. L’existence de risques d’interférence électromagnétique à proximité de certains appareils médicaux est prouvé. Enfin, les conséquences sanitaires éventuelles des émissions électromagnétiques des téléphones portables ou des antennes relais, qui participent du phénomène de pollution électromagnétique, sont sujettes à débat : les études scientifiques d'impact sur les populations n’aboutissent pas à une conclusion unique et, dans la mesure où il s'agit d'un phénomène récent, manquent de recul temporel pour évaluer d'éventuels effets à long terme.

Le fait de téléphoner, et de tenir une conversation, mobilise une partie de l'attention qui détourne l’utilisateur des autres tâches en cours. La réactivité est diminuée. Son utilisation, « mains libres ou pas » augmente donc les risques d'accidents (accident du travail, accident domestique, accident de la route lorsque le téléphone est utilisé au volant,…).

L’OMS relève que les risques d’accident de la circulation sont multipliés par 3 ou 4 lors de l’utilisation de mobiles (que le conducteur utilise ou non un kit « mains libres »).

Une étude de l'administration américaine pour la sécurité sur les autoroutes, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), a relevé qu'aux États-Unis en 2005, à un instant donné, environ 6 % des conducteurs utilisaient un téléphone tenu en main en conduisant (soit 974 000 véhicules à un moment donné), et que 0,7 % des conducteurs téléphonaient avec un écouteur/microphone déporté, et que 0,2 % des conducteurs étaient en train de composer un numéro.

L'utilisation des téléphones mobiles est interdite dans les hôpitaux. En avion elle peut perturber les liaisons radio pour la navigation sauf si une antenne-relais dédiée est installée.

Malgré les croyances répandues, le risque d'explosion dans les stations services due à un téléphone portable est extrêmement faible.

En ce qui concerne les incidents rapportés d'explosions spontanées de batteries, elles sont attribuables exclusivement à l'utilisation de batterie d'accumulateurs de mauvaise qualité (ou des contrefaçons de modèle standard) ou au rechargement par un système non adapté.

Diverses études scientifiques et médicales portent sur les risques potentiels de cancers engendrés sur le long terme par les champs électromagnétiques générés par les portables et les antennes relais. L'interprétation de ces études fait l'objet de controverses régulièrement relayées par les médias.

En se basant sur une revue de littérature d’études épidémiologiques, l’OMS a conclu en 2005 qu’il est peu probable que l'exposition aux ondes électromagnétiques des téléphones mobiles ait des conséquences néfastes sur la santé des usagers. Elle estime qu’« aucune étude nationale ou internationale récente n'a permis de conclure que l'exposition aux champs émis par les téléphones portables ou leurs stations de base a des conséquences néfastes sur la santé » et que les études épidémiologiques « n'ont pas permis d'établir de manière convaincante un lien entre l'utilisation du téléphone portable est un risque accru de cancer ou d'autre maladie ». Concernant les stations relais (ou antennes relais), l’OMS constatant que l'exposition aux champs de radiofréquence provoqués par ces stations est généralement plus de mille fois inférieure à l'exposition aux champs de radiofréquence émis par les téléphones portables, il est peu probable qu'elles aient des effets indésirables.

L’Agence française de sécurité sanitaire a publié en juin 2005 un avis sur les mobiles, dans lequel elle conclut elle aussi à une absence de preuve de nocivité en l’état actuel des connaissances mais appelle à la vigilance et à la poursuite de travaux scientifiques. Le ministère français en charge de la Santé a publié un document d’information « Téléphones mobiles : santé et sécurité », évoquant le principe de précaution.

L'Office fédéral de l'environnement suisse, dans une étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth, fondée « sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006 », conclut à l'absence de preuve d'effets sanitaires (aux intensités utilisées en Suisse), mais ajoute que « certains effets associés à l’exposition de l’homme aux téléphones mobiles sont à considérer comme probables », souligne l'insuffisance des données scientifiques, tant épidémiologiques, qu'expérimentales, en particulier sur une longue durée. Il note également l'existence d'effets physiologiques sur l’activité électrique du cerveau (gêne possible de la qualité du sommeil).

En novembre 2006, l’OMS a publié un nouveau rapport, basé sur une revue de littérature, selon lequel « les études n’apportent pas de résultats clairs appuyant l’existence d’une association entre émissions électromagnétiques des téléphones mobiles et effets directs sur la santé », tout en rappelant que cette absence d’éléments « ne doit pas être interprétée comme la preuve de l’absence de tels effets ».

À l'été 2007 le groupe international de recherche BioInitiative, soutenu par l'Agence européenne pour l'environnement, a publié un rapport sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques dans lequel il recommande de revoir les mesures de protection des utilisateurs de mobiles car, selon lui, « les personnes qui ont utilisé un téléphone portable dix ans présentent un plus grand risque de développer une tumeur au cerveau ».

Les centres de recherche et organismes internationaux, comme l’OMS et l’AFSSA en 2005, l'Office fédéral de l'environnement suisse en 2006, et le groupe de recherche BioInitiative en 2007, soulignent le faible recul dont dispose la science et la médecine concernant les téléphones mobiles, et recommandent de poursuivre les recherches notamment sur des populations plus sensibles comme les enfants.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) coordonne l'étude internationale « Interphone » qui vise à préciser les liens éventuels entre l'utilisation des mobiles et le cancer. Il s'agit de la plus grande enquête épidémiologique menée sur le sujet. Le rapport définitif est attendu pour 2008.

« S'agissant du problème général de la cause des cancers, à l'exception de quelques rapports isolés, aucune corrélation significative n'a été démontrée », a déclaré en novembre 2006 le médecin Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine.

Opérateurs et industriels déclarent prendre en compte les risques lors de l'installation des antennes relais. Certaines règlementations (en France par exemple) obligent les constructeurs de téléphones à afficher dans la notice le rayonnement émis par leurs téléphones (évalué par l’indicateur Débit d'absorption spécifique ou « DAS »).

Selon plusieurs observateurs les enjeux économiques du secteur sont tels que les opérateurs de téléphonie mobile créeraient des conflits d'intérêt en finançant partiellement les recherches sur la question pour mieux en contrôler les résultats.

Les éminents chercheurs Heny Lai et Ross Adey ont tout deux renoncé à continuer à travailler respectivement pour le Wireless Technology Research Center et Motorola qui souhaitaient orienter ou censurer les résultats de leurs expériences,,.

Dans le même esprit, quatre scientifiques français, membres de l'association Comité scientifique sur les champs électromagnétiques, ont publié en 2004 un livre blanc intitulé Votre GSM, votre santé : On vous ment !.

Les avis des scientifiques au sujet des téléphones portables ont longtemps été divergents et le restent encore à la mi-2008. Par conséquent, dans le doute, le débat s'est partiellement reporté sur sur la nécessité de mettre en garde ou non les usagers du téléphone portable selon le principe de précaution.

Le 4 février 2009, la cour d'appel de Versailles a condamné « l'entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon » en reconnaissant « l'exposition à un risque sanitaire » et en invoquant le principe de précaution. Le 16 février de la même année, SFR a également été condamné à démonter une antenne relais par le tribunal de Carpentras, mais a fait appel de la décision.

La secrétaire d'État à l'Ecologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée le 27 février 2009 favorable à l'interdiction de l'utilisation du portable par les enfants, le risque zéro n'existant pas. Elle précise « Sans être catastrophistes, peut-être devrons-nous un jour rendre l'oreillette obligatoire pour tout le monde ».

Plusieurs associations affirment que les systèmes de téléphonie mobile posent des problèmes pour la santé de certains groupes d'individus, qui souffrent de sensibilité électromagnétique. À Prague en 2004 le congrès de l'OMS concluait que la notion de sensibilité aux champs électromagnétiques ne reposait pas sur des fondements scientifiques ; les causes de ces maux sont plutôt liés à l'environnement des individus, ainsi qu'à la peur liée à l'installation de nouvelles antennes relais qui pourrait provoquer des pathologies d'ordre psychosomatiques.

Selon une équipe de chercheurs de l'Université de Coblence, les champs électromagnétiques perturberaient les abeilles dont le sens de l'orientation est basé sur les champs magnétiques terrestres et qui émettent des signaux de 180 à 250 hertz dans leurs danses de communication.

Un téléphone mobile contient de nombreux polluants, qui pourraient être recyclés, mai selon une étude faite en 2008 par Nokia, dans le monde, seuls 3 % des propriétaires recyclent leurs téléphone mobile usagé. Sur 6500 personnes interrogées (en Finlande, Allemagne, Italie, Russie, Suède, Royaume-Uni, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Niger, Inde, Chine, Indonésie du Brésil) 44 % dont dit avoir conservé leurs anciens portables sans savoir qu'en faire et 4 % ont avoué s'en être débarrassé dans la nature. Chaque personne interviewée a été propriétaire en moyenne de 5 portables. Selon Nokia, ce sont 240 000 t de matières premières qui auraient pu être économisées et l'équivalent de 4 millions de voitures sur les routes en terme d'émission de gaz à effet de serre.

En Europe, les téléphones mobiles font théoriquement l'objet d'une collecte sélective. Ils ne doivent pas être jetés (ce qui est rappelé par un sigle sur la batterie par exemple). La directive européenne 2002/96/CE relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques impose (en France via un décret du 20 juillet 2005 aux fabricants et vendeurs de mobiles d'organiser leur collecte. Lors de la vente d'un téléphone mobile, un distributeur doit désormais reprendre gratuitement tout téléphone mobile usagé remis par le client. Il existe aussi des centres de collecte.

Les déchets électroniques sont dans leur ensemble ceux dont le volume croît le plus rapidement. Ils nécessitent une filière de collecte et de recyclage spécialisée. Un téléphone mobile contient des métaux lourds, notamment sa batterie, qui ne sont pas traités dans les filières classiques car très toxiques (ce sont des déchets spéciaux et/ou dangereux). Une grande partie du recyclage est sous-traitée en Afrique ou en Asie dans des conditions sanitaires précaires,,.

Certains téléphones sont remis en service dans des pays plus pauvres sous l'égide d'organisations humanitaires ou de développement.

Le téléphone mobile, objet de prestige technologique et de curiosité à ses débuts est devenu un bien de consommation courant. Ses conséquences sur la vie quotidienne et le fonctionnement de la société sont nombreux et commencent à être étudiées par les chercheurs.

L'utilisation du mobile a entraîné dés le début des critiques portant notamment sur la question de la gène sonore occasionnée aux autres. D'où la mise en place progressive d'interdictions dans certains lieux et de nouvelles règles de savoir-vivre. L’utilisation de portables est ainsi interdite dans certains lieux (spectacles, cours, etc.). Les salles de spectacle mettent en place des systèmes de brouillage.

Le portable brouille notamment les repères entre vie privée et lieux publics : des conversations auparavant privées sont désormais échangées dans des lieux publics.

Le téléphone portable permet un assouplissement de certaines contraintes, tels les rendez-vous, qu'il est plus aisé de modifier ou décaler peu de temps à l'avance. Certains y voient au contraire un instrument de facilité et de mépris d'autrui.

Le téléphone portable brouille la limite, auparavant assez imperméable, entre vie professionnelle et vie privée, notamment en période de vacances.

Le téléphone portable, devenu objet multimédia généraliste, provoque des phénomènes de dépendance psychologique personnelle. Certains intellectuels lui reprochent de supprimer les "temps morts", désormais consacrés à des conversations, des SMS ou des jeux, et qui permettaient notamment l'observation, la réflexion, etc.

Le mobile a habitué le citoyen du début du XXIe siècle à pouvoir joindre n'importe qui n'importe quand. Ce qui constitue notamment un élément de sécurité important en cas par exemple d'accident dans un lieu isolé. Certains lui reprochent de créer un sentiment d'urgence et d'impatience artificiel, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas.

Des études sociologiques en Angleterre ont montré que le téléphone mobile avait supplanté la cigarette en tant que symbole du passage à l'âge adulte pour les jeunes adolescents.

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Incendie

Début d'incendie et intervention des pompiers au sommet d'un immeuble. L'épaisse fumée noire est produite par la combustion du goudron.

Le terme incendie a été emprunté par la langue française au XVIe siècle au latin « incendium » (embrasement), dérivé de « incendere » (allumer). Il désigne un feu violent, un embrasement qui se propage à un édifice, une maison, une forêt, etc. L'incendie est une réaction de combustion non maîtrisée dans le temps et l'espace.

L'incendie, appelé communément feu, est particulièrement destructeur pour les activités humaines et la nature: habitations, lieux de travail, entrepôts, véhicules, cultures, forêts, monuments historiques…

La prise en compte du risque d'incendie a conduit à créer des services de secours (sapeurs-pompiers, protection civile). Ils ont développé et perfectionné des moyens de lutte contre l'incendie pour combattre l'incendie.

La majeure partie des incendies a des origines humaines (imprudence, malveillance, cause technique…). Les causes naturelles les plus fréquentes sont la foudre et la fermentation (tourbières…). Les causes des incendies peuvent aussi être énergétiques : étincelles, réactions chimiques, court-circuit...

Après les actes volontaires, on estime que le non respect de l'interdiction de fumer et les incidents d'origine électrique constituent la majeure partie des risques de départ d'incendie.

Une partie des principaux dangers auxquels s'expose une personne proche d'un incendie sont liés à la chaleur élevée. Même en dehors des flammes, on s'expose au risque de brûlure dues principalement aux fumées chaudes, mais aussi au rayonnement infrarouge, au contact avec des objets chauffés, à l'air chauffé, ou bien aux vapeurs d'eau produites par l'arrosage. Pour se prémunir des brûlures les pompiers sont équipés de vêtements protecteurs ignifugés et de casques ralentissant la progression de la chaleur vers la peau.

Les autres risques sont essentiellement respiratoires. En effet le feu consomme le dioxygène de l'air, indispensable à la survie et peut donc entraîner une asphyxie. En outre le feu dégage des fines particules (communément appelées fumée) qui peuvent venir brûler l'intérieur des poumons, et souvent des gaz toxiques pouvant provoquer des empoisonnements. À titre d'exemple, les matières plastiques contenues dans une voiture peuvent générer 200 000 m3 de fumée à un rythme de 20 à 30 mètres cube par seconde. C'est pourquoi les pompiers portent un appareil respiratoire isolant.

La chaleur peut provoquer des explosions de bouteilles de gaz et de réservoirs, ainsi que de certains produits comme les engrais ammonitrés. Ces explosions peuvent provoquer des traumatismes par chute (personne renversée), projection d'éclats, ainsi que de par la surpression occasionnée (blast).

Enfin, des pompiers sont régulièrement victimes d'accidents de la route en se rendant à leur caserne lorsqu'ils sont appelés, notamment de nuit (conjonction du stress, de la fatigue, négligence des règles de sécurité routière).

Un incendie se développe en plusieurs phases au cours desquelles sa température va s'élever. En fonction de son environnement, il va s'étendre et décliner.

La rencontre des éléments du triangle du feu, c’est-à-dire un combustible, un comburant (en général le dioxygène de l'air) et une énergie d'activation (chaleur, flamme nue, étincelle) suffisante vont permettre à la combustion de s'amorcer.

Dans le cas d'un feu dans un volume clos (par exemple un feu d'habitation), on estime que la température de l'air atteint 600 °C au bout de cinq minutes ; dans une cage d'escalier, elle peut atteindre 1 200 °C dans le même temps.

Cependant, les phénomènes sont plus complexes. Les anglo-saxons distinguent deux types d'explosion de fumées, le backdraft et le smoke explosion, et envisagent la possibilité d'une explosion avec un feu alimenté (high pressure backdraft).

Ces phénomènes peuvent se produire pour des volumes très réduits, comme par exemple un conteneur de poubelles métallique.

C'est le moment où le feu est au plus fort de lui-même. À ce moment là, il ne peut plus croître et va suivre ensuite sa phase de déclin.

Le déclin se faits lorsque le feu cesse de croître. Le feu va progressivement baisser en intensité puis entrer en combustion lente jusqu'à ce qu'il manque de combustible et s'éteigne.

Il s'agit d'un mode de propagation à distance qui peut se faire dans le vide. C'est le phénomène qui fait que lorsque l'on est face à un feu, le côté exposé est chaud alors que le côté opposé est froid.

La convection est un transport de gaz chaud. Un gaz chaud monte : la densité d'un gaz diminue avec la chaleur, la poussée d'Archimède provoque donc l'élévation de cette masse. Lorsque cette masse atteint un obstacle froid (par exemple un plafond), elle lui transfère sa chaleur, refroidit et retombe, il a donc un mouvement de « roulement », similaire au mouvement de l'eau portée à ébullition dans une casserole.

Dans le cas d'un incendie, les fumées suivent le même comportement ascendant. Elles peuvent parcourir des distances importantes et transférer leur chaleur à un matériau combustible qui serait sur leur trajet. On cite fréquemment le cas des feux de cave dont les fumées empruntent la cage d'escalier, épargnent les étages intermédiaires et s'accumulent dans les combles avant de les embraser. Dans le cas où les fumées contiennent des particules imbrûlées du fait d'une combustion incomplète, leur accumulation en un point distant peut conduire à une reprise explosive du foyer.

Pour lutter contre l'accumulation des fumées et limiter leur caractère dangereux, des systèmes de désenfumage (trappes, ouvrants ou extracteurs) peuvent être implantés dans un bâtiment. À défaut, une des premières action des sapeurs-pompiers sera de pratiquer une ouverture haute, au besoin en cassant le toit, une vitre ou bien un mur. Les portes coupe-feu limitent la propagation des fumées et donc celle de l'incendie. Elles protègent les personnes contre l'intoxication par les fumées.

La conduction thermique est le mode de transfert thermique provoqué par une différence de température entre deux régions d'un même milieu ou entre deux milieux en contact sans déplacement appréciable de molécules. Ce transfert thermique spontané d'une région de température élevée vers une région de température plus basse obéit à la loi de Fourier.

Ainsi, le manche d'une cuillère métallique qui dépasse d'un plat bouillant va s'échauffer jusqu'à devenir brûlant. Lors d'un incendie, ce même phénomène peut transporter d'importantes quantités d'énergie d'une pièce à l'autre d'un bâtiment. Les matériaux métalliques (éléments de charpentes, rails, conduites, fers à béton…) ont une conductivité particulièrement élevées.

Des objets enflammés ou incandescents peuvent voyager dans l'air, soit emportés par le vent s'ils sont légers (par exemple feuilles d'arbre ou de papier, escarbilles), soit être projetés par une explosion. Ces objets peuvent créer de nouveaux foyers distants.

Les vêtements de protection (textiles ignifugés) des pompiers, quant à eux, garantissent en 2005 une protection contre un flux de chaleur de 40 kW/m², soit 0,04 MW/m².

Un incendie criminel est l'acte volontaire de mettre le feu dans l'intention de détruire un bien ou de tuer des individus. Moyens de vengeance, l'incendie criminel est aussi l'œuvre de personnes atteintes de troubles psychiatriques ou pyromanes. Les incendies criminels sont aussi depuis longtemps une pratique courante au cours d'affrontements militaires ou sociaux.

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Source : Wikipedia