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Posté par hal 31/03/2009 @ 08:14

Tags : afld, dopage, sport

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Dopage sur le Tour de France

Affiche de spectateurs sur le Tour de France 2006.

Le dopage est un problème récurrent du Tour de France et du cyclisme professionnel de manière générale. Dès les débuts de l'épreuve le dopage fait son apparition, puis évolue avec des techniques de plus en plus sophistiquées et performantes. Avec souvent un temps de retard, les contrôles évoluent également, faisant aujourd'hui du Tour de France une compétition à la pointe de la lutte contre le dopage. Chaque été, de nouveaux cas sont détectés et des affaires incluant médecins et managers éclatent périodiquement. Cette question du dopage des cyclistes est désormais très médiatisée et passionne le public de l'épreuve.

Le « pot belge » resta longtemps en usage. Les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920 au journaliste Albert Londres, qui publia Les Forçats de la route en 1924 où il décrit le phénomène du dopage dans tous ses détails. Henri Desgranges, organisateur du Tour jusqu'en 1936 y répliqua par un éditorial cinglant dans lequel il accuse les frères Pélissier d'être des millionnaires mal préparés.

Les pro et anti-dopage s'affrontent par plumes interposées durant près d'un demi-siècle. Le camp des anti-dopage est clairement plus faible de celui des pro-dopage. Roland Barthes fait ainsi figure d'exception quand il écrit en 1957 : « Doper le coureur est aussi criminel, aussi sacrilège que de vouloir imiter Dieu ; c'est lui voler le privilège de l'étincelle. ». Les journalistes sur la course sont souvent liés d'amitié avec les coureurs, et ils restent muets sur le sujet ou défendent même le dopage. Antoine Blondin écrit ainsi : « Nul ne disconviendra que le dopage puisse être une pratique catastrophique, l'arme illusoire des plus faibles. À travers lui, alors que tout devrait s'affirmer dans une allégresse contagieuse - l'audace, le courage, la santé -, une planète révèle qu'elle possède aussi sa face d'ombre où tout se tait. » et ajoute « On a certes envie de leur dire qu'il ne fallait pas faire ça, mais on peut demeurer secrètement ému qu'ils l'aient fait. Du moins se seront-ils une fois offerts aux acclamations et aux outrages pour que tourne le somptueux manège, ce concours permanent où ils se veulent élus. ».

Certains coureurs n'hésitent pas a déclarer publiquement qu'ils se dopent et que cela fait partie de leur liberté individuelle. Jacques Anquetil défend le principe de « préparation optimale » et déclare : « Après tout, l'épreuve du dopage est identique à celle du froid, de la canicule, de la pluie ou de la montagne » avant d'ajouter « Laissez moi tranquille. Tout le monde se dope. ». Le Général de Gaulle, lui-même, a clairement choisi son camp : « Dopage ? Quel dopage ? A-t-il oui ou non fait jouer la Marseillaise à l'étranger ? ».

Outre les témoignages des coureurs et des suiveurs du Tour, les exemples sont nombreux pour illustrer cette pratique généralisée. Roger Rivière est ainsi victime en 1960 d'un malaise dans une descente dans les Cévennes. On retrouve dans ses poches des cachets de palfium, un puissant analgésique.

Sous l'impulsion du docteur Pierre Dumas, médecin du Tour de France, les premiers contrôles inopinés sur le Tour sont mis en place en 1966, provoquant la grogne du peloton.

Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous : coureurs, organisation et spectateurs. Jusque là, aucun coureur n'avait perdu la vie sur les routes de la Grande Boucle et le dopage est alors clairement montré du doigt comme responsable du drame. On retrouve des traces d'amphétamines dans l'estomac de Simpson lors de son autopsie.

Les contrôles se multiplient et deviennent quotidiens en 1968. Les premiers coureurs contrôlés positifs sont exclus du Tour dès 1968. Mais les coureurs s'adaptent et profitent du silence complice des médias et des failles des systèmes de contrôle pour poursuivre leurs pratiques.

Dans les années 70 et 80, les cas de dopage sont nombreux mais font l'objet d'une médiatisation discrète. Le coureur explique souvent son contrôle par la prise d'un médicament pour soigner une toux ou par l'utilisation d'un bidon suspect passé par un spectateur.

La fédération internationale, elle même, couvre les coureurs et joue sur les règlements pour couper court aux scandales. L'exemple le plus significatif est celui de Pedro Delgado en 1988, déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris. L'organisation du Tour est plutôt favorable à son exclusion, mais l'UCI met son veto en arguant que ce produit qui figurait bien sur la liste des produits par le CIO ne figurait pas encore sur la liste des produits interdits par l'UCI, à un mois près. Le message de l'UCI est clair : soyez malins.

C'est donc assez naturellement et discrètement que le dopage gangrène petit à petit le cyclisme. En 1977 et 1978, plus de la moitié des participants au Tour de France auraient, à un moment ou un autre de leur carrière, contrevenu avec la réglementation antidopage.

En 1998, le scandale de l’affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du staff médical et donc l'organisation du dopage au niveau des équipes. Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d’une loi anti-dopage plus contraignante.

Malgré les précautions prises suite à l'affaire Festina, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment après les performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong.

Le 23 août 2005, le journal sportif français L'Équipe publie une enquête annonçant que six échantillons d'urine de Lance Armstrong datant du Tour de France cycliste 1999 contiendraient de l'EPO.

En 2006, quelques jours avant le départ du Tour éclate l’affaire Puerto. Les médias espagnols diffusent une liste de coureurs impliqués dans une affaire de dopage par transfusion sanguine. Ceci a pour conséquence l'exclusion, par la direction de l'Équipe cycliste T-Mobile, de Jan Ullrich et d'Oscar Sevilla. De même l'Italien Ivan Basso est exclu. Ils ne participent pas au Tour 2006, dont le départ est donné le lendemain (samedi 1er juillet 2006).

Quelques jours plus tard, l'américain Floyd Landis remporte le Tour, mais voit rapidement sa victoire remise en cause après que l'on eut décelé un taux de testostérone anormalement élevé à la suite de sa victoire d'étape à Morzine.

Quelques semaines avant le départ du Tour 2007, alors que Floyd Landis est en plein procès pour éviter d'être déchu de son titre, le danois Bjarne Riis (vainqueur du Tour 1996) reconnaît s'être dopé à l'EPO pendant sa carrière sportive. Son ancien équipier, Erik Zabel avoue également s'être dopé en 1996 (cette année là, il a remporté le Maillot Vert). Leurs 2 noms sont alors rayés du palmarès du tour de France 1996.

Deux jours avant le départ du Tour de France 2007, l'UCI fait signer aux coureurs une charte mentionnant qu'ils acceptent de fournir leur ADN et de verser le montant de leur salaire 2007 en cas de violation de la règle antidopage.

Cela n'empêchera pas le Tour d'être à nouveau touché par plusieurs affaires de dopage : tout commence avec l'allemand Patrik Sinkewitz, contrôlé positif le 8 juin et qui abandonne le 15 juillet dans le Tour de France après avoir percuté un spectateur. Puis, Alexandre Vinokourov, grand favori de cette édition, est exclu de l'épreuve suite à un contrôle positif aux transfusions homologues. Dans la foulée, et à la demande de Patrice Clerc, l'équipe Astana se retire de la Grande Boucle, emportant avec elle des coureurs de qualité, tels Andreas Klöden et Kashechkin. Le lendemain, c'est l'italien Cristian Moreni de la Cofidis qui est rattrapé par le dopage. Il reconnait avoir eu recours à de la testostérone (à l'instar de Floyd Landis) durant l'étape Marseille - Montpellier. Pourtant, Eric Boyer, le manager de la Cofidis, n'avait pas été le moins virulent dans ses propos concernant le cas de dopage de Vinokourov. L'équipe Cofidis se retire alors du Tour.

Enfin, après avoir largement consolidé son maillot jaune lors de la 16e étape, la dernière étape de montagne du Tour, Michael Rasmussen quitte l'épreuve à la demande de son équipe, la Rabobank, à qui le danois a menti, notamment sur le lieu de sa préparation pour le Tour (il était en Italie alors qu'il avait déclaré être au Mexique). Par ailleurs, la fédération danoise l'avait, quelques jours avant la 16e étape, exclu de l'équipe nationale en raison de la non-communication de son calendrier d'entrainement empêchant l'UCI de réaliser des contrôles anti-dopage inopinés.

Quelques semaines après la fin du Tour, l'Equipe annonce que des prélèvements effectués sur le coureur danois aurait révélé la présence de Dynepo, une EPO produite à partir de cellules humaines. Cette analyse n'a pour autant pas aboutie à un contrôle positif, en raison d'un règlement inadapté à ce type de substances.

Conséquence de la sortie du Tour du giron de l'UCI : les contrôles antidopage ne sont pas effectués par cette dernière mais par l'Agence française de lutte contre le dopage. En outre, celle-ci ne bénéficie pas des données du passeport biologique mis en place en début de saison, l'UCI refusant de les communiquer,.

Au départ de Brest, les 3 et 4 juillets, l'AFLD a effectué 180 contrôles sanguins.

Plusieurs cas entacheront néanmoins ce Tour de France 2008. Tout d'abord, l'Espagnol Manuel Beltran est contrôlé positif à l'EPO suite à un prélèvement effectué lors de la 1ère étape. L'Espagnol Moises Duenas est quant à lui contrôlé positif à l'EPO suite à un contrôle effectué lors de la 4e étape. L'Italien Riccardo Riccò, vainqueur des 6ème et 9ème étapes est également mis hors course suite à un controle positif à l'EPO sur un échantillon prélevé lors de la 4e étape. Ce contrôle positif est le premier qui met en évidence l'apparition dans le peloton d'une EPO dite de troisième génération, le CERA. Enfin, le kazakh Dimitri Fofonov est contrôlé positif à l'heptaminol suite à un contole effectué lors de la 18e étape.

Ce Tour 2008 aura ainsi démontré l'efficacité des contrôles anti-dopage et aura été marqué par la découverte de la présence dans le peloton d'une troisème génération d'EPO: le CERA.

De nombreuses voies s'élèvent contre un traitement médiatique disproportionné qui ferait du Tour de France le bouc émissaire du sport professionnel.

Xavier Louy, ancien directeur du Tour de France, dans un entretien au journal Metro, cite Bernard Tapie pour qui "les cyclistes sont des enfants de chœur comparés aux footballeurs". Dans le même entretiens, il regrette que durant un stage de l'équipe de France de Football à Tignes, alors qu'un contrôle inopiné avait été diligenté par le ministère de Sports, "le médecin s’est fait jeter et a dû patienter des heures avant de pouvoir procéder à des prélèvements".

Enfin, le journaliste Pierre Serisier (rue89.com) rappelle à titre d'exemple qu'"aucun contrôle sanguin n’a été pratiqué lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne".

Les derniers bilans des contrôles diligentés par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) montrent que l'athlétisme et le cyclisme sont les sports les plus contrôlés. Dans le même temps, le pourcentage de contrôles positifs dans le cyclisme est inférieur à d'autres sports.

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Agence française de lutte contre le dopage

L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est une autorité publique indépendante française chargée de lutter contre le dopage. Elle a été créée en 2006 à partir d'autres services préexistants, juridiquement considérés comme des autorités administratives indépendantes. Elle a une mission de conseil, de contrôle, de règlementation et de sanction. Elle contribue à la coopération internationale anti-dopage.

Le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage a été créé par la loi no 99–223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage (article 14). Le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) a été créé en 1966 lors de la publication du décret d’application de la loi du 1er juin 1965 tendant à la répression de l'usage des stimulants à l'occasion des compétition sportives, dite loi Herzog. Depuis 1989 il se trouve à Châtenay-Malabry.

En 2000 on y a inventé un test pour détecter l’érythropoïétine (EPO) dans l’urine. Ce test a été utilisé pour analyser des probes des cyclistes du Tour de France de 1999. D’après des médias plusieurs athlètes ont été contrôlés positifs, entre autres Lance Armstrong, ainsi que l’a révélé L’Équipe ; ceci n’a toutefois provoqué aucune sanction.

Depuis le 1er octobre 2006, le laboratoire est devenu le département des analyses de l'Agence française de lutte contre le dopage, son directeur est Jacques de Ceaurriz.

De simple « Autorité administrative indépendante », le CPLD devient, par la loi no 2006-405 dite loi « Lamour » (votée le 5 avril 2006, et publiée le 6 avril), une « Autorité publique indépendante » et change de nom pour devenir l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

L'agence française de lutte contre le dopage est désormais soumise au chapitre 2 du titre III du livre II du code du sport.

Son organe principal est le collège composé de neuf personnalités, auxquelles peut s'adjoindre un vétérinaire pour les questions touchant le dopage animal.

L’Agence dispose de la compétence exhaustive de la définition de la stratégie des contrôles et de leur mise en œuvre opérationnelle, en ce qui concerne les compétitions et les entraînements se déroulant en France en dehors des règles des fédérations internationales. Elle peut organiser des contrôles lors de compétitions internationales en coordination avec l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou avec la fédération internationale compétente. L’Agence est également compétente pour les contrôles antidopage animaux réalisés lors de compétitions équestres, canines...

La responsabilité des contrôles incombe au directeur du département des contrôles, nommé par le collège de l’Agence. Conformément à la loi, celui-ci peut continuer à s’appuyer sur les services déconcentrés du ministère chargé des sports et sur leur réseau de préleveurs agréés pour la mise en œuvre concrète des contrôles.

Le LNDD devenant un service de l’Agence en prenant le nom de Département des analyses, l’AFLD dispose de l’unique laboratoire accrédité en France auprès de l’Agence mondiale antidopage. La loi permet toutefois, le cas échéant, à l’Agence de s’appuyer sur des laboratoires tiers, comme c’est d’ailleurs le cas en matière d’analyses sur des prélèvements réalisés sur des chevaux lors de compétitions équestres. Le département des analyses de l’AFLD, en tant que LNDD, a réalisé en 2005 plus de 9.000 analyses, dont 8.500 pour la France. Les analyses sont réalisées sous la responsabilité scientifique et technique du directeur des analyses, nommé par le collège de l’Agence.

À l’instar du CPLD, l’Agence assure le suivi de l’ensemble des procédures disciplinaires mises en œuvre par les fédérations nationales.

Avec l’accord des fédérations internationales, elle s’efforcera de faire de même s’agissant des procédures incombant à celles-ci en raison du caractère international des épreuves concernées, lorsque les prélèvements auront été réalisés en France par l’Agence.

Par ailleurs, en corollaire de son rôle disciplinaire, l’Agence est chargée par la loi de délivrer au plan national les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques de produits interdits, sous leurs deux formes dites standard ou abrégée.

Aux côtés des autres acteurs de la prévention du dopage (ministères, notamment ministère chargé des sports, auquel la loi nouvelle confie la coordination des actions de prévention ; mouvement sportif ; collectivités territoriales ; antennes médicales de prévention du dopage ; professions de santé…), l’Agence intervient au plan de la réflexion générale, par la voie de recommandations aux fédérations, par la réponse aux questions que celles-ci lui posent, ou encore par la réunion de commissions spécialisées composées de représentants d’administrations, du mouvement sportif ou des professions de santé.

Elle réalise également des opérations qui lui sont propres : à titre d’exemple, l’Agence, à l’instar du CPLD, continuera à entreprendre des actions de sensibilisation aux contrôles antidopage lors de manifestations sportives de masse du type Marathon de Paris, Etape du Tour... Elle pourra, par ailleurs, entreprendre des actions pédagogiques, à l’instar de l’opération « Et toi le dopage », mise en place par le CPLD sous forme de conférences de sensibilisation à la problématique du dopage dans les sections sportives des collèges et lycées, entre 2002 et 2005, avec le soutien financier de la fondation d’entreprise de la Française des jeux et de l’Union européenne.

L’AFLD dispose d’un comité d’orientation scientifique, composé de neuf scientifiques français et étrangers de haut niveau, désignés par le président de l’Agence, ainsi que de trois représentants des administrations concernées et d’un représentant de l’Agence mondiale antidopage. Le département des analyses assure lui-même des actions de recherche en son sein, qui seront soumises à ce comité. Celui-ci pourra également examiner des projets proposés par d’autres laboratoires dans le domaine spécifique du dopage, les valider et éventuellement les promouvoir auprès de grands laboratoires de recherche ou d’organismes nationaux ou internationaux susceptibles de contribuer à leur financement (notamment l’Agence mondiale antidopage ou la Commission européenne). Cette dimension de l’action de l’Agence est naturellement essentielle pour que mettre en évidence des produits et procédés dopants aujourd’hui non recherchés car connus des seuls « dopeurs », pour améliorer les techniques de détection des substances interdites ou encore pour analyser les effets des produits dopants sur la santé et sur la performance ou les questions sociologiques relatives à la lutte contre le dopage.

Chargée de répondre aux questions des fédérations sportives relevant de sa compétence, l’Agence peut également leur adresser des recommandations. Elle est consultée sur tout projet de loi ou de règlement relatif à la lutte contre le dopage et apporte son expertise à l’Etat, en particulier lors de l’élaboration de la liste des produits interdits. Enfin, elle est associée aux activités internationales dans le domaine de la lutte contre le dopage, notamment vis-à-vis de l’Agence mondiale antidopage.

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Floyd Landis

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Floyd Landis est un coureur cycliste américain. Il est le coéquipier de Lance Armstrong jusqu'en 2004 et change d'équipe l'année suivante. En 2006, il gagne le Tour de France mais son titre lui est retiré après que l'on a décelé un taux de testostérone anormalement élevé à la suite de sa victoire à Morzine. En 2009, il reprendra la compétition avec l'équipe américaine OUCH-Maxxis .

Floyd Landis est né en 1975 dans une communauté mennonite de Pennsylvanie. Ses parents, originaires du canton de Glaris en Suisse, sont de fervents mennonites et ont un mode de vie strict, qui ne facilite pas la pratique du cyclisme par le jeune Floyd. Celui-ci s'entraîne la nuit, ou en se rendant à la pêche avec son frère. Lors de ses premières compétitions, il est interdit de courir en cycliste et contraint de porter un jogging. Il obtient néanmoins de bons résultats, et devient champion national junior de VTT en 1993. Il quitte alors sa communauté pour la Californie afin de s'entraîner à plein-temps, avant de passer au cyclisme sur route en 1999.

Il débute sa carrière professionnelle en 1999 chez Mercury-Viatel. Durant cette première année, il obtient sa première victoire lors d'une étape de la Cascade Classic et participe au Tour de l'Avenir, qu'il termine en troisième position. Il ne tarde pas à montrer qu'il est un bon rouleur, en remportant le prologue du Tour de Langkawi en 2000 puis, l'année suivante, en se plaçant sur le podium du contre-la-montre du Critérium International. Il remporte également le Tour du Poitou-Charentes.

Il signe ensuite chez US Postal en 2002 et devient durant trois saisons un coéquipier de Lance Armstrong, avant de rejoindre Phonak en 2005.

Le 27 juillet 2006, un prélèvement effectué après la 17e étape se révèle positif à la testostérone (taux 11 fois supérieur à la normale, la limite admise étant 4 fois).

Au cours d'une conférence de presse donnée à Madrid (sa ville de résidence) le 28 juillet 2006, le coureur cycliste se défend en présence de son avocat José Maria Buxeda : il déclare qu'il n'est pas dopé et qu'il se soumettra à tous les tests imposés par l'Union cycliste internationale. En outre, il redit qu'il a subi six autres tests, tous négatifs, pendant le Tour de France et affirme que ses « taux de testostérone ont toujours été exceptionnellement élevés, et que cela n'a rien à voir avec le dopage ». Il change ensuite de défense, et invoque des problèmes de thyroïde et une soirée bien arrosée la veille de l'épreuve pour expliquer les résultats des analyses. Une telle explication serait plausible pour une femme car la testostérone est produite par les surrénales chez la femme.

Le 31 juillet 2006, une source du New York Times révèle que la testostérone retrouvée dans l'urine de Floyd Landis serait d'origine synthétique.

Le 5 août 2006, l'analyse de l'échantillon B confirmant le résultat de celle de l'échantillon A, Landis est menacé de perdre son titre de vainqueur du Tour de France ainsi que de celui de vainqueur de la 17e étape. Son équipe cycliste Phonak a annoncé avoir procédé à son licenciement le jour même de la connaissance des résultats de la contre-expertise. Floyd Landis risque par ailleurs deux ans de suspension. Il a pris pour se défendre le même avocat que son ancien équipier Roberto Heras, Jose Maria Buxeda. Il crée un fond en mai 2007, le Floyd Fairness Fund, pour lutter contre l'osteo arthrose, qui lui permettra de récolter plus de 500 000 $.

Le 15 août 2006, Andy Rihs, le patron de l'équipe cycliste Phonak annonce que son équipe, à laquelle appartenait Floyd Landis, allait être purement et simplement dissoute. Déjà accablée par des affaires de dopage concernant d'autres coureurs, celle qui impliqua Landis a été celle de trop pour une même formation.

En avril 2007, un nouvel examen des 6 échantillons B montre la présence de testostérone synthétique. En mai 2007, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme déclare que Floyd Landis est définitivement et officiellement effacé des différentes listes des anciens vainqueurs du Tour.

Floyd Landis a engagé Howard Jacobs, un avocat spécialisé dans la défense d'athlètes accusés de dopage. Il a aussi engagé Maurice Suh, un spécialiste des affaires de fraude gouvernementale.

Le 18 mai 2007, lors du procès, l'ancien coureur cycliste Greg LeMond, appelé comme témoin, déclare avoir reçu des pressions de la part de Will Goeghegan, alors associé de Landis, pour ne pas venir témoigner. L’avocat de Landis a immédiatement annoncé la fin de l’association entre le coureur et Will Goeghegan, prenant effet immédiatement.

Le 20 septembre 2007, la Cour d'arbitrage américaine indépendante (AAA) a rejeté les arguments de Landis et lui a retiré son titre de vainqueur du Tour 2006. Le 9 octobre 2007, Landis interjette appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Le 19 décembre 2007, l'AFLD le suspend à son tour pour deux ans de toute compétition sur le territoire français. Cette décision prolonge de fait la suspension de Floyd Landis puisqu'elle prend effet au 30 janvier 2007et doit donc prendre fin le 30 janvier 2009.

Le 30 juin 2008, le Tribunal arbitral du sport rend son verdict final : il rejette l'appel de Landis, confirme sa suspension jusqu'en janvier 2009 et la déchéance définitive de son titre de vainqueur du Tour de France 2006.

Le 8 juillet, il finit 2e de la 7e étape (contre-la-montre). Le 13 juillet, il est 3e de la 11e étape et s'empare du maillot jaune qu'il perd le 15 juillet, récupère le 18 juillet (il est 4e de la 15e étape) et perd à nouveau (victime d'une défaillance) le 19 juillet à la Toussuire, pour descendre à la onzième place du classement général. Il réagit le lendemain, 20 juillet en gagnant la 17e étape au terme d'une incroyable chevauchée solitaire vers Morzine, ce qui lui permet de remonter à la troisième place du classement général à 30 secondes du maillot jaune. Puis, excellent rouleur, il finit troisième du contre-la-montre du 22 juillet et récupère ainsi le maillot jaune qu'il conserve jusqu'à Paris. Quelques jours plus tard, il est déclaré positif au contrôle antidopage effectué à Morzine. Après près de deux ans de bataille juridique, il devient le premier vainqueur du Tour à être déclassé pour dopage.

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Óscar Pereiro Sío

Au Tour de Romandie 2007

Óscar Pereiro Sío (né le 3 août 1977 à Mos province de Pontevedra, en Galice) est un coureur cycliste espagnol membre de l'équipe Caisse d'Épargne. Spécialisé dans les courses montagneuses, Oscar Pereiro compte 6 victoires dans sa carrière dont un succès final attribué a posteriori sur le Tour de France 2006 marqué par plusieurs affaires de dopage.

Il est professionnel depuis l'an 2000 ayant commencé sa carrière dans l'équipe portugaise Porta da Ravessa, où il remporte la 3e étape du GP Regiao Lisboa e Vale do Tejo et une étape de la semaine catalane avant de rejoindre en 2002 l'équipe cycliste Phonak, chez qui il restera jusqu'en 2005. Il remportera sous ce maillot notamment la Classique des Alpes 2004 et une étape du Tour de France 2005 qu'il termine à la dixième place. Oscar Pereiro rejoint en 2006 l'équipe espagnole Caisse d'épargne - Iles Baléares. Après un début de saison discret, il prend le départ du Tour en tant que lieutenant d'Alejandro Valverde. Celui-ci chute et abandonne lors de la troisième étape, laissant le rôle de leader à son coéquipier, qui va alors réaliser le Tour de sa vie.

Après avoir complètement craqué dans la première étape de montagne, se retrouvant à près de 29 minutes de Floyd Landis au général, Oscar Pereiro se glisse dans l'échappée de la 13e étape, arrivant à Montélimar. Cette étape, la plus longue de l'épreuve, permet aux fuyards de rallier l'arrivée avec 30 minutes d'avance sur le peloton, ce qui permet à Oscar Pereiro de prendre le maillot jaune pour 1min29s, maillot qu'il perd deux jours plus tard à l'Alpe d'Huez, de nouveau au profit de Landis. Son retard n'est alors que de 10 secondes, ce qui laisse le Tour très ouvert. L'étape de La Toussuire, le lendemain, restera dans les mémoires, Landis subissant une terrible défaillance dans la montée finale. Pereiro reprend alors le maillot jaune avec cette fois 8min08s d'avance sur l'Américain, qui semble hors course pour la victoire.

Mais celui-ci réalisera une chevauchée impressionnante des le lendemain, vers Morzine, où Pereiro sauvera sa tunique pour 12 secondes sur Carlos Sastre et 30 sur Landis, de nouveau candidat à la victoire finale. L'Américain, comme prévu, récupérera le maillot jaune à l'issue du contre-la-montre de Montceau-les-Mines et Pereiro semble échouer à la deuxième place de ce Tour extrêmement indécis... Provisoirement en tout cas, car le suspense continuera une fois la course finie : quelques jours après sa victoire seulement, Landis est déclaré positif à la testostérone au contrôle antidopage de l'étape de Morzine. L'affaire durera de longs mois en justice, la victoire de Pereiro sur tapis vert est pressentie, mais entre temps, l'affaire est de nouveau secouée par un contrôle positif au salbutamol d'Oscar Pereiro lui-même, information révélée le 18 janvier par le quotidien Le Monde. Le salbutamol est interdit en compétition et a été retrouvé dans les urines de l'Espagnol. En effet, l'agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a estimé que l'autorisation d'usage à des fins thérapeutiques délivrées par l'UCI ne repose pas sur des justifications médicales suffisantes.

Le 25 janvier 2007, l'agence anti-dopage de France déclara le cas de Pereiro clos, l'Espagnol ayant soumis assez de documents pour expliquer sa consommation de salbutamol. Pereiro est officiellement vainqueur du Tour de France 2006.

Lors de la 15e étape du Tour de France 2008, il chute dans la descente du col Agnel, en Italie. Il heurte le parapet et tombe sur la route en contrebas. Souffrant d'une fracture de l'humérus gauche, il abandonne la course.

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Source : Wikipedia