AOC

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Posté par marvin 04/04/2009 @ 00:14

Tags : aoc, appellations, vin, gastronomie, loisirs, matériel, high-tech, informatique

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Côtes-du-rhône villages (AOC)

Sablet by JM Rosier.jpg

Dans le cadre de la création des appellations d'origine contrôlée, le classement en côtes-du-rhône villages est le résultat, à la demande des vignerons, de la reconnaissance par la justice ou l'INAO d'un « terroir jouissant d'une incontestable notoriété constatée par des usages locaux, loyaux et constants ».

La première action fut menée dans les côtes-du-rhône gardoises, en 1942, par les syndicats de vignerons de Chusclan et de Laudun. Ils demandèrent au tribunal d'Uzès une reconnaissance judiciaire de la qualité et de la valeur originales de leurs vins. Cette demande jointe à un cahier des charges qui proposait un statut spécial et plus sévère pour la production fut agréée. Le procès ayant traîné, les responsables vignerons demandèrent alors de bénéficier des dispositions du décret du 13 juillet 1951.

La législation ayant changé, le 24 novembre 1953, à la demande de l'INAO, plusieurs arrêtés ministériels furent pris reconnaissant à des villages de la Drôme, du Gard et du Vaucluse, le droit d'utiliser sur leurs étiquettes l'expression « côtes-du-rhône » suivie du nom de leur commune. Il s'agissait de Chusclan pour cinq communes, de Laudun, pour trois, de Cairanne et de Gigondas.

Le 21 juin 1955, Vacqueyras obtenait le même droit pour sa commune et celle de Sarrians, puis ce fut le tour de Vinsobres, le 7 septembre 1957.

Le 16 juin 1965, un nouveau décret imposa l'épreuve de la dégustation préalable. Ce qui permit de classer en côtes-du-rhône village en date du 2 novembre 1966 : Rochegude, Saint-Maurice-sur-Aygues, Vinsobres, pour la Drôme ; Laudun et Chusclan, pour le Gard ; Cairanne, Gigondas, Rasteau, Roaix, Séguret, Vacqueyras, Valréas et Visan, pour le Vaucluse.

En une décennie furent classés : Rousset-les-Vignes et Saint-Pantaléon-les-Vignes en date du 18 mars 1969 ; Sablet suivis de Saint-Gervais, le 9 mai 1974 puis de Beaumes-de-Venise avec les communes de Lafare, La Roque-Alric et Suzette le 27 juillet 1979.

Entretemps, en 1967, avait été officialisée l'AOC régionale côtes-du-rhône village. Elle concernait alors les meilleures parcelles des terroirs de soixante-quatorze communes des Côtes du Rhône. Elles sont aujourd'hui au nombre de quatre-vingt-quinze.

Une diversité géographique importante caractérise l'ensemble des vignobles appartenant à cette appellation. Robert W. Mayberry dans son ouvrage sur les vins de la vallée du Rhônea réussi pourtant à en faire une synthèse. Deux éléments sont toujours communs, le premier est climatologique, c'est le mistral, le second est lié aux sols, c'est l'exposition des coteaux où est plantée la vigne.

De plus, les pentes des coteaux, par la façon dont elles drainent l'air, offrent au vignoble une bonne protection contre les problèmes de moisissure, de pourriture grise, de coulure ou encore contre les gelées printanières. Leur pédologie est aussi primordiale. L'argile des coteaux est un sol froid excellent pour le corps et l'acidité du vin tandis que le calcaire est dit l'être pour les arômes et que le sable est facteur de finesse comme à Sablet ou sur les hauteurs de Saint-Gervais.

Les degrés alcooliques ont été définis par décret : pour leurs trois couleurs, les villages régionaux doivent titrer 12°, tandis que les villages communaux doivent plafonner à 12° pour les blancs et les rosés et à 12,5° pour les rouges. Sur des sols argilocalcaires, les vins produits sont généreux, amples, colorés et charnus. Ils dégagent à l'agitation des arômes puissants. Sur des terres arides et caillouteuses, le même encépagement va donner des vins fins, élégants et fruités dont le nez révélera des arômes de fruits blancs ou rouges sinon floraux pour les blancs et les rosés.

Le point culminant du terroir de Cairanne, le belvédère des côtes-du-rhône, est situé à 320 mètres d'altitude. La commune étend son vignoble entre le talweg de l'Aygues, rivière torrentueuse et ses dépôts alluvionnaires. Il s'abaisse graduellement de la colline de Ventabren par terrasses et coteaux jusqu'à la plaine caillouteuse du Plan-de-Dieu.

Des fouilles au quartier Saint-Michel, au lieu-dit des Plantades, ont mis au jour des débris d'amphores et une statuette de bronze. Un monument élevé à son fils par Cassius Severianus, intendant de la Narbonnaise pour l'empereur Probus, est la preuve de son passage ou de sa résidence en ce lieu.

Perché au sommet d'une colline, le village fut un fief de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui dut le rétrocéder au pape Jean XXII en 1320. Le souverain pontife se réserva la dîme annuelle qui s'élevait à douze tonneaux de vin du cru.

En 1766, une délibération du Conseil de Ville ordonna que désormais : « Les aubergistes et cabaretiers ne pourront vendre aux particuliers que du vin du lieu et en bouteilles cachetées. Les messieurs de la police sont chargés de mettre le sceau aux dites bouteilles et les vendeurs devront justifier l'origine de leur vin ». Au siècle suivant, vers 1850, il y eut une forte demande de vin blanc. Celui-ci était consommé « bourru » sur les places de Saint-Étienne et Lyon.

Les vignerons de la commune obtinrent la dénomination côtes-du-rhône cairanne en 1953, puis fut classé en AOC côtes-du-rhône villages cairanne en 1967. Aujourd'hui le vignoble s'étend sur 760 hectares et produit 24 540 hectolitres par an.

Ses vignes ont conquis garrigues et coteaux. Les rouges évoluent des arômes de fruits à noyaux en leur prime jeunesse vers des notes de cuir et de truffes en vieillissant. Ce sont des vins de grande garde.

Le village dépendait au XVIIe siècle de la Viguerie d'Uzès qui portait le nom de la « Côte du Rhône ». Côtes-du-rhône villages Chusclan est une AOC attribuée aux communes de Chusclan, d'Orsan, de Bagnols-sur-Cèze, de Codolet et de Saint-Étienne-des-Sorts. Elle fut d'abord accordée pour les vins rosés en 1967 puis, en 1971, pour les rouges. Les vignes sont implantées sur des terrasses gréseuses et caillouteuses ainsi que sur quelques bancs sableux.

L'histoire de la gastronomie a retenu que le vin de Chusclan fut fort apprécié à la cour de Louis XIV grâce aux « lapins d'Arbousset », une recette concoctée par le maréchal de Grammont.

Les vins rouges colorés, équilibrés, aux notes fruitées sont marqués par des arômes de laurier et d'épices. Vins de semi-garde, ils s'apprécient, généralement, avant leur cinquième année.

Tout comme Chusclan, le village dépendait de la Viguerie de la « Côte du Rhône ». L'AOC villages laudun regroupe les communes de Laudun, Tresques et Saint-Victor-la-Coste. Le vignoble a colonisé les pentes pierreuses et gréseuses de ces trois communes avec une préférence pour les sols squelettiques peu humides.

Les rouges souples et fins, aux tannins élégants et ronds, où domine l'assemblage grenache/mourvèdre/syrah, donnent des vins au potentiel aromatique important avec une belle capacité de maturation.

L'AOC villages massif-d'uchaux est un nom géographique qui regroupe les communes de Lagarde-Paréol, Mondragon, Piolenc, Sérignan-du-Comtat et Uchaux. L'altitude de ce massif oscille entre 100 et 280 mètres d'altitude.

La vigne a été plantée sur un terroir daté du secondaire où elle se complaît sur des grès siliceux ou calcaires. Cette AOC Villages a été reconnue par le décret du 25 août 2005.

L'AOC villages Plan-de-dieu ne porte pas un nom de commune, mais de lieu-dit. Il reçut son nom des religieuses de Prébayon quand elles quittèrent le massif des Dentelles de Montmirail pour s'installer ici. C'était pour elles le meilleur terroir à vignes, la plaine de Dieu.

Cette terrasse du diluvium alpin, qui sépare les torrents de l'Eygues et de l'Ouvèze, est constituée de galets à prédominance calcaire et de teinte gris clair. Ils sont liés entre eux dans une matrice argilosableuse rouge qui sert de réserve hydrique.

Ce terroir se partage entre les communes de Camaret-sur-Aigues, Jonquières, Travaillan et Violès.

L'AOC villages Puyméras regroupe cinq communes sur un terroir très vallonné à savoir Puyméras, Mérindol-les-Oliviers, Mollans-sur-Ouvèze, Faucon et Saint-Romain-en-Viennois.

Le vignoble s'est installé sur des coteaux entre 220 et 600 mètres d'altitude. Il est cultivé sur des terrasses caillouteuses au sol de galets englués dans une matrice sablo-caillouteuse rouge. Il a été classé par décret le 25 août 2005.

L'AOC villages Rasteau est produite par des vignes implantées sur les pentes des coteaux exposés plein sud et qui font un paravent au mistral.

Le village émerge au-dessus de ses vignes plantées soit en terrasses, soit en croupes arrondies. Tout comme Cairanne, Rasteau a la quasi-totalité de son vignoble sur la montagne de Ventabren. Cette ancienne terrasse du diluvium alpin est composée d'une matrice d'argile rouge, très riche en galets roulés de quartz et de calcaire gris.

Ce vignoble produit des vins d'une grande qualité tant en blanc, rosé et rouge. Les rouges dégagent à l'agitation un nez de cassis et d'épices douces. Charnus et bien structurés, ils ont un beau potentiel de vieillissement.

Sur la commune, une chapelle du XVIIe siècle est placée sous le vocable de Notre-Dame des Vignerons.

Une partie des vignes de l(AOC villages Roaix sont implantées sur les coteaux de Ventabren. La présence de silex taillés et de débris de poteries gallo-romaines prouve que ce territoire fut occupé de la Préhistoire à l'Antiquité.

Au cours du XIIe siècle, les templiers de la commanderie de Richerenches, installèrent ici un de leurs temples. Ce furent eux qui développèrent le vignoble sur les terres caillouteuses des hautes terrasses du lit de l'Ouvèze ou sur les pentes des coteaux composées d'argile rouge décalcifiée.

Les vignes fournissent des rouges élégants et légers qui se révèlent parfaits entre quatre et cinq ans.

L'AOC villages Rochegude remonte à l'antiquité romaine. Comme à Cairanne, Cassius Severianus, l'intendant de la Narbonnaise, résida à Rochegude. Il fit graver un cippe, stèle funéraire dont l’inscription rappelait son affection et celle de son épouse Veltia Maternilla pour Infantus, leur enfant chéri.

Le baron Le Roy de Boiseaumarié trouvait ce vin rouge remarquable par sa finesse, sa générosité et surtout par un bouquet sui generis que ne possédait aucun autre vin des côtes-du-rhône. Ses rouges élégants, légers tout en étant chaleureux dégagent un bouquet complexe de notes fruitées.

L'AOC villages Rousset-les-vignes apparaît dans les textes dès le XIe siècle. C'est l'époque à laquelle, les moines bénédictins de Saint-Pantaléon construisirent à Rousset un monumental prieuré adossé à la montagne de la Lance qu'ils placèrent sous la protection de dom Mayeul de Cluny et commencèrent à implanter le vignoble sur les coteaux gréseux.

Puis, ils firent entourer de remparts leur établissement et l'agglomération qui s'était créée autour. Un château, construit au XIIe siècle par les comtes de Valentinois, somma le village ; ses fortifications furent reprises au XIVe siècle et elles furent totalement restaurées au cours du XVe siècle.

Ce fut lors de la présence des papes à Avignon que cette commune devint une enclave pontificale en terre baronniarde. En 1451, elle fut assiégée par des bandes pillardes qui ne purent forcer les remparts. La paix revenue le village médiéval pris son aspect Renaissance.

Le prieuré clunisien fut abandonné lors de la Révolution, c'est aujourd'hui une propriété privée.

Le vignoble est resté sur les pentes élevées des coteaux du village. Il donne des vins rouges aux arômes de petits fruits rouges qui, grâce à la finesse de leurs tanins, se révèlent de bonne garde.

Le terroir de l'AOC villages Sablet est constitué de collines de saffre dominées par des dalles du miocène quasi verticales. À ces sols gréseux et sableux s'ajoutent des terres où domine l'argile décalcifiée mélangée à des galets.

Le village est devenu célèbre dans le monde de la littérature contemporaine grâce à sa « Journée du Livre » qui se tient chaque année à la fin du mois de juillet. Un lien étroit s'est créé entre les auteurs et leurs amis vignerons. D'ailleurs, tous les ans, ceux-ci sortent en cette occasion une « Cuvée spéciale » millésimée qui leur est offerte.

Les vins rouges amples et pleins de corps se caractérisent par des saveurs de fruits mûrs et secs.

Situé dans la vallée de la Cèze, le vignoble de Saint-gervais a depuis longtemps délaissé le fond des vallons pour partir à la conquête des pentes des coteaux.

Ceux-ci sont composés d'un sol gréseux où se retrouvent des plaques d'argile rouge. Le sommet du plateau, où déjà les cisterciens de l'abbaye de Valbonne avaient implanté leurs vignes est composé de sols caillouteux ou sableux.

Le vignoble produit des vins rouges où dominent des arômes de fraises, cassis et framboises. Ces vins équilibrés, amples et onctueux se conservent très bien en cave.

Aux portes des Baronnies, l'AOC villages Saint-maurice-sur-eygues jouit d'un climat particulièrement clément à l'abri de la violence mistral. Son terroir est composé de sols argilo-calcaires plus ou moins gréseux.

Ce fief des Dauphins du Viennois a toujours produit des vins réputés. De nos jours sa production atteint des sommets de qualité en particulier avec ses vins blancs remarquables par leur fraîcheur et leur persistance aromatique. Ses rouges pleins d'élégance supportent parfaitement le vieillissement.

Dans le hall d'accueil de la cave des vignerons est exposé un tonneau du XIIIe siècle, un des plus anciens de la vallée du Rhône.

Au Xe siècle, en plaine, fut édifiée une abbaye bénédictine par les moines de Saint-Saturnin-du-Port, maison-mère de Cluny pour toute la partie méridionale du Royaume d'Arles. Elle fut placée sous la protection de saint Pantaléon. Une population de paysans et d'artisans s'installa sous la protection des clunisiens et un important vignoble fut implanté tout autour. C'est l'origine de l'AOC villages Saint-pantaléon-les-vignes.

Ce fut au cours du XIVe siècle, alors que les papes s'étaient installés à Avignon, que la commune, qui dépendait jusqu'alors du comté de Valentinois, devient une enclave pontificale.

En 1451, des bandes pillardes investissent le village qui est rasé avec son château, son église abbatiale et ses bâtiments conventuels. Pour se protéger, la population et les moines se réfugient derrière l'enceinte de Rousset-les-Vignes. Le danger passé, les Saint-Pantaléonnais retournent chez eux. Mal leur en prit puisque cette fois c'est le baron des Adrets, la terreur des guerres de religion. Ce qui contraignit les habitants à un nouveau retour à Rousset.

C'est en 1918, que le conseil municipal demanda que la commune puisse rajouter à son nom le qualificatif "les Vignes", ce qui lui fut accordé.

Le vignoble produit des rouges charnus aux tanins ronds permettant de conserver et d'apprécier des bouteilles de 10 ans d'âge.

Le vignoble de l'AOC villages séguret a colonisé les collines de saffre de cette commune reliquat d'une « mer voconcienne ». Le village médiéval est perché sur un éperon. Ses fortifications partaient du front des maisons au pied de la colline pour remonter jusqu'à son sommet. Il en reste de remarquables vestiges avec la Porte Reynier dite aussi Portail de la Bise et la Porte des Huguenots qui a conservé ses vantaux en bois ferrés.

Les vignerons du village élaborent des rouges élégants marqués par des notes d'épices et d'amande. Ce sont des vins de semi-garde à consommer dans les 5 ans.

Une confrérie vineuse existait ici depuis 1685, grâce aux vignerons elle a pu renaître depuis 1985 sous le titre de « Confrérie des Chevaliers du Gouste-Séguret, Compagnons de Saint-Vincent ».

Sous ce nom de lieu-dit se regroupent en AOC villages Signargues les communes de Domazan, Estézargues, Rochefort-du-Gard et Saze.

Ce lieu est entré dans l'histoire en 736, après une victoire de Charles Martel contre les Sarrasins dans la plaine de Signargues, près de Remoulins. La légende veut qu'il fallût trois jours entiers pour enterrer les morts. En commémoration, le roi Franc fit construire sur ces lieux, une chapelle dédiée à Saint-Jean des Vignes.

L'AOC villages valréas est produit sur la commune éponyme. Celle-ci est au centre d'un bassin miocène riche en coquilles de lamellibranches, débris d'oursins et de très nombreuses dents de requins. C'est un terroir très favorable à la vigne. C'est ce que savait Jean XXII quand le 13 août 1317 il acheta Valréas au Dauphin du Viennois pour 16 000 livres tournois.

Ses terroirs diversifiés permettent d'obtenir soit des rouges souples, fins et peu tanniques, aux notes fraîches de fruits et d'anis, parfaits à déguster entre 3 et 5 ans, soit de remarquables vins de garde, dans les vallons où souffle le pontias qui acquièrent en vieillissant un nez puissant de musc, de champignons des bois et de cuir.

L'hôtel de Simianea été édifié aux XVIIe et XVIIIe siècle par les Royer de la Valfrenière. C'est l'ancienne demeure de Pauline de Grignan, la petite-fille de Madame de Sévigné.

La « Nuit du Petit Saint-Jean » se célèbre depuis plus de cinq siècles. Le défilé historique en costumes d'époque qui accompagne le char du petit saint Jean à travers les rues de la ville a lieu traditionnellement chaque nuit du 23 juin, veille de la fête.

L'AOC villages visan est situé dans l'Enclave des Papes. Son village est entouré de collines couvertes par le vignoble. La diversité de leurs sols est importante. On trouve des terrains sablonneux sur celles de Frigollet et de Roussillac, un substrat argilocalcaire à Notre-Dame et Coste-Chaude et un terrain caillouteux à Rousseton et La Bastide.

Les vignes de Visan produisent des rouges de garde, vins de grande ampleur à la bouche qui évoluent des notes fruitées et minérales vers des senteurs de fruits mûrs et de venaison. Ils possèdent un beau potentiel de vieillissement.

Un peu à l'écart du village se trouve l'antique chapelle de « Notre-Dame des Vignes » où chaque année la « Confrérie des Vignerons de Visan » se rend en pèlerinage lors de la fête d'été. Une inscription est gravée sur ses murs qui affirme : « Posuerunt me custodem in vinæ ».

Elle fut crée, en 1971 à Vacqueyras par Maurice Seignour, maire du village et président national des courtiers en vin. Le principe adopté fut que chaque année une commune de l'AOC côtes-du-rhône villages accueillerait cette manifestation.

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Côtes-du-rhône (AOC)

Tournon-sur-Rhône et son vignoble .JPG

Le côtes-du-rhône est une AOC située sur les rives droite et gauche du Rhône. Il fait parti de l'ensemble géographique et économique formé par le vignoble de la vallée du Rhône.

La surface de production est de 73 000 hectares.

La production annuelle est en moyenne de 3,5 millions hectolitres (465 millions de bouteilles) et provient de 7000 exploitations, dont la superficie moyenne est de 10 ha. Seules 2000 de ces exploitations sont des caves particulières ; les autres sont regroupées en coopératives.

L'appellation côtes-du-rhône, créée par un décret de 1937 se répartit sur 44 000 hectares de six départements (Rhône, Loire, Drôme, Ardèche, Vaucluse et Gard).

Deux appellations produisent exclusivement du vin rouge : Cornas et Côte Rôtie. Quatre ne font que des vins blancs : Château-grillet, Condrieu, Saint-Péray et Muscat de Beaumes-de-Venise.

Les côtes-du-rhône comportent 171 communes et 6 départements (Rhône, Loire, Drôme, Ardèche, Vaucluse et Gard), d'une superficie d'environ 44 000 hectares. Ces vins sont majoritairement rouges, mais avec une production importante, suivant les terroirs, de rosés et de blancs.

Les côtes-du-rhône villages comportent 90 communes dont 18 peuvent accoler le nom du village à l'AOC côtes-du-rhône.

Le terme encépagement, signifiant ici l'encépagement de la totalité des parcelles produisant le vin de l'appellation pour la couleur considérée.

Ils sont au nombre de deux et situés dans le Vaucluse. Le Muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau.

Andance, Ardoix, Arras-sur-Rhône, Bourg-Saint-Andéol, Champagne, Charnas, Châteaubourg, Cornas, Félines, Glun, Guilherand-Granges, Lemps, Limony, Mauves, Ozon, Peyraud, Sarras, Sécheras, Serrières, Saint-Désirat, Saint-Étienne-de-Valoux, Saint-Jean-de-Muzols, Saint-Julien-en-Saint-Alban, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Saint-Martin-d'Ardèche, Saint-Péray, Talencieux, Toulaud, Tournon-sur-Rhône, Vion.

Beaumont-Monteux, Bouchet, Chanos-Curson, Crozes-Hermitage, Érôme, Gervans, Larnage, La Roche-de-Glun, Livron-sur-Drôme, Mercurol, Mérindol-les-Oliviers, Mirabel-aux-Baronnies, Mollans-sur-Ouvèze, Montbrison-sur-Lez, Nyons, Le Pègue, Piégon, Pont-de-l'Isère, Rochegude, Rousset-les-Vignes, Saint-Maurice-sur-Eygues, Saint-Pantaléon-les-Vignes, Serves-sur-Rhône, Suze-la-Rousse, Tain-l'Hermitage, Taulignan, Tulette, Venterol, Vinsobres.

Aiguèze, Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Carsan, Castillon-du-Gard, Cavillargues, Chusclan, Codolet, Comps, Connaux, Cornillon, Domazan, Estézargues, Fournès, Gaujac, La Roque-sur-Cèze, Laudun, Laval-Saint-Roman, Le Pin, Lirac, Montfrin, Orsan, Pont-Saint-Esprit, Pougnadoresse, Pouzilhac, Pujaut, Remoulins, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Sabran, Sauveterre, Saze, Saint-Alexandre, Saint-André-d'Olérargues, Saint-Étienne-des-Sorts, Saint-Geniès-de-Comolas, Saint-Gervais, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Saint-Julien-de-Peyrolas, Saint-Laurent-de-Carnols, Saint-Laurent-des-Arbres, Saint-Marcel-de-Careiret, Saint-Michel-d'Euzet, Saint-Nazaire, Saint-Paul-les-Fonts, Saint-Paulet-de-Caisson, Saint-Pons-la-Calm, Saint-Victor-la-Coste, Tavel, Théziers, Tresques, Valliguières, Vénéjan, Villeneuve-lès-Avignon.

Chavanay, Malleval, Saint-Michel-sur-Rhône, Saint-Pierre-de-Bœuf, Vérin.

Ampuis, Condrieu, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Tupin-et-Semons.

Avignon, Beaumes-de-Venise, Bédarrides, Bollène, Buisson, Cairanne, Camaret-sur-Aigues, Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Faucon, Gigondas, Grillon, Jonquerettes, Jonquières, Lafare, Lagarde-Paréol, Mondragon, Morières-lès-Avignon, Mornas, Orange, Piolenc, Puyméras, Rasteau, Richerenches, Roaix, La Roque-Alric, Sablet, Sainte-Cécile-les-Vignes, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Romain-en-Viennois, Saint-Roman-de-Malegarde, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Séguret, Sérignan-du-Comtat, Sorgues, Suzette, Travaillan, Uchaux, Vacqueyras, Vaison-la-Romaine, Valréas, Vedène, Villedieu, Violès, Visan.

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Graves (AOC)

Carte de la Gironde

Les Graves sont une appellation d'origine contrôlée (AOC) de la région de Bordeaux.

Les vins de Graves sont les seuls en France à porter le nom de leur sol : « Las Grabas de Bourdeus », littéralement « Les Graves de Bordeaux ». L’ancienneté (la plus vieille appellation de Bordeaux) et l’originalité de cette désignation rappellent le rôle majeur que joue le terroir dans la qualité des vins de Graves. La grande expansion des vins de Bordeaux et donc de Graves a existé suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenet. D'autres, comme le Pape Clément V qui avait un vignoble familial au château de Roquetaillade, faisait la promotion du vin, d'Oxford à Rome.

Les Graves doivent leur nom à leur sol pauvre recouvert de graviers plus ou moins gros qui savent, le soir venu, restituer à la vigne la chaleur du soleil emmagasinée durant la journée. De Bordeaux à Langon, les Graves s’étendent sur une large bande de terre longue de 55 km sur 10 km de large, bordées à l’ouest et au sud par la forêt de pins qui les protège des grosses intempéries, à l’est par la Garonne qui joue un rôle de régulateur thermique.

L’originalité de cette appellation, qui couvre 4 650 hectares (dont 3 450 plantés en vignes) est qu’elle produit en AOC des vins rouges à la chatoyante robe rubis (les Graves rouges), des vins blancs secs très arômatiques (les Graves blancs), et des blancs moelleux (les Graves supérieures). Autre originalité, les quatre vignobles urbains — trois comptent parmi les plus prestigieux des Graves — dont les vignes fleurissent et mûrissent à Pessac, ville de la proche banlieue de Bordeaux (Château Haut-Brion, Château Pape Clément) et à Talence (Château la Mission Haut-Brion).

On dit du vignoble des Graves qu’il est le plus ancien du Bordelais. Il est vrai que les premières vignes y furent plantées il y a 2 000 ans. Au Moyen Âge, Aliénor, duchesse d’Aquitaine, étant devenue reine d’Angleterre, les échanges entre Bordeaux et Londres s’intensifièrent. Dans la première décennie du XVIIIe siècle, les Britanniques, principaux importateurs, donnent le nom de "new french claret" à ce Grand cru. Ce fut Montesquieu (1689-1755), baron de la Brède, philosophe, écrivain, mais avant tout vigneron, qui se fit l’ambassadeur des vins de la région tant à Paris qu’en Grande-Bretagne.

Au sein du Vignoble des Graves, on distingue deux appellations de vins rouges, Graves et Pessac-Léognan. La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 n'ayant retenu que le Château Haut-Brion, les producteurs de Graves ont établi un classement en 1953 (complété en 1959) qui a distingué 16 crus classés en rouge et/ou blanc.

Ce sont tous des Pessac-Léognan.

Liste des communes, classées par ordre alphabétique, ayant droit d'utiliser l'appellation contrôlée « Graves » : Arbanats, Ayguemorte-les-Graves, Beautiran, Bègles, Budos, Cabanac-et-Villagrains, Cadaujac, Canéjan, Castres-Gironde, Cérons, Cestas, Eysines, Gradignan, Guillos, Illats, Isle-Saint-Georges, La Brède, Landiras, Langon, Le Haillan, Léogeats, Léognan, Martignas-sur-Jalle, Martillac, Mazères, Mérignac, Pessac, Podensac, Portets, Pujols-sur-Ciron, Roaillan, Saint-Jean-d'Illac, Saint-Médard-d'Eyrans, Saint-Michel-de-Rieufret, Saint-Morillon, Saint-Pardon-de-Conques, Saint-Pierre-de-Mons, Saint-Selve, Saucats, Talence, Toulenne, Villenave-d'Ornon et Virelade.

Toutefois, pendant un délai expirant avant les vendanges de 1965, le cépage Saint-Émilion des Charentes a été toléré dans une proportion ne dépassant pas 30 % de l'encépagement. Ce cépage est désormais interdit.

Les vins rouges ayant droit à l'appellation contrôlée « Graves » devront provenir de moûts contenant au minimum, avant tout enrichissement ou concentration, 170 grammes de sucre naturel par litre et présenter, après fermentation, un degré alcoolique minimum de 10 degrés d'alcool acquis.

Les vins blancs ayant droit à l'appellation contrôlée « Graves » devront provenir de moûts contenant au minimum, avant tout enrichissement ou concentration, 187 grammes de sucre naturel par litre et présenter, après fermentation, un degré alcoolique minimum de 11° d'alcool acquis.

Pour avoir droit à l'appellation d'origine contrôlée "Graves supérieures", les vins blancs doivent provenir de raisins récoltés par tries manuelles successives. Les moûts doivent contenir au minimum, sans enrichissement, 195 grammes de sucre naturel. Le vin doit présenter un titre alcoométrique naturel minimum de 12,5 % volume et une teneur minimale de 18 grammes de sucres résiduels par litre.

Le rendement de base de l'appellation d'origine contrôlée "Graves" est fixé à 50 hectolitres par hectare de vigne pour les vins rouges et les vins blancs. Celui des "Graves supérieures" est fixé à 40 hectolitres par hectare de vigne.

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Liste des vins AOC français

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Cette liste est constituée de produits français identifiés sous le terme de "vin" et jouissant d'une appellation d'origine contrôlée (AOC). Le vin est avant tout une boisson obtenue uniquement par fermentation de moût de raisin et non par distillation ou par le quelconque ajout d'un ingrédient supplémentaire, c'est pourquoi cette liste n'inclut pas de boissons telles que les liqueurs, les eaux-de-vie (cognac, armagnac, marc de Bourgogne etc) ou les mistelles (pineau des Charentes, pommeau de Normandie etc).

Pour obtenir des résultats proches de ceux obtenus par les méthodes de botrytisation ou de passerillage certaines méthodes modernes ont été mises au point, comme la chaptalisation ou l'osmose inverse. Sous un ensemble de conditions et de restrictions imposées par l'Inao certains vins AOC obtenus par le biais de ces méthodes sont toujours considérés comme tels et se trouvent donc sur cette liste.

Les vins ne se trouvant pas sur cette liste sont classés sous une appellation autre que l'AOC, comme par exemple les appellations "VDQS", "vin de pays" ou "vin de table".

Ce sont souvent des noms de lieux-dits ou de communes qui font partie du terroire de l'AOC et qui ont le droit d'être étiquettées avec le nom de l'AOC. Dans certains cas elles sont obligatoirement signalées sur l'étiquette en accompagnement du nom AOC. Dans quasiment tous les cas ce sont des noms de lieux-dits, de communes etc.

Cette liste est basée sur l'Arrêté du 19 juillet 2004 relatif à la composition des comités régionaux vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine. Les vins devenus vin AOC depuis la date de l'arrêté sont censés être aussi inclus sur cette liste.

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Source : Wikipedia