AS Monaco

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Posté par talos 24/02/2009 @ 19:59

Tags : as monaco, ligue 1, football, sport

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Historique du parcours européen de l'AS Monaco

Cette page présente l'historique complet des matchs disputés par l'AS Monaco en coupe d'Europe depuis 1961.

Les demi-finales, opposant le vainqueur de chaque groupe au deuxième de l'autre groupe, se jouent en un seul match, sur le terrain du vainqueur du groupe.

Le parcours exceptionnel en Ligue des champions réalisé par l'AS Monaco lors de la saison 2003-2004 est, à l'instar de l'« Épopée des verts » pour l'AS Saint-Etienne, désigné comme le « Périple Rouge et Blanc ». Canal + a tourné un reportage en "inside", dans l'intimité du groupe monégasque durant toute l'épopée européenne et l'a nommé "Le Périple rouge". Une sorte de "Les yeux dans les Bleus", façon AS Monaco FC.

Après avoir terminé 2e du championnat en 2003 à un point de Lyon, l'AS Monaco retrouve la Ligue des champions. Le tirage au sort du premier tour est jugé à l'époque très difficile avec des équipes expérimentées.

L'AS Monaco tombe contre le club russe du Lokomotiv Moscou. Le tirage au sort parait clément à première vue.

Monaco se rend à Moscou en plein mois de février, autant dire que la température est loin d'être douce. Cueilli à froid, Monaco se fait surprendre, Izmailov ouvre le score à la 32e et Maminov double la mise à la 59e. L'ASM doit se contenter de réduire le score par Morientes à la 69e. Monaco s'incline avec les honneurs, mais a manqué d'encaisser un troisième but en fin de match, ce qui aurait compliqué les choses.

Au début du match, Monaco est éliminé de la Ligue des champions. La tension est à son comble, à l'image du pénalty de Prso détourné par le gardien russe. À l'heure de jeu, le score est toujours de 0-0, quand soudain après un cafouillage dans la surface avec Adebayor, Prso marque du gauche et délivre son équipe. Le score ne bougera plus, Monaco est qualifié pour les quarts de finale.

Avant le tirage au sort le capitaine monégasque Ludovic Giuly avait souhaité tout sauf le Real Madrid. En effet, à l'époque, le club madrilène est au sommet de son art. Ce sont encore les galactiques que seuls les très grosses écuries peuvent vaincre. Le numéro 8 monégasque ne sera pas chanceux, puisque le tirage au sort désigne les coéquipiers de Zidane comme futurs adversaires des rouge et blanc.

Pour une partie des joueurs, c'est la première fois qu'ils disputent la Ligue des champions, et l'arrivée à Santiago Bernabéu n'est qu'émerveillement. Le match débute avec le retour de Squillaci, qui était blessé au dernier match. Dès les première minutes, le Real prend le jeu à son compte. Après de nombreuses occasions, et après avoir heurté le montant, le score est toujours de 0-0 alors que la mi-temps approche. C'est alors que Sébastien Squillaci sur un cafouillage dans la surface ouvre le score d'un tacle glissé. ('43) Monaco mène un zéro à la pause, contre le cours du jeu. La deuxième période débute à peine que Helguera égalise sur un corner tiré par Beckham. À la 70e, Zidane reprend une frappe de Figo stoppée par Roma. Deux-un pour le Real. Le but est accordé alors que Zizou était pourtant hors-jeu. Sept minutes plus tard, l'arbitre accorde un penalty au Real suite à un tacle de Squillaci. Le tir de Figo est repoussé par Roma, mais le portugais parvient à reprendre de la tête. Trois buts à un pour le club espagnol. Ronaldo conclut pour le real pour la quatrième fois à la 81e, sur un service de Zidane. Morientes, prêté à Monaco par le Real, parvient à réduire le score deux minutes plus tard d'une tête hors de portée de Casillas. Monaco s'incline donc 4-2 à Madrid, et c'est logique.

Le match retour commence sur des bases plus solides pour l'ASM qui est plutôt dominatrice en ce début de rencontre. Pourtant c'est bien le Real qui ouvre le score par Raúl à la 36e. Monaco doit maintenant marquer trois fois pour se qualifier, sans encaisser de but. L'ASM réagit aussitôt. Giuly trompe Casillas d'une belle volée à l'entrée de la surface. (45') Dès la reprise, les monégasques reprennent de plus belle. Morientes trompe son ancien coéquipier d'une tête piquée pleine lucarne. Après plusieurs occasions importantes, l'ASM voit enfin le bout du tunnel. À la 66e, Ibarra se présente face à Roberto Carlos. Il frappe au but à l'entrée de la surface. Casillas plonge, mais Giuly surgit et détourne la frappe d'une aussi somptueuse que géniale talonnade. Le gardien espagnol est battu et à cet instant, l'AS Monaco est qualifié. Le Real réduira la marque par Raúl, mais le but est logiquement refusé pour un hors-jeu. L'ASM heurtera le poteau, mais le score n'évoluera pas, l'ASM est en demi-finale de la LDC. Dans le même temps, l'OL est évincé par Porto. Monaco est le dernier représentant français en Ligue des Champions et Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, salue "la victoire du football défiscalisé".

Le tirage au sort réserve une autre grosse écurie, les Blues de Chelsea. L'autre match opposera Porto à La Corogne.

Le match aller a lieu à Monaco dans un stade comble. Et Monaco veut faire plaisir à ses supporters. Prso ouvre d'ailleurs le score de la tête dès la 17e minute. Seulement ce but fait réagir les anglais. L'argentin Crespo égalise cinq minutes plus tard. À la mi-temps les deux équipes sont toujours à égalité. À la 49e, Desailly donne un coup de coude à Morientes dans la surface, mais l'arbitre ne siffle injustement pas. À la 51e minute, Makelele abuse l'arbitre en simulant une agression de Zikos. Le Grec est honteusement expulsé. Ces injustices vont galvaniser les Monégasques. Les assauts au but se multiplient. À la 77e sur une passe de Giuly, Morientes fusille le gardien de Chelsea du droit. L'ASM reprend l'avantage. Nonda qui vient de rentrer marque sur son premier ballon (après 20 secondes de jeu) à la 81e. 3-1 score final.

Pendant les 44 premières minutes, Chelsea a bien réalisé le match parfait que Claudio Ranieri avait appelé de ses vœux avant la rencontre. Alliant le côté direct du jeu britannique à la qualité technique de ses joueurs comme Cole, Bridge ou Lampard, insistant dans le domaine aérien malgré les bonnes répliques de Rodriguez, l'équipe anglaise a imprimé à la rencontre un rythme trop élevé pour une équipe monégasque alors intermittente. Face à une machine si volontaire, que Gallas avait bien réintégré, l'ASM a donné l'impression de vouloir laisser passer l'orage des vingt premières minutes. L'ennui, c'est que ce pressing fou s'est prolongé avec une efficacité méritée. Il a fallu un splendide centre-tir du gauche de Gronkjaer dans la lucarne pour voir Chelsea récompensé de ses efforts (22e), puis une frappe de Lampard de près, bien servi par Gudjohnsen (44e) pour placer les Blues dans une position hyper favorable.

Soutenue par la solidité de Roma, irréprochable dans les buts et impérial en plusieurs occasions (devant Hasselbaink, 10e, et surtout Lampard, 36e, Monaco a réagi avec un courage remarquable, une foi inébranlable. Un superbe travail de Rothen - auteur d'une performance gigantesque et agressé par Johnson à la 82e - permettait au gaucher de centrer sur Morientes, dont la tête heurtait le poteau droit avant de revenir sur le bras de l'heureux Ibarra (45e). Morientes, l'un des rares Monégasques à émerger pendant la tempête, avait déjà trouvé le poteau (25e) et manqué une occasion en or sur des services de l'incontournable Rothen (41e), créant une évidente frustation autant qu'un encouragement bienheureux. Trop tendre au milieu, avec un quatuor Ibarra, Cissé, Giuly, et Bernardi totalement étouffé par des Britanniques, l'ASM a retrouvé, en un flash, une fraîcheur qui a déteint sur le début de la seconde période et scellé le sort de cette deuxième demi-finale.

Morientes envoyait l'ASM au paradis par une nouvelle réalisation, issue d'un une-deux d'école avec Bernardi (60e), une minute seulement après le dernier arrêt de Roma devant Lampard (59e). Plus rien ne serait comme avant. Tous les efforts londoniens parurent subitement bien vains, et Monaco, transcendé, conforté, sûr de son destin, s'en remettait à des contres dangereux par Prso (84e) ou Ibarra (89e). L'ASM disputera sa finale contre le FC Porto, bourreau des clubs français cette saison, Marseille en première phase (3-2, 2-1) et Lyon en quart de finale (2-0, 2-2). C'est un défi immense. À la portée d'une équipe qui était provisoirement reléguée en L2 la saison dernière à la même époque. C'est une performance à couper le souffle.

Direction l'Allemagne pour une finale qui s'annonce haute en couleur entre 2 équipes inattendues en début de compétition. Les rouge et blanc sont vite refroidis par une blessure qui signe l'arrêt de cette époque glorieuse du club asémiste. Il s'agit d'un des symboles du club, Ludovic Giuly qui se blesse quelques minutes après le coup d'envoi. Il s'en suit une finale décevante, les hommes de Didier Deschamps sont incapables de développer leur football tandis que ceux de Mourinho enfilent 3 buts et soulèvent la coupe aux grandes oreilles.

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Histoire de l'AS Monaco FC

L'Association Sportive de Monaco voit le jour le 23 août 1924. Ce club omnisports est le fruit d'une fusion de plusieurs sociétés sportives de la Principauté : Swimming Club, Monaco Sport (ex-Herculis, club de foot emblématique de la Principauté fondé en 1903, rebaptisé en 1923 Monaco Sport), A.S. Beausoleil, Etoile de Monaco et Riviera A.C. Champion de la Ligue du Sud-Est en 1933, l'A.S.M. rejoint les rangs professionnels. Pierre Cazal et les Hongrois Szanilo et Szentimiklosy sont alors recrutés. À l'issue de sa première saison pro, l'A.S.M. doit renoncer à son statut pro en raison de la non-conformité du stade des Moneghetti. Disposant d'un stade aux normes depuis 1939 (le stade Louis II, inauguré le 23 avril 1939) et d'une équipe compétitive qui enlève le titre de champion de la Ligue du Sud-Est en 1948, l'A.S. Monaco rejoint les rangs professionnels (1948).

Il faut attendre 1960 pour voir l'ASM remporter son premier titre ; la Coupe de France. Monaco bat l'AS Saint-Etienne dans un match historique sur le score de 4-2. Parmi les rangs de Monaco, on retrouve un certain, Michel Hidalgo. Dès la saison suivante, Monaco porte un nouveau maillot qui deviendra emblématique. L'équipe quitte son habit blanc rayé de rouge pour le célèbre maillot à la diagonale que l'on peut encore voir aujourd'hui. Ce maillot, dessiné par la Princesse Grace Kelly, elle-même, porte chance aux Monégasques puisqu'ils remportent pour la première fois le championnat de France, la même année. En 1961, Monaco fait ses premiers pas en coupe d'Europe, mais ne passe pas le premier tour, éliminé par les Glagow Rangers. Si la saison 1961-62 reste laborieuse, la saison suivante n'en est que plus belle. Henri Biancheri et les siens réalisent le premier doublé coupe Championnat de l'Histoire de Monaco. Monaco bat l'OL deux à zéro en finale de Coupe de France, et le Rocher exulte.

Les années suivantes ne sont pas aussi joyeuses à Monaco. Même si le club princier parvient jusqu'en huitième de finale de la Coupe d'Europe (où il est éliminé par l'Inter Milan), Monaco n'arrive plus au sommet. En 1969, l'ASM est relégué en deuxième division.

Après avoir regagné la première division en 1970, Monaco commence des allers-retours entre D1 et D2. Mais cette période est surtout marquée par l'un des plus grands joueurs de tous les temps de l'ASM ; Delio Onnis. L'attaquant argentin débarque en principauté en 1973. Il finira plusieurs saisons meilleur buteur du championnat, mais surtout conduira Monaco au titre de Champion de France en 1978, alors que Monaco n'est qu'un promu. Avec des joueurs tels que Rolland Courbis, Jean-Luc Ettori ou encore Jean Petit, Monaco remporte la Coupe de France en 1980. Mais la joie est éphémère, puisque la même année, Monaco voit son génial attaquant argentin partir vers le FC Tours. Delio Onnis est toujours actuellement le meilleur buteur de l'Histoire de l'AS Monaco avec 223 buts en championnat.

Les années 80 seront caractéristiques entre une équipe forte sur le plan national et qui fournit et attire de nombreux joueurs à l'équipe de France (Bellone, Amoros, Genghini, Bravo, Leroux, Couriol...) et une équipe inexistante sur la scène européenne et qui ne franchit aucun tour.

Les années Banide verront une victoire en coupe de France en 1980 (3-1 contre Orléans), une stabilité en haut du tableau national (3 places de 4e) et le titre de champion en 1982. Un bilan honorable si on exclue les ratés européens. Une décevante 6e place (derrière Lens et Laval!) en 1983 aura raison de lui...

La saison sera 1983-1984 voit l'arrivée de Lucien Muller à la manoeuvre mais restera une année inachevée. En effet, L'ASM qui ne dispute pas de coupe d'Europe échoue à la différence de buts face à Bordeaux pour le titre de champion (54 pts/+29 contre 54 pts/+39) et cède durant les prolongations (0-2) face à Metz en Finale de Coupe de France.

Malgré cette lancée 84-85, la saison démarrera poussivement (10e place à la mi-championnat). Monaco n'existe toujours pas sur la scène continentale (défaite 2-2/0-2 contre CSKA Sofia au 1er tour). Mais coïncidant avec le retour de blessure de Jean-luc Ettori, l'ASM effectuera une remarquable seconde partie de saison (1 seule défaite) pour finir à la 3e place du championnat et enlever la coupe de France en finale contre le PSG (1-0).

Les joueurs de cette époque ont pour nom: Ettori, Amoros, Stojkovic, Simon, Bellone, Genghini, Bravo, Anziani, Puel, Liegeon, Leroux, Tibeuf...

Là encore, cette deuxième partie de saison restera sans suite au cours d'une saison 1985-86 anonyme: 9e place du championnat (19 matches nuls!), élimination au 1er tour de la coupe des coupes (contre Université de Craiova 2-0 / 0-3) et en 32e de finale de la Coupe de France contre Le Havre 1-2). Lucien Muller cèdera alors sa place.

Le Roumain Stefan Kovacs débarque alors sur le rocher avec les 2 Soren Danois Lerby et Busk pour relancer l'équipe durant cette saison 1986-87 sans coupe d'Europe. Là aussi la saison fût moyenne avec une 5e place qui ne qualifiait pas pour la coupe de l'UEFA et une élimination en 1/8e de finale de la coupe de France. Ce sera là sa seule saison puisqu'il sera remplacé par Arsène Wenger. Il en sera de même pour les deux Soren danois..

En 1987, Arsène Wenger arrive à la tête du club princier. Il remporte le titre de champion de France avec son équipe dès sa première année. Glenn Hoddle, Luc Sonor, Fofana, Battiston, Vogel, Amoros, Ettori, Dib, Mège, Ferratge, Hateley composent entre autres cette équipe. la seule fausse note sera l'élimination en 16e de finale de la coupe de France contre le voisin niçois (1-1 / 0-2). Cette année-là l'ASM ne joue pas de coupe d'Europe.

L'année suivante (saison 88-89) voit une équipe décimée par les blessures et les suspensions accéder à la 3e place du classement et à la finale de la coupe de France (défaite 3-4 contre L'OM de JP Papin). Cette saison permettra l'éclosion de joueurs comme Emmanuel Petit ou George Weah. Au-delà du résultat en lui-même, Monaco rompt ses mauvaises habitudes européennes et passe les deux premiers tours de la coupe des clubs champions grâce notamment à une probante victoire 6-1 (2-0 en 8 minutes) contre le FC Bruges en 8e de finale, balayant la défaite 0 - 1 du match aller. Monaco vient ainsi d'ouvrir son histoire européenne et prend enfin une dimension internationale. Un match aller moyen perdu au stade Louis II ne permet pas aux Monégasques de passer les quarts de finale contre Galatasaray (0-1 / 1-1).

Les saisons qui suivent seront dans la continuité des deux premières avec une 3e place en championnat (90) puis une 2nde (91) qualificatives pour la coupe de l'UEFA ainsi qu'une victoire en coupe de France 91 (but de Passi à la dernière seconde contre l'OM finaliste de la coupe des Champions cette année-là), la dernière à ce jour... Surtout, la scène européenne offre à l'ASM sa première 1/2 finale de Coupe des coupes en 1990 (défaits 2-2 / 0-2 contre la Sampdoria de Gênes) au terme d'un parcours serré (6 matches nuls en 8 rencontres) qui aura néanmoins montré la solidité de cette équipe. Hélas, cette expérience ne permettra pas de franchir l'obstacle Torpedo de Moscou en 8e de finale de la coupe de l'UEFA l'année suivante (1-2 / 1-2).

La saison 91-1992, sera une des saisons les plus complètes de L'AS Monaco. En effet, celle-ci se bat sur tous les tableaux avant que tout ne s'effondre au mois de mai. D'abord une défaite au Stade Louis II contre l'OM (0-3) qui les maintient à la 2nde place derrière leurs vainqueurs du soir, ensuite l'écroulement d'une tribune à Bastia lors de la 1/2 finale de coupe de France qui met fin à la finale pour laquelle l'ASM s'était qualifiée au tirs aux buts à Cannes 8 jours plus tôt et enfin une défaite au Stade de la Luz (pour le moins vide) à Lisbonne contre le Werder de Brême (0-2)lors d'un match fermé en finale de Coupe des vainqueurs de coupes.

George Weah quitte alors Monaco pour le PSG, et est remplacé par le champion du Monde Allemand, Jürgen Klinsmann. La saison 1992-93 marque le début de la fin du cycle malgré une 3e place d'un championnat faussé par les malversations marseillaises. A la faveur de la disqualification de l'OM et du refus du PSG, L'ASM se retrouve qualifiée pour la ligue des champions.

La saison 1993-94 sera contrastée entre un Monaco qui termine anonymement 9e du championnat (même si Youri Djorkaeff finira co-meilleur buteur) et un Monaco qui se qualifie brillamment pour les 1/2 finales de la ligue des champions, cédant 0-3 contre le Milan AC à San Siro après avoir vaincu l'AEK Athènes, le Steaua Bucarest, le Spartak Moscou et le Galatasaray Istanbul et malgré deux défaites contre le FC Barcelone. A noter que cette saison verra Jean-Luc Ettori mettre un terme à sa carrière après avoir battu le record de matches de D1 disputés.

F. Piveteau venu du Havre prend place dans les buts monégasques et Sonny Anderson sur le front de l'attaque. Suite à un mauvais départ lors de la saison 94-95 et une défaite 0-2 contre Nice au Stade Louis II (1er match de Thierry Henry en 1re Division), Arsène Wenger est remercié - il rebondira au club japonais de Nagoya Grampus Eight. Arsène est alors remplacé par le duo Jean-Luc Ettori - Jean Petit. L'ASM se qualifiera alors in extremis pour la coupe de l'UEFA (6e) à la faveur de la double victoire du PSG dans les coupes nationales.

Cette année de transition pour le moins décevante(notamment éliminée par Thouars (National) en 16e de finale de la coupe de France)) marque la fin de l'ère Wenger dont on retiendra la régularité au plus haut niveau national et l'accès au haut niveau européen même si, au final, un seul titre de champion et une seule coupe de France auront été gagnés.

A l'été 1995, Jean Tigana, fort d'une 3e place avec Lyon, prend les commandes de l'ASM. Il est celui qui mènera l'AS Monaco vers l'excellence en cette fin de millénaire.

Après un départ poussif durant les matches aller et une élimination prématurée en coupe de l'UEFA contre Leeds United (0-3/1-0), les rouges et blancs, quasi invincibles lors des matches retour, terminent à la 3e place du classement 1995-96 et Sonny Anderson termine meilleur buteur du championnat.

Lors de sa seconde année (1996-97), Jean Tigana remporte le titre avec son équipe, avec des joueurs tels que Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit, ou encore Vicenzo Scifo et emmène l'ASM en demi-finales de la coupe de l'UEFA (défaite contre l'Inter de Milan 1-3/1-0) et de la coupe de la Ligue (défaite contre Strasbourg 1-2).

En 1998, Monaco parvient jusqu'en Demi-Finale de la Ligue des Champions battue par la Juventus de Turin de Zidane après avoir terminé 1re de son groupe et éliminé Manchester United (futur vainqueur de la compétition) et termine une nouvelle fois sur le podium du championnat (3e) après avoir pourtant viré en tête à la mi-course. Cette année là l'ASM compte de nombreux jeunes joueurs talentueux tels que Willy Sagnol ou son duo d'attaque Henry-Trezeguet.

La première moitié de la saison suivante est décevante avec notamment une élimination en coupe de l'UEFA contre.. l'OM (2-2 / 0-1). Thierry Henry part alors à la Juventus de Turin. En difficulté avec une partie du groupe, Jean Tigana démissionne au début de l'année 1999 . Il est alors remplacé par Claude Puel.

On retiendra du passage de Jean Tigana qu'il a permis à l'ASM d'atteindre une nouvelle dimension sur le plan européen (2 demi-finales probantes en 2 ans) en plus de consistance sur le plan national (1 titre et deux 3e places).

Claude Puel permettra à sa formation d'enchaîner les bons résultats durant cette deuxième partie de championnat et d'accéder à une 4e place qualificative pour la coupe de l'UEFA échouant de peu face à la faveur de Lyon dans la course à la ligue des champions. Barthez, Sagnol, Trezeguet, Prso, Marquez, Riise, Contreras, Simone, Christanval,Marcelo Gallardo, Willy Sagnol, Sabri Lamouchi ou Ludovic Giuly composent cette équipe. Monaco remporte son septième titre de champion de France en 2000 et un but en fin de partie contre Nantes au Stade Louis II les prive d'une finale de coupe de France contre Calais pour un doublé qui leur tendait les bras. Le seul point négatif de cette saison fût cette élimination en 1/8e de finale de coupe de l'UEFA contre Majorque (1-4 / 1-0).

Malheureusement, suite au départ de nombreux joueurs majeurs (notamment Barthez ou Trezeguet) et à la déception des joueurs venus les remplacer (Porato, Nonda), la saison suivante sera sinistre avec une piètre 11e place (1re fois que l'ASM termine dans la seconde partie du tableau depuis sa remontée en D1 en 1977!) et se trouve éliminée au 1er tour de la ligue des champions dans un groupe pourtant à leur portée.

En 2001, Claude Puel qui n'aura convaincu que le temps d'une saison et demie et replongé l'ASM dans l'anonymat européen, quitte logiquement l'ASM, et c'est Didier Deschamps qui le remplace. Le recrutement estival s'avère désastreux malgré la venue de joueur de classe mondiale tels que Bieroff, Raduciu ou Jugovic. Monaco passe de peu à côté de la relégation avec une calamiteuse 15e place dans un championnat à 18 équipes.

Eté 2002, exit les stars peu productives et place aux jeunes talents qui sonnent le renouveau avec une 2e place en championnat après une lutte acharnée avec Lyon et une victoire en Coupe de la Ligue 2003. L'ASM glane au passage les titres de meilleure attaque et de meilleur buteur par l'intermédiaire de Nonda.

La saison 2003-2004 est une saison magique pour Monaco. C'est l'année du Périple Rouge et Blanc. Qualifié pour la Ligue des Champions, Monaco s'illustre dès le premier tour en battant le Deportivo La Corogne 8 buts à 3 (dont quatre de Dado Pršo). L'ASM compte alors des joueurs comme Flavio Roma, Jérôme Rothen, Patrice Evra, Hugo Ibarra, mais surtout sa paire offensive magique, l'ailier droit Ludovic Giuly et l'attaquant espagnol prêté par le Real Madrid, Fernando Morientes. En huitième de finale, Monaco élimine le Lokomotiv Moscou, puis tombe face au Real en quart de finale. Le club espagnol est battu, suite à deux matchs spectaculaires de Giuly et Morientes. En demi-finale, Monaco élimine encore une grosse écurie, le Chelsea de Claude Makélélé. Malheureusement l'ASM s'écroule en finale face au FC Porto, 3 à 0 après la sortie prématurée de Giuly, blessé à l'aine et obligé de quitter le terrain après vingt minutes de jeu. Fernando Morientes termine tout de même meilleur buteur de la Ligue des Champions. Après avoir monopolisé la 1re place et compté 12 points d'avance sur leur adversaire du soir après une victoire 3-0 contre Lyon, les monégasques ne finissent que 3e du championnat malgré leurs 75 points, payant leurs efforts européens.

Malheureusement le parcours européen de l'année précédente ne permettra pas au club de rebondir mais de s'enfoncer doucement dans l'anonymat.

En effet, profitant de leur succès, nombres des armes offensives de l'ASM quittent le club: Giuly est parti au FC Barcelone, Fernando Morientes est retourné au Real Madrid, et Jérôme Rothen est transféré à Paris. Arrivent alors pour les remplacer Javier Saviola, Ernesto Chevantón, Maicon ou Kallon. Basée sur une solidité défensive (seulement 5 défaites), Monaco parvient tout de même à la 3e place du championnat loin du vainqueur lyonnais et échoue en demi finales des 2 coupes nationales. Après un premier tour solide et probant (1re place devant le futur vainqueur Liverpool, l'ASM ne dépasse pas les huitièmes de finales en C1 échouant face au rugueux PSV Eindhoven.

L'année suivante sera des plus décevantes. Monaco, qui n'a décidément pas les moyens ou pas la volonté de rebâtir une grande équipe digne d'une finale européenne, recrute à l'économie bon nombre de joueurs pourtant prometteurs (Kapo, Meriem, Sorlin, Gerard, Maoulida)... Mais l'osmose ne prendra pas et Didier Deschamps est sommé de démissionner après une piteuse place au classement et une élimination prématurée au tour qualificatif de la ligue des Champions. Le mal dont Deschamps et Pastor sont les premiers responsables est tellement profond que l'équipe ne s'en relève pas. Evra puis Adebayor suivront, d'autres recrutés durant l'été n'auront même pas terminé la saison sur le rocher. Sous les commandes de Francesco Guidolin, et malgré l'embauche de stars italiennes telles que Di Vaio ou Vieri, Monaco finit à une 10 ème place peu reluisante et sombre en 8e de finale de la coupe de l'UEFA face au FC Bâle... La confiance à l'entraîneur italien ne sera pas conduite, celles aux stars non plus d'ailleurs.

Pour rebondir dans la saison 2006-2007 sans Coupe d'Europe, l'ASM confie cette fois les commandes à László Bölöni, qui a effectué un bon travail à Rennes, et se lance dans un nouveau chamboule-tout de l'effectif: départs de Sébastien Squillaci à l'Olympique lyonnais, Andréas Zíkos à l'AEK Athènes, Olivier Kapo à Levante et arrivées de Yaya Touré, Sylvain Monsoreau, Jérémy Menez, Jan Koller, Jerko Leko,Gonzalo Vargas et Fabian Bolivar. Mais le discours ne passe pas et l'osmose est inexistante. Résultat:10 défaites en 13 matchs! Monaco est alors 19e du championnat. Le verdict tombe le 24 octobre 2006: Bölöni est suspendu de ses fonctions pour être remplacé par son adjoint, Laurent Banide. Celui-ci, après des débuts difficiles, réussit à enchaîner les bons résultats et éloigne le club de la zone de relégation. Monaco terminera à une anonyme 9e place se classant honorifiquement parmi les meilleures équipes des matches retour.

Les dernières saisons auront dilapidé le peu capitalisé par la finale de la ligue des champions 2004.

Même si une nouvelle fois, l'entraîneur a changé de nom ( Laurent Banide non reconduit dans ses fonctions a laissé sa place à Ricardo venu des Girondins de Bordeaux), l'été 2007 aura au moins évité une nouveau chamboulement de l'effectif; le choix étant de bâtir une équipe en exploitant au mieux les forces en présence et en s'appuyant sur les jeunes talents issus du centre de formation. L'histoire du club a quand même montré que les résultats du clubs avaient pris racine dans la stabilité et sous la houlette de brillants techniciens (Leduc, Banide, Wenger, Tigana, Puel) que le club n'aura pas su retenir malgré leurs résultats. Les recrutements opérés ces dernières années se sont souvent avérés décevants contrairement à ceux qui ont permis à l'ASM de briller lors des années passées.

Outre la capacité de l'ASM à produire un jeu et des résultats satisfaisants, l'enjeu est de savoir si cette saison est la première d'une nouvelle ère avec une stabilité et des résultats plus conformes à l'histoire du club ou si celle-ci s'inscrit dans la lignée des 2 précédentes. En effet, les podiums nationaux, les joutes européennes réussies et un jeu d'une haute technicité qui étaient la normalité il y a quelques saisons encore apparaissent dorénavant comme un graal à atteindre.

Après cinq journées, l'ASM se positionne sur la première marche du podium de la L1, un début de saison réussi qui laisse présager un renouveau espéré par tous les supporters rouges et blancs. Malheureusement, la saison va s'annoncer une nouvelle fois difficile: 5ème fin janvier, Monaco va faire un parcours moins performant ensuite et va finir la saison à la 12ème place.

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Liste des joueurs de l'AS Monaco

Joueurs professionnels de l'AS Monaco ayant fait au moins une apparition en match officiel avec l'équipe première depuis 1948.

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Liste des dirigeants de l'AS Monaco

Entraineurs et Président de l'AS Monaco ayant dirigés au moins une fois en match officiel l'équipe première depuis 1948.

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Records de l'AS Monaco

Cet article détaille les records de AS Monaco FC.

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AS Monaco (basket-ball)

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L'AS Monaco est un club français de basket-ball évoluant en NM2 (4e division du championnat de France), basé à Monaco. Il s'agit d'une section du club omnisports de l'Association sportive de Monaco.

L'AS Monaco a connu l'élite (Nationale 1A) de 1973 à 1975 puis de 1976 à 1991.

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Monaco

Drapeau de Monaco

La Principauté de Monaco, ou Monaco en forme courte, est un pays d’Europe de l’Ouest ainsi qu’une commune du même nom occupant la même superficie que l’État lui-même (ce qui en fait une cité-État). Enclavée dans le territoire français, entre les villes de Cap-d'Ail, Beausoleil, La Turbie et Roquebrune-Cap-Martin, Monaco est situé au bord de la mer Méditerranée, le long de la Côte d'Azur, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Nice.

Indépendante depuis 1297, cette monarchie constitutionnelle dirigée depuis 2005 par le Prince souverain Albert II de Monaco de la dynastie des Grimaldi qui est, par la mère de Rainier III, est la plus ancienne dynastie régnante du monde (depuis 1297).

Cet État occupe aujourd’hui une superficie de 2 km2 ce qui, après le Vatican, en fait le deuxième plus petit État indépendant du monde. Lors du dernier recensement de 2008, Monaco comptait 32 796 habitants. Avec 16 398 habitants au km2, c’est le pays le plus densément peuplé au monde.

Pratiquement entièrement urbanisée, la principauté de Monaco bénéficie d’un climat méditerranéen particulièrement clément et dispose de nombreuses installations hôtelières de luxe. De nombreux événements internationaux (Grand Prix de Formule 1, Masters de Monte-Carlo, Rallye de Monte-Carlo) s’y déroulent en plus des attractions présentes tout au long de l’année (Casino de Monte-Carlo, Musée océanographique, Palais princier), ce qui en fait une destination privilégiée pour les touristes.

Les première traces de vie à Monaco remontent à environ 300 000 ans avant J.-C. La protection qu’apportent le rocher de Monaco ainsi que le port naturel et abrité ont attiré de nombreuses peuplades : Ligures, Phéniciens, Grecs, Romains, Sarrasins. L’histoire moderne de Monaco a fortement été marquée par la famille Grimaldi qui règne sans discontinuité sur la Principauté depuis le XIIIe siècle.

Monaco a servi d’abri aux premiers habitants de la région à partir de la fin du paléolithique inférieur, environ - 300 000 ans. Des ossements d’animaux ayant servi de nourriture à ces hommes préhistoriques ont été retrouvés dans une caverne du Jardin exotique. Des fouilles ont également révélé la présence d’un bassin dans la grotte de l’Observatoire et dans la grotte du Prince. La présence humaine est attestée au paléolithique moyen (- 50 000 ans) et au paléolithique supérieur (- 20 000 ans). À partir de 1500 avant J.-C., les traces d’œuvre d’art (gravure, sculpture) sont trouvées dans des grottes. Les sépultures funéraires, individuelles ou collectives, deviennent de plus en plus nombreuses. La sépulture des sujets dits « de Grimaldi » date de cette époque et contient une femme et un adolescent.

D’après l’historien Diodore de Sicile et le géographe Strabon, les premiers habitants sédentaires étaient des Ligures qui ont émigré depuis la ville de Gênes en Italie. Cependant, l’ancienne langue ligure, non issue des langues indo-européennes, n’était apparentée ni au dialecte italien parlé aujourd'hui par les habitants de Ligurie, ni au monégasque moderne. Cette avancée à Monaco aurait pu être l’ouverture maritime d’un peuple ligure situé à l’intérieur des terres.

Les Phocéens de Marseille (alors Massalia) ont fondé la colonie de Monoïkos au VIe siècle av. J.-C. à l’endroit où se trouve maintenant Monaco. Monoïkos était associée à Hercule, adoré sous le nom Hercules Monoecus. D’après les travaux d'Hercule mais également selon Diodore de Sicile et Strabon, les Grecs et les Ligures ont rapporté qu’Hercule était passé par la région.

Après la Guerre des Gaules, Monoecus, où Jules César s’est arrêté en se rendant en Grèce, est passé sous contrôle romain au sein de la province de Gaule narbonnaise. Dans L'Énéide (VI.831), le poète Virgile mentionnait déjà le rocher de Monaco. Le grammairien Maurus Servius Honoratus affirme que le terme Monaco dérive de cette origine : « dictus autem Monoecus vel quod pulsis omnibus illic solus habitavit » (« Hercule a écarté tout le monde et vivait là seul ») et « vel quod in eius templo numquam aliquis deorum simul colitur » (« dans son temple, nul autre dieu n’est vénéré au même instant »). Le nom du port de Monaco est également mentionné dans L'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (III.V) et dans les Historiae de Tacite (III.XLII) lorsque Valens, soutien de Vitellius a été forcé d’y faire escale « Fabius Valens e sinu Pisano segnitia maris aut adversante vento portum Herculis Monoeci depellitur » (« Fabius Valens, à la sortie du golfe de Pise, fut, par une mer calme ou un vent contraire, forcé au port d'Hercules Monoecus »).

Monaco est resté sous domination romaine jusqu’à l’effondrement de l’Empire romain d'Occident en 476. L’endroit a ensuite été occupé et ravagé par les Sarrasins et diverses tribus barbares. Alors que Monaco était pratiquement dépeuplé, les Sarrasins en furent expulsés en 975 et au XIe siècle, l’endroit était de nouveau peuplé par des Ligures (cette fois, il faut comprendre des populations parlant une langue romane du nord de l’Italie).

En 1191, l’Empereur romain germanique Henry VI a concédé la souveraineté sur Monaco à la ville de Gênes en Italie, d’où sont originaires les Ligures. Le 10 juin 1215, un détachement de Gibelins mené par Fulco del Cassello a commencé la construction d’une forteresse sur le rocher de Monaco. Cette date marque le début de l’histoire moderne de la Principauté de Monaco.

Les Gibelins construisirent leur forteresse pour en faire une position stratégique militaire et un moyen de contrôler la région, ils établirent également des habitations à la base du Rocher afin d’appuyer les garnisons. Pour attirer les habitants de Gênes et des villes environnantes, ils offrirent des terres et exonérèrent de taxes les nouveaux arrivants.

Monaco est gouverné par la dynastie des Grimaldi depuis le 8 janvier 1297, date à laquelle François Grimaldi dit Malizia (François la Malice) s’empara de la forteresse sous un déguisement de moine franciscain. On trouve sur le blason de la principauté les traces de cette origine avec les deux moines tenant une épée.

L’autorité des Grimaldi fut définitivement reconnue en 1314, et s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui à la seule exception de la période de 1793-1814 pendant laquelle Monaco fut intégrée à la France, sous le nom de Fort-Hercule. La ville est ensuite placée sous protectorat du royaume de Sardaigne par le congrès de Vienne jusqu’en 1860. Enfin, en 1861, un traité franco-monégasque assure la souveraineté de Monaco.

En 1847, la principauté de Monaco occupait une superficie totale de 24 km2 et comprenait trois communes : Monaco (1 250 habitants), Roquebrune (850 habitants) et Menton (4 900 habitants). La partie la plus vaste et la plus riche de la principauté était la plaine mentonnaise, avec ses cultures d'agrumes et d'oliviers, le commerce extérieur reposant essentiellement sur les exportations d’huile et de citrons. Mais, en 1848, Menton et Roquebrune proclamèrent la déchéance des Grimaldi et se proclamèrent « villes libres » sous la protection du royaume de Sardaigne. En 1860, elles votèrent leur rattachement à la France, qui fut entériné par le traité franco-monégasque de 1861.

C'est alors que le prince Charles III eut l'idée de créer des jeux de casino (interdits dans les pays voisins), ce qui allait permettre à la principauté, en s’enrichissant, de se développer rapidement. En 1863, il accorda le privilège d’exploiter le casino à François Blanc, fondateur de la Société anonyme des Bains de Mer. En 1866, le quartier des Spélugues (où se trouvait le casino) prit le nom de Monte-Carlo. Enfin, en 1869, Charles III supprima les impôts personnels, fonciers et mobiliers, ce qui entraîna une intense activité de construction.

Le prince de Monaco disposait des pleins pouvoirs (monarchie absolue) jusqu’à l’octroi de la constitution de 1911, qui fait du pays une monarchie constitutionnelle. En juillet 1918, un traité accordant une protection limitée de la principauté par la France est signé entre les deux pays. Le traité fait partie du traité de Versailles et établit que le petit État devra s’aligner sur les intérêts politiques, militaires et économiques de la France.

Le Prince Rainier III accède au trône après la mort de son grand-père le Prince Louis II (le stade de l’AS Monaco porte d’ailleurs son nom), en 1949. Une nouvelle constitution est rédigée en 1962, abolissant la peine de mort, autorisant le vote des femmes et mettant en place une cour suprême garantissant les libertés fondamentales.

En 1982, la principauté est endeuillée en apprenant la mort de la princesse Grace de Monaco, épouse de Rainier III et mère de l’actuel prince de Monaco (Albert II), victime d’un accident sur la route qui relie La Turbie à Cap d'Ail et non sur celle où elle avait jadis tourné dans le film La Main au collet, comme cela est souvent cru. Sa fille Stéphanie de Monaco survit à cet accident.

En 1993, Monaco devient officiellement membre des Nations Unies.

En 2004, la principauté de Monaco rejoint le Conseil de l'Europe après de nombreuses tractations et une modification de la loi électorale rendant systématique une représentation de l’opposition au Conseil national par un mode de scrutin ayant une composante proportionnelle.

À la mort du Prince Rainier III, survenue le 6 avril 2005, c’est son fils Albert II (né en 1958), jusque-là prince héréditaire et marquis des Baux, qui devient prince souverain. Les cérémonies marquant son avènement se sont déroulées le 12 juillet 2005, celles de son intronisation officielle le 19 novembre 2005. Le prince étant célibataire et sans enfant légitime, l’héritière du trône est désormais sa sœur aînée Caroline, née en 1957, épouse du prince Ernst-August de Hanovre.

Monaco est située le long de la mer Méditerranée, sur la Côte d'Azur, à mi-chemin entre Nice et la frontière italienne. Les coordonnées géographiques de la Principauté (au niveau du Musée océanographique) sont 43°43′49″N 7°25′36″E / 43.73028, 7.42667.

Monaco est le deuxième plus petit État indépendant au monde, après le Vatican. Son territoire s’étend sur une bande de terre de 4 100 m le long de la mer Méditerranée et sa largeur varie de 1 050 à 350 m, pour une superficie totale de 202 hectares (2 km2). L’altitude maximale de 164 m est atteinte sur un des flancs du Mont Agel, qui culmine à 1 150 m. La place du Palais se trouve à 62 m.

La principauté compte 5 469 m de frontière (3 274 m avec la commune de Beausoleil, 1 341 m avec Cap-d'Ail, 464 m avec Roquebrune-Cap-Martin et 390 m avec La Turbie) ainsi que 3 829 m de côte (port et plage). Au cours des dernières années, des grands travaux ont permis à Monaco de s’étendre de près de 40 hectares, principalement gagnés sur la mer par le biais de remblais. Les tous premiers travaux de remblaiement ont commencé en 1865 pour créer la voie ferrée, suivie quelques années après par la création du premier quartier industriel de Fontvieille, qui a permis de gagner 5,5 hectares sur la mer. Le fond du port de Monaco a ensuite été comblé et, dans les années 1960, le Grimaldi Forum ainsi que le Larvotto ont été construits. En 1965, sur une initiative du Prince Rainier III et afin de diversifier les activités de la ville, la construction du quartier de Fontvieille a permis la création de 220 000 m2 de nouveaux terrains constructibles supplémentaires ainsi que d’un nouveau port. Ce quartier accueille entre autre le stade Louis-II ainsi qu’une grande surface. L’extension du port de Monaco s’est également faite vers la mer.

La construction d’une digue semi-flottante de 352 m de long pour un poids total de 163 000 tonnes en 2003 a permis la construction de 360 places de parking, 25 000 m² de stockage, 2 gares maritimes ainsi que des locaux administratifs et commerciaux. Le terre-plein artificiel auquel la digue est reliée a permis de gagner un hectare de terrain et a vu la création d’un parc immobilier de 15 000 m2. En 2006, Albert II de Monaco a officiellement lancé un nouveau projet d’extension en mer permettant à terme de gagner 10 nouveaux hectares sur la mer. Ce projet, estimé à 8 milliards d’euros, permettra la construction de 275 000 m² de planchers . Le chantier s'étalera jusqu'en 2023, les premiers bâtiments devant être livrés en 2014.

Le nom officiel de Monaco est « Principauté de Monaco ». Le nom de Monaco dériverait de Monoïkos (Μόνοικος, "une maison" en grec) et la première mention de Monaco serait due à Hécatée de Milet, historien et géographe grec du VIe siècle av. J.-C., qui écrivit « Monoïkos, polis Ligustikè » (Monaco, ville de Ligurie) dans sa Périégèse. Il existe plusieurs hypothèses, associées aux Grecs et aux Ligures, pour expliquer l’origine de Monoïkos.

L’origine de ce terme remonterait à l’époque où Monaco était sous domination ligure. La région de Monaco a été en effet habitée depuis 300 000 av. J.-C. environ mais les premières tribus ligures s’y installèrent vers 2000 av. J.-C.. La tribu ligure des Monoïkos, présente sur le rocher au Ve siècle av. J.-C., aurait pu être à l’origine du nom à la ville.

Il existe également une autre origine pour le terme Monoïkos qui remonterait aux temps où Monaco était un comptoir phénicien. Partout où les Phéniciens se rendaient, ils élevaient des chapelles à leurs divinités, dont le dieu Melkart, associé à Hercule ou Héraclès par les Romains ou les Grecs.

Tout au long de l’Antiquité, le port de Monaco fut associé à Hercule (Héraclès en grec), souvent désigné sous le nom de Héraklès Monoïkos (Ἡρακλῆς Μόνοικος), signifiant « Héraklès solitaire » ou « Héraklès possèdant un temple unique ». Ce port fut également appelé Portus Herculis Monoeci en latin. Le port moderne de Monaco s'appelle d'ailleurs Port Hercules.

Le climat de Monaco est de type méditerranéen avec des hivers doux et humides et des étés chauds et secs mais sans excès de chaleur. La température moyenne des 60 dernières années d’observation est de plus de 16°C. La température moyenne varie de 11°C en hiver à 28,5°C en plein été. L’ensoleillement annuel moyen est de 2 583 heures et le nombre de jours de pluie ne dépasse pas 62 par an.

Lors du dernier recensement effectué en 2008, la Principauté de Monaco comptait 32 796 habitants. Une des particularités de Monaco est d’avoir un nombre de nationaux en minorité dans leur propre État. Les Monégasques, au nombre de 6 089, ne représentent que 19 % de la population. La communauté la plus importante est celle des Français avec près de 32 % de la population (10 229 habitants) suivie des Italiens avec un peu plus de 20 % (6 410 habitants) et des Britanniques avec un peu plus de 5 % (1 703 habitants). Les 24 % restants se partagent entre 125 nationalités différentes.

Les premières traces de peuplement à Monaco remontent au quaternaire et sont attestées par la découverte d’ossements d’hommes de taille semblable à l’Homme de Néandertal dans les grottes de l’observatoire, au-dessous de la Tête-de-Chien, rocher dominant la Principauté. Des squelettes d’hommes apparentés à l’Homme de Cro-Magnon ont également été retrouvés. Les avantages offerts par le port naturel de Monaco ont ensuite attiré de nombreuses populations de tout le bassin méditerranéen, mais également d’Orient et d’Europe du Nord. Les données chiffrées fiables concernant la population ne remontent qu’au XVIIIe siècle et concernent principalement le rocher de Monaco. Les historiens évaluent à un millier le nombre de personnes habitant ce petit territoire, dont 500 à 600 habitants autochtones. Lors du traité du 2 février 1867 fixant le territoire de Monaco, la population était de 1 200. Elle était de 22 297 au recensement de 1961 et de 32 796 en 2008.

La nationalité monégasque s’obtient par décision souveraine du Prince. Les critères d’admission (nécessaires mais non suffisants, la décision appartenant au Prince) sont, notamment, d’être résident depuis 10 ans (après l'âge de 18 ans) et de renoncer à sa nationalité antérieure.

D’après la Constitution de Monaco de 1962, seul le français est langue officielle et à ce titre, tous les documents officiels des institutions politiques et judiciaires sont publiés dans cette langue. C’est également la langue dominante de la Principauté, parlée par environ 58 % de la population. Du fait de la diversité de la population, l’italien et l’anglais sont aussi communément compris et parlés.

Le territoire de Monaco est un îlot linguistique en domaine occitan. Le monégasque est d’ailleurs une langue à base du génois de l'ouest encore en usage en Ligurie surtout vers Vintimille mais influencée par l’occitan alpin. Les attestations certaines de l’occitan à Monaco datent des XIXe et XXe siècles. La présence de l’occitan dans ses dialectes vivaroalpin et niçois a été établie dans les années 1940 par Raymond Arveiller. Une vingtaine de foyers de locuteurs originaires de Nice et des communes alpines maritimes limitrophes de Monaco : Cap d'Ail, Beausoleil, La Turbie, Roquebrune-Cap Martin et établis dans les quartiers de La Condamine et Monte-Carlo . En 2006, la proportion de locuteur occitan à Monaco est évalué à 15 %.

Il faut remarquer que l'ancienne Principauté de Monaco comprenait trois communes : Monaco, Roquebrune-Cap Martin et Menton. Ces deux communes qui pratiquent le parler alpin maritime de l'occitan vivaroalpin (appelés rocabrunasc et mentonasc) ont participé au brassage de la population de Monaco (par échanges commerciaux, marchés et par mariages principalement). Ainsi, la population de la Principauté d'avant 1860 a pratiqué conjointement les deux langues (monégasque et occitan). Ces communes indépendantes en Février 1948 ont été ratachées à la France en Septembre 1861 un an après le Comté de Nice. Il existe une troisième langue, intermédiaire entre le monégasque officiel appris à l'école et l'occitan alpin maritime, la plupart l'appellent "patois de la rue" ou plus rarement "monéguier/muneghié". Cette langue mélange les apports historiques monégasques, occitans mais aussi issus de l'immigration -par la construction de Monte Carlo et du chemin de fer notamment- comme le piémontais (de la montagne, occitan lui-même ou de la plaine, le piemonteis) ou le génois du pays de Ventimille tout proche.

Enfin, il a existé des îlots liguriens en Provence orientale -le figoun, disparu aujourd'hui- dans les communes de Biot et Vallauris, aux environs d'Antibes, Escragnoles à l'ouest de Grasse et Mons dans le Var. C'étaient des colonies liguriennes de repeuplement en terre provençale aux XVe et XVIe siècles venues afin de faire revivre ces villages victimes de la peste et des guerres de religion.. Ces parlers étaient très proches du monégasque d'aujourd'hui.

Le catholicisme est religion d’État mais la liberté de culte est garantie par la constitution. Le christianisme pourrait avoir été pratiqué à Monaco à partir du IVe siècle mais les données archéologiques attestent de la présence de cette religion à partir du IXe siècle seulement. La chapelle Saint-Martin à Carnolès remonte à 1061. En 2000, 93,2 % de la population serait chrétienne dont 89,3 % appartenent à l’Église catholique romaine. Monaco abrite cinq chapelles catholiques (dont une construite au XVIe siècle, trois au XVIIe siècle et une au XIXe siècle) sur le Rocher. Quatre autres églises et deux chapelles du XIXe siècle et du XXe siècle se trouvent dans les autres quartiers . Sainte Dévote, la patronne de la principauté dont l’église votive se trouve à La Condamine, fait l’objet d’une fête et d’un culte particuliers, et est célébrée tous les ans le 27 janvier. La Cathédrale Notre-Dame-Immaculée, située sur le Rocher, est le siège de l’archidiocèse de Monaco. La majorité des 7 200 Monégasques adhèrent à cette religion. Le protestantisme est la deuxième religion de la principauté avec deux temples.

Peu de juifs (principalement des ashkénazes de France) résidaient à Monaco avant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, quelques retraités pratiquant le judaïsme se sont installés, provenant principalement de France ou du Royaume-Uni, mais également d’Afrique du Nord et de Turquie. La communauté juive de Monaco a été fondée en 1948 avec l’Association Cultuelle Israélite de Monaco et la population juive est estimée à 1,7 % . On trouve une seule synagogue dans la principauté. Quelques résidents monégasques pratiquent l’islam mais la principauté ne compte pas de mosquée.

Principauté indépendante, Monaco est une monarchie constitutionnelle depuis 1911, avec un Prince à la tête de l’État. Le pouvoir exécutif consiste en un ministre d’État, qui préside un conseil de gouvernement de six membres, responsables uniquement devant le Prince. Suivant une convention avec la France, signée en 1930, le ministre d’État était un citoyen français (en général un préfet ou un ambassadeur) désigné par le Prince. Depuis la modification récente de cette convention, le Prince peut nommer un ministre d’État, monégasque ou français, agréé par le gouvernement français.

D’après la Constitution de 1962, le Prince partage le pouvoir législatif avec le Conseil national qui est un parlement unicaméral. Les vingt-quatre membres de ce corps législatif sont élus pour cinq ans par un scrutin pluri nominal et au suffrage universel. Dix-huit conseillers sont élus par simple classement individuel du nombre de suffrages recueillis, et les six conseillers restants selon un mode proportionnel de liste.

Les affaires locales sont du ressort du Conseil communal, une assemblée de quinze membres élus pour quatre ans au suffrage universel direct et au scrutin de liste plurinominal à deux tours avec possibilité de panachage et sans vote préférentiel, présidée par le maire (actuellement Georges Marsan).

Monaco tire la majeure partie de ses revenus de l’industrie, de la TVA française et monégasque, du commerce, des services, du tourisme et de l’hôtellerie ainsi que de l’immobilier qui génèrent environ 40 000 emplois pour un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros. Contrairement à une légende tenace, le tourisme n’arrive qu’en troisième position dans les sources de revenus et le fameux casino de Monte Carlo ne participe que pour moins de 4 % au budget de l’État.

Depuis les accords du 18 mai 1963, Monaco et la France forment un ensemble fiscal au regard de la TVA. Monaco collecte sur son territoire la TVA qu'elle verse à la France qui lui rétrocède sa quote-part. Le reversement français revenant à la Principauté est fixé à 108 238 802 euros au titre de l'année 2001. Pour 2007, le budget de l'état monégasque est d'environ 881 millions d'euros. Cela représentait donc environ 18 % du budget de l’État.

Si le principe d’un compte de partage de la TVA est parfaitement justifié dans la mesure où il s’agit de remettre les Etats dans la situation qui serait la leur s’il y avait eu une frontière fiscale, ses modalités de calcul posent problème. D'une part le calcul d'origine attribue à Monaco 60 % (coefficient 1,6 de la formule) de rétrocession supplémentaire, d'autre part, la dérive résultant de la formule de calcul conduit la France à reverser à Monaco des montants qui ne traduisent pas la réalité de l’activité économique de la Principauté.

À compter du 1er janvier 1999, l’euro est introduit sur le territoire monégasque et depuis le 1er janvier 2002, les pièces et les billets libellés en euro ont cours légal en Principauté au même titre que les pièces nationales.

Le PIB de Monaco est de 3,441 milliards d'Euros, soit 49 900 €/habitants.

La situation géographique de Monaco ainsi que son climat méditerranéen ont fait de la principauté une destination prisée des touristes. Le secteur hôtelier propose plus de 2 800 chambres pour un total de 900 000 nuités en 2006 (19 % d'Italiens, 18 % de Français, 15 % de Britanniques, 13 % de Nord-Américains, 5 % d’Allemands, 4 % de Russes). Le tourisme a toujours principalement été orienté vers la clientèle de luxe, attirée par les nombreuses manifestations sportives et culturelles et les casinos (dont le Casino de Monte-Carlo) mais le secteur touristique s’est récemment redéployé vers le tourisme d’affaire, de congrès et de séminaires qui représente aujourd’hui 25 % des nuitées.

Le tourisme génère environ 25 % des revenus de la Principauté et le chiffre d’affaires du secteur hôtelier a été de 356 913 168 euros en 2005.

L’industrie représente environ 8 % du PIB de Monaco. Une centaine de petites industries non polluantes et à haute valeur ajoutée emploient environ 3 800 personnes, soit environ 9 % de la population salariée. Les premières entreprises (entreprises industrielles de la Brasserie de Monaco, de la minoterie et de la chocolaterie) ont commencé à s’installer sur le premier terre-plein de Fontvieille, à partir de 1906. Ces entreprises se concentrent principalement sur les 250 000 m² de terrain gagnés sur la mer lors de la construction du terre-plein de Fontvieille .

Le secteur "chimie-pharmacie-cosmétologie" apparaît comme le plus représenté avec 49,21 % des revenus de l’industrie et 1 200 employés mais les industries de fabrication de matériel électrique et électronique (10,2 % des revenus) ainsi que de transformation de matières plastiques (21,6 %) sont également présentes. L’imprimerie et le cartonnage contribuent également à hauteur de 6 %.

Le nombre d’emplois rapporté à celui des habitants est particulièrement élevé. Les pendulaires/navetteurs sont environ quarante mille.

D’après le classement du groupe immobilier Knight Frank et de la banque Citi Private Bank, Monaco est la deuxième ville la plus chère du monde (derrière Londres) en ce qui concerne les prix de l’immobilier (35 000 euros par mètre carré dans les quartiers les plus chics, comme le Carré d’Or à Monte-Carlo).

En raison d'un développement économique rapide et des choix urbanistiques du prince Rainier III, de nombreux immeubles de grande hauteur (gratte-ciel) ont été construis. Contrairement à beaucoup de villes densément peuplées, les immeubles de grande hauteur à Monaco sont cependant presque exclusivement résidentiels, et non pas à usage commercial.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a ainsi émis en 1998 un premier rapport sur les conséquences des systèmes financiers des paradis fiscaux. Monaco n’apparaît pas dans la liste de ces territoires jusqu’en 2004, où l’OCDE s’indigne de la situation monégasque et la dénonce dans son dernier rapport aux côtés de l’Andorre, de la Principauté de Liechtenstein, du Libéria et de la République des îles Marshall, soulignant son absence de coopération en matière de partage d’information financière.

De plus, du fait que la principauté soit enclavée dans le territoire français, l’impact de sa fiscalité et l’utilisation de son système financier à des fins d’évasion fiscale, de fraude fiscale et de blanchiment d'argent, ont souvent été l’objet de missions réalisées par les parlementaires français.Les rapports de ces missions qui dénoncent unanimement le rôle de la principauté dans la criminalité financière sont alors dénoncés par le pouvoir princier qui y voit des accusations calomnieuses.

Les Journées du Patrimoine constituent une excellente occasion de découvrir les principaux sites d’intérêt, notamment les grands appartements du Palais Princier, la résidence du Ministre d’État, le Conseil National. Le Musée Océanographique quant à lui propose un droit d’admission à tarif réduit.

La Principauté héberge trois chaînes de radio (deux en français, l’autre en italien) et deux chaînes de télévision. Plusieurs Webradios sont également présentes sur le sol Monégasque MC one Radio de M. Gildo Pallanca-Pastor, qui émet aussi en hertzien sur la Principauté 98.2, Radio Ethic de Mme Evelyne Tonelli, fille de M. Schick, ancien directeur d’antenne de RMC ; et pour finir Radio Fréquence Evasion. L’une de ces chaînes de télévision est une chaîne locale exclusivement diffusée sur le câble, seul moyen autorisé en Principauté pour recevoir la télévision. Son nom est Monaco Info. Les radios ou télévisions hertziennes s’adressent donc davantage aux publics français ou italien. L’un des projets récent de SAS Albert II de Monaco fut de créer une radio typiquement monégasque, « Radio Monaco », qui arroserait de Menton à Toulouse. Radio Monaco émet depuis le 12 juillet 2007.

Un héliport situé sur la digue quartier de Fontvielle dessert l'aéroport de Nice Côte d'Azur plus de trente fois par jour en 7 minutes de vol (15 minutes d'aérogare à aérogare).

Une gare SNCF souterraine situé à proximité de l'église Ste Dévote, avec une desserte TGV pour Paris quotidienne,située sur la ligne Marseille-Vintimille.

Sortie d'autoroute spécifique rejoignant la Moyenne Corniche (RD6007) et entrant en Principauté à hauteur du Jardin Exotique.

Depuis la convention de voisinage du 9 novembre 1865 avec la France, et auparavant de 1640 à la Révolution française, la poste française est en charge des services postaux monégasques.

À partir de 1818, des bureaux de poste du royaume de Sardaigne sont ouverts dans la principauté. Des timbres de Sardaigne à l'effigie de Victor-Emmanuel II y sont utilisés de 1851 à 1860, avant d'être remplacés par des timbres de France à l'effigie de Napoléon III des bureaux français, auxquels vont succéder les séries d'usage courant de France.

La principauté reçoit des timbres-poste à son nom, le 1er juillet 1885, avec une première série à l'effigie du prince Charles III, dessinée par O. Dupuis et gravée par Louis-Eugène Mouchon.

Malgré l'intégration postale avec la France, les plis envoyés de Monaco doivent être affranchis avec des timbres de Monaco, dont les illustrations et la programmation sont déterminés par l'Office des émissions des timbres-poste de Monaco (OETP), et validés par le Prince. L'OETP choisit également les artistes de ces timbres et peut faire appel aux artistes, graveurs et moyens d'impression de Phil@poste Boulazac, l'imprimerie de La Poste.

De la même façon, les timbres de Monaco n'ont pas valeur postale sur le courrier posté en France. Les tarifs postaux sont ceux au départ de la France métropolitaine.

Un club omnisport, l’AS Monaco, dont l’équipe première de football joue en Ligue 1 du championnat français. La section professionnelle s’appelle AS Monaco FC depuis le changement de statut opéré en 2002 (passage en S.A.M.). L’A.S. Monaco F.C. participe au Championnat de France de football de Ligue 1 (autrefois Première Division). Elle a commencé à s’illustrer dans les années 1960 en remportant 4 titres nationaux en 3 saisons (2 championnats et 2 Coupes de France dont un doublé en 1963) sous les ordres de son légendaire entraîneur Lucien Leduc. Ensuite, sous la présidence du Dr Jean-Louis Campora, le club allait devenir un grand d’Europe multipliant à nouveau les titres nationaux et les beaux parcours européens. L’équipe joue à domicile au stade Louis II, magnifique complexe sportif réalisé en 1985 sur le terre-plein de Fontvieille et conçu par Henry Pottier, avec 18 500 places assises et une pelouse qui pousse sur une immense dalle de béton à 13 mètres de hauteur.

Par contre, les entraînements ont lieu sur un complexe sportif situé à La Turbie, en France, à plus de 500 m d’altitude.

Un club de karaté, le Karaté Club Shotokan de Monaco avec comme entraîneur Maître SATO 6e Dan. Ancien élève de Maître Tanaka, il dirige également des stages de perfectionnement en Allemagne, Italie, Angleterre, France, Belgique, Suisse.

La fédération monégasque d’athlétisme est présidée par Albert II.

La fédération Monégasque de Judo, affiliée à la FIJ et à l'UEJ, qui a obtenu les meilleurs résultats aux derniers Jeux des Petits États d'Europe en 2007.

Créée en 1987, la Fédération Monégasque de Volley-Ball, membre de la FIVB et de la CEV, est en charge de régir, d’organiser et de développer la pratique du Volley-Ball et du beach volley par tous les moyens d’action. En 2004, la communauté du volley monégasque fut particulièrement honorée du titre de Président d’Honneur du Beach Volley de la FIVB accepté par Son Altesse Sérénissime Le Prince Albert II. Les dernières récompenses obtenues par le Volley monégasque furent la première médaille d’or de beach volley de l'histoire des Jeux des Petits Etats d’Europe par l'équipe feminime en 2005 à Andorre et la médaille d'argent également en beach volley aux JPEE de 2007 qui se déroulèrent sur le territoire de la Principauté de Monaco.

Monaco abrite une des plus grandes académies de danse Classique au Monde dirigée depuis près de 35 ans par la Russe Marika Besobrasova du nom de Académie de Danse Classique Princesse Grace fondée en 1968 .

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Association sportive de Monaco football club

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L'Association sportive de Monaco Football Club (couramment appelé ASM) est un club de football de la Principauté de Monaco fondé en 1924 par fusion de plusieurs clubs. Le club, dont le président est Jérôme De Bontin, évolue dans le championnat de France en Ligue 1. L'actuel entraîneur du club est Ricardo.

L'Association Sportive de Monaco voit le jour le 23 août 1924. Ce club omnisports est le fruit d'une fusion de plusieurs sociétés sportives de la Principauté et de France : Swimming Club, Monaco Sport (ex-Herculis, club de foot emblématique de la Principauté fondé en 1903, rebaptisé en 1923 Monaco Sport), A.S. Beausoleil, Etoile de Monaco et Riviera A.C. Champion de la Ligue du Sud-Est en 1933, l'A.S.M. rejoint les rangs professionnels. Disposant d'un stade aux normes depuis 1939 (le stade Louis II, inauguré le 23 avril 1939) et d'une équipe compétitive qui enlève le titre de champion de la Ligue du Sud-Est en 1948, l'A.S. Monaco rejoint les rangs professionnels (1948).

L'ASM s'est imposé comme l'un des clubs phares du football en France. Sept fois champions de France, cinq fois vainqueur de la Coupe de France et double finaliste européen (C1 et C2) l'AS Monaco est le troisième palmarès du football français. Elle a connu de prestigieux entraîneurs comme Lucien Leduc, Arsène Wenger, Claude Puel ou Didier Deschamps, et des joueurs de grande classe venus de nombreux pays, comme Michel Hidalgo, Delio Onnis, Glenn Hoddle,Jürgen Klinsmann, Enzo Scifo, Lilian Thuram, Youri Djorkaeff, Emmanuel Petit, George Weah, Sonny Anderson, David Trezeguet, Thierry Henry, Ludovic Giuly, Jérome Rothen, Sébastien Squillaci, Patrice Evra, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, Fabien Barthez, Christian Panucci, Oliver Bierhoff, John Arne Riise, Dado Prso, Javier Saviola, Christian Vieri, Fernando Morientes ou encore Jan Koller. L'ASM est ancrée en première division depuis 1977, jouant presque chaque année le haut de tableau.

Parallèlement à son site internet officiel, l'AS Monaco FC possède un magazine officiel, nommé "Diagonale", actuellement édité par la société monégasque "Federall". Il s'agit d'un bi-mestriel de 84 pages. Lien vers le site, ci-dessous. L'AS Monaco FC propose également depuis de nombreuses années un programme de match, distribué gratuitement au stade lors des rencontres à domicile. Depuis la saison 2008/2009, le programme de match s'appelle "Diagomatch", en référence au magazine du club, édité lui aussi par la société "Federall". Il fait 16 pages et est consultable gratuitement sur le site internet du magazine offficiel.

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Source : Wikipedia