écosystèmes

3.3434343434307 (1782)
Posté par rachel 28/02/2009 @ 22:04

Tags : écosystèmes, écologie, environnement

Dernières actualités
Les paysages périurbains montagnards à la croisée des regards des ... - Revues.org
5Les questions relatives aux dynamiques paysagères et à l'évolution des usages de l'espace varient selon les disciplines : évolution des dynamiques des écosystèmes pour les sciences écologiques, facteurs influençant le développement territorial pour...
Biodiversité : le rapport Souchon adopté par l'Europe - Le Progrès
La biodiversité est officiellement la « variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris entre autres, les écosystèmes terrestres et autres écosystèmes aquatiques, et les complexes écologiques dont ils font partie....
La peau, une planète riche en écosystèmes - nouvelobs.com
Entre vos orteils ou derrière vos genoux vivent de nombreuses colonies de bactérie : des chercheurs fournissent pour la première fois une description détaillée de cette microflore de la peau et révèlent sa très grande diversité....
PRÉSERVATION DES ÉCOSYSTÈMES MARINS : Lancement d'un guide pour ... - Le Soleil.sn
Ce guide destiné aux professionnels et à tous ceux qui sont engagés dans la préservation des écosystèmes marins est un outil de travail de premier plan, indique-t-il. Les cétacés (baleines, dauphins, etc...) sont très peu connus du grand public....
Les terres sèches et arides sont importantes pour la biodiversité ... - Actualités News Environnement
L'UICN développe actuellement des stratégies d'adaptation basées sur les écosystèmes pour garantir que les terres sèches et arides, ainsi que les biens et services qu'elles fournissent, soient gérés correctement. Au niveau mondial, on sait que 10 à 20%...
Panorama de la recherche sur la montagne en Europe et dans le monde - Revues.org
L'importance mondiale et l'« aménités » offertes par les écosystèmes de montagne pour les populations sont de plus en plus largement reconnues dans les débats politiques au niveau international et européen. Il s'ensuit une nette progression du nombre...
Marché du bois : gros chiffres et gros enjeux écologiques - Goodplanet info
est de « promouvoir une sylviculture respectueuse des processus naturels des écosystèmes forestiers, tout en étant économiquement viable ». - Le système prenant en compte la multifonctionnalité de la forêt, correspondant aux futaies irrégulières....
La montagne, un écosystème en péril - consoGlobe
En raison de leur altitude, de leur inclinaison et de leur exposition au soleil, les écosystèmes montagneux sont les premiers à subir les effets des changements climatiques. Les montagnes, fragiles écosystèmes, sont particulièrement sensibles à ces...
Le changement climatique serait lié à une ancienne extinction de masse - CORDIS Nouvelles
Leurs recherches ont révélé que des signaux d'alarme avertissaient du déclin des écosystèmes bien avant que les espèces ne commencent à disparaître. Au cours de la période étudiée, le nombre de communautés de plantes et de plantes individuelles avait...

Écosystèmes de la Colombie-Britannique

Localisation de la Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique est la province qui est située la plus au sud-ouest du Canada. Elle est principalement dominée par des chaînes montagneuses recouvertes de vastes forêts, tandis que ses côtes sont découpées de nombreux fjords qui abritent des eaux profondes. Les îles sont particulièrement nombreuses et l'une d'entre elles, l'île de Vancouver, a une très grande superficie.

La Colombie-Britannique est une province vaste et diverse, tant dans sa géographie physique que par les écosystèmes qui y sont présents. Si globalement on peut la définir comme une région montagneuse et forestière, au climat frais et humide, la province comprend également des zones avec des types de relief et climats différents.

En terme de relief, on trouve des plateaux, des plaines et des bassins sédimentaires, en plus des formations montagneuses ; tandis qu'en matière de climats on trouve également, en plus du climat océanique, des climats méditerranéen, semi-aride, sub-arctique ou alpin. Les forêts sont dominantes dans la végétation, cependant il existe également de grandes prairies, des zones humides ainsi que des étendues de broussailles ou de toundra.

La plupart des types de sols connus peuvent être rencontrés en Colombie-Britannique.

La Colombie-Britannique n'a commencé à être urbanisée que vers la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui encore la plus grande partie de son territoire a conservé son caractère sauvage et vierge. Le climat et la morphologie de ses paysages font de la Colombie-Britannique un ensemble d'écosystèmes particulièrement remarquables.

La Colombie-Britannique est marquée par deux éléments déterminants : les montagnes et la mer.

Surgissant de l'océan Pacifique, deux chaînes montagneuses globalement parallèles, découpées de vallées et de fjords aux parois pentues, s'étirent le long de la côte. L'environnement côtier est ainsi caractérisé par les courants d'air océaniques, doux et humides, en direction de l'est qui s'écoulent au dessus de ces montagnes. Lorsque cet air s'élève le long des pentes des montagnes, son humidité se précipite sous forme de pluie ou de neige, produisant le climat le plus humide du Canada et les terres forestières les plus productives.

Plus à l'est les montagnes côtières cèdent la place à un vaste plateau, le plateau Intérieur (Interior Plateau) et à des montagnes moins élevées. L'air du Pacifique qui a été asséché se retrouve alors sous l'influence des masses d'air continentales produisant ainsi un climat continental avec des extremums de température et de précipitations plus marqués. Les climats les plus secs se trouvent dans le sud du plateau Intérieur, à l'est des montagnes côtières.

Dans le sud-est, l'air du Pacifique perd à nouveau son humidité lorsqu'il s'élève au-dessus des monts Columbia et des Rocheuses créant une zone d'humidité intérieure.

Le coin nord-est de la province est formé de plaines légérement ondulées et subit un climat continental froid.

L'écodomaine et l'écodivision délimitent de larges portions de la Colombie-Britannique, ces niveaux sont utilisés pour décrire globalement l'ensemble de la province. L'écoprovince, l'écorégion et l'écosection sont plus petites et sont utilisées à un niveau plus local, l'écosection est l'unité la plus élémentaire de cette classification.

Il existe également une classification en zones bio-géoclimatiques par regroupement d'écosections. Ces écosections ne sont pas forcément adjacentes et une zone bio-géoclimatique ne représente donc pas un territoire continu, mais un ensemble de parcelles disséminées géographiquement.

La Colombie-Britannique comprend trois écodomaines terrestres et un écodomaine maritime, ces écodomaines sont eux-mêmes divisés en sept écodivisions.

La Colombie-Britannique comprend une écoprovince océanique, sept écoprovinces terrestres et deux écoprovinces mixtes (maritimes/terrestres).

La Colombie-Britannique comprend 46 écorégions dont 42 sont terrestres et 4 sont maritimes. Elle comprend 116 écosections qui varient depuis les unités purement terrestres aux unités purement maritimes.

Une zone bio-géoclimatique regroupe les écosections ayant les mêmes caractéristiques climatiques, physiographiques et géologiques, entraînant des conditions comparables pour le développement des espèces vivantes. Ces écosections ne sont pas forcément adjacentes, une zone bio-géoclimatique ne définit donc pas un territoire continu mais regroupe l'ensemble des portions de territoire ayant les mêmes caractéristiques.

À ces 14 zones, on peut également ajouter la zone humide ne dépendant pas des marées (non-tidal wetland).

La Colombie-Britannique est particulièrement renommée pour certains arbres comme le sapin de Douglas, l'épicéa de Sitka, la pruche de l'Ouest, l'érable à grandes feuilles (aussi appelé érable de l'Orégon) et le chêne blanc de l'Oregon. La province est aussi renommée pour ses fleurs notamment les orchidées, mais aussi pour la fleur du cornouiller du Pacifique, aussi appelée cornouiller de Nuttall, (Pacific Dogwood) qui a été choisie comme emblème floral.

La Colombie-Britannique est particulièrement renommée pour la présence de nombreuses espèces d'animaux sauvages, notamment les oiseaux marins, les saumons et les ours. Le ministère de l'environnement de la province estime que 1138 espèces de vertébrés y vivent (dont 488 espèces d'oiseaux, 468 espèces de poissons et 142 espèces de mammifères), ainsi qu'entre 50 000 et 70 000 espèces d'invertébrés (dont 35 000 espèces d'insectes). On dénombre 24 espèces de mamifères qui sont exclusives de la province.

Plus de 300 espèces d'oiseaux se reproduisent chaque année en Colombie-Britannique, plus que dans n'importe quelle autre province du Canada. Et parmi ces espèces, on en dénombre 65 qui ne se reproduisent nulle part ailleurs au Canada. Pour certaines espèces, la province abrite même la majorité de la population mondiale. Pour ces raisons, la Colombie-Britannique joue un rôle primoridal dans les efforts de sauvegarde des oiseaux du Canada.

La Colombie-Britannique se trouve sur une important route migratoire, la Pacific Flyway.

Le geai de Steller, une des deux espèces de geais bleus, a été choisi comme emblème aviaire officiel de la Colombie-Britannique.

Un des poissons les plus emblématiques de la province est bien sûr le saumon du Pacifique dont cinq espèces sont indigènes du Canada : le saumon rose, le saumon kéta, le saumon rouge (ou saumon sockeye), le saumon coho (ou saumon argenté) et le saumon quinnat (aussi appelé saumon royal ou saumon chinook). Il s'agit de poissons anadromes (ils remontent de la mer vers les eaux douces pour frayer). Les saumons déposent leurs oeufs dans des nids creusés dans le gravier des cours d'eau (parfois dans les lacs). Les jeunes saumons sont très vulnérables, ils ont besoin d'un gravier exempt de limon et bien oxygéné. L'eau doit être froide, propre et bien oxygénée.

Les saumons du Pacifique meurent dans les jours qui suivent la fraie. Leurs cadavres redescendent les rivières et en se décomposant ils chargent l'eau de matières nutritives contribuant ainsi au fonctionnement des écosystèmes d'eau douce. Les saumons constituent aussi une importante source de nourriture pour des oiseaux comme les aigles et les goélands, ainsi que pour des mammifères comme les ours et les loutres.

Le 16 juin 2005, Barry Penner a été nommé ministre de l'Environnement (Minister of Environment) et ministre responsable de l'Intendance de l'Eau et des Communautés Durables (Minister Responsible for Water Stewardship and Sustainable Communities).

Il existe également de nombreux parcs provinciaux, les plus grands sont Tweedsmuir (officiellement divisé en deux parcs : nord et sud), Tatshenshini et Spatsizi Plateau Wilderness.

En haut



Écologie

Végétation sur les monts Ruwenzori

L'écologie, du grec οίκος : "oikos" (maison) ; et λόγος : "logos" (discours, sciences, connaissance), est l'étude scientifique des interactions qui déterminent la distribution et l'abondance des organismes vivants. Ainsi, l'écologie est une science biologique qui étudie deux grands ensembles : celui des êtres vivants (biocénose) et le milieu physique (biotope), le tout formant l'écosystème (mot inventé par Tansley). L'écologie étudie les flux d'énergie et de matières (réseaux trophiques) circulant dans un écosystème. L'écosystème désigne une communauté biotique et son environnement abiotique.

En tant que science biologique, l'écologie est fortement liée à d'autres branches de la biologie, principalement, la génétique, la physiologie, l'éthologie et l'évolution. Le terme « écologie» est souvent utilisé de manière erronée pour désigner les sciences de l'environnement, l'écologie politique, l'environnementalisme (ou l'écologisme) et l'écologie sociale.

Du point de vue scientique, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire, de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosystèmes et la biosphère.

Ce qui est appelé écologie est donc en réalité un ensemble, les sciences écologiques. Elles rassemblent un assez grand nombre de disciplines, plus ou moins indépendantes, telles que la géologie, la biochimie, la géographie, la pédologie, la physique, etc.

L'écologie joue aussi un rôle important dans des domaines interdisciplinaires tels que l'économie, la géonomie, l'urbanisme, l'architecture, la santé, le design et l'industrie.

Pour les écologues modernes, l'écologie peut s'étudier à plusieurs niveaux : la population (individus de la même espèce), la biocénose (ou communauté d'espèces), l'écosystème et la biosphère. Considérons le niveau biosphérique dans un premier temps.

La Terre, vue d'un point de vue écologique, comprend plusieurs compartiments, l'hydrosphère (ou sphère de l'eau), la lithosphère (ou sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air). La biosphère, parfois qualifiée de quatrième enveloppe, est la partie de la planète sur laquelle la vie s'est développée. Il s'agit d'une couche superficielle très mince, qui descend jusqu'à 11 000 mètres de profondeur et s'élève jusqu'à 15 000 mètres d'altitude, bien que la majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres.

La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après que se soit formée la couche d'ozone protégeant les êtres vivants des rayons Ultraviolet. Les espèces terrestres vont d'autant plus se diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir. Biosphère et biodiversité sont indissociables, caractéristiques de la planète Terre. On définit la biosphère comme étant la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu. Cette diversité s'exprime à la fois au niveau écologique (écosystème), population (diversité intraspécifique) et espèce (diversité spécifique).

La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone, l'azote et l'oxygène. D'autres éléments, tels que le phosphore, le calcium, le potassium sont également indispensables à la vie. Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un recyclage permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique (cycles biogéochimiques). En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l'énergie solaire en énergie chimique par les organismes autotrophes, grâce à la photosynthèse (il existe aussi une chimiosynthèse sans utilisation de l'énergie solaire) . Cette dernière aboutit à la production de sucres et à la libération d'oxygène. Ce dernier est utilisé par tous les organismes - autotrophes comme hétérotrophes - pour dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'eau, du gaz carbonique et l'énergie nécessaire à leur fonctionnement. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens.

L'eau s'échange également entre les compartiments. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent l'eau, assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océaniques.

De même, la composition des sols est la résultante de la composition de la roche mère et de l'action des êtres vivants.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la biosphère, et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère, appelée Biosphère II.

Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continuelle avec tout ce qui constitue son environnement. On dit qu'il y a un écosystème dès qu'il y a interaction durable entre des organismes et un milieu.

La notion d'écosystème est théorique : elle est multiscalaire (multi-échelle), c’est-à-dire qu'elle peut s'appliquer à des portions de dimensions variables de la biosphère ; un étang, une prairie, ou un arbre mort. Une unité de taille inférieure est appelée un microécosystème. Il peut, par exemple, s'agir des espèces qui ont colonisé une pierre immergée. Un mésoécosystème pourrait être une forêt, et un macro-écosystème une région et son bassin versant.

Une autre classification pourra se faire par référence à la biocénose (par exemple, on parlera d'écosystème forestier, ou d'écosystème humain).

La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, microorganismes. Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaître, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat (destruction d'une forêt) ou par prédation excessive (telle que la chasse d'une espèce donnée).

La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques, de deux types : les relations intraspécifiques et interspécifiques.

Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée.

Les relations interspécifiques, c'est-à-dire celles entre espèces différentes, sont nombreuses et décrites en fonction de leur effet bénéfique, maléfique ou neutre (par exemple, la symbiose (relation ++) ou la compétition (relation --)). La relation la plus importante est la relation de prédation (manger ou être mangé), laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaîne alimentaire (par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même consommé par un carnivore de plus grosse taille). La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire.

Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets. Ces recyclages permanents des éléments (en particulier le carbone, l'oxygène et l'azote) ainsi que l'eau sont appelés cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable (tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels). Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de feedback négatif, assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance du taux des divers éléments présents dans chaque milieu. On parle d'homéostasie. L'écosystème tend également à évoluer vers un état théorique d'équilibre idéal, contredit par les aléas externes ou internes, le climax (par exemple un étang peut devenir une tourbière).

Les biomes sont des regroupements biogéographique d'écosystèmes par régions climatiques. Le biome constitue une formation biogéographique d'aspect homogène sur une vaste surface (par exemple, la toundra ou la steppe). L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses) constitue la biosphère.

Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l'eau circule de l'un à l'autre par le biais de la rivière ou du fleuve. Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d'eau douce passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont amené à proposer la notion de biome.

Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du milieu (aquatique, terrestre, montagnard) et du climat (la répartition est généralement fondue sur les adaptations des espèces au froid et/ou à la sécheresse). Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard.

Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l'équateur (comme au Brésil) jusqu'aux pôles.

Un autre mode de représentation est la division en écozone, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales. Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soit plus controversée.

Ces relations forment des séquences, où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit, on parle de chaîne alimentaire (en théorie) ou de réseau alimentaire. Dans un réseau alimentaire, on observe que lorsque l'on passe d'une chaîne trophique à l'autre (maillon du réseau), le nombre d'êtres vivants diminue.

Ces notions ont aussi donné naissance au terme de biomasse (masse totale de matière vivante en un lieu donné), de productivité primaire (accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné) et de productivité secondaire (masse de matière vivante produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné).

Ces deux dernières informations sont essentielles, puisqu'elles permettent d'évaluer le nombre d'êtres vivants pouvant être supportés (en) Carrying capacity par un écosystème donné. En effet, l'observation d'un réseau alimentaire montre que toute l'énergie contenue au niveau des producteurs n'est pas totalement transférée au niveau des consommateurs. Ainsi, d'un point de vue énergétique, est-il plus intéressant pour l'homme de se comporter en consommateur primaire (de se nourrir de grains et de légumes) qu'en consommateur secondaire (de se nourrir de viande bovine), et plus encore qu'en consommateur tertiaire (en se nourrissant de carnivores).

Les actions humaines des derniers siècles ont porté à réduire notablement la surface forestière (déforestation) et à augmenter les agroécosystèmes (pratique de l'agriculture). Ces dernières décennies, une augmentation de la surface occupée par des écosystèmes extrêmes est observée (désertification).

D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l'environnement de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.

Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes). Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive). Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation).

On utilise également le concept de crises biologiques.

En haut



Observatoire naturaliste des écosystèmes méditerranéens

ONEMlogo.jpg

L'ONEM (Observatoire naturaliste des écosystèmes méditerranéens) est un réseau fondé en 2005.

Il est né du constat des difficultés de liens entre différents groupes de personnes impliqués dans l'étude et la protection de l'environnement dans la zone méditerranéenne, en France dans un premier temps.

Le travail se déroule notamment autour d'une plate-forme Internet.

Plus qu'une simple association l'ONEM est un outil de travail important pour la prise en compte de la biodiversité dans les instances de décision d'aménagement du territoire. Le réseau peut donc jouer un rôle citoyen (= acteur de l'avenir de la société) en proposant la participation du plus grand nombre. C'est là une pratique tout à fait novatrice.

Formé sur une base juridique associative (type loi 1901) l'ONEM a, à travers les premières réalisation, favorisé la participation de plus d'un millier d'observateurs.

Wikipédia et de nombreux autres sites internet sont de fait bénéficiaires des travaux de l'ONEM qui sont dévolus à la diffusion des connaissances.

En haut



Groupe de travail du fonds multi-bailleurs pour les écosystèmes en danger critique

Le Groupe de travail du fonds multi-bailleurs pour les écosystèmes en danger critique (en anglais Critical Ecosystem Partnership Fund, CEPF) est un programme mondial qui fournit une assistance financière et technique aux organisations non gouvernementales et partenaires privés qui luttent pour la protection des écosystèmes.

Certains écosystèmes sont soumis à des pressions environnementales extrêmes, et jusqu'à 70 % de la végétation d’origine a disparu pour les plus touché. Ces zones comptent les deux tiers des mammifères en voie de disparition.

Ce programme se concentrent sur les zones à forte biodiversité, qui sont la plus part du temps en danger. L'accord date de juin 2007 et le fonds a été doté de 150 millions de USD pour la phase 2006-2011. La France y participera à la hauteur de 19,5 million d'USD par l'intermédiaire de l'Agence française de développement. La Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial, la Fondation Mac Arthur, l'ONG américaine Conservation International et le gouvernement japonais y participent également.

Le groupe de travail a identifié 34 écosystèmes critiques. Depuis sa création, le CEPF a fourni un appui à plus de 1000 organisations locales de la société civile afin de conserver les zones à haute diversité en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Les projets sont financé à la hauteur de 3.000 à 400.000 USD, pour une durée maximale de cinq ans et doivent être proposé par les acteurs locaux.

En haut



Source : Wikipedia