AIG

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Posté par seb 01/04/2009 @ 10:07

Tags : aig, assurances, economie

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Tour AIG

La tour AIG (ancienne tour Aquitaine) est un gratte-ciel de bureaux situé dans le quartier d'affaire de La Défense, en France (précisément à Courbevoie, dans le quartier de la Défense 2). Elle est édifiée par le cabinet d'architecte du Prix de Rome Xavier Arsène-Henry.

Construite en 1967, haute de 99 m, la tour AIG est l'une des premières à avoir été construites à la Défense. Elle a été rénovée en 2004.

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American International Group

Logo de American International Group

American International Group, Inc. (AIG) est un leader mondial de l’assurance et des services financiers. Son réseau s’étend à plus de 130 pays. Ses clients sont des particuliers, des institutions et des entreprises. Aux États-Unis, AIG est le plus grand arbitre d’assurance pour les secteurs commercial et industriel. Ce groupe est listé sur le NYSE, ainsi qu’aux bourses de Zurich, de Paris et de Tokyo.

Basé à New York, AIG compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américains. La société emploie 116 000 personnes dans 130 pays. AIG, longtemps numéro un mondial par son chiffre d'affaires, est en 2008 troisième après le néerlandais ING et l'allemand Allianz, mais devant le français AXA.

Suite à la crise des subprimes, la firme a été renflouée par la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed), et l'Etat américain détient désormais 80% de celle-ci.

AIG est fondé en 1919 par Cornelius Vander Starr à Shanghai. La compagnie s’étend ensuite en Asie, en Europe, en Amérique latine et au Moyen-Orient. À la mort du fondateur, Maurice R. Greenberg dirige AIG jusqu’en 2005 mais démissionne à la suite du gonflement des comptes de AIG. Il est remplacé par Martin J. Sullivan qui à son tour, démissionne le 15 juin 2008, suite aux pertes financières et à la chute de la valeur boursière de la société et auquel succède Robert B. Willumstad.

Le 15 septembre 2008, le titre AIG atteint un minimum historique sur fond de rumeurs de faillite imminente de la société, suite aux 18 milliards de dollars américains de pertes subies au cours des trois précédents trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières. La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) autorise, le 16 septembre 2008, sa branche newyorkaise à lui accorder un prêt de 85 milliards de dollars américains, à un taux de 8,5% au dessus du Libor, pour le sauver d'une faillite assurée. Le prêt-relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement américain à hauteur de 79,9% du capital. En échange, AIG apporte en garantie l'ensemble de ses actifs et de ses filiales. Cet apport devrait lui permettre de poursuivre ses activités en faisant face à ses obligations qui avaient gonflé depuis que les grandes agences de notation avaient dégradé sa note le 14 septembre 2008. Il pourra également vendre certains de ses actifs plus sereinement (notamment ILFC).

En échange du prêt, le gouvernement fédéral américain s'est octroyé le droit d'effectuer des remplacements au sein de la direction d'AIG, droit qu'il a exercé dès le 17 septembre en nommant Edward Liddy, responsable du département des assurances de l'État de New York, à la tête d'AIG en lieu et place de Robert B. Willumstad. Le gouvernement fédéral américain détient également un droit de veto sur le versement de dividendes aux actionnaires.

AIG devrait être ensuite progressivement démantelé afin de rembourser le prêt consenti par la Fed, ce qui incitent certains analystes à parler de faillite contrôlée.

Au début d'octobre 2008, manquant de liquidités, AIG a demandé à la Fed un montant additionnel de 38 milliards USD pour maintenir ses opérations courantes. L'AIG a rendu public en mars 2009 la liste des bénéficiaires de ces liquidités, qui l'ont permis de rembourser ce qu'elle devait à d'autres firmes . Ceux-ci incluent, pour les groupes états-uniens: Goldman Sachs ($12,9 milliards); Merrill Lynch ($6,8 milliards), Bank of America ($5,2 milliards), Citigroup ($2,3 milliards) et Wachovia ($1,5 milliard). Parmi les groupes étrangers, on compte la Société générale et la Deutsche Bank, qui ont tous deux reçu près de 12 milliards de dollars; la Barclays($8.5 milliards) et la UBS suisse ($5 milliards) . Aux côtés de Fannie Mae, Freddie Mac et Lehman Brothers, l'AIG fait l'objet d'enquêtes par le FBI.

En janvier 2009, la société canadienne Banque de Montréal a acquis les services d'assurances au Canada d'AIG.

Le 2 mars 2009, AIG a annoncé une perte de 61,7 milliards USD pour le 4e trimestre 2008 et près de 99,3 milliards USD pour toute l'année 2008, la pire perte historique pour une société américaine en date de mars 2009. Cette nouvelle aurait provoqué une brusque chute de plusieurs indices boursiers américains. Le gouvernement fédéral américain a décidé de prêter 30 milliards USD additionnels pour soutenir les activités d'AIG.

Selon The Wall Street Journal, dans un article paru le 15 mars 2009, AIG versera, en 2009, 450 millions USD en bonus à plusieurs cadres britanniques travaillant pour sa filiale AIG Financial Products,. The Economist affirme que 165 millions USD ont déjà été versés en date du 17 mars 2009 et que des cadres avaient déjà reçu 55 millions USD en décembre 2008. Le PDG d'AIG a dû s'expliquer à une commission d'enquête américaine.

En février 2009, AIG a décidé d'entamer une poursuite judiciaire à l'encontre de l'Internal Revenue Service (IRS) pour une somme de 306 millions USD, ce qui lui vaut la colère de membres du Congrès des États-Unis.

Suite à la vente d’un produit d’assurance litigieux, AIG a passé un accord en novembre 2004 avec la SEC et le Département de la Justice américains, AIG devra payer la somme de 126 millions de dollars américains.

En 2004, AIG est impliqué dans un scandale. Une enquête est lancée en 2005 contre la société pour fraude comptable. Les comptes auraient été gonflés. Le 9 février 2006, AIG trouve un accord avec les services de l’attorney général de l’État de New York : AIG paiera 1,6 milliard de dollars américains.

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Plan Paulson

Le 25 septembre 2008, le président des États-Unis George W. Bush a rencontré des membre du Congrès des États-Unis, dont les candidats à la présidence John McCain et Barack Obama, à la Maison blanche pour discuter du plan Paulson[40].

Le Plan Paulson, ou TARP, est l'une des mesures mises en place par les États-Unis à partir de septembre 2008 pour faire face à la crise financière de 2008, elle-même enfantée par la crise des subprimes qui a débuté en 2007 et qui menaçait le système financier international. Il s'appuie sur l'Emergency Economic Stabilization Act of 2008, une loi initialement proposée par le Secrétaire au Trésor des États-Unis Henry Paulson et par le président de la Réserve fédérale des États-Unis Ben Bernanke.

Initialement, ce plan prévoyait que le Département du Trésor des États-Unis achèterait des actifs toxiques américains, principalement des mortgage-backed securities, de banques faisant affaire aux États-Unis jusqu'à concurrence de 700 milliards USD. Le 11 novembre 2008, Henry Paulson, imitant le gouvernement suédois, a radicalement modifié l'approche retenue : le trésor américain prendra plutôt une prise de participation dans le capital des institutions financières les plus fragiles, augmentant ainsi leurs liquidités,,,,. Le 10 décembre 2008, le Congrès des États-Unis a publié un rapport très critique envers la mise en oeuvre du plan. Reprenant la plupart des critiques du Government Accountability Office (GAO) publiées au début du mois de décembre 2008, le rapport mentionne que le trésor américain a « changé ses plans à plusieurs reprises et se demande s'il a une ligne d'action claire ». Le congrès a aussi exprimé à plusieurs reprises son mécontentement à propos de l'exécution du plan.

Les défenseurs du plan affirment que l'intervention dans le marché demandée était essentielle pour prévenir une dégradation plus prononcée dans la confiance envers le système de crédits américain et qu'un refus d'agir mènerait à une dépression économique.

Les opposants affirment qu'un tel plan, rapidement mis au point, est très coûteux, pointent les sondages qui démontrent que le public américain n'approuve pas le sauvetage des banques d'investissements, ajoutent que de meilleures alternatives n'ont pas été examinées et que le Sénat des États-Unis a adouci une loi impopulaire en ajoutant des incitatifs qui ont forcé la main à la Chambre des représentants des États-Unis,. Par ailleurs, les opposants affirment que puisque la crise provient d'un excédent de prêts et de dettes, ajouter une quantité massive de prêts et de dettes ne fera qu'exacerber les problèmes économiques.

Pendant l'exécution du plan, les sommes seront octroyées en trois étapes : 250 milliards de dollars seront immédiatement accordés au Trésor suivis de 100 milliards octroyés, si nécessaire, à la demande du président des États-Unis, puis 350 milliards sujets à un nouveau vote du Congrès des États-Unis. Plusieurs instances officielles surveilleront l'exécution du plan.

La crise des subprimes a atteint un stade critique en septembre 2008, alors que la liquidité du marché monétaire est sévèrement diminuée partout sur la planète et que l'insolvalibilité guette plusieurs banques d'investissement et d'autres institutions financières. Dans le but de mettre fin à diverses menaces économiques, le gouvernement fédéral américain a annoncé une série de mesures destinée à résoudre plusieurs problèmes. Cette annonce fait suite à différentes opérations financières de ce gouvernement, certaines sauvant des sociétés financières de la faillite, d'autres pas. Il a mis sous tutelle Fanny Mae et Freddy Mac, a prêté 85 milliards USD, via la Fed, à AIG tout en nationalisant son capital à hauteur de près de 80%, mais a décidé de ne pas intervenir pour sauver de la faillite Lehman Brothers.

Dans la semaine du 15 septembre 2008, des consultations entre Henry Paulson, le président de la Réserve fédérale des États-Unis Ben Bernanke, le président de la SEC Christopher Cox, les leaders du congrès et George W. Bush, permirent de faire progresser le dossier dans le but de rédiger un projet de loi qui résorberait la non-liquidité du marché,.

Le 20 septembre, Paulson et Bush annoncèrent une proposition où le gouvernement fédéral américain rachèterait jusqu'à 700 milliards USD de mortgage-backed securities non liquides dans le but d'augmenter la liquidité du marché secondaire des hypothèques et de réduire les pertes potentielles que pourraient subir les institutions financières possédant ces titres. La proposition faisant trois pages, elle était intentionnellement courte sur les détails dans le but de faciliter son acceptation par le congrès. Ce plan fut nommé Troubled Asset Relief Program (TARP), mais est aussi connu comme la « proposition Paulson » et le « Plan Paulson ».

La proposition fut bien reçue par les investisseurs boursiers, mais a fait diminuer la valeur du dollar américain face à l'or, l'euro et le pétrole. Elle n'a pas été immédiatement approuvée par le congrès : suite à des débats, des amendements y furent apportées afin de la rendre légalement et politiquement plus attrayante,,. Dans la semaine du 21 septembre, il y avait en effet différentes frictions entre les membres du congrès à propos de la durée et de la portée de la proposition, lesquelles étaient amplifiées par la faillite de plusieurs institutions bancaires, telle Washington Mutual, et les élections présidentielles du 4 novembre 2008.

Le 21 septembre, Henry Paulson annonce que la proposition originale, qui excluait les banques d'origine étrangère, a été révisée pour inclure les institutions financières étrangères faisant affaire aux États-Unis. Le gouvernement fédéral américain a fait pression auprès de différents pays pour mettre en place un plan semblable.

Le 23 septembre, le plan est présenté par Henry Paulson et Ben Bernanke au Senate Banking Committee, qui le rejeta en le qualifiant d'inacceptable.

Le 24 septembre, le président Bush s'est addressé à la nation américaine par le truchement de la télévision, affirmant que la crise financière pourrait devenir sérieuse si aucun geste n'était rapidement posé par le Congrès des États-Unis.

La partie essentielle de la proposition est le rachat de 700 milliards USD de mortgage-backed securities (MBS) par le gouvernement fédéral américain. Cette opération peut être vue comme un investissement risqué, plutôt qu'une dépense. En effet, les MBS soumis au programme sont toujours bénéficiaires des entrées de fonds des hypothèques données en garantie. Les sorties de fonds du gouvernement pourront ainsi être remboursées à long terme par les versements mensuels. De plus, le gouvernement pourrait revendre les actifs, mais à des prix variables. Bien que les emprunts nécessaires pour racheter les MBS augmentera la dette publique des États-Unis, les actifs liés aux MBS viendront augmenter ceux du Trésor américain,.

Le défi essentiel du plan est l'évaluation des MBS, exercice difficile car leur valeur est sujette à différents facteurs liés au marché immobilier et à la qualité des hypothèques données en garanties. La capacité du gouvernement fédéral américain d'obtenir le maximum de gains sur les MBS ainsi acquis, que ce soit à court terme ou à long terme, dépend pour une grande part de leur prix au moment de l'achat. Par exemple, Merrill Lynch a dévalué ses MBS au prix de 22 cents pour un dollar lors du 2e semestres 2008. En octobre 2008, il est difficile de prévoir si le gouvernement pourra revendre les MBS ou devra se contenter d'encaisser les versements sur les hypothèques.

Dans sa forme originale, la proposition aurait donné au Secrétaire au Trésor des États-Unis le droit de dépenser sans supervision, que celle-ci soit faite par le Congrès des États-Unis ou par une cour de justice, ce qui lui aurait donné des pouvoirs jamais vus auparavant. La section 8 de la proposition Paulson décrit ainsi ses pouvoirs : « Les décisions par le Secrétaire, en accord avec l'autorité conféré par cette loi, ne peuvent être revues et sont exécutées à la discrétion de l'agence. Elles ne peuvent être revues par quelque cour de justice que ce soit ou tout autre instance administrative. », Cette provision n'a pas été incluse dans la version finale.

Si le Trésor américain dépense la totalité des 700 milliards USD promis, chaque Américain verra sa dette augmentée de 2 295 USD (pour une population d'environ 305 millions) ou encore chaque Américain ayant un emploi verra sa dette augmenter de 4 635 USD (pour une population de travailleurs estimée à 151 millions). Ces calculs sont simplistes, car les auteurs font l'hypothèse que tous les citoyens américains, travailleurs ou non, vont rembourser ce montant à part égale. Les auteurs excluent l'intérêt sur la dette et omettent le fait que plusieurs Américains, même s'ils travaillent, paient très peu d'impôt ou de taxes. De plus, le gros de ce montant servira à acheter des MBS qui pourraient être vendus à profit.

Soumis avant l'acceptation du plan Paulson, le budget fédéral américain pour 2008 est de 2 900 milliards. Les 700 milliards additionnels l'amèneront à 3 600 milliards, soit une augmentation de 24%. Ce montant est plus élevé que le budget annuel de l'armée américaine et plus élevé que le montant versé par le gouvernement fédéral aux programmes Medicare et Medicaid combinés.

Dans le but d'enrayer la crise qui menace les institutions bancaires américaines, le gouvernement fédéral américain s'est engagé de plusieurs façons. Au début d'octobre 2008, le montant total des engagements et des prévisions d'engagements serait de 1 000 milliards USD, montant à comparer au PNB des États-Unis qui se situe à environ 14 000 milliards USD. Cependant, ces montants servent à acquérir des actifs, il n'y a donc pas de perte sèche.

Le Plan Paulson peut mettre Henry Paulson en conflit d'intérêt. En effet, il est un ancien CEO de Goldman Sachs, laquelle bénéficiera du plan de sauvetage. Paulson a engagé des cadres ayant travaillés pour Goldman Sachs comme conseillers et d'anciens conseillers ont été engagés par des banques qui vont profiter du plan. Au vu des montants en jeu, il y a possibilité que certaines opérations illégales ou douteuses soient maquillées ou cachées,,. Par contre, selon Forbes, Paulson possèderait en 2006 un avoir d'environ 700 millions USD.

Le 19 septembre 2008, lorsque des nouvelles à propos du plan furent publiées, le marché des valeurs mobilières a augmenté d'environ 3%. Les marchés étrangers ont aussi vu une hausse. La valeur du dollar américain a diminué comparativement aux autres devises,.

Le marché des contrats à terme sur le pétrole a augmenté d'au moins 16 USD le baril pendant le lundi 22 septembre 2008 : c'était une augmentation record pour une journée. Cependant, il y d'autres facteurs qui expliquent en partie cette hausse. Des spéculateurs qui s'étaient engager à acheter des contrats à terme sur le pétrole à la fin d'octobre ont acheté de grandes quantités de pétrole pour se protéger, alimentant la hausse des prix. De plus, des contrats à terme sur le pétrole ont augmenté d'environ 5 USD par baril.

Les taux sur hypothèque ont augmenté suite à l'annonce du plan. Le taux fixe à 30 ans était en moyenne à 5,78% pendant la semaine avant l'annonce. Pendant la semaine suivante, se terminant le 25 septembre, il était à 6,09% en moyenne, mais plus bas que celui atteint lors de la récession au début des années 1990, où il avait atteint 9,0%.

Le 25 septembre 2008 dans plus de 100 villes aux États-Unis, des citoyens ont protesté contre le plan de sauvetage. TrueMajority, un regroupement citoyen, affirme que ses membres ont organisé plus de 250 évènements dans plus de 41 États. Le plus grand rassemblement, organisé par le New York Central Labor Council, s'est effectué à New York près du New York Stock Exchange : 1 000 manifestants se sont joints aux membres de différents syndicats,. D'autres regroupements citoyens planifient également des rassemblements pour protester contre le plan de sauvetage pendant que des citoyens furieux expriment leur colère en ligne sur des blogues et dans des sites web dédiés.

Lors d'un sondage mené du 19 au 22 septembre 2008 par le Pew Research Center, des citoyens américains devaient répondre à la question : « Comme vous le savez probablement, le gouvernement doit potentiellement investir des milliards pour protéger les institutions financières et le marché. Croyez-vous que le gouvernement pose le bon ou le mauvais geste ? ». 57 % des sondés appuient l'initiative du gouvernement, alors que 30 % s'y opposent.

Lors d'un sondage mené du 19 au 22 septembre 2008 par Bloomberg.com et Los Angeles Times, des citoyens américains devaient répondre à la question : « Est-ce que le gouvernement devrait utiliser l'argent des contribuables pour sauver les institutions financières en difficulté, sachant que leur faillite aurait des incidences négatives sur l'économie et le marché, ou bien ce n'est pas la responsabilité du gouvernement de sauver les sociétés privés avec l'argent du contribuables ? » 55 % des sondés s'opposent à l'initiative du gouvernement, alors que 31 % l'appuient,.

Lors d'un sondage mené le 24 septembre 2008 par USA Today et Gallup, des citoyens américains devaient répondre à la question : « Comme vous le savez, l'administration Bush a proposé un plan qui permettrait au Département du Trésor d'acheter et de revendre jusqu'à 700 milliards $ d'actifs toxiques d'institutions financières. Que devrait faire le congrès ? » 56 % des sondés voulaient que le congrès appliquent un plan différent du Plan Paulson, 22 % appuient le plan tel quel et 11 % veulent que le congrès ne fasse rien.

Le sénateur américain Sherrod Brown a affirmé avoir reçu 2 000 courriels et appels téléphoniques par jour, 95 % des interlocuteurs s'opposant au plan. En date du mardi 25 septembre 2008, les bureaux de la sénateur américaine Dianne Feinstein ont reçu environ 40 000 courriels, appels et lettres à propos du plan, la plupart des interlocuteurs s'y opposant.

Initialement, plusieurs membres du Congrès des États-Unis n'ont pas supporté le plan, particulièrement les républicains conservateurs. Par exemple, l'un de ceux-ci, Spencer Bachus, a qualifié le plan de « pistolet sur la tempe » ,. Cependant, plusieurs personnes ont proposé d'autres alternatives pour résoudre cette crise, et d'autres solutions, moins risquées et plus profitables, pour utiliser au mieux l'argent du contribuable américain, solutions qui n'ont pas été débattues suite à la publication précipitée du plan.

Note : Plusieurs politiciens, surtout américains, ont exprimé leur opinion à propos du Plan Paulson. Pour éviter une surcharge de cette section, seules certaines opinions ont été retenues. Autant que possible, elles ont été sélectionnées en se basant sur l'importance politique de la personne, sans toutefois favoriser un parti plutôt qu'un autre.

« 1) Son honnetêté. Le plan est une subvention aux investisseurs aux dépens des contribuables. Les investisseurs qui ont pris un risque pour faire un profit doivent aussi subir les pertes. Le gouvernement peut maintenir une industrie financière qui fonctionne bien sans sauver quelques investisseurs qui ont pris de mauvaises décisions.

2) Son ambiguité. Ni la mission de la nouvelle agence ni sa supervision ne sont claires. Si les contribuables doivent acheter des actifs non liquides et opaques de vendeurs en difficulté, les termes, les occasions et les méthodes de ces achats doivent être transparents avant de procéder à l'achat et les actifs doivent être supervisés avec diligence.

Le projet de loi initial soumis à la Chambre des représentants des États-Unis, nommé Troubled Asset Relief Program (TARP), comprenait 3 pages. À ce moment, le but du projet est de réduire l'incertitude planant sur la valeur de l'ensemble du système financier américain en rachetant les actifs toxiques, cette opération permettant au passage de restaurer la confiance dans ce système. Ce texte sera substantiellement augmenté pour devenir un projet de loi faisant 110 pages et sera proposé comme amendement au projet de loi H.R. 3997, dont le contenu sera complètement vidé. L'amendement est rejeté par la Chambre des représentants des États-Unis lors d'un vote le 29 septembre 2008 par 228 voix contre et 205 pour.

Le 1er octobre 2008, le Sénat des États-Unis a débattu et voté un amendement au projet de loi H.R. 1424, un substitut à TARP qui sera nommé Emergency Economic Stabilization Act of 2008,.

Le sénat a accepté l'amendement et a adopté le projet de loi par 74 voix pour et 25 contre. Le projet de loi H.R. 1424 a été voté par la Chambre des représentants des États-Unis le 3 octobre 2008 : il est accepté par 263 voix pour et 171 contre. Le président George W. Bush a ratifié le projet en loi quelques heures après son acceptation par les deux chambres, créant du même coup un fonds de 700 milliards USD que le Trésor américain pourra utiliser pour acheter des actifs toxiques.

La loi autorise le Secrétaire au Trésor des États-Unis d'établir le Troubled Asset Relief Program dans le but d'acheter des actifs toxiques d'institutions financières. L'Office of Financial Stability est créée à l'intérieur du Département du Trésor des États-Unis en tant qu'agence qui sera dirigée par le secrétaire. Pendant qu'il accomplit sa mission, le secrétaire doit consulter le conseil de la Federal Reserve System, la Federal Deposit Insurance Corporation, l'Office of the Comptroller of the Currency, le directeur du Office of Thrift Supervision et le secrétaire du Department of Housing and Urban Development,,.

La loi autorise une enveloppe globale de 700 milliards USD. Le Secrétaire au Trésor des États-Unis a un accès immédiat à 250 milliards. Le président des États-Unis peut autoriser un montant additionnel de 100 milliards. Pour la dernière tranche de 350 milliards, le président doit informer le Congrès des États-Unis de son intention d'autoriser des fonds supplémentaires. Le congrès a 15 jours pour voter une résolution qui interdit cette autorisation. Si le congrès ne parvient pas à passer la résolution dans le délai prescrit ou si la résolution passe mais que le président des États-Unis y oppose son veto et que le congrès n'a pas suffisamment de voix pour surmonter le veto, le trésor reçoit les 350 milliards additionnels,.

Pour n'importe quelle firme participant au programme, le Secrétaire au Trésor des États-Unis doit obtenir un warrant lui garantissant le droit d'acquérir des actions sans droit de vote ou, si la compagnie ne peut émettre un warrant, des dettes prioritaires, c'est-à-dire des dettes dont le paiement est prioritaire relativement à des dettes qui ne le sont pas (par exemple, les hypothèques au Canada doivent être remboursées avant les dettes personnelles). Le secrétaire peut faire une exception de minimis, mais elle ne peut dépasser 100 millions USD,.

Dans le cas d'hypothèques contenues dans les actifs acquis par le trésor américain, le secrétaire doit (1) implanter un programme qui tente de maximiser l'aide aux propriétaires de résidences et (2) inciter les traitants des hypothèques de profiter du Homeowners Program of the National Housing Act (HOPE) ou de tout autre programme disponible pour minimiser les forclusions,. De plus, le secrétaire peut recourir à des garanties de prêt et à des bonifications du crédit dans le but de diminuer le risque de forclusion. La loi ne contient pas de mécanisme pour modifier les termes d'une hypothèque sans le consentement d'une insititution qui détient un intérêt dans celle-ci.

Si le Trésor des États-Unis acquiert des actifs directement d'une entreprise et détient une part significative dans ses avoirs ou ses dettes, elle n'est pas autorisée à offrir à ses cinq cadres supérieurs des incitatifs qui encouragent des risques inutiles et excessifs. Également, l'entreprise est interdite de verser des paiements à un cadre supérieur en tant que parachute doré. Ces deux restrictions cessent lorsque le trésor ne possède plus d'avoirs ou de dettes dans l'entreprise. Elle obtient aussi, vis-à-vis les cadres supérieurs, le droit de récupérer les bonis versés ou les primes à la performance calculées selon des données erronées,.

Si le trésor acquiert des actifs pour plus de 300 millions USD via une enchère, tout nouveau contrat de travail d'un cadre supérieur ne peut contenir une clause de parachute doré dans le cas de départ involontaire, de banqueroute, d'insolvabilité ou d'administration judiciaire. Cette interdiction s'applique aux contrats à venir, ceux déjà signés ne sont pas visés,.

Dans n'importe lequel de ces scénarios, aucun limite n'est imposée sur la rémunération d'un cadre supérieur et les clauses de parachute doré ne seront pas modifiées.

La loi établit que les gestes posés par le Secrétaire au Trésor des États-Unis dans le cadre de ce programme sont sujettes à une révision judiciaire,, ce qui renverse la demande initialement formulée par Paulson d'octroyer l'immunité au secrétaire.

Pour chaque acquisition effectuée dans le cadre du programme, le Secrétaire au Trésor des États-Unis doit publier, dans les deux jours et dans un format électronique, une description de la transaction, la quantité d'actifs acquis et leur prix,.

De la date de la promulgation de la loi, le 3 octobre 2008, jusqu'au 31 décembre 2009, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) assurera chaque dépôt jusqu'à concurrence de 250 000 USD, plutôt que jusqu'à concurrence de 100 000 USD comme auparavant,.

Un panel de surveillance du Congrès des États-Unis est créé par la loi dans le but de surveiller l'état du marché financier, le système de régulation et la gestion du Troubled Asset Relief Program par le Trésor américain. Il est composé de cinq experts externes au gouvernement fédéral américain, chacun étant mandaté par différentes responsables du gouvernement. Le panel doit rapporter ses observations au congrès à tous les 30 jours, à partir de la date du premier achat effectué dans le cadre du programme. Il doit aussi remettre un rapport spécial au congrès à propos des réformes apportées aux mécanismes de régulation au plus tard le 20 janvier 2009,.

Le Comptroller General (CG), directeur du Government Accountability Office, est requis de superviser les performances du programme et de rapporter ses observations au Congrès des États-Unis à tous les 60 jours. Il est aussi requis d'auditer le programme sur une base annuelle. La loi donne au CG le droit d'accéder à toutes les information qui appartiennent ou sont utilisées par le programme,.

La loi crée le bureau du Special Inspector General (SIG) pour le Troubled Asset Relief Program, dont les officiers sont appointés par le président des États-Unis et confirmés par le Sénat des États-Unis. Le SIG doit monitorer, auditer et enquêter sur les activités du trésor américain en lien avec le programme et rapporter ses observations au congrès américain à tous les trimestres,.

Dans le cadre du programme, le gouvernement fédéral américain aura recours au CAMELS ratings pour déterminer quelles banques pourront recevoir de l'aide financière. Le New York Times affirme que le « critère utilisé pour déteminer qui aura l'argent met en place un environnement qui favorisera la consolidation dans l'industrie en favorisant ceux qui ont le plus de chances de survivre. »,.

Les aspects publiés du programme de capitalisation « suggèrent que le gouvernement définira de façon imprécise ce qui constitue une banque en bonne santé. qui ont été profitables dans la dernière année sont probablement celles qui recevront une injection de capital. Les banques qui ont perdu de l'argent pendant l'année passée devront se soumettre à d'autres tests. se demanderont également si une banque a suffisamment de capital et de réserves financières pour subir une sévère perte dans son portfolio de prêts immobiliers, de prêts improductifs et d'autres actifs toxiques. »,. Quelques banques ont reçu du capital en acceptant en contrepartie de chercher un partenaire pour une fusion. Pour recevoir du capital dans le cadre du programme, les banques « doivent aussi fournir un plan d'affaire portant sur les deux à trois prochaines années et expliquer comment elles prévoient utiliser leur capital. »,.

Les partisans du plan Paulson ont affirmé qu'une intervention dans le marché monétaire américain était essentielle pour prévenir une plus grande perte de confiance dans le système monétaire américain et qu'un refus d'agir mènerait à une dépression économique.

Les opposants ont souligné que le plan était coûteux et qu'il était précipité, ajoutant que les sondages effectués auprès de la population américaine indiquaient que les citoyens étaient contre une aide apportée aux banques d'investissement, lesquelles spéculaient régulièrement en bourse. Ils ont aussi affirmé qu'aucune autre proposition n'a été étudiée ou considérée et que le Sénat des États-Unis a forcé le passage du projet de loi en rajoutant des mesures qui rendraient les citoyens plus réceptifs à une telle loi,.

1) Its fairness. The plan is a subsidy to investors at taxpayers’ expense. Investors who took risks to earn profits must also bear the losses. The government can ensure a well-functioning financial industry without bailing out particular investors and institutions whose choices proved unwise.

2) Its ambiguity. Neither the mission of the new agency nor its oversight are clear. If taxpayers are to buy illiquid and opaque assets from troubled sellers, the terms, occasions, and methods of such purchases must be crystal clear ahead of time and carefully monitored afterwards.

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Présidence de Barack Obama

La présidence de Barack Obama, 44e président des États-Unis, a débuté le 20 janvier 2009.

À son arrivée à la Maison Blanche, le déficit budgétaire est évalué à près de 1 300 milliards de dollars. Le 23 février, Barack Obama expose son intention de le réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat. Le budget 2009 prévoit un déficit de 1 750 milliards de dollars en 2009 (soit 12,3 % du PIB) et de 1 171 milliards en 2010. Ce déficit, rapporté au produit intérieur brut des États-Unis, est le plus important depuis la seconde guerre mondiale.

L'exercice 2009 sera de 3 606 milliards de dollars pour 2010, contre 3 724 milliards pour 2009.

Son administration a identifié 2 000 milliards d'économies sur dix ans et souhaite cesser de financer des programmes d'armement considérés comme inutiles. Le rebond de croissance anticipé par l'administration Obama devrait se traduire par des hausses de recettes fiscales, qui associées à la fin des dépenses militaires en Irak, permettraient de ramener le déficit à 533 milliards de dollars en 2013 (soit 3 % du PIB américain de 14 545 milliards de $).

Le 17 février 2009, la loi sur le plan de relance de l'économie américaine est promulguée. Après de longues batailles parlementaires, l'enveloppe se monte à 787 milliards de dollars. À l'issue de cette promulgation, Barack Obama promet « le début de la fin de la crise ». Le plan est favorablement accueilli de l'opinion, dont le taux de satisfaction envers le président reste très fort un mois après sa prise de fonctions.

En mars 2009 éclate le scandale des primes versées aux cadres d'American International Group (AIG). Cette société d'assurance, sauvée de la faillite par l'état américain à la fin de l'année 2008, avait reçue 180 milliards de dollars d'aides de l'Etat dont 30 milliards supplémentaires en février 2009 sous le gouvernement Obama. Le scandale débute quand la presse divulgue que l'argent public avait essentiellement servi à dédommager des banques étrangères comme la Société Générale, la Deutsche Bank et la Barclays et prend de l'ampleur quand le Wall Street Journal révélait qu'AIG avait prévu de verser 450 millions de dollars de bonus aux cadres ayant pourtant amené la compagnie au bord de la banqueroute et que 165 millions de dollars avaient déjà été distribués le 15 mars 2009, sous forme de primes. Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, déjà contesté pour sa gestion du dossier, qu'il avait initié lorsqu'il était président de la Fed de New York, est de nouveau mis en cause par la presse et par une partie de la classe politique pour n'avoir pas essayé d'empêcher le virement de ces chèques d'autant plus que le président de la société, Edward Liddy, affirme que « toutes les décisions prises l'avaient été en concertation avec la Réserve fédérale », avec son président Ben Bernanke et que Timothy Geithner était au courant du versement des primes. L'affaire prend d'autant plus d'ampleur qu'une clause avait été ajoutée au plan de relance voté en février pour exempter de limites les primes décidées avant son entrée en application, avec l'aval du sénateur démocrate Chris Dodd, lequel était avec Barack Obama, le sénateur ayant reçu le plus de contributions de campagne électorale de la part d'AIG. Obligé de s'exprimer sur l'affaire, le président américain, qualifia d'inappropriée les primes accordées par l'assureur avec « l'argent du contribuable » et promis explorer « tous les moyens possibles » pour récupérer cet argent.

Par ailleurs, en raison de la crise économique, il annonce le gel symbolique des salaires de son équipe et des plus hauts fonctionnaires ayant un salaire de plus de 100 000 dollars. Début février, il exige également que les patrons des banques aidées par l'État plafonnent leur salaire mensuel à 500 000 dollars.

Dès le premier mois de son arrivée au pouvoir, l'Administration Obama décida de prolonger, jusqu'à la fin 2010, les exemptions fiscales accordées par George W. Bush aux ménages les plus aisés. En 2011, le taux d'imposition de ceux dont le revenu annuel dépasse 250 000 dollars grimpera de 35 % à 39,6 %. Ces augmentations devraient servir à financer la réforme du système de santé. Parallèlement est mis à l'étude une taxation spécifique des revenus des patrons de fonds spéculatifs ou de fonds d'investissement ainsi que l'aménagement d'une forme de TVA.

S'inscrivant en rupture avec l'administration Bush, Barack Obama ordonne dès le premier jour de son mandat la suspension des procédures judiciaires initiées par les commissions militaires de Guantanamo et décrète la fermeture du camp de Guantanamo d'ici à un an.

Il s'est heurté néanmoins à des résistances de la part du juge militaire en chef à Guantanamo, qui refusa de suspendre le procès d'Abd al-Rahim al-Nashiri, accusé d'avoir organisé l'attentat de 2000 contre le USS Cole. Cependant, Susan Crawford, la magistrate chargée de superviser les juridictions militaires de Guantanamo, a finalement décidé de suspendre les charges pesant contre lui, « sans préjudice » (c'est-à-dire qu'elles pourront être reprises), interrompant ainsi la procédure comme le demandait le président Obama.

Obama enjoint aussi à la CIA de fermer ses centres de détention clandestins hors du territoire américain, où sont enfermés les « prisonniers fantômes », et annonce que les États-Unis respecteront désormais la convention de Genève dans leur lutte contre le terrorisme alors qu'un rapport officiel du Pentagone, mandaté par l'administration Obama, conclue que « les conditions de détention à Guantanamo sont en conformité avec l'article 3 des conventions de Genève ».

En revanche, il refuse, comme l'administration Bush, toute action en justice devant les tribunaux américains aux prisonniers détenus sur les bases américaines de Bagram en Afghanistan.

Barack Obama avait été un opposant de la première heure à la guerre d'Irak contre Saddam Hussein, en 2003, et avait refusé de voter le surge, la « montée en puissance du déploiement américain » chargé de stopper la détérioration de la situation sur place. Durant la dernière année au pouvoir de George W. Bush, le surge avait néanmoins permis de réduire des 2/3 le nombre de victimes américaines en Irak par rapport à l'année précédente, ce qui avait permis le retour, sans être remplacé, de 20 000 militaires américains ou leur transfert vers l'Afghanistan. Entérinant finalement la stratégie de son prédecesseur, Barack Obama annonce le 27 février 2009, le retrait progressif sur dix-neuf mois des troupes américaines d'Irak. Selon le calendrier annoncé, une majorité des 142 000 soldats engagés dans le corps expéditionnaire envoyé en Irak en mars 2003, pourraient avoir quitté le pays avant le 31 août 2010. Ce calendrier va cependant au delà des seize mois de délai promis par le candidat Obama lors de sa campagne électorale et peut également être prolonger si, à la faveur du retrait, les violences venaient à reprendre. Par ailleurs, un contingent de 50 000 soldats resteraient sur place jusqu'à la fin de l'année 2011, conformément à l'accord signé avec les autorités irakiennes par son prédécesseur, George W. Bush, lequel avait fixé une date butoir au 31 décembre 2011. Le contingent qui restera sur place sera investie d'une « mission de formation de l'armée irakienne, de protection de la population et de ciblage d'élements terroristes » ainsi que de défense des intérêts américains et non plus d'une mission de combat.

En soulignant, en mars 2009, qu'Al Qaida constituait désormais l'objectif principal de la mission des troupes américaines en Afghanistan, Obama annonce une nouvelle stratégie afghane, mobilisant davantage de moyens humains et financiers, mais au demeurant moins ambitieuse que celle son prédécesseur et de ses alliés de l'Otan. Ces derniers avaient ainsi affirmé un an plus tôt, lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, que « leur but était de contribuer à construire en Afghanistan un Etat viable, sûr, prospère et démocratique, respectueux des droits de l'homme et libéré de la menace du terrorisme ».

Obama avait déjà annoncé en février 2009 l'envoi de 17 000 soldats supplémentaires en Afghanistan pour s'ajouter aux 38 000 déjà présents sur place. En plus de ces renforts, il annonce que 4 000 instructeurs militaires seront dépêchés sur place pour former l'Armée nationale afghane (ANA), portant ainsi à environ 60 000 le nombre de soldats américains présents en Afghanistan auxquels s'ajoutent les 30 000 soldats de pays alliés, essentiellement de l'Otan. Aux effectifs militaires s'ajoutent des effectifs civils spécialisés dans les missions de service public. Ce renfort est accompagné d'une augmentation de 60% des coûts financiers .

Favorable au droit à l'avortement et à la liberté des femmes en la matière, Barack Obama annonce lors du second jour de son mandat, l'ouverture d'une concertation nationale avec toutes les parties concernées pour réduire le nombre des grossesses non-désirées et répondre au mieux aux besoins des femmes et des familles à travers le monde. Le lendemain, il lève les restrictions aux subventions publiques en faveur des associations qui fournissent des services ou des conseils d'experts en matière d'avortement à l'étranger,.

Le 9 mars 2009, Barack Obama signe le décret autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, levant l'interdiction du financement fédéral de ces recherches signées par George W. Bush le 9 août 2001. Durant 8 ans, les recherches sur l'embryon n'avaient pui s'effectuer qu'avec l'aide de fonds privés. Les travaux sur les cellules souches extraites d'organismes adultes, qui ne posaient pas de problèmes ­éthiques, pouvaient recevoir cependant des fonds publics.

En signant le décret, Obama rappela que ces recherches devaient servir à lutter contre les maladies mais exclure tout abus éthique et ne pas conduire au clonage humain. Des règles éthiques et juridiques entourant ces recherches seront toutefois établies par l'Institut national de la santé (NIH).

Le 30 janvier 2009, Obama annonce la remise en cause des lois de son prédécesseur sur l'organisation du travail, critiquées par les syndicats comme trop favorables au patronat au détriment des salariés.

Lors de sa campagne, Barack Obama avait promis une vaste réforme du système de santé publique (Medicare pour les pauvres et Medicaid pour les personnes âgées), indispensable pour équilibrer les finances publiques. Il avait promis également d'offrir une couverture médicale plus généreuse pour les classes moyennes. Une telle réforme était aussi réclamée par les deux partis du Congrès.

Dans le budget 2009-2010, un fonds de 634 milliards de dollars sur dix ans est créé pour financer la généralisation de la couverture santé.

L'augmentation du plus haut taux marginal d'imposition à 39,6 % sur le revenu des catégories sociales supérieur à 250 000 dollars annuels financerait cette réforme du système de santé.

Partisan d'une réforme du système éducatif américain, en particulier de l'enseignement secondaire, Barack Obama annonce le 10 mars 2009 la mise en place un ensemble de mesures pour rendre les programmes d'enseignement moins coûteux et plus efficaces, combinant l'instauration d'un système de rémunération des enseignants au mérite et le renvoi des mauvais, la mise en place de standards plus stricts d'évaluation des élèves et la hausse des investissements publics dans les maternelles et les charter schools. La réforme serait financée grâce au plan de relance de l'économie prévoyant un budget de 100 milliards de dollars de dépenses pour l'éducation.

Barack Obama veut créer une nouvelle taxe sur les émissions de gaz à effet de serre. Payable par les entreprises à partir de 2012 sur la base de leur degré de pollution, cette taxe est susceptible d'être répercutée sur les prix de l'énergie payés par les consommateurs.

D'ici à 2019, cette taxe est censée générer au total 646 milliards de dollars de recettes fiscales. L'essentiel de ces recettes alimentera des crédits d'impôts aux classes moyennes. Le reste financerait la recherche de sources d'énergies alternatives et renouvelables.

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Société générale

L'agence centrale de la Société Générale, datant du début du XXe siècle

La Société générale est une des principales banques françaises, et une des plus anciennes. Elle fait partie des trois piliers de l'industrie bancaire française non mutualiste (aussi appelés « les Trois Vieilles ») avec LCL (ex-Crédit lyonnais) et BNP Paribas. Le siège de la Société générale est sis au 29, boulevard Haussmann à Paris, non loin de l'Opéra Garnier.

La dette long terme de la banque est notée AA- par Standard & Poor's (15 février 2008), Aa2 par Moody's (24 janvier 2008) et AA- par Fitch (24 janvier 2008).

La banque a été fondée par un groupe d'industriels (dont Paulin Talabot qui en fut le premier directeur) et de financiers sous le Second Empire, le 4 mai 1864, « pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France ». Le premier Président de la banque est l’influent industriel Eugène Schneider (1805-1875), suivi par Guillaume Deninger, dit Denière, puis par l’Écossais Edouard Blount. La banque développe alors son réseau de manière importante en France, pour posséder un total de 32 en province en 1870 dont 15 à Paris. L’année suivante, la Société générale ouvre un bureau à Londres.

La banque commence à se constituer une clientèle de PME et de particuliers grâce à son réseau. Le siège parisien suit quant à lui les grandes entreprises. Cette même année 1871, la banque accède au marché des émissions publiques françaises. La France connaît cependant une période de marasme économique entre 1871 et 1893, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires. La Société générale continue son développement et possède 148 guichets en 1889.

À partir de 1894, la banque se structure comme un grand établissement de crédit moderne. Le groupe ne se contente plus de la collecte des dépôts des entreprises et de particuliers, mais s’oriente de manière importante vers les crédits d'exploitation à court terme destinés aux industriels et négociants, mais aussi vers le placement des titres dans le grand public, les emprunts privés français et enfin les emprunts russes. Cette diversification s’accompagne d’une expansion de l’actionnariat, qui passe de 14 000 en 1895 à 122 000 en 1913, et cela grâce aux bonnes performances du groupe.

Après des années difficiles lors de la Première Guerre mondiale, la Société générale devient la première banque française dans les années 1920. Elle accroît son réseau, notamment en province, qui passe de 260 guichets périodiques en 1910, puis 864 en 1930 et enfin 1 457 en 1933 (y compris ceux de la Sogenal).

L’embellie de la fin des années 1920 sera de courte durée. Les années 1930 sont marquées par un repli des affaires que se soit en France ou à l’international. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le réseau a diminué au niveau de 1922.

À la sortie de la guerre, la Société générale est nationalisée. La banque profite de la forte croissance de l’après-guerre pour se développer en France. Dans le même temps le groupe continue son expansion internationale, en Afrique, en Italie ou encore au Mexique. À partir de 1966, les groupes bancaires n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour ouvrir des agences, ce qui favorise le développement du groupe en France.

Un changement de réglementation en 1966-1967 permet à la Société générale de se diversifier grâce à l’atténuation de la distinction entre banque de détail et banque d’affaire, et par la création d’un marché hypothécaire. Le groupe va tirer profit de cette nouvelle réglementation, en créant de nouvelles filiales spécialisées, notamment dans le crédit-bail avec sa filiale Sogelease.

Au cours des années 1970 et 1980, la banque adopte les nouvelles techniques et évolutions du secteur comme l’informatique, les distributeurs automatiques ou les cartes bleues. Dans le même temps le groupe continue son développement international et rachète des filiales spécialisées pour compléter son offre.

Le 29 juillet 1987, la Société générale fait partie des trois grandes banques privatisées grâce à ses bonnes performances.

En 1988, une tentative d'OPA du groupe de Georges Pébereau conduit à l'affaire de la Société générale.

Le groupe va se développer autour de trois grands pôles : banque de détail, gestions d’actifs (SGAM - Société Générale Asset Management) et banque de financement et d’investissement (SGCIB - SG Corporate & Investment Banking). Ce développement va se traduire par de la croissance externe et interne.

Le 4 février 2008, débute à Paris un important procès pour blanchiment d'argent qui met en cause plusieurs dirigeants de l'enseigne. Affaire du Sentier II : le parquet de Paris a requis le 3 juin 2008 la relaxe de la Société générale et de quatre de ses dirigeants, dont le président Daniel Bouton dans l'affaire du Sentier.

Le groupe pratique une politique de soutien actif et le plus souvent très discret qui s'inscrit dans la durée. Si le parrainage du rugby est connu, d'autres le sont moins, tels celui de la musique, de l'art moderne et contemporain, du handisport (partenaire officiel de la fédération française de handisport) et de la solidarité (insertion professionnelle, enfance défavorisée).

Le 24 janvier 2008, le président de la Société générale, Daniel Bouton, annonce une perte de 7,1 milliards d'euros, dont 4,9 milliards d'euros relatifs à une perte de trading, soit la plus grande perte jamais constatée dans l'histoire bancaire.

On apprend le 6 février 2008 que suite à la perte de 4,9 milliards d'euros enregistrées dans l'affaire Kerviel (du nom du trader Jérome Kerviel mis en cause dans les pertes), la banque va recevoir de la part de l'administration fiscale française un milliard d'euros au titre d'un trop perçu d'impôt sur les sociétés. En effet, lorsqu'un évènement exceptionnel survient avant la clôture définitive de l'exercice précédent, une société doit (c'est une obligation légale) l'imputer sur cet exercice (en l'occurence, 2007).

L'action Société générale a perdu 61% l'an dernier et 20% encore depuis le début de l'année. Les titres concurrents BNP Paribas et Crédit agricole ont légèrement progressé en 2009.

Fin 2008, l'assureur American International Group (AIG) réussit à rendre 12 milliards de dollars qu'il devait à la Société générale, qui lui avait acheté des produits dérivés . Le groupe AIG a pu payer grâce à un renflouement de la Réserve fédérale américaine, suite auquel l'Etat américain est devenu propriétaire à 80% du groupe .

La Société générale a perçu 1,7 milliard d'euros de l'Etat en décembre 2008.

Les plans de stock-options de janvier et mars 2009 ont bénéficié à 4 800 collaborateurs du groupe, en France et à l'étranger. Ces options ne sont pas exerçables avant 2012 et sont soumises à des conditions de performance (progression du cours de l'action et dividendes).

Une attribution de stock-options à quatre dirigeants de la Société générale a été projeté en mars 2009. Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150.000 et 70.000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50.000 titres. .

Le prix d'exercice étant fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action, ce procédé permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la Société générale pour leur exercice.

Cette attribution a suscité l'indignation du Président Nicolas Sarkozy et de l'ensemble du monde politique. Les dirigeants de la Société générale ont dû renoncer temporairement à convertir leurs stock-options. Les dirigeants n'ont pas renoncé à recevoir ces stock-options mais seulement à les convertir en actions tant que la banque bénéficiera de l'appui de l'Etat, qui lui a déjà prêté 1,7 milliard d'euros et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française (SFEF) pour emprunter sur les marchés. Ils pourront les convertir en actions lorsque la banque n'aura plus besoin du soutien de l'Etat.

La Société générale a pris en compte sa responsabilité sociale et environnementale mais ne semble néanmoins pas certifiée respectant la norme ISO 14001.

Le salaire de son dirigeant représente 520 fois le salaire médian français, ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire".

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Crise financière de 2008

Niveau moyen du Dow Jones Industrial, entre janvier 2006 et novembre 2008[6].

Cet article fait partie d'une série d'articles sur la crise financière de 2007-2009 qui débute avec la crise des subprimes, connaît une phase aigüe à l'automne 2008 qui aggrave la crise économique de 2008-2009.

La crise financière de l'automne 2008 est l'aggravation de la crise financière de 2007-2008 débutée à l'été 2007 par la crise des subprimes. Cette seconde phase d'une même crise financière, marquée par un accroissement de la crise de liquidité et de la crise de confiance et un renchérissement supplémentaire du crédit par une augmentation du taux interbancaire, commence au cours de la semaine du 14 septembre 2008 lorsque plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont soit sauvés in extremis par la Réserve fédérale américaine (Fed) (la compagnie d'assurance AIG par exemple), soit rachetés par des concurrents en meilleure situation, soit mis en liquidation (Lehman Brothers). La crise touche tous les pays du monde, en particulier en Europe où plusieurs institutions financières connaissent de très graves difficultés et sont sauvées par l'intervention des États et des banques centrales (Banque centrale européenne dans la zone euro). Certains marquent le début de la crise par la nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae le 6 septembre 2008.

Les gouvernements et banques centrales ont réagi, de manière plus ou moins concertée, à un début de crise systémique avec l'objectif à très court terme de maintenir la continuité du système de paiements et du marché interbancaire qui auraient été très affectés par la faillite de plusieurs grandes banques. À cette fin, les banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs et la Fed a élargi sa prise en pension de titres à des actifs risqués ; le gouvernement des États-Unis a repris via une structure de défaisance une partie des « actifs toxiques » détenus par les banques (première phase du Plan Paulson) ; des États ont élargi leur garantie des dépôts des particuliers et ont partiellement nationalisé des institutions bancaires en faillite ou proches de l'être (Royaume-Uni en particulier). Les pays les plus exposés à la crise, en particulier parce qu'ils sont endettés en monnaie étrangère, comme l'Islande et l'Ukraine, ont connu une forte dévaluation de leur monnaie et sont entrés dans une situation de cessation de paiement qu'une aide financière du FMI a résolue.

La crise s'est rapidement répercutée sur les marchés boursiers par une chute des cours (certains parlent du « krach de l'automne 2008 »), tandis que le resserrement du crédit pour les entreprises et les ménages pèse sur l'activité économique déjà affaiblie par la crise en cours depuis 2007.

L'aggravation de la crise financière a fortement accentué la crise économique commencée début 2008, visible par la dégradation rapide des prévisions économiques d'activité pour 2009, poussant les gouvernements à engager des plans de relance financés par la dette. Les discussions concernant la régulation des activités financières se sont accentuées, notamment au cours du sommet du G20 de novembre 2008.

La crise financière a débuté au cours de l'été 2007 avec la crise des subprimes. Si déjà en 2007 et au début de 2008, quelques établissements bancaires ont été mis en faillite, tel New Century, le numéro deux du subprime américain, et si surtout le 16 mars 2008 JPMorgan Chase a repris Bear Stearns avec l'aide de la Fed, la situation s'aggrave très rapidement au début du mois de septembre 2008. Fannie Mae et Freddie Mac, deux organismes semi-étatiques chargés du refinancement des prêts immobiliers aux ménages, vont commencer à connaître de graves difficultés. Les évènements vont alors se précipiter et la faillite de Lehman Brothers aggravera grandement la situation. Le paysage bancaire sera profondément modifié tandis que les places boursières connaîtront de fortes variations (du 01/01/2008 au 24/10/2008, le CAC 40 baisse de 43,11 %, le Dax (Allemagne) de 46,75 %, le FTSE 100 (Royaume-Uni) de 39,86 %, le Nikkei (Japon) de 50,03 % et le Dow Jones (États-Unis) de 36,83 %).

Des plans de sauvetage du secteur bancaire menacé de défaillances en chaîne vont être lancés aux États-Unis, dans les pays européens et dans de nombreux autres pays du monde. Ces plans ont le plus souvent deux grands acteurs : les gouvernements et les banques centrales (institutions indépendantes des gouvernements aux États-Unis et dans la zone euro). Par ailleurs aux États-Unis le FBI, qui dispose de très peu d'agents chargés de la délinquance en col blanc, a été chargé d'enquêter sur un certain nombre de groupes (dont Lehman Brothers, AIG, Freddie Mac et Fanny Mae) et de fraudes possibles.

Les banques centrales vont agir d'au moins deux façons différentes, en abaissant les taux directeurs et prenant en pension des actifs parfois risqués des institutions financières en difficulté. Par exemple, début octobre la Fed a doublé le niveau de liquidité mises à la disposition des banques, la portant à 9000 milliards de dollars. Mais cette façon de faire peut à terme affecter la solidité des banques centrales. Dans cet esprit, Kenneth Rogoff dans un article publié dans le journal Les Échos, s'inquiète des risques pris par les banques centrales. Par ailleurs, il estime qu'« il est temps d'admettre que l'industrie financière n'est pas simplement victime d'une panique spéculative sur l'immobilier mais subit des changements de fond ». Dans une perspective plus tournée vers le futur, Les banques centrales et au premier rang la Fed ont commencé à réfléchir à la nouvelle architecture financière mondiale. Les 23 et 24 août 2008 lors d'une réunion à Jackson Hole dans le Wyoming Ben Bernanke président de la banque centrale américaine Fed a proposé « une évolution de la réglementation et de la supervision des banques ». Par ailleurs, début octobre, cette institution a commencé à étudier avec un petit nombre des banques la création d'une chambre de compensation sur le marché des Credits default swaps.

Pour enrayer la crise systémique, les État-Unis ont lancé le plan Paulson. Le secrétaire au Trésor des États-Unis Henry Paulson a annoncé le 18 septembre 2008 que l'État américain allait mettre en place une structure de défaisance qui achètera aux institutions financières et gérera des actifs toxiques (notamment les dérivés de crédits subprime) qu'elles ont en portefeuille, annonçant un montant global d'environ 700 milliards de dollars américains. La dette nette des États-Unis passerait ainsi de 10 600 à 11 300 milliards de dollars.

À la suite des plans européens, l’État fédéral américain a à son tour annoncé un plan de recapitalisation des banques. Il devait utiliser 185 milliards d'euros pour entrer au capital de neuf banques : Citigroup, Wells Fargo, JP Morgan Chase, bank of America.

Début janvier, malgré les plans de sauvetage la crise bancaire ne semble pas circonscrite obligeant les gouvernements à agir.

Le renforcement de la crise financière a été un facteur d'aggravation et de propagation de la crise économique, via la crise de liquidité, le resserrement du crédit et l'effet richesse (la forte baisse de valeur des actifs boursiers réduit la valeur de l'épargne de ceux qui détiennent ces actifs, et les incite à épargner davantage – et donc à moins consommer – pour reconstituer leur épargne). L'économie de tous les pays est touchée de manière plus ou moins prononcée, via une réduction de la croissance économique et une hausse du chômage.

Avant le renforcement de la crise financière, l'OCDE prévoyait déjà une récession dans certains pays de sa zone. En novembre 2008, cette institution a publié des estimations et prévisions selon lesquelles plusieurs pays membres (entre autres la Zone Euro, les États-Unis et le Japon) auraient une croissance négative en 2009 et connaîtraient une remontée du chômage, le nombre de chômeurs des pays membres passant de 34 millions à l'automne 2008 à 42 millions en 2010. Elle ne prévoit pas de reprise avant le second semestre 2010,.

Cette crise a également montré qu'il n'y aurait pas de découplage entre les cycles économiques et financiers des pays développés et ceux du du reste de la planète. En effet le ralentissement en Europe et aux États-Unis se transmet aux autres par le biais d'importations moindre. Par ailleurs la crise économique a entraîné une baisse des cours des matières premières (pétrole, etc.) qui affecte notamment l'Argentine, l'Afrique et la Russie. Enfin ces pays sont également directement affectés par la crise financière d'une part parce qu'ils subissent les effets du resserrement du crédit, par les problèmes que connaissent leur système bancaire et par le fait que de nombreux pays qui ne disposent pas d'une monnaie considérée comme « sûre » voient la crise financière se doubler d'une crise monétaire d'autant qu'ils ont parfois empruntés en devises étrangères. C'est notamment le cas de l'Islande (voir crise financière de 2008 en Islande) et de l'Ukraine, qui étaient fortement endettés à l'international en monnaie étrangère, qui les a rendu vulnérables à une chute du taux de change de leur propre monnaie.

Des modifications de la régulation financière aux échelles nationale et internationale sont envisagées et discutées depuis le début de la crise financière de 2007-2008. L'aggravation de la crise au cours de l'automne 2008 et a renforcé les discussions entre les gouvernements.

Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi dans un article du journal Le Monde d'octobre 2008 estiment que « L'heure, aujourd'hui, est à la refondation du système bancaire et financier international » et en appellent à un Bretton Woods financier. L'expression est contestée par certains comme Philippe Chalmin qui craint la résurgence de l'idée de monnaie internationale et approuvés par d'autres tels Martin Wolf éditorialiste au Financial Times qui prône une meilleure coopération internationale. Du fait du poids grandissant des pays émergents dans l'économie mondiale (Chine, Brésil, Inde) et de la position très fortement créditrice de la Chine, la discussion des problèmes économiques et financiers, généralement pratiquée au sein du G8, est élargie au groupe des 20 principaux pays, le G20 pour la réunion du 15 novembre à Washington. Un des problèmes sous-jacents aux réflexions sur la nouvelle architecture financière mondiale est de réduire les déséquilibres de balance courante (tel le large déficit américain) et de renforcer ainsi la légitimité des institutions internationales.

D'après le communiqué final la crise résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés. Le sommet du G20 a condamné la tentation protectionniste et a recommande dans son communiqué final « des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides », il souligne aussi « L'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays ».

Dans les faits, ce nouveau sommet est programmé à Londres le 2 avril 2009 avec l'objectif plus général de renforcer la coordination principalement dans quatre domaines: plans de relance économique, assainissement du système bancaire, dispositifs et règles de surveillance du secteur financier et aide aux pays émergents les plus touchés par la crise.

La crise a un peu surpris les économistes aussi, pour nourrir la réflexion, Barry Eichengreen et Richard Baldwin ont demandé, dans le cadre du Centre for Economic Policy Research à des économistes de réputation internationale (World Class Economists) (Alberto Alesina, Erik Berglöf, Willem Buiter, Guillermo Calvo, Stijn Claessens, Paul De Grauwe, Wendy Dobson, Barry Eichengreen, Daniel Gros, Refet Gürkaynak, Takatoshi Ito, Vijay Joshi, Yung Chul Park, Raghuram Rajan, Dani Rodrik, Michael Spence (économiste), Guido Tabellini, David Vines, Ernesto Zedillo et Jeromin Zettelmeyer) de rédiger un cours article sur le thème "What G20 leaders must do to stabilise our economy and fix the financial system".

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Source : Wikipedia