Éric Besson

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Posté par woody 06/03/2009 @ 02:11

Tags : éric besson, ministère de l'immigration, gouvernement, politique

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Éric Besson

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Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech (Maroc), est un homme politique français. Il est ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire dans le gouvernement François Fillon II depuis le 15 janvier 2009.

Il commence par travailler dans le secteur privé et est membre du Parti socialiste de 1993 à 2007. Maire de Donzère (Drôme) depuis 1995, il est député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007 (sous l'étiquette du PS jusqu'au 21 février 2007, sans étiquette par la suite). Il est délégué général (1996-2001) de la Fondation de la compagnie générale des eaux (CGE), transformée en Fondation Vivendi par son ami Jean-Marie Messier.

Il démissionne de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS le 21 février 2007 et rejoint l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, pour y coordonner le "pôle gauche".

Il est élu secrétaire général adjoint de l'Union pour un mouvement populaire le 24 janvier 2009.

Né au Maroc d'une mère d'origine libanaise et d'un père pilote-instructeur pour l'armée française qui s'est tué en vol trois mois avant sa naissance, Éric Besson rejoint la France à l'âge de 17 ans. Il fait ses études à l'ESC Montpellier puis à l'IEP Paris. Il échoue à l'entrée de l'ENA en 1982 et rejoint alors Renault. Il dirige brièvement la rédaction du journal Challenges, puis rejoint le conseil en ressources humaines et la lutte contre l'exclusion (Fondation Face et Fondation Vivendi).

Il est marié à Sylvie Brunel, géographe, écrivain et ancienne présidente d'Action contre la faim, et père de trois enfants. Sa fille aînée Alexandra est également écrivain sous le pseudonyme d’Ariane Fornia.

Il rejoint le Parti socialiste en 1993, à 35 ans. Il est élu maire de Donzère dans la Drôme en 1995, député sous l'étiquette du PS dès 1997 et réélu en 2002. En 2003, il rejoint le bureau national du PS comme secrétaire national chargé de l'économie et de l'emploi et des entreprises. En 2005, il devient secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS après le Congrès du Mans.

En désaccord « de fond » avec Ségolène Royal, il démissionne en février 2007 de son poste de secrétaire national et se met en retrait de la campagne présidentielle. Il décide de quitter le Parti socialiste le 21 février 2007 en pleine campagne présidentielle après sa mise en cause sur le chiffrage du coût du pacte présidentiel de la candidate socialiste et des attaques personnelles de caciques du parti.

Il annonce lors d'une conférence de presse qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007. Se disant « libéré », il donne au cours de cette conférence son opinion sur Ségolène Royal. Il quitte également le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il dit alors qu'il ne votera pour elle que si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. Le dimanche 22 avril 2007, peu de temps après l'annonce des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, il va plus loin et annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy : « Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent », déclare-t-il.

Alors qu'il semble quitter la vie politique pour revenir dans le privé, Éric Besson prend la parole lors du 1er meeting de second tour de Nicolas Sarkozy, à Dijon. Il affirme, devant 10 000 partisans de l'UMP, être « un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite (...) c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois ».

Il confirme son retournement politique, analysé comme « une trahison », en faveur de Nicolas Sarkozy lors des meetings de Paris et de Montpellier. En fait, selon Le Figaro, il aurait commencé son rapprochement avec Nicolas Sarkozy dès 1995 après qu'il l'eut rencontré par l'entremise de Jean-Marie Messier. De plus, il ne partageait plus un certain nombre de points essentiels de la ligne politique du PS, comme les 35 heures.

Le 18 mai 2007, il est nommé secrétaire d'État chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre dans le gouvernement François Fillon. Il annonce en septembre 2007 la création d'un nouveau mouvement politique, baptisé Les Progressistes. Lors de l'une des premières grandes réunions de ce mouvement, le 31 janvier 2008, il accueille Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et François Fillon, Premier ministre français en exercice.

C'est un député UMP, Franck Reynier qui a été élu à l'Assemblée nationale au siège qu'il occupait.

Il a été réélu maire de Donzère dès le premier tour des élections municipales de 2008 avec 69,92 % des suffrages, s'imposant largement face à son rival, le socialiste Philippe Lambert. Le 18 mars 2008, lors du remaniement ministériel du gouvernement Fillon II, il conserve son secrétariat d'État en ajoutant la charge du développement de l'économie numérique à ses prérogatives.

Le 15 janvier 2009, Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité démissionne du gouvernement pour pouvoir prendre le secrétariat général de l'UMP. Brice Hortefeux le remplace, et Éric Besson prend le poste de ce dernier comme ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire. Le 24 janvier 2009 il rejoint la direction de l'UMP en tant que secrétaire général adjoint au nom de l'« ouverture ».

Dans le premier ouvrage qu'il a coordonné pour le parti socialiste, L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy, il demandait : « La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? ». Dans son livre Qui connaît Madame Royal ?, il a dit regretter cette phrase.

Dans son livre Qui connaît Madame Royal ? paru aux éditions Grasset, entretien avec Claude Askolovitch, Éric Besson annonce qu'il ne votera pour la candidate du PS « ni au premier ni au second tour de l’élection, sauf si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen ». (…) Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie ». Il parle aussi des attaques personnelles de François Rebsamen, qui en s'en prenant à sa famille, aurait précipité son départ du PS. Le titre de son livre est une allusion à une déclaration publique de Ségolène Royal lors d'une rencontre avec des employées d'une usine où elle a vilipendé son conseiller en interrogeant l'assistance d'un « qui connaît Monsieur Besson ? » après sa démission du PS.

Cet ouvrage présente Internet comme une opportunité d'enrichissement et d'émancipation des sociétés. Éric Besson y souhaite que les Français "succombent à l'enthousiasme" en ce qui concerne Internet. Après avoir présenté un tour d'horizon de l'état de l'économie numérique, il décrit l'apport de l'Internet et des nouveaux outils de communication aux sociétés contemporaines : à leur économie, au bien-être et à l'enrichissement personnel de leurs citoyens, et enfin, à l'exercice de la démocratie.

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Élections législatives françaises de 2007

Répartition de l'échiquier politique au sortir du premier tour de l'Élection présidentielle française de 2007.

Les élections législatives françaises de 2007 se sont déroulées sur deux tours de scrutin les dimanches 10 et 17 juin 2007 (XIIIe législature). Le dépôt des candidatures, ouvert le 14 mai, a été clos le 18 mai à 18 h (le 11 mai en Polynésie française). La campagne électorale officielle s'était ouverte le 21 mai.

Ce graphique représente les scores obtenus par les différentes formations politiques au premier tour de l'élection présidentielle. Le report des voix lors des élections législatives a été particulièrement commenté par les analystes. Néanmoins, l'élection du président n'est pas la meilleure élection pour juger des forces des partis.

Les élections ont visé à renouveler les 577 représentants siégeant à l'Assemblée nationale. Il s'agissait de l'élection de la XIIIe législature de la Cinquième République.

Elles se sont tenues cinq semaines après l'élection présidentielle, les dimanches 10 et 17 juin 2007 (pour la métropole).

Une forte abstention avait caractérisé les législatives de 2002, le scrutin ne se déroulant que cinq semaines après la présidentielle. L'UMP (Union pour un mouvement populaire), soutenant le nouveau gouvernement nommé par Jacques Chirac, nouvellement réélu, avait alors gagné à une large majorité.

L'obtention par l'UMP d'une majorité des sièges a marqué une rupture avec les alternances du passé. Ce fut pour la première fois depuis 1978 que la majorité sortante était reconduite. Il faut remarquer que depuis le début de la Ve République jusqu'à 1981, la Droite s'était systématiquement succédé à elle-même sans aucune alternance pendant 23 ans, l'UDF initiant le changement à venir de 1978 à 1981. La Gauche a exercé le pouvoir durant 15 ans, en trois périodes de chacune 5 ans : 1981-1986, 1988-1993 et 1997-2002.

Être député dans la république française signifie tout d’abord être élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans selon l’article 24 de la constitution de la V ème république de 1958. Être député signifie effectuer un travail sur le terrain mais aussi au sein de l’assemblée nationale, au palais Bourbon.

A l’assemblée, le député vote la loi qui effectue une navette parlementaire entre l'assemblée et le sénat. Il est détenteur du pouvoir législatif. En cas de désaccord, c’est l’assemblée qui a le dernier mot. Le député peut avoir l’initiative de la loi en déposant une proposition de loi. Il peut modifier la loi en déposant un amendement. Il peut aussi contrôler le gouvernement en lui posant des questions et déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement ( minimum de 58 députés signataires). Le député participe à des commissions permanentes au nombre de six et a des commissions d’enquête. Il fait généralement partie d’un groupe politique (vingt députés minimum).

Déroulement de l'élection Lors du premier tour de scrutin, les électeurs votent pour l'un des candidats de leur circonscription électorale le 10 juin 2007. Si l'un des candidats obtient alors la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins 25 % des suffrages des inscrits sur les listes, il est élu dès le premier tour.

Le découpage en circonscription utilisé était le découpage dit découpage Pasqua, du nom de son auteur effuctué en 1988 avec le retour à un mode de scrutin majoritaire. Le Conseil Constitutionnel avait demandé, le 7 juillet 2005, de réviser le découpage en fonction de l'évolution démographique, comme le prévoit la Constitution après chaque recensement quinquennal, ce qui n'aura finalement pas été fait avant les élections.

Dans les circonscriptions où aucun candidat n'a pu recueillir simultanément la majorité absolue des voix et 25 % des inscrits, un deuxième tour a été organisé le 17 juin 2007. Seuls les candidats ayant obtenu au premier tours au moins 12,5 % des électeurs inscrits dans la circonscription (plus de deux candidats pouvaient donc être présents au second tour) pouvaient se maintenir pour le second. A été alors élu le candidat recevant la majorité simple des suffrages exprimés. Si un seul ou aucun candidat n'avait pas réalisé ces 12,5 %, le deuxième tour s'effectuait entre les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages au premier tour. En cas d'égalité, le candidat le plus âgé a été élu.

Reconduisant le système mis en place lors de l'élection présidentielle de 2007, l'élection des députés pour les DOM, et autres territoires, ayant un décalage horaire négatif par rapport à la métropole a été avancé d'un jour, de façon à ce que les électeurs n'y votent pas en connaissant déjà le résultat global. En Polynésie française, le premier tour a été avancé d'une semaine pour des raisons techniques (acheminement du matériel électoral, voir aussi Élections législatives de 2007 en Polynésie française). Ainsi les élections ont en fait eu lieu le 2 juin en Polynésie française et le 9 pour la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Pierre et Miquelon pour le premier tour et le 16 juin pour la Polynésie française, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Pierre et Miquelon pour le second tour.

De cette manière l'ensemble des deux scrutins ont été clos sur l'ensemble du territoire français au plus tard à 20 heures les 10 et 17 juin, heure locale en métropole.

La presse et les médias avançaient généralement qu'il était très peu probable qu'un président élu soit désavoué un mois après son élection lors des législatives. Tous les sondages et projections avaient tendance à aller dans ce sens, une projection BVA pour Orange, la presse régionale et le Nouvel Observateur du 18 mai 2007 prévoyaient ainsi une nette majorité pour l'UMP, avec entre 317 et 381 députés sur 577, contre 151 à 200 élus pour le PS, 14 à 21 communistes, 4 à 11 divers droite, 0 à 4 du MoDem et 1 ou 2 Verts.

D'après un autre sondage effectué par BVA-orange auprès de 957 personnes les 21 et 22 mai, l'UMP bénéficiait d'un « effet Fillon » puisqu'il obtenait 42 % des intentions de vote soit 379-431 sièges. Le mouvement démocrate obtenait 0-3 sièges, les écologistes 0-3 sièges, le PS 121-159 sièges et le PC 4-10 sièges. Ainsi, l'UMP grimpait encore dans les sondages au détriment du Mouvement démocrate et du Front national. Par ailleurs, le PS et ses alliés restaient stables.

Il y avait 7 540 candidats pour les 577 circonscriptions françaises. Et plus d'une douzaine de partis politiques présentaient des candidats.

L'UMP, et les ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle du Nouveau Centre, devaient ainsi emporter la victoire. Il s'agissait pour le parti présidentiel d'obtenir une majorité présidentielle pour mener à bien le programme de Nicolas Sarkozy. Dans cette alliance figuraient également le Forum des républicains sociaux (1 à 2 députés), et le Parti radical valoisien, partis affiliés à l'UMP.

Le nouveau Premier ministre, nommé le 17 mai, François Fillon, était chargé de mener cette campagne, d'autant qu'il était depuis 2006 responsable de la coordination du projet législatif de l'UMP, avec pour slogan « Ensemble pour la Majorité présidentielle ».

À cela s'ajoutait une députée sortante MPF de Vendée (Véronique Besse) et une du CNI dans la 1e circonscription de la Somme (Dominique Fachon).

Le MPF a présenté 500 candidats.

Le Parti socialiste faisait campagne avec pour mot d'ordre de ne pas laisser les « pleins pouvoirs » à Nicolas Sarkozy, avec pour slogan « la gauche qui agit, la gauche qui protège », et espérait un score assez important aux législatives afin de résoudre la crise interne montrée du doigt par de nombreux leaders socialistes.

Ainsi, dès le soir de la défaite de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy, la campagne menée par celle-ci a été critiquée par certains « poids lourds » dont Dominique Strauss-Kahn qui a notamment pointé du doigt la direction du PS et le Premier secrétaire François Hollande. De plus, plusieurs points du pacte présidentiel de Ségolène Royal ont été abandonnés dans le projet législatif, comme les « contrats premières chances » qui étaient prévus pour les jeunes sans qualification ou encore le projet de mettre en place des « jurys citoyens » cher à la candidate mais très critiqué à gauche.

La plupart des dirigeants socialistes appelaient à une profonde réforme du parti, mais étaient en désaccord sur la nature de cette réforme : certains appelaient, comme Dominique Strauss-Kahn, à accepter l'économie de marché et ainsi transformer le Parti socialiste en un parti social-démocrate, d'autres au contraire souhaitaient un repositionnement plus déterminé à gauche (Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon).

Enfin, Ségolène Royal souhaitait qu'un congrès soit organisé tout de suite après les législatives pour déjà désigner le candidat ou la candidate socialiste pour la présidentielle de 2012.

Face à ces divisions, François Hollande avait toutefois été réaffirmé comme le chef de la campagne socialiste pour les législatives, et avait dû faire face à l'« ouverture » voulue par Nicolas Sarkozy dans son gouvernement (des socialistes, dont le populaire Bernard Kouchner, rejoignant le gouvernement François Fillon, à l'instar d'Éric Besson et Jean-Pierre Jouyet, Nicolas Sarkozy s'étant également entretenu avec d'autres anciens ministres socialistes tel que Claude Allègre).

Le Premier secrétaire socialiste avait alors fortement critiqué ce qu'il a qualifié de « débauchage individuel » et de « manœuvres de séduction » de la part de la droite, et rappelé dans le même temps que tout socialiste qui rejoindrait le gouvernement Fillon « serait dans un gouvernement de droite, une majorité de droite et des amis de droite » .

Lorsque finalement la nomination au gouvernement de Bernard Kouchner a été rendue officielle le 18 mai 2007, François Hollande avait tout de suite affirmé que celui-ci n'était « plus membre du PS » .

Nul ne pouvait savoir toutefois si cette « ouverture » à gauche allait bénéficier à la droite ou au contraire servir la gauche. Les socialistes avaient aussi été particulièrement critiques dès le lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy pour les vacances prises par celui-ci sur le yacht privé de Vincent Bolloré au large de Malte.

Sur le plan des accords électoraux à gauche, le PS avait signé des accords avec le PRG et le MRC dès la fin de l'année 2006 lorsque ces deux formations ont décidé de ne pas présenter de candidat contre Ségolène Royal.

Le Mouvement républicain et citoyen avait ainsi obtenu l'investiture socialiste pour 10 circonscriptions, le choix par les candidats socialistes de suppléants de ce parti dans 6 circonscriptions ainsi que le droit de présenter des candidats contre le socialiste investi dans une soixantaine de circonscriptions, avec un accord de désistement pour le candidat de gauche le mieux placé au second tour.

Le PRG quant à lui avait reçu le soutien du PS dans 32 circonscriptions (35 initialement prévues), dont celles des 9 sortants. Mais le PS avait échoué à trouver un tel accord avec les Verts après la présidentielle, le conseil national refusant le 13 mai 2007 l'offre du PS de leur réserver 14 circonscriptions, dont celles des trois sortants, contre un accord de désistement systématique au second tour.

Le PS avait décidé toutefois de ne pas présenter de candidats dans les circonscriptions des Verts sortants , et avait offert en plus au parti écologiste la première circonscription de la Loire-Atlantique. Aucun accord n'avait pu être trouvé non plus avec les communistes.

La plate-forme PS-PRG-MRC avait présenté 543 candidats (dont 501 socialistes ou apparentés), avec 293 hommes et 250 femmes (soit 47 % de femmes, le PS-PRG-MRC n'avait donc pas atteint l'objectif fixé des 49 % de représentation féminine dans les candidatures).

Selon les sondages, si le PS paraissait divisé, il devait augmenter son groupe à l'Assemblée nationale (pour 142 sortants, il aurait pu passer de 151 à 200 députés selon la projection DNA, d'autant qu'au cours de la présidentielle Ségolène Royal était arrivée en tête dans 205 circonscriptions sur 577 (outre-mer y compris) dont 65 étaient détenus par la droite lors de la législature sortante).

Le tout nouveau Mouvement démocrate, fondé par l'UDF et CAP21 en mai 2007, a cherché à se faire une place dans le paysage politique français.

Certes, le ralliement de 18 des députés de l'UDF au Nouveau Centre, sur les 29 sortants, la décision de l'UMP d'investir des candidats dans 6 des 7 circonscriptions détenues par les centristes restés fidèles à François Bayrou et le gouvernement « d'ouverture » de Nicolas Sarkozy qui unit des personnalités de droite mais aussi certaines du centre et de gauche ont été des obstacles qu'il devait affronter.

Toutefois, le Mouvement démocrate avait obtenu l'adhésion d'une nette majorité des militants de l'UDF ainsi que du parti écologiste de Corinne Lepage Cap 21 et de quelques personnalités venues des Verts (dont l'ancien porte-parole du parti Jean-Luc Benhamias). Les partisans de François Bayrou avaient l'intention de bénéficier des retombées du bon score du candidat centriste au premier tour, score multiplié par 3 entre 2002 et 2007.

Le MoDem avait compté depuis sa création plus de 75 000 pré-adhésions, traduisant un mouvement de rénovation de grande ampleur de la vie politique française. Nombreux sont les nouveaux adhérents qui n'avaient jamais adhéré auparavant à un mouvement politique. L'idée était de créer un mouvement qui ne fait ni un soutien inconditionnel, ni une opposition systématique à la majorité au pouvoir. En résumé, l'élu MoDem votera, non en fonction de considérations partisanes, mais en son âme et conscience, en fonction de l'intérêt général.

Le départ des députés anciennement UDF ralliés à la majorité présidentielle avait conduit par ailleurs à l'émergence d'une nouvelle génération de candidats, sur laquelle le MoDem comptait appuyer son développement.

Le Mouvement démocrate avait repris le slogan de la campagne présidentielle de François Bayrou, « La France de toutes nos forces ».

L'enjeu principal, et avoué, des communistes était d'obtenir au moins 20 députés pour pouvoir conserver un groupe à l'Assemblée. Ils avaient pour slogan pour ce scrutin : « Face à la droite dure … très dure ! Ne rien céder, pour une gauche à la hauteur de vos exigences » Les communistes avaient 21 sortants, dont 14 se représentaient. Au total, le PCF avait investi 518 candidatures.

Toutefois, le très faible score de Marie-George Buffet à la présidentielle (1,93 % des voix au 1er tour) et l'échec de l'appel des communistes à présenter le plus possible des candidatures unitaires de la gauche que ce soit avec les socialistes (aucun accord n'avait pu être établi jusqu'à présent) ou avec les collectifs anti-libéraux et autres formations de la « gauche de la gauche », seulement un tiers des candidats investis par le parti étant également soutenus par des collectifs antilibéraux contre une dizaine de candidats de ces collectifs soutenus en retour par les communistes.

Le sondage et la projection BVA du 18 mai créditaient ainsi le PCF de 3 % au 1er tour. Toutefois, des désistements devaient avoir lieu entre les deux tours, chaque formation de gauche appelant à ce que l'on soutienne le candidat de gauche le mieux placé lorsque celui-ci avait une chance de battre le candidat de droite, ce qui fait que la projection prévoyait que le parti obtienne finalement entre 14 et 21 députés à l'issue des élections.

Les verts ont refusé le 13 mai 2007 la proposition d'accords des socialistes pour les législatives, estimant l'offre du PS (14 circonscriptions réservées aux écologistes) trop faible. Toutefois, les trois sortants (Yves Cochet et Martine Billard à Paris et Noël Mamère en Gironde) ainsi qu'un quatrième candidat, François de Rugy , à Nantes, et l'ancien député apparenté Vert André Aschieri, dans les Alpes-Maritimes n'avaient pas de candidat PS face à eux.

Pourtant le faible score de Dominique Voynet à la présidentielle (1,57 %, soit une baisse conséquente par rapport aux 5,25 % de Noël Mamère en 2002) devait quelque peu handicaper le mouvement, d'autant que certaines personnalités (mais minoritaires) avaient rejoint le Mouvement démocrate de François Bayrou (3 des 535 centristes sont ainsi des anciens Verts).

Cependant un sondage Ipsos du 16 mai laissait augurer 4 % d'intention de vote, soit un niveau légèrement inférieur aux résultats de 2002 (4,5 %). 530 candidats ont été investis. Le slogan des Verts pour les législatives était : « Le monde change. Avec les Verts, changeons le monde ».

Les élections législatives marquaient en un sens un tournant pour le Front national.

Très probablement candidat pour la dernière fois à la présidentielle, le leader du mouvement Jean-Marie Le Pen avait décidé de ne pas briguer de mandat législatif. C'est le numéro 2 du parti, Bruno Gollnisch, qui avait été désigné pour diriger la campagne. Toutefois, Jean-Marie Le Pen restait très présent, les candidats investis par le FN ayant été présentés conjointement par lui et Gollnisch, tandis que sa fille Marine Le Pen, qui avait été choisie pour mener la campagne dans le Nord, devait également jouer une nouvelle fois un rôle d'importance.

Le but avoué du FN était d'obtenir au moins un député à l'Assemblée nationale et de faire mieux que les 10,44 % obtenus par le leader d'extrême droite au premier tour de la présidentielle, appelant à un « match retour victorieux » et à « reprendre les voix » que leur aurait « volées » Nicolas Sarkozy. Ils pointaient du doigt notamment la nomination dans le gouvernement de personnalités de gauche, notamment de Bernard Kouchner.

Toutefois, dans tous les sondages et prévisions, le FN tournait autour de 5 % d'intentions de votes (3,5 dans le pire des cas et 8 dans le meilleur) et aucun siège ne lui était attribué par aucun institut de sondage. Le FN avait présenté des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions, celles d'outre-mer étant là où il était le moins présent.

Olivier Besancenot et la LCR voulaient profiter de leur relatif bon score à la présidentielle (4,08 %) et avaient décidé ainsi de présenter 460 candidats (contre 440 en 2002). Toutefois, Olivier Besancenot n'était pas lui-même candidat. Leur slogan était : « Nos vies valent plus que leurs profits ».

Arlette Laguiller avait obtenu à la présidentielle de 2007 son plus mauvais score dans ce type d'élections (1,33 %, contre 5,72 % en 2002). Il s'agissait de la dernière campagne d'Arlette Laguiller tandis que la LCR bénéficiait au sein de l'électorat d'extrême gauche trostkiste de l'image jeune de son porte-parole Olivier Besancenot.

Lors des législatives de 2002, alors qu'Arlette Laguiller avait obtenu plus de 5 % à la présidentielle, LO avait obtenu au 1er tour 1,18 %. Le parti trotskiste avait toutefois décidé de présenter « plus de 560 candidates et candidats » à la fois « en France métropolitaine, en Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion ».

D'autres partis étaient présents, notamment ceux qui étaient représentés également à l'élection présidentielle. Le MPF de Philippe de Villiers a présenté 500 candidats, avec une parfaite parité hommes-femmes. La campagne du parti souverainiste était axée sur sa position revendiquée de "droite patriotique de gouvernement" montrant ainsi son attachement aux valeurs de la droite, au patriotisme et à sa volonté de gouverner. Le MPF, qui comptait deux sortants, a vu ces-derniers investits par l'UMP sous l'étiquette "majorité présidentielle" (voir plus haut). Un sondage CSA du 6 mai 2007 accordé au MPF 2% des voix.

Chasse, pêche, nature et traditions de Jean Saint-Josse, et le Parti des travailleurs, eux aussi présents à l'élection présidentielle, avaient présenté plusieurs candidats. La gauche antilibérale présentait une candidature labellisée « Gauche alternative 2007 » qui était présente pour les législatives. Rassemblant des candidats issus de tous les horizons de la gauche antilibérale, c’était un premier pas vers l’existence d'un « espace ouvert » issu des collectifs antilibéraux.

De nouveaux mouvements présentaient plus de 50 candidats, ce qui ouvre droit au financement public : Le Trèfle - les Nouveaux Écologistes, la France en action, le Parti humaniste, le Mouvement écologiste indépendant, Génération Ecologieetc. Mais rares ont été ceux qui ont franchi le seuil des 50 candidat(e)s à 1% ou plus des suffrages exprimés qui ouvrait dorénavant l'accès au financement public. Dans cette dernière catégorie, figurent notamment le Trèfle et le Mouvement écologiste indépendant.

On peut également citer des candidatures un peu partout d'Alternative libérale, de COMMUNISTES, le parti de Rolande Perlican (Ancienne Sénatrice PCF) qui présentait 45 candidats, des ex-UMP de Debout la République ! de Nicolas Dupont-Aignan (soutenu par l'UMP dans sa circonscription), du Mouvement national républicain de Bruno Mégret, du Parti Rachid Nekkaz ou du Pôle de Renaissance communiste en France. Notons encore que Solidarité et Progrès avait présenté 6 candidats et que le Parti des musulmans de France (PMF) en a lui présenté 4 (dans 3 régions), lors de ces élections.

Enfin, il y avait des candidatures plus ponctuelles, tel que le mouvement France Bonapartiste, ainsi que des régionalistes ou séparatistes comme dans les trois circonscriptions des Pyrénées-Atlantiques qui correspondent au pays basque (4e, 5e et 6e circonscriptions), le Partit Occitan qui a passé des accords avec les Verts, les nationalistes corses ou bretons, les indépendantistes martiniquais, polynésiens ou néo-calédoniens (généralement proches du PS) ou encore les partisans de la « droite identitaire » comme Alsace d'abord.

En Polynésie française où le premier tour a eu lieu le samedi 2 juin, l'Union pour la démocratie (indépendantiste) avait qualifié pour la première fois ses deux candidats pour le second tour du samedi 16 juin, dont Oscar Temaru, mais tous les deux avaient du retard sur les candidats officiels du Tahoeraa huiraatira soutenus par l'UMP et ont été finalement été battus.

En Martinique, l'indépendantiste du MIM Alfred Marie-Jeanne a été largement réélu. L'autonomiste Serge Letchimy du PPM a, lui aussi été largement plébiscité dans la circonscription centre.

Suite aux nombreux débats sur les discriminations et la représentation de toute la population, la plupart des partis s'étaient engagés à faire des efforts pour tendre vers la parité avoir une meilleure représentation des « minorités visibles » .

Selon Louis-Georges Tin, le CRAN avait dénombré deux candidats noirs pour l'UMP (0,36 %), trois pour le PS (0,59 %) qui présentait néanmoins « une vingtaine d'Arabes », cinq pour les Verts (0,9 %), six pour l'UDF (1,12 %), à côté de 18 « candidats arabes », et trois pour le PRG (4,54 %), qui ne présentait que 66 candidats, en se fondant sur l'apparence des photos de campagne. Soit un total de 19 candidats (0,5 %). « Ces candidats de la diversité sont la plupart du temps dans des circonscriptions difficiles à gagner » affirmait M. Tin.

Seuls deux candidats « de la diversité », tous deux PS, ont été élus en métropole : Henri Jibrayel, fils d'un immigré libanais, à Marseille, et George Pau-Langevin, native de Guadeloupe, à Paris, mais 10 autres ont obtenu entre 40 et 49 % au second tour, 6 PS, 2 UMP, 1 PRG et 1 PCF. Sept autres encore, 6 UMP et 1 MRC, sont arrivés jusqu'au second tour mais n'y ont obtenu que moins de 40 %, ce qui reflète surtout la nature des circonscriptions où étaient présentés ces candidats, opposés à des sortants de l'autre camp politique pour leur quasi-totalité.

L'UMP et ses alliés ont remporté environ 60 % des sièges. La droite obtient, en tenant compte des deux tours, la majorité des voix sur l'ensemble du territoire national.

Déception relative de l'UMP : si elle a obtenu la majorité absolue, elle recule en nombre de sièges malgré d'excellents scores au premier tour. La « vague bleue » pronostiquée à tort par les médias n'a pas eu lieu. Quelques défaites symboliques sont à signaler, comme celle d'Alain Juppé, battu dans sa circonscription de Bordeaux, contraint de quitter son poste de ministre. La polémique entre les deux tours sur l'instauration d'une « TVA sociale » évoquée par le ministre des finances Jean-Louis Borloo et le premier ministre, ainsi que le pronostic d'une très grande majorité aurait désavantagé la droite au second tour : une partie de son électorat se serait démobilisé tandis que l'électorat de gauche se serait remobilisé et les électeurs du MoDem plus reportés sur la gauche que sur la droite.

À l'opposé, le Parti socialiste a obtenu davantage de députés que prévu par les instituts de sondage, et nombre de ses personnalités sont parvenues à être élues malgré un premier tour délicat. Son groupe parlementaire s'est même accru.

Si le Parti communiste n'avait pas atteint seul le nombre de députés pour constituer un groupe, le ralliement de quelques autres élus de gauche — principalement des communistes « dissidents » — et des élus verts a permis de faire l'appoint.

Les Verts ont réussi à passer de 3 députés à 4, ce qui a atténué le mauvais résultat des présidentielles.

Victime du mode de scrutin majoritaire, le Mouvement démocrate n'a obtenu que 3 sièges en métropole, ce qui n'est pas proportionnel à son audience totale.

Le Mouvement Pour la France obtient un siège dès le premier tour en Vendée.

Le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly, était candidat de la « Force de l’alternance » du Mouvement départementaliste mahorais,, étiquetté "divers" par le ministère de l'Intérieur et soutenu au second tour par le MoDem. Le candidat officiellement soutenu par l'UDF-Modem au premier tour à Mayotte était Daroussi Zainadini, candidat du courant majoritaire du MDM, proche d’Adrien Giraud (Sénateur mahorais MoDem),.

Le Nouveau Centre, fort d'accords de désistement avec l'UMP, est parvenu à faire élire entre 20 et 22 députés (dont 17 sous l'étiquette PSLE « majorité présidentielle »), ce qui lui confère un groupe parlementaire autonome. Ce résultat a semblé entériner la scission de l'UDF.

Le Front national a échoué une nouvelle fois à être représenté. Le piètre score général du parti a semblé confirmer le déclin amorcé à la présidentielle. Présent au second tour dans une seule circonscription (Marine Le Pen à Hénin-Beaumont), il y a obtenu toutefois un score important : 41,5 %.

Jean-François Copé succède à Bernard Accoyer — élu président de l'assemblée — en tant que président du groupe UMP le 20 juin.

Seuls deux candidats « de la diversité », tous deux PS, ont été élus en métropole : Henri Jibrayel, fils d'un immigré libanais, à Marseille, et George Pau-Langevin, native de Guadeloupe, à Paris, mais 10 autres ont obtenu entre 40 et 49 % au second tour, 6 PS, 2 UMP, 1 PRG et 1 PCF.

Sept autres encore, 6 UMP et 1 MRC, sont arrivés jusqu'au second tour mais n'ont pas été élus.

Par comparaison, en 2002 seuls deux candidats de ce type étaient arrivés jusqu'au second tour, Mounia Viprey-Bounajma et Souhila Nador, toutes deux PS et franciliennes.

Au niveau socio-professionnel, l'Assemblée compte un magistrat, Jean-Paul Garraud (ex-juge d'instruction).

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Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire

Façade de l'Hôtel de Rothelin-Charolais en 1907

Le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire est un des quinze ministères du gouvernement François Fillon, instauré sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Le ministère a été créé par le décret du 18 mai 2007 (gouvernement Fillon). Son siège est situé à l'Hôtel de Rothelin-Charolais, au n° 101 de la rue de Grenelle dans le 7e arrondissement.

Il est dirigé par Éric Besson depuis le 15 janvier 2009. Ce ministère a été occupé du 18 mai 2007 au 15 janvier 2009 par Brice Hortefeux.

Cette compétence dépendait jusqu’à présent des différents ministères en charge de l'Intérieur, des affaires sociales, des affaires étrangères...

Les règles applicables aux étrangers (dispositions législatives et règlementaires) sont regroupées dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Le ministre Brice Hortefeux s'était fixé comme objectif d'éloigner du territoire français 25000 étrangers qui y séjournent illégalement au cours de l'année 2007.

Le 13 septembre 2007, Thierry Mariani rapporteur du projet propose un test ADN pour tous les immigrés qui veulent faire le regroupement familiale en France.

La politique d'aide au développement était avant le décret du 18 mai 2007 pris en charge par le ministère des affaires étrangères (coopération).

D'après le décret du 31 mai, « Il est chargé de la politique de codéveloppement et, en liaison avec le ministre des affaires étrangères et européennes et le ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.

Le décret du 26 décembre 2007 précise l'organisation de l'administration centrale du ministère, au niveau des directions (deux directions : « immigration » et « accueil, intégration et citoyenneté ») et des services (« asile », « stratégie », « administration générale et finances », « affaires européennes », « affaires internationales et codéveloppement »). L'organisation de l'administration, placée sous l'autorité d'un secrétaire général, comprend également une mission chargée de la communication (politique de communication et relations avec les médias).

Annoncé par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle française de 2007, l'existence de ce ministère politique est controversée dès son origine, en particulier à cause de l'association des termes « identité nationale » et « immigration ». Dès sa création effective, le 18 mai 2007, huit universitaires de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration ont annoncé leur démission en signe de protestation ,. De nombreuses associations, comme le MRAP, le Comité catholique contre la faim et pour le développement, ou encore le Réseau éducation sans frontières, ont également protesté contre la création de ce ministère. Doudou Diène, rapporteur spécial de l'ONU contre le racisme, entendu en juin 2007 par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, y a vu une « banalisation du racisme » et une « lecture ethnique et raciale des questions politiques, économiques et sociales et le traitement idéologique et politique de l'immigration comme un enjeu sécuritaire et comme une menace à l'identité nationale » .

De son côté, Brice Hortefeux, premier ministre de l'Immigration défend que la création de ce ministère rompt avec « l'habitude d'occulter l'immigration du débat politique ». Selon lui, « le problème n'était pas l'immigration mais plutôt l'absence d'une politique d'immigration ». Il défend que la conduite d'une politique « humaine et ferme » permettra de « développer les intérêts économiques de la France tout en préservant ses convictions humanitaires ».

Le 22 juin 2007, Liberation.fr relaie une pétition, avec plus de 200 signatures, contre ce ministère . Ils dénoncent la « confusion des rôles et des fonctions » créée par l'intitulé donné au « ministère de l'Immigration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement ».

Le ministère s'est donné pour objectif de reconduire à la frontière 25 000 étrangers en situation irrégulière pour l'année 2007. Brice Hortefeux a ainsi convoqué « la vingtaine de préfets n'ayant pas atteint leurs objectifs d'expulsion de sans-papier », pour leur demander « d'améliorer leurs résultats en termes de reconduites à la frontière ».

Des association de défense des étrangers en situation irrégulière ont critiqué cette mesure qualifiée de « la politique du chiffre ». Pour elles, cette politique est dangereuse, car elle est incompatible avec une gestion impartiale des demandes de régularisation ainsi que des recours formulés par des étrangers lors qu'ils reçoivent une obligation de quitter le territoire français. En effet, un étranger ne peut en principe être éloigné dans certains cas, notamment s'il possède certains liens familiaux avec des personnes résidant en France, ou s'il risque d'être maltraité en cas de retour dans son pays. De plus, lors de toute expulsion il s'agit d'êtres humains, des « vies bousillées » qui ne doivent pas être cachées par de simples chiffres.

Cette politique a aussi été critiquée par des policiers qui acceptent d'arrêter des personnes en situation irrégulière sans qu'on les mette sous pression pour cela.

Les défenseurs des personnes en situation irrégulières font remarquer les coûts très élevés de la politique du ministère, qui montrent selon eux son caractère absurde. Le budget de cette politique (centres de rétention, effectifs de la Police de l'Air et des Frontières, billets d'avion) est estimés dans Les Échos à 687 millions d'euros en 2007. Cela représente plus de 27 000 € par personne reconduite si l'on considère 25 000 personnes. Les coûts indirects, comme les policiers mobilisés pour les contrôles d'identité, sont beaucoup plus difficiles à estimer.

Pour arrêter des étrangers en situation irrégulière, les policiers organisent des opérations de grande envergure en mobilisant des effectifs importants et en bouclant des quartiers le temps de contrôler l'identité de nombreuses personnes. Les associations de défense des étrangers en situation irrégulière dénoncent ces opérations qui, non seulement mobilisent des moyens disproportionnés, mais aussi contribuent à stigmatiser certains quartiers et certaines personnes. Les quartiers ciblés sont ceux qui ont une forte proportion d'étrangers et les contrôles sont faits « au faciès » comme le confirment certains tribunaux. Dans un communiqué du 15 septembre 2005, la Cimade Ile de France, le Gisti et le Syndicat de la Magistrature ont employé le mot « rafle » pour qualifier ces opérations. Ce terme est repris par la presse de gauche, ainsi que par de nombreuses associations défendant les étrangers en situation irrégulière.

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Henri Jibrayel

Henri Jibrayel né le 18 septembre 1951 à Marseille, est un homme politique français d'origine libanaise.

Son père était un Assyro-Chaldéen rescapé du massacre des Assyriens et réfugié avec ses parents dans un bidonville à Beyrouth, qui avait épousé en 1938 une Maronite de Bkassine (près de Jezzine), avant de s'engager dans les Forces françaises libres après l'Appel du 18 juin. Après la guerre, la famille fut naturalisée française, et, d'abord, parquée dans un bidonville près de Marseille. Puis le père fut envoyé à Madagascar jusqu'en 1950, avant d'être à nouveau envoyé dans une guerre coloniale, en Indochine. En 1963, le couple, qui a entretemps 6 enfants, tente un retour au Liban, à Aïn al-Remmané, mais cette expérience tourne au fiasco et deux ans plus tard la famille revient à Marseille. Henri quitte l'école, devient manœuvre-grutier, puis est engagé aux PTT .

C'est un ancien syndicaliste aux PTT, conseiller général du Canton de Marseille-Verduron (Bouches-du-Rhône) depuis 2001, vice-Président, délégué au Laboratoire d'Analyses Départemental et à la Sécurité Alimentaire, membre de la Commission permanente.

Au Parti socialiste, il est secrétaire de la Section du 16e arrondissement de Marseille, membre du secrétariat fédéral, délégué aux Relations extérieures, membre du Conseil National.

Il a été élu député de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône le 17 juin 2007 avec 57,41% des suffrages (25,85% au premier tour), devenant ainsi un des deux seuls "élus de la diversité" à l'Assemblée nationale, avec George Pau-Langevin. Le décès d'un député moins de deux semaines après ces élections a fait entrer à l'Assemblée nationale un deuxième élu d'origine libanaise, Élie Aboud (UMP). Par le passé, au moins deux autres députés d'origine libanaise ont siégé à l'Assemblée nationale, et ont fait partie de gouvernements français, Michel Habib-Deloncle et Éric Besson (de mère libanaise).

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Les Progressistes

Les Progressistes est un mouvement politique fondé en septembre 2007 par le secrétaire d'État Éric Besson, issu du Parti socialiste. Il est né avec le soutien de Nicolas Sarkozy afin de doter la majorité présidentielle d'une aile gauche et défendre la politique d'« ouverture ».

Regroupant quelques personnalités comme Marc d'Héré, président d'Initiative européenne et sociale, Emmanuel Dupuy, président de l'Union des républicains radicaux, ou Roger Fajnzylberg, ancien maire communiste de Sèvres, il pourrait entrer en concurrence avec le mouvement Gauche moderne fondé par un autre secrétaire d'État issu du PS, Jean-Marie Bockel.

Éric Besson est élu le 24 janvier 2009, secrétaire général adjoint de l'Union pour un mouvement populaire.

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Sylvie Brunel

Sylvie Brunel en 2008 au forum Libération à Grenoble

Sylvie Brunel, née le 13 juillet 1960, est géographe, économiste et écrivain, spécialiste des questions de développement. Elle a travaillé pendant plus de quinze ans dans l'humanitaire (Médecins sans frontières, Action contre la faim) et a publié une vingtaine d'ouvrages consacrés au développement, en particulier aux questions de famine. Elle est aujourd'hui professeur des universités à Paris IV - Sorbonne.

Elle est l'épouse d'Éric Besson et la mère d'Ariane Fornia. Elle a également une activité d'élevage de chevaux dans la Drôme.

Sylvie Brunel possède de nombreux diplômes en sciences humaines et sociales. Outre une maîtrise en droit public, Sylvie Brunel est agrégée en géographie, docteur en économie et diplômée du Centre de formation des journalistes.

Elle a également travaillé pendant plus de quinze ans dans l'action humanitaire. De 1984 à 1989, Sylvie Brunel travaille pour Médecins sans frontières puis de 1989 à 2002 pour Action contre la faim (ACF) en tant que conseillère stratégique, directrice entre 1992 et 1993 et présidente de juin 2001 à mars 2002.

Elle a été élue « femme de l'année » en 1991, a fait partie d'un groupe de personnalités sur le développement de l'Afrique auprès du Secrétaire général des Nations unies de 1991 à 1996. Elle a également été membre du Haut Conseil de la coopération internationale.

De 2002 à 2007, elle est professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier (Montpellier III) et, de 1988 à 2007, à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est professeur des universités en géographie à l'Université Paris IV-Sorbonne depuis 2007.

Elle est administratrice de la Société de géographie.

Après avoir passé une dizaine d'années à des postes décisionnels stratégiques dans l'humanitaire, elle est faite chevalier de la Légion d'honneur en 2002.

Dans les semaines qui suivent, elle démissionne de sa qualité de présidente d'Action contre la faim, en même temps qu'elle sort un roman, Frontières, dans lequel elle expose plusieurs critiques de l'humanitaire, en particulier la dérive marchande de certaines ONG.

Le développement durable tel qu'il est actuellement présenté sert donc les intérêts des riches plus que ceux des pauvres, qu'ils soient dans le Tiers Monde ou dans les pays développés.

Pour atteindre vraiment ses objectifs, le développement durable doit cesser d'être, comme il l'est actuellement pour Sylvie Brunel, un gadget « écolo-responsable », une religion avec ses fanatiques néo-convertis ou une culpabilisation allant jusqu'à la déformation, à la peur et au « flicage ». Mener une politique de développement durable efficace, ce ne doit donc pas consister à rechercher « un vaste retour en arrière » comme c'est actuellement le cas selon elle, mais prendre en compte tous les éléments, en particulier la dimension sociale. Pour elle, « il faut toujours garder présent à l'esprit que sa finalité doit être l'humaine. La planète n'existe pas indépendamment de l'homme ».

Le développement durable doit donc passer par une réflexion en profondeur de nos modes de production qui prenne en compte cet impératif social. Dans la même veine, elle rappelle qu'il ne suffit pas d'invoquer l'écologie pour justifier des actions mais que les choix effectués doivent se fonder sur une réflexion globale. Ainsi, elle note que le choix d'approvisionnement entre le supermarché et le petit producteur sur des critères écologiques « penche en réalité en faveur de l'hypermarché, qui concentre en un seul lieu la totalité des produits et s'approvisionne lui-même en jouant sur les économies d'échelle ».

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Source : Wikipedia